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Juillet 43 - Les Belges
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Déc 18, 2015 02:24    Sujet du message: Répondre en citant

Sujet déjà très débattu, en effet, l'A-36 sera peu utilisé, même par l'USAAF (moins qu'OTL).
En revanche, je crois que le numéro (36) indiquait que c'était le 36e avion d'assaut, donc peu importe que le P-51 existe ou pas.
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Casus Frankie

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Fantasque



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MessagePosté le: Ven Déc 18, 2015 10:56    Sujet du message: Répondre en citant

Ce n'est pas le numéro mais le préfixe A
Le A-36 était la version du Mustang-I converti en bombardier en piqué.
L'USAAF en a utilisé environ 500, un peu dans la fonction d'origine et beaucoup comme chasseurs bombardiers et avions d'interdiction.
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le poireau



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MessagePosté le: Ven Déc 18, 2015 11:01    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de relire l'annexe consacrée au Mustang dans l'Armée de l'air et en effet, nulle trace de l'A-36.

Par contre confirmation pour le NA-102 Mustang III : les livraisons a l'Ada commencent en mars/avril et 1000 seront délivrés jusqu'en mai 44. Ce qui fait une moyenne de 60/70 par mois (et sans doute plus en 43 car en 44 le P-51D entre lui aussi en production). Il y a là de quoi rééquiper au moins quatre escadres complètes avant Dragon (hypothèse : 1re EC en Angleterre, 5e/6e/7e EC en Méditerranée).

Concernant le Mustang II, j'ai vu que les principales différences entre les NA-89 et 93 étaient que ce dernier a un rayon d'action augmenté et des ailes plus rigides permettant d'y fixer des bombes de 250kg (contre 125kg pour le NA-89). Ceci désigne bien le NA-93 pour l'emploi de chasseur-bombardier. Du coup le NA-89 devrait remplacer les derniers P-39, P-40 et Spitfire (notamment chez les polonais et yougoslaves) ou partir pour l'Indochine.
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Déc 18, 2015 18:36    Sujet du message: Répondre en citant

ma question était de pure rhétorique...
en gros après des discussions parfois orageuses (je m'en excuse) voilà le "compromis" auquel nous sommes arrivés :
en ftl, le A-36 sera produit environ à 150 exemplaires qui équiperont le 3e squadron de deux F(B)G, les 2 autres squadrons recevront des P-51 B-A (voir la chrono).
avec le temps, les derniers A-36 iront en birmanie où ils connaitront un destin similaire à otl ; quant aux groupes, ils recevront des P51 ou des P47 selon l'usage auquel on les destinera
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patzekiller



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MessagePosté le: Sam Déc 19, 2015 20:25    Sujet du message: Répondre en citant

après quelques (re)lectures supplémentaire je me demande si l'aile qui finit par équiper le p-51 version D ne va pas etre anticipée en ftl pour être présente dés la version B
perso, sur ce que j'ai lu, j'y crois, cette évolution n'est fonction que d'un retex qui a déjà (en 43) largement eu lieu grace aux français en ftl qui vont donc vouloir des modifs asap et donc vont precipiter l'arrivée de cette aile

ps: sans doute aussi une autonomie améliorée pour les version B et C (sans forcément celle de la version D otl) vs otl
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Jan 15, 2016 20:29    Sujet du message: Répondre en citant

Petit ajout du duo Wil - B-XVII.

16 juillet
La Tancrémont s’entraîne
Quartier Pont-St-Esprit (Tunisie)
– Les hommes de la Tancrémont continuent à s’entraîner en vue des futures opérations au nord de la Méditerranée. Les exercices de débarquement s’enchaînent au point que certains Lignards ont l’impression de devenir des canards, tellement ils pataugent… Mais les rares protestations sont muselées par quelques commentaires des officiers : « Pensez un peu aux gars d’Angleterre, qui vont devoir débarquer dans la Manche ! A présent que vous connaissez la Méditerranée, vous comprenez la différence ! »
Les I/2 L et II/2 L ont reçu leurs pleines dotations de Sav-43, tandis que les Cyclistes étrennent leurs M7F. Les hommes profitent bien du temps de juillet en Afrique, car la plupart (hormis quelques rouquins…) ont maintenant le teint buriné par le soleil.
L’état-major fait le point.
– Nous avons reçu des demandes de renforts pour les Grenadiers, commence Legrand.
– C’est parce que les troupes en Italie attaquent de nouveau, répond De Troyer. Il se tourne vers le commandant du IV/2Gr : « Jan, à toi de désigner le personnel qui sera acheminé vers Tunis, puis vers l’Italie, dans les plus brefs délais. »
– Qu’est qu’ils demandent ?
– Un lieutenant, 5 sous-officiers et 25 soldats.
– Je n’aurai que l’embarras du choix. Mais par précaution, la prévôté viendra avec pour éviter une émeute.
– Ils veulent tous se battre, c’est ça ?
– Oui, il y en a même qui essayent de se faire passer pour des francophones et qui demandent à être transférés au 13 Li !
– Ma foi, si ça les amuse ! rigole Lambinet.
– Arrêtez, on ne plaisante pas avec ça ! tonne De Troyer. Vous savez que c’est un sujet très sensible chez nos politiques ! Quoi d’autre ? Louis…
– Le 19 ACh va être intégré à une campagne de tir et d’instruction de l’artillerie française au profit de nos nouveaux observateurs avancés.
– A ce propos, a-t-on remplacé les OA que nous avions perdus en Italie ?
– Oui, les nouveaux ont bien tiré leur plan, d’ailleurs, répond le major Poncelet, commandant l’artillerie de la Brigade.
– Parfait. Continue, Louis.
– La semaine prochaine, le 2 Cy va participer à un exercice de prise d’assaut d’une plage…
– Encore ! s’exclame Dumont en ronchonnant. Si j’aurais su, je me serais engagé dans la Marine, j’aurais été moins trempé !
– Allons, Jean, tu es le premier à exiger la perfection lors de ces exercices !
– C’est vrai, mais je serai content quand on aura vraiment débarqué, parce que nous n’aurons plus à subir ce genre d’entraînement. Après la guerre, je ne suis plus près de passer un séjour à la mer.
– Bien, Messieurs, la Brigade et les Chasseurs Ardennais organiseront une prise d’arme pour le 21 Juillet en présence du général-major Collinet. Ensuite, un repas sera prévu pour tout le monde. Quartier libre général les 22 et 23 juillet. Nos hommes l’ont bien mérité. Mais prévenez-les que je ne tolérerai aucuns manquement à la discipline. Y compris pour les Carabiniers-Cyclistes ! Qu’ils évitent les Américains, compris ?
– Faudra surtout que les Américains nous évitent, murmure Dumont…


