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Novembre 1943, Italie / Balkans
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 14:37    Sujet du message: Novembre 1943, Italie / Balkans Répondre en citant

Il faut préciser (j'ai oublié de le faire pour octobre) qu'à partir du 5 septembre, ce qui concerne la Libération - Sud (donc Dragon) fera partie d'une nouvelle ancienne rubrique, la n° 0 (les plus attentifs ont vu que c'était le numéro de la rubrique sur la Bataille de France de 1940).
La rubrique Méditerranée sera limitée au Front italien, au Front Grec, à l'Adriatique et à la Yougoslavie… Vous voyez le genre.

Pour ce mois-ci, nous n'avons encore que la partie italienne (merci qui ? Merci Patzekiller !).



Novembre 1943
1 – La guerre en Méditerranée
Nettoyage en Adriatique

1er novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– La Toussaint est respectée pour les soldats du front italien : il ne se passe rien de notable. Le temps est maussade et on commence à sentir un rafraichissement certain.


2 novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Il pleut à verse sur toute la Botte. Les hommes sentent que l’hiver approche, même si la relative douceur des températures (il fait encore plus de 15 degrés au lever du jour) étonne plus d’un étranger à l’Italie. Tous les raids aériens sont annulés.


3 novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Avec l’arrêt de la pluie, l’activité aérienne reprend.
Les Français de la 3e EC sont en mission Strangle sur la ligne Bologne-Rimini. La gare d’Imola est attaquée, une locomotive déjà endommagée est achevée. La seule opposition est celle de la Flak et tous les appareils rentrent, malgré divers dégâts.

Opération Walrus
Adriatique
– La RAF lance l’opération Walrus. Il s’agit de traquer les sous-marins et bâtiments de surface allemands en Adriatique jusque dans leurs ports. La première mission de ce type, lancée contre la lagune de Venise, rassemble près de cent appareils de divers types : des Beaumont du Sqn 18, des Banshee du Sqn 39 et des Beaufighter du Sqn 89, couverts par des Spitfire des Sqn 73 et 119. Plusieurs unités légères sont endommagées et le mouilleur de mines Laurana est coulé. Les chantiers navals sont également ciblés et les corvettes Bombarda, Carabina et Spingarda, sur cale, sont gravement endommagées (leur construction sera annulée, elles seront démembrées pour récupérer leur métal).
Un Beaumont, un Banshee et un Beaufighter sont abattus par la Flak, notamment par les tirs de la canonnière Niobe, que les Allemands ont transformée en bateau-flak. La JG 53 réagit, mais ellese heurte à l’escorte de Spitfire IX ; deux chasseurs de chaque côté sont abattus.


4 novembre
La campagne d’Italie
Italie occupée
– La 15. SS Panzergrenadier Division, profitant du renfort de deux bataillons tchèques, détache un Kampfgruppe chargé d’opérer dans la partie ouest de l’Italie occupée, dans la zone située au nord de La Spezia. Ce groupement doit être appuyé par des éléments de la Division Hermann-Göring.
En attendant, les opérations de la division Reichsführer SS entre Bologne et Florence s’achèvent. Pour les dix derniers jours, le bilan de l’opération n’atteint que 19 « terroristes » tués, 75 prisonniers et 33 déportés (des « suspects » arrêtés dans les villes et villages du secteur), qui s’ajoutent au plus de 700 morts et plus de 450 déportés dénombrés auparavant.


5 novembre
La campagne d’Italie
Italie occupée
– Les Allemands ont demandé au gouvernement du Duce la coopération pleine et entière des services de la RSI dans la traque des terroristes. C’est pourquoi les Chemises Noires lancent à La Spezia et à Massa à une série de rafles qui vont aboutir en quelques jours à l’arrestation de 95 personnes. Les enquêtes qui suivront conduiront en décembre et janvier à des dizaines d’autres incarcérations dans la région.
………
Au nord de La Spezia, les hommes de la Reichsführer SS et de la Hermann-Göring entament des opérations de ratissage des campagnes et de fouille des villages.


6 novembre
La campagne d’Italie
Italie occupée
– Au nord de La Spezia, les hommes de la Reichsführer SS et de la Hermann-Göring poursuivent les opérations entamées la veille. Lors d’un accrochage à l’est du Monte Gottero, 9 partisans sont abattus et 35 faits prisonniers.

