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Mai 43 - Méditerranée
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Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10135
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2015 09:23    Sujet du message: Mai 43 - Méditerranée Répondre en citant

Texte dû pour l'essentiel à Patzekiller, sous le contrôle stratégique de LADC...
Mais vous trouverez aussi des interventions belges (Wil Coyote et Benoit XVII) et un petit chapitre de Raven...
Et j'ai essayé de faire tenir tout ça ensemble.
Et la Grèce est toujours en déshérence (hé oui, la vraie vie, tout ça...).


Mai 1943
1 – La guerre en Méditerranée
L’île d’Elbe et Pérouse, en attendant mieux !

1er mai
La campagne d’Italie
Front italien
– Si le calme règne toujours sur le front, il n’en est rien dans les airs où le triangle La Spezia-Livourne-Florence fait l’objet de missions Rhubarb effectuées par deux Bombardment Groups du 49e BW, trois Fighter Groups du 64e FW et les groupes de la 4e EC et de la 53e EACCS. La réaction allemande est très modérée, les terrains ennemis semblent s’être vidés de leurs appareils.


2 mai
La campagne d’Italie
Front italien
– La gare et les ponts de la petite ville de Savone, à l’ouest de Gênes, ont aujourd’hui droit aux attentions des B-26 des 319e et 320e BG. Après le bombardement, alors que la formation a fait demi tour, apparaissent de nombreux chasseurs de la Luftwaffe. Les Mustang des 79e et 81e FG s’interposent, mais ils perdent quatre des leurs (deux pilotes seront récupérés en mer) sans éviter la perte de trois Marauder, en échange de cinq chasseurs allemands.


3 mai
La campagne d’Italie
Front italien
– Vers 03h00, de nombreux Wellington bombardent la gare de triage de Milan et la banlieue industrielle de la ville. A l’état-major allemand, certains commencent à faire un parallèle avec la bataille de la Ruhr – à une échelle différente, bien sûr.
Dans la journée, la campagne de bombardement continue. Le 376e BG attaque la gare et le port de La Spezia. L’escorte, constituée des 1er et 14e FG, subit une violente réaction allemande, mais si plusieurs Bf 109 arrivent à percer l’écran pour atteindre les Viermot, les pilotes allemands s’aperçoivent une nouvelle fois que les “grosses bagnoles” ne sont pas faciles à abattre. Le score de la journée est de trois Bf 109 abattu contre cinq P-38 – et aucun B-17.
A la nuit tombée, le 205 Group britannique attaque la gare de Parme, complétant la destruction des voies de chemin de fer qui desservaient Gênes.

Le GAN2 se prépare
BAN d’Agadir (Maroc)
– Dans la journée arrivent les flottilles 2F, 4F, 6F et 8F. Elles sont suivies de plusieurs avions de transport amenant une partie des mécanos et les bagages. Les échelons roulants, débarqués du train à Marrakech, suivront le 6 mai.
Le GAN2 est à pied d’œuvre pour entamer sa conversion sur ses nouveaux avions : Corsair pour les 2F et 4F, Dauntless pour la 6F et Avenger pour la 8F.


4 mai
La campagne d’Italie
Front italien
– Les opérations aériennes de ce jour sont la réédition de celles du 27 avril, donc tout près du front terrestre, mais la réaction des Allemands est encore plus modérée après les offensives lancées plus au nord les jours précédents. Bien que refusant le combat, la Luftwaffe perd deux appareils sans infliger de perte aux Alliés.

Le GAN2 se prépare
BAN d’Agadir (Maroc)
– Pas de perte de temps, les quelques avions déjà livrés permettent de présenter leurs futures montures aux pilotes et équipages. Les bombardiers de la 6F sont déçus : rien de neuf pour eux pour l’instant. Mais pour les chasseurs et surtout les torpilleurs, c’est Noël en mai ! Les gars de la 6F se vengent en déclarant qu’eux, au moins, ils savent déjà se servir de leurs avions, ce qui n’est pas le cas de certains !
En attendant, tous héritent d’un gros dossier à lire, à relire et à savoir par cœur pour la semaine dernière, comme il se doit, bien sûr. Pendant ce temps, les off’ méca des flottilles préparent le reversement de leurs avions actuels (excepté pour la 6F, qui attendra encore un peu pour rendre ses SBD-3).


5 mai
La campagne d’Italie
Front italien
– En fin de nuit, les Wellington de la RAF bombardent à nouveau le port de Gênes. Un réservoir de carburant est touché, son incendie fera rage durant plus de 24 heures, dégageant une épaisse colonne de fumée visible à plus de cent kilomètres.
Dans la journée, une relative accalmie des combats n’empêche pas quelques escarmouches. Le Staffelkapitan Bernes, du I/JG 77, remporte sa cinquantième victoire, qui sera fêtée dignement, avec de nombreuses photos qui feront la une de la revue Der Adler. Cependant, les succès d’une poignée d’experten sont les arbres qui cachent la forêt : depuis janvier, la seule I/JG 77 a perdu pas moins de 25 pilotes, morts, blessés graves ou prisonniers.

Opération Spaghetti
Etat-major du IVe Corps français
– Au centre du front allié, le IVe Corps français prépare le lancement de l’opération Spaghetti, qui doit permettre à ses forces de préparer la prise de Pérouse en se mettant en position favorable.
A gauche, la 4e DI belge, appuyée par les blindés de la Légion, devra s’avancer vers Pérouse tout en menaçant le passage et les rives du lac Trasimène. A droite, les hommes de la 83e DIA devront remonter vers l’est, sur les pentes du mont Subasio, avec l’aide de l’artillerie du IVe CA. Après la prise plus que laborieuse du mont Martano le mois précédent, le commandement a estimé que le mont Subasio occuperait bien assez la 83e DIA : c’est pourquoi, au centre, la 86e DIA aura pour tâche de s’emparer d’un relief qui compartimente la zone en deux, tout en fixant le plus possible de forces ennemies.

L’Union fait la Force – Plan d’attaque
Le général Bastin, chef de la 4e DI (B), et son chef d’état-major ont été convoqués par le général Kœltz pour préparer la suite des opérations, en même temps que le général de brigade François Faure, commandant la 6e BMLE.
Votre division a fait du bon travail peu après son arrivée en élargissant son secteur, déclare Kœltz. Surtout avec la prise des hauteurs face à Colleppe, ajoute-t-il avec un sourire quelque peu grimaçant.
Merci. Tout le mérite en revient à notre 1ère Brigade. Maintenant, c’est elle qui profite d’un bon poste d’observation et qui gêne les mouvements ennemis dans le secteur.
– C’est parfait. Mais nous n’allons pas en rester là. Comme vous le savez, nous envisageons depuis un moment d’aller prendre Pérouse. Dans le cadre d’une série d’opérations alliées, nous avons enfin le feu vert. Pour commencer, voici vos ordres : avec le soutien de la 6e BMLE, qui vous sera subordonnée durant cette opération, vous allez avancer en direction de la ligne Cerqueto-Papiano-Duretto pour aller prendre Duretto. De son côté, la 86e DIA va tâcher de passer par les hauteurs.