21 juillet
Fête nationale
Quartier Pont-St-Esprit (Tunisie)
– En présence du général-major Collinet, qui préside la cérémonie, et sous le commandement du général-major Lambert, une prise d’armes marque la fête nationale. Plusieurs décorations sont remises. Tous les hommes ont une pensée émue pour leur famille subissant l’occupation allemande… A la fin de la parade, un défilé est organisé.
– Vivement que nous puissions de nouveau l’organiser place des Palais, pense Collinet en saluant l’Etendard du 2e Régiment de Lanciers.
Le dîner (que les Français persistent à appeler déjeuner), un méchoui préparé avec l’aide de cuisiniers locaux, est une réussite. Les hommes partent en permission avec une joie non dissimulée.
………
Londres – Un défilé a lieu près du Cénotaphe en présence des trois enfants royaux, des membres du gouvernement Belge, mais aussi du Prime Minister (toujours friand de ce genre de chose) en personne et du haut-commissaire français. Les connaisseurs apprécient le caractère exceptionnel de ce défilé : en effet, les membres de la 1st Belgian Armored et de la 2nd Belgian Infantry Division défilent en armes. En 1934, en souvenir du comportement d’Albert 1er durant la Grande Guerre, le roi Georges V a autorisé l’armée belge à défiler en armes à Londres, et c’est depuis lors la seule armée étrangère à jouir de ce droit.


27 juillet
Force à la Loi
QG de la Brigade Tancrémont, Quartier Pont-St-Esprit
– Le colonel de Troyer a réuni ses commandants d’unité pour partager les rapports de la 4e DI au sujet des dernières opérations, mais aussi des incidents constatés en Italie avec les civils.
– Messieurs, nous avons reçu plusieurs informations qui doivent nous faire réfléchir. Lors de leur avancée, les membres de la 4e Division ont été témoins d’actes préoccupants commis par des civils. Or, de tels actes risqueraient de se produire au sein de notre propre population lors de la libération de la Belgique. Les civils italiens se sont vengé des membres du Parti fasciste en les molestant, parfois en les tuant, et ils ont tenté d’exécuter sommairement des soldats allemands prisonniers.
– Diable, grimace Lambinet. Et vous pensez que cela risque de se passer chez nous ?
– Je crains que oui, grogne Callewaert. Plusieurs années de souffrances, de rancœurs et de trahisons pourraient donner à beaucoup des envies de vengeance. Il faudra y être attentif, mais comment ?
– Eh bien, en étouffant dans l’œuf toutes ces tentatives, notamment en rappelant aux gens dès notre arrivée qu’en Belgique, la Loi et la Justice existent, répond De Troyer. Ce sera particulièrement aux hommes du 13 Li et du 2 Cy de s’en charger, car ils seront le plus directement au contact de la population.
– Je comprends, commente Dumont, mais dans ce cas, j’ai une proposition. Notre prévôté est assurée par des gendarmes qui ont été évacués, n’est-ce pas ? Alors, ne pourrions-nous intégrer dans la Brigade un peloton de gendarmes qui, une fois en Belgique, sera chargé de faire régner l’ordre dans les communes libérées ?
– C’est une bonne idée. Par ailleurs, le FBM, qui a ajouté ses commentaires en annexe du rapport, va se renseigner auprès de notre 2e Bureau, qui a certainement des contacts en Belgique, sur la possibilité de demander à la population, le jour venu, de garder son calme et de ne pas commettre d’actes répréhensibles… En ce, y compris de la part des mouvements de Résistance. Je sais très bien que cela ne sera pas simple, mais on évitera probablement une partie au moins des agressions.
– C’est le bon sens, en effet, approuve Legrand.
– Vous pensez vraiment que ce risque existe en Belgique ? observe Poncelet, dubitatif.
– J’en suis certain ! Nous ne sommes pas en Belgique et nous ne savons pas ce qui s’y passe, mais nous en avons une idée. Il y a ceux qui collaborent, ceux qui résistent, ceux qui profitent de l’Occupant… Et ceux qui se contentent de survivre jusqu’à la fin de la guerre, la majorité de la population je pense.
– Il faudra surtout faire attention aux, comment dire, combattants de la onzième heure. Ce seront sûrement les plus exaltés et les plus dangereux, remarque Hoogstraeten.
– Vous avez raison ! Pour le moment, je vais faire remonter l’idée de Jean vers le FBM, conclut de Troyer. Et prévenez tous les hommes de la Brigade que lors du retour en Belgique, la Loi devra être respectée. La Loi belge et les lois de la guerre !


