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Avril 43 - Méditerranée
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 18:40    Sujet du message: Répondre en citant

Pas de coloriages belges pour l'instant.
Et le "dans entre" est peut être de ma faute.
---
J'en profite pour remercier Patzekiller, auteur de l'essentiel de la partie "tactico-opérationnelle" de la campagne d'Italie, LADC, auteur des débats stratégiques et des aventures de Borghese, et j'espère ne pas en oublier.
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 19:39    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, le mystère est dissipé. Tout ça est dû aux fait que les coloriages belges en Italie impliquent des échanges entre Pat (le front italien), Wil Coyote (le narrateur), Sa Sainteté (le relecteur belgissime) et votre serviteur.
A tout ça ajoutez les vacances et la fête nationale belge (que je ne saurais oublier, c'est mon anniversaire !)...
Enfin bon, c'est ma faute.
Bref, voici le 10 avril sauce belge.


10 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– La Brigade Arnault de la Ménardière (86e DIA) se charge de nettoyer le terrain autour de Sellano. En l’absence d’urgence, l’état-major français a préféré disposer des deux régiments de la brigade avant d’effectuer ces opérations.
Pendant ce temps, le déploiement de la 4e DI belge doit permettre aux Français de réduire un peu leur front. Ce déploiement implique cependant la prise du village de Colleppe. A Alger, Frère a accepté de considérer qu’il s’agissait de la fin du mouvement effectué du 6 au 8 avril par la Brigade Noiret : « J’ai compris, a-t-il maugréé, les Belges de la 4e DI viennent d’arriver et ils n’ont presque pas encore tiré un coup de feu , il faut bien qu’ils s’amusent un peu. Mais pas plus loin que Colleppe ! »
………
L’Union fait la Force – La 4e DI se redéploie
Monte Castello di Vibio, QG de la 4e DI
– L’état-major de la 4e DI belge est une ruche en effervescence. Au beau milieu, deux hommes semblent plus calmes : le général Bastin et le colonel Vandenheede analysent les ordres reçus du IVe Corps.
Ils veulent que l’on étende notre secteur vers l’est, en direction de Colleppe.
– Oui, et le plus vite possible, si j’ai bien compris,
commente le CEM. Kœltz a demandé le feu vert d'Alger rien que pour nous !
– Mais il y a quelque chose qui ne me goûte pas sur cette carte… Regarde le relief au nord, c’est un magnifique point d’observation pour l’artillerie.
– En effet, les FAC devront être aux aguets.
– Allez, fais passer les ordres. La 1ère Brigade doit prendre Colleppe et le 2e Chasseurs est chargé de la couvrir.
– Laissons un peu les antichars en bouchon au nord de Marsciano.
– D’accord, et que les pièces du 20A soient prêtes aussi à appuyer les Grenadiers.

………
Casascia, QG de la 1ère Brigade – Dès réception des ordres de la Division, le général Gérard a fait venir le colonel Herbiet (1ère Brigade), accompagné du major Felies, et le commandant du Bois d’Aische (Escadron A, 4e Chasseurs).
Bonjour Messieurs. Maintenant que notre installation est terminée, il est temps de faire comprendre aux Allemands que nous sommes là. Nous avons l’autorisation du GQG ! Demain, commandant, vos M3-F ouvriront la route de Colleppe au 2e Grenadiers. A vous, mon cher Herbiet, de prendre ce village. Ensuite, vous vous dirigerez vers le nord. Mais attention, les Fridolins disposent de bons postes d’observation : que vos FAC disposent donc d’une liaison sûre avec l’aviation et que vos observateurs d’artillerie soient prêts. Les 155 du 20A seront à leur disposition.
Après la réunion, Herbiet rejoint son PC et donne ses ordres au 1er Bataillon : « Demain, nous devons prendre Colleppe pour élargir notre secteur vers l’est. Les M3-F des Chasseurs nous ouvriront la route. Oui, Dirk ? »
Le major Naessens a levé la main : « Qui tiendra notre secteur ? »
Le 2e Chasseurs viendra en couverture et les antichars de brigade resteront en bouchon. Par ailleurs, tu auras l’appui de l’artillerie divisionnaire en plus de celle de la Brigade.
– Positionne bien tes FAC en première ligne pour demander directement l’appui aérien,
complète Felies.
Vous vous mettrez en route à l’aube, conclut le colonel. Et bonne chance.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 19:52    Sujet du message: Répondre en citant

Mais Frank est un cachotier...il ne nous avais pas dit qu'il était né le jour de notre Fête Nationale.....

