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Octobre 1943 - Asie-Pacifique
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Aoû 13, 2016 14:24    Sujet du message: Octobre 1943 - Asie-Pacifique Répondre en citant

Merci à Anaxagore, Hendryk, Patzekiller (et j'en oublie sûrement).

Octobre 1943
2 – La guerre en Asie-Pacifique
Insurrections et reconquêtes

1er octobre
Campagne de Birmanie
Opération Tigertooth
Myitta (Birmanie occupée, à 30 km de Tavoy, à l’intérieur des terres)
– Les paysans du village n’avaient plus vu depuis plus d’un an et demi d’hommes portant l’uniforme de Sa Majesté britannique, qu’il s’agisse d’indigènes ou de Blancs. Et voilà que dans la nuit, de tels hommes se sont mis à tomber du ciel, suspendus à de grandes corolles de tissu ! Ce fut un spectacle digne des meilleurs contes que l’on narre, pour se désennuyer, pendant les longues journées de mousson. D’abord, cette pluie d’hommes a créé un immense désordre, puis l’ordre a jailli du chaos. Des colonnes se sont formées et ont quitté le village, s’enfonçant dans la jungle en direction de l’est et du nord, précédées par des avant-gardes chargées de tendre des embuscades à d’éventuels adversaires venant de Thaïlande. Un détachement est resté en arrière pour se charger de toute patrouille japonaise qui aurait la mauvaise idée de venir de Tavoy inspecter ce secteur.
La couverture et l’éclairage sont assurés aujourd’hui par des P-38 américains. Toute la journée, par groupes de quatre, ils vont marauder dans la région et jusqu’à la côte, mitraillant le trafic routier et aveuglant les Japonais sur ce qui s’est passé dans le secteur la nuit précédente. Ces appareils appartiennent au 449th Fighter Squadron, des vétérans à présent, mais aussi au 459th FS, qui vient d’être formée avec des pilotes frais émoulus de l’école de chasse. S’inspirant du surnom donné par les Japonais à leurs avions, ils ont fait peindre sur leurs fuselages des dragons à deux queues. Le 459th remporte sa première victoire en fin de journée – un appareil léger en reconnaissance.
Au sol, en fin de journée, les soldats tombés du ciel – les Chindits de la 77e Brigade Indienne – ont également un premier contact. Un convoi de quelques camions venant de Thaïlande tombe dans une embuscade, il est anéanti.

Campagne d’Indochine
Hanoi
– Le général Andou Rikichi vient en personne inspecter la gare après les attaques de la veille. Il est furieux en découvrant les toits éventrés et les sols jonchés de gravats. Mais à travers les explications plus qu’embarrassées des officiers du génie, il comprend que le véritable désastre est la destruction complète du poste d’aiguillage. Avec les destructions enregistrées depuis l’invasion de 1941, les pièces de rechange sont devenues rares et il est impossible d’en fabriquer en Indochine. La gare va être complètement bloquée pendant au moins trois jours et ne pourra se remettre à fonctionner normalement qu’après avoir reçu les pièces nécessaires, qui ne sont disponibles qu’en Chine – encore est-ce une chance : le chemin de fer du sud-est de la Chine a été construit par les Français !

Dien-Bien-Phu – Ce matin, plusieurs caisses assez volumineuses sortent des entrailles de trois C-54 Skymaster. Il s’agit d’un radar, en l’occurrence un Type 79, avec des rechanges et deux groupes électrogènes.
L’engin est un modèle assez ancien. Il a servi à bord d’un navire de Sa Majesté avant d’être remplacé par un autre, plus moderne, et de se retrouver dans un hangar de la base navale de Chittagong. Il semblait voué à y prendre la poussière jusqu’à sa réforme, mais les autorités britanniques ont entendu les appels des Français de la base Epervier qui demandaient à cor et à cris un radar, n’importe quel radar ! Après une rapide révision, le “79” a donc été démonté et expédié. Une équipe de techniciens anglais l’accompagne pour superviser son installation et former le personnel d’Epervier.
Bien qu'il s’agisse d’un radar démodé et pas vraiment prévu pour une utilisation à terre, c’est un immense progrès pour le Tonkin. Devèze et Scott l’accueillent avec enthousiasme, ravis comme de jeunes parents ! Mais le chef des techniciens britanniques, observant le paysage, s’inquiète : d’abord, il va falloir trouver un emplacement convenable, haut et dégagé, dans cette zone aux multiples collines couvertes de forêts. Ensuite et surtout, l’appareil est de grande taille. Une fois l’emplacement choisi, comment aller y installer ce monument ?
La réponse vient d’un des adjoints de Giap, qui dirige les coolies qui ont débarqué les caisses. « Ne vous en souciez pas, Sir, dit-il dans un anglais saccadé. Indiquez-nous simplement où il faut installer votre machine, le reste sera notre affaire. »

Guerre sino-japonaise
Préparatifs
Jiangxi
– Le jour se lève à peine que 19 B-17 de la ROCAF escortés par 16 P-40 arrivent au-dessus de Nanchang (un vingtième B-17 a dû rebrousser chemin suite à des ennuis de moteur). Mais la chasse japonaise est présente en force avec 24 Ki-43 et les Chinois perdent deux Flying Fortress et quatre Warhawk, contre trois Hayabusa abattus. Combiné à la mauvaise visibilité due à une brume matinale persistante, le combat aérien réduit l’efficacité du raid : les bombes, larguées plus ou moins au hasard, ne causent que des dégâts mineurs.


2 octobre
Campagne de Birmanie
Opération Tigertooth
Tavoy (Birmanie occupée, sur la côte)
– Les Japonais savent maintenant qu’un parachutage a eu lieu dans la région de Myitta. Toutes les troupes sont mises en alerte maximum, d’autant plus que des rapports signalent que les navires de l’Eastern Fleet, à Ceylan, seraient en instance d’appareillage ; un débarquement serait en préparation. Dans ces conditions, le but du parachutage paraît clair : attirer le plus possible de troupes japonaises à l’intérieur des terres pour faciliter le débarquement naval. Le général Haruki Isayama, de la 71e Division d’Infanterie (1), d’accord avec l’état-major de l’Armée, décide de ne rien faire, ou du moins de n’envoyer qu’un minimum de troupes pour maintenir la route de la Thaïlande ouverte. Ces parachutistes ne sont après tout qu’une nuisance mineure dont la jungle et le manque de ravitaillement auront raison.
………
Frontière Birmanie-Thaïlande – Les parachutistes ainsi méprisés – les Chindits – se sont divisés en trois colonnes. La première, dite colonne W car commandée par Wingate lui-même, remonte vers le nord-ouest et atteint les premiers contreforts des monts qui forment la frontière avec la Thaïlande. L’étape du jour, de douze kilomètres, doit la conduire à proximité de la frontière, qui sera franchie le lendemain en pitonnant dans les montagnes. Plus au sud, les deux autres colonnes, A pour Lt-colonel Alexander et C pour Lt-colonel Cooke, progressent en tiroir le long de la route qui part vers la frontière de la Malaisie, au sud. La journée est ponctuée par quelques accrochages avec des éléments de reconnaissance japonais et par deux embuscades tendues dans la nuit à des convois ennemis. En effet, ces derniers circulent principalement de nuit, car dans la journée, les P-38 des 449th et 459th FS assurent des missions d’interdiction – missions d’autant plus efficaces aujourd’hui que les Chindits ont signalé quelques objectifs par radio.
………
Plus au nord, les Beaumont des Sqn 45 et 84 ont commencé à s’intéresser de près aux positions d’artillerie des Japonais autour de Moulmein. Deux appareils sont endommagés par la DCA, mais la chasse nipponne est absente du secteur car engagée ce jour là en Indochine.