Opération Walrus
Adriatique
– Une nouvelle mission Walrus engage les Sqn 55, 227 et 605, couverts par les Spitfire des Sqn 126 et 249. La cible est Trieste, où de nombreux vaisseaux sont en construction ou en achèvement, sur cale ou à flot.
Les vedettes lance-torpilles MS-21 et 22 sont coulées ; le croiseur léger anti-aérien Etna, mis en service comme batterie de Flak flottante, est détruit après qu’une bombe ait déclenché un incendie et l’explosion d’une partie des munitions ; le torpilleur d’escorte Pugnale (TA-12) et la corvette Flora (UjI-5), tous deux opérationnels depuis deux ou trois semaines, sont mis hors de combat – le premier coule droit et se pose sur le fond, la seconde est dévorée par un incendie. Les chantiers naval sont littéralement dévastés. Les dommages sont d’autant plus graves que les ouvriers, avertis la veille par la Résistance, ont mis hors service le matériel de lutte contre les incendies ! Du coup, les Allemands renonceront à terminer les deux torpilleurs, les cinq corvettes, les six vedettes rapides et les deux sous-marins en construction ; tous seront démembrés et leur métal récupéré.
Le prix à payer pour les Anglais est relativement modeste – six appareils en tout. La Luftwaffe, de son côté, perd trois Bf 109 de la JG 53.


7 novembre
La campagne d’Italie
Italie occupée
– Les opérations anti-partisans continuent à l’est du Monte Gottero et se poursuivent jusque vers Pontremoli. Huit « terroristes » supplémentaires sont tués et les hommes de la Hermann-Göring font une douzaine de prisonniers. Les Allemands n’ont qu’un mort et 6 blessés.


8 novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– L’Oberst Johannes Steinhoff, du I/JG 77, s’offre un triplé (deux P-38 et un B-17) contre un raid de la 15e Air Force parti du sud de l’Italie. Son total est maintenant de 103 victoires.
Les Allemands ont bien sûr tenté à plusieurs reprises (mais toujours de nuit) de bombarder les terrains de départ des quadrimoteurs américains, mais le nombre de missions à assumer pour les unités de bombardement (en Italie, le KG 26) est tout simplement trop grand alors que le nombre de bombardiers disponibles diminue de plus en plus. En plus de ces missions contre les bombardiers lourds US, il y a les missions contre les ports italiens et français, les missions anti-navires, les attaques contre la tête de pont alliée en Provence, les missions « de représailles » contre des villes italiennes ou françaises… De plus, à chaque mission, les chasseurs de nuit français (GCN II/Cool, anglais (Sqn 89) ou américains (pas moins de trois NFS : 414e, 416e et 417e) prélèvent un tribut de sang. Enfin, un certain nombre de pilotes ont été transférés à la Jagdtwaffe ou transformés sur Fw 190 Jabo. Les résultats des raids ont donc toujours été très médiocres.


9 novembre
Opération Walrus
Adriatique
– Aujourd’hui, l’opération Walrus prend Pola pour cible. Les vedettes ex-yougoslaves MS-51 à 54 qui y sont basées, prévenues de l’arrivée du raid, tentent de quitter le port pour se mettre à l’abri. Mauvais calcul : elles sont traquées et coulées l’une après l’autre par les Banshee du Sqn 603.
Par ailleurs, les quais sont bombardés et un stock d’essence est incendié. La JG 53, prévenue trop tard, ne peut réagir à temps.


10 novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– la 1ère DI de Montagne Superga a été recomplétée après sa campagne victorieuse de l’île d’Elbe. Elle arrive aujourd’hui sur le front, où elle prend position à la gauche du nouveau corps de montagne italien, au contact des Américains de la 34e DI Red Bull.
Bien qu’ayant conservé sa structure binaire, elle a pu mécaniser son 6e Bataillon de Patrioti en récupérant du matériel des divisions descendantes. De plus, elle dispose d’un bataillon du génie et elle a réussi, grâce à une négociation astucieuse de l’état-major italien, à transformer sa compagnie de Semovente (envoyés en Chine…) en un bataillon antichar sur half-track AU-75. Bref, en comparaison de la petite 4e Division Alpine Cuneense, la Superga fait figure de division blindée (ou presque…) !


11 novembre
La campagne d’Italie
Naples
– Voici que débarque le 805e Tank Destroyer Btn. Cette unité n’a pas pour l’instant de mission particulière et va donc rejoindre le pool de blindés en réserve du IIe Corps US. Au sein des états-majors, quelques-uns remarquent que le front italien détient sûrement le record du nombre de blindés sans aucune division de ce type. Il est vrai que pour chaque division qui débarque en France ou en Angleterre, il n’arrive en Italie qu’un bataillon.