Petit interlude: concernant l'après guerre a Bruxelles et en Belgique en général, certaine rue ou lieu vont devoir être renommée FTL...
Je pense ici au Rond-point Montgomery, à l'avenue de la 8e Armée Britannique, aux places et rue de la Brigade Piron et bien d'autres....
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 20:00    Sujet du message: Répondre en citant

(suite)

11 avril
Front italien
- Journée calme sur le front où la seule activité notable est celle de la 4e DI belge, qui étend son dispositif vers l’est pour permettre aux Français de rétrécir leur front. Ce faisant, les éléments de pointe entrent dans le hameau de Colleppe, mais ne peuvent dépasser la route 415 vers le nord en raison de la présence de nombreux canons antichars et d’une couverture d’artillerie allemande efficace, dirigée à partir des reliefs qui font face aux troupes belges.
………
L’Union fait la Force – L’épreuve du feu
Secteur du I/2 Gr, Marsciano
– Les compagnies du 1er Bataillon ont été relevées par des éléments du 2e Chasseurs et le Bataillon est prêt à monter à l’assaut derrière les chars du 4e Ch. Naessens donne ses derniers ordres : « Capitaine Van Strijdonck, vous vous assurerez des liaisons avec nos appuis et vous veillerez à ce que les munitions ne nous manquent pas. »
– A vos ordres.
– Bernard, tu accompagneras la 1ère Compagnie, en tête. La 2e suivra. Moi je serai derrière, avec la 3e en réserve.
– Bien mon major.
– Et faites attention à l’artillerie ennemie. Des remarques ?
– Oui mon major,
déclare Van Strijdonck. Ne serait-il pas judicieux que notre artillerie soit prête à tendre un rideau de fumigènes ? Cela pourrait servir, si les Allemands auraient beaucoup d’artillerie.
– Remarque pertinente, Capitaine. Arrangez-vous une fois avec la batterie de Brigade.

Van Strijdonck parti, Balleger commente : « Pour une fois, il n’a pas demandé quelle langue on parlerait ! »
– Oui, on peut remercier les Moffen de lui donner d’autres sujets de préoccupation !

………
Les M3-F démarrent vers l’est. Entre Marsciano et Colleppe, ce ne sont que des champs et très peu de couvert, où prime la vitesse. Du Bois d’Aische a décidé de jouer sur la vitesse de ses petits blindés. Quand ceux-ci font irruption aux abords du village, stupeur : le pont sur le Tibre est intact. Piège ou omission des allemands ? Pas le temps de tergiverser, le premier char fonce et passe sans encombre. Une fois de l’autre côté, l’équipage pousse tout de même un grand soupir… On constatera plus tard que le pont était bien piégé, mais les câbles de mise à feu ont été sectionnés par l’angle coupant d’une pierre. Parfois, la chance est votre alliée !
Balleger, avec la 1ère Compagnie du I/2 Gr, a tout vu dans ses jumelles. Le commandant de la 1ère Compagnie réussit à faufiler ses hommes dans des ruelles pour prendre discrètement le village, ce qui permet à la 2e Compagnie de traverser tranquillement Colleppe, tandis que les chars du 4e Chasseurs longent la rivière en profitant des couverts offerts par les bâtiments. Puis la radio crache : « Redon 1, ici Redon 4. »
– Redon 1, j’écoute.
– Demandez à nos antichars de nous rejoindre, il y a un blindé embusqué qui nous tient en respect, un Panzer IV je crois. La 2e Compagnie est en position à l’est du village.
– Redon 4, je vous les envoie.

Balleger se tourne vers son chauffeur : « On laisse passer les half-tracks antichars et on les suit. »
Les antichars foncent et arrivent à la hauteur des chars de tête. Après quelques explications et un tir de précision, une colonne de fumée noire s’élève du côté du blindé ennemi. Les chars peuvent se déployer et les fantassins avancent en direction de la route 415. Mais les Allemands réagissent promptement ; plusieurs engins légers aventurés en pointe, half-tracks et automitrailleuses, sont détruits par des Pak, tandis que l’artillerie allemande se met à faire pleuvoir des obus sur les Belges.
Bon dieu, peste Ballegeer, ils sont bien planqués sur les hauteurs. Que l’infanterie se mette à couvert. On ne sait pas avancer plus.
Se tournant vers l’observateur d’artillerie : « Demande une fois un tir sur leur position d’observation avec les 155, ça les fera se coucher. Et que la batterie de brigade leur balance des fumigènes, qu’ils arrêtent de nous ajuster comme à la kermesse ! »
L’artillerie belge soulage l’infanterie, mais malgré cela, les grenadiers ne peuvent déboucher au nord de la route 415. Enfin, ils tiennent quand même Colleppe. C’est fait, le 2e Gr a subi sa première épreuve du feu.
………
Au QG du 2e Grenadiers, Herbiet et Felies analysent les ordres reçus de la Brigade. L’unité française qui se trouvait à sa droite passe en réserve. Le 2 Gr doit donc faire glisser un de ses bataillons vers Collazone.
Jorg, on fait bouger le 3e Bataillon. Qu’il passe discrètement derrière Colleppe.
– Les Lanciers l’accompagnent ?
– Non, ils restent au centre du secteur.
– Je vais à l’artillerie de tirer des fumigènes sur le poste d’observation boche pour les aveugler.
– Demande aussi des tirs de mortiers pour leur faire baisser la tête.