30 juillet
Force à la Loi
Siège du Gouvernement belge, Eaton Square (Londres)
– Les ministres ont reçu la note du FBM concernant les problèmes rencontrés en Italie. Ils savent que c’est un sujet brûlant et qu’en effet, les risques que des choses identiques se passent en Belgique à la Libération sont énormes.
– Messieurs, commence Pierlot, il est heureux pour nous que de pareils faits se soient passés dans le secteur de notre 4e Division. Cela nous permettra peut-être de faire en sorte d’éviter ces situations lors de notre retour au Pays. J’écoute vos propositions.
– Il faut faire comprendre à la population qu’aucun acte de représailles ne saurait être toléré à la Libération. Il n’y a que la Justice qui pourra, comme ce sera son devoir, demander des comptes aux gens qui se sont fourvoyés, affirme Janson.
– Faire passer ce message ne sera pas facile. Certains pourraient profiter du chaos pour se faire justice eux-mêmes… ou pire ! avertit Balthazar.
– Pire ? Que voulez-vous dire ? demande Spaak.
– Ils pourraient en profiter pour se débarrasser d’un voisin gênant, d’un concurrent… voire d’un mari importun !
– Oh ! s’exclame Pierlot, choqué.
– J’ai peut-être une solution, propose Delfosse. Nous sommes en contact avec la Résistance. Faisons passer le message qu’il faudra remettre aux Gendarmes, dès l’arrivée des troupes alliées en Belgique, tous les suspects de collaboration et de trahison en général. Mais il nous faudra donner des gages, et associer la Résistance à cet effort d’épuration. Je propose donc d’inclure des membres de ses réseaux dans les conseils de guerre qui devront juger les inciviques.
– J’entends un certain nombre d’idées intéressantes, mais il va falloir préparer tout cela avec minutie d’ici la Libération – il nous reste, hélas, encore beaucoup de temps. Nous ne devrons pas être pris au dépourvu et il faudra éviter de prendre des décisions à l’emporte-pièce ! Il faudra aussi nous accorder sur les futures poursuites que le ministère public pourra engager contre les traîtres et les collaborateurs. Je propose de nommer pour cette mission cruciale Walter Ganshof Van der Meersch en tant que Haut-Commissaire à la Sûreté de l’Etat. Il vient d’arriver de Belgique et combine idéalement l’expertise juridique avec la connaissance des mentalités en pays occupé ; de plus, son activité dans certains réseaux de Résistance lui confère toute la crédibilité requise. Il aurait donc en charge les contacts avec la Résistance et la préparation des mesures nécessaires au maintien de l’ordre à la Libération.
– C’est un excellent choix, fait remarquer Janson en se rengorgeant, Ganshof Van der Meersch a été un des meilleurs stagiaires que j’aie eus dans mon cabinet au cours de toute ma carrière. Il avait fait un excellent travail en 1940 pour identifier les séditieux et procéder à leur arrestation lors de l’invasion allemande.
– Il devra définir au plus tôt sur quelle base nous allons entamer les poursuites, et contre qui ! commente De Vleeschauwer. Si, pour certains activistes, nous connaissons déjà des noms, pour d’autres, il faudra mener de sérieuses enquêtes. Nul ne devra échapper à la justice, mais il faudra éviter de donner l’impression d’une chasse aux sorcières ! Je ne vais pas vous rappeler l’amertume qu’ont pu causer en Flandre certaines décisions expéditives prises en 1918.
– Je vous demanderai de faire comprendre à tous les membres de nos forces armées qu’ils devront veiller à ce que force reste à la Loi lorsqu’ils reprendront pied en Belgique. Ensuite, je propose que Ganshof Van der Meersch se mette tout de suite au travail avec les services compétents pour que Justice soit rendue, correctement et équitablement, quand le jour viendra enfin, conclut le Premier Ministre.
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Jan 15, 2016 21:06    Sujet du message: Répondre en citant

c'est dommage que ces derniers textes, forts bien au demeurant, paraissent avant le juillet 43 méditerranée (front italien) car c'est dans les coloriages belges de ces derniers que se passent les incidents dont on parle ici.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Jan 15, 2016 21:23    Sujet du message: Répondre en citant