12 novembre
Opération Walrus
Adriatique
– La RAF attaque une nouvelle fois le port de Trieste. Les Beaumont du Sqn 18 ciblent les chantiers navals, les Banshee des Sqn 39 et 235 doivent neutraliser la DCA avant de traquer les fuyards, et les Beaufighter du Sqn 605 prennent en charge le port lui-même. Le tout est couvert par les Spitfire IX du Sqn 92.
Le bilan de l’opération est une fois de plus favorable : pour quelques appareils abattus, plusieurs navires sont coulés, d’autre endommagés. Ainsi, la vedette SI-26 (ex-MS-26), qui était en réparations, et les SI-31 et 46 (ex-MS elles aussi), qui ont tenté de prendre la mer, sont détruites ; la corvette ASM UjI-2 (ex-Persefone) est incendiée et le sous-marin UIT-10 (ex-Marea) se brise en deux et coule. Le jumeau de l’Etna, le Vesuvio, est endommagé, tandis que les MS-61 et 63, que la Kriegsmarine venait d’accepter de rendre à la RSI, sont criblées d’éclats et d’obus de 20 mm.
Au-dessus de la mêlée, les Spitfire tombent sur les Bf 109 de la JG 53 à leur arrivée, leur infligeant quatre pertes contre une seule aux Anglais. Dans la bataille, le Captain “Rosie” McKenzie et le Squadron Leader Neville Duke ajoutent chacun une unité à leur compteur pour des totaux respectifs de 17 et 26 victoires.


13 novembre
La campagne d’Italie
Grosseto
– L’ambiance est à la fête : les hommes du 319e FS des Checkertails reçoivent enfin leurs derniers Thunderbolt en remplacement de leurs P-40 vieillissants. Tout le 325e FG vole maintenant sur P-47. Les P-40 partiront pour l’Asie où ils font encore (paraît-il) bonne figure.


14 novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Le temps est à nouveau absolument exécrable, réduisant les activités au sol à leur plus simple expression et contraignant les protagonistes à annuler toutes leurs missions aériennes.


15 novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Alors que les intempéries se sont calmées, c’est tout le 325e FG qui est en mission Strangle dans la région de Vérone. Le réseau ferré étant de plus en plus massacré, il faut remonter de plus en plus au nord pour trouver des installations encore fonctionnelles et des locomotives en état de marche. Vérone étant une base connue de la JG 77, il est décidé de faire une approche à haute altitude, où le “Jug” est supérieur, d’attaquer la gare en piqué et de regrimper aussitôt pendant que les petits derniers sur la bête, les pilotes du 319e FS, “garderont le pigeonnier” pour assurer la protection.
Le raid se passe plutôt bien, la rotonde est bombardée et plusieurs locomotives sont mitraillées. La JG 77 se trouve obligée de venir, en infériorité numérique, chercher le raid à plus de 15 000 pieds. C’est un petit massacre : les Allemands perdent six appareils contre deux aux Américains (dont un déjà endommagé par la DCA). Le Captain Frank Collins, du 319e, ouvre le score pour son escadrille ; c’est sa deuxième victoire.


16 novembre
Opération Walrus
Adriatique
– La RAF lance un nouveau raid sur Venise. Si la Niobe fait figure d’épouvantail, prélevant un lourd tribut sur le raid (deux avions abattus et trois endommagés), elle est elle-même endommagée par les Banshee et les Beaufighter des Sqn 227 et 89. Dans le port, le destroyer ZI-6 (ex-Premuda, ex-Dubrovnik) est gravement endommagé, il ne sera pas réparé. Les Beaumont du Sqn 55 se chargent de bombarder les chantiers navals pour s’assurer que les navires qui les occupent, notamment les corvettes Bombarda et Carabina, ne seront jamais achevés.
La JG 53 réagit. Trois Spitfire sont abattus (deux pilotes seront récupérés en mer) contre trois “Gustav”. Cette bataille permet au flight lieutenant Alfred E. Marshall, du Sqn 73, d’obtenir sa cinquième victoire.


17 novembre
La campagne d’Italie
Italie occupée
– Les usines Fiat de Milan subissent un nouveau bombardement de la 15e Air Force. Devant le nombre de fumigènes déployés, les Américains, qui ont promis aux Italiens de soigner leur visée, sont obligés de faire un “dummy run” – sans trop de casse heureusement. Il est vrai que Milan, en dépit de la présence de la JG 77 et de chasseurs de la RSI, n’est pas Berlin. Le 376e BG perd deux avions et quatre autres sont endommagés ; l’escorte, assurée par le 81e FG, perd deux avions en échange de deux Bf 109 et de deux MC.202.
Les bombardements infligent de gros dégâts aux installations industrielles, mais, malgré les précautions prises, font plusieurs dizaines de victimes parmi la population civile. Le lendemain, les journaux de la RSI pesteront contre « les assassins du ciel ». Cependant, le peuple critique de plus en plus ouvertement le Duce, d’autant que le comportement des alliés allemands est loin d’être satisfaisant.