Le III/2 Gr réussira à se déployer à Collazone, profitant de la diversion créée par le duel d’artillerie pour contourner Colleppe sans trop se faire voir.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 22:09    Sujet du message: Répondre en citant

(suite)

15 avril
L’Union fait la Force – L’épreuve du feu
Colleppe
– Cela fait plusieurs jours que le 1er Bn du 2e Grenadiers a pris le village. Mais il ne parvient pas à en déboucher, les hauteurs au nord étant tenues par les Allemands. Leurs postes d’observation empêchent toute attaque en guidant l’artillerie avec précision. Herbiet peste : « Tant qu’ils tiennent ces hauteurs, on ne sait rien faire ! signale-t-il à la brigade. Il faut que l’aviation bombarde ce secteur pour que nous puissions avancer. »
Chaque chose en son temps, le calme Gérard. Je sais que vos hommes sont sous le feu ennemi, mais notre artillerie harcèle les Boches et nous tenons le terrain.
– Je sais. Mes hommes tiennent admirablement le coup. Mais on ne va pas passer toute la guerre ici, quels sont les ordres ?
– Pour le moment, tout en tenant vos positions, empêchez donc les Boches de dormir.
– Bon, je vais multiplier les patrouilles pour un peu sonder les défenses et débusquer ces foutus Pak.



17 avril
L’Union fait la Force – Reconnaissance
Colleppe
– Retour d’une patrouille de nuit, le lieutenant Brach fait son rapport à Naessens et Balleger. Il a découvert un passage à couvert vers ce qui doit être l’un des principaux postes d’observation ennemis, ainsi que l’emplacement de deux antichars bien camouflés.
En fait, mon major, le poste d’observation n’est tenu que par une vingtaine d’hommes. On pourrait assez facilement s’en emparer de nuit.
– Hum, c’est à étudier. Et les antichars ?
– Ici et… ici.
– Bernard, fait passer ces coordonnées à l’artillerie. Quant à prendre cette position… Cela ne devrait pas demander une opération de grand style et on pourrait soulager le 1er Bataillon. Si tout marche bien, on pourrait même faire monter des AU75 et des observateurs d’artillerie… C’est une idée à soumettre au colonel.



18 avril
L’Union fait la Force – Décision
QG du 2e Grenadiers, Marsciano
– Naessens et Balleger ont rejoint le QG régimentaire pour proposer d’attaquer le poste d’observation qui les emm… depuis plusieurs jours. Après avoir analysé les différents rapports de patrouille et estimé les chances de réussite du coup de main projeté, Herbiet se tourne vers son adjoint : « Qu’en penses-tu, Jorg ? »
Il faut faire quelque chose, nos gars sont à la merci de l’artillerie ennemie.
Naessens renchérit : « Certes on occupe Colleppe. Mais on ne sait pas bouger. Le moindre de nos mouvements est observé. Nous avions mis des hommes dans le clocher de l’église, les Moffen l’ont détruit. »
– On a dû évacuer de force le prêtre,
remarque Balleger. Il ne voulait pas quitter l’église.
– Et vous avez fait comment ?
– Euh… Notre aumônier lui a expliqué qu’il devait obéir en termes, disons… pas très catholiques. Je suppose qu’il va s’en confesser à la première occasion !
– Je vois. Dirk, tu as l’autorisation de prendre cette foutue position, même si je vais devoir moi aussi me confesser auprès du général. De quoi as-tu besoin ?
– De rien pour le moment. Nous tâcherons de faire ça dans la discrétion. Donc pas d’appui d’artillerie si tout se passe bien.
– Bonne chance, alors.



19 avril
L’Union fait la Force – Coup de main !
Colleppe, positions du I/2Gr
– Dans la soirée, Balleger et Brach font les derniers préparatifs pour tenter de prendre la position allemande. Un peu en retrait, camouflés derrière les maisons, deux AU75 sont prêt à rejoindre les hauteurs en cas de réussite. Balleger fait ses dernières recommandations : « On y va sur la pointe des pieds, sans faire de bruit. Le but est de les surprendre, compris ? »
– Oui mon commandant.
– Lieutenant, votre patrouille ouvrira la marche.

Puis, se tournant vers Naessens : « Si tout va bien, mon major, il faudrait que notre artillerie déclenche juste après un tir de barrage au-delà de la position pour éviter une contre-attaque trop rapide et permettre à nos blindés de venir s’installer. »
– C’est prévu.
– J’ai fait passer l’ordre aux mortiers, ils sont prêts à vous soutenir,
précise Van Strijdonck. Et… Veel success, mon commandant.
– Merci Capitaine,
répond Balleger, un peu surpris.
En même temps, la 1ère Compagnie avancera vers le hameau de Carceri pour nous aligner, ajoute Naessens. Bonne chance Bernard… et évite de te faire tuer.
Les hommes de Balleger quittent les lignes du 1er Bataillon à la faveur de l’obscurité. En tête, la section Brach montre le chemin. Progressant avec précaution sur les pentes reconnues deux jours plus tôt, les hommes de tête arrivent finalement à quelques mètres du sommet. Là, ils repèrent un nid de mitrailleuse et entendent distinctement parler allemand. En chuchotant, Balleger fait passer ses ordres : d’abord neutraliser la MG, ensuite profiter de la confusion pour y aller à fond. A son signal, plusieurs grenades volent… Dès qu’elles explosent, l’assaut est lancé. Les Allemands sont surpris et les grenadiers en profitent, mitraillant tout ce qui bouge avec leurs Thompson, qui font des merveilles à courte distance pour le nettoyage des retranchements. Leurs adversaires commencent par résister, mais ils sont débordés par l’enthousiasme et la rapidité d’exécution des Belges, qui attendent ce moment depuis plus de deux ans !
Radio, les Boches lâchent prise, demande le tir de barrage, ordonne Balleger. Qu’ils visent 150 mètres au-delà de notre position. Que les mortiers balancent aussi des fumigènes pour nous couvrir. Et faites aussi venir les blindés !
Le radio fait passer les ordres. Aussitôt les 10 et 20A, qui n’attendaient que ça, s’en donnent à cœur joie. Au même moment, dans Colleppe, le Marieke et le Zwarte Piet démarrent.
Suis le chemin et accélère, ordonne Devos à son chauffeur, on doit monter le plus vite possible là-haut. Dès qu’on y est, on se camoufle, et bien ! Soyez prêts à tirer sur ordre.
Arrivés sur place, les deux blindés prennent position tandis que Balleger et ses hommes rassemblent les quelques prisonniers. Quand son radio lui apprend que la 1ère Compagnie a pu atteindre Carceri, il peut pousser un ouf de soulagement : « Bon, ça devrait aller ! Demandez de faire monter des mitrailleuses lourdes pour fortifier la position. Où est le lieutenant Brach ? »
– Il est mort, mon commandant,
répond un sous-officier. Il s’est fait avoir par une grenade.
– Verdomme ! Adjudant, vous prenez sa place. Dites à vos hommes qu’ils ont fait du bon boulot. Je redescends au PC Bataillon. Tenez ferme cette position !
– A vos ordres.