Pas de doute, les Belges me posent un problème de tri… (où mettre telle ou telle information…)
aggravé par le fait que j'aurais bien aimé disposer de davantage de textes "méditerranéen" avant de poster.
Tu as sans doute raison, j'aurais dû faire le contraire (soupir)...
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Casus Frankie

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Wardog1



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MessagePosté le: Sam Jan 16, 2016 00:54    Sujet du message: Répondre en citant

Une seul chose à dire, j'ai hâte de voir le débarquement!
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Sam Jan 16, 2016 23:49    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Dans le texte au 21 juillet, on peut lire :

Code:
En 1934, en souvenir du comportement d’Albert 1er durant la Grande Guerre, le roi Georges V a autorisé l’armée belge à défiler en armes à Londres, et c’est depuis lors la seule armée étrangère à jouir de ce droit.


Voici deux vues prises à Londres le 14 juillet 1942 (OTL) où on voit défiler, en armes, le 1er Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos des FNFL.





Les Anglais ont-ils fait une exception à ce qui est dit plus haut pour les Free French en cet été 1942 ?

Ont-ils abandonné ce principe qui interdisait les défilés en armes des armées étrangères durant la WW II ?

Qu'en est-il de nos jours ?

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Alain
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JPBWEB



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MessagePosté le: Dim Jan 17, 2016 09:49    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, de 1940 à 1943, les FFL ont été autorisées à défiler en armes à Londres le 14 juillet.
Pour ce qui est des Belges, pour autant que je sache, c'est un événement annuel, chaque dimanche précédant le 21 juillet, avec défilé en armes d'un détachement et dépôt de gerbes au Cénotaphe par le ministre de La défense (flanqué de son homologue britannique).

Un mini-reportage de l'édition 2015: http://youtu.be/8JwJUrHUH38
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Dim Jan 17, 2016 10:10    Sujet du message: Répondre en citant

Capu Rossu a écrit:
Bonsoir,

Dans le texte au 21 juillet, on peut lire :

Code:
En 1934, en souvenir du comportement d’Albert 1er durant la Grande Guerre, le roi Georges V a autorisé l’armée belge à défiler en armes à Londres, et c’est depuis lors la seule armée étrangère à jouir de ce droit.


Voici deux vues prises à Londres le 14 juillet 1942 (OTL) où on voit défiler, en armes, le 1er Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos des FNFL.





Les Anglais ont-ils fait une exception à ce qui est dit plus haut pour les Free French en cet été 1942 ?

Ont-ils abandonné ce principe qui interdisait les défilés en armes des armées étrangères durant la WW II ?

Qu'en est-il de nos jours ?

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De nos jours, seule l'Armée Belge est autorisé à Défilé en Arme dans Londres. Les autres armées peuvent défilés également, mais sans armes....(hormis peut être les anciennes colonies britannique)
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Dim Jan 17, 2016 22:50    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Merci pour votre réponse. Les arcanes du protocoles déjà sont insondables mais quand il s'agit du protocole britannique.....


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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Fév 13, 2016 13:22    Sujet du message: Répondre en citant

