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Juin 43 - Asie-Pacifique
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delta force



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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 15:14    Sujet du message: Répondre en citant

Peut on dire que cette bataille est le pendant ftl de la bataille d'imphal/kohima otl ?
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 15:16    Sujet du message: Répondre en citant

Non, pas vraiment. Il y a une opération de ce genre en FTL en Birmanie.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 15:18    Sujet du message: Répondre en citant

(Merci Chasseur de Vincennes)

27 juin
Campagne d’Indochine
Opération Typhon
Dien-Bien-Phu, 00h00
– Indiquant que l’entracte de la nuit dernière est bien fini, les avions du “Louvre” tourmentent les positions impériales jusqu’à l’aube. Ce faisant, les Lysander (les antiques Po-25 sont restés au repos) repèrent des mouvements de troupes. Sous le couvert de la nuit, les unités épuisées et décimées de la 22e DI sont remplacées par celles de la 23e DI, plus fraîches.
01h15 – Les Japonais sont victimes d’une autre nuisance, sans doute plus préoccupante que les petits bombardiers du “Louvre”. Des obus de mortier arrosent plusieurs des fortins qui gardent la route qui sert de cordon ombilical à la force Typhon. Cette attaque provoque un mouvement de panique parmi les soldats qui croient un moment qu’il s’agit d’une percée des assiégés, qui seraient passés inaperçus à travers les premières lignes japonaises. Il faut tout le sang-froid des officiers présents pour que les Nippons se ressaisissent et lancent une contre-attaque dans les collines bordant la route. Lors d’un bref échange de tirs, un des assaillants est tué pendant que les autres décrochent. Son cadavre est retrouvé : c’est celui d’un bo-doi vietnamien, bien reconnaissable à la légèreté de son équipement.
03h10 – En face de la position Eliane, mais à bonne distance des premières lignes, un campement du 23e Régiment de Transport est la cible de tirs d’armes légères. Cette fois encore, l’attaque vient de l’extérieur du périmètre tenu par les Japonais. Des tirs de FM et de mitrailleuse légère frappent les enclos des chevaux et couchent plusieurs de ces pauvres bêtes. Quelques tirs traversent les toiles de tente sous lesquels dorment des soldats japonais – miraculeusement, sans toucher personne. Réveillés en sursaut, les hommes se précipitent pour tenter de retrouver les tireurs, sans succès. A quelque chose, malheur est bon : les chevaux tués ne seront pas perdus pour tout le monde. Ils seront découpés avant même le lever du soleil et dévorés dès qu’ils pourront être cuits par les hommes du 23e Rgt, qui se consoleront ainsi d’avoir passé une mauvaise nuit.
En attendant, le silence est revenu… mais pas pour longtemps.
04h00 – Une dizaine d’obus de mortier léger touchent le secteur du QG du 23e Rgt de Transport. Il n’y a pas de victimes, mais une bonne partie du précieux matériel radio est démoli. Des caisses de paperasses éventrées s’échappent des rapports d’équipement qui se dispersent aux quatre vents.
06h15 – La première CAP quitte la piste. Puis décollent d’autres appareils, chargés de prendre la relève des Lysander du “Louvre” pour harceler les Japonais. « Goood morning Vietnam ! » s’exclament, comme chaque matin, les pilotes américains en plongeant pour leur premier mitraillage de la journée.
07h30 – Les affrontements des derniers jours ont infligé plusieurs dures leçons aux forces du général Nishihara. Mais les Japonais y ont au moins gagné de mieux connaître le dispositif ennemi. Obus et incendies ont endommagés les camouflages en de nombreux endroits. Les officiers supérieurs penchés sur la carte s’occupent à punaiser les photos prises la veille par le Ki-46 et qu’un Ki-36 a déposées dès l’aube à Tuan Giao.
Nishihara en personne, du bout de son stick, indique des points sur la carte, pose quelques questions, fait quelques commentaires et donne des ordres d’une voix sèche. Ses subordonnés répondent par des « Hai » (Oui) enthousiastes. Puis, les uns après les autres, les officiers rejoignent leurs hommes avec de nouveaux ordres.
Le plan de Nishihara est simple. Une partie de ses forces attaquera un point des défenses, puis une autre frappera ailleurs avec juste assez de décalage pour que les renforts ennemis aient déjà été envoyés vers le premier point attaqué. Bien sûr, la seconde attaque aura lieu loin de la diversion et au point le plus faible du dispositif ennemi. Le second assaut devrait pouvoir percer.
10h00 – Les Japonais attaquent la position Isabelle, à l’extrême sud de la cuvette. Les restes des trois régiments de la 22e DI attaquent. Ils se retrouvent face au 110e Régiment d’Infanterie Vietnamien, presque frais, et au Groupe Cazin.
