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6 au 30 septembre 43 hors Dragon
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Juin 15, 2016 10:40    Sujet du message: 6 au 30 septembre 43 hors Dragon Répondre en citant

(suite du travail de Patzekiller sur l'Italie)

6 septembre
La campagne d’Italie
Opération Buffalo
Front italien
– L’infanterie du CCA de l’Old Ironside pénètre dans Pise, où tous les ponts ont sauté. Plus à l’est, la 36e DI-US a entrepris de réduire les positions sur la Verruca (600 m), qui sépare Pise de Lucques, dont les défenses sont en train d’être prises à revers par son 143e RI. Ce dernier, qui a franchi l’Arno la veille, atteint le village de Buti.
De l’autre côté de la vallée, le 135e RI de la 34e DI-US s’avance sur les reliefs et dépasse, sur les arrières des défenses allemandes, les “Quatre Chemins” (le croisement des Routes 8 et 25). Au centre, le CCB de la 1st Armored profite de l’ouverture et culbute les derniers défenseurs de Bientina pour arriver sur un nouveau “charodrome”, au sud-est de Lucques. Le CB a relayé la Task Force Bender, qui remonte l’Arno vers le nord-est et atteint Fucecchio. Plus loin, le 168e RI de la 34e DI-US débouche des collines, au sud de Castelfranco di Sotto.
Le 139e RI de la 47e DI Bari atteint Sanminiato, à la sortie des reliefs, tandis que le 140e RI, flanquant toujours l’aile gauche de la Friuli, borde enfin l’Arno.
Le 87e RI de la 20e DI Friuli entre dans Empoli, que les Allemands ont déserté, non sans y laisser leur habituel lot de mauvaises surprises à leurs poursuivants. Le 88e RI connaît aujourd’hui son heure de gloire en payant le prix du sang : non seulement il prend le village de Montelupo Fiorentino, mais surtout il franchit l’Arno de vive force, au pied de la principale ligne de défense allemande.
Le 186e Para de la Folgore se heurte au dispositif allemand entre les Routes 4 et 98, dans les forêts et les petites collines. De même, la Cuneense cherche la faille au sud de Tavernuzze et autour de Strada in Chianti.
L’état-major allemand sait qu’il ne va pas pouvoir tenir Florence encore bien longtemps. La ligne Lydia n’est après tout qu’une position avancée : l’ordre d’évacuer sur la Gotenstellung est donc donné, mais pour couvrir la retraite des fantassins de la 356. ID, la 29. PzGD lance une contre-attaque contre la 6e BMLE. L’appui des “Sangliers” de l’aviation belge et de l’artillerie de corps d’armée permet aux légionnaires de tenir leurs positions à l’est du hameau d’Antella.
La Brigade Richard, de son côté, arrive à s’emparer du hameau de Villamagna, qui domine l’Arno en amont de Florence.
………
Sur le front britannique, le 48e Highlander recolle à la ligne de défense allemande, mais il est trop éprouvé pour continuer à avancer. Plus à l’est, les 3e et 4e Armoured Brigades tentent de donner un dernier coup de collier pour franchir la ligne de part et d’autre du hameau d’Aceviese, mais elles sont sèchement repoussées sur leurs positions de départ : les Churchill I et II, s’ils sont bien protégés, sont trop faiblement armés pour traiter des fortifications. On parle d’une nouvelle variante à canon de 75, mais elle ne semble pas près d’arriver sur le front italien.
La 2e Division Sud-Africaine ne peut, elle non plus, avancer davantage, d’autant qu’elle ne bénéficie d’aucun appui blindé. Sa 4e Brigade, qui a été en pointe le long de la côte, est passée en réserve et doit combler ses pertes, tandis que la 5e Brigade est engluée dans des combats de rues dans et autour de Senigallia.
………
Dans les airs, le Captain Mc Kenzie et le Flight Lieutenant Gasson, du Sqn 92, ajoutent chacun une victoire à leurs tableaux de chasse respectifs.