Campagne d’Indochine
Hanoi
– A la recherche des auteurs des attentats de l'avant-veille, la Kempetai mène une série de perquisitions dans la capitale du Tonkin – avec brutalité, cela va sans dire !
Dans le centre-ville, des habitants sont sortis à coup de crosse de leurs maisons, des soldats patrouillent dans les rues, bousculent les passants et déferlent dans les allées où de petits marchands, installés à même le sol, vendent un peu de tout. C’est l’endroit idéal pour semer la terreur et les militaires se déchaînent. Ils fracassent les pauvres bols et renversent la marmite d’un vendeur de soupe, piétinent les marchandises et déchirent les vêtements des marchandes de légumes, tuant même le bébé que l’une d’elle serrait dans ses bras, ils frappent les enfants qui jouaient et les passants qui ne se sont pas enfuis assez vite. Les rares qui osent se rebeller sont passés à tabac ou, pire, conduits au QG de la police. Les blessés gisant sur le sol sont abandonnés à eux-mêmes, les Japonais arrêtant quiconque tente d’aider leurs victimes pour détruire toute solidarité.
Dans les quartiers ouvriers et la banlieue, les descentes sont encore plus brutales mais non sans risque. Par endroits, des tu-vés (miliciens) vietminh, embusqués sur les toits, tirent quelques coups de feu ou lancent des grenades artisanales. Dans les ateliers des journaux clandestins et les cachettes des membres du Parti communiste, on s’affaire pour dissimuler documents et matériel. C’est d’autant plus facile que les immeubles où habitent les ouvriers ont de nombreuses issues secrètes, même si ce n’est le plus souvent qu’un simple trou grossièrement dissimulé par un meuble et conduisant à l’immeuble d’à côté. Le quartier entier n’est qu’une sorte d’unique bâtiment labyrinthique.
Toute la journée, des fusillades sporadiques éclatent ici et là, tandis que les rues de la ville se vident. A 20 heures, le couvre-feu est total, mais on se bat toujours. Loin de s’apaiser, les affrontements gagnent en intensité. La brutalité des Japonais va provoquer l’insurrection de la ville bien avant ce que le Vietminh avait prévu !
L’usine électrique saute soudain. Les lampadaires (ceux qui fonctionnaient encore au bout de deux ans d’occupation) s’éteignent d’un coup. En même temps que l’obscurité, monte un formidable grondement jailli de milliers de poitrines.
Les patrouilles isolées dans les rues sont victimes d’une foule assoiffée de vengeance qui déchiquète les soldats à mains nues. Mais, démunis d’armes en nombre suffisant et même d’une véritable coordination, les insurgés tombent en masse autour des casernes de la Citadelle, qui se couvrent mutuellement, couchés par centaines sous le tir des FM postés aux fenêtres.
On se bat aussi autour de l’hôtel Métropole. Là, les assaillants sont mieux armés puisque ce sont en majorité des tu-vés vietminh, mais les rues voisines sont gardées par des postes japonais. Des bunkers de sacs de sable entourent la colonnade de l’entrée et les fenêtres du rez-de-chaussée sont barricadées de même manière. Des officiers tirent sur la foule des fenêtres de la chambre de Charlie Chaplin ou de Somerset Maugham, souvenirs d’une toute autre époque.
De même, aux abords ouest du pont Paul-Doumer, les fortins japonais repoussent toutes les attaques, qui se succèdent jusqu’à l’aube.

Dien-Bien-Phu – Jour après jour, les rotations aériennes déposent toujours plus d’équipement et de ravitaillement dans la cuvette. Actuellement, les convois aériens viennent surtout de Lashio, importante étape de la Route de Birmanie. Cette base permet des rotations plus régulières et évite le crochet par Kunming. Ces quelques centaines de kilomètres en moins, c’est du carburant et des risques économisés, car la distance est presque réduite de moitié et surtout on évite la “bosse” de l’Himalaya. La quasi-disparition des chasseurs nippons et thaïlandais du nord de la Birmanie et de l’Indochine facilite grandement les choses.
A Epervier, les Lodestar de l’Escadron 344, escortés par des Mustang de l’Escadron 340, sont devenus monnaie courante. Tous sont ravis de l’aide fournie par les transports belges, qui secondent efficacement les avions de l’Air Transport Command. Petit plus appréciable, les équipages des Lockheed apportent de temps en temps quelques fûts de bière destinés à remonter le moral de la garnison de la cuvette. S’il s’agit le plus souvent de bière chinoise (tout ce qui reste du comptoir allemand de Tsing Tao), c’est parfois une bière produite à Alger dans une brasserie elle-même construite et gérée par des Belges ! Cette boisson est à présent fort appréciée des Vietnamiens – au point qu’ils décideront après la guerre de construire une brasserie et demanderont pour ce faire l’aide de Bruxelles.

Laos et Tonkin – Le harcèlement des troupes japonaises et thaïlandaises est permanent, qu’il s’agisse d’embuscades du Vietminh ou de bombardements aériens. Les chasseurs nippons et thaïlandais sont le plus souvent réduits à mitrailler une jungle où l’ennemi a disparu, à moins qu’ils ne tournent en rond dans un ciel vide.

Guerre sino-japonaise
Préparatifs
Hubei
– Un double raid de la ROCAF, comportant d’une part neuf B-25 escortés de 12 P-40 et d’autre part 14 P-38, prend pour cible la gare et le port fluvial de Huangshi. Les Japonais, qui s’y attendaient, ont renforcé tant la couverture aérienne que la DCA. D’abord, six Ki-43 et six Ki-61 abattent deux Warhawk et endommagent un Mitchell, au prix d’un Ki-43 détruit. Puis, les Chinois, qui attaquent une fois de plus à très basse altitude, sont vivement pris à partie depuis le sol ; deux B-25 sont durement touchés – l’un va s’écraser sur la capitainerie du port, l’autre devra être abandonné par son équipage au retour. Mais l’obstination des attaquants paye : les nouveaux dommages causés à la gare de triage encore en réparation prolongent pour de longs jours la paralysie du trafic ferroviaire vers Wuhan.
Pendant ce temps, les P-38 s’en prennent au trafic fluvial. Deux sont abattus par la DCA, mais une douzaine de caboteurs de divers tonnages sont incendiés, et un patrouilleur japonais est coulé.


3 octobre
Campagne de Birmanie
Opération Tigertooth
Frontière Birmanie-Thaïlande
– Les hommes de la colonne W, au nord, sont épuisés mais ils ont réussi : ils ont atteint les cols, ils ont franchi la frontière thaïlandaise et qui plus est sans rencontrer l’ombre d’une patrouille japonaise. Le programme des jours suivants : descendre et s’installer en bouchon près du lac de Huai Kayeng en s’emparant de la localité de Tha Kha-nun, où normalement se fera la jonction avec les autres colonnes. L’objectif a même un nom de code : Hyde Park.
Plus au sud, les deux autres colonnes se sont encore enfoncées le long de la route, mais en fin de journée, la colonne A commence son regroupement avant de franchir la frontière thaï. La journée s'est passée comme la précédente, avec quelques accrochages mineurs. En l’air, les P-38 américains continuent de soutenir les Chindits. Le lieutenant Duke, qui deviendra l’as n°1 du 459th FS, obtient sa première victoire contre un Tachikawa Ki-36 “Ida” en reconnaissance.
Cette activité ne trouble pourtant pas le commandement japonais : pour lui, il ne fait aucun doute, à la suite des embuscades des deux derniers jours, que l’unité ennemie parachutée, de l’ordre d’un ou deux bataillons, n’a été envoyée que pour semer le désordre et éloigner les troupes japonaises du secteur du futur débarquement.

Campagne d’Indochine
Hanoi
– Les premières lueurs du jour éclairent une ville ravagée par des dizaines de foyers d’incendie. Des coups de feu et des explosions continuent de se faire entendre. Mais l’insurrection a échoué. Les points clefs de la ville sont toujours aux mains des Japonais. Les combats continuent cependant dans le quartier de la citadelle et autour du petit lac jusqu’au milieu de l’après-midi.
Vers 16h00, les insurgés qui ont survécu aux affrontements se replient dans les faubourgs pour continuer à se battre. Dans la nuit, le pont Paul-Doumer sera à nouveau attaqué, mais sans succès.

Aérodrome d’Hanoi – Au QG du 3e Hikodan, les spécialistes photo tentent de se faire un avis sur les clichés matinaux pris par un Ki-46 “Dinah” au-dessus de Dien-Bien-Phu.
Les mouvements aériens sont toujours aussi réguliers autour de la cuvette, mais c’est surtout les travaux d’agrandissement du terrain de Tuan Giao qui attirent l’attention. L’allongement des pistes ne peut qu’annoncer l’arrivée de gros porteurs, soit des bombardiers lourds, soit des transports. Un renforcement de la présence aérienne des Alliés en Indochine est à prévoir sous peu, et ce n’est pas une bonne nouvelle !

Guerre sino-japonaise
Préparatifs
Hubei
– Pour la cinquième fois en moins d’un mois, Wuhan est la cible d’un raid de bombardement. Dans un premier temps, 10 B-17 de la ROCAF escortés d’autant de P-40 arrivent par l’ouest à haute altitude, attirant sur eux une puissante couverture de chasse japonaise, constituée de 25 Ki-43 et huit Ki-61 avant de larguer leurs bombes au hasard et faire demi-tour. C’est alors que des appareils de l’USAAF, 22 B-24 escortés de 28 P-51, arrivent par le nord, obligeant les chasseurs de l’Armée Impériale à interrompre la poursuite des bombardiers chinois pour tenter d’intercepter ces nouveaux intrus autrement dangereux. Entretemps, les bombes des Liberator ont causé d’importants dégâts à l’arsenal de Hanyang (ainsi qu’aux quartiers environnants, ravagés par un incendie qui ne sera maîtrisé que le lendemain). Arrivant en ordre dispersé, les chasseurs japonais sont assaillis par les Mustang, qui acceptent volontiers le combat, même tournoyant. Pas moins de neuf Hayabusa et deux Hien sont détruits contre un seul chasseur américain.
Ce raid sera le dernier de la phase préparatoire de l’opération Zhulin. En effet, les avions ont besoin d’entretien et les hommes de repos en prévision des semaines à venir.