(à demain)


Dernière édition par Casus Frankie le Mer Déc 26, 2018 12:00; édité 2 fois
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patzekiller



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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 17:13    Sujet du message: Répondre en citant

il y a ici, au 17 un coquille, puisque nous avions convenu que Milan était le fief d'alpha romeo (si je me souviens bien)

ps : profitez en bien, il n'y aura plus d'italie avant un certain temps puisque je suis actuellement sur la provence
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Andrew



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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 17:19    Sujet du message: Répondre en citant

En effet Alfa Romea est situé à Milan alors que FIAT (Fabbrica Italiana Automobili Torino) est comme son nom l'indique situé à Turin
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 18:01    Sujet du message: Répondre en citant

Oups, désolé - il me semblait avoir déjà corrigé, ailleurs peut-être.
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Casus Frankie

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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 18:02    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour, juste une question de fond : les allemands ont vraiment l'intention de réparer ou de construire toutes ces barcasses italiennes ?

Je veux dire que compte tenu :

- la maitrise aérienne et maritime alliée,
- l'absence totale de prospective opérationnelle en Méditerranée (sonnenblum l'a prouvée)
- l'agitation des provinces occupées italiennes,
- le zèle "limité" du personnel local,
- le chaos ambiant et généralisé entre la RSI, la werhmacht et la SS au milieu,

Est il raisonnable d'achever un bateau qui finira au mieux au fond d'une rade. A cette date, les effets du blocus allié doivent se faire sentir, et je serai étonné qu'il n'y ai pas un Herr Doktor ayant émis un rapport comme en 1940, concluant à la nécessité de ferrailler tout cela. Ca sera plus utile en fusils.

Peut-être faudrait-il préciser, au moins pour partie, que ces bateaux n'étaient pas destinée à être lancer pour opération, mais juste pour faire de la place ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 18:06    Sujet du message: Répondre en citant

Ils l'ont essayé OTL, alors que la situation n'était pas meilleure.
En fait, il ne s'agit pas de défier la flotte alliée en haute mer, mais de petits bâtiments sont toujours utiles dans les archipels de l'Adriatique, pour escorter des convois côtiers, pour gêner les convois côtiers alliés, pour lutter contre la "marine" de Tito, pour couvrir les sorties et les retours des sous-marins…
Bref, toute cette "poussière navale" n'est pas inutile, loin de là.
OTL, les Allemands se sont efforcés jusqu'au bout d'en faire construire, en Italie pais aussi en France.
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Casus Frankie

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Dernière édition par Casus Frankie le Mar Sep 27, 2016 18:41; édité 1 fois
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 18:32    Sujet du message: Répondre en citant

D'après mes souvenirs de doctrine navale, lorsque l'on fait face à une marine supérieure, on applique le principe dit "de la flotte en vie". C'est à dire on évite le combat mais on harcèle les convois et on marque sa présence. ça oblige l'adversaire à se défendre partout et tout le temps alors qu'une force de raid n'a besoin d'être forte qu'à un seul moment et seulement durant le temps du raid. Bref, le raid permet d'utiliser un minimum de force pour un maximum d'effet.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 18:53    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Le gros problème (OTL) des Allemands à la fin 1943 et en 1944, c'est qu'ils doivent occuper et ravitailler des régions des plus étendues. A l'ouest, il faut contrôler depuis le Cap Nord jusqu'à à la Bidassoa et en Méditerranée depuis Cerbère aux Dardanelles.
Le ravitaillement et les liaisons se font par un réseau routier et/ou ferroviaire en plus ou moins bon état (déjà en temps de paix) suivant les régions. Ce réseau est soumis à la campagne de bombardement des alliés qui visent les ouvrages d'art (ponts principalement) et aux embuscades des partisans (plus ou moins importantes suivant les secteurs). L'autre alternative est l'emploi des convois côtiers qui sont à l'abri des attaques de partisans et non tributaires des ouvrages d'art. Ils sont à proscrire de jours dans 75% des secteurs à cause de la suprématie alliée mais bénéficie d'une certaine sécurité de nuit car l'aviation alliée ne pratique pas ou peu le bombardement et le torpillage de nuit et que les sous-marins alliés ne sont pas assez nombreux pour couvrir l'ensemble de ce front maritime d’autant plus que la navigation de ces convois est classée dans la catégorie "écraseurs de crabes", c'est à dire au plus près de la côte pour faciliter la défense par les escorteurs.
Les Allemands ont donc eu besoin d'un nombre d'escorteurs ASM et de dragueurs pour couvrir ces convois.
Les mêmes problèmes se posent en FTL soit au même niveau soit plus accrus et vont donc générer le même besoin d'escorteurs, de dragueurs, de cargos et de caboteurs.