Les combats tournent presque immédiatement en faveur des défenseurs. La position n’avait jusque-là jamais été attaquée. Les pièges et les positions de tirs déciment des Japonais qui ne montrent plus l’entrain des premiers jours. Les officiers les plus décidés montent à l’assaut et, à force de « Banzai ! » sonores, entraînent des dizaines de leurs hommes dans des assauts aussi brefs que sanglants – peu survivent. Ainsi tombe le colonel Sendai, à la tête des restes de son 84e RI, le plus éprouvé depuis le début de la bataille.
L’artillerie de la 22e DI fait un effort, mais les obus manquent, certaines pièces ne sont plus approvisionnées et le soutien est inefficace. Les 85e et 86e RI attaquent sans conviction, d’autant plus que leurs officiers savent qu’il ne s’agit que d’une diversion. Mais cet assaut ne joue pas son rôle, car les défenseurs d’Isabelle, qui ne se sont pas sentis en danger, ne demandent pas de renforts. En revanche, les avions alliés n’épargnent pas les positions de départ de la 22e DI – les 250 GP et les Mouriaques assomment les forces du général Masachika, achevant de casser leur moral.
11h00 – Selon le plan prévu, le 71e Régiment d’Infanterie monte à l’attaque au sud-ouest de Gabrielle, de l’autre côté bout du champ de bataille par rapport à Isabelle. A cet endroit, les défenses ne sont tenues que par des bunkers mitrailleuses entourés de quelques pelotons du 108e Régiment Vietnamien abrités dans une seule ligne de tranchées. De plus, la zone n’est battue que par un petit nombre de batteries.
Cependant, les défenseurs encaissent vaillamment le premier choc, couchant de nombreux soldats ennemis. Mais la seconde vague d’assaut parvient à prendre pied dans les tranchées. Les Vietnamiens sont submergés sous le nombre, chassés de leurs positions ou massacrés à la baïonnette. Les blockhaus sont nettoyés au lance-flamme et à la grenade et bientôt, le colonel Kagoshima peut transmettre au général Nishihara que toute résistance a cessé, à part quelques tirs venus des positions voisines.
14h00 – Tandis que le 71e Régiment consolide ses positions avec l’aide du 64e, il apparaît que des positions d’artillerie plus nombreuses que prévu battent le secteur. Harcelés par des tirs nourris, mitraillés par l’aviation, les Japonais se préparent cependant à pousser leur avantage, quand le 10e RIC et le reste du 108e Vietnamien lancent une contre-attaque. L’affrontement durera toute l’après-midi.
« C’est le genre de bataille que je déteste. Attaquer de front des ennemis retranchés ! C’est coûteux en vies humaines et rarement payant. Mais parfois, c’est la seule solution. D’ailleurs, les Japonais avaient l’air d’accord, toute l’après-midi, nous avons échangé attaques et contre-attaques plus ou moins suicidaires…
Au fur et à mesure des combats, c’était comme si mon esprit ralentissait, comme si je me regardais me battre en spectateur. Je vivais un cauchemar. Attaquer, nettoyer un morceau de tranchée de ses occupants… Puis défendre la position au milieu des pluies d’obus et des tirs de mitrailleuses. Puis, gagnants ou perdants, il fallait recommencer, au milieu des cadavres amis ou ennemis… Certains bunkers furent pris et repris quatre ou cinq fois. L’ennemi s’accrochait à chaque centimètre de terrain avec une hargne impensable.
Petit à petit, j’ai compris que la lutte tournait en notre faveur. Les Japonais chargeaient avec toujours autant d’acharnement, mais ils perdaient vraiment beaucoup de monde. Nos artilleurs et nos aviateurs se déchaînaient sur leurs concentrations avant même leurs assauts comme s’ils avaient eu des munitions inépuisables. Et les Japs fonçaient en masses, faisant de bonnes cibles pour nos armes automatiques et nos grenades. Nous attaquions après une préparation au canon, par petits groupes, en nous couvrant mutuellement et en nous coulant dans les replis du terrain. Sauf exception, nous ne tentions pas de déborder les points de résistance, mais de les éliminer en envoyant une équipe de nettoyeurs qui jouait sur la surprise.
Au bout de presque cinq heures d’affrontement, les charges japonaises se sont taries. La victoire était à nous. »
(Récit du 1ère classe Aubrie, 10e RIC)
19h00 – L’échec sanglant de sa nouvelle offensive est une humiliation pour Nishihara. Suprême humiliation, certaines de ses troupes ont manqué d’allant. Mais – ce qui est plus grave du point de vue stratégique – il se retrouve à cours d’options. L’effondrement des capacités de ses troupes, décimées, épuisées et mal nourrie, est maintenant évident. Son artillerie n’a presque plus de munitions, et l’aviation japonaise est incapable de lui venir en aide de façon significative. Pour la première fois, il se rend compte que son échec est probable – et pour réagir, il n’imagine guère de solutions.

