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Mars 1943 sur le front russe
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 08:52    Sujet du message: Mars 1943 sur le front russe Répondre en citant

L'essentiel du texte est toujours à porter au crédit du duo Ciders-Le Poireau.
Les batailles aéronavale et navale sont dues à Capu Rossu.



Grand Saturne – Les forces en présence au 1er mars 1943

I) Forces soviétiques

A) 4e Front d’Ukraine
* Le général Rokossovski (QG à Ouman) dispose de quatre armées déployées entre Gaisin et Krivoye Ozero. Son Front reprend une partie des positions de l’ancien Front d’Ukraine du Sud, déplacé plus au sud et qui a repris la dénomination de Front d’Odessa.
- 14e Armée (Frolov) : trois divisions d’infanterie, une division d’infanterie motorisée, un régiment d’artillerie, une brigade antichar.
- 38e Armée (Moskalenko) (remise en état après les combats de Bragin) : quatre divisions d’infanterie, une brigade d’artillerie, une brigade d’antichars automoteurs.
- 47e Armée (Zhmachenko) (tout juste redéployée de l’ouest de Moscou, elle dispose de davantage de moyens) : cinq divisions d’infanterie, une brigade blindée NPP, deux brigades d’artillerie, une brigade d’antichars automoteurs
- 62e Armée (Kolpakchi) : quatre divisions d’infanterie, une brigade d’artillerie, une brigade d’antichars automoteurs.

* En vue de l’exploitation des futures percées, deux corps blindés ont été affectés au 4e Front d’Ukraine, regroupant environ deux cents cinquante chars.
- 2e Corps Blindé (Lazarev) : usé durant les combats précédents, ce corps ne dispose que d’une seule brigade blindée et d’une brigade mixte regroupant un bataillon de chars, un bataillon de chars lourds et deux régiments de cavalerie
- 3e Corps Blindé (Badanov) : reconstitué durant l’hiver, en partie après absorption des brigades blindées des armées d’infanterie.

* Par ailleurs, le Front dispose d’importantes réserves :
- deux divisions d’artillerie ;
- trois régiments de Mortiers de la Garde ;
- deux secteurs fortifiés (miliciens, infanterie pénale et anciens blessés réformés rappelés au service).

B) Front d’Odessa
* Tolboukhine dispose lui aussi de quatre armées, mais celles-ci ont été durement engagées durant l’opération Saturne (décembre 1942-janvier 1943). En théorie, elles disposent de plus d’unités qu’avant Saturne. En réalité, faute de temps et en raison de la priorité accordé aux opérations Galop et Grand Uranus, elles n’ont pas pu être renforcées à la hauteur de leurs effectifs théoriques.
- 2e Armée de Choc (Galitsky) : cinq divisions d’infanterie, une brigade blindée NPP, une division d’artillerie, une brigade d’automoteurs antichars.
- 9e Armée (Glagolev) : cinq divisions d’infanterie, deux brigades d’artillerie, une brigade d’automoteurs antichars.
- 18e Armée (Petrov) : quatre divisions d’infanterie, un corps de cavalerie (à deux divisions), une brigade d’artillerie.
- 51e Armée (Batov) : trois divisions d’infanterie, une brigade d’artillerie, une brigade d’automoteurs antichars.

* Tolboukhine dispose également de deux corps blindés, mais là encore il s’agit de formations anémiques : ils alignent à peine deux cents chars à eux deux.
- 8e Corps Blindé (Rotmistrov)
- 9e Corps Blindé (Shamshin)

* Le Front d’Odessa dispose des réserves suivantes :
- Le Corps d’Infanterie de Marine d’Odessa : deux brigades de fusiliers marins, une troisième en reconstitution ;
- un corps de cavalerie (Belov) à deux divisions ;
- une brigade blindée lourde ;
- une brigade de Mortiers spéciaux de la Garde.

C) Forces aériennes et navales
– La 4e Armée aérienne a été en partie reconstituée mais pas renforcée, là encore pour des questions de priorités. De 1 500 appareils en décembre 1942, elle est passée à 1 300 appareils. Son commandement ayant obtenu davantage de moyens humains pour l’entretien et la logistique, le taux de disponibilité a cependant été accru et près de 1 100 appareils sont considérés comme opérationnels (environ trois cents chasseurs, quatre cents bombardiers, deux cents avions d’attaque, quarante avions de reconnaissance, plus cent chasseurs alloués à la PVO et soixante hydravions de la Flotte de la Mer Noire).
– La Flotte de la Mer Noire dispose toujours d’une écrasante supériorité qualitative et quantitative sur les quelques navires de l’Axe alignés dans ce secteur.


II) Forces germano-roumaines
A) La 11. Armee allemande
Reinhardt commande de son quartier général de Bălţi (Bessarabie roumaine) une armée composite (germano-roumaine), affaiblie par l’opération Saturne et qui n’a pas entièrement récupéré depuis. Elle compte cinq corps, alignés du nord au sud.

* XLII. ArmeeKorps (von Sponeck)
– 46. ID (Kurt Himer)
– 72. ID (Frank Mattenklott)
– 7. Gebirgs-Division (von der Chevallerie)
– 107. Artillerie-Kommandeur
– 4e Brigade de montagne roumaine (Manoliu)

* 6e Corps d’Armée roumain (Dragulina)
– 5e Division d’Infanterie (Mazarini),
– 18e Division d’Infanterie (Băldescu),
– 20e Division d’Infanterie
– 5e Brigade de Cavalerie
– 1ère Brigade du Génie (Alinescu)

* LIV. ArmeeKorps (Hansen) :
– 50. ID (Hollidt)
– 321. ID (Thomas)
– 339. ID (Pflugradt)

* XI. ArmeeKorps (von Kortzfleisch) :
– 73. ID (von Büneau)
– 83. ID (Sherer)
– 95. ID (Zickwolf)
– 6e Division d’Infanterie (Ioanovici)
– 7e Division d’Infanterie (Stavrat)
# Note – Le XI. AK dispose d’une petite réserve mécanisée : les derniers véhicules blindés de la 1ère Division Blindée roumaine, rassemblés dans deux unités de la taille d’une compagnie.

* XXX. ArmeeKorps (Kleffel) :
– 215. Infanterie-Division (Kniess)
– 225. Infanterie-Division (Riße),
– 14e Division d’Infanterie (Stavrescu)
# Note – Les survivants de la 8e Division d’Infanterie (Orasanu), regroupés sous la forme d’un gros régiment, constituent une réserve de corps.