4 octobre
Campagne de Birmanie
Opération Tigertooth
Frontière Birmanie-Thaïlande
– La colonne nord ne s’est toujours pas fait repérer à la fin d’une journée où la longueur de l’étape, moins de 10 kilomètres, a été inversement proportionnelle à sa difficulté. Certains hommes, en dépit de leur acclimatation et du respect des précautions anti-malariques, ont de la fièvre. Pire : les mules n’en peuvent plus.
Plus au sud, les deux autres colonnes commencent à s’enfoncer dans la forêt, vers l’est, en direction de la frontière. Cependant, la colonne C est accrochée par plusieurs compagnies de la 71e Division japonaise, bien décidées à en découdre. Les dragons à double queue de l’Oncle Sam doivent intervenir à plusieurs reprises dans l’après-midi pour permettre le décrochage des Chindits. Bien qu’ayant subi de lourdes pertes, les Japonais croient avoir atteint leur objectif : rouvrir la route de la Thaïlande et repousser les intrus dans la forêt, où ils seront condamnés à brève échéance, faute de ravitaillement.
………
A la nuit, au large de Tavoy, le MN Surcouf fait surface et pilonne deux heures durant plusieurs points du littoral où des activités japonaises ont été repérées. Les canonniers n’espèrent pas toucher grand-chose, mais faire diversion. De fait, pour le commandement japonais, il n’y a plus de doute : les Anglais se préparent à débarquer dans le secteur.

Bangkok, 09h30 – Ce matin, les rues de la capitale sont relativement animées, puisque depuis presque dix jours les « Farangs » ne se sont pas montrés. Les Bangkokois profitent de ce matin ensoleillé pour tenter de faire des provisions, d’autant plus que beaucoup craignent que cette accalmie ne soit que temporaire. Les chalands sont donc nombreux, notamment le long des rives de la Chao Phraya où, assis dans leurs esquifs, pêcheurs et paysans vendent le produit de leur pêche ou de leurs cultures. Mais quand les premières déflagrations retentissent, même les plus benêts réagissent tout de suite : ils sont revenus ! Avec célérité, chacun retrouve les réflexes à suivre et les rues se vident en quelques minutes.
Plus de 21 000 pieds au-dessus, vingt-quatre quadrimoteurs de la 14th Air Force et de la ROCAF entament l’opération “Bangkok round the clock”. Ciblant (avec plus ou moins de précision…) la gare de Hua Lamphong, les bombardiers déversent des bombes explosives mêlées à de plus petites mais redoutables bombes incendiaires. La DCA riposte, mais elle est mal pourvue en systèmes de visée et son effet est surtout moral. Des immeubles s’effondrent, broyés par les bombes explosives, tandis que les petites maisons sont dévorées par les flammes.
La RTAF envoie quinze Ki-43 Hayabusa intercepter la formation, mais les bombardiers croisent à une altitude que les Nakajima ont bien du mal à atteindre. Pire : les quadrimoteurs sont escortés par une douzaine de P-51 du 75th FS. Malgré leur acharnement, les pilotes thaïlandais sont maintenus à distance des Forteresses volantes et des Liberator, qui ne sont pas inquiétés. L’escorte perd deux Mustang en échange de quatre “Oscar”.
………
22h00 – Dans la capitale thaïe, la nuit s’annonce tranquille. Le communiqué quotidien de l’état-major général vient d’annoncer que la RTAF avait « héroïquement repoussé plus de cent bombardiers lourds venus de Chine au prix de lourds sacrifices ».
Cependant, un bourdonnement trouble bientôt le silence nocturne : ce sont les Halifax du Sqn 624 et les Wellington du Sqn 1 (BVAS) qui viennent exécuter un bombardement inspiré (à très petite échelle…) de la campagne de la Ruhr, quelques mois plus tôt. Les stratèges anglais ont estimé que, compte tenu des nombreuses constructions en bois qui caractérisent les villes thaïlandaises, l’ajout aux bombes habituelles d’un conteneur de méthanol permettrait de maximiser les dégâts. Calcul exact – le bombardement fait de nombreuses victimes, dont de nombreux brûlés, dans le quartier du port, car les quais étaient cette fois la cible du raid. Pour les équipages britanniques, en revanche, la nuit est bien plus tranquille qu’au dessus de l’Allemagne… Le communiqué du lendemain ne pourra que maudire les lâches assaillants : il n’est que trop évident que la chasse de nuit thaïe brille par son absence.

Campagne d’Indochine
Hanoi
– La ville enterre ses morts, à la va-vite, courbant le dos pour ne pas attirer de nouvelles représailles, mais la soif de sang des Occupants semble momentanément satisfaite. La capitale du Tonkin a rejoint celle la Cochinchine dans le martyre.
Hanoi et Saigon, encore officiellement françaises, seront les seules villes Compagnons de la Libération en dehors de la Métropole.

Région de Vientiane (Laos) – Malgré un ciel assez maussade, les Lodestar de l’Escadron 344 effectuent un largage de vivres et de munitions destiné aux forces du général Bourdeau. Pour le plus grand plaisir des Franco-Laotiens, le parachutage des conteneurs se fait avec une exactitude devenue la marque de fabrique de l’unité belge.
Profitant de la présence de l’escorte, assurée par l’Escadron 341, les équipes au sol demandent un petit coup de main aux P-51. Ceux-ci font quelques passes de mitraillage pour chatouiller un brin les postes thaïlandais imprudemment exposés. Ces attaques ne causent que peu de pertes, mais ont un effet moral incontestable, d’autant que la RTAF et l’aviation japonaise brillent par leur absence.

Dien-Bien-Phu, 23h30 – Dans l’obscurité, plusieurs guetteurs de la DCA entendent un bruit de moteur. Ne voulant pas prendre de risque, ils déclenchent le klaxon d’alerte. Le hurlement de la sirène est accompagné des premières explosions. C’est en effet un avion ennemi, un gros H6K4 “Mavis” qui, profitant de sa grande autonomie, a contourné la base alliée pour arriver par l’ouest, échappant ainsi aux guetteurs.
A la différence du raid précédent, les mesures de black-out ont été bien observées, et l’équipage du H6K4 doit larguer ses projectiles au jugé. Une des pistes secondaires est touchée à plusieurs reprises, impacts sans gravités qui seront rebouchés dés le lendemain. En revanche, les servants d’un Bofors particulièrement adroits (ou chanceux) placent un obus de 40 mm dans le moteur 4 du quadrimoteur au moment où il entame sa retraite. L’équipage réussit heureusement à éteindre l’incendie et rallie Haiphong sur trois moteurs.
Cette mésaventure confirme les craintes des officiers de la Marine. Immédiatement, ils décident de ne plus risquer les « navires volants type 97 » dans des raids qui n’apportent rien de vraiment concret. Pour apaiser le général Rikichi, ils conviennent cependant d’affecter des petits E7K2 “Alf” et des F1M “Pete” basés à Grand-Lac à ce genre d’attaques nocturnes.


Note
1- Cette division est composée des 87e, 88e et 140e Rgt d’Infanterie, du 171e Rgt de Cavalerie et des 71e Rgt d’Artillerie de montagne, du Génie, de Transport et des Transmission.


Dernière édition par Casus Frankie le Dim Aoû 14, 2016 14:29; édité 2 fois
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Archibald



Inscrit le: 04 Aoû 2007
Messages: 2037

MessagePosté le: Sam Aoû 13, 2016 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:

Dans la nuit, le pont Paul-Doumer sera à nouveau attaqué, mais sans succès.


L'increvable et inamovible pont Paul Doumer, cauchemar de l' US Air Force ! Bonne chance pour en venir a bout. Il faudrait soit une arme nucléaire tactique, soit des bombes a guidage laser...
Le plus drôle est qu'il a été inauguré en 1902, soit bien avant l'invention du bombardement aérien. Donc cette "invulnérabilité" n'était même pas fait exprès, mais un pur hasard (structure Eiffel)

Il y a une faute sur le mot "asie" dans le titre du sujet Smile
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Braudelien



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 06:09    Sujet du message: Répondre en citant

Il a seulement été prévu pour être solide - et c'est réussi....

D'ailleurs, à propos de l'Indochine. Si j'ai bien compris - ce dont je doute - on se dirige pour le Vietnam vers une large autonomie/indépendance en tout sauf en nom, ou une indépendance totale "à l'anglaise"? Au sein d'une Union Française ftl?
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patzekiller



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 07:56    Sujet du message: Répondre en citant

plutôt, oui.
la France se retrouve après le conflit à sec et n'aura pas d'autre choix d'accepter ces compromis, plutôt que de mener des guerres coloniales longues et couteuses.
_________________
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le poireau



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 11:26    Sujet du message: Répondre en citant

Les pays de l'Indochine gagneront bien leur indépendance rapidement après guerre. Mais dans le cadre d'un processus négocié et en conservant des liens avec la France (peut être dans le cadre d'une union française qui pourrait être une sorte de Commonwealth).
Au fond cette solution arrange tout le monde, vietnamiens comme français.