Nam-Dinh (Tonkin), 13h00 – Les habitants sont brutalement alertés par le bruit des moteurs de douze Liberator du 308th BG couverts par huit NA-73 du III/40.
La gare est leur objectif, mais la précision n’est toujours pas le point fort des bombardiers américains. De 15 000 pieds et en dépit d’une excellente météo, la moitié des bombes ratent la cible et frappent en pleine ville. Les dommages infligés à la gare sont toutefois très graves, perturbant gravement le trafic entre le Tonkin et le sud de l’Indochine.
L’essentiel de la réaction japonaise provient de la DCA, qui parvient à endommager quatre Liberator – l’un d’eux va finalement se poser en catastrophe à Dien-Bien-Phu, où il sera mis au rebut. Un shotai de Ki-43 envoyé contre le raid est aisément repoussé sans même parvenir à atteindre les B-24.
Cependant, du point de vue de la propagande, la victoire est indéniablement japonaise. Les dommages causés en ville sont considérables (on relèvera plus d’une centaine de victimes), provoquant le déchaînement des journaux collaborateurs (les seuls bien sûr), qui détaillent à plaisir les preuves de la barbarie des Occidentaux. Les jours suivants, certains membres de la Résistance enverront même à Dien-Bien-Phu des messages demandant l’arrêt immédiat des bombardements américains contre des objectifs situés dans des zones peuplées.

Tuan Giao, 17h00 – Le terrain sommairement aménagé par les Japonais continue de fonctionner dans une relative discrétion, profitant de ce que les avions d’Epervier sont occupés ailleurs. Il est à présent entouré d’une quinzaine de postes de DCA allant de la 7,7 au 75 mm, et quelques abris ont été aménagés pour les Ki-36 et Ki-76 qui multiplient les navettes quotidiennes. Les menues fournitures apportées par ces avions légers et l’évacuation de quelques blessés qu’ils assurent chaque jour sont un baume pour tous les troupiers japonais engagés dans l’opération Typhon.
Mais les capacités de ces avions sont très insuffisantes et l’état-major réclament que le terrain soit amélioré pour permettre aux Ki-57 disponibles d’augmenter le flux de ravitaillement pour soutenir l’attaque vers Dien-Bien-Phu. Cependant, le commandant du 22e Régiment du Génie et le responsable du trafic aérien rétorquent que cette demande est prématurée. En effet, les monomoteurs sont discrets, alors que l’emploi d’avions plus lourds, comme le Ki-57, alerterait les Occidentaux. En d’autres termes, les responsables locaux ont admis que le ciel était à l’ennemi.