Bastin et Vandenheede observent attentivement la carte, surtout les courbes de niveau : « A priori, je pense faire marcher ma 2e Brigade dans la plaine, accompagnée de la 6e BMLE. Je crois que les blindés n’apprécient pas de trop les flancs de colline, n’est-ce pas général ? »
Faure approuve et Bastin poursuit : « Ma 1ère Brigade avancera sur l’axe Carceri-Derruta. Les blindés et la 2e Brigade seront ainsi flanqués et libres d’avancer. La 3e Brigade restera en réserve, prête à intervenir au cas où. »
– Ce projet me paraît excellent,
approuve Koeltz. Général Bastin, pouvez-vous lancer vos hommes le 7 au matin ? Cela vous laisse moins de deux jours pour régler les détails. Je sais, c’est peut-être un peu court…
– A vos ordres, mon général ! Nous attaquerons le 7 au matin.


A la guerre, tous les coups sont permis
Marseille
– Les grandes opérations militaires ne se préparent pas seulement sur les cartes des états-majors…
L’homme vient plusieurs fois par semaine prendre un verre dans ce bar, Le Vent Marin, que la presse consacrée aux faits divers qualifierait de louche. Un observateur attentif constaterait que les intervalles de ses visites, apparemment aléatoires, suivent en réalité un cycle précis. Chaque fois, il s’assied et sirote un pastis de provenance incertaine (juste un – il paraît que les clients qui en abusent deviennent aveugles…) tout en regardant d’un œil distrait les filles dont le bar est la… zone de pêche ? Puis il repart, seul.
Mais cette fois, une fille l’aborde : « Bonjour mon chou ! Moi c’est Susie. On pourrait passer un moment ensemble, qu’est-ce que tu en dis ? »
L’homme la jauge, l’œil intéressé : « Peut-être, mais j’ai des goûts précis, Susie. Tu connais le coup de l’aiguille creuse ? »
– Tu parles, c’est ma spécialité ! Allez, viens, j’ai la chambre 813.

Comme un bon client, l’homme suit sa belle dans l’escalier, le regard vissé, comme il se doit, sur la partie postérieure et rebondie de son anatomie.
Arrivés à l’étage, Susie toque quatre fois précisément à une porte qui n’est pas (faut-il le préciser) marquée « 813 ». Puis elle l’ouvre, laisse entrer l’homme et disparaît dans le couloir. Dans la pièce, nul lit accueillant, mais un bureau et quelques sièges, et deux hommes assis. L’un d’eux se lève. Il est d’aspect presque aussi passe-partout que le pseudo-client de Susie : « Entrez, Monsieur… Arsène, c’est ça ? »
Et, sur un hochement de tête de l’arrivant : « Asseyez-vous. Appelez-moi Fratello. Pardonnez ma curiosité, mais la disparition de Maurice Leblanc, il y a deux ans, a dû vous faire de la peine ? »
Le nommé Arsène soupire : « Oh oui. J’ai surtout regretté que ce grand patriote n’ait pas vécu jusqu’à la Victoire. »
Le nommé Fratello reprend : « J’ai des instructions pour vous, et aussi… un message personnel. »
– Un quoi ?… Peu importe, les choses sérieuses d’abord.

Fratello sourit brièvement, puis : « Il y a quelques mois, vous avez participé à la récupération d’un colis du côté d’Istres. Je tenais à vous dire que le colis en question a été très utile (grognement d’Arsène). Mais nos amis d’Outre-Rhin ont un autre type d’appareil pour remplir le même office. Je ne vais pas vous demander d’en récupérer un, je crains que les Allemands n’aient pris cette fois de trop grandes précautions. Mais ces engins sont complexes. Pour s’en servir, il faut, à bord de l’avion lanceur, un spécialiste entraîné et difficile à former. Nous avons donc pensé à une action plus brutale que la précédente, mais, nous l’espérons, efficace. »
Arsène grimace : « La charge de la Brigade Légère, ce n’est pas ma… tasse de thé. »
Le troisième homme prend la parole sans s’être levé ni présenté : « Nous n’allons rien vous demander de tel ! »
Costaud, épaules trop larges, cheveux trop courts, maintien trop rigide, yeux et oreilles en mode recherche constante, c’est le genre d’homme qui sent le militaire à plein nez malgré ses vêtements civils. Ce qu’Arsène ne peut s’empêcher de lui dire.
Rire bref – un sac de noix qu’on secoue, puis un « Merci, c’est noté » plus amical, suivi d’un « Rassurez-vous, je ne suis ici que depuis deux jours et ce soir je serai parti. »
Le costaud poursuit en dépliant un mouchoir sorti de sa poche. Sur une face est imprimé le plan d’un aérodrome et des bâtiments annexes, tous numérotés.
Ce plan de l’aérodrome d’Istres a été réalisé à partir de photos aériennes qui ont moins de quinze jours. Alger voudrait que localisiez discrètement les logements des spécialistes en question.
– Pour leur envoyer des fleurs ?
– Exactement,
fait l’autre, sans sourire, avant de poursuivre : « Une réponse d’ici le 20 juin nous arrangerait, avec une confirmation hebdomadaire ensuite, ou une alerte s’ils s’en vont. »
Fratello intervient : « J’ai des contacts à Istres qui vous aideront. »
– Des contacts sûrs ?
– Oh, Monsieur Arsène,
répond Fratello en laissant transparaître une pointe d’accent corse, vous savez que par chez moi, on peut toujours se fier à la Famille.
Après quelques précisions sur ces « contacts sûrs », Fratello conclut : « Pour finir, le message personnel. Votre ancien partenaire, Jacques – vous aviez tort de vous attrister. Il n’est pas mort, il va même très bien. Il est à Alger. Il a demandé qu’on vous le fasse savoir et qu’on vous fasse ses amitiés. »
Arsène trahit pour la première fois une certaine émotion et va même jusqu’à émettre une exclamation confuse, qui pourrait être « By Jove ! » Puis : « Merci. C’est vraiment une très bonne nouvelle. Va-t-il… continuer le travail que je lui ai appris ? »
– Non. Il a décidé de poursuivre la guerre sous l’uniforme. Les chars, je crois.
– Dommage, il était doué.