* La réserve d’armée a été un peu renforcée.
– 60. PanzerGrenadier-Division (von Arenstorff),
– 502. Schwere Panzer Abteilung,
– 8e Brigade de Cavalerie (Danescu),
– 2e Brigade d’Infanterie de Montagne (Dumitrache).

B) La 4e Armée roumaine
La formation du général Ciuperca (QG à Odessa) a elle aussi laissé des forces dans Saturne. Ses trois corps ne comptent plus que deux divisions par corps, et celles-ci n’ont pas retrouvé leurs effectifs théoriques.

* 3e Corps d’Armée (Atanasiu) :
– 11e Division d’Infanterie (Popescu)
– 13e Division d’Infanterie (Rozin)
– 15e Division d’Infanterie (Cosma-Popescu)
# Note – Les survivants de la 1ère Brigade de Montagne (Lascar) ont été agglomérés à la 13e DI.

* 5e Corps d’Armée (Leventi) :
– Division de la Garde (Sova)
– 21e Division d’Infanterie (Dascalescu)

* 2e Corps d’Armée (Macici) :
– 9e Division d’Infanterie (Schwab)
– 10e Division d’Infanterie (Glogojanu)

* La garnison d’Odessa est constituée des deux Brigades de Fortification du 11e Corps d’Armée (Son), d’unités de police militaire et des personnels servant les batteries côtières.

C) L’aviation de l’Axe
* L’aviation roumaine a perdu la moitié des 255 avions de combat déployés sur le front ukrainien en décembre 1942 et n’a pas compensé ses pertes nombre pour nombre. Au 1er mars 1943, les FFAR disposent d’une centaine de chasseurs (dont quatre-vingts opérationnels), mais le nombre de bombardiers ne dépasse pas les cinquante exemplaires utilisables (une trentaine d’autres étant en réparation). Une vingtaine d’IAR 68 et d’IAR 39 demeurent en service pour les missions de reconnaissance.

* La LuftFlotte 4 est quant à elle très diminuée par le transfert de l’essentiel des appareils disponibles plus au nord. En grattant les fonds de tiroir, la Luftwaffe peut aligner, les bons jours, entre trente et cinquante chasseurs, plus quelques appareils spécialisés.
Cependant, la LuftFlotte 4 peut compter sur le concours d’une partie des unités du Fliegerführer Schwarzes Meer, notamment les appareils d’appui tactique des II et III/ZG 26, une partie des chasseurs du JG 4 (chargé principalement de la couverture des installations pétrolières de Ploesti) et une partie des bombardiers du KG 77 (chargé principalement de l’attaque des navires alliés en Mer Noire).



Mars 1943
13 – Le Front Russe
Un coup de revers de Manstein

1er mars

Grand Uranus
3e Front d’Ukraine

Le front allemand continue d’évoluer vers une forme de plus en plus concave, les 5e et 57e Armées soviétiques poursuivant leur progression et repoussant les 9. et 294. ID alors que sur les ailes, les 302. et 168. ID se maintiennent. Comme tout officier allemand qui se respecte, Paulus connaît par cœur la bataille de Cannes et s’il n’a pas la possibilité de la rééditer à grande échelle, il va tenter d’imiter Hannibal pour éviter la rupture de son front.
A midi, sous un tir de barrage nourri qui oblige les survivants de la 294. ID à se terrer dans leurs positions, Vatoutine lance en avant son unique brigade blindée avec le soutien de la 5e Armée. Fonçant au milieu des tirs éparpillés de l’artillerie ennemie, les chars soviétiques percent le rideau défensif allemand et atteignent le village d’Andreyevichi. Ils y sont aussitôt pris à partie par les tirs précis et meurtriers de chasseurs de char allemands. Appelée à la rescousse, l’aviation soviétique se montre incapable d’opérer efficacement dans les nuages de fumée s’élevant du champ de bataille et devant l’imbrication des blindés des deux camps.
Peu après, Potapov et Batiunia signalent respectivement que leur flanc gauche et leur flanc droit sont pris à partie par des fantassins allemands dont ils avaient dépassé les lignes. Harcelée sur les côtés et bloquée au centre, l’offensive de Vatoutine vire au chaos au bout de quelques heures, d’autant plus que certains éléments de pointe décidant de retraiter sous le feu allemand se font tirer dessus par les unités du second échelon qui montent à l’assaut. A la nuit tombée, les Soviétiques reprennent leurs anciennes positions et Paulus peut respirer, même si les pertes subies par ses unités sont lourdes.

1er Front d’Ukraine
Kirponos ayant reçu l’ordre de Staline de pousser son avantage à l’ouest de Jitomir, la 26e Armée soviétique se lance à l’assaut des positions montées à la hâte par les 125. et 305. ID. Mais la résistance allemande est opiniâtre et le flanc droit de Sokolov est assailli par des unités rapidement identifiées comme appartenant à la 304. ID.
Kirponos identifie cela comme le signe d’un repli au moins partiel des deux divisions les plus au nord de la 8. Armee… mais il n’a rien pour exploiter ce qui pourrait être une faiblesse à la jonction entre les 8. et 6. Armeen. La seule réserve dont il dispose, une division du NKVD, nécessite l’accord exprès de Beria pour être engagée. Du reste, Kirponos n’a que peu confiance dans cette unité et aussi peu envie d’appeler le chef redouté du NKVD. Staline tranchera la question dans la journée, en rappelant que Jitomir doit impérativement être tenue.
………………
A Berdichev, le général Weiß, commandant le XXVII. ArmeeKorps et deux des quatre divisions en voie d’être piégées dans et autour de la ville, a pris sa décision après avoir consulté ses commandants de divisions. Avant même le lever du soleil, les survivants des 132. et 141. ID forment plusieurs colonnes et se jettent vers l’ouest pour se dégager. Rapidement alerté, le commandant de la 4e Armée soviétique reçoit l’ordre de laisser faire et de poursuivre sa progression, l’aviation étant chargée de bombarder les fuyards. En fin de matinée, la brigade blindée de la 4e Armée pénètre dans la ville où finissent de se consumer les dépôts allemands avant de repartir vers le sud-ouest.
Le repli des 132. et 141. ID n’arrange pas les affaires de la 17. Armee. Stulpnägel contrôle de moins en moins la situation ! Ses 24. et 71. ID menacent de s’effondrer sous les coups respectifs des 13e et 58e Armées soviétiques. Et les 98. et 295. ID battent en retraite vers Khmelnik sous une nuée d’avions d’attaque soviétiques, avec les 13e et 58e Armées sur leurs talons et la menace du corps blindé de Krivoshein, qui progresse rapidement.
………………
Par ailleurs, l’échec de la contre-attaque allemande dans le secteur de la 58e Armée permet à Kirponos de rappeler le 1er Corps Blindé et de le renvoyer vers Khmelnik pour continuer de harceler la 306. ID. De son côté, le 1er Corps Blindé de la Garde remonte d’une trentaine de kilomètres le long de la voie ferrée et s’arrête à Pasechna [Pasichna] pour refaire ses pleins. A ce moment, Katukov est à moins de trente kilomètres à l’est de Starokonstantinov [Starokostiantyniv], un carrefour ferroviaire et un centre logistique important de l’armée allemande.
Au soir, Kirponos rappelle à ses chefs d’armée que l’objectif est Prosukurov et qu’ils doivent progressivement orienter leurs divisions vers l’ouest.