Hôtel Métropole, Hanoi, 19h00 – Une nouvelle fois, l’ambiance est agitée à la réunion de l'état-major de l’Armée Impériale en Indochine, sous la présidence du général Tyo. Les officiers d’infanterie et d’artillerie soulignent que sans la maîtrise des cieux, la conquête de Dien-Bien-Phu pourrait bien échouer. La phrase a beau être au conditionnel, il est évident que certains cherchent déjà une issue honorable à un échec. Mais les aviateurs refusent d’endosser le rôle de bouc émissaire. Ce n’est pas leur faute si Typhon a pris pour cible une région éloignée des terrains japonais et proche de l’aérodrome ennemi, pas leur faute non plus s’ils ne reçoivent en renfort que des pilotes novices et des avions démodés.
Alors que colonels et généraux se rejettent mutuellement la faute, le général Tyo les fait taire. Sans ambages, il exige une reprise immédiate des attaques aériennes contre Dien Bien Phu. Le général Kuwana ose rétorquer que les moyens de son 3e Hikodan ne sont pas suffisants. Il faut attendre l’arrivée de la totalité du 21e Dokuritsu Hikotai, ainsi que la remise à niveau des groupes qui ont le plus souffert. Pourtant, seul de tout l’état-major, il est encore confiant, estimant que les Occidentaux sont eux aussi épuisés et que la vaillance et l’esprit combatif des “Aigles Sauvages” finiront par avoir raison des colonialistes. Tyo hésite et finit par accepter le délai demandé par Kuwana, peut-être parce qu’il est le seul à affirmer encore qu’il croit en la victoire.
Cette croyance n’est cependant pas partagée par les chefs d’escadrille. Dès la conférence terminée, ils se réunissent au bar de l’hôtel pour porter force « Kampai ! » (Santé !) au Tenno et… aux pilotes occidentaux. Un peu éméchés, ils se dispersent ensuite pour aller expliquer à leurs pilotes la tâche impossible qui va leur être confiée.