Les vietnamiens veulent leur indépendance, mais certainement pas retomber sous la coupe d'un "protecteur" américain, soviétique ou même, horreur, chinois ! Ils donc intérêt a garder des liens avec une France qui restera une puissance internationale d'ampleur quoique de second rang mais ne sera pas assez forte pour lui imposer ses volontés.
La France a bien vu avec les mésaventures nippones qu'il lui sera impossible de garder, par la force, le contrôle de la région. Cette solution lui permet de conserver tout a la fois une influence et des débouchés économiques.
Il y a fort a parier qu'elle servira ensuite de modèle pour les futurs processus d'indépendance de l'AEF, de l'AOF et, in fine, de l'AFN.
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“Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon)
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Braudelien



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 14:57    Sujet du message: Répondre en citant

D'accord! Je vois cela, ça me paraît à la fois raisonnable et réaliste. Mais question d'importance - resteront-ils en bleu sur les cartes? Very Happy

Par contre, j'ai du mal à voir en quoi ça pourrait servir de modèle à l'AOF... Imaginer un destin similaire au Vietnam et à la Gambie, a fortiori en FTL, me paraît mélanger un peu les nations et les serviettes. Je vais chercher sur le forum s'il y a un topic décolonisation, j'aurais dû déjà. Embarassed
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 14:57    Sujet du message: Répondre en citant

le poireau a écrit:
Les pays de l'Indochine gagneront bien leur indépendance rapidement après guerre. Mais dans le cadre d'un processus négocié et en conservant des liens avec la France (peut être dans le cadre d'une union française qui pourrait être une sorte de Commonwealth).
Au fond cette solution arrange tout le monde, vietnamiens comme français.

Les vietnamiens veulent leur indépendance, mais certainement pas retomber sous la coupe d'un "protecteur" américain, soviétique ou même, horreur, chinois ! Ils donc intérêt a garder des liens avec une France qui restera une puissance internationale d'ampleur quoique de second rang mais ne sera pas assez forte pour lui imposer ses volontés.
La France a bien vu avec les mésaventures nippones qu'il lui sera impossible de garder, par la force, le contrôle de la région. Cette solution lui permet de conserver tout a la fois une influence et des débouchés économiques.
Il y a fort a parier qu'elle servira ensuite de modèle pour les futurs processus d'indépendance de l'AEF, de l'AOF et, in fine, de l'AFN.



Comme je l'avais déjà expliqué, au sortir de la guerre, en Indochine, la France ne peut se maintenir qu'avec le soutient actif des populations locales. Toutefois, en international, et même sur le plan régional, les pays de l'Indochine ne sont que des bébés vagissants jetés dans une cour remplie de loups affamés... ceux qui prétendent vouloir les aider : la Chine, l'URSS et l'USA bavent un peu trop pour être honnêtes... comme la France n'a plus les moyens de les happer d'un coup de dent, ils ont tout intérêt à se ranger derrière elle. C'est une politique gagnant-gagnant !

Et avant que les nouveaux se disent " Sympa l'idée, dommage que personne ne l'ait eu à l'époque" que nenni, que nenni !

Hô Shin Minh : " Il vaut mieux avoir un tyran à mille kilomètre (la france) que mille tyrans à un kilomètre (la Chine" (c'est moi qui rajoute les noms des pays entre parenthèse) et "Il vaut mieux manger pendant dix ans la nourriture des Français que de manger pendant mille ans celle des Chinois".
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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 15:04    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
le poireau a écrit:
Les pays de l'Indochine gagneront bien leur indépendance rapidement après guerre. Mais dans le cadre d'un processus négocié et en conservant des liens avec la France (peut être dans le cadre d'une union française qui pourrait être une sorte de Commonwealth).
Au fond cette solution arrange tout le monde, vietnamiens comme français.

Les vietnamiens veulent leur indépendance, mais certainement pas retomber sous la coupe d'un "protecteur" américain, soviétique ou même, horreur, chinois ! Ils donc intérêt a garder des liens avec une France qui restera une puissance internationale d'ampleur quoique de second rang mais ne sera pas assez forte pour lui imposer ses volontés.
La France a bien vu avec les mésaventures nippones qu'il lui sera impossible de garder, par la force, le contrôle de la région. Cette solution lui permet de conserver tout a la fois une influence et des débouchés économiques.
Il y a fort a parier qu'elle servira ensuite de modèle pour les futurs processus d'indépendance de l'AEF, de l'AOF et, in fine, de l'AFN.



Comme je l'avais déjà expliqué, au sortir de la guerre, en Indochine, la France ne peut se maintenir qu'avec le soutient actif des populations locales. Toutefois, en international, et même sur le plan régional, les pays de l'Indochine ne sont que des bébés vagissants jetés dans une cour remplie de loups affamés... ceux qui prétendent vouloir les aider : la Chine, l'URSS et l'USA bavent un peu trop pour être honnêtes... comme la France n'a plus les moyens de les happer d'un coup de dent, ils ont tout intérêt à se ranger derrière elle. C'est une politique gagnant-gagnant !

Et avant que les nouveaux se disent " Sympa l'idée, dommage que personne ne l'ait eu à l'époque" que nenni, que nenni !

Hô Shin Minh : " Il vaut mieux avoir un tyran à mille kilomètre (la france) que mille tyrans à un kilomètre (la Chine" (c'est moi qui rajoute les noms des pays entre parenthèse) et "Il vaut mieux manger pendant dix ans la nourriture des Français que de manger pendant mille ans celle des Chinois".


J'entends bien, d'où l'idée d'un protectorat lâche/amitié proche entre les deux. À la rigueur une nouvelle-Calédonie OTL, avec le caoutchouc à la place du Nickel Razz
(d'ailleur, quel est l'État de l'éco viet après-guerre, otl? Catastrophique, non?)

Mais néamoins, je continue à penser que le Vietnam ne peut servir sur ce point de modèle pour le reste de l'empire. D'une, c'est de très, très, très loin la nation la plus structurée et la plus indépendantiste, à des années-lumières de l'AEF - quel idiot en 1945 FTL se dirait qu'il fallait faire la même chose à la Centrafrique qu'au Vietnam, sur ce point? Wink Ie il n'y a pas en 1945, otl comme ftl, d'indépendantisme en Afrique subsaharienne comparable à ce qu'il est au vietnam, sans même parler de nationalisme. De deux, historiquement sous la 4e rep la politique de la France a été plutôt axée sur l'intégration politique et la libéralisation - les indé débouchant finalement du refus d'engager les fonds nécéssaires au développement de l'Afrique sur un pied de véritable égalité avec la France, et de leur accorder une égalité juridique complète. Mais, en FTL - peut-on refuser ces deux choses?
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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 16:16    Sujet du message: Répondre en citant

5 octobre
Campagne de Birmanie

Côte birmane - Dans la journée, les Japonais ont l’occasion d’admirer (pour l’instant, sans perte) un nouvel oiseau de la RAF en mission Rhubarb, le Beaufighter IF. Les Beaufighter VI NF de chasse de nuit du Sqn 176 opéraient déjà en couverture de Rangoon et d’Imphal, mais la capitulation de l’Italie a permis d’envoyer en Birmanie deux flights de Beaufighter IF, chasseurs diurnes à long rayon d’action (le Beaufighter n’avait fait sur ce théâtre qu’une apparition courte – mais remarquée – en décembre 1941, aux alentours de Singapour).

Opération Tigertooth
Frontière ouest de la Thaïlande
– Aujourd’hui la colonne nord se regroupe. Le mot d’ordre de la journée est de rester cachés jusqu’au lendemain, ce qui permettra aux hommes épuisés de se reposer et à l’échelon médical de remplir sa mission. Plus au sud, les deux autres colonnes avancent maintenant en territoire thaï : leur objectif, baptisé Trafalgar Square, est au nord de Tha Sao. Il s’agit de couper cette route de ravitaillement japonais et de faire un maximum de dégâts à la voie de chemin de fer. Les éléments japonais qui ont accroché la veille la colonne C semblent avoir lâché prise. De fait, ils sont restés sur la route nord-sud, du côté birman de la frontière, ou ont regagné la côte.