7 septembre
La campagne d’Italie
Opération Buffalo
Front italien
– L’infanterie du CCA de la 1st Armored progresse dans les rues de Pise. Cette progression est facilitée par le décrochage allemand, à la suite du début de percée réussi par les Américains à l’est, le long de la Route 3.
Dans ce secteur, le 142e RI de la 36e DI-US, accompagné du 601e Tank Btn, a maintenant franchi l’Arno et progresse sur la “verrue”, en dépit de nombreux accrochages avec les Fallschirmjägers en retraite. En général, les GI’s progressent jusqu’à l’accrochage suivant et font alors intervenir les tank destroyers en appui d’infanterie. Ces derniers emportent depuis le début de l’opération une dotation supplémentaire d’obus HE pour pouvoir traiter les fortifications. Tout juste les officiers se plaignent-ils de l’usure accélérée des tubes… mais l’intendance suit. A l’état-major, l’étude des rapports et comptes-rendus d’opération montrent que les M-10, dont la doctrine faisait l’arme antichar n°1, sont plus souvent utilisés en soutien d’infanterie. Le combat contre les panzers repose, qu’ils le veuillent ou non, sur les M4 et leur 75 court – aux équipages, qui réclament une meilleure pièce antichar pour leur monture, on ne peut que répondre qu’elle arrive… C’est exact, mais les premiers M4A3(75-LB) destinés à l’Old Ironside commencent seulement à parvenir à Naples : priorité a été donné aux unités qui doivent être engagées dans Dragon.
Dans les collines, le 143e RI de la 36e DI-US est relayé par le 141e, qui vient nettoyer et sécuriser la zone. Ainsi libéré, le 143e, accompagné du 31e Cav Btn et du 751e Tank Btn, pousse jusqu’au sud d’Altopascio, au croisement des Routes 4 et 6. Le CCB de la 1st Armored continue d’exploiter jusqu'à la banlieue de Lucques – célèbre pour ses remparts et pour sa place construite sur un ancien cirque romain.
C’est justement au-dessus de Lucques que se déroule l’exploit aérien du jour. Le lieutenant Philander D. Morgan, du 324e FG, obtient un doublé alors que son escadrille est accrochée par des appareils de la JG 77 au retour d’une mission. Le 314e FS perd deux des siens mais abat en tout quatre appareils allemands, ceux-ci ayant eu l’imprudence d’engager les Razorback à 10 000 pieds. Le lieutenant Morgan, bien que récemment arrivé sur le front, est déjà titulaire de quatre victoires, toutes sur P-47.
Un peu plus loin, pendant que le 133e RI de la 34e DI-US et le génie divisionnaire installent des ponts sur l’Arno, le 135e RI, opérant au contact de la 36e DI-US le long de la Route 8, coupe par le nord les Routes 34 et 61 en s’emparant du hameau de Staffoli. Au sud du massif, le 2e Ranger Btn de la TF Bender maintient la pression en remontant vers le nord-est. C’est ainsi que la Red Bull fait son plus beau coup de filet avec presque 500 prisonniers de la 112. ID. Pendant ce temps, le 168e RI remonte sur Fucecchio ; grâce à la Résistance italienne, il parvient à établir une tête de pont sur l’autre rive de l’Arno.
Immédiatement à l’est, le 139e RI de la 47e DI Bari passe la journée à assurer son contrôle sur le secteur de San Miniato, tout en reprenant le contact à sa gauche avec les Américains de la 34e DI-US. A droite, le 140e RI réussit, en fin de soirée, à établir une tête de pont de l’autre côté de l’Arno, au niveau de la Route 31, au contact du dispositif allemand.
La 20e DI Friuli passe la journée dans la région d’Empoli. Pendant que le 87e RI sécurise les alentours, le 88e poursuit vers le nord sur trois kilomètres, après son succès de la veille, en nettoyant les collines de toute présence allemande.
A Florence même, où l’insurrection se poursuit, l’heure est à l’évacuation. La 356. ID, seulement appuyée par des éléments de Panzergrenadiers, doit faire face à deux divisions d’infanterie appuyées par des blindés, sous un ciel entièrement allié. La DI Alpine Cuneense, soutenue par un régiment de la Folgore, attaque avec une rare vigueur. Le 1er Rgt d’Alpini s’empare du hameau de Tavarnuzze tandis que le 2e Rgt, qui vient de déborder le secteur de Strada in Chianti, débouche dans la plaine florentine. Enfin, à l’est, la 83e DIA, dans le sillage des blindés de la 6e BMLE, réussi à pénétrer le dispositif allemand. Espagnols et Algériens ne sont plus qu’à quelques kilomètres du centre-ville, où le commandement allemand menace de faire sauter tous les ponts malgré les supplications de la municipalité, qui demande que soit au moins épargné le Ponte Vecchio.
Plus à l’est, la 4e DI belge et la 86e DIA sont à peu près à l’arrêt, profitant d’un repos bien gagné… et bienvenu pour les hommes, le matériel et la logistique.
………
De même, le général Alexander décide l’arrêt des opérations offensives de la 1st Army. La journée voit cependant encore quelques combats, notamment à Senigalia. Anglais, Indiens, Canadiens et Sud-Africains sont las et éreintés. Certes, l’opération a retenu dans l’est de la Botte de nombreuses troupes allemandes, mais, localement, c’est un échec avec une progression d’à peine quinze kilomètres, au mieux. La division canadienne va devoir passer en réserve pour combler ses pertes et les trois brigades blindées ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes.