Puis Fratello toque au mur sur un rythme convenu. Quelques instants plus tard, la porte s’ouvre, c’est Susie. Arsène salue ses hôtes et la suit vers l’escalier.
La porte refermée, le costaud se tourne vers son compagnon : « Plutôt sympa. Un peu trop grassouillet pour mon goût ; comme vous, Fratello, si je puis me permettre. Mais rien qu’on ne puisse corriger avec un peu d’exercice ! Vous êtes sûr que vous ne voulez pas vous engager au 113e pour la durée de la guerre ? »
– Sans façon, merci. Ce genre de gamineries n’est plus de mon âge !



6 mai
La campagne d’Italie
Front italien
– L’Armée de l’Air et l’Aéronautique Militaire se sont lancées dans une vaste partie de chasse au canon antichar. Les Mustang FGA français et les P-39 belges font parler toute la journée leurs canons contre les 88 et autres Pak 75 embusqués sur la ligne de front.

Mer Tyrrhénienne – L’aviation alliée a aujourd’hui une autre cible préférentielle : l’île d’Elbe, dont les défenseurs ne sont pas à la fête ! Les NA-89 et 93 de la 4e EC et les P-51A du 57th FG, couverts par les P-51B du 79th FG, s’attaquent à tout ce qui bouge - ou ne bouge pas, d’ailleurs. Vers 17h00, les DB-73 de la 25e EB vont mettre un point d’orgue à la journée en bombardant la forteresse de Porto Azzurro.

L’Union fait la Force – Coopération
Monte Castello di Vibio, QG de la 4e DI
– La 6e BMLE a fait mouvement pour rejoindre la 2e Brigade du général Matthieu. C’est le 12e de Ligne qui avancera avec les légionnaires. Au PC divisionnaire, le général Faure, à son arrivée, a été surpris par l’efficacité de l’organisation des Belges (qui ne correspondait guère à ses préjugés datant de 1940) et surtout par… le langage utilisé. Il s’en étonne auprès du colonel Vandenheede : « Dites moi, colonel, j’entends parler à la fois français et… ».
– Flamand.
– Oui, c’est ça. Les communications se passent bien, cependant ?
– On ne peut mieux ! Je comprends que ce soit surprenant, mais depuis que nous avons intégré à la 1ère Brigade le 2e Régiment des Grenadiers, originaire des provinces du nord de la Belgique, nos hommes se sont habitués à parler un mélange de français et de flamand. Un peu comme, d’après ce qu’on m’a dit, les aviateurs alliés se sont mis depuis trois ans à mélanger des termes anglais et français partout où ils coopèrent. Avez-vous eu contact avec le général Matthieu ?
– Oui, mes hommes ont rejoint son secteur. Je suis venu voir s’il y avait d’autres ordres avant de me rendre à mon PC.

Le général Bastin a rejoint les deux hommes : « Non général, vos ordres n’ont pas changé. Demain, à mon signal, vous avancerez avec la 1ère Brigade vers Cerquetto et Papiano. »
– Vous avez bien la liaison avec nos unités ?
interroge Vandenheede.
Oui, mes Transmissions ont eu contact avec elles. Mais, en ce qui concerne votre 1ère Brigade qui doit nous flanquer…
– Vous voulez parler des grenadiers,
glisse Bastin en souriant.
Oui, nous n’avons pas d’interprète en flamand, répond Faure, confus.
Ne vous inquiétez pas. Ils comprennent très bien le français. La 1ère Brigade n’a eu aucun problème de langue depuis qu’elle est sur le front.
– Ah, vous me rassurez.
– Evidemment, si parmi vos légionnaires, vous aviez un ou deux Flamands, ça ferait plaisir à nos gars,
ajoute Vandeheede (1).
Vous avez raison, j’y penserai, répond Faure, qui se dit qu’il pourra peut-être trouver un ou deux Hollandais. Rien d’autre à vos ordres mon Général ?
– Non,
répond Bastin avant de serrer la main de Faure, et bonne chance, général.
– Merci,
répond Faure, un peu décontenancé – les us et coutumes de l’Armée belges sont bien différents de ceux de l’Armée française.
………
Marsciano, QG du 2e Grenadiers – Herbiet a donné ses ordres : le 2e Bataillon avancera derrière les blindés du 4e Chasseurs qui ouvriront la route, le 1er Bataillon suivra et le 3e occupera les hauteurs au nord de Colleppe.
Nous avancerons à flanc de colline, tout en gardant un œil sur la plaine à notre gauche. Le cas échéant, nous appuierons la 2e Brigade de nos feux. Des questions, Messieurs ?
– Oui,
commence le major Speeckaert, commandant le 2e Bataillon. Peut-on envoyer un détachement sur le chemin qui passe au-dessus de Rapabianca, à travers les bois ? Cela permettrait d’atteindre Derutto par deux chemins différents et assurerait une flanc-garde sur notre droite.
– Remarque pertinente, Adrien,
commente Felies. Le 1e Bataillon pourrait fournir ce détachement.
– En effet,
déclare Herbiet. Dirk, tu t’en occupes.
– A vos ordres mon Colonel.

De retour au 1er Bataillon, Naessens fait passer ses ordres : « Bernard, avec la 1ère Cie et le peloton antichar, tu vas prendre ce chemin, à travers les bois. Au cas où nous serions bloqués, tu pourrais tourner les positions ennemies. »
– A quelle heure commencent les festivités ?
– Départ à 06h00, demain matin.


Renforts
New York
– Le porte-avions d’escorte Dixmude, gréé en transport d’avions, appareille vers l’AFN.

Note
1- Le colonel oublie, si du moins il l’a su, que fin 1940, sur ordre de De Gaulle et à la demande du gouvernement belge, les Français ont demandé à tous les légionnaires belges de rejoindre les forces de leur pays pour pallier le manque de cadres alors criant. Tous ou presque ont accepté.
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delta force



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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2015 15:01    Sujet du message: Répondre en citant

sur maps le secteur concerné par l'offensive franco belge

c'est là :
[url]https://www.google.com/maps/place/06055+Cerqueto,+P%C3%A9rouse,+Italie/@42.9647891,12.4883724,12z/data=!4m2!3m1!1s0x132ebb15f82754bd:0x1f36b7d3e987cfea/[/url]
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Imberator



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Messages: 2750
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2015 17:18    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
5 mai...

Marseille...
...Alger voudrait que vous localisiez discrètement les logements des spécialistes en question.