Bangkok, 11h00 – Les bombardiers sino-américains et leur escorte reviennent à la charge. Les canonniers de la DCA thaïe, tombant de fatigue, servent leurs pièces avec des gestes d’automate, dans l’espoir qu’un obus chanceux parvienne à fracasser un des abominables oiseaux métalliques.
Cette fois, une dizaine de chasseurs Ki-43 renforcés par six Ki-44 – la fleur de la chasse thaïe – parviennent à l’altitude des bombardiers au moment où ceux-ci repartent vers la Chine. Mais ce sont dix-huit P-51 qui s’interposent (ceux du 75th FS ont été renforcés par huit P-51 du GC III/40). Deux Nakajima réussissent à s’extraire de la mêlée et foncent sur les boxes de quadrimoteurs, indifférents au mur de feu dressé par deux cents Browning de .50. Le premier, un Hayabusa, est déchiqueté rapidement. Le second, un Shoki, tirant sans discontinuer, réussit une passe frontale sur un B-17 ; le bombardier chinois, foudroyé, s’écrase – scandale ! – non loin du palais royal.
A l’arrière de la formation alliée, deux Ki-43 s’attaquent à un Liberator retardataire, dont un moteur est en panne. Tournoyant comme deux frelons enragés, ils le mitraillent jusqu’à ce qu’un des Nakajima vienne encastrer son aile dans la profondeur gauche du B-24. Le pilote thaïlandais réussit à sauter en parachute, mais il n’en est pas de même pour l’équipage américain, dont l’avion s’écrase à proximité du Wat Pho (Temple du Bouddha couché) sans mal pour le monument.
Pendant ce temps, les autres chasseurs thaïlandais, après avoir perdu quatre des leurs en échange d’un seul Mustang, quittent les lieux du combat. En rentrant à leur base, ils constatent que la capitale semble avoir été frappée par deux démons du feu géants. Autour du port et de la gare, deux brasiers flambent sauvagement, en apparence indifférents aux efforts acharnés des pompiers et des volontaires essayant de les endiguer. Beaucoup d’habitants piégés par les flammes se réfugient le long des berges de la Chao Phraya, espérant trouver un abri sûr, mais des mouvements de panique provoquent des cohues où des malheureux finissent piétinés ou noyés.
Dans le cœur des habitants épargnés s’insinue peu à peu une colère et un ressentiment grandissant : envers les « Farangs » qui s’acharnent sans raison apparente contre leur cité, envers les Japonais dont la soif de conquête provoque la ruine et la destruction de leur pays, mais aussi et surtout envers le gouvernement et son Premier ministre, incapables de les défendre !
………
22h00 – Les sirènes de l’alerte civile affolent les habitants, puis les bombes commencent à tomber sur le quartier du port. L’électricité a été coupée dans les rues, mais cette mesure n’a que peu d’effet sur la précision des bombardements, car certains incendies allumés la veille ou le matin même ne sont toujours pas éteints, facilitant le travail des Halifax.
Pourtant, moins de bombes touchent la capitale que la nuit précédente. En effet, les Wellington qui accompagnaient la veille les Halifax ont été remplacés par des C-47, qui ont quitté les bombardiers après avoir passé la frontière pour aller parachuter du ravitaillement destiné à la brigade de Wingate.

Campagne d’Indochine
Laos
– Enragé par la lenteur de son avance, sans cesse gênée par des escarmouches contre des adversaires si méprisables qu’ils s’enfuient chaque fois, le général Yuzo Matsuyama, commandant la 56e Division d’Infanterie de l’Armée Impériale, décide de prendre des mesures d’exception. Les jours précédents, il a fait réquisitionner de nombreux bateaux : une forte avant-garde va se rendre à Vientiane par le Mékong !
L’escadre ainsi réunie est des plus pittoresques. Sampans et jonques légères entourent une grosse péniche à moteur, prise de haute lutte aux Colonisateurs détestés. Ce navire amiral improvisé transporte la plus grande partie du matériel de l’expédition, mais les munitions seules ont gagné la cale. Les caisses de vivres et de matériels divers ont été empilées le long des bastingages, transformant le bateau en forteresse flottante. Des FM pointent un peu partout entre les caisses et la plage avant accueille des bacs remplis de sable qui permettront de faire usage des mortiers sans brûler le pont de bois.
L’embarquement prend une grande partie de la journée et les bateaux appareillent finalement vers 16h00.

Guerre sino-japonaise
Mise en place
Jiangxi
– Sur l’ordre du général Wang Lingji (30e Armée), les généraux Xu Wenyao (27e Division) et Zheng Dongguo (200e Division Blindée) font faire mouvement vers l’est à leurs troupes, qui se concentrent face aux lignes japonaises, juste devant Xinyu.


6 octobre
Campagne de Birmanie
Les forces en présence

XVe Corps Indien, Lt-général William “Bill” Slim
- 8e Division Indienne, major-général Harvey (17e, 18e et 19e Brigades Indiennes)
- 14e Division Indienne, major-général W.L. Lloyd (47e, 48e et 49e Brigades Indiennes)
- 19e Division Indienne, major-général Thomas Wynford-Rees (23e, 26e et 98e Brigades Indiennes) [renfort venu de la garde des lignes de communication]
- 5e Division d’Infanterie britannique, major-général H.P.M. Berney-Ficklin (13e, 15e et 17e Brigades)
- 1ère Division Birmane, major-général Bruce-Scott (1ère Brigade Birmane, 55e Brigade Indienne)
………
Réserves de la 9e Armée
- 9e Armoured Brigade, Brigadier John Currie (3rd Hussars, Wiltshire Yeomanry, Warwickshire Yeomanry)
- 50e Indian Tank Brigade, Brigadier G.H.N. Todd
- Calcutta Light Horse
- Corps Expéditionnaire de la Force Publique du Congo Belge, major-général Auguste Gilliaert
- Groupe Wingate :
3e Division Indienne, acting major-général Orde Wingate (77e Brigade Indienne, 111e Brigade Indienne [renfort venu d’Inde], 3rd West African Brigade [de la 81st WA Division])
152e et 153e Bataillons de Gurkhas parachutistes
Note – Les Gurkhas parachutistes et la 77e Brigade sont engagés dans l’opération Tigertooth.
………
Ecole de la Jungle
- 13e Brigade Indienne
………
Voies de communication
- 11e East African Division, major-général Charles C. Fowkes
- 23e Division Indienne (37e, 62e et 64e Brigades Indiennes) [renfort venu d’Inde]
………
………
7e Armée japonaise
Au sud du front, la 9e Division d’Infanterie occupe le massif entre Thaton et Moulmein. Ayant fortifié les hauteurs, elle domine la plaine alluviale au nord du delta de la Salween et tient fermement la route entre Thaton et Pa-An avec son pont.
La 12e Division d’Infanterie (au centre du front) et la 55e Division d’Infanterie (au nord) tiennent chacune un segment de 30 km derrière la Salween entre Pa-An et les montagnes qui jouxtent la frontière thaïe. Ces deux divisions ont été en grande partie reconstituées (à 90 % de leur dotation nominale) après la défaite de février, par l’arrivée de renforts et le transfert de troupes de la 71e DI.
La 71e Division d’Infanterie, qui n’est qu’à 70 % de ses effectifs, est en réserve tout en jouant un rôle de surveillance côtière, car elle est déployée le long de la côte jusqu’au sud de Tavoy, sur environ 200 kilomètres.

Opération Tiger
06h00, front de la Salween
– L’enfer se déchaîne sur le nord du front lorsque les canons de la 19e Division Indienne, renforcés par ceux de la 1ère Division Birmane, tirent sur les positions de la 55e Division japonaise, de l’autre côté de la rivière. Puis de nombreuses embarcations se détachent de la rive ouest, tandis que la chasse alliée multiplie les patrouilles de couverture sur le secteur. Ebranlés, incapables de couvrir un front bien trop long, les Nippons ne peuvent empêcher des éléments des deux divisions du Commonwealth de s’installer solidement sur la rive est de la Salween.
A l’état-major japonais, on s’inquiète d’autant plus que, plus au sud, la 12e Division est engagée sur son aile nord par la 8e Division Indienne. Le but de la manœuvre semble clair : couper la 55e de sa voisine afin de l’encercler. Il est décidé de contre-attaquer vers l’ouest pour maintenir l’intégrité du front tout en reculant sur de nouvelles positions défensives autour du goulet de Hlaingbwe. A la fin de la journée, la situation est rétablie, non sans pertes sensibles pour la 55e Division, et la 8e Division Indienne n’a pu conquérir sur la rive est qu’une fragile tête de pont.
Mais c’est tout le front de la Salween qui s’enflamme. Au sud, la 5e Division Britannique lance une attaque le long de la côte. Son objectif est de prendre le mont Thaton, qui domine la localité du même nom et verrouille tout le secteur jusqu’à Pa-An. Mais en dépit d’un appui aérien très actif, l’attaque est un échec. Les troupes de la 9e Division japonaise se sont très solidement retranchées depuis février et leur artillerie peut les soutenir, tirant de positions bien camouflées. Toute la nuit, les canons de la 5e DI britanniques et de la 14e Division Indienne pilonneront les positions ennemies.
Vers Ye et Tavoy, bien qu’en alerte, la 71e Division japonaise ne bouge pas. L’état-major de la 7e Armée continue à redouter un débarquement. La Marine lance plusieurs hydravions en reconnaissance (l’un d’eux sera abattu par un Beaufighter), mais sans rien repérer d’autre que quelques bateaux de pêche.