Une petite rallonge de Wil et Benoit XVII

5 juillet
Du neuf pour la 1ère DI
Great Malvern (QG des forces terrestres belges en Angleterre)
– Le général-major Jans, commandant la 1st Belgian Infantry Division, a réuni ses commandants de brigade pour le briefing hebdomadaire. Les derniers jours ont montré que l’apport du 3e Chasseurs avait nettement amélioré l’entrainement : « On travaille dans des conditions beaucoup plus réalistes » ont commenté les officiers. Et plusieurs sous-officiers ont remarqué : « Les gars du 3e ont combattu en Sicile l’année dernière et ça se voit ! En plus, ils sont sympas… Enfin, ils sont comme nous, contrairement à ce que racontent les gens du VNV »
Jans commence la réunion par les dernières informations qu’il a reçues : « C’est la 2e Division qui a été désignée pour le défilé du 21 à Londres. Nous, nous partons le 23 pour l’Ecosse. Nous allons passer trois semaines à nous entraîner avec les hommes de la 1ère Blindée. »
– Tant mieux, ça nous changera du Pays de Galles, commente le colonel Long, qui commande le 2e Carabinier et la 3e Brigade.
– Et puis nous verrons enfin de près notre première grande Unité Blindée ! lance Duez, CO du 18 Li et commandant de la 2e Brigade. Nous pourrons nous entraîner à travailler ensemble.
– A propos d’entraînement, que pensez-vous des hommes du 2C et du 18 Li placés sous votre commandement, mon cher Wets ? demande Jans.
– Eh bien, ils ont un très bon encadrement, et je dois dire que je suis surpris de leur entrain et de leur faculté d’adaptation.
– N’oubliez pas qu’ils sont motivés par les exploits de la 4e DI en Italie. Ils en ont marre qu’il n’y en ait que pour elle ! sourit De Vyver, CEM de la division. Mais vous m’avez parlé d’un problème avec les observateurs avancés. De quoi s’agit-il ?
– En fait, au cours des exercices de la 1ère Brigade, j’ai constaté que les demandes et les réglages de tirs étaient faits par des OA du 1er d’Artillerie.
– Ce qui me paraît normal, commente Jans.
– Certes, et c’est ainsi que nous avions commencé à travailler en AFN. Mais lors de la bataille de Sicile, sur le conseil des Français et après avoir vu ce que ça donnait sur le terrain, nous avons formé quelques-uns de mes Chasseurs pour ce travail.
– Mais pourquoi ? interroge Duez, dubitatif.
– Nos artilleurs ne sont pas formés à se battre en première ligne… Du coup, ils se trouvent toujours un peu en retrait et cette position retarde le moment de l’envoi des demandes d’appui, donc de l’exécution de cet appui. Tandis que si des OA-fantassins sont en pointe, la demande est immédiate et la réaction plus rapide. Si vous voulez, et si le général est d’accord, nous pourrons faire une démonstration lors de nos exercices en Ecosse.
– Comme cette pratique a été éprouvée au combat, elle est sûrement très pertinente, mais aurons-nous le temps de former assez de gens ? interroge Long.
– Ma foi, remarque ironiquement Jans, la Libération n’étant pas prévue pour le mois prochain, nous aurons le temps de trouver les hommes qu’il faut et de les former. De Vyver, le cas échéant, il faudra tenir au courant les CO des 1e, 2e et 6e d’Artillerie.
– Oui, et informer les autres divisions.
– Si je puis me permettre, intervient Wets, je pense que le colonel… euh, le général Piron, va faire appliquer par la 1ère DB les standards opérationnels de la Tancrémont, même si l’équipement est différent. Il s’agit d’abord de ses idées !
– Je vois, répond Jans, qui a été prévenu que la gestion de l’ego de Piron serait une mission en soi. Autre chose ?
– Oui mon général. Nous devrons également fournir des hommes pour qu’ils suivent une formation de FAC… Les gens capables de diriger un appui aérien.
– Mais c’est du ressort de l’Aéronautique militaire !
– La formation, certes, mais pas les hommes.
– Et vous voulez demander ça à des Infanteristes !
– En effet. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre un hypothétique appui aérien ! Il faut le demander tout de suite, et être capable de le diriger.
– Eh bien, les 18 Li et 2C vont devoir en apprendre, des choses. Mais en pratique, est-ce vraiment utile ?
– Mon Général, souvenez-vous des Stukas…
Un ange passe.
– Et c’est ce genre d’appui que vous aviez en Sicile ? demande Long.
– En mieux, cher collègue… Pour le moment, nous ne faisons que nous entraîner, mais demain, au combat, nous devrons profiter de tous les appuis possibles. Avant, un fantassin belge n’était entrainé qu’à la défensive, et hormis savoir tirer avec son Mauser K, on ne lui demandait pas grand-chose. On voit où ça nous a menés ! Aujourd’hui, le fantassin belge attaque, il doit savoir se servir d’une radio, et le cas échéant d’autres armes !
– Je vois, opine Jans. Nous allons avoir du pain sur la planche.
– Je vous rassure, les hommes de Joseph Herbiet ont été surpris également quand ils sont arrivés en Tunisie. Mais d’après les échos, ils se débrouillent plus que bien en Italie.
– Parfait. Colonel Wets, faite un mémo résumant tout ce que la 1ère DI doit faire pour s’adapter aux… nouvelles pratiques.
– A vos ordres mon Général.
– Quant à nous, De Vyver, la semaine prochaine nous rencontrons Piron et son CEM pour coordonner les exercices en Ecosse.
– Méfiez-vous mon Général, le Lion n’est pas facile à dompter.
– Le Lion ?
– Oui, c’était son surnom chez les hommes de la Tancrémont, sourit Wets.