_________________
Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2015 17:35    Sujet du message: Répondre en citant

Oups !
Merci !
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 09:11    Sujet du message: Répondre en citant

7 mai
La campagne d’Italie
Opération Spaghetti
Front italien
– Après les raids de la veille, les vallées au sud de Pérouse s’animent à nouveau. Le IVe Corps français lance l’opération Spaghetti !
A l’ouest, les Belges de la 4e DI subissent leur baptême du feu avec l’appui des légionnaires de la 6e BMLE. Le 2e Grenadiers attaque à flanc de colline en direction de Deruta pendant que les blindés de la Légion et le 12e de Ligne poussent au centre dans la plaine. En fin de journée, les villages de Cerqueto et Papiano sont atteints. La 3e Brigade de la 4e DI passe alors en réserve à l’aile pour garder flanc vers le hameau de Collebrano, au pied des reliefs.
A l’est, appuyées par l’artillerie de corps d’armée, les brigades Richard et Magnan, de la 83e DIA, attaquent en direction de Foligno et de Bevagna pendant que la brigade Granier, de la 86e DIA, attaque le village de Gualdo Cattaneo, accroché sur les flancs du relief qui lui fait face et coupe le compartiment de terrain en deux. Le soir, Bevagna est atteint et l’on se bat dans Foligno. De leur côté, les zouaves de la Brigade Granier ont atteint Gualdo Cattaneo, mais les Allemands se sont réfugiés sur un relief surplombant le village et rien n’est réglé dans ce secteur.

L’Union fait la Force – Une journée d’offensive
Secteur de la 4e DI (B)
– Dans la plaine, les hommes de la 1ère Brigade et de la 6e BMLE se mettent à avancer, les Belges en direction de Morcella les Français vers Cero. Plusieurs chars sont détruits par des Pak 75 bien camouflés, mais la précision du tir du 20A les réduit bientôt au silence. Tandis que le I/12 Li, débarqué des half-tracks, s’empare sans perte du hameau de Morcella, la 6e BMLE prend le village de Cero et le 2e Gr progresse vers Ripabianca.
Le détachement Balleger avance discrètement à travers bois sans rencontrer d’embûche. Mais, dans la plaine, les Allemands ont disposé un bouchon à la sortie de Cero pour bloquer l’avance des Français. Des hauteurs, Speeckaert observe cette activité et fait intervenir ses antichars pour un tir à vue. Les Allemands sont surpris par les tirs venant de leur gauche et au bout de quelques salves précises, le point de résistance est neutralisé.
Pour éviter toute autre mauvaise surprise, les Franco-Belges décident de couper au plus court à travers champs. Tant pis pour les cultures ! Profitant des quelques couverts disponibles, ils arrivent bientôt en vue de Cerquetto. Le I/12 Li sonde les approches du village, et ne trouvant rien, occupe le bourg sans coup férir.
Sur le flanc droit, en revanche, une résistance se fait sentir et le II/2Gr demande un renfort de chars. Le général Gérard autorise l’envoi de l’escadron des Lanciers.
Brasseur 1, ici Kanne 2, nous avons un solide point de résistance devant nous à hauteur de la Rocca.
– Kanne 2, de Brasseur 1, nous arrivons.

Les SAV-42 remontent vers la tête de colonne
– Daring, Leffe, vous ouvrez la marche, faites attention aux Pak.
Les deux chars avancent en mitraillant le point d’appui allemand, puis stoppent pour le traiter à coups de canon. Soudain, le Daring explose. Un obus antichar vient de le détruire. Sur ses gardes, le Leffe a repéré le départ du coup et traite rapidement le canon antichar avant que ce dernier ne puisse tirer à nouveau. Le reste des Brasseurs contourne Rocca et prend position pour laisser passer l’infanterie.
Kanne 2, de Brasseur 1, objectifs neutralisés.
– De Kanne 2, merci, on repasse en tête.

En fin de journée, Papiano est atteint également. L’avance est interrompue pour la nuit. Le 2e Grenadiers est à mi-chemin de Deruta. Profitant des couverts, le détachement Balleger arrive par les bois. Il stoppe en vue des maisons et attend les ordres.
………
Au QG de la 4e DI, Bastin donne ses ordres : « Dites à la 3e Brigade de prendre position au pied des collines pour assurer la flanc-garde en direction de Collebrano. »
………
A hauteur de la Rocca, le chef du char l'Union est reçu par son commandant d’escadron.
Eh bien Bosman, vous en faites une tête.
– Mon Capitaine, aujourd’hui, j’ai perdu un camarade. Vanypersele était peut-être un supporter du Daring, mais c’était devenu un camarade, et j’ai pleuré en voyant son char détruit.
– Je comprends,
répond Gailly.
Mon Capitaine, je demande l’autorisation de rebaptiser mon char.
– Et comment voulez-vous l’appeler ?
– Nos équipes favorites sont rivales, mais Vanyperselle et moi étions d’abords de grands amateurs de football. En sa mémoire, mon char s’appellera Roode Duivel (1). Cela fera plaisir aux kets (2) du 2e Gr.
– Accordé.
– Merci mon Capitaine.


Opération Aiglon
Ile d’Elbe
– Peu après minuit, un convoi de navires venant de Sardaigne stoppe aux abords de l’ile. Ce convoi transporte les éléments qui vont participer à l’opération Aiglon ; il est composé de plusieurs cargos italiens et de quatre LST français remorquant des LCI et LCA. Il est escorté par les destroyers français Hoche et Milan, mais aussi par le destroyer italien Ciclone et les corvettes Artemide, Cicogna, Gazzella et Procelaria. Les Italiens ont dû batailler ferme pour réussir à réparer le Ciclone à temps quand ils ont appris – à leur grand étonnement – que les Français acceptaient sa participation. L’escadre comporte également une quinzaine de vedettes rapides, dont certaines transportent des troupes d’assaut pendant que les autres couvrent le convoi.
Silencieusement, des canots transportant le 1er Bataillon du régiment Alsace-Lorraine (colonel Malraux) se rapprochent de la côte dans le secteur de Palombaia, à l’ouest de Marina di Campo. La mission de ces hommes est de bloquer le col dominant la petite ville et de neutraliser la batterie d’artillerie du cap Poro, un peu au sud de la localité.
03h30 – L’assaut est donné. Une mauvaise coordination des attaquants permet aux défenseurs de lancer une fusée d’alerte, mobilisant toute la garnison de l’île. Au cap Poro, les combats dureront jusque vers 05h00 ; la batterie tombera juste à temps pour que les Français ne se retrouvent pas pris en sandwich par l’arrivée de renforts allemands venant de Porto Ferraio.
Pendant ce temps, des vedettes MAS débarquent le 6e Bataillon d’Infanterie de la Division de montagne Superga sur la petite île de Pianosa. Les combats s’engagent très vite ; au soir, Pianosa est presque conquise : la petite garnison s’est réfugiée dans le fort qui couronne l’île. Dans une ambiance de liesse, certains insulaires n’hésitent pas à venir faire le coup de feu avec les soldats italiens contre les derniers Tedeschi.
Au petit matin, l’opération Aiglon se poursuit par un bombardement des Marauder des 319e et 320e BG contre les positions allemandes du mont Tambone et du cap Lacona. La Flak est dense et le B-26 Skeeter est touché. Après avoir fait évacuer son équipage, le lieutenant Randall se pose sur le ventre sur la plage de Marina di Campo, qu’il démine du même coup sur plusieurs centaines de mètres. Légèrement blessé, il est récupéré par les hommes de la division Superga et terminera la campagne comme contrôleur aérien avancé pour les troupes italiennes, peu habituées à pareil luxe.
Alors que les bombardiers repartent et qu’au sol les incendies se propagent dans la pinède, les LCA transportant les 2e et 3e Bataillons du Régiment Alsace-Lorraine et les LCI chargés des premiers éléments des 91e et 92e Rgt d’Infanterie de montagne de la Division Superga s’approchent de la côte. Un peu plus loin, les navires de l’escorte commencent à pilonner le mont Calamita. En dépit de la fumée et des dégâts causés par les bombardements, le rivage s’illumine d’une multitude de traçantes : les défenseurs sont prêts à en découdre. La première vague subit ainsi des pertes sensibles et plusieurs LCI sont perdus, du fait de mines ou de l’artillerie ennemie.
Mais les Alliés – ou plutôt les cobelligérants – débarquent. Les 2e et 3e Bataillons du régiment de commandos français touchent terre directement au sud de Marina di Campo. Très rapidement, ils prennent contact avec le 1er Bataillon, pénètrent en ville et s’emparent du petit port et de sa jetée en eau profonde. Un signal radio donne le feu vert à la suite de l’opération.
Au nord de la baie, le 91e RI italien met pied à terre sous la protection des Cicogna et Gazzella, qui n’hésitent pas à entrer dans la baie pour appuyer leurs troupes. Le 92e RI, lui, débarque et s’empare rapidement de Lacona. Dans la journée, les Allemands tentent de monter une contre-attaque vers Lacona, mais ils sont impitoyablement marqués par l’aviation ou l’artillerie navale.
Il est à peine 08h00 lorsque le premier LST accoste à Marina di Campo. Les autres suivront avant la fin de la matinée. Ils débarquent l’artillerie divisionnaire de la Superga, divers véhicules – dont les jeeps équipées de mitrailleuses du régiment français – et surtout une compagnie de Semovente 75/18, qui seront précieux pour la suite de la campagne.
Le soir tombe, et si l’on se bat toujours en ville au nord de Marina di Campo, la route 25 est coupée au centre de l’île et les Allemands n’ont plus la possibilité d’envoyer rapidement des renforts à Marina di Campo. La population de la ville, effrayée mais heureuse, fête ses libérateurs.