@+
Alain
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 22:36    Sujet du message: Répondre en citant

Il est vrai que anglais et grecs ont consciencieusement saboté les voies ferrées grecques. Mais dans notre cas précis, n'est il pas de toute facon illusoire de faire passer des bateaux de Gênes à l'adriatique ?
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 22:40    Sujet du message: Répondre en citant

Je crois pas non plus qu'ils passeraient la Sicile, au nord ou au sud d'ailleurs.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 27, 2016 22:42    Sujet du message: Répondre en citant

Oh, il n'y a plus rien à Gênes, sauf des sous-marins (et le petit Diana) ! (Nous ferons le point demain).
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Casus Frankie

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MessagePosté le: Mer Sep 28, 2016 11:50    Sujet du message: Répondre en citant

Dans les deux paragraphes concernés, vu les dégâts subis par les chantiers, il faudrait écrire quelque chose comme : "leur construction sera annulée et un début de déconstruction sera lancé pour récupérer le métal".
En effet, pour démembrer un navire, il faut quand même de l'outillage, puis des grues, des wagons etc.
Et pour le transporter où d'ailleurs ?
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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MessagePosté le: Mer Sep 28, 2016 15:47    Sujet du message: Répondre en citant

Voilà ce qu'on peut écrire :
Du coup, les Allemands renonceront à terminer les deux torpilleurs, les cinq corvettes, les six vedettes rapides et les deux sous-marins en construction. Tous seront démembrés (non sans mal, étant donné les dégâts subis par les chantiers) ; le métal qu’il sera possible de récupérer sera envoyé en Allemagne.
C'est quand même plus facile de ferrailler des navires en construction que de les terminer !
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MessagePosté le: Mer Sep 28, 2016 17:11    Sujet du message: Répondre en citant

18 novembre
Opération Walrus
Adriatique
– Le port de Trieste subit cette nuit un matraquage en règle du Bomber Command, qui a décidé de s’associer à Walrus. Pas moins de cinq squadrons de Wellington du 205 Group, plus le Sqn 148, sur Halifax, bombardent les installations portuaires. De nombreuses bombes ratent leur cible – tombant dans l’eau, sur les docks ou, hélas, en ville – mais les chantiers navals sont durement touchés.
Six vedettes rapides, les MS-61 à 66, achevées depuis peu, attendaient qu’une décision soit prise quant à leur attribution à la Kriegsmarine ou à la marine de la RSI (et sans doute au prince Borghese). Leur alignement est touché de plein fouet par plusieurs grappes de bombes (sans doute des Halifax du Sqn 148) ; aucune des vedettes ne survit aux impacts et à l’incendie qui suit.
Non loin de là, c’est le chantier de construction des mini-sous-marins CB-16 à 18 qui est touché. La construction des petits submersibles, qui était à ce moment suspendue, ne reprendra pas.


19 novembre
Nettoyage ASM
Golfe de Gênes
– Au lever du soleil, une patrouille de TBF de la 8F surprend en surface l’U-562 au large de San Remo. La chasse va durer plus de quatre heures, pendant lesquelles se relaieront d’autres TBF, la corvette anti sous-marins Yser et plusieurs Catalina. Après plusieurs bombardements aériens et une série de passes de grenadage de l’Yser, le contact est perdu. Il faudra attendre la fin de la guerre pour connaitre avec certitude le destin du sous-marin, finalement touché à mort. L’opérateur hydrophone de l’escorteur français, manquant d’expérience, n’a pas perçu au milieu du fracas des explosions des grenades sous-marines les craquements caractéristiques d’un submersible descendant vers les abysses.


20 novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Le 324e FG, dont les Thunderbolt sont ornés d’un éclair rouge, mène aujourd’hui une mission Strangle entre Milan et Gênes. La mission se déroule sans accroc particulier, le groupe se contentant de mitrailler un convoi ferroviaire au sud du Pô après avoir bombardé un des nombreux ponts franchissant le fleuve.