2e Front d’Ukraine
L’étau se resserre autour de Vinnitsa. Une féroce bataille reprend à Kalinovka où la 5e Armée de la Garde et le 2e Corps Blindé de la Garde continuent d’affronter les chasseurs de chars de la 17. Armee. La 17e Armée aérienne (soviétique, celle-ci !) matraque les positions allemandes avec une violence inouïe, causant des brèches dans le tissu défensif et permettant à Rybalko de manœuvrer autour de la ville.
Les Marder continuent de prélever un lourd tribut sur les chars soviétiques et empêchent la chute de Kalinovka. Mais ce succès défensif ne masque pas la retraite des 68. et 296. ID vers Vinnitsa, la première continuant d’être durement pressée par la 10e Armée.
Pour tenter de protéger son quartier général, le commandant de la 17. Armee appelle ses ultimes réserves : la 86. ID est rappelée de Litin [Lityn] tandis que la 94. ID doit remonter vers l’est de Vinnitsa. Enfin, le dernier Panzerjäger-Abteilung disponible est aussi envoyé à Vinnitsa. La dernière division disponible, la 320. ID, est quant à elle engagée au sud pour tenter de contrarier la progression soviétique vers le Dniestr, mais les rapports de la 59e Armée soviétique mentionnent à peine le harcèlement dont son flanc droit a été victime durant quelques heures.
Les 16e et 59e Armées refoulent encore les 257. et 262. ID sur plus de dix kilomètres. La 257. ID se retrouve à son tour à Shpikov d’où, par bonheur pour elle, les chars soviétiques sont déjà partis. Le corps blindé de Bogdanov avale plus de soixante kilomètres dans la journée et atteint Vendichany [Vendychany], à moins de vingt kilomètres du Dniestr.
………
Dans la soirée, Stulpnägel apprend enfin une bonne nouvelle : sermonnés par Hitler le 27 février, les Hongrois ont envoyé deux corps d’armée pour l’aider à tenir le front au sud-ouest de Vinnitsa. Le 4e CA (10e, 12e et 16e DI) devrait arriver le 5 mars et le 7e CA (19e, 20e et 23e DI) une semaine plus tard.

Rastenburg – Arrivé dans la soirée, le général Manstein est aussitôt conduit en présence d’Hitler. Contrairement à ce qu’il espérait, il ne se retrouve pas seul avec lui mais doit participer au point de situation sur le front russe.
L’évacuation de Berdichev vient tout juste d’être annoncée, ce qui place d’emblée Manstein dans une position difficile, la ville se trouvant en grande partie sous la responsabilité de sa 8. Armee. Il se défend en affirmant qu’une telle perte était prévisible et que l’action de son subordonné a sauvé deux divisions, ce qui permettra de contrer la progression soviétique en direction de Polonnoïe et de disposer de forces supplémentaires pour frapper le flanc de l’attaque soviétique.
Passant outre aux critiques en sourdine, Hitler somme Manstein de lui présenter son plan d’action pour rétablir la situation. Celui-ci explique que les Soviétiques progressent trop vite et trop loin pour la solidité de leur offensive, et qu’un large intervalle est déjà visible entre les corps blindés de tête et l’infanterie qui peine à suivre. En outre, l’aviation soviétique paraît bien moins forte que sur le papier, ce qui pourrait s’expliquer par des difficultés logistiques ou un manque de terrains avancés. En résumé, Manstein propose qu’une masse blindée soit rassemblée à l’arrière puis jetée sur le 1er Front d’Ukraine, une attaque en pince devant éliminer le gros des blindés soviétiques puis détruire la masse de l’infanterie rouge. Une fois ces forces détruites ou poussées à la retraite, une seconde attaque permettra de réduire les forces du 2e Front d’Ukraine en attaquant du nord-ouest vers le sud-est, éventuellement avec le concours de l’aile gauche de la 11. Armee. Ces deux fronts écrasés l’un après l’autre, il sera sans aucun doute possible d’effacer les gains soviétiques et d’atteindre de nouveau le Dniepr.
Quand Halder l’interroge sur les forces nécessaires à un tel rétablissement, Manstein demande sans ciller l’engagement d’importantes forces blindées des trois Groupes d’Armées sous son commandement personnel et – bien sûr – un « appui total » de la Luftwaffe.
Dans un silence pesant, Hitler approuve le principe d’une telle offensive, mais exige qu’elle soit menée rapidement et qu’elle obtienne tout aussi rapidement des résultats. Halder est sommé de trouver rapidement des unités disponibles pour l’opération, baptisée Frühlingserwachen (Réveil du printemps).

Grand Saturne
La deuxième partie de l’offensive voulue par Staline démarre dans le sud-ouest de l’Ukraine. Contrairement à Grand Uranus, Grand Saturne ne met en œuvre que deux fronts, face, il est vrai à une opposition jugée inférieure. Par ailleurs, les deux fronts n’attaquent pas de manière simultanée.

Inquiétudes allemandes
Bălţi
- L’état-major de la 11. Armee n’en finit plus de compiler les rapports qui tombent régulièrement. La progression du 2e Front d’Ukraine les jours précédents a été dûment notée, notamment celle des 16e et 59e Armées soviétiques. Le flanc droit de la 17. Armee est en l’air, et la 11. Armee pourrait être menacée d’enveloppement sur son flanc gauche.
L’arrivée de chars soviétiques à Shpikov alerte particulièrement les officiers allemands : faute de renseignements précis, impossible de savoir où iront ces chars. La seule idée de les voir se tourner vers le sud fait frémir, car elle pourrait être le signe avant-coureur d’un encerclement du XLII. ArmeeKorps ou, pire encore, d’une ruée vers le propre quartier général de Reinhardt. Et que feront les armées du 4e Front d’Ukraine ? Iront-elles plein ouest comme attendu, ou plutôt vers le sud-ouest comme certains le redoutent ? L’aube n’apporte aucune solution à ce dilemme, les Soviétiques ayant finalement décidé d’attaquer ailleurs… pour commencer.