Le GAN2 se prépare
BAN d’Agadir (Maroc)
– En dix jours, tous les F4U et TBF débarqués du Card ont été livrés “bons de vol” aux flottilles. Les SNJ pour l’instant en réserve du GAN vont être bien utiles ici aussi.
Dans les semaines à venir, l’emploi du temps du GAN2 va être similaire à celui du GAE1 de l’autre côté de l’Atlantique, qualifications porte-avions en moins. Les mêmes problèmes surgiront et les mêmes solutions seront appliquées.
Les rapports et comptes-rendus du GAE1 ont franchi l’Atlantique. Ils seront soigneusement étudiés par tous. Les plus importants concernent les précautions à prendre avec le Corsair à l’atterrissage et la (ré)habituation des pilotes de Swordfish à un avion moderne comme l’Avenger. L’ensemble du GAN sera ainsi transformé sur ses avions de nouvelle génération en moins de 45 jours.


8 mai
La campagne d’Italie
Opération Spaghetti
Front italien
– Belges et légionnaires poursuivent leur attaque. En fin de journée, le 2e Grenadiers a atteint Deruta, mais on se bat toujours dans la petite ville. Dans la plaine, les blindés de la 6e BMLE affrontent ceux du 129. Panzer abt. Avec l’appui des Airacobra, ils atteignent le village de Mercatello.
Au centre, les zouaves commencent à escalader les pentes au-dessus de Gualdo Cattaneo. Ils se heurtent à une double ligne de défense, mais en fin la journée, avec l’aide des Mustang FGA de la 4e EC, les retranchements sont réduits et débordés.
A l’est, la 83e DIA achève de prendre le contrôle de Bevagna et de Foligno. Avant de pouvoir se diriger vers Assise, il lui faut réduire les positions du mont Subasio, qui domine la plaine du haut de ses 1 200 mètres.

L’Union fait la Force – Vive la Belgique
Secteur de la 4e DI (B)
– Au centre, la brigade Matthieu et la 6e BMLE tentent de continuer à avancer dans la plaine. Mais le 129. Panzer Abteilung bloque le passage. Plusieurs chars sont détruits et la 1ère Brigade est trop occupée dans son secteur pour prêter main forte. Bastin envisage d’utiliser sa 3e Brigade, mais Vandenheede lui fait remarquer qu’elle a la charge de bloquer toute tentative de contre-attaque sur son flanc.
Alors, que les FAC gagnent leur paye, crénom ! Demande l’intervention de l’aviation.
Bientôt, les Franco-Belges ont le plaisir de voir arriver les Mustang et Airacobra frappés des cocardes noir-jaune-rouge. Après une série de passes, plusieurs panzers sont éliminés et les autres décrochent.
De leur côté, les Grenadiers continuent de progresser. Mais c’est une avance lente, car les Allemands profitent du terrain, relativement propice à la défense. Entre rivière et colline, un bouchon bloque le passage et les blindés n’ont pas la place de se déployer. L’artillerie doit intervenir. Mais au moment où l’observateur avancé, un tout jeune soldat, appelle le 10A pour transmettre les coordonnées de la cible, un tir de barrage allemand commence et des obus s’abattent tout près.
Vanstrijdonck voit le soldat blêmir, perdre ses moyens et commencer à bafouiller un mélange franco-flamand incompréhensible, ce qui aggrave encore son stress. Au moment où le capitaine s’apprête à s’énerver contre les francophones qui ne veulent rien comprendre, la radio réagit : « Zeg ‘t in het Vlaams, Zeg ‘t in het Vlaams ! [Dis-le en flamand] ». Le radio du bureau de tir du 10A a compris ce qui se passait et tente de calmer l’observateur. L’accent est mauvais, mais le message passe.
A la grande surprise de Vanstrijdonck, après un bref échange en flamand, le soldat retrouve son calme, réussit à dicter les coordonnées et la radio reprend : « Pas op! Drie-twee-één, vuur! [Attention, 3-2-1 feu !] ». Une salve d’obus s’abat sur les positions allemandes.
Doel, goed gedaan [But, bien joué]… et merci, conclut le jeune soldat.
Le 10A contrebat l’artillerie allemande et dégage le passage, permettant au II/2Gr de faire son entrée dans Deruta. L’infanterie avance tout en éliminant les points de résistance dans le village. Le 2e Bataillon ayant eu quelques pertes, le 1er repasse en tête.
Mais les Allemands n’ont pas dit leur dernier mot. Contournant la bourgade par l’est, ils tentent de prendre les Belges à revers. Toutefois, ce mouvement est observé par le détachement de Balleger, qui ne perd pas une minute : « Zwarte Piet, Marieke, en appui avec vos 75, tir direct avec des obus explosifs ! La 1ère Compagnie, on y va avec les half-tracks, on fonce en mitraillant avec les .50 ! »
La surprise est de taille du côté des Allemands, qui ne s’attendaient pas à voir des troupes leur tomber dessus des collines. L’attaque est stoppée net et l’ennemi reflue en désordre.
Cependant, Naessens a envoyé Vanstrijdonck se rendre compte de ce qui se passait au milieu du village avec la 2e Compagnie. A moment où celle-ci débouche sur la place de l’église, un feu d’enfer se déchaîne, tandis que des grenades “presse-purée” volent de toutes parts. Les éléments de tête de la 2e Cie sont cloués sur place et il faut l’intervention d’Orval et de Gueuze Framboise pour neutraliser l’embuscade teutonne.
Infirmiers, vite, on a des blessés !
– Lieutenant, le commandant en second est touché.