21 novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Des pluies diluviennes s’abattent à nouveau sur l’Italie, clouant au sol la plupart des avions des deux camps.


22 novembre
Opération Walrus
Adriatique
– Le port de Fiume reçoit la visite des Squadrons 18, 39, 248, 89 et 92 dans le cadre d’une nouvelle mission Walrus. Les Spitfire et les Beaumont approchent à haute altitude en remontant plein nord au-dessus de l’Istrie, feintant ainsi vers Trieste, puis obliquant plein est ; les Banshee et les Beaufighter, eux, approchent directement à basse altitude au-dessus de l’eau. Ils croisent ainsi la route du TA-13 (ex-Balestra), en cours d’essais en mer – le malchanceux torpilleur, bombardé et mitraillé, se réfugie dans le port le plus proche, sur l’île de Krk ; il ne reprendra jamais la mer.
Pendant ce temps, les Beaumont surprennent au port le TA-14 (ex-Stella Polare, jumeau du TA-13), qui s’apprêtait à prendre la mer. Touché par plusieurs bombes malgré une flak intense qui abat un Beaumont, le navire chavire et coule.
La JG 53 arrive trop tard sur les lieux en retard pour pouvoir faire autre chose qu’engager brièvement le Sqn 92, sans perte des deux côtés.


23 novembre
La campagne d’Italie
Naples
– Pour consoler les généraux Clark et Devers, qui se plaignaient amèrement à tous leurs contacts militaires et politiques du départ de leur unique division blindée, Washington, après avoir offert au IIe Corps US plusieurs petites unités mécanisées, a décidé d’envoyer en Italie le 442e Regimental Combat Team. Les officiers du port chargés d’accueillir les nouveaux venus ne cachent pas leur surprise, car ce sont des Japonais qui débarquent !
En fait, le 442e RCT est composé principalement de Nisei, la deuxième génération d’Américains d’origine japonaise. Tous sont nés aux Etats-Unis, mais la loyauté de leurs familles a été mise en doute après Pearl Harbor et la plupart ont été internées. Les Nisei ont demandé à s’engager pour prouver sous les armes la sincérité de leur attachement à leur patrie ; c’est ainsi qu’a été décidée la constitution du 442e RCT. Débarquent aujourd’hui en Italie les Ier et IIe Bataillons d’Infanterie de ce RCT (le III/442 Btn, rebaptisé entretemps 100e Infantry Btn, retardé par le manque de transports, arrivera quelques semaines plus tard), ainsi que le 552e Btn d’Artillerie, plus une compagnie antichar et une du génie.
Les généraux Devers et Dawley ont tendance à sous-estimer la combativité de cette unité, certes encore non aguerrie, mais dont l’histoire va garder une trace héroïque. Néanmoins, ils profitent de ce renfort pour réorganiser à nouveau le IIe Corps US. Dawley attribue à ses deux divisions d’infanterie les 751e et 752e Tank Btn et place en réserve, dans les unités de corps d’armée, le 442e RCT en compagnie du 2e Rangers, du 760e Tank Btn et du 805e Tank Destroyer Btn, tous arrivés récemment.


24 novembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Nouvelle mission Strangle pour les Checkertails, maintenant tous équipés de P-47, sur un axe Brescia-Parme-La Spezia. Ne rencontrant aucun convoi ferroviaire, le groupe se contente d’attaquer les ponts sur le Pô.
Sur le chemin du retour, les pilotes sur leur fréquence radio les échos d’un combat tout proche. Il s’agit d’un groupe de trois B-17 des 2e et 99e BG, tous endommagés, qui reviennent d’un raid sur le sud du Reich, escortés par quelques P-38 du 14e FG ; ces derniers ont fort à faire face à une douzaine d’appareils de la JG 77. L’arrivée des Razorback dans la mêlée surprend les chasseurs allemands, deux sont abattus et les autres s’enfuient. Un des quadrimoteurs doit se poser en urgence à Grosseto ; le soir venu, l’équipage offrira généreusement moult libations à ses sauveurs !