Opération Tigertooth
Frontière ouest de la Thaïlande
– Toute la journée du 5, les différents groupes de Chindits se sont mis en place. Au petit matin ils surgissent, parfois sous l’œil incrédule de paysans thaïs.
Au nord, Wingate et sa colonne W s’emparent avant midi de “Hyde Park” – l’agglomération de Tha Kha-nun. Après un bref affrontement avec les troupes locales, les dépôts sont incendiés et les rails, déboulonnés, sont tordus à la flamme façon “épingle de Sherman”.
Au sud, les colonnes A et C atteignent “Trafalgar Square”, s’emparant de la route et du chemin de fer au nord-ouest de Tha Sao. La colonne C se met en position défensive et commence son œuvre de démolition, pendant que la colonne A continue son chemin vers le nord le long de la route pour s’emparer de différents ponts et ouvrages d’art. Il y a peu de pertes, car les Chindits ne se heurtent qu’à quelques éléments ennemis, lors d’accrochages ponctuels. Les P-38 couvrent la manœuvre toute la journée et, peu avant le coucher du soleil, un appareil léger arrive à se poser pour la première EVASAN de la campagne.
La surprise est complète. La principale artère du ravitaillement japonais pour le front de Birmanie est coupée. Elle l’est d’autant plus qu’à la nuit tombée, des C-47 parachutent le gros des 152e et 153e bataillons de Gurkhas parachutistes à l’extrémité nord de la vallée, dans le secteur du col des Trois Pagodes (“Buckingham Palace”).

Campagne d’Indochine
Hanoi, 05h00
– Les soldats japonais tenant l’hôpital, dans la partie sud de la ville, sont pris à partie par des « rebelles » qui ont pris position dans des immeubles proches. Deux A6M2-N “Rufe” et deux F1M “Pete” se hâtent de venir leur prêter main-forte. Les bombes de 60 kg, les balles et les obus rétablissent la situation des assiégés, mais les pertes au sol sont lourdes, de part et d’autre, mais aussi dans la population civile.
Les jours qui suivent, les hydravions décolleront à l’aube et au crépuscule, pour éviter les rencontres avec les chasseurs alliés, et effectueront plusieurs missions d’appui du même genre, mais contre des objectifs urbains mal délimités et mal éclairés. Une bien faible riposte aux attaques aériennes des Alliés.

Ha-Dong (au sud de Hanoi), vers 14h00 – Le lieutenant Owaza Saito se laisse tomber derrière la digue dès le début de la rafale de FM. Les petits geysers d’eau boueuse qui naissent dans la rizière non loin lui confirment qu’il n’a pas réagi une seconde trop tard. Ses hommes, aussi crottés que lui, restent flegmatiques. Ils ont l’habitude et déjà le sergent Hasegawa houspille la 2e Section pour tenter un débordement. Ce sera pour rien, comme d’habitude – l’ennemi doit déjà être en train de se replier. C’est comme ça depuis quatre jours. Patrouilles accrochées (comme celle du lieutenant Ozawa), positions harcelées, sommeil impossible, les Viets cherchent à épuiser la garnison de Ha-Dong.
Cependant, cette fois il y a quelque chose de différent… L’ouïe du lieutenant lui jouerait-elle des tours ? C’est bien un bruit de moteur ! Owaza agrippe ses jumelles quand un sifflement bien reconnaissable déchire l’air.
– Obus, dispersez-vous !
Mais les Japonais ne sont pas visés. Deux explosions secouent le bosquet d’où tirait le FM des Vietminh. Se retournant, Owaza braque ses jumelles dans la bonne direction et aperçoit les silhouettes de soldats japonais, escortés par deux tanks Type 95 Ha-Go et une tankette de reconnaissance Type 97 Te-Ke. Le tout est soutenu par le tir d’une paire de canons de 75 installés sur la colline. Cette fois, les rebelles ne s’en tireront pas à bon compte ! L’ennemi n’a ni artillerie, ni tank…
Hélas, il a une radio !
Une heure plus tard environ, alors que les soldats japonais pensent avoir encerclé leurs adversaires et s’apprêtent à les éliminer, des rapaces surgissent du ciel du Tonkin. Ce sont six B-25 escortés par autant de P-40, et le tir des quelques mitrailleuses anti-aériennes dont disposent les Japonais ne les intimide pas le moins du monde.
Les bimoteurs attaquent et la colline où s’étaient installés les canons se mue en volcan. Les tanks disparaissent au milieu des cratères de bombes et des explosions. Puis les chasseurs basculent sur l’aile pour plonger vers la terre et faire cracher leurs six 12,7 mm sur les fantassins japonais.
Owaza, le cœur brisé, regarde tomber ses hommes. Les lignes d’impacts font rejaillir l’eau boueuse des rizières et éclatent de sang lorsqu’elles heurtent la chair. Les soldats, ses soldats, tombent en pleine course, déchirés comme des fleurs de cerisier par la tempête. Ils boulent dans la glèbe étrangère tandis que les avions à gueule de requin plongent et replongent sans cesse sur les hommes qui courent en tous sens. Du ciel croirait-on sans doute regarder une fourmilière éventrée par un enfant…
– Mais que font nos aviateurs !
Ce cri s’achève dans le sang comme le lieutenant s’effondre au milieu de ses hommes, le torse broyé par une rafale de .50. Les aviateurs de l’Armée Impériale, que Radio Tokyo a baptisé les Aigles Sauvages, ne sont pas au-dessus de Ha-Dong.
………
Hanoi, même heure – Jouant à cache-cache entre les nuages bas, le lieutenant Anderson pilote son Mustang de métal comme son grand-père cow-boy chevauchait ses montures à quatre pattes. Devant lui, un Nakajima Ki-43 tente de lui faire lâcher prise, mais son pilote est un débutant et ses manœuvres maladroites. Affolé, il plonge dans la haute tour d’un cumulonimbus, espérant sans doute y entraîner son poursuivant.
– Mauvais choix, mec !
Au lieu de le suivre, Anderson va l’attendre à la sortie. Il sait que, brutalement secoué par les torrents de pluie, l’Oscar ne va pas tarder à émerger du nuage. Il contourne celui-ci, scrutant l’air entre les masses nuageuses. Il relève ses lunettes de vol à verres orangés et aperçoit soudain sa proie qui vient de surgir, là, plus bas que prévu. Il bascule son appareil, plonge vers la droite, aimanté par les cercles rouges sur les ailes de son adversaire. Automatiquement, il calcule la déflexion et vise un point en avant du Ki-43.
– Sayonara, sucker !
Anderson écrase le bouton de tir, ses six Browning M2 font ruer le Mustang et devant lui, tout près, il voit les balles de .50 ravager le fuselage et la verrière du chasseur japonais. A-t-il vraiment vu le sang jaillir ou l’a-t-il seulement imaginé ? Il jette un regard presque triste vers l’appareil qui plonge vers le sol. Pas de parachute…
Une voix dans les écouteurs de son casque le rappelle à la réalité, la bataille continue autour de lui. Les B-24 venus de Chine bombarder l’hydrobase appellent à l’aide. Un coup d’œil sur son compas et il file vers le nord-ouest. Emergeant des nuages, assez bas, il aperçoit le pont Paul-Doumer sur sa droite et la grande île au milieu du Fleuve Rouge. Une explosion fait frémir le chasseur tandis que des flocons noirs éclosent autour de lui ! La batterie de DCA du pont l’a repéré, mais elle est déjà loin derrière.
Au-dessus de la surface irisée du grand lac se détache un point brillant suivi d’une longue trainée noire. Un chasseur brûle et tombe. Il s’écrase un peu à l’ouest de Truc Bach. Ami ou ennemi ? Il le saura peut-être… s’il survit. Anderson serre les dents et se jette à nouveau vers l’enfer : un ciel envahi de traçantes où les chasseurs alliés s’efforcent de tenir à distance des bombardiers une nuée de chasseurs, dont quelques hydravions. Les Japonais s’accrochent, mais la puissance est clairement du côté allié.
Que font les Aigles Sauvages ? Ils luttent pour leur survie dans le ciel d’Hanoi.

Guerre sino-japonaise
Opération Zhulin
Xinyu (Jiangxi), 03h00
– Les lignes japonaises sont la cible d’un barrage d’artillerie massif (selon les critères locaux), résultat de la concentration des tubes de l’artillerie organique de la 27e Division et du 52e Régiment d’Artillerie de la 200e DB. Il s’interrompt au bout de peu de temps– les Chinois n’ont pas tant de munitions – mais les Japonais voient alors arriver sur eux des chars M3 Stuart, fer de lance de 200e DB, laquelle est engagée au combat dans sa totalité pour la première fois depuis juillet 1942. Les chars sont suivis des half-tracks M3 flambant neufs du 600e Rgt d’Infanterie Motorisée.
Dans ce secteur, les défenseurs japonais – le 218e Rgt de la 34e Division – n'ont guère de moyens antichars à opposer à la percée chinoise. De surcroît, sous-équipé en camions, le 218e Rgt se retrouve rapidement débordé sur ses flancs nord et sud : à la mi-journée, Xinyu est menacée d’encerclement.

Wuhan (Hubei) – Au même moment, le général Sun Du lance à l’assaut les trois divisions de sa 1ère Armée. A l’aube, ses éléments avancés arrivent au contact des lignes de la 3e Division japonaise près du bourg de Dandian, sur le Yangzi en aval de Wuhan, une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Huanggang.