Front d’Odessa
Alors que l’aube commence à poindre, la Flotte de la Mer Noire se présente au large de Chornomors’ke. Elle doit y mettre à terre la 79e BMS. Cette unité de fusiliers marins doit prendre et tenir le quadrilatère Nova Dofinivka (au sud-ouest) – Novi Biliyari (au sud-est) – Mishchanka (au nord-est) – Sverdlove (au nord-ouest). Ainsi, elle coupera la route côtière Odessa – Kobleve, la route Odessa – Sverdlove – Kobleve et la route Odessa – Sverdlove – Pershotravneve interdisant ainsi l’acheminement des renforts à destination de la 4e Armée Roumaine. La géographie va aider quelques peu les Soviétiques, puisqu’ils pourront s’appuyer sur un liman assez large entre Mishchanka et Novi Biliyari côté est, tandis qu’un autre liman les protègera à l’ouest depuis Nova Dofinivka et presque jusqu’à Sverdlove.
Ponctuels, les Faucons de Staline commencent à orbiter au dessus de l’escadre pour interdire une probable intervention de la Luftwaffe.
Premiers à entrer en action, les dragueurs T-404, T-407, T-408, T-409 et T-410 commencent leurs passes pour nettoyer les eaux devant les deux plages de débarquement, de part et d’autre de Chornomors’ke. L’unique opposition est celle d’une batterie hippomobile de 105 mm qui protège l’embouchure du liman de Novi Biliyari. Les canonniers roumains n’hésitent pas à ouvrir le feu les premiers, mais les vieux croiseurs Komintern, Krasniy Kavkaz et Krasniy Krym, dont la riposte est dirigée par des hydravions d’observation, n’ont besoin que de quelques salves pour annihiler cette menace.
L’état-major du vice-amiral Oktyabrskiy a tiré les leçons du débarquement du 27 décembre 1942 (Morskii desant 2) lors duquel les 5e et 8e BMS avaient perdu huit chars T-50 (sur trente engagés), engloutis avec les pontons de fortune qui les conduisaient à terre. Pour éviter pareille mésaventure, la Force de Débarquement et d’Appui s’est vue adjoindre les mouilleurs de mines Krasny Adjaristan, Krasnaia Abkhasia, Krasnaia Grouzia et Krasnaia Moldova, qui ont retrouvé leurs vocation première de chalands de débarquement. Ces anciens chalands automoteurs (respectivement anciens Elpifidor 414, 415, 417 et 418) sont les survivants d’une série de vingt unités construites à Nikolaïev en 1916 en prévision d’un débarquement en Turquie. Déplaçant 1 100 t pour 40 mètres de longueur, 10,40 mètres de largeur et un tirant d’eau de 3 mètres, ils peuvent donner 9 nds. Pour la mise à terre des hommes et du matériel, ils ont embarqué chacun quatre nouveaux chalands automoteurs à fond plat capables de transporter dans leurs cuves un char T-50 ou une pièce de 76 mm et son tracteur léger ou cinquante hommes – ces engins ont été construits à Nikolaïev suivant des plans de l’arsenal de Leningrad.
L’unique batterie roumaine hors de combat et les accès au rivage déminés, les chalands s’approchent du rivage. Ils emportent d’abord les deux compagnies d’assaut et les dix chars de la brigade. Appuyés par l’artillerie des ex-Elpifidor (II x 130 mm – II x 75 mm AA – 2 mit.), les fusiliers marins des deux compagnies d’assaut n’ont aucune peine à bousculer la compagnie de la 9e DI roumaine en sous-effectif qui constitue la garnison de Chornomors’ke. Trois T-50, appuyés par deux sections de fusiliers, prennent position devant le cordon littoral qui supporte la route (à l’ouest) entre Nova Dofinivka et Vapnyarka, tandis que les autres s’enfoncent dans l’intérieur des terres. Ils seront renforcés par deux canons antichars de 45 mm qui débarqueront avec la deuxième vague.
Dans la matinée, fusiliers et artillerie débarquent sans opposition. Les trois croiseurs lâchent parfois quelques salves sur les rares éléments roumains qui tentent de s’opposer à la progression de la brigade. A 13h00, celle-ci a pris position sur le périmètre prévu.
Tandis que la 79e BMS débarque quasiment comme à l’exercice, l’amiral Oktyabrskiy conduit la Force de Couverture au large de Kobleve, où les dragueurs d’escadre Ivan Borisov, Sergei Shuvalov et Semion Roshal lui ont nettoyé un sanctuaire d’où ils vont s’employer à harceler les éléments du 2e Corps d’Armée roumain qui y stationnent, en soutien des troupes déployées le long de la rivière Tylihul. Dépourvue de défense côtière digne de ce nom, les Roumains souffrent de la précision de ce bombardement administré par les douze pièces de 305 mm et les huit de 120 mm du Parijskaja Kommouna et les douze de 180 mm des Molotov et Voroshilov.
Accaparée par Grand Uranus, la LuftFlotte 4 ne peut engager aucun avion contre la Flotte de la Mer Noire et la 79e BMS avant le début de l’après-midi. Mais à ce moment, un raid comprenant trente Junkers 88 (vingt bombardiers en piqué et dix torpilleurs), couverts par trente Bf 109 G, dont dix roumains, est lancé contre les navires soviétiques. Les Allemands ont renoncé à bombarder les positions de la 79e BMS, dont ils n’ont d’ailleurs qu’une localisation approximative. A l’arrivée de ce raid, les VVS ont en ligne trente chasseurs des 8e et 32e IAP. Dix Yak 1 orbitent au dessus de la Flotte de Couverture tandis que dix MiG 3U couvrent la Force de Débarquement et d’Appui. Dix autres MiG 3U patrouillent au dessus du secteur occupé par la Brigade. Renseigné de façon fragmentaire par le 2e CA roumain, le commandement de la LuftFlotte 4 n’avait nullement envisagé que la Flotte de la Mer Noire n’évoluait pas en une force unique mais en deux groupes. L’oberst qui dirige l’attaque se voit contraint de choisir : attaquer un seul groupe ou diviser ses forces en deux. Après quelques hésitations, il envoie douze bombardiers en piqué couverts par les dix 109 roumains attaquer la Force de Débarquement et d’Appui, tandis qu’avec le restant des appareils, il s’en prend à la Force de Couverture, dont les grosses unités sont des cibles de plus grande valeur. A ce moment, les transports et les mouilleurs de mines-chalands de débarquement sont en train de se former en convoi pour quitter le secteur.
Les dix MiG de garde au dessus de la Force de Débarquement et d’Appui engagent les assaillants avec hargne. Trois des MiG parviennent à franchir l’écran des 109 et abattent deux Ju 88. La riposte des mitrailleurs des bombardiers met hors de combat deux des chasseurs russes – l’un s’écrase sans que le pilote ait sauté tandis que le second, moteur en feu, amerrit près d’un chasseur de sous-marin. Cinq des dix bombardiers restant poursuivent leur attaque contre les croiseurs mais la DCA de ceux-ci (quatre 102 mm et seize 75 mm, plus de nombreuses armes légères) dresse devant les assaillants un mur de feu qui impressionne les pilotes, peu habitués à attaquer des cibles navales qui évoluent à grande vitesse. Le bombardement est imprécis et seuls quelques éclats crépitent contre le blindage du Krasniy Kavkaz.
Les cinq autres Junkers s’en prennent aux bâtiments de débarquement et aux transports, que protègent les deux garde-côtes et les quatre destroyers. Sur des cibles moins mobiles et moins défendues, l’attaque est plus précise et plus meurtrière. Le Krasny Adjaristan est touché par une bombe de 200 kg entre la cheminée et la pièce de 130 mm arrière. Un violent incendie se déclenche sous le pont. Circonstance aggravante, le dispositif de commande de la soute arrière se retrouve au milieu des flammes et ne peut être actionné par les marins qui tentent de maîtriser l’incendie. Une violente explosion détruit la poupe du chaland automoteur qui, s’enfonçant par l’arrière, se mâte et coule rapidement. Les chasseurs de sous-marins sauvent seulement quatre-vingt deux hommes sur les cent soixante-dix de l’équipage. Simultanément ou presque, un projectile destiné au Krasnaia Moldova vient exploser par le travers du Shaumjan près de la poupe. A bord du destroyer, on ne déplore qu’une dizaine de blessés, mais l’arbre bâbord a été brisé par l’explosion. Moins chanceux, le transport Bol’shevik est touché par deux bombes dans les cales avant. Il mettra cinq minutes à couler, délai qui permettra de sauver tout l’équipage. Dans les airs, l’empoignade entre les chasseurs s’est soldée par un match nul : deux 109 roumains et deux MiG ont été abattus, les quatre pilotes ayant pu sauter en parachute.