28 juin
Campagne d’Indochine
Opération Typhon
Dien-Bien-Phu
– La nuit est scandée par les explosions des petites bombes semées par un “Louvre” toujours aussi pugnace. Mais le plus important est un simple message qui fend l’éther, rayonnant de l’antenne de la base Epervier : « Vautour, vautour, vautour… Je répète Vulture, Vulture, Vulture ».
………
Kunming (Chine), 07h00 – Dans un bâtiment qui jouxte un des aérodromes de la ville, une réunion impromptue rassemble les chefs du 308th BG, des 74th et 75th FS, ainsi que du GC III/40, sous la présidence du général Chennault. Celui-ci est accompagné d’un interprète, bien que les pilotes du III/40 baragouinent correctement la langue de Shakespeare. Sans perdre un instant, il annonce : « Messieurs, cette nuit est arrivé de Sparrowhawk Base le message que nous attendions tous ! L’opération Vulture commence aujourd’hui ! »
………
Dien-Bien-Phu, 07h30 à 12h30 – Le rapport des actions nocturnes des pilotes du “Louvre” est déjà sur le bureau du colonel Devèze. Depuis plusieurs jours, leur cible prioritaire est la même que celle des bombardiers diurnes : la DCA ennemie. Il est difficile de détruire les canons eux-mêmes, mais on peut espérer démolir les équipements annexes et, aux risques et périls des équipages, faire consommer aux batteries leur stock de munitions. Cette action est un préliminaire indispensable au bon déroulement de “Vautour”. La baisse de réactivité de la DCA constatée cette nuit par les pilotes des Lysander est un signe encourageant, mais le colonel ne souhaite pas en rester là.
Toute la matinée, les avions alliés se relaient dans les airs, ciblant directement la DCA. Mais cette tactique est dangereuse : deux P-40 et un B-25 sont abattus. Alors, quand c’est possible, les aviateurs préfèrent guider par radio les tirs des batteries françaises de 75 mm. C’est d’ailleurs sûrement pour cette raison, pensent les Japonais, que, vers midi et demie, ils lâchent une série de marqueurs fumigènes qui délimitent bientôt une large zone de terrain occupée par des troupes japonaises.
13h00 – Des guetteurs japonais signalent une importante formation provenant du nord. Les servants de DCA, habitués aux convois aériens qui ravitaillent Epervier, ne comprennent le danger qu’en voyant qu’il s’agit de quadrimoteurs et que ces derniers ne se dirigent pas vers l’intérieur de la cuvette, mais vers eux – et plus exactement vers la zone balisée peu de temps avant.
L’enfer se déchaîne. Les premières explosions naissent sur les collines au nord-est de la position Gabrielle, puis bombes explosives et incendiaires mélangées couvrent les pentes d’une nappe de feu et de fumée qui s’étend vers le sud au fur et à mesure de l’avance des vingt-et-un B-24 du 308th (couverts par dix P-40 du 74th) qui inaugurent les festivités de Vulture/Vautour. L’Armée Impériale vient de découvrir le carpet bombing !
Désespérément, les batteries antiaériennes ripostent. Les Liberator, volant relativement bas, font de bonnes cibles. Plusieurs sont endommagés. L’un d’entre eux explose – un coup chanceux dans la soute alors qu’il n’a pas encore largué toutes ses bombes – et un autre va se poser sur la base Epervier, où il pourra être réparé grâce à la cannibalisation de l’épave de son collègue arrivé la veille. Mais la DCA est précisément le cœur de cible des bombardiers. Et comme ses servants ne s’abritent pas pendant le bombardement, ils subissent des pertes très élevées.
Mais ce n’est que le début. Kunming et Dien-Bien-Phu n’étant distantes que de quelque 400 km à vol d’oiseau, les Liberator intacts auront le temps d’aller se réapprovisionner et de revenir avant la fin de la journée, avec des renforts n’ayant pas participé au raid du matin. « Une promenade de santé » dira un pilote ayant participé à l’opération Blowlamp/Lampe à Souder contre Ploesti.
Au soir, les officiers français et vietnamiens qui observent la zone attaquée ont de la peine à la reconnaître. Le paysage est bouleversé. Des cratères grêlent les collines au milieu d’écharpes de fumées qui stagnent et découvrent des épaves calcinées et des terrains bouleversé. Mais sur le front, la journée a été particulièrement paisible : Dien-Bien-Phu n’a pas été attaquée – l’assaut préparé contre Gabrielle a été complètement désorganisé.
20h00 – C’est un général Nishihara sonné par la démonstration américaine qui reçoit les rapports de ses officiers. Le premier est catastrophique – et ceux qui vont s’amonceler sur sa table de travail au cours de la nuit ne vont pas améliorer son moral.
Outre les pertes, l’état des stocks de la DCA est devenu critique. Les chefs de batterie avaient commencé à contingenter l’approvisionnement de leurs pièces pour éviter la pénurie. Mais l’assaut du jour a obligé les servants à tirer tout ce qu’ils pouvaient. A présent, ils ont le choix : se défendre au risque de tirer jusqu’au dernier obus. Ou risquer de se faire détruire sans riposter… Dans les deux cas, la couverture anti-aérienne des troupes, dont l’efficacité semblait s’améliorer, sera réduite à néant.
………
Hanoi, 20h45 – Ulcéré par les nouvelles reçues de Nishihara, Tyo téléphone au général Kuwana et lui ordonne d’engager à fond le 3e Hikodan et le 21e Dokuritsu Hikotai (même si celui-ci n’est pas encore complètement déployé au Tonkin) dès le lendemain. Lorsque le chef des forces aériennes japonaises en Indochine repose le combiné, il est blanc comme un linge. Mieux que son supérieur, Kuwana se rend compte du déséquilibre des forces. Il sait que la mission qui vient de lui être confiée dépasse de très loin les possibilités de ses escadrilles. Il est censé annihiler l’aviation des Colonisateurs, ensevelir Dien-Bien-Phu sous les bombes et ravitailler les troupes autour de la cuvette… Et vite, en plus !
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 15:37    Sujet du message: Répondre en citant

27 juin 0730: Nishihara en personne, du bout de son stick, indique des points sur la carte, pose quelques questions, fait quelques commentaires
10h : La position n’avait jusque-là jamais été attaquée. Les pièges et les positions
19h : L’échec sanglant de sa nouvelle offensive est une humiliation pour Nishihara. Suprême humiliation

28 Juin 13 heures : Kunming et Dien-Bien-Phu n’étant distantes que de quelque 400 km à vol d’oiseau, ( je ne suis pas sûr que "distantes" doit être mis au féminin)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 15:58    Sujet du message: Répondre en citant

1) Oui, des retouches sont utiles.
a) indique plusieurs points sur la carte, pose des questions, fait quelques commentaires
b) les pièges et les tirs défensifs
c) (l'échec) est un rude coup pour...

2) En revanche, sauf si on me démontre la masculinité de la ville de Kunming et/ou de la base de Dien-Bien-Phu, "distantes" me semble correctement accordé Wink
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Dernière édition par Casus Frankie le Dim Oct 11, 2015 16:56; édité 1 fois
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Imberator



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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 16:54    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
27 juin...
...Selon le plan prévu, le 71e Régiment d’Infanterie monte à l’attaque au sud-ouest de Gabrielle, de l’autre côté bout du champ de bataille par rapport à Isabelle.