8 septembre
La campagne d’Italie
Opération Buffalo
Front italien
– Journée faste pour la 1st Armored : à la nouvelle de la fin des combats pour Pise succède celle de la prise de Lucques. Les Allemands se sont réfugiés derrière le Serchio et sur les hauteurs environnantes ; les Américains arrivent au contact de la ligne Gothique. Sur ces fortifications, en plus des éléments du 1. Lufwaffe Feldkorps qui ont retraité en bon ordre, Kesselring a disposé en recueil la 8. Lufwaffen Feld Division, arrivée quelques jours plus tôt seulement.
Pour les Américains, les objectifs de Buffalo sont atteints. Il est clair qu’il ne sera pas possible d’aller plus loin sans subir des pertes non pertinentes – d’ailleurs, les réserves de carburant et de munitions sont au plus bas… et l’Old Ironsides sera prochainement retirée du front pour repos et rééquipement, avec de quitter l’Italie. En attendant, les fantassins de la division passeront quelques jours à sécuriser le secteur, avec l’aide du 142e RI de la 36e DI-US, dans la vallée de San Pantaleone et sur les reliefs alentours, entre Pise et Lucques. Un peu à l’est, le 143e RI de la division du Texas pénètre dans Altopascio pendant que les blindés qui l’accompagnent contournent la ville par l’est et poussent vers Chiesina Uzzanese.
La 34e DI-US passe la journée en opérations de nettoyage. Mais pendant que le 135e RI s’occupe des collines et élargit son dispositif jusque vers le hameau de Galleno, le 168e en termine dans le secteur de Fucecchio et s’engage vers le nord-est dans la foulée des blindés du major Bender. Ces derniers continuent à remonter le long de la Route 111 et prennent le hameau de Stabbia.
Chez les Italiens, le 140e RI de la 47e DI Bari accélère pour atteindre Lamporecchio, laissant au 139e le soin d’assurer ses arrières.
La 20e DI Friuli, elle, atteint pour la première fois la plaine entourant Florence. Cette fois, c’est le 88e RI qui est en tête, devant le 87e, qui a connu quelques déboires pour sortir d’Empoli, où tous les ponts avaient sauté. Le 186e Rgt Para de la Folgore atteint lui aussi les abords de Florence, sur l’autre rive de l’Arno, au sud de la ville.
Le 1er Rgt de la 4e DI Alpine Cuneense n’est plus qu’à 3 ou 4 km du centre de Florence quand il rencontre les premiers résistants du mouvement Garibaldi. Pendant ce temps, le 2e Rgt atteint le hameau de Grassina, au sud-est de la ville.
A Florence même, les Français sont accueillis par une population en liesse. La 83e DIA a pu s’infiltrer jusqu’au centre de la ville grâce au Ponte Vecchio, qui n’a finalement pas sauté – aujourd’hui encore, les raisons pour lesquelles le pont a été épargné sont très discutées. Le général Magnan remonte triomphalement de la Piazza della Signora, au pied du Palazzo Vecchio, jusqu’à la célèbre porte du Paradis du Duomo. Il installe son état-major au Palazzo Pitti, qui abrita Napoléon Bonaparte, un siècle et demi plus tôt.
Les Résistants des deux mouvements, Garibaldi et Giustizia e Liberta, ainsi que les autorités religieuses de la ville, se plaignent immédiatement de ce que les Allemands ont littéralement pillé Florence de ses œuvres d’art en la quittant. Ce qui ne surprend pas les Alliés : Pise a été pillée de la même façon, tout comme les autres villes italiennes libérées depuis six mois. Ces pillages ont provoqué la création, sous l’impulsion américaine, d’une équipe d’experts artistiques américains, français et anglais, qui va suivre les progrès des troupes alliées et s’approcher dangereusement du front, voire monter en première ligne. Ces hommes retrouveront l’année suivante en Allemagne une bonne partie des trésors volés, mais leur action ne sera connue du grand public que soixante ans plus tard, par l’intermédiaire d’un film hollywoodien qui n’évoquera que les exploits de l’équipe opérant d’Angleterre dans le nord de l’Europe.
………
De fait, la prise de Florence signe la fin de l’opération Buffalo. D’ailleurs, sur le front britannique, les combats ont bel et bien cessé. On ne note que quelques échanges de tirs au cours de la journée.
………
A l’état-major allemand, il semble maintenant évident qu’aucune opération amphibie ne va avoir lieu en Adriatique, mais le débarquement en Provence fait planer une grave menace sur les arrières du front italien. Kesselring décide alors la création d’un LI. Gebirgs Korps, dont la mission sera de flanquer les Alpes pour empêcher toute pénétration vers l’est au-delà de Menton. Pour ce faire, il a obtenu de l’OKH le transfert sous son commandement de la 715. ID, stationnée dans le département des Alpes Maritimes, et de la 188. Gebirgsjäger Division. Cette dernière était encore récemment une division de réserve, mais elle est constituée de montagnards autrichiens aguerris.
Pour tenir l’arc Gap-Embrun-Barcelonnette, au nord de ce potentiel front alpin, Kesselring fait appel à la RSI. Celle-ci est heureuse de montrer son utilité et sa combativité en fournissant sa 2e Division Alpine Monterosa.
………
La 2e EC, basée en Corse, cesse dans la soirée son activité en Italie. Après quelques jours de repos et remise en condition opérationnelle, elle opèrera désormais au-dessus de la Provence. C’est le capitaine Robert Thollon, du GC I/2, qui obtient les dernières victoires de l’escadre sur ce front en abattant deux Bf 109, ce qui porte son palmarès à 10 victoires confirmées (sur les 15 qu’il aura à la fin du conflit).
L’Armée de l’Air ne déploie plus en Italie que la 3e EC, la 23e EB et la 53e EACCS (B).