Au PC, on est soulagé. Les Allemands ont reculé et la hauteur est prise.
Bien joué Bernard.
– Le lieutenant Brach est mort. J’ai désigné son adjoint pour le remplacer.
– C’était un brave gars. Nous avons d’autres morts ?
– Deux, et cinq blessés.
– Des prisonniers ?
– Trois. Il y avait deux blessés graves, mais ils sont morts. Les autres sont morts aussi, ou se sont enfuis. Et maintenant c’est nous qui tenons cette foutue position.



20 avril
L’Union fait la Force – Contrôle
Colleppe, positions du I/2 Gr
– Les grenadiers, bien soutenus par l’artillerie, ont repoussé deux tentatives de reprise du Mont Brach (ainsi baptisé par les hommes en mémoire de leur lieutenant). Marieke et Zwarte Piet ont également été à la fête ; ils ont traité comme il se devait les quelques véhicules qui se sont aventurés à portée de tir.
QG du 2e Grenadiers, Marsciano – Vers midi, Naessens accueille le colonel Herbiet, qui revient du QG du général Bastin : « Alors, il était furieux ? »
– Oui, au début surtout. Il faut dire qu’on avait mal choisi notre jour, juste après une réunion du GQG pour toute l’Italie…
Heureusement, Vandenheede était là. Il a griffonné en vitesse quelques chiffres sur un bout de papier et il a annoncé que ce
« petit coup de main » mené avec deux blindés et quelques dizaines d’hommes allait nous faire économiser du carburant et des munitions, puisqu’on n’aurait plus besoin de faire des détours pour s’abriter, ni de déclencher des tirs de contre-batterie plusieurs fois par jour.
QG du 2e Grenadiers, Marsciano – Vers 19h00, le général Bastin téléphone au colonel Herbiet : « Bon, tu es content, je me suis fait engueuler pour toi par Kœltz ! »
– Je suis navré, mon général…
– Tu peux ! Bon, heureusement, les chiffres de Vandenheede ont fait leur effet. Pour cette fois, on est pardonnés. Enfin, je crois.
– Ah… Heu… Vous croyez, mon général ?
– Oui. Il m’a fait répéter les chiffres, puis il a soupiré :
« J’avais bien dit à Frère que ce serait difficile de vous faire tenir tranquilles. César avait eu du mal, lui aussi ! ».


Dernière édition par Casus Frankie le Ven Aoû 14, 2015 22:41; édité 1 fois
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 22:40    Sujet du message: Répondre en citant

La fin de l'épisode précédent (20 avril) est toute fraîche et j'en suis seul responsable. Si Laurent, Wil, Benoit ou Pat ont quelque chose là contre (c'est comme ça qu'on dit ?), c'est à moi qu'ils doivent s'en prendre. Cool
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Casus Frankie

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Capu Rossu



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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 23:30    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Au 17 et 20 avril, des pilotes américains se distinguent et se voient attribuer la DFC.
Je croyais que cette décoration était une décoration britannique et non américaine.

@+
Alain
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dado



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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 23:53    Sujet du message: Répondre en citant

A la toute fin du 11 avril (nouvelle version, avec la partie belge: )
Citation:
– Je vais à l’artillerie de tirer des fumigènes sur le poste d’observation boche pour les aveugler.

demander a été oublié je pense.

Plus haut, Strijdonck dit "Cela pourrait servir, si les Allemands auraient beaucoup d’artillerie" mais je suppose que c'est voulu ^^
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Sam Aoû 15, 2015 08:15    Sujet du message: Répondre en citant

Frank, tu as l absolution. Very Happy
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Sam Aoû 15, 2015 08:15    Sujet du message: Répondre en citant

Capu Rossu a écrit:

Au 17 et 20 avril, des pilotes américains se distinguent et se voient attribuer la DFC.
Je croyais que cette décoration était une décoration britannique et non américaine.


La Distinguished Flying Cross ou DFC est bien une décoration britannique, mais elle peut être accordé à tout militaire d'une force armée d'un pays allié au Royaume-Uni dans le cadre d'une action menée en commun. Les critères d'attributions sont à ce moment-là les mêmes pour tout le monde.