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 16:57    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Imbérator.
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patzekiller



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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 17:05    Sujet du message: Répondre en citant

j'avais pas plus de truc en juin en birmanie? il me semblait que j'avais une campagne aérienne, ou elle commence plus tard?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 17:13    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
j'avais pas plus de truc en juin en birmanie? il me semblait que j'avais une campagne aérienne, ou elle commence plus tard?


La dite campagne commence le 31 juillet !
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 20:21    Sujet du message: Répondre en citant

Nos chers GO auraient-ils, par hasard, une carte de Dien Bien Phu FTL???

D'avance merci

Et je dois dire que c'est un magnifique récit...qui le cas échéant mériteraient une superproduction hollywoodienne...
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 21:22    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir Franck,


Citation:
5 juin
Campagne d’Indochine
Cent km au sud de Nha Trang (Annam) – Ayant passé la nuit à Nha Trang, le train blindé de l’Annam repart en sens inverse. Arrivé à l’endroit saboté la veille, l’équipage découvre que les Vietnamiens ont enlevé une section de rails sur deux. Les dégâts s’étendent sur près d’un kilomètre. On retrouvera les rails manquant au bas du talus de chemin de fer.
Les patrouilles envoyées reconnaître la voie découvrent que d’autres sections ont été sabotées – ce procédé n’est autre que l’adaptation au chemin de fer du sabotage des routes “en touches de piano”. Il faudra plusieurs jours pour retrouver tous les rails et les remettre en place.


16 juin
Campagne d’Indochine
Opération Typhon
Dien-Bien-Phu, 10h00 – (...) En effet, entièrement équipés par l’Oncle Sam, ils portent le pratique casque M1, la fameuse tenue HBT si pratique, avec ses grandes poches de poitrine de la taille des rations K, et le havresac M-1928. La tenue de ces “Américains” est tout de suite très jalousée !

Deux fois "pratique" !

Au 20 juin, dans la rencotre opposant le Groupement Cazin au 23ème Régiment de Reconnaissance, il est écrit compagnie A, compagnie B et compagnie C pour les Français. Ce genre d'appellation est plutot l'apanage des troupes américaines et non pas à des troupes françaises qui emploient les appellations de 1ère, 2ème, 3ème Cie, etc ....

Au 22 juin,

Citation:
La cuvette de Dien-Bien-Phu et les collines qui l’entourent ont été garnies d’une DCA certes de petit calibre, mais nombreuse.


Au 25 juin

Citation:
Puis, d’un seul coup, ils se sont élancés vers les tranchées, le temps que les veilleurs donnent l’alarme, l’ennemi est au contact.
Pendant deux heures, on se bat au corps à corps.


Citation:
Ils se replient, en silence, choqués.


@+
Alain
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 21:32    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
Nos chers GO auraient-ils, par hasard, une carte de Dien Bien Phu FTL???

D'avance merci

Et je dois dire que c'est un magnifique récit...qui le cas échéant mériteraient une superproduction hollywoodienne...


Tu me flattes Embarassed
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 22:16    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Capu Rossu - cependant, "dans un silence choqué" est une figure de style qui ne me semble pas à rejeter.
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Casus Frankie

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dado



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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 22:26    Sujet du message: Répondre en citant

27 juin, 11h00:
Citation:
Selon le plan prévu, le 71e Régiment d’Infanterie monte à l’attaque au sud-ouest de Gabrielle, de l’autre côté bout du champ de bataille par rapport à Isabelle.

Plutôt de l'autre côté du champ de bataille, ou à l'autre bout du champ de bataille.

Nam-Dinh (Tonkin), 13h00
Citation:
Les dommages infligés à la gare sont toutefois très graves, perturbant gravement le trafic

répétition de grave et gravement. On pourrait remplacer par: Les dommages sont toutefois très importants, perturbant gravement le trafic.

Toujours un très bon récit, même si je l'avais déjà lu Wink
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 11, 2015 22:30    Sujet du message: Répondre en citant

Et si le premier loupé que tu signales avait déjà été pointé ! Wink
Merci de ta vigilance.
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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