Quand le groupe principal allemand s’approche de la Force de Couverture, il est engagé par les dix Yak 1 en protection. Cinq d’entre eux sont descendus par les pilotes allemands contre deux 109 seulement. Les Junkers se séparent : les bombardiers torpilleurs vont attaquer le Parijskaja Kommouna par une attaque simultanée sur les deux bords tandis que les bombardiers se partageront les croiseurs. Ce qui est plus facile à dire qu’à faire surtout quand les pilotes des bombardiers n’ont jamais attaqué que des transports lents et mal défendus. Outre qu’ils zigzaguent à trente nœuds, les deux croiseurs disposent chacun de six pièces de 100, quinze de 37 mm et de toutes les pièces légères AA qu’on a pu installer depuis un an. Les deux bâtiments soviétiques ne souffriront que d’avaries légères dues à des éclats.
Les Junkers torpilleurs se sont divisés en deux sections de cinq avions et manœuvrent pour attaquer par bâbord et tribord le Parijskaja Kommouna. Mais le conducteur de flottille Tashkent et les destroyers Bditelnyi, Bezuprechnyi, Soobrazitelnyi, Sposobnyi et Svobodnyi se sont eux aussi séparés en deux groupes et s’interposent de chaque côté entre le cuirassé et les assaillants. Pire : dix MiG se jettent à ce moment là sur le groupe qui attaque côté ouest, le cuirassé ayant mis cap au sud vers le large afin de pourvoir manœuvrer librement. Ces importuns sont les chasseurs qui patrouillaient au dessus de la zone conquise par la 79e BMS ; ils ont rallié à tire d’aile quand l’alerte a été donnée et n’ont pas été repérés par les Allemands. Quoiqu’il en soit, leur intervention, avec le bénéfice de la surprise, annihile la menace de ce bord. Trois Junkers percutent les flots tandis que les deux derniers larguent leurs torpilles au hasard avant de s’enfuir. La réaction des 109, pris eux aussi par surprise, est trop tardive pour sauver le groupe ; ils se vengent en abattant quatre Mig au prix d’un 109. Le groupe est n’est pas gêné par les VVS mais la DCA abat un des Junkers et perturbe la visée des autres. Une seule torpille trouve sa cible – le cuirassé est touché à bâbord, sous la plage avant. Il embarque 200 tonnes d’eau et pique du nez, mais les équipes de sécurité emplissent les ballasts et le peak arrière pour contrebattre la pointe négative.
Tandis que les Ju 88 et Bf 109 survivants quittent le champ de bataille, le vice-amiral Oktyabrskiy fait ses comptes : il a perdu un chaland de débarquement et un transport ; un cuirassé et un destroyer ancien sont avariés. Il décide de joindre au convoi des chalands de débarquement et des transports survivants les deux éclopés. La 2e Division de Chasseurs de Sous-Marins et les Tashkent, Bditelnyi et Bezuprechnyi assureront l’escorte du convoi, qui atteindra Nikolaïev sans incidents.
………
Pendant ce temps, le Front d’Odessa de Tolboukhine passe à l’attaque, sans le 4e Front d’Ukraine, Vassilievski ayant réussi à convaincre Staline de tenter une attaque désynchronisée. Contrairement à ses habitudes de tout miser sur une attaque générale, Staline a finalement approuvé l’idée, jugeant que les risques d’une déconvenue étaient limités dans ce secteur.
Avant l’aube, l’artillerie des 18e et 51e Armées entre en action contre les positions des 2e et 5e Corps d’Armée roumains : sur la rive gauche de la rivière Tylihul, ce sont deux brigades d’artillerie au complet qui s’acharnent pendant des heures sur les 9e et 10e Divisions d’Infanterie (DI), avec l’aide des tubes de l’artillerie divisionnaire de quatre divisions soviétiques. Pendant le barrage, les Roumains signalent l’apparition de rideaux de fumée provoqués par les explosions d’obus fumigènes, qui suppriment progressivement toute visibilité sur la rive opposée. Les canons roumains encore intacts sont réduits à tirer sur coordonnées. Finalement, Petrov fait sortir la 127e DI de sa tête de pont sur la rive droite et les Frontoviki se jettent sur les lignes de la 10e DI pour attirer l’attention. Ainsi pris à partie par l’infanterie et l’artillerie ennemies à la fois, les hommes du général Glogojanu remarquent trop tard les embarcations qui émergent de la fumée pour débarquer les premiers éléments de la 24e Division d’Infanterie Motorisée.
Au sud du front, Kobleve fait également l’objet d’un marmitage en règle avant l’assaut donné par la 3e DIM et la 283e DI soviétiques. La 9e DI roumaine s’accroche à ses positions, profitant du terrain marécageux pour ralentir l’avancée soviétique, mais des brèches ne tardent pas à apparaître. Pendant ce temps, la 201e Brigade Blindée (lourde) fait avancer ses chars, attendant que le génie aménage des points de passage adaptés au poids de ses véhicules.
Plus au nord, l’aile droite de la 18e Armée lance à son tour son offensive. Les 25e, 109e et 280e DI ont pour objectif d’éliminer le saillant de Rosnopol [Ryasnopil], tenu par la 21e DI roumaine. Mais celle-ci, alertée par les combats au sud, n’a pas attendu l’arrivée des Soviétiques. Elle a battu précipitamment mais habilement en retraite vers une ligne défensive aménagée entre Gulyalevka [Hulyaivka] et Zlatoustovo [Zlatoustove], où ils retrouvent la 13e DI. Ce repli est détecté par les aviateurs soviétiques et signalé à Petrov, qui en prend acte… et s’en félicite. Car les défenses roumaines avaient été repérées dès leur construction et leur existence intégrée au plan des opérations. L’attention de la 4e Armée étant désormais fixée à l’est, l’affaire principale démarre au nord.
Là, Galitsky n’a pas eu à ronger son frein longtemps. Dès réception de l’information fournie par Petrov, aux alentours de midi, sa 2e Armée de Choc active trois divisions (272e, 274e et 276e DI) qui vont assaillir le dispositif du 5e CA. Pendant que la 276e s’infiltre sur les arrières de la 21e DI et que la 272e assure la protection de son flanc droit, la 274e frappe la Division de la Garde du général Sova avec l’appui d’une division d’artillerie et de deux régiments de Mortiers de la Garde. L’effet du bombardement est tel qu’un tiers des soldats roumains sont déjà hors de combat à l’arrivée des premiers groupes d’assaut soviétiques. Dans le même temps, la 4e Armée Aérienne frappe les arrières, ciblant prioritairement les positions d’artillerie, les dépôts et les convois de véhicules. Dépassés et écrasés par la puissance de feu adverse, les Roumains sont littéralement chassés du champ de bataille.
Cinq heures après le début des combats, Galitsky juge les défenses roumaines assez affaiblies pour demander l’engagement du 8e Corps Blindé. Tolboukhine ayant donné son accord, la centaine de chars placée sous le commandement de Rotmistrov franchit les anciennes positions roumaines et se dirige plein sud, le long de la voie ferrée menant à Odessa. Ils parviennent à Petrovskogo (Petrivka), à vingt kilomètres au sud, où ils sont arrêtés par un ordre de Staline. Ce dernier s’inquiète en effet de la menace représentée par l’aile gauche de la 4e Armée roumaine, dont les 11e et 15e Divisions occupent toujours le saillant de Silovka.