Les infirmiers des Grenadiers étant débordés, ce sont ceux de l’escadron de chars qui s’occupent de Vanstrijdonck. Ce dernier, gravement touché, appelle à l’aide en flamand, mais l’infirmier qui lui répond parle français : « Du calme, mon capitaine, on va vous soigner et vous évacuer. » Et il lui donne les premiers soins.
Vanstrijdonck retrouve son français pour gémir : « Vous êtes francophone, qu’est-ce que vous avez à faire d’un officier flamand ? »
Tout en évaluant l’état du blessé, l’infirmier répond : « Je soigne un officier belge, mon capitaine… Désolé, je ne parle pas flamand, mais on a bien le même uniforme, et on se bat du même côté, pas vrai ? Alors, on est pareils, non ? »
Quelques minutes plus tard, le commandant Balleger arrive sur la place. Après avoir donné quelques ordres pour sécuriser le village, il vient voir les blessés : « Comment va le capitaine ? »
– Mal,
répond un sergent, il a perdu beaucoup de sang et on n’arrive pas à arrêter l’hémorragie.
– Infirmier, lance Balleger, j’ai le même groupe sanguin que le capitaine, on peut faire une transfusion…

L’infirmier se retourne et murmure : « Désolé mon commandant, ça ne servirait à rien, il est fichu. »
Balleger s’agenouille près du blessé, dont les yeux se ferment déjà : « Van Strijdonck, alleï man, hou vast ! [Allez mon vieux, accroche-toi !] »
Le capitaine rouvre les yeux, fixe Balleger et souffle : « Mijn commandant… Ik… ik was fout… vanaf het begin… Sorry… [Mon commandant… Je… je me suis trompé… depuis le début… Désolé…] Vive la Belgique… Leve België… ». Ses yeux se voilent.
C’est fini, mon Commandant. Il est mort.
………
Balleger rejoint Naessens au PC tactique.
Bien joué Bernard. Tu nous as bien aidés ! Mais ça n’a pas l’air de te faire plaisir ?
– Le capitaine Vanstrijdonck est mort dans l’embuscade devant l’église. Une grenade.
– Bon Dieu…

Le major Felies arrive peu après avec des instructions du colonel Herbiet : « Ne dépassez pas les limites nord de Deruta. On attend que nos amis du centre se réalignent et on protège le flanc droit de la division. »
– Compris,
répond Naessens. Mais le capitaine Vanstrijdonck est mort. Il est tombé lors de la prise de Deruta.
– Mort au champ d’honneur… Un de plus hélas,
commente Felies. Il te faut un nouveau second. Bernard, je vais te proposer au colonel pour ce poste. Pas d’objections ?
– Aucune,
répondent les deux officiers.
Vous avez fait du bon boulot. La route de Pérouse est ouverte !
Felies parti, Naessens commente : « Te voilà officiellement mon commandant en second… Bon, tu vérifies que le ravitaillement suit bien, surtout les munitions. Vanstrijdonck était toujours d’une minutie irréprochable pour la logistique, fais-lui honneur. »
– Pas de problème.
– Il faut garder les Allemands sous pression, on va préparer quelques patrouilles tout en prenant nos dispositions pour la nuit. Qu’en dis-tu ?
– Il faut installer nos antichars sur la gauche pour qu’ils balaient la plaine au centre, car pour le moment, nous formons un saillant.
– Tu as raison. Donne les ordres, je te fais confiance ! Moi, j’ai une lettre à écrire… [Il soupire :] Mort en héros, et ainsi de suite, hélas.
– Sois gentil, précise bien : « Mort en héros pour la Belgique ».


Opération Aiglon
Ile d’Elbe
– Les Mustang de la 4e EC appuient toute la journée les hommes du Régiment Alsace-Lorraine qui avancent vers le mont Capanne et ceux des 1er et 3e Btn du 91e RI de montagne de la Superga, qui se dirigent vers l’aérodrome de Campo nell’Elba. Si la piste est prise en fin de journée, les Italiens ont perdu une bonne partie de leurs Semovente, efficaces mais fragiles.
Les Allemands tiennent toujours les débouchés vers Procchio, dont le col, mais les hommes du 91e RI sont en position pour déborder le lendemain. Pendant ce temps, le 2e bataillon de ce régiment achève de nettoyer le mont Tambone et progresse le long de la Route 30. Le long de la côte, ils découvrent plusieurs positions d’artillerie dévastées : pièces retournées, chevaux éventrés, cadavres carbonisés, le bombardement de la veille a été pour le moins efficace. Des années plus tard, des anciens combattants élèveront une stèle funéraire au sommet du Tambone.
De son côté, le 92e RI de la Superga s’est battu toute la journée et a réussi à élargir son dispositif, en dépit de la présence de nombreux petits bunkers dans les collines au nord et à l’est de Lacona. L’artillerie des navires italiens est d’un grand secours. Dans l’après-midi, les deux régiments font leur jonction.


9 mai
La campagne d’Italie
Opération Spaghetti
Front italien
– A l’ouest, menacés d’être enveloppés par les légionnaires, les Allemands évacuent les collines sur le flanc de la 4e DI. La 3e Brigade belge s’avance alors vers le nord-ouest pour garder le contact avec l’ennemi.
A l’est, les Français ne progressent guère dans la journée, car la plaine est battue par un feu efficace, dirigé à partir du mont Subasio d’une part, à partir de la cote 701 de l’autre. Cependant, les hommes de la 29. Panzergrenadier n’ont pas prévu que leurs adversaires seraient capables de pitonner à flanc de colline pour passer dans le dos des défenseurs. Les Algériens de la 83e DIA atteignent en fin de journée le sommet du Subasio, chassant les observateurs d’artillerie et détricotant le système défensif allemand. Les Panzergrenadiers doivent retraiter jusque vers Bettona, laissant le champ libre à la 86e DIA sur les hauteurs.