25 novembre
La campagne d’Italie
Bataille de Vaiano
Front italien
– La vallée de Vaiano, au nord de Florence, entre deux chaînes de collines, forme un saillant d’environ 7 km dans la plaine florentine conquise depuis maintenant bientôt deux mois. L’état-major italien, qui s’est fait taper sur les doigts le mois précédent, a mis les formes pour proposer la réduction de ce saillant. Les officiers italiens ont insisté sur le fait que cette opération permettrait de ne pas laisser les Tedeschi dormir tranquilles pour un coût très modéré. De plus, ces combats permettront d’aguerrir deux divisions récemment réorganisées, qui ne sont montées en ligne qu’après les opérations de fin août.
Le plan d’attaque est une classique tenaille : le 225e RI de la 53e DI de Montagne Arezzo attaque par l’ouest pour prendre le Monte Maggiore (900 mètres) tandis que, dans la vallée, le 226e RI (même division) avance le long de la Route 67. De l’autre côté, le 17e RI de la 33e DIM Acqui doit déborder par les contreforts du Monte Lavello (700 mètres) vers le hameau de Schignano.
Au soir, malgré un puissant appui d’artillerie et l’aide des Airacobra du 4° Stormo, les résultats sont contrastés. Le 225e RI campe à mi-hauteur du sommet, mais le 226e a été repoussé sur ses positions de départ. La satisfaction vient du côté de l’Acqui, puisque le 17e RI s’est emparé de ses objectifs ; il lui reste à poursuivre en direction de Schignano, en profitant des nombreux chemins forestiers – mais ces derniers sont bien défendus.


26 novembre
La campagne d’Italie
Bataille de Vaiano
Front italien
– Dès le lever du jour, les Italiens relancent l’attaque. Devant les résultats de la veille, il a été demandé au 4° Stormo de cibler les positions d’artillerie ennemies afin de faciliter la progression dans la vallée.
Sur les contreforts du Monte Lavello, le 17e RI de l’Acqui progresse péniblement : les hommes de la 356. ID ont miné le terrain et, le long de la route, certains bunkers sont bétonnés et parfois armés de lance-flammes. Le hameau de Schignano est malgré tout atteint en fin d’après-midi.
De l’autre côté, le 225e RI de l’Arezzo atteint le Monte Maggiore. Pendant ce temps, dans la vallée, le 226e RI progresse jusqu’au hameau de La Briglia, que les Allemands abandonnent pour se replier vers le nord pour éviter d’être flanqués, voire encerclés.

Opération Walrus et nettoyage ASM
Adriatique
– Le 205 Group est de retour cette nuit au-dessus du port de Trieste, où les Anglais soupçonnent que plusieurs unités navales italo-allemandes sont encore embusquées. Les résultats obtenus vont pleinement satisfaire la RAF !
A Trieste, les bombes mettent définitivement hors de combat le Vesuvio : dans la coque martyrisée par deux near-miss se déclarent plusieurs voies d’eau ; le petit croiseur anti-aérien commence à couler par l’arrière et se pose sur le fond. Non loin de là, la corvette UjI-4 (ex-Pomona), en cours d’essais, touchée de plein fouet, est détruite. La vedette rapide SI-36 subit le même sort.
Enfin, au chantier Monfalcone, l’unique sous-marin de construction italienne intégré à la Kriegsmarine, l’UIT-9 (ex-Flutto), qui avait effectué deux brèves croisières en Adriatique sans résultats et était entré en chantier pour une brève révision, est lui aussi éliminé. La Kriegsmarine perd ainsi son dernier sous-marin en Méditerranée. Dans cette mer, les seuls submersibles de l’Axe opérationnels sont, à La Spezia, les unités allouées au prince Borghese et, en Adriatique, quatre sous-marins concédées à la marine de la RSI (voir appendice 1).


27 novembre
La campagne d’Italie
Bataille de Vaiano
Front italien
– Le 17e RI de l’Acqui et le 225e RI de l’Arezzo élargissent peu à peu leur dispositif vers le nord et vers Vaiano. En fin de journée, le 226e RI entre dans le village lui-même, où les Allemands ont laissé le lot de pièges habituel.

Nettoyage ASM
Golfe de Gênes
– Un raid des A-20 du 47e BG, escortés par des Mustang du 57e FG, s’en prend au port de La Spezia. Grâce à des renseignements de la Résistance complétés par des reconnaissances aériennes, les objectifs sont parfaitement ciblés. Il s’agit des sous-marins de classe Tritone placés sous le commandement direct du CC Borghese. Le Murena, en sortie d’entraînement en compagnie de l’ancien de la Decima, le Durbo, a la chance d’échapper aux bombes, mais le Sparide, à quai, et le Grongo, en achèvement, sont détruits.