PS. En fait, la DFC existe aux USA et au Royaume-Uni, il faudrait seulement savoir de quelle nationalité est la décoration décernée.
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Andrew



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MessagePosté le: Sam Aoû 15, 2015 11:17    Sujet du message: Répondre en citant

La Distinguished Flying Cross existe aux USA,elle récompense l'héroïsme et les réussites extraordinaires réalisées en vol aérien,cette décoration est aussi bien civile que militaire et elle peut être attribué aux étrangers en temps de guerre.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Sam Aoû 15, 2015 16:23    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai pas les dates avec, mais on pourrait raisonnablement supposer qu'Herbiet et Bastin soient de la même promotion de l'ERM...il se peut donc qu'ils se tutoient tous les deux
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MessagePosté le: Sam Aoû 15, 2015 16:52    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
Je n'ai pas les dates avec, mais on pourrait raisonnablement supposer qu'Herbiet et Bastin soient de la même promotion de l'ERM...il se peut donc qu'ils se tutoient tous les deux


Bastin tutoie Herbiet.
Mais comme Herbiet a quelque chose à se faire pardonner, il vouvoie Bastin et lui donne du mon général ! Wink
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MessagePosté le: Dim Aoû 16, 2015 10:04    Sujet du message: Répondre en citant

La fin d'avril.

21 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– La pause prolongée des opérations terrestres (deux semaines de calme complet à ce jour) permet au Service of Supply de mettre au repos par roulement un quart de ses compagnies de transport tout en regonflant les réserves des divisions de la 5e Armée (lesquelles, en posture défensive sur un front calme, consomment bien moins de ravitaillement qu’auparavant). Chaque compagnie de transport, après quatre ou cinq jours de repos permettant de reposer les chauffeurs, réviser les mécaniques et réparer les camions, voit son taux de disponibilité progresser de façon spectaculaire.
………
Dans les airs, comme la veille, les Alliés lancent des missions “Circus” au nord de l’île d’Elbe, au-dessus de la mer, dans le secteur servant de couloir d’entrée aux raids allemands contre la côte italienne. Les participants sont presque les mêmes – le 82nd FG remplace cependant le 1st FG pour les Américains et la 5e EC remplace la 7e EC pour les Français. Dans la mêlée, les Allemands perdent six appareils contre quatre côté allié. Le P-38G, qui a remplacé le P-38F au sein du 82nd FG, semble tenir ses promesses, puisque tous les appareils du groupe rentrent, deux seulement sont endommagés (mais réparables).
La chasse allemande a répondu présente au sud, mais elle est absente au nord. Elle ne peut s’en prendre à un raid des 97th et 98th BG sur Gênes. Le port est bombardé – sans trop de précision, hélas : des quartiers limitrophes sont touchés, faisant plusieurs dizaines de morts civils. Les réserves de fioul sont en partie incendiées.
Pendant ce temps, au petit matin, l’aérodrome d’Istres, base du KG 100, spécialisé dans la lutte antinavires, fait l’objet d’une attaque menée par des B-25 des 12e et 21e EB. Ayant décollé de nuit et arrivant à basse altitude, les bombardiers ne sont détectés qu’à la toute dernière minute et font de gros dégâts à la piste et aux appareils au sol. Cependant, la DCA endommage gravement deux bombardiers, qui seront perdus sur le chemin du retour, et atteint plus légèrement une douzaine d’autres.


22 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Les 33rd et 79th FG se relaient toute la journée en mission “Rhubarb” entre Gênes et La Spezia. Un P-51 est perdu, mais plusieurs dizaines de véhicules sont incendiés sur les routes de ce secteur.
Pendant ce temps, la 4e EC s’acharne sur l’île d’Elbe, s’en prenant aux défenses côtières en l’absence de véhicules. Le sergent Causse témoigne : « On se demandait quel était l’intérêt d’une mission Rhubarbe sur une île. Les déplacements y sont limités, ce qui veut dire peu de véhicules, donc peu d’objectifs. Depuis nos zincs, à 500 à l’heure, on ne voit pas grand-chose si d'assez petit et immobile, si on ne sait pas quoi chercher. En fait, on a été servis ! Les Schleus avaient installé sur l’île un tas de batteries d’artillerie, ce qui faisait de bonnes cibles, mais chacune avait sa batterie de DCA, et ils m’ont sacrément poivré mon canasson ; je suis revenu avec plusieurs trous plus gros que le poing dans les ailes et la carlingue. »
Mais la palme du jour est décrochée par les Belges de la 41e EC, qui commencent à toucher leurs premiers Mustang II. Les jours précédents, les mouvements de la 4e DI avaient attiré l’attention de l’état-major allemand, qui organise contre elle un raid de Stuka du II/StG 2. Mal lui en prend : malgré une escorte de Bf 109, le GC III/41 Princesse Joséphine-Charlotte met en déroute cette attaque en abattant pas moins de cinq Ju 87 – ces appareils sont décidément dépassés, au moins sur le Front Ouest.