9 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Pendant que le 142e RI de la 36e DI-US continue à nettoyer le terrain entre Pise et Lucques, le 141e relaie le CCB de la 1st Armored dans cette dernière ville. Le CCB peut ainsi se retirer afin de rejoindre dans la plaine côtière le reste de sa division. Le 143e RI s’avance dans la plaine au-delà du village de Capannori, mais ne peut aller plus loin : les Fallschirmjägers se sont solidement retranchés en hauteur sur la ligne Gothique, où ils sont venus renforcer la 8. LwFD.
De son côté, la 34e DI-US se redéploie également. Pendant que son 133e RI passe la journée en opérations de sécurisation sur les arrières, le 135e atteint Pescia, au nord-est d’Altopascio, mais ne peut aller plus loin : les fantassins de la 112. ID, postés sur les hauteurs, verrouillent la vallée devant les Américains. Les blindés de la TF Bender atteignent Montecatini, mais ne poussent pas plus loin. Pour envisager de progresser dans les montagnes où les Allemands se sont réfugiés, mieux vaut attendre le 168e RI, qui est encore bloqué dans la plaine, plus au sud, entre les collines et la Route 436.
Si la journée est relativement tranquille pour les Américains, il n’en est pas de même pour la 47e DI Bari. Son 140e RI doit batailler toute la journée pour s’emparer des hauteurs au-dessus de Pieve a Nivole. Avec l’aide de l’artillerie du corps, Serravalle Pistoiese est atteinte dans la soirée. Le 139e RI est lui aussi à l’ouvrage : sur les hauteurs au-dessus de Lamporecchio, il doit batailler contre divers éléments retardateurs d’autant plus accrocheurs qu’ils commencent à être coupés de leurs lignes. Le col de San Baronto n’est atteint qu’au coucher du soleil.
Dans la plaine florentine, la 20e DI Friuli progresse encore un peu vers le nord-ouest. Des reconnaissances atteignent Quarrata et le 88e RI encercle Prato par le nord alors que les parachutistes du 186e Rgt de la Folgore arrivent par le sud.
Un peu plus loin, le 1er Rgt Alpin de la Cuneense nettoie le terrain à la périphérie de Florence tandis que le 2e Rgt remplace la 83e DIA et la 6e BMLE dans la ville. A Rome, les journaux insisteront beaucoup sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une course de vitesse avec les Français, que les troupes sont entrées en ville au même moment et que, de toute façon, la Résistance avait rendu Florence aux Italiens avant même l’arrivée des Alliés.
La gloire est éphémère, se dit le général Eugène Mordant, patron de la 83e DIA – déjà que les nouvelles de l’opération Dragon ont rendu à peu près inaudible, pour les Français au moins, l’annonce de la prise de Florence… Beau joueur, Mordant laisse les Italiens à leur triomphe. D’ailleurs, Alger a déjà autorisé la 83e DIA et la 6e BMLE Brunete à broder “Florence” sur leurs drapeaux.
Les troupes françaises ont déjà quitté la ville par le nord, laissant le travail ingrat du nettoyage des environs aux Alpins italiens. La brigade Magnan dépasse ainsi le hameau de Pratolino et toute la 83e DIA arrive au contact de la ligne Gothic. Mais les ordres sont de ne pas tenter le diable. Algériens et Espagnols n’ont pas démérité, loin de là !
Dans les airs, le doublé du jour est signé de l’Oblt Reinert, du II/JG 77, qui abat un Havoc et un Mustang, faisant passer son total à 107 victoires. Mais cela ne ternit pas la joie des habitants de la capitale toscane…


10 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Dans le secteur du IIe Corps US, la TF Bender repasse en arrière du front ; elle sera bientôt dissoute. Elle est remplacée en pointe par le 168e RI de la Red Bull (34e DI-US), qui atteint Massa e Cozzile mais ne pousse pas plus loin.
Pendant que le 140e RI de la 47e DI Bari nettoie les collines au nord de Serravalle Pistoiese, le 139e débouche dans la plaine et s’engage sans grande opposition sur la Route 9, qui mène à Pistoia. La 20e DI Friuli nettoie elle aussi son secteur, à l’ouest de Prato, que la Folgore achève de sécuriser. Des éléments de reconnaissance du 88e RI atteignent Agliana.
De son côté, la Cuneense s’engage vers le nord le long de la Route 8 et atteint le sommet du Mont Morello, qui domine Florence à plus de 900 m. Les landsers de la 356. ID se sont retranchés plus au nord, non sans truffer de mines le mont en question.
Dans le secteur du IVe CA français, la 83e DIA passe également sa journée en activités de nettoyage et en patrouilles destinées à tâter le dispositif allemand. La 6e BMLE se replace en réserve et se réorganise, tandis que la 4e DI belge et la 86e DIA jouissent d’un repos bien gagné.
Malgré l’apaisement des combats au sol, quelques affrontements se poursuivent dans les airs. Le capitaine Georges Blanck, du GC II/3 qui s’était fait rejoindre par le capitaine Thollon quelques jours plus tôt au classement des as français sur le front italien, reprend la tête en inscrivant un doublé. Il totalise 12 victoires.
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Hendryk



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MessagePosté le: Mer Juin 15, 2016 11:17    Sujet du message: Répondre en citant

Ainsi Florence est libérée sans trop de dégâts. Tant mieux, on craignait pour cette ville magnifique.