28 novembre
La campagne d’Italie
Bataille de Vaiano
Front italien
– Les Italiens passent la journée à nettoyer le secteur conquis, autour de Vaiano. Déjà, les reconnaissances montrent que les Allemands se sont simplement réinstallés sur la ligne de crête suivante, quelques kilomètres au nord, sur une nouvelle ligne fortifiée. L’enthousiasme de la population tout juste libérée ne contrebalance que modérément la fatigue des fantassins.
A l’état-major italien, on commence à tirer les leçons de cette opération. Il a fallu l’équivalent d’une division spécialisée pour progresser de 10 kilomètres en quatre jours, face à moins d’un régiment ennemi. La route sera longue jusqu’à Milan, d’autant que l’hiver arrive.


29 novembre
Opération Walrus
Adriatique
– La lagune de Venise est à nouveau la cible de la RAF ce matin. L’objectif principal est d’éliminer la “canonnière AA” Niobe, avec ses 6 x 88 mm, ses 4 x 47 mm et ses 30 x 20 mm. La RAF a engagé les grands moyens : deux vagues d’attaque, sous la couverture permanente des Spitfire des Sqn 126 et 249. La première vague, constituée des Banshee du Sqn 603, a pour but de préparer le terrain en visant les superstructures, pour éliminer les servants des pièces. La deuxième vague, constituée des Beaumont du Sqn 69, doit couler le navire. L’objectif est atteint en dépit de la perte de trois Banshee et de deux Beaumont. Déjà en flammes au moment de l’assaut final, le vieux bâtiment subit deux coups directs qui le coulent net.
Dans l’élan, les Banshee s’en sont également pris au tout petit torpilleur TA-7 Wildfang (ex-Ernesto Giovannini). Incendié, celui-ci doit s’échouer. Pendant ce temps, au large, les Beaufighter chargés d’encager le port repèrent la vedette SI-426 et la coulent.
A la suite de ce raid, la Kriegsmarine en Adriatique décide de déplacer le plus souvent possible ses bâtiments survivants (en tout quatre torpilleurs, quatre corvettes et quinze vedettes rapides) entre les ports de Venise, Trieste, Pola et Fiume.


30 novembre
La campagne d’Italie
Dommages collatéraux
Bologne
– En prévision de d’une future offensive, l’état-major anglais a prévu de frapper un grand coup cette nuit contre la gare de Bologne, nœud ferroviaire très important. Tout le 205. Group, accompagné des Halifax du Sqn 148, bombarde l’objectif. Du point de vue anglais, la mission est une grande réussite. La gare est en ruines et les voies ferrées broyées sur une vaste surface.
Mais le cobelligérant italien se passerait bien de réussites pareilles. Les bombes ont fait 936 victimes, rasé plusieurs quartiers historiques et détruit 40 % des infrastructures municipales. Une protestation officielle sera émise par le gouvernement Badoglio contre de tels raids nocturnes anti-cités et les relations avec les Anglais s’en ressentiront durablement… mais cela ne préoccupe guère Alexander et son état-major.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Sep 28, 2016 17:14    Sujet du message: Répondre en citant

Appendice 1
Les navires de guerre de la RSI
et les navires d’origine italienne de la Kriegsmarine
en Méditerranée et Adriatique au 30 novembre 1943

La flotte de la RSI


A La Spezia
– Navires placés sous le commandement direct du CC Borghese
– PS Diana
– 2 SS de classe Tritone : Durbo et Murena, tous deux équipés de conteneurs pour maiale. Les Allemands ont donné au Murena le matricule UIT-1 (UIT pour U-boot Italienischer) avant de le concéder à Borghese.

A Venise
– 2 SS de classe Tritone : Tritone et Gorgo (immatriculés par les Allemands UIT-8 et UIT-13) Tous deux remis en service.

A Pola
– SS Antonio Bajamonti (UIT-14 – ex-yougoslave Smeli, modernisé). Remis en service pour des missions d’entraînement.
– SS de classe Squalo Delfino (UIT-1Cool. Remis en service.


Navires saisis par les Allemands

A Venise, Trieste, Pola ou Fium
e
– Petit torpilleur TA-8 (ex-T3, ex-yougoslave).
– Torpilleurs d’escorte (classe Ariete) Gladio, Spada, Daga : tout juste mis en service ou en cours d’essais sous les matricules TA-9, 10 et 11 (TA pour Torpedoboot Auslander).
– Corvette UjI-1 (UjI pour U-boot jaeger Italienischer) (ex-Colubrina).
– Corvettes Danaide, Flora, Sfinge : tout juste mises en service ou en cours d’essais sous les matricules UjI-3, 5 et 6.
– 15 vedettes rapides : SI-21, 22, 23, 24, 25, 32, 33, 34, 35, 41, 42, 43, 44, 45 et 55 (SI pour Schnellboot Italienischer ; le chiffre du matricule italien a été conservé).
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