L’Union fait la Force – Couverture aérienne
Colleppe
– Se rendant compte que dans le secteur, ce sont maintenant leurs troupes qui subissent le harcèlement des Belges – un comble, car les renseignements montrent qu’il s’agit de Flamands, donc de bons Aryens – l’état-major allemand a demandé à la Luftwaffe de calmer ces gêneurs. Sur le mont Brach, les vétérans de 40 parmi les hommes du I/2 Gr reconnaissent les avions qui arrivent… « Stukas, hurle un sous-officier, à couvert ! »
Mais cette fois-ci, plus question de s’enfuir ! Les pièces de DCA sont prêtes et les montages quadruples de .50 ouvrent le feu avec les 25 mm, qui gênent la visée des bombardiers en piqué. Les bombes des premiers ratent les positions belges de peu. Mais avant que les suivants entament leur piqué, ils se font coiffer par plusieurs chasseurs. Ce sont des Mustang, et la différence de génération entre les appareils se fait vite sentir. Sous les hourras des troupes au sol, cinq Stuka sont abattus. Et les hourras redoublent quand deux des chasseurs survolent les lignes à basse altitude, car chacun peut constater que leurs cocardes sont noir-jaune-rouge ! « Les nôtres, ce sont les nôtres ! » crient les hommes.
– On l’a échappé belle ! commente un jeune soldat quand les avions ont disparu.
– Bof, c’était rien du tout, répond un sous-off’ vétéran de 40.
– Mais on a quand même reçu des bombes !
– En 40, fieu, d’abord ils ne nous auraient pas manqués, ensuite ils seraient revenus, enfin on n’aurait pas vu un seul de nos chasseurs pour nous défendre. Alors tu vois, ça, c’était rien du tout !



23 avril
La campagne d’Italie
La Spezia
– Le port fait les frais d’un bombardement massif des Douglas A-20 Havoc des 25th et 47th BG mais aussi des DB-7 de la 25e EB de l’Armée de l’Air (c’est à dire d’avions du même type). Beaucoup de petits navires sont endommagés à des degrés divers, mais les installations du port sont peu touchées.
………
Istres – Le terrain reçoit la visite des quadrimoteurs des 97th et 98th BG. La chasse allemande réagit vigoureusement mais se heurte à l’escorte, assurée par les 14th et 82nd FG. Deux B-24 et deux P-38 sont abattus, en échange de quatre chasseurs allemands, mais les dégâts infligés à la base aérienne sont si graves que le IV/KG 100 n’a plus qu’un seul appareil en état de vol.
………
Milan – A l’état-major allemand, on est inquiet. En effet, la brusque augmentation des attaques aériennes contre les côtes de l’Italie du Nord et les bases des bombardiers anti-navires, ainsi que la concentration de bâtiments alliés dans les ports de Corse et de Sardaigne, laissent redouter un débarquement dans le secteur de Gênes. Kesselring met en alerte la 162. ID et ordonne à un Kampfgruppe de la Hermann-Göring de se porter dans la région de Parme. Il demande aussi à Berlin d’accélérer le déploiement de la 65. ID, qui ne devait arriver en Italie que courant mai.


24 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Nouveau “Circus” sur la région de Livourne. Cette fois, les combats se déroulent au-dessus des terres, jusqu’aux alentours de Florence. Le JG 77 doit faire face à pas moins de cinq grande formations alliées : les trois Fighter Groups américains habituels, la 5e EC française, mais aussi la 41e EC belge.
En fin de journée, l’addition commence à être salée puisque les Allemands perdent pas moins de sept Bf 109, dont celui de l’as Johann Pichler, qui est légèrement blessé, en échange de quatre P-51 et un P-38. Il semble que l’expert allemand ait été abattu par le sgt/chef Léopold Wade, du GC II/5 Lafayette.


25 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Sur le front terrestre, l’activité est très réduite. Elle se limite, pour l’essentiel, à des activités de patrouilles (le plus souvent nocturnes) et à quelques duels de tireurs d’élite. Mais cette nuit, le front du IVe CA français s’anime quelque peu : une patrouille allemande sème la confusion en tentant de parvenir jusqu’au PC d’une compagnie du 1er Régiment de Zouaves (86e DIA). Cette tentative provoque de violents échanges de tirs d’armes légères, qui dégénèrent à l’aube en duel d’artillerie au niveau du régiment. Dans la matinée, ce sont les canons de 155 mm de l’artillerie de corps d’armée qui entament un tir de contre-batterie. Cette reprise inattendue de l’activité provoque la mise en alerte de toutes les unités du secteur, qui craignent – dans les deux camps – qu’elle prélude à une nouvelle offensive de l’adversaire… En fin de matinée, le calme revient.
………
Dans les airs, nouveau raid des B-24 américains contre le port de Gênes. De leur côté, les P-51 passent la journée en missions “Rhubarb” dans le secteur Menton – Vintimille – San Remo, visant en particulier les ponts et les tunnels. En réalité, ces attaques font partie de l’opération Ferdinand, manœuvre d’intoxication destinée à convaincre les Allemands que quelque chose se prépare dans le golfe de Gênes.
Pendant ce temps, les Mustang de la 4e EC retournent harceler impitoyablement les défenseurs de l’île d’Elbe.


26 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Les forces aériennes alliées font porter une fois de plus leurs efforts sur la région de Gênes. Pendant que les B-25 du 12th BG s’en prennent aux installations ferroviaires de La Spezia, les A-20 du 47th BG, escortés par une force impressionnante de P-51 et de P-38, ravagent les axes Milan – Gênes et Parme – La Spezia.