A présent que les Alliés sont partout arrivés au contact de la Ligne Gothique, pourrait-on avoir une carte de son tracé FTL? Ou est-il identique à sa version OTL?
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patzekiller



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MessagePosté le: Mer Juin 15, 2016 12:15    Sujet du message: Répondre en citant

pour la ligne gothique ftl : ça ressemble à l'ouest mais à partir du centre ça descend en diagonale depuis san sepolcro jusqu'à ancone (que les rosbiff vienne de dépasser), avec dans la plaine en remontant vers san marin-Rimini et Bologne, une ligne sur chaque cours d'eau...
les anglais vont devoir massacrer un CA à chaque franchissement, autrement dit, tous les 20 km
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loic
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MessagePosté le: Mer Juin 15, 2016 13:07    Sujet du message: Répondre en citant

On pourrait peut être harmoniser la façon d'écrire ligne gothique ?
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Juin 15, 2016 13:24    Sujet du message: Répondre en citant

Je m'efforce d'écrire partout ligne Gothique (et non Gothic, puisque le nom original est en allemand et non en anglais).
Il peut persister ici des anomalies, mais je les ai supprimées dans le texte word.
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patzekiller



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MessagePosté le: Mer Juin 15, 2016 14:40    Sujet du message: Répondre en citant

en general j'écris gothique, ou je reprends le terme original de gotenstellung...
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MessagePosté le: Mer Juin 15, 2016 19:20    Sujet du message: Répondre en citant

Une erreur de frappe?

8 septembre

Citation:
Old Ironsides sera prochainement retirée du front pour repos et rééquipement, avec de quitter l’Italie.

Old Ironsides sera prochainement retirée du front pour repos et rééquipement, avant de quitter l’Italie.
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MessagePosté le: Jeu Juin 16, 2016 01:02    Sujet du message: Répondre en citant

Oui bien sûr.
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MessagePosté le: Jeu Juin 16, 2016 10:37    Sujet du message: Répondre en citant

Si vous avez besoin d'aide pour les descriptions des lieux autour de Gap Embrun et Barcelonette. j'ai vécu 7 ans sur place, une de mes cousines habitait encore Embrun il y a quelques semaines et m'a mère y vit depuis... 30 ans.
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patzekiller



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MessagePosté le: Jeu Juin 16, 2016 15:57    Sujet du message: Répondre en citant

le moment venu, il y aura surement des choses à faire avec les BCA de la 27e alpine ou la 4e DMM Wink
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Juin 16, 2016 16:27    Sujet du message: 11-20 septembre Répondre en citant

Avec un petit bout de Dragon à l'intérieur !

11 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Les combats s’éteignent peu à peu sur tout le front. Le seul événement notable est la prise de Pistoia par la 47e DI Bari. Les combats – peu intenses – dureront jusqu’au lendemain. La Bari prend à son tour contact avec la ligne Gothique au nord de la ville.
La 20e DI Friuli se redéploie. Le 88e RI atteint Montale pendant que le 87e sonde le dispositif allemand au nord de Prato, relayant dans ce secteur la Folgore, qui repasse en réserve.

Révolte
Turin
– A la nouvelle de la prise de Florence succédant à celle du débarquement en Provence, des manifestations se déclenchent spontanément et dégénèrent par endroits avant la fin de la journée en rébellion ouverte. Parmi les révoltés, d’anciens syndicalistes et d’anciens communistes, mais aussi des membres de l’opposition démocrate-chrétienne, qui ont juré sur le Saint Suaire (conservé dans la cathédrale) de se battre jusqu’à la libération de l’Italie.
Des éléments de la division fasciste Monterosa, qui transitaient dans la région, se dirigent immédiatement vers le centre-ville pour mater les émeutes. Les Allemands, pour qui il n’est pas question de laisser de tels événements se produire sur leurs arrières et qui ne font que moyennement confiance à leurs alliés de la RSI, confient la répression à l’Obersturmbannführer Walter Rauff et à son SS Polizei Rgt 12, qui doit être renforcé par un Kampfgruppe de la Hermann-Göring. Des renforts SS sont aussi en route, sous le commandement du sinistrement connu Sturmbannführer Herbert Kappler, qui a décidé de se déplacer en personne.

[Note de CF = Pensez-vous que ce récit - la révolte de Turin - soit plus à sa place en rubrique "En Europe Occupée" ??]