Bengbu (Anhui) – Cette localité est éloignée du front – les éléments de réserve de la 13e Armée japonaise sont d’autant plus désagréablement surpris de voir surgir par l’est la 2e Division de la Nouvelle 4e Armée chinoise, qui opérait jusqu’alors dans le maquis du Jiangsu. Coordonnée avec des partisans locaux qui déclenchent un soulèvement dans la ville, l’attaque bouscule les Japonais qui, au bout de quelques heures, ne contrôlent plus que la caserne, l’hôtel de ville et le poste de police. Le général Peng Dehuai ne s’arrête pas en si bon chemin : tandis que la 2e Division reste à Bengbu pour venir à bout des derniers défenseurs, les 1ère, 3e, 6e et 7e Divisions avancent vers l’ouest et la ligne de front. Prudent, il maintient sur ses arrières les 4e et 5e Divisions. Il est sans doute utile de rappeler ici que ces divisions ne seraient sans doute que des régiments dans la plupart des armées occidentales…

Nanjing – L’état-major japonais ne tarde pas à comprendre qu’il s’agit d’une offensive de grande ampleur dont l’objectif est l’encerclement du saillant de Wuhan, mais hésite quant aux renforts à envoyer à sa 11e Armée : déplacer la 13e Armée, actuellement basée dans la région de Nanjing, ne revient-il pas à s’exposer à un mouvement des forces du général Peng vers le sud – donc vers la capitale chinoise, occupée par les forces japonaises ? Il est finalement décidé d’envoyer à Wuhan les 22e et 116e Divisions.


7 octobre
Campagne de Birmanie
Opération Tiger

Pendant la nuit, des éléments de la 8e Division Indienne ont traversé la Salween à la nage pour neutraliser les postes avancés au nord de Pa-An et faciliter l’attaque lancée à l’aube par la division pour s’emparer du pont. Cependant, cette localité est vitale pour les Japonais et ils le savent ! Toute la journée et la nuit qui suit, les combats font rage dans la petite ville et tout autour, on se bat souvent au corps à corps. Comme en témoignera le sergent J.Q. Higgins dans ses Mémoires : « J’ai perdu le compte des charges banzai lancées par les Japonais après la huitième. La seule chose qui me préoccupait était de tirer le plus vite possible – il y avait toujours trop de cibles –, de recharger mon arme et de recommencer. »
Bien que les combats aient lieu à la jonction de deux divisions japonaises, la 12e et la 9e, cette dernière n’intervient pas. En effet, elle doit faire face à une attaque en tenaille lancée un peu au nord de Moulmein par la 5e DI britannique et la 14e Division Indienne. Celles-ci tentent une nouvelle fois de s’emparer de ce qu’un officier anglais helléniste (et amateur d’humour noir) a surnommé le mont Thanatos. Mais si, dans la plaine, les troupes du Commonwealth avancent d’environ 8 km, sur les pentes du Thaton, les pertes sont lourdes pour des résultats médiocres : au soir, la 9e Division nippone tient toujours l’essentiel des hauteurs, empêchant les deux divisions britanniques de menacer Moulmein.
Le long de la partie nord du front, la 19e Division Indienne et la 1ère Birmane attaquent avec acharnement, mais sans réussir à percer le front de la 55e Division japonaise. Cependant, dans ce secteur, les faits marquants de la journée ne sont pas là. Ce sont deux mouvements réalisés aussi discrètement que possible, sous une solide couverture de chasse qui écarte les avions de reconnaissance importuns.
D’une part, le corps expéditionnaire de la Force Publique belge se dirige vers le nord par la route. D’autre part, la 3e Brigade Ouest-Africaine (3rd West African Brigade, de la 81e West African Division), qui a été rattachée à la nouvelle 3e Division Indienne d’Orde Wingate, se glisse à l’aile gauche du front britannique. Là, elle emprunte une petite vallée qui court vers le nord-nord-est jusqu’à moins de 10 kilomètres de la frontière thaïlandaise.
A l’autre bout du front, le long de la côte, la 71e Division japonaise reçoit l’ordre de concentrer un régiment d’infanterie et son régiment d’artillerie (ou ce qui en reste) au sud de Ye. Ce mouvement commencera à la nuit tombée car, toute la journée, les Hurricane III de la RIAF ont fait parler la poudre le long de la route côtière.

Opération Tigertooth
Arrivés dans la nuit, les Gurkhas parachutistes se sont patiemment déployés autour du camp de prisonniers des Trois Pagodes. A la pointe de l’aube, ils lancent l’assaut ! Ce sera le fait d’armes le plus fameux de la campagne, qui servira d’inspiration plus tard aux commandos alliés dans le Pacifique pour s’emparer de camps similaires. En moins de trente minutes d’une attaque furieuse, plus de trois cents Japonais sont massacrés (beaucoup d’entre eux brûlés dans l’incendie de leurs casernements). Il faut préciser que les gardes du camp, n’imaginant pas une attaque de l’extérieur, ne surveillaient pas les abords. Les Népalais n’ont qu’un mort et une douzaine de blessés, et il n’y a aucune perte chez les prisonniers – près d’un millier. Bien que tous soient très affaiblis, beaucoup ne tarderont pas à s’emparer d’une arme pour faire le coup de feu avec leurs libérateurs. Pas moins de trois Victoria Cross seront distribuées lors de cette action.
Dès le lever du jour, les Chindits commencent à incendier les dépôts de matériel le long de la frontière birmano-thaïlandaise. Bien que le pont des Trois Pagodes ait reçu un mois plus tôt la visite de la RAF, le trafic continuait grâce à de petits bacs à fond plat. Par chance, tous sauf deux sont du coté thaï de la frontière, c’est-à-dire du côté des hommes de Wingate, ce qui limite temporairement les risques d’une contre-attaque japonaise de ce côté.
………
Un peu plus au sud, près de “Hyde Park” (Tha Kha-nun), la colonne W a repoussé dans la journée une molle contre-attaque. Dans ce secteur, un officier japonais a rassemblé différents éléments pour en faire une unité improvisée de l’ordre d’un bataillon pour tenter de reprendre Tha Kha-nun. Son échec, dû d’abord à une infériorité numérique flagrante, montre une fois de plus la validité des théories de Wingate concernant ce théâtre d’opérations.
A l’extrémité sud de la 77th Brigade, la colonne Alexander s’est mise en posture “défense et démolition”. La colonne Cooke est passée devant dans sa marche vers le nord. En fin de journée, elle n’est plus qu’à une quinzaine de kilomètres de Tha Kha-nun.
………
Dans la journée, les Chindits ont subi plusieurs attaques aériennes, dont la plus puissante était un raid mené par une quinzaine de Ki-21, couverts par des Ki-43. Mais le harcèlement mené par de petits groupes de Ki-51 “Sonia” et par quelques Ki-30 “Ann” thaïs est sans doute plus dangereux, tandis que les mitraillages et les bombes légères des Ki-27 “Nate” de la RTAF ne sont qu’une simple nuisance. Cependant, les dragons à deux queues veillent au grain et les Nippo-Thaïlandais déploreront la perte d’un Ki-21, deux Ki-27 et trois Ki-51 contre celle d’un seul P-38H du 459th FS. Le pilote malheureux sera d’ailleurs récupéré par les Chindits et terminera la campagne avec eux comme contrôleur aérien avancé.

Bangkok, 15h00 – Alors que les nouvelles du front sont inquiétantes, les Japonais mobilisent pourtant une quinzaine d’appareils pour une sorte de défilé aérien au-dessus des quartiers bombardés de la capitale. Il s’agit de montrer aux Bangkokois (et surtout à leurs dirigeants) que le Japon n’oublie pas son allié. La Marine comme l’Armée ont tenu à participer à cette petite opération séduction, mais bien entendu, les deux unités concernées sont basée sur deux aérodromes différents : les bimoteurs Kawasaki Ki-45 Toryu (Nick) du 5e Hikoshidan sur une piste annexe de Don Muang (propriété de la RTAF), les Mitsubishi A6M3 Reisen (Zeke/Zéro) du 331e Kokutai sur le terrain sommairement aménagé d’U-Tapao (appartenant à la RTN), non loin de Sattahip.
Au même moment, Tokyo annonce officiellement au gouvernement thaï, par les voix de son ambassadeur et de son attaché militaire, que des renforts en avions vont être envoyés immédiatement aux escadrilles thaïlandaises, presque exsangues. Cependant, personne n’a précisé la quantité des dits renforts, ni le type des appareils concernés... En attendant, les pilotes nippons à présent basés autour de la capitale sont convaincus de prouver à leurs infortunés et courageux camarades de quel bois se chauffent les aviateurs du Soleil Levant si les Occidentaux ont l’outrecuidance de revenir sur les lieux de leur crime.