L’Union fait la Force – Poursuite
Monte Castello di Vibio, QG de la 4e DI
– L’état-major divisionnaire constate que sur la gauche, les Allemands décrochent pour éviter d’être enveloppés : « Il faut garder le contact, dit Vandenheede. Il faut savoir où ils vont et les jalonner. Je propose que le 2e Chasseurs à Cheval s’en occupe, c’est un travail pour la cavalerie. »
– Non, je préfère le préserver pour la future poussée vers Pérouse,
corrige Bastin. La 1ère Brigade va devoir souffler un peu. L’exploitation viendra donc du centre, où le terrain est plus favorable aux blindés.
– En effet.
– Mais regarde, la zone où les Allemands se replient est assez vallonnée et sans beaucoup de dégagement. L’infanterie peut se charger de les suivre. Le 1er Carabiniers peut s'en occuper. Ordonne à Bellefroid de garder le contact avec les Allemands, de les harceler et de voir où ils vont. Mais qu’il reste en liaison avec la 1ère Brigade.


Opération Aiglon
Ile d’Elbe
– Malgré la perte de ses deux derniers Semovente, le 91e RI de montagne s’empare du village de Procchio. Comme prévu, les fantassins ont pu déborder par les collines le dispositif allemand. Pendant ce temps, le Rgt Alsace-Lorraine progresse dans les hauteurs, s’empare du village de Marciana, sur l’autre versant du mont Perone, et rallie la côte nord au niveau d’un village de pêcheur, Marciana Marina.
Le 92e RI continue sa progression le long de la côte, toujours appuyé par l’artillerie navale. Il progresse ainsi vers l’est dans la plaine et s’empare du croisement des routes 26 et 30, tandis que, vers le nord, son 2e Bataillon a maintenant en vue la capitale de l’île, rendue célèbre par l’exil de Napoléon, Portoferraio.
En dépit d’une attaque de tout le 5e Bomber Wing, la veille, contre les terrains des Bouches du Rhône pour tenter de neutraliser le KG 100, la flottille de soutien fait l’objet d’un raid de Do 217. Heureusement, le GC II/7 veille ; il neutralise l’escorte et empêche les bombardiers de se mettre en position de tir, non sans en abattre un. C’est la quatrième victoire confirmée du commandant Papin Labazordière.


10 mai
La campagne d’Italie
Opération Spaghetti
Front italien
– Dans l’ouest, la 3e Brigade de la 4e DI, poursuivant les Allemands, débouche des reliefs au sud-est de Tavernelle. Les légionnaires du 6e REC, passant entre les 3e et 2e Brigades belges, continuent à progresser au côté du 12e de Ligne et parviennent à Castiglione della Valle. Pendant ce temps, au sud de Torgiano, les grenadiers de la 1ère Brigade se battent le long du Tibre (qui, si haut en amont, est assez étroit).
Les progrès les plus significatifs sont ceux de la 86e DIA, dont la Brigade Arnauld de la Ménardière déborde et exploite à travers les collines pour déboucher entre Bettona et Torgiano.
De son côté, dans la plaine, la 83e DIA arrive en vue de Passaggio. La division tient compte des leçons du mois précédent, qui l’avait vue peiner pendant presque deux semaines pour prendre le mont Martano. Après un bombardement massif des B-25 des 12e et 21e EB, l’infanterie de la Brigade Richard n’avance que derrière un barrage roulant de l’artillerie de corps d’armée, tandis que les contrôleurs aériens avancés sont aux aguets pour désigner à l’aviation tout point de résistance. Enfin, pour faire bonne mesure, les tirailleurs utilisent généreusement des lance-flammes pour réduire les petits blockhaus parsemant le mont.

L’Union fait la Force – Poursuite
Secteur de la 4e DI
– Les hommes du 1er Carabiniers continuent à poursuivre les Allemands sur un axe entre San Venanzo et Tavernelle. Les ordres sont clairs : voir où va l’ennemi et garder le contact avec la 2e Brigade. Mais ce n’est pas facile dans ce secteur accidenté et boisé.
Au PC du 1er Carabiniers, le colonel Borgerhof reçoit des rapports de contact : « On dirait que les Allemands ne cherchent pas le contact, ils doivent craindre d’être tournés. »
– En effet,
répond son second, le major Grandjean, l’escadron C du 4e Chasseurs, qui est en pointe, signale qu’ils sont sur les hauteurs, en vue de Tavernelle.
– Bien, dites une fois au 1er Btn de se déployer et d’observer en attendant les ordres.

………
A la 1ère Brigade, après la prise de Derutta, les hommes du 2e Grenadiers continuent leur progression vers le nord en longeant le Tibre.
Le 1er Btn passe en réserve et se repose à Derutta. Que le 2e ouvre le chemin, ordonne Herbiet.
Nous avons reçu un message de Tunisie, annonce Felies. Notre bataillon de réserve est opérationnel. Nous pourrons recevoir des renforts dès que nous le demanderons.
– Bonne nouvelle, mais on verra où nous en sommes dans quelques jours. Je préfère recevoir les réserve par paquets plutôt qu’individuellement, sauf peut-être pour certains officiers. Et j’ai confirmé à Dirk que le commandant Balleger devenait officiellement son second.

A la tête du 2e Bataillon, le major Speeckaert observe aux jumelles l’avancée de ses hommes, qui sont en passe de prendre Ponte Nuovo, avec l’aide des Lanciers. Ces derniers ne ménagent pas leurs efforts : à défaut d’avoir des Panzers en face d’eux, ils se montrent efficaces dans un rôle d’artillerie mobile.
Major, les hommes de la 1ère Compagnie signalent qu’ils vont tenter de prendre le pont intact. S’ils y arrivent, ils ont des hommes du 25e Génie avec eux pour déminer.
– Il vont sukkeler [se donner du mal] là, et même beaucoup,
marmonne le major. Dites leur d’attendre un peu et pendant ce temps, que l’artillerie et les mortiers balancent tout ce qu’ils peuvent de fumigènes. Je veux que les Allemands soient totalement aveuglés.
Le 10A fait son office et un épais et opaque rideau de fumée s’étend de l’autre côté du pont. Les hommes de la 1ère Compagnie avancent alors, aussi discrètement que possible. Les premiers qui posent le pied sur le pont ont la peur au ventre. A n’importe quel moment, ils peuvent sauter avec l’ouvrage !
Les “géniaques” ne tardent pas à se mettre au travail. Accrochés sous le tablier du pont, ils réussissent, non sans mal, à neutraliser les explosifs, car l’ouvrage était bel et bien piégé. Speeckaert pousse un ouf de soulagement. Le Tibre est franchi ! Le 2e Bataillon va pouvoir progresser des deux côtés du fleuve.