9 juillet
1ère DB et 1ère DI
Etat-major de la “1st Belgian Armored”
– Piron et son CEM, le colonel Van Malcotte de Kessel, reçoivent leurs homologues de la 1ère DI. Le programme est chargé. Entre autres, on met en place une série d’exercices en commun.
– Tes hommes devront apprendre à manœuvrer avec des chars, lance Piron à Jans Surtout que je n’ai pas l’intention d’appliquer bêtement les tactiques britanniques. Car certaines sont tout sauf sensées !
– Un de mes commandant de brigade, que tu as côtoyé en Sicile, m’a prévenu. Mais Que comptes-tu faire ?
– Eh bien, je vais appliquer à la 1ère DB certains enseignements que j’ai tirés de la campagne d’Italie.
– Je vois, le colonel Wets…
– Ah c’est lui ! Je le connais, en effet… et les gars du 3e Chasseurs ne sont pas des manchots. Tu peux lui faire confiance.
– Je sais, il apporte beaucoup à la division. Il vient de nous expliquer que nous devions former des hommes au sein de nos unités pour assurer les liaisons avec l’artillerie et l’aviation, au lieu de faire appel aux unités d’artillerie et aux aviateurs.
Piron sursaute et se tourne vers son CEM : « Comment ! Ce ne sont pas les hommes des unités de premières lignes qui sont formés OA et FAC ? »
– Non, mon Général. Pour l’appui d’artillerie, ce sont les membres des 17e et 18e d’Artillerie à Cheval qui s’en occupent.
– Mais c’est criminel, rugit Piron. Un appui trop tardif et nos hommes se font tuer ! Les gars de l’artillerie sont sûrement très bons, mais ils ne sont pas formés à accompagner les chars ! Il faut former des hommes du 1er Grenadiers, du 1er Cyclistes et ceux du I/3 Gr. Même chose pour les FAC, c’est grâce à eux que la 53e Escadre a su neutraliser le train blindé qui nous bloquait du côté de Castelvetrano.
– Si je puis me permettre, intervient Jans, comment se fait-il que vous ayez un bataillon du 3 Gr ?
– L’ODB britannique est relativement compliqué…
– Je sais, soupire Jans…
– Si bien que ma brigade d’infanterie est composée du 1er Grenadiers tandis que ma brigade blindée se compose des 1er et 2e Guides, du 3e Lanciers et du I/3 Gr… Mais cette histoire de FAC m’y fait penser… Quelles unités belges opérant en Angleterre feront de l’appui au sol, une fois que nous serons débarqués ?
Van Malcotte de Kessel feuillette un dossier : « Les 347e et 348e Squadrons, équipés de Typhoon, mon Général. »
– Il faudra prendre contact avec eux et leur demander quelques avions pour notre entraînement en Ecosse. Tes hommes du 3e Chasseurs pourront nous faire une démonstration de guidage.
– Bonne idée. Mais une division blindée, c’est d’abord des chars ! De ce côté, ça te va ?
– Ma foi, cela me change de ceux utilisés en Italie, mais ça va. Evidemment, je ne sais pas trop si leur canon suffira contre les panzers… Enfin, on trouvera des solutions. Bon, avant nos manœuvres, on se retrouve le 21 Juillet à Londres ?
– Oui, bien sûr ! [Le général Pire doit recevoir les officiers généraux du 1er Corps.]
– Mon cher Jans, fantassins et cavaliers doivent à présent tirer dans le même sens. Les querelles de boutons d’avant-guerre nous ont fait beaucoup de tort.
– C’est vrai, hélas ! Mais je pense que nous ferons de bon travail ensemble pour libérer le Pays et le Roi. Et les hommes sont impatients ! Trois ans l’arme au pied, alors que certains se battent !
– On a au moins la consolation de penser que le trajet d’Angleterre en Belgique est plus court que le chemin qui traverse la Méditerranée !


24 juillet
Entraînement
Grandes manœuvres belges en Ecosse
– Les 1ère DB et 1ère DI belges ont rejoint leurs zones d’exercices. Aussitôt débarqués, les hommes commencent les entraînements au tir. Mitrailleuses, mortiers, armes antichars s’en donnent à cœur joie. Mais les hommes du peloton AT du 1/3 Ch pestent contre le manque de mobilité de leur arme : « Ce n’est pas possible d’être revenus en arrière, constate, amer, le sergent Callens. Par pitié, qu’on me rende mon half-track ! »
– Je sais, répond le chef de peloton, mais on devra faire avec !
– Ouais, ben c’est pas comme ça qu’on sera très réactifs ! Les Angliches pourraient pas nous fournir des automoteurs ?
– Ce sera difficile ! Et puis, tes résultats de tirs sont excellents. Et avoue que ce canon a tout de même un bon punch, non ?
– Bof… Enfin, faisons contre mauvaise fortune bon cœur. Je vais commencer à faire des chronos pour la mise en batterie !


26 juillet
Entraînement
Etat-major de la 1ère DI (B) en manœuvres, Ecosse
– « Les hommes profitent pleinement de l’entraînement, mon Général. Les tirs sont bons et la coordination avec les chars se passe bien. »
– Heureusement ! sourit Jans. J’ai constaté combien mon collègue Piron paye de sa personne. Il passe plus de temps sur le terrain que dans son PC.
– En effet, dès qu’un exercice d’un de ses escadrons ne se déroule pas parfaitement, il le fait recommencer. Remarquez, que je peux le comprendre, il a vu en Italie les dernières tactiques utilisés par les Allemands. Au fait, après-demain, la 1ère Brigade nous fait la démonstration d’une demande de tir d’artillerie.
– J’ai hâte de voir ça, on pourra comparer. Et Piron m’a transmis qu’un détachement de quatre avions du 347 sera présent la semaine prochaine pour nous permettre d’apprécier l’appui aérien.


