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Mars 43 - Méditerranée
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Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
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MessagePosté le: Mar Aoû 11, 2015 23:21    Sujet du message: Répondre en citant

Oui... sauf si Frère et Bedell-Smith ne l'ont pas prévenu !
Pas d'inquiétude, ils le verront demain 1er avril 43 (et demain 12 août 2015 aussi).
Mais la vexation du 31 mars lui dit déjà qu'il lui faut s'attendre à du vilain.
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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patzekiller



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Messages: 3297
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MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 06:20    Sujet du message: Répondre en citant

tiens, on dirait qu'il y a une crise au sein du haut commandement allié
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www.strategikon.info
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dado



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MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 18:28    Sujet du message: Répondre en citant

Petite coquille au 31 mars, 5ème réplique du dialogue:

Citation:
– John, le coupe Bedell-Smith, si nous nous revenions aux unités américaines ? Les opérations de la 5e Armée ont sacrément secoué les Allemands, alors quel risque prendrions-nous à les laisser poursuivre sur le même rythme ?


-> si nous en revenions.
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Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10123
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 18:32    Sujet du message: Répondre en citant

Merci aux correcteurs.
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Casus Frankie

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patrikev



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MessagePosté le: Sam Juin 11, 2016 21:10    Sujet du message: Répondre en citant

23 mars
Histoires italiennes
Milan –
L’anniversaire de la fondation du Parti national fasciste donne lieu à quelques célébrations peu enthousiastes sur le territoire de la République sociale italienne. L’armée de la RSI n’a pas trop de mal à recruter car elle assure une solde, déjà rongée par l’inflation, un ravitaillement, et surtout une garantie contre le travail forcé en Allemagne. Sans oublier quelques occasions de pillage chez les suspects d’antifascisme. Mais les Allemands ne font guère confiance à ceux que leurs compatriotes appellent « nazifascisti » et leur distribuent le matériel et les munitions au compte-gouttes. D’ailleurs, le commandant allemand de la place de Milan, le général Rainer Stahel, adresse à peine la parole aux chefs fascistes rassemblés à la Piazza San Sepolcro . Depuis son arrivée en janvier, il n’a jamais caché son dédain pour ces auxiliaires, alors qu’il entretient les relations les plus amicales avec le cardinal Schuster, archevêque de la ville. Celui-ci, d’origine autrichienne, parle couramment l’allemand et ne manque pas, en privé, de désapprouver l’antisémitisme nazi. C’est un peu à son intention que Stahel, quelques jours plus tôt, a fait cette déclaration surprenante à un journaliste de l’agence allemande Transocean :
« Il faut traiter les Italiens et les Français autrement que nous ne traitons les Russes. On peut obliger les populations d’Europe orientale à obéir à des ordres désagréables, mais en Europe occidentale et centrale, pays de vieilles civilisations fondées sur la liberté individuelle, les gens réagissent à la coercition par une désobéissance si complète et si organisée que la force d’occupation la plus puissante demeure sans pouvoir . » (*)
Stahel dérange beaucoup de monde, et pas seulement les « nazifascisti ». Les SS ne l'aiment pas car il gêne leurs opérations. Il est aussi connu pour sa sévérité envers les soldats allemands pillards et en a fait fusiller plusieurs, ce qui fait dire au chef d’état-major du feld-maréchal Kesselring que « Stahel est trop doux pour les Italiens et trop dur pour nos soldats ». Son secrétaire-interprète Paul Hofmann n’est donc pas trop surpris quand, le soir même, le général Stahel commence à lui dicter un « Rapport pour mon successeur au commandement de la ville de Milan ».

25 mars
Histoires italiennes
Milan –
Le général Stahel, rappelé « à la réserve du Führer », est remplacé par le général Kurt Mälzer, lui aussi de la Luftwaffe. Celui-ci, un gros homme au teint rougeaud d’alcoolique, est l’antithèse de l’austère et professoral Stahel. L’interprète Paul Hofmann, passé au service du nouveau chef, ne tarde pas à apprendre que Mälzer, venu de Belgique, s’y est illustré par ses trafics, confiscations et beuveries. La veille de son arrivée à Milan, il a encore célébré une fête avec son état-major où, soul comme un cochon, il s’est fait couronner« roi des Lombards » avec une couronne de saucisses !