12 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Le calme règne en première ligne… En revanche, les états-majors alliés sont en ébullition !
………
Pérouse – La Piazza IV Novembre est bondée de véhicules légers alliés de types variés, mais arborant pour la plupart quelques étoiles. Au Palazzo dei Priori se tient une réunion d’état-major à l’échelon du front italien, destinée à tirer les enseignements de Buffalo. La situation est inversée par rapport à la réunion précédente : ce sont les Anglais qui font grise mine, alors que leurs cousins d’outre-Atlantique affichent un sourire satisfait.
Clark (front italien), Devers (Ve Armée US), Woodruff (IIe Corps US) et les autres Américains sont en effet ravis : malgré la médiocrité de l’armement du M4 standard, enfin reconnue, l’opération leur a permis d’effacer les revers de Diadem, avec une progression de presqu’une centaine de kilomètres. Ils regrettent le départ prochain de la 1st Armored de Harmon pour la France, mais se consolent car le terrain italien n’est décidément pas propice à l’engagement de grandes unités blindées et il paraît bien préférable d’utiliser des task-forces associant blindés de divers types et infanterie mécanisée pour épauler les divisions d’infanterie. Le général Clark compte faire pression sur Washington pour obtenir à terme, à défaut d’une peu probable division blindée, un maximum de bataillons blindés indépendants afin que chacune de ses divisions d’infanterie possède sa propre task-force mécanisée – et pourquoi le corps d’armée ne disposerait-il pas, lui aussi, d’une unité de ce type ?
La conquête de Pise a été la cerise sur le gâteau : les Américains sont ravis de la rapidité de leur réaction qui a empêché les Krauts de se rétablir sur leur ligne avancée, la ligne Lydia, et a permis au IIe Corps US d’arriver jusqu’au pied des reliefs au nord de la ville. Ce corps borde maintenant la ligne Gothique. Finalement, l’arrêt des opérations exigée par le déclenchement de Dragon n’est pas négatif – il est encore trop tôt pour espérer aller plus loin.
Seule ombre à ce tableau : l’apparition sur le front italien de nouveaux chars lourds allemands puissamment armés, déjà signalés par les Soviétiques et rencontrés également en France. Ces panzers ont été signalés à l’est du front (1). Il est évident que le 75 mm court est insuffisant contre de tels engins, mais la plupart des blindés qui arrivent des Etats-Unis sont à présent mieux armés.
Les Italiens sont également contents de leur progression. Ils remercient avec effusion les Alliés, et en particulier les Français et les Belges, pour leur soutien lors de la contre-attaque qui a pris de flanc la Friuli, et surtout pour leur aide dans la libération de la capitale de la Toscane. Ils soulignent que la rapidité des Français qui ont volé au secours de la ville en pleine insurrection a sans doute permis d’éviter de lourdes pertes dans la population civile, grazie, grazie molto ! Les Français grommellent vaguement qu’ils n’ont fait que leur devoir… Comment, devant une émotion aussi sincère, en vouloir encore aux Italiens pour le fameux coup de poignard dans le dos !
La 20e DI Friuli, très éprouvée, va quitter bientôt le front pour être remplacée par une division de montagne. Avant l’hiver, le corps d’infanterie se sera transformé en corps de montagne, ce qui tombe bien, compte tenu du type de terrain qui attend les troupes alliées – mais aussi cobelligérantes – et des difficultés à venir.
Pour l’avenir, justement, les Italiens espèrent l’arrivée de nouvelles unités terrestres et aériennes, équipées à l’américaine, afin de continuer la lutte. Les petites divisions actuelles, à l’armement encore en partie dépassé, ont de plus en plus de mal à soutenir la comparaison avec leurs homologues alliées – et surtout allemandes.
Chez les Français, on a le triomphe modeste. Bien que les journaux transalpins aient minoré la participation française à la prise de Florence, chacun autour de la table sait que ce sont bien la 83e DIA et les légionnaires qui ont forcé le verrou et libéré la ville. Kœltz préfère souligner l’excellent comportement des Belges de Bastin, qui ont pu tenir et remonter une large portion de front au centre. Beau joueur, il daigne reconnaître les performances des Italiens. Après les exploits de la 44e DI Cremona en juillet, les alpins de la Cuneense ont montré de belles qualités. Toutefois, il ne manque pas de souligner (de la part, précise-t-il, du général Frère) que les moyens français allant maintenant en priorité au front français, il n’est pas plus mal que les Italiens prennent au plus vite une part aussi grande que possible dans la libération de leur propre territoire.
Kœltz déclare également, approuvé par tout le monde, que depuis trois mois, l’impression globale a plutôt été que l’ennemi échangeait de l’espace contre du temps et que sa retraite a été en général très maîtrisée. Du temps, les Allemands en ont eu, pour construire cette ligne fortifiée dont leur propagande fait grand cas et sur laquelle ils comptent s’appuyer pour passer tranquillement l’hiver. Elle ne sera sans doute pas aisée à franchir.
C’est au tour du général Alexander et de ses subordonnés de parler. Ils doivent reconnaitre l’échec de leur tentative de percée. Deux corps d’armée ont été étrillés pour une progression d’à peine une quinzaine de miles. Il leur a peut-être manqué une vraie division blindée – mais la densité et la puissance des moyens antichars allemands sont tout simplement formidables. Avec un soupir, le général anglais finit par déclarer que l’objectif espéré en février – parvenir au-delà de Bologne à l’automne – était irréalisable… du moins, avec les moyens et le ravitaillement dont il a fallu se contenter. Il faudra attendre le printemps pour espérer atteindre le nord de la Botte.
Un dernier participant prend la parole. C’est le général Lee, grand patron de l’intendance alliée sur ce front. Sans revenir sur les regrets d’Alexander, il fait le point sur les stocks, qui sont retombés au niveau « alarmant » du mois de mars. Pour les recompléter, compte tenu de la priorité absolue garantie à Dragon, qui absorbe les deux tiers des moyens, il faudra au moins dix semaines. Même alors – soit début décembre – il ne sera plus question de lancer une offensive générale comme on en a vu depuis trois mois. Il concède que celles-ci, lancées malgré ses avertissements, ont donné des résultats : Pérouse, Sienne, Florence, Pise ; mais les prochaines chevauchées devront se faire au niveau du corps d’armée, et un corps à la fois, car les moyens disponibles ne permettront rien de plus. Il ajoute qu’il est heureux que l’attention des Allemands (et leurs moyens, sans doute, à eux aussi) soit fixée sur le sud de la France – en l’état, les réserves ne permettraient pas de faire face à une contre-offensive aussi violente que celle de janvier !
Clark ne dit rien. Il sait qu’effectivement les stocks sont vides (juste un peu moins vides que ne l’affirme Lee) et les récents remous politiques l’ont trop échaudé pour qu’il montre le moindre désaccord. Devers ne pipe mot et les Italiens sont d’accord sur tout, pourvu que le rééquipement de leur armée progresse. Les Français prennent note, mais ils ont évidemment la tête ailleurs. Kœltz sait que, pour Alger, le front italien a toujours été secondaire – son IVe CA ne se compose plus que de montagnards algériens et de tankistes espagnols (les Belges ne vont pas tarder à quitter la péninsule) ; il a surtout, aujourd’hui, un rôle politique.
Quant à Alexander, il sait que, compte tenu de sa situation actuelle et alors que l’on parle de nommer son grand rival, Montgomery, vicomte d’Attique, il risque d’être difficile pour lui de participer à la grande aventure qui se profile sur les rivages de la Manche. A terme, compte tenu de l’obsession de Churchill, désireux de couper l’herbe sous les pieds des Russes en Europe Centrale, il risque de perdre une partie de ses moyens au bénéfice de la VIIIe Armée et des Balkans, même si Monty est nommé en Angleterre ! Il faudra donc à tout prix que la prochaine offensive se fasse en secteur britannique – ce qui ne sera pas trop difficile à obtenir – et qu’elle ait lieu avant la fin de l’année – ce qui sera plus difficile à faire accepter ! Ah, il faudra aussi qu’elle soit victorieuse…
………
Dans les airs – Tandis que la 2e EC de l’Armée de l’Air mène ses premières missions en soutien de Dragon, l’activité aérienne est faible sur le front italien.
La SAAF en profite pour rééquiper ses Sqn 4 et 5 en Spitfire Mk V à la place de leurs P-40 vieillissants.