Inquiétudes roumaines
Bucarest
– Dans la soirée, le maréchal Antonescu appelle le général Reinhardt. Celui-ci ne peut que confirmer les informations transmises par l’état-major de la 4e Armée. Deux points intriguent particulièrement Antonescu : d’une part, l’absence d’action offensive de la part de la 9e Armée soviétique et de l’aile droite de la 2e Armée de Choc (267e et 268e DI). Reinhardt émet l’hypothèse que ces forces, ainsi qu’une brigade blindée indépendante, constituent une assurance contre une éventuelle contre-attaque de la 11. Armee ou du 3e CA roumain.
Antonescu admet que cette idée reflète sans doute la vérité, mais il pointe que le 4e Front d’Ukraine ne paraît pas avoir bougé non plus, or il contribue à fixer plus au nord d’importantes forces germano-roumaines. Faudrait-il s’attendre à autre chose ? Le commandant de la 11. Armee ne peut confirmer ou infirmer, et n’a aucun renfort à envoyer pour le moment, du moins tant que les intentions soviétiques ne seront pas percées à jour. Après avoir raccroché, Antonescu se fait à l’idée qu’il lui faudra défendre Odessa avec les seuls moyens roumains.

Baroud d’honneur naval
A Constanza et Odessa, l’annonce du débarquement soviétique a jeté les responsables de la Marine Roumaine et de la Kriegsmarine dans le désarroi le plus complet. Il est vrai que les forces disponibles pour contre-attaquer sont réduites et dispersées. Au mouillage à Constanza se trouvent le destroyer NMS Marasesti et le sous-marin NMS Delfinul, ainsi que les S-26, S-28, S-72 et S-102 de la 8. Schnellboots-Flottille. Les deux U-Boots Type-IIE de la 30. Unterseebootsflottille (Kptlt Rosenbaum), U-9 et U-24, ont commencé à patrouiller en janvier, mais ils sont à ce moment à la sortie du Bosphore, guettant un convoi allié, donc trop loin pour intervenir.
Destroyer et S-boots devraient parcourir 185 milles, soit six heures de route, pour attaquer au début de la nuit des navires soviétiques parfaitement renseignés par le dispositif de surveillance mis en place par la Flotte de la Mer Noire (deux sous-marins au large du port roumain et des avions de reconnaissance le long de la route probable des attaquants). Ce sans négliger la possibilité de ne rencontrer que le vide, la flotte rouge pouvant être rentrée à sa base, à moins qu’elle ne se soit retirée plus au large, pouvant alors couper la retraite des navires germano-roumains.
Mieux placées car stationnées à Odessa, les quatre vedettes NMS Viscolul (Vosper) et NMS Vedenia, Vântul et Vârtejul (Gusto) ne sont qu’à 15 milles des envahisseurs bolchéviques et pourront se lancer à l’attaque avec moins de risques d’être repérées. Néanmoins, avec la présence importante des VVS, il faudra renoncer à une approche diurne et appareiller au coucher de soleil.
Après de longues tergiversions, le commandement naval roumain décide de ne faire intervenir que les quatre vedettes d’Odessa, qui lanceront un raid rapide avant de revenir s’abriter dans leur port de départ.
L’escadrille roumaine appareille à 20h00 et marche d’abord à 30 nds durant vingt minutes. A cinq milles de leur objectif, leur vitesse est réduite à 5 nds pour éviter que la vague d’étrave ne les fasse repérer. Alors que leurs vedettes s’approchent discrètement en longeant la côte, les commandants roumains ne peuvent se douter que leur attaque va frapper dans le vide ou presque. Anticipant la possibilité d’une attaque par des vedettes lance-torpilles, l’amiral Oktyabrskiy a décidé de se replier à une vingtaine de milles de la côte avec ses croiseurs, ses destroyers et les grands dragueurs. Ne sont restés sur place pour appuyer de leurs feux la 79e BMS que les deux garde-côtes Tigr et Leopard [Avec leurs trois pièces de 100 mm et leur plate-forme triple de tubes lance-torpilles, ils seraient classés destroyers d’escorte ou avisos dans les marines occidentales]. Les cinq dragueurs de classe T, la 3e Division de Chasseurs de Sous-Marins et les trois divisions de vedettes rapides couvrent les deux navires du côté du large.
Les vedettes roumaines réussissent pourtant à s’approcher à 1 mille des navires soviétiques quand l’alarme est donnée. Se voyant découverts, les navires roumains se lancent à 38 nds vers les deux seuls navires de quelque importance en vue. Alors que les Soviétiques ouvrent le feu de toutes leurs armes à tir rapide, canons de 45 ou 37 mm et mitrailleuses, les assaillants sont à portée de lancement, 250 mètres, en quelques secondes. La paire Viscolul et Vedenia prend pour objectif le Leopard tandis que la paire Vântul et Vârtejul vise le Tigr. Les deux premières vedettes, dont la visée est parfaite, crucifient de deux torpilles le Leopard qui se casse en deux et coule avec la quasi-totalité de son équipage. Au contraire, les deux autres vedettes surestiment la vitesse du Tigr et les torpilles passent sur son avant, une à seulement un mètre de l’étrave.
Les quatre vedettes, toujours à 38 nds, mettent le cap à l’ouest en zigzaguant abondamment tandis que leurs homologues soviétiques de la 4e Division les prennent en chasse. A bord du Tigr, où les hommes se sont remis de leur frayeur, une des pièces de 100 illumine la nuit avec des obus éclairants. Les deux autres pièces tirent à plein débit. Un obus de 100, coup chanceux, tombe le long du bord de la Vântul. Les éclats percent la coque légère et mettent hors de service les moteurs. Les vedettes de la 4e Division qui, moins rapides que leurs homologues roumaines, ont dû abandonner la poursuite, achèvent la Vântul qui coule en entraînant avec elle tout son équipage sauf quatre hommes.
Vers une heure du matin, sur ordres venus de Nikolaïev, les navires soviétiques quittent la zone : l’appui de la 79e BMS sera assuré dès l’aube par les seules VVS.