Bangkok, 21h00 – C’est dans le plus grande discrétion que le Régent du royaume rassemble au Palais les représentants de l’Armatha – c’est à dire des élites économiques traditionnelles qui contrôlent le pays. Leurs délibérations se prolongent jusque tard dans la nuit. Un Occidental peu au fait des us et coutumes locales mais bénéficiant d’une traduction des débats croirait sans doute à un échange de propos lénifiants et ne menant nulle part. En réalité, cette réunion marque un tournant capital de la politique thaïe, que beaucoup comparent aujourd’hui au “coup de la Toussaint” qui a eu lieu à Rome un an plus tôt, presque jour pour jour, le 1er novembre 1942, lors de la réunion du Grand Conseil fasciste. Avec cette différence que si Mussolini était alors présent, en ce 7 octobre 1943, le Premier ministre Phibun est absent, bien que ce soit son sort qui se joue…

Campagne d’Indochine
Aérodrome d’Hanoi, 08h30
– L’état-major du 3e Hikodan se réunit à nouveau, dans une atmosphère anxieuse. En fait, la réunion a commencé à 07h00, pour être aussitôt interrompue par une alerte aérienne. C’est une des raisons de l’inquiétude latente, mais il y en a d’autres. Les dernières nouvelles provenant de Birmanie et de Thaïlande n’améliorent guère l’humeur du général Kuwana. De plus, en tendant l’oreille, on peut entendre la rumeur des combats en ville. Le bâtiment a des allures de château assiégé. Les fenêtres de la salle de réunion sont barricadées et gardées par des soldats et tous les officiers ont un Nambu Type 14 au ceinturon dans l’éventualité d’un assaut des rebelles, plusieurs ont même pris leur katana.
Comme l’explique le général, l’objectif est à présent de maintenir une posture défensive suffisamment solide au-dessus de Hanoi, Haiphong et Hoa Binh pour empêcher l’aviation alliée d’avoir la maîtrise du ciel et pour pouvoir continuer à soutenir les troupes au sol. Les autres participants approuvent, sans souligner ce que tous savent, c’est à dire que les forces disponibles (auxquelles on ne saurait ajouter les quelques unités de la Marine !) sont à peine suffisantes pour cette tâche déjà minimale. Heureusement, le fait de devoir se battre au-dessus de leurs bases confère un avantage aux pilotes nippons, alors que les Occidentaux doivent parcourir un long chemin avant de combattre. De plus, ils sont obligés de tenter de soutenir l’insurrection dans toute l’Indochine, mais ils ne peuvent pas être partout. D’ailleurs, la meilleure nouvelle évoquée au cours de la séance est l’interruption presque totale des raids ennemis sur le Laos. En conséquence, l’avancée de la 56e Division se heurte à moins de difficultés.
Pour l’instant, il faut tenir, en espérant que des renforts substantiels soient enfin envoyés par Tokyo. Attitude peu glorieuse pour un samouraï, mais tout autre choix conduirait à une défaite infamante…

Dien-Bien-Phu – La 108e Division vietnamienne commence à quitter son cantonnement de la base Epervier. Une longue colonne d’hommes et de petits chevaux tirant des attelages de fournitures ou de légers canons de 65 mm prend la route du Tonkin. On n’attend pas son arrivée sur le front avant vingt jours. A l’exception des unités en cours de reconstitution ou à l’entraînement, Dien-Bien-Phu s’est vidée de toutes ses formations combattantes.

Laos – La flottille des bateaux réquisitionnés par les Japonais avance lentement sur le ventre boueux du vieux Mékong. Écrasé par la chaleur et la moiteur de l’air, les soldats du Tenno se laissent aller à une étrange langueur. Les berges sont vides sur des kilomètres et lorsqu’un maigre village émerge du rideau de verdure, on ne voit que quelques paillotes qui semblent à l’abandon. Les fusils se relèvent parfois quand une agitation suspecte – comment une agitation pourrait-elle être autre chose que suspecte ? – fait sursauter les sentinelles sur le pont des navires. Cependant, les arbres chargés de lianes ne découvrent que des singes moqueurs se disputant sous les frondaisons.
Le major Tomiya n’arrête pourtant pas d’arpenter le pont, cinglant ses bottes du fourreau de son sabre. Il ne retourne à la cabine de pilotage que pour écouter la radio. A terre, les choses ne se passent pas bien. La 56e Division peine à avancer. Les routes sont sabotées et l’avant-garde est tombée à deux reprises dans une embuscade.

Guerre sino-japonaise
Opération Zhulin
Jiangxi
– Les Japonais tiennent toujours Xinyu, mais ils sont à présent encerclés par les forces de Xu et de Zheng. Ceux-ci décident d’exploiter avant l’arrivée de renforts ennemis et poursuivent leur avance vers Nanchang, distante d’une centaine de kilomètres. Le fait de disposer de half-tracks et de camions américains en nombre suffisant, une première dans ce conflit où les Chinois étaient jusqu’alors constamment handicapés par un manque chronique d’équipement et surtout de véhicules, donne à leurs forces une mobilité dont ils comptent bien profiter. Ce beau matériel fait également des merveilles pour le moral des soldats chinois, qui jusqu’à récemment devaient s’estimer heureux quand ils disposaient d’un fusil par homme.
Dans la région de Wuhan, constatant que Huanggang est menacée, les Japonais décident d’utiliser la 22e Division, qui vient de partir de Nanjing par voie fluviale, pour renforcer la 3e Division. La 116e poursuivra en amont du Yangzi jusqu’à Wuhan.
En soutien à l’offensive chinoise, 18 B-24 américains escortés de 22 P-51 bombardent Wuhan (un Liberator est abattu par un coup heureux de la DCA).

Nanjing – De son côté, la ROCAF lance un raid sur la capitale. Quinze 15 B-25 escortés par 23 P-40 ont décollé de Changsha (les chasseurs sont munis de réservoirs supplémentaires). Il s’agit surtout d’une opération à caractère psychologique – faisant fi de la DCA et de la chasse adverse, les appareils de la ROCAF attaquent à basse altitude afin que leurs cocardes frappées du soleil blanc à douze branches soient bien visibles de la population – mais ce bombardement ajoute à la confusion de l’état-major japonais, qui se met à craindre que les Chinois aient l’intention d’étendre leurs opérations à la basse vallée du Yangzi.
Cette crainte sera vite dissipée. Malgré dont l’exploit du capitaine Zang Xilan, qui passe au statut d’as avec deux nouvelles victoires confirmées, la ROCAF paye un prix trop élevé (six B-25 et sept P-40 perdus, en échange de six Ki-43) pour renouveler l’exploit de sitôt. Mais le quartier des ministères et l’aérodrome ont été durement touchés et l’objectif de propagande est atteint : la population de la capitale occupée a vu des avions chinois contester la maîtrise du ciel aux Japonais pour la première fois en cinq ans.


Dernière édition par Casus Frankie le Mar Aoû 16, 2016 10:25; édité 1 fois
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solarien



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

D'ailleurs, OTL, quand les représentants du gouvernement français sont arrivés en Indochine en 1945-1946, un accord fut passé avec Ho Chi Minh pour que a terme le Viet Nam devienne un état indépendant mais allié économique de la France.
Des colons et quelques hommes politiques ont fait échouer cela.

FTL, le gouvernement a compris qu'il ne pouvait plus contrôler autant de territoire, mais qu'en passant des accord économique, politique et militaires, il pouvait continuer a avoir une "emprise" sur les pays nouvellement formés.
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Hendryk



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 16:54    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Comme en témoignera le sergent J.Q. Higgins dans ses Mémoires :

Celui-là même qui s'installera à Hawaï pour y passer sa retraite?
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Finen



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 17:09    Sujet du message: Répondre en citant

solarien a écrit:
D'ailleurs, OTL, quand les représentants du gouvernement français sont arrivés en Indochine en 1945-1946, un accord fut passé avec Ho Chi Minh pour que a terme le Viet Nam devienne un état indépendant mais allié économique de la France.
Des colons et quelques hommes politiques ont fait échouer cela.

FTL, le gouvernement a compris qu'il ne pouvait plus contrôler autant de territoire, mais qu'en passant des accord économique, politique et militaires, il pouvait continuer a avoir une "emprise" sur les pays nouvellement formés.


C'est l'accord mené par Le général Leclerc et dénoncé par les faucons, d'Argenlieu en tête sur le terrain, et par ceux qui, à Paris, voulaient redorer le blason de la république sur le dos des "maquisards" vietnamiens

Toute l'affaire est ici: http://www.anai-asso.org/NET/document/le_temps_de_la_guerre/la_guerre_dindochine/leclerc_en_indochine/index.htm
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 17:34    Sujet du message: Répondre en citant

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patzekiller



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 19:22    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
Casus Frankie a écrit:
Comme en témoignera le sergent J.Q. Higgins dans ses Mémoires :

Celui-là même qui s'installera à Hawaï pour y passer sa retraite?


on en avait déjà parlé à l'époque Wink
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Archibald



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MessagePosté le: Dim Aoû 14, 2016 19:35    Sujet du message: Répondre en citant

solarien a écrit:
D'ailleurs, OTL, quand les représentants du gouvernement français sont arrivés en Indochine en 1945-1946, un accord fut passé avec Ho Chi Minh pour que a terme le Viet Nam devienne un état indépendant mais allié économique de la France.
Des colons et quelques hommes politiques ont fait échouer cela.


Mention spéciale à Thierry D'Argenlieu, le brillant imbécile qui a eu l'idée de faire bombarder Haiphong par les canons du croiseurs Suffren, 3000 morts et le début de la guerre.
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