27 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Dans le jeu de chat et de souris qui oppose la Luftwaffe et les Alliés, ces derniers organisent aujourd’hui un “Circus” très au sud, sur une ligne Elbe – Grosseto – Acquapendente – Orvieto. Si près du front, ce sont les chasseurs monomoteurs de quatre FG qui défient les Messerschmitt. La journée se soldera par la perte de six appareils de l’USAAF contre trois aux Allemands (plus un qui s’écrase à l’atterrissage).
………
L’anecdote de la journée se déroule au sol. Les trois divisions d’infanterie du corps italien sur le front reçoivent aujourd’hui un lot de 120 GMC à se partager. Cet équipement a été négocié en échange de l’octroi de… compagnies muletières aux deux DI-US.
Cette arrivée de matériel moderne, en présence de nombreux journalistes, coïncide avec une autre remise de matériel, qui va plus encore attirer l’attention de la presse. En effet, chacune des trois divisions se voit dotée d’une compagnie antichar sur half-track AU75 et d’une compagnie de mortiers de 81 portés, également sur half-track. Ces véhicules ne sont pas des cadeaux offerts par l’Armée des Etats-Unis, mais le résultat d’un financement privé par une association new-yorkaise : celle des Amis de l’Opéra Italien.

Borghese contre Mussolini
Salo
– Si les relations de Borghese avec les Allemands sont au beau fixe, il n’en va pas de même avec Mussolini et son gouvernement.
Dans un premier temps, si la Xa Mas avait été incorporée à la Marine Nationale Républicaine, Borghese conservait en pratique une autonomie complète. Mais les relations se sont dégradées avec le sous-secrétaire d’état à la Marine de Mussolini, l’amiral Ferruccio Ferrini. Celui-ci s’agace de l’indépendance de la Xa MAS. Ferrini trouve une oreille attentive auprès de nombreux conseillers de Mussolini : certains craignent les velléités d’indépendance de celui qu’ils appellent le Condottiere, d’autres jalousent la réputation de son unité, qui fait de l’ombre aux milices et autres bandes qu’ils sont censés commander, d’autres encore lui reprochent sa trop grande complicité avec les Allemands… Les relations deviennent franchement mauvaises au début du printemps 1943, mais Borghese n’en a cure et ne modifie en rien sa façon de diriger son unité : il sait que si les tensions ne se résolvent pas d’elles-mêmes, il pourra en appeler personnellement au Duce, qui l’estime et le respecte. Aussi se rend-il sans arrière pensée à la convocation de Mussolini à la villa Orsoline de Gargnano…
Mais ce jour-là, Borghese tombe dans un vrai traquenard. Dans l’antichambre du bureau du Duce, il est accueilli par Renato Ricci, le commandant de la Garde Nationale Républicaine [La milice fasciste qui a repris au sein de la RSI les fonctions des Carabiniers Royaux.], qui lui annonce qu’il est mis aux arrêts sur ordre de Mussolini pour insubordination ! Borghese est immédiatement conduit à la prison de Brescia, où il est traité comme un vulgaire détenu de droit commun.
………
La Spezia – Deux officiers de la Marine Nationale Républicaine envoyés par l’amiral Ferrini se présentent à la caserne de la Xa Mas pour prendre le commandement de l’unité. Ils sont refoulés par les cadres de la Decima (Bardelli, Buttazzoni, Cencetti), qui refusent de recevoir des ordres de qui que ce soit d’autre que Borghese. Rendus soupçonneux par cette visite, les hommes de la Xa se renseignent et découvrent rapidement le sort de leur chef. Cette nouvelle est accueillie avec stupéfaction et colère. L’agitation est à son comble et les hommes de la Decima parlent même de marcher sur Salo et Brescia pour libérer Borghese et châtier Mussolini !
Pour tenter de les contraindre à obéir, le gouvernement fasciste demande à son allié allemand de déployer des troupes autour des casernes de la Decima, ce qui ne fait nullement baisser la tension, au contraire : Bardelli riposte en mettant en batterie ses canons anti-aériens face aux véhicules allemands ! Du coup, ces derniers se retirent, laissant Mussolini trouver une solution tout seul.
Le Duce, informé des conséquences de l’arrestation de Borghese, se met à consulter largement pour vérifier les accusations portées par ses proches conseillers contre Borghese. Le CF Enzo Grossi, ancien commandant du sous-marin Barbarigo (et qui avait été pressenti pour commander la base de Bordeaux avant la Noël 42), déclare qu’il répond sur sa tête de la loyauté de Borghese. Graziani, ministre de la Défense, défend d’autant plus Borghese qu’il a été outré de la manœuvre politicienne de Ferrini et Ricci pour écarter un des militaires italiens les plus efficaces. Les nombreuses interventions en faveur de Borghese reprennent toutes le même refrain : il doit y avoir une erreur, on ne peut douter de la loyauté d’un homme doté d’un tel sens de l’honneur et il serait stupide de se priver de ses talents militaires !