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Etienne



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 10:18    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
l’amiral Oktyabrskiy


Amiral ou vice-amiral?
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le poireau



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 10:47    Sujet du message: Répondre en citant

Etienne a écrit:
Citation:
l’amiral Oktyabrskiy


Amiral ou vice-amiral?


Vice-amiral encore à ce stade de la guerre.

Mais amiral était à entendre dans un sens générique (comme le terme de général pour un officier général quel que soit son grade).
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 12:51    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Entre "Dépourvue de défense côtière digne de ce nom" et "sont en train de se former en convoi pour quitter le secteur.", les italiques des noms de navires ont disparu.

@+
Alain
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 12:55    Sujet du message: Répondre en citant

Capu Rossu a écrit:
Bonjour,

Entre "Dépourvue de défense côtière digne de ce nom" et "sont en train de se former en convoi pour quitter le secteur.", les italiques des noms de navires ont disparu.

@+
Alain


Ne t'inquiète pas, dans le fichier source (celui qui sera archivé) ils y sont bien.
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loic
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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 13:11    Sujet du message: Répondre en citant

Il me semble qu'on sous-estime deux facteurs côté roumain (les Roumains savent très bien ce qu'ils risquent) :
- les mines
- l'artillerie côtière
J'aurais bien vu quelques pertes du côté des dragueurs de mines.

L'artillerie terrestre roumaine devrait être plus mordante aussi.

Par ailleurs, le groupe principal soviétique (force de couverture) est probablement basé à Sébastopol, le convoi venant lui de Nikolaïev.
Les sous-marins allemands vont donc logiquement essayer d'intervenir du côté de Sébastopol.

Sinon, bravo pour ce texte.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 13:18    Sujet du message: Répondre en citant

Des pertes sont-elles "obligatoires" du côté des dragueurs de mines ? Je pose à la question à nos marins.
Pour l'artillerie terrestre des Roumains, le problème est qu'après les pertes qu'ils ont subies, ils ont tout juste de quoi couvrir sérieusement Odessa. Ciders et Poireau ?

Enfin, les sous-marins en patrouille au débouché des Détroits sont un peu loin de Sébastopol pour intervenir…
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Casus Frankie

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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 13:27    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Mais la résistance allemande est opiniâtre et le flanc droit de Sokolov est assailli par des unités rapidement identifiées comme appartenant à la 304. ID.
Kirponos identifie cela comme le signe d’un repli

Maladroit !
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 13:40    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Il me semble qu'on sous-estime deux facteurs côté roumain (les Roumains savent très bien ce qu'ils risquent) :
- les mines
- l'artillerie côtière
J'aurais bien vu quelques pertes du côté des dragueurs de mines.

L'artillerie terrestre roumaine devrait être plus mordante aussi.

Par ailleurs, le groupe principal soviétique (force de couverture) est probablement basé à Sébastopol, le convoi venant lui de Nikolaïev.
Les sous-marins allemands vont donc logiquement essayer d'intervenir du côté de Sébastopol.

Sinon, bravo pour ce texte.



Avec tout le temps que j'ai passé sur les Roumains, je pense être assez qualifié pour répondre.