Répression
Turin
–La rébellion se développe, mais aussi la répression. Les Italiens de la Monterosa guident et appuient sans hésiter les SS contre les partisans.
Dans la journée, le Kampfgruppe de la Hermann-Göring arrive en ville. Accrochés à plusieurs reprises, les Allemands ne font pas le détail et fusillent sommairement tous les habitants des immeubles d’où partent – ou semblent partir – des coups de feu. Ces crimes de guerre se paieront… un jour.


13 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Dans la plaine de Marches, la 1ère Division canadienne commence à se replier. Elle doit être remplacée par la 6e DI britannique. L’éloignement des premières lignes de cette division qui possède sa propre brigade blindée a pour conséquence le redéploiement en arrière du front des 3e 4e Armoured Brigades.

Massacres
Turin
– Les SS viennent peu à peu à bout de l’insurrection. En fin de journée, il n’y a plus que quelques enclaves, où les francs-tireurs de la 4e Division Garibaldi et de la Brigade Matteoti résistent comme ils peuvent. Le matin même sont arrivés en ville les hommes du Raggruppamento Borghese de la Decima Mas, qui se joignent à la curée, souillant ainsi leur honneur de soldat, principal motif de leur ralliement à la RSI. Après la guerre, c’est surtout pour cet épisode que le “Comte Rouge” devra rendre des comptes devant la Justice.


14 septembre
La campagne d’Italie
Silences
Turin
– Un calme précaire règne dans la ville. La presse de la RSI décrit les événements des jours précédents comme « des incidents fomentés par des agitateurs communistes et par des étrangers, qui sont les véritables responsables des pertes humaines survenues lors du rétablissement de l’ordre républicain et social ». Les partisans de Mussolini en profitent aussi pour rappeler la lâcheté du Roi, qui a vendu l’Italie « aux Puissances d’argent de Wall Street et de la City », alors que les Allemands ont toujours honoré leurs engagements envers leur allié.
Les articles parlent d’une centaine de morts, mais c’est en vérité plus de deux mille victimes, dont au maximum 700 combattants, qui ont perdu la vie lors de ce que l’Histoire baptisera « la Révolte du Suaire ». Bien entendu, les journaux de la RSI ne parlent pas des arrestations suivies de pendaisons sommaires en pleine rue, ni des dix mille Turinois emprisonnés (environ – les chiffres sont imprécis)… Beaucoup d’entre eux seront déportés vers des camps de concentration, d’où tous ne reviendront pas.
Curieusement peut-être, la presse alliée ne sera guère bavarde sur la révolte de Turin. Des historiens ont supposé qu’elle comptait trop de communistes pour les Alliés occidentaux et trop de chrétiens pour le Kremlin…