28 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Une nouvelle opération “Circus” est menée entre Livourne et Florence par les P-51 des 33rd et 79th FG et ceux de la 5e EC. Elle permet au 97th BG, puissamment escorté par les P-38 des 1st et 14th FG, d'aller sans encombres attaquer la gare de Florence. Les Liberator accomplissent leur mission en dénombrant seulement quelques appareils endommagés par la DCA.
L’exploit du jour est à mettre au crédit d’un pilote du GC II/5 Lafayette, le sous-lieutenant José Falcó Sanmartín, qui abat un Bf 109G et un Fw 190. Vétéran de la guerre d’Espagne, il avait obtenu avec son Polikarpov I-15 Chato pas moins de sept victoires confirmées (trois Fiat CR.32, un Heinkel 59 et trois Bf 109B ou C, dont deux Bf 109 abattus en allant se réfugier en France). Ce vétéran de 24 ans, engagé en juillet 1940 dans l’Armée de l’Air, avait participé au Grand Déménagement en convoyant de nombreux avions vers l’Afrique du Nord avant de ronger son frein comme sergent instructeur en Algérie. Durant le blitz Malte-Tunis, il avait demandé sa mutation dans la nouvelle arme qu’était la chasse de nuit (son insigne personnel n’était-il pas une chauve-souris noire sur fond blanc ?) et il avait obtenu une victoire probable aux commandes d’un Defiant. Nommé adjudant, il attendait son affectation en Grèce lorsqu’un accident lui avait fait passer quatre mois à l’hôpital avec plusieurs fractures et de sévères brûlures. Finalement affecté au GC II/5 avec le grade de sous-lieutenant au début du mois, Sanmartín rouvre aujourd’hui son tableau de chasse de la plus éclatante manière. Pour cet exploit, il sera nommé lieutenant… le grade qu’il avait obtenu en 1938 dans l’aviation républicaine espagnole.

Borghese contre Mussolini
Gênes
– Deux bataillons terrestres de la Decima ont été mis en alerte et achèvent de se préparer à faire mouvement vers Brescia : le bataillon NP (des nageurs-parachutistes) et le bataillon Maestrale, du capitaine de corvette Umberto Bardelli. La nouvelle de la libération de Borghese leur parvient juste au moment où ils s’apprêtent à quitter leur caserne. Elle est rapidement suivie par l’annonce de la démission de l’amiral Ferrini.
Néanmoins, l’attitude des unités de la Decima Mas, qui ont frôlé la rébellion ouverte, ne peut être laissée sans réponse. Mussolini ordonne qu’au moins un des deux bataillons incriminés soit envoyé sur le front. Borghese réserve les nageurs-parachutistes pour des activités derrière les lignes ennemies et désigne donc le bataillon Maestrale. Loin d’être reçue comme une punition, cette décision est accueillie avec des cris de joie par Bardelli et ses hommes, heureux de pouvoir enfin se battre !


29 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Le communiqué du jour est des plus brefs. L’une des raisons est sans doute le mauvais temps qui règne sur la partie centrale de la péninsule italienne, empêchant toute activité aérienne et gênant considérablement les mouvements des troupes au sol.
………
Ce mauvais temps n’empêche pas les actions sur le nord de l’Italie. Le 47th Bomber Wing au grand complet (chose exceptionnelle sur ce théâtre) s’en prend aux aérodromes de la région de Gênes. C’est la première fois que ce BW, équipé de B-17, opère dans cette formation : il n’a intégré son dernier Group, le 99th, qu’une dizaine de jours plus tôt. L’escorte, composée de Mustang et de Lightning des 81th, 82th, et 350th FG, s'oppose efficacement aux appareils ennemis ; trois P-38, un P-51 et un seul B-17 sont abattus, en échange de quatre Bf 109.
Dans la nuit, les Wellington du 205 Group de la RAF bombardent la gare de Turin. Au matin, les secours trouveront une bombe non explosée sur le parvis de la cathédrale. Les journaux tireront une édition spéciale, attribuant le fait que la bombe n’ait pas explosé aux pouvoirs miraculeux du Saint Suaire conservé là.


30 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Le mauvais temps persiste sur le centre du pays. Si d’aucuns, dans les états-majors, font la moue, sur le front, les biffins se font une raison sans grande difficulté.
………
Plus au nord, la campagne contre la région de Gênes continue. La ville subit deux raids dans la journée. Le premier, le matin, voit les A-20 du 47th BG s’en prendre aux ponts sur le Bisagno. Arrivés à basse altitude avec les P-40 des 57th et 324 FG, ils repartent sans opposition, car les pistes où sont basés les appareils allemands sont toujours en réparation. Le deuxième raid est l’œuvre du 98th BG, escorté par les 14th et 79th FG, qui bombarde les installations ferroviaires de la ville. La réaction allemande est encore faible. Deux Messerschmitt sont perdus et un seul P-38 endommagé.
Dans la nuit, le 205 Group continue son effort, mais cette fois, c’est la gare de Bologne qui est attaquée. Le lendemain, les journaux fascistes tempêteront de leur mieux contre « les assassins du ciel », mais la population grogne contre les Tedeschi et le calme ne règne que grâce aux nombreuses patrouilles de Chemises Noires qui quadrillent la ville.
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Abraham



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MessagePosté le: Dim Aoû 16, 2015 10:30    Sujet du message: Répondre en citant

Une question: qu'est-ce qu'une mission rhubarbe?
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