- Les mines, je ne sais plus exactement ce que j'ai écris, envoyé par MP ou gardé dans mes brouillons, mais les Roumains ont activement miné la côte. Donc, je suis moi aussi assez étonné par le "hop on envoie des dragueurs et c'est plié"

- L'artillerie côtière/ terrestre, je crois pas qu'il reste grand chose à aligner côté roumain et protéger Odessa doit être prioritaire. le manque de pièces m'a déjà causé des migraines quand j'écrivais sur ce front.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 13:49    Sujet du message: Répondre en citant

Ce que les Roumains ont pu miner activement, c'est la côte… beaucoup moins les eaux côtières. Pour ça, il faut quand même des bateaux, et c'est ce qui leur manque le plus !
Ils l'ont fait, mais assez pour cause des pertes aux dragueurs ?…
Les mines (terrestres ou marines) sont surtout efficaces quand on peut les couvrir avec de l'artillerie, ou quand leur technologie les rend non dragables par l'adversaire.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

Je me doute bien que les Roumains ne doivent pas avoir grand chose en matière de mines magnétiques... s'ils en ont. Le reste ne peut qu'être des mines à Orin et j'ai passé assez de temps sur les mines ces derniers temps (en Indochine) pour me rendre compte que les Russes ont largement le matériel pour nettoyer tout ça.
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ciders



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 13:59    Sujet du message: Répondre en citant

Concernant les mines, je ne peux que me tourner vers Anaxagore. Est-ce que la zone au sud de Kobleve a été densément minée ? Je l'ignore. Est-ce que sur leur route depuis Sébastopol les Soviétiques auraient pu rencontrer des mines ? Je ne le sais pas. Il est peut-être plus vraisemblable que les unités parties de Nikolaiev avec les fusiliers aient pu traverser des champs de mines mais là encore, je n'ai pas les informations requises.

Concernant l'artillerie roumaine, je n'ai pas la dotation exacte de chaque division. Mais :

- les moyens roumains se sont réduits depuis mai 1942
- ces moyens n'ont pas pu être recomplétés à leurs niveaux d'origines, que ce soit par des livraisons ou par la saisie de pièces soviétiques
- la défense d'Odessa doit absorber une bonne partie des "nouvelles" pièces
- la 4è Armée roumaine ne peut pas être partout

Comme indiqué dans l'ODB pour Grand Saturne, la 4è Armée roumaine n'a que sept divisions - pas forcément avec des effectifs pleins - pour couvrir une zone totalement ouverte au nord (face à la 2è Choc) mais qui peut en grande partie s'appuyer sur l'estuaire de la rivière Tylihul à l'est. Mais cette défense orientale est déjà déséquilibrée par la présence d'une division d'infanterie soviétique en rive droite au sud, ce qui maintient une tête de pont gênante et oblige les Roumains à y déployer une de leurs propres divisions en couverture. Par le transfert d'autres divisions pour couvrir le reste du périmètre de la 4è Armée, il ne reste plus qu'une division pour empêcher les Soviétiques de débouler de Kobleve. C'est peu. Le facteur positif pour les Roumains est que la zone est couverte de marais (les cartes américaines mentionnent clairement les solonchaks locaux) et que les combats précédents font que le secteur doit grouiller de mines, d'épaves, de tranchées qui rendent le terrain impropre à toute pénétration propre sans un minimum d'efforts. Mais c'est le seul point positif... parce qu'en face, les Soviétiques ont une supériorité numérique (troupes, artillerie, blindés), une aviation pléthorique (si on compare à celle de l'Axe) et qu'ils peuvent se permettre de déployer leur flotte sans trop d'inquiétudes. Bien sur, les Roumains savent pertinemment que la flotte soviétique peut mener des bombardements côtiers et/ou appuyer des débarquements (il y en a déjà eu en décembre 1942). Mais il y a tellement de points chauds potentiels qu'à part y affecter une compagnie et une batterie de canons de 105 mm, et compter sur un raid aérien et/ou naval, ils ne peuvent pas faire beaucoup plus. Je vous rappelle qu'en face on a au minimum un cuirassé et plusieurs croiseurs qui surclassent sans trop de peines n'importe quelle batterie terrestre.

Concernant enfin Odessa... ça tombe bien, j'avais des questions à poser.

Odessa est LA cible du Front qui porte son nom. Les Roumains le savent et ils n'ont de toute façon aucune intention d'abandonner leur plus belle prise. Les lieux seront sans aucun doute défendus avec acharnement. Mais avec quels moyens ? Le 11è Corps roumain dispose de deux brigades de fortifications mais j'ai du mal à appréhender leurs capacités réelles. Je ne me rappelle plus si tu (Anaxagore) avait établi une liste des prises de guerre roumaines à Odessa. Mais au vu de la configuration des lieux, avec ces grands limans au nord et au nord-est, on peut imaginer une prime à la défense... et une flotte soviétique qui sera bien plus prudente sachant que des batteries côtières autrement plus menaçantes qu'à Kobleve sont opérationnelles dans et autour d'Odessa. Mais j'ignore de quel calibre sont les tubes disponibles et où ils se situent.

Est-ce que tu as dans tes archives des données plus précises sur les capacités défensives d'Odessa ? Ça nous aiderait beaucoup pour préparer le futur investissement de la ville. Sachant qu'après, il y aura sans doute des choses à dire et que, du fait que tu connais très certainement mieux que Le Poireau et moi-même le secteur, tu pourras être amené à nous aider sur la fin du rêve roumain.
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solarien



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 14:00    Sujet du message: Répondre en citant

Dans se texte et avec Manstein, on a l'impression que l'armée allemande pourrait changer de tactique, infanterie et quelque unités blindé sur le front mais conserver une forte réserve constitué surtout d'unités blindés et de grenadier à l'arrière pour frapper les flancs des attaques soviétiques.
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le poireau



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 14:19    Sujet du message: Répondre en citant

solarien a écrit:
Dans se texte et avec Manstein, on a l'impression que l'armée allemande pourrait changer de tactique, infanterie et quelque unités blindé sur le front mais conserver une forte réserve constitué surtout d'unités blindés et de grenadier à l'arrière pour frapper les flancs des attaques soviétiques.


C'est un peu tôt pour cela.
Frühlingserwachen relève davantage de l'improvisation avec les moyens du bord que de la mise en application calculée d'une nouvelle doctrine.
Néanmoins cette tactique sera bien celle que préconisera Manstein...mais plus tard !
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Oct 29, 2017 14:48    Sujet du message: Répondre en citant

Les Roumains peuvent compter sur les ex-défenses soviétiques à l'est d'Odessa qui sont presque intactes, de plus ils ont deux unités ( 1ère et 2ème brigades de fortification) à Odessa. Celles-ci ont forcément mis la ville en défense ne serait-ce qu'en relevant les défenses soviétiques.

Lors de la création des premiers chasseurs de chars sur châssis R-35, les tourelles d'origines (et leur canon 37 mm L/21 SA 1Cool ont été remplacé par des tourelles soviétiques ( T-26 ou BT-7). J'ai proposé d'intégrer ces tourelles de R-35 aux fortification d'Odessa. ce qui fait un total de 75 pièces disponibles et relativement blindée

[img] https://en.wikipedia.org/wiki/File:Tobruk_at_the_CI_Military_Museum.JPG [/img]
Ce qui a été fait OTL à Tobrouk.
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