15 septembre
Opération Dragon
Secteur d’Hyères
– Le GAN 2 s’offre un coup de maître. Alors qu’ils survolent les plages à basse altitude, l’équipage d’un Avenger, impuissant, voit le sillage de deux torpilles, dont l’une va au but et envoie par le fond un LST. Mais la localisation approximative du sous-marin étant connue, il ne faut que peu de temps pour que les escorteurs, guidés par l’Avenger, fassent pleuvoir les premières grenades. Après trois grenadages, un Catalina arrive sur place pour prendre le relais du monomoteur et aperçoit à la surface une large tache huileuse et des débris, qui permettront de confirmer la destruction d’un U-boot.
Il s’agit de l’U-73. Son épave ne sera retrouvée qu’après-guerre, par soixante mètres de fond. Au début des années soixante, elle fera l’objet d’un documentaire tourné par l’équipe Cousteau pour le vingtième anniversaire du Débarquement.
A ce moment, il reste en tout et pour tout cinq U-boots en Méditerranée (hors Adriatique) : les U-223, U-377, U-409, U-431 et U-562. Ils n’ont plus pour se réfugier que les ports de Gênes et de La Spezia, tous deux fréquemment bombardés, et leur disponibilité opérationnelle en souffre gravement !

La campagne d’Italie
Front italien
– La 20e DI Friuli se retire peu à peu des premières lignes, où elle est remplacée par la 53e DI Arezzo. Avec trois vrais régiments d’infanterie, correctement mécanisés par les GMC et les half-tracks récupérés sur les divisions Cremona et Friuli, la vraie force de cette nouvelle division quelque peu hybride est son bataillon antichar constitué de M3-AU75. La joie se lit dans le regard des fantassins italiens – l’inaction commençait à peser aux uns, les autres entrevoient enfin un repos bien mérité et un rééquipement moderne.


16 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Rien d’autre à signaler que quelques échanges d’artillerie. Dans les deux camps, on patrouille et on s’observe à la jumelle. Pourquoi risquer de prendre un mauvais coup lorsque les chefs ne vous demandent rien, pour une fois !


17 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– L’activité aérienne est restreinte, mais non nulle ! L’Oberst Reinert (il a été promu l’avant-veille), de la JG 77, réussit un doublé, mais non sans que son appareil ne soit sévèrement endommagé. L’as se pose sur le ventre près de La Spezia, avec des blessures assez légères cependant. C’est à l’hôpital qu’il apprendra la confirmation de ses 108e et 109e victoires.


18 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Il fait aujourd’hui un soleil magnifique. Les aviateurs belges du GC III/41 reçoivent leurs derniers P-51C. Curieux, les pilotes arroseront l’événement en testant immédiatement le nouvel appareil pour rafraîchir la bière (locale, malheureusement).


19 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Le 57e FG fait son retour en mission Strangle entre Ferrare et Bologne. La Luftwaffe réagit, mais elle est en infériorité numérique. Très vite, les BF 109 de la JG 77 envoyés à la rencontre du raid rompent le combat et prennent la fuite. Au sol, un dépôt ferroviaire est attaqué ; la rotonde est détruite, ainsi que deux locomotives.


20 septembre
La campagne d’Italie
Front italien
– Le 317e FS du 325e Fighter Group est déclaré opérationnel sur P-47. Les “Checkertails” sont le dernier groupe en Italie à utiliser le P-40. C’est le chant du cygne pour cet appareil en Europe, qui continuera pourtant à rendre bien des services, en Chine notamment.


Note
1- Les Alliés, à ce stade, ne font pas la différence entre les Tiger et les Hornisse.
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patzekiller



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MessagePosté le: Jeu Juin 16, 2016 17:42    Sujet du message: Répondre en citant

l'épisode turinois ne faisant que 4-5 jours, je trouve dommage de le décontextualiser, il est, je pense tout à fait à sa place ici alors qu'il tomberait hors de tout contexte, un peu comme un cheveu sur la soupe dans l'autre chapitre...
...du moins dans la chrono forum, pour l'éventuel futur tome 3, ça pourrait se justifier, un livre ne se feuilletant pas comme une page html
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dado



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MessagePosté le: Jeu Juin 16, 2016 18:51    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai ma réponse pour les sous-marins; par contre, 15 septembre, avec un débarquement qui commence le 6: si les sous-marins allemands n'ont pas attaqué ni eu de pertes plus tôt (à un moment où ça aurait pu être décisif, ici je suppose que cette attaque arrive trop tard pour menacer la réussite de Dragon, même si plusieurs succès avaient lieu), c'est parce qu'il leur a fallu se réorganiser (fuir Toulon, se rebaser en Italie)?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Juin 16, 2016 20:20    Sujet du message: Répondre en citant

Il n'est pas impossible que cette liste des U-boots soit réduite au fil du travail sur Dragon.
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patzekiller



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MessagePosté le: Jeu Juin 16, 2016 20:28    Sujet du message: Répondre en citant

+1
cette perte liée à la chrono du front italien n'est pas exclusive de ce qui se passera aprés
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