28 juillet
Entraînement
Manœuvres belges, Ecosse
– Wets reçoit le général Jans, son CEM et les CO des 1er, 2e et 6e d’artillerie à son PC. Ce dernier est entièrement camouflé et les véhicules radios sont largement dispersés.
– Eh bien, commente le CEM, vous ne lésinez pas sur le camouflage…
– Non, en effet. Moins on nous voit, mieux c’est !
– Mon cher Wets, nous vous écoutons.
– Mon Général, messieurs, vous allez voir deux démonstrations. D’abord, les hommes du I/2C avec des OA du 1A, pour prendre cette butte là-bas, vont devoir à un moment demander un appui du régiment d’artillerie. Ensuite, ce sera au tour des hommes du I/3 Ch de faire le même exercice. On comparera ensuite.
………
– Blauw 4, go voor de oefening (Bleu 4, go pour l’exercice), lance le radio.
Au loin, on voit les Bren Carriers se mettre en mouvement. Les tirs crépitent et, comme prévu, les fantassins demandent un appui-feu. Le Dingo des OA arrive et quelques instants plus tard, les 25 pdr du 1A ouvrent le feu et neutralisent les cibles.
– Ma foi, commente De Vyver, c’est quand même efficace. Belle arme, ce 25 pdr !
– Voyons la seconde démonstration, dit Jans. Allez-y !
………
De nouveau le radio passe les ordres : « Jaune 3, go pour l’exercice ! »
D’autres Bren Carriers foncent vers les cibles, des tirs se font de nouveau entendre… Puis c’est un appel direct du 3 Ch à l’artillerie et presque sans transition, les 25 pdr ouvrent un feu d’enfer.
………
– Eh bien, mon cher Wets, vous m’avez convaincu, déclare Jans. Vos hommes ont gagnés de précieuses minutes en s’adressant directement à l’artillerie.
– En formant nos fantassins au travail d’OA, nous gagnons du temps et des vies, mon Général.
– Très bien, les 1er et 2e d’Artillerie s’occuperont de former des gens au sein des 2 C et 18 Li.
– Si vous avez d’autres trucs de ce genre, ajoute De Wyver, n’hésitez pas à les proposer !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mar 06, 2016 17:51    Sujet du message: Répondre en citant

Encore une rallonge (avec des clins d'œil dedans) signée Wil et B-XVII.


27 juin
Top départ
Achnacarry et Ringway
– A peu près au même moment, Danloy pour les commandos et Blondeel pour les paras reçoivent le message tant attendu. Rendez-vous le 1er juillet à Liverpool pour un embarquement à destination de la Méditerranée ! Les heures de départ dans les gares sont mentionnées, ainsi que le nom du navire prévu et les contacts à prendre au port. Mais à partir de maintenant, stipule le message, les troupes sont consignées dans les casernes jusqu’au jour du départ.


1er juillet
Incident mécanique
Port de Liverpool
– Les hommes du Bataillon Para et du Bataillon Commando belges sont arrivés à la gare de Liverpool. Mais là, on les dirige vers une zone d’attente, car leur transport a du retard.
– Au moins, ça laisse le temps à nos Jeeps d’arriver, commente Danloy.
– Tout à fait, répond Blondeel. Mais au fait, si nous, nous avons nos parachutes, vous, quel sera votre moyen de transport ?
–Sans doute comme les Allemands sur Eben-Emael : des planeurs… Mais je ne savais pas que le ministère avait acheté des planeurs, et nous n’avons pas de pilotes. Enfin, nous verrons. En attendant, prenons patience. J’espère que le repas sera… mangeable.
………
Les heures passent et toujours pas de nouvelles infos. Au milieu de l’après-midi, un officier de marine vient annoncer de mauvaises nouvelles aux Belges : « Gentlemen, we have a problem… Nous vous avions booké un navire belge, le packet-boat Flandre. »
– Very kind of you, remercie Blondeel.
– Hélas, elle [les navires sont féminins en anglais] est en retard suite à une issue avec l’engine. Elle arrivera seulement cette nuit, et nos teams de réparation iront immédiatement à bord.
– Ah… répond Blondeel en grimaçant. Et que fait-on en attendant ? On ne va pas dormir dans ce hangar quand-même.
– Non, of course. Tout est arrangé. Vous dormirez dans une caserne dans la ville.
– Bien, conclut Danloy. Allons-y. Ce sont les aléas de la guerre. Dans le genre, il y a pire.
Au large de Liverpool, le Flandre se bat avec ses vieilles machines (il est entré en service en 1914 !), qui n’ont pas bénéficié d’une révision complète depuis 1940… Mais le Flandre n’est pas belge, c’est un bâtiment français dont le nom a trompé les Anglais !


2 juillet
Incident mécanique
Port de Liverpool
– Les informations que viennent de recevoir Danloy et Blondeel ne sont pas très bonnes. Leur départ est retardé d’une semaine. Les avaries du Flandre sont plus importantes que prévu et tous les autres navires pour l’Italie sont bondés.
– On va prévenir notre état-major du retard, grogne Danloy. Je suppose que nous devons attendre ici.
– Je suis très désolé, répond l’officier de liaison. Normalement, vous partirez avec le convoy du 11 juillet. La Flandre y sera intégrée, si tout va bien.