(*) Paul Hofmann, Milan, ville occupée, Payot, 1985, p. 139-140.
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Dernière édition par patrikev le Sam Juin 11, 2016 22:45; édité 1 fois
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Casus Frankie
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Messages: 10123
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MessagePosté le: Sam Juin 11, 2016 22:15    Sujet du message: Répondre en citant

Très joli !
(il faut juste changer Rome pour Milan au 23 mars)
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Casus Frankie

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patrikev



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MessagePosté le: Mar Juin 14, 2016 22:50    Sujet du message: Répondre en citant

23 mars
La campagne des Balkans
Serbie –
Dans la forteresse de Kalemegdan à Belgrade, le général Paul Bader, chef des forces allemandes en Serbie, veut lui aussi remettre de l’ordre dans son secteur. Son souci s’appelle Kosta Pećanac : officier serbe, ancien chef de maquis contre les occupants austro-hongrois et bulgares pendant l’autre guerre, il a repris la montagne lors de l’invasion allemande de 1941 et s’est taillé une « zone libérée » autour du bourg de Kuršumlija, dans la vallée de la Toplica. Cependant, il a vite rejeté l’autorité du général Mihailovic, chef des Tchetniks royalistes, et se conduit plutôt en baron brigand qu’en chef de maquis. Les Allemands le tolèrent parce qu’il empêche les infiltrations des Partisans rouges, mais il constitue une cause de tracas pour leurs alliés bulgares qui partagent avec les Allemands l’occupation de la Haute Serbie
Les Bulgares, en général, n’ont aucune tendresse pour les Serbes, leurs rivaux héréditaires dans les Balkans : peu importe que ces Serbes soient partisans de Tito, de Mihailovic, ou encore du gouvernement fantoche établi à Belgrade, sous tutelle allemande, par le général serbe Nedic. Bader, grâce aux écoutes de l'Abwehr, a justement eu connaissance du dernier rapport envoyé à l'état-major de Sofia par le colonel Ivan Malinov, chef de la 6e Division bulgare :
« La population serbe hait également les Allemands et les Bulgares. Son comportement dépend uniquement de la force et de la rigueur des troupes d’occupation. Nedic n’est pas l’homme qui convient au gouvernement. La gendarmerie serbe ne mérite aucune confiance. Les Tchetniks de Pećanac sont entièrement infectés. Nous avons eu plusieurs frictions avec les Allemands à cause des intrigues serbes. Il ne faut rien croire de ce que dit un Serbe. C’est aux préfets et maires de village serbes, et non à nous, de désigner les otages. » (*)
Bader sait que Malinov et ses collègues bulgares font preuve d’une grande prudence dans la pratique ordinaire des prises d’otages : ils y recourent sans remords chaque fois qu’un attentat ou un sabotage survient dans leur zone, mais ils les font désigner par les autorités serbes collaboratrices et condamner par un tribunal militaire allemand. Pećanac, lui, n’a pas ces scrupules : il fait fusiller quand il veut les hommes suspectés de sympathie pour Tito, Mihailovic ou même Nedic, il entrave les réquisitions de bétail opérées par l’armée bulgare, et, depuis la reconquête de l’Albanie par les Allemands, il multiplie les incursions au Kosovo, de l’autre côté de l’Ibar, pour en chasser les milices albanaises pro-allemandes.
Bref, il est temps d’en finir avec cet encombrant chef de bande. Le général Bader vient d’obtenir le feu vert de l’OKW pour retirer ce qui reste de troupes allemandes en Serbie, en ne gardant que Belgrade, le Banat serbe, Kraljevo, important nœud de communications, et les mines de cuivre de Bor. Tout le reste passe sous l’autorité des Bulgares, alliés passables faute de mieux : ceux-ci ont montré de la bonne volonté récemment en procédant à la rafle des juifs de Grèce du Nord. Mais avant de les laisser planter leur drapeau, il convient de faire un peu de ménage. Il n'est pas question de laisser les Bulgares fusiller Pećanac : ce serait en faire un martyr et, qui sait, amener ses hommes à se rallier à Mihailovic sinon à Tito ! A la place, Bader a envoyé le 718e Régiment de Chasseurs (partie de la 118. Jäger-Division), sous le commandement du lieutenant-colonel Herbert Geitner, épaulés par un bataillon du Corps volontaire serbe de Dmitrije Ljotic, le plus fiable des lieutenants de Nedic, avec l’ordre d’arrêter Pećanac et de le ramener vivant.
L’opération n’est pas sans risque et pourrait même, si elle tournait mal, faire naître un foyer de rébellion de plus. C’est seulement vers 16h00 que le central téléphonique de Kalemegdan reçoit le message : mission accomplie ! Le chef de bande, chargé dans un Fieseler-Storch, vient d’être déposé à la base aérienne de Zemun.

(*) Jozo Tomasevich, War and Revolution in Yugoslavia, 1941-1944, Stanford University Press, 2001.
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