Opération Aiglon
Ile d’Elbe
– Les deux régiments de la Superga font leur jonction et prennent Portoferraio dans une ambiance de carnaval, en dépit de l’action d’éléments isolés qui tiendront jusqu’au soir. Les Français, eux, achèvent de faire le tour de la partie occidentale de l’île sans trop de combats. Il faut dire que ce secteur est presque désert. Au pied de l’aride Mont Capanne, qui approche les 1 000 mètres, on ne trouve qu’une demi-douzaine de villages de pêcheurs, où les conditions de vie ont peu changé depuis le siècle précédent.
………
L’exploit aérien du jour est au crédit du Lt Johnson “Jay” Overcash, du 57th FG, qui abat un Ju 88 et un Bf 109 lors de la même mission.
« C’était au petit matin, nous étions en route pour une CAP au nord de Portoferraio lorsque nous avons vu arriver les Frisés, à 9 heures en dessous. Il y a avait tout un lot de Junkers escortés par une nuée de 109. La section bleue devait s’en prendre à l’escorte pendant que ma section, la rouge, se chargerait des bombardiers. Ils ne nous ont pas vu arriver. Nous venions de l’est, au lever du soleil, et c’est une mauvaise heure pour accommoder. J’ai ouvert le feu dans le piqué à 300 mètres et j’ai vu aussitôt vu le Junkers que je visais basculer et piquer vers la mer. Dans la ressource, je me suis retrouvé au milieu du gaggle [la mêlée], il y avait des targets [des cibles] dans tous les azimuts. Avec mon ailier, nous avons été attaqués par un 109, sans doute un rookie [un débutant], car on lui a échappé assez facilement. Puis j’ai pu l’encadrer dans mon viseur et vous connaissez la suite… »

Naissance d’une Air Force
Alger
– Branle-bas de combat… administratif au GQG de l’USAAF en Méditerranée. Les forces aériennes américaines sur ce théâtre, jusqu’alors regroupées en une seule Air Force, la 8e, se scindent en deux entités à vocations bien différentes.
La 15e Air Force est destinée aux bombardements stratégiques. Sous le commandement du héros de Tokyo, le général James H. Doolittle, elle comprend tous les groupes de bombardiers lourds (deux sur B-17 et trois sur B-24), les quatre groupes de chasse sur P-38 (pour l’instant le principal chasseur à long rayon d’action) et deux groupes de chasse sur P-51, plus un groupe de reconnaissance. Sa création va se traduire, entre autres, par le départ des B-24 américains encore basés en Crète vers des bases en Italie. La 15e AF comprend aussi un wing de bombardiers moyens (quatre groupes sur B-26), qui est pour l’instant laissé à la disposition de la 8e Air Force.
La nouvelle 8e Air Force, à vocation plus tactique, est commandée par le général Carl A. Spaatz. Elle comprend un ensemble varié de bombardiers moyens (quatre groupes sur B-25 et deux sur A-20), d’avions d’appui (deux groupes sur A-36 (3) ) et de chasseurs (deux groupes sur P-51, deux sur P-40 et deux sur Spitfire V), ainsi que deux groupes de reconnaissance. De plus, elle inclut les avions de transport (sept groupes) du VIIIth Troop Carrier Command.
Bien entendu, le 10 mai n’est que la date de naissance officielle de la 15e AF. Ce remaniement était préparé depuis des semaines, et la séparation a été préparée par des mutations physiques pour regrouper autant que possible les services administratifs des deux Air Forces dans des lieux distincts.
Les deux forces seront encore amenées à grandir ; l’arrivée de renforts importants est prévue. Par ailleurs, les types d’avions vont encore évoluer – les P-40 et les Spitfire V, notamment, vont bientôt céder la place à des appareils plus modernes, donnant à l’USAAF l’avantage technologique sur la Luftwaffe.


Notes
1- Roode Duivel = Diable Rouge. Les Diables Rouges sont les joueurs de l’équipe nationale de football belge.
2- Le ket est l’équivalent bruxellois du titi parisien ou du gone lyonnais.
3- L’A-36 est le bombardier en piqué développé à partir du P-51. Il devait être remplacé par les versions d’attaque au sol du Mustang, développées au départ pour l’Armée de l’Air, mais c’est finalement le P-47 qui tiendra ce rôle dans l’USAAF.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 11:40    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Au 7 mai, il est écrit que les Belges de la 4ème DI subissent leur baptême du feu.
Pourtant au 11 avril, ils ont pris Colleppe et les collines environnantes.

Il y a comme un contradiction.

@+
Alain
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loic
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 11:51    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Plusieurs chars sont détruits par des Pak 75 bien camouflés

Citation:
Soudain, le Daring explose. Un obus antichar vient de le détruire.

Je pense que "neutralisé" ou "endommagé conviennent mieux, un char est rarement irrécupérable, sauf coup heureux.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 12:16    Sujet du message: Répondre en citant

hum, tout depend du type d'obus...un perforant peut faire détonner les munitions dans le char...
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Fantasque



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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 12:26    Sujet du message: Répondre en citant

Les Sherman (ou RAM-III) utilisés par les Belges ont malheureusement une forte tendance à exploser et brûler quand ils sont touchés. OTL le surnom du Sherman chez les britanniques était "Tommy Cooker"....
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Fantasque
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 12:37    Sujet du message: Répondre en citant

Belle épitaphe pour le capitaine Vanstrijdonck. Neutral
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Imberator



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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 16:56    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
10 mai
Ile d'Elbe
...
...J’ai ouvert le feu dans le piqué à 300 mètres et j’ai vu aussitôt vu le Junkers que je visais basculer et piquer vers la mer.


Sinon, sympa de retrouver Doolittle en vie et bien employé. OTL, sa disparition après son audacieux raid sur Tokyo l'a sans doute privée d'une destinée de premier ordre.

Je ne connais pas assez le personnage pour savoir si il aurait pu avoir un avenir présidentiel, mais on pourrait peut-être un jour l'imaginer à la tête de l'USAF FTL.
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 17:10    Sujet du message: Répondre en citant

@ Capu Rossu, Imberator, Loïc : je retouche, je corrige, j'affine... Cool
Merci à tous !
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 19:32    Sujet du message: Répondre en citant

Heu Doolittle est mort en 1993 !
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 19:35    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, bien sûr, je n'avais pas réagi - Imberator, tu dois confondre avec un autre aviateur ?
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2015 20:29    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir Franck,

En janvier, février et mars 1943, dans la partie "Belges" et en avril dans "Méditerranée" il est écrit "Van Strijdonck" et là, dans les derniers textes "Vanstrijdonck" sauf quand Balleger lui parle.

Non seulement, il se fait descendre mais en plus son acte de décès va être un faux !

@+
Alain
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