4 juillet
Un poste délicat
EM des FBM, Alger
– Le général Keyaerts revient de l’ambassade américaine, où se déroulait une petite réception à l’occasion de la fête nationale des Etats-Unis. Sur son bureau, plusieurs messages sont arrivés.
– Diable, nos hommes des Commandos et des Paras auront du retard. Ils n’arriveront en Italie qu’aux alentours du 22 juillet. En plus, ils doivent faire escale ici, à Alger. Major, signalez-le aux Français.
– A vos ordres.
– Et trouvez-moi le lieutenant-colonel Charlier.
Charlier, membre du bureau Opérations de l’EM, arrive peu après.
– Asseyez-vous, Charlier. Vous êtes bien remis de vos blessures [reçues en Sicile à la tête du III/3 Ch] ?
– Tout à fait, merci mon général.
– Très bien, vous allez embarquer pour l’Italie avec nos paras et commandos, qui passeront ici le 20. Vous devrez briefer leurs officiers sur leur mission en Italie. Vous veillerez à bien leur expliquer que leurs troupes d’élite vont renforcer la 4e DI pour de futures opérations coup de poing. Nous en attendons beaucoup pour une future percée en Italie du Nord, dont l’importance industrielle est considérable pour l’ennemi. Voir la 4e DI, les Paras et Commandos jouer un grand rôle dans la conquête de cette région serait excellent pour la position de la Belgique après la guerre.
– A vos ordres, mon Général. Mais… [Charlier a eu vent de la véritable destination des Paras et Commandos… et Keyaerts le sait !].
– Mais quoi, Charlier ? Vous pensiez à une autre mission ?
– Hum… Non, je comprends, mon général.
– Bien. Ensuite, vous restez avec eux. Etant donné l’importance de cette mission, les Français nous ont proposé de placer sous notre commandement un bataillon de commandos paras, le I/113. Et j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : vous êtes volontaire pour prendre la tête du détachement composé de nos bataillons et du I/113 RI lors des… futures missions en question. On va vous fournir quelques hommes pour composer votre petit EM.
– Oh… Merci mon général, c’est un grand honneur. Ces hommes, ils sont volontaires comme moi ?
– Bien sûr, pensez-vous que j’imposerais cela ? Voilà, vous avez vos ordres de mission. On vous préviendra de l’arrivée du bateau à Alger, le 20 je pense.
– A vos ordres mon général. Heu, mon général…
– Oui ?
– Puis-je être franc, mon général…
– Je vous en prie… non, je vous l’ordonne.
– J’ai entendu parler du 113e RI… Il paraît que leur officier est un fou-furieux…
Keyaerts se tourne vers son ordonnance : « Il a cette réputation ? Le lieutenant-colonel… comment, déjà ? »
– De La Plane, mon général. Oui, je crois. On m’a prévenu que c’était un cas à part, mais il parait que c’est un excellent officier. Il nous a envoyé plusieurs courriers incendiaires. Il n’a pas d’objection à la mise de son bataillon à notre disposition « pour diffuser son expérience à des éléments non encore éprouvés au combat », a-t-il précisé… Mais il proteste « avec la plus grande vigueur », dit-il, « à l’envoi de ses hommes sur un front secondaire alors que l’heure de la Libération du territoire français approche et que son unité a gagné le droit d’y participer au premier rang », je le cite encore.
– Je vois… Vous rappellerez tout de même au colonel de La Plane que nos commandos se sont acquittés avec tous les honneurs de leur mission dans le cadre de l’opération Rutter. Eh bien, Charlier, vous voyez que nous ne vous confions pas les premiers troufions venus. Bonne chance !


10 juillet
Embarquement
Liverpool
– « Gentlemen, good news ! Les machines de la Flandre sont réparées et les tests sont positifs, vous emborderez demain vers l’Italie via Alger. »
– Enfin, dit Danloy, les hommes commençaient à trouver le temps long.
– Allons annoncer la bonne nouvelle, ajoute Bruneel.
Danloy rejoint ses commandos et fait passer ses consignes. Les Jeeps doivent partir un peu plus tôt pour être embarquées. Adolphe Meny est ravi : « Enfin, mon major, nous allons enfin avoir à nouveau de l’action ! »
– Je pense bien. Et, normalement, il n’y a pas d’escalade prévue… pour le moment du moins.


11 juillet
Appareillage
Liverpool
– Les hommes de Danloy et Blondeel grimpent sur le paquebot Flandre, dont la taille impressionne les hommes. Les Jeeps de reconnaissance ont déjà été embarquées. Bientôt, les amarres sont larguées et le Flandre se joint à un convoi à destination de l’AFN et de l’Italie.


15 juillet
En mer
Au large du Portugal
– Un des officiers du navire vient chercher les deux commandants de bataillon. Le capitaine a reçu un message de l’EM des FBM, à transmettre en mains propres…
– Eh bien, mon cher Danloy, s’exclame Blondeel, qui s’est précipité pour lire le feuillet épinglé sur une planchette, nous formons carrément un groupement de circonstance avec le… le I/113 RI français !
– Et qui nous commande ?
– Le lieutenant-colonel Charlier. Je crois bien que c’est un ancien du 3e Chasseurs à Pied, qui a fait la campagne de Sicile.
– Hum, commente Danloy en faisant la moue, il n’est ni para, ni commando.
– En effet, mais il a vu le feu l’année dernière, tandis que nous…
– Oui, nous nous entraînons depuis deux ans. C’est vrai que son aide devrait être utile. Et il y a aussi le I/113, drôle d’idée…
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