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Commandements alliés dans le Pacifique - 1942
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ladc51



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2014 08:36    Sujet du message: Commandements alliés dans le Pacifique - 1942 Répondre en citant

C'est la rentrée (au moins pour moi Crying or Very sad )... je peux enfin partager avec vous une série de textes remis à niveau cet été avec l'aide de nos experts et GO, sur l'organisation du commandement allié en Asie et dans le Pacifique en FTL.
En effet, les relectures précédentes laissaient un trou entre la situation de mars-avril 42 et celle que nous retrouvons début 43. Les textes que je vous propose ici permettent de rendre cohérente et explicite l'évolution de ces commandements sur cette période.
Bonne lecture (un épisode par jour)... et bons commentaires !



15 mai
Organisation interalliée dans le Pacifique : un habit trop grand pour Wavell ?
Londres – Le chef d’état-major impérial, Sir Alan Brooke, déteste par-dessus tout ces réunions d’informations sur la situation militaire au cours desquelles le Prime Minister laisse libre court à son imagination débordante pour le harceler d’idées saugrenues et de plans délirants… Une fois de plus, celle-ci s’est éternisée bien au-delà des horaires de travail décents. Tous les sujets semblent avoir traités et il pense pouvoir se retirer quand Churchill allume un nouveau cigare et aborde un point inattendu :
– Comment va Wavell ?
– Il traite avec son énergie et sa détermination habituelles les nombreux problèmes auxquels il est confronté,
répond Brooke. Il est en route pour Alexandrie pour organiser l’opération Pedestal.
– Je suis un peu inquiet,
reprend le général Ismay – bien entendu, le chef d’état-major du Premier Ministre participe à la réunion. Hartley (1) m’a exprimé le besoin urgent de voir Wavell revenir en Inde pour arbitrer de nombreux sujets sur la répartition des moyens entre les Indes, la Birmanie, Singapour et l’Australie… Wavell n’a été présent que quelques jours à son QG depuis un mois, entre ses déplacements en Australie, en Nouvelle-Calédonie, puis à Alexandrie. Sans parler des risques liés à ces déplacements, son absence prolongée d’Inde commence à être problématique.
– Je le crains,
opine Churchill. En même temps, les Américains bataillent à l’Etat-Major Combiné pour nous arracher la direction des opérations dans une partie de la zone de Wavell. Et pour ne rien arranger, Curtin (2) m’a écrit pour s’inquiéter de l’absence de Wavell d’Australie à un moment critique pour la col… le dominion.
– C’est vrai, Monsieur le Premier ministre,
reconnaît Brooke. Nos collègues australiens sont très inquiets. Ils sont déçus par le rythme de déploiement des troupes américaines sur leur sol : ils ont certes vus de nombreux services logistiques et de support, mais encore très peu de troupes combattantes. Ils ont été soulagés par la nomination de Wavell, gage de la farouche volonté du gouvernement de Sa Majesté de les aider à défendre leur pays, alors que quelques-uns craignaient que nous les abandonnions pour nous replier sur les Indes, mais ils se demandent si Wavell n’est pas trop loin pour commander efficacement depuis l’Inde aux troupes en Australie. Certains commencent même à évoquer tout haut l’idée d’un théâtre d’opérations intermédiaire entre l’Asie du Sud-Est et le Pacifique, centré sur la défense de l’Australie : pour éviter d’en arriver là, peut-être faudrait-il nommer un adjoint à Wavell, qui soit basé en permanence en Australie, qu’en pensez-vous ?
– Pownall, Brooke-Popham, Nye voire Ironside pourraient tenir le poste
, s’aventure Ismay.
Peut-être, conclut Churchill. Je vais écrire à Curtin et à Fraser (3) pour leur soumettre cette idée. Il faut que nous nous coordonnions avant le prochain Conseil de la Guerre du Pacifique. Brooke, informez s’il vous plaît Wavell de nos plans… et parlez-en à Dill à Washington aussi bien sûr, il faut qu’il dispose de tous les arguments pour contrer les Américains.


Notes
(1) : Le général Sir Alan Fleming Hartley, qui commande l’armée des Indes.
(2) : Le Premier ministre australien John Curtin.
(3) : Le Premier ministre néo-zélandais Peter Fraser.
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Laurent
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Tyler



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2014 10:45    Sujet du message: Répondre en citant

J'adore ce genre d'épisodes! Smile

Une petite remarque Alan Brooke n'est anobli qu'à la fin de la guerre OTL, il devrait en être de même en FTL
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ladc51



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2014 11:04    Sujet du message: Répondre en citant

Tyler a écrit:

Une petite remarque Alan Brooke n'est anobli qu'à la fin de la guerre OTL, il devrait en être de même en FTL


Merci pour ce retour !

En es-tu certain ? j'avais en tête (mais peut-etre me trompè-je... Confused ) que Alan Brooke était "Sir" dès avant la guerre et qu'il était "créé" baron puis vicomte (1st viscount Alanbrooke) après-guerre...


EDIT : correction sur le titre (baron en 1945, vicomte en 46)

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Laurent


Dernière édition par ladc51 le Mar Aoû 26, 2014 12:17; édité 1 fois
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Tyler



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2014 11:14    Sujet du message: Répondre en citant

Toutes mes bafouilles!
Tu as raison je me suis emmêlé les pinceaux.
extrait du wiki anglais :
" He was the seventh and youngest child of Sir Victor Brooke, 3rd Baronet, of Colebrooke, Brookeborough, County Fermanagh, Ireland"

Bon ben voilà, voilà.... J'y vais, je Arrow

Embarassed Very Happy Embarassed
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ladc51



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2014 12:39    Sujet du message: Répondre en citant

En fait ce n'est pas aussi simple : je ne pense pas que le 7ème enfant d'un baronet soit appelé "Sir"... Embarassed

Ce que je sais, pour l'avoir lu sur des documents d'époque (voir les liens vers the London Gazette dans sa fiche wiki), c'est que Alan Brooke n'est pas appelé "Sir" en 1937 ni début 40, mais qu'il est appelé Sir Alan Brooke fin 1943.
Ce que je crois pouvoir extrapoler, c'est qu'il devient "Sir" quand il est nommé Chevalier de l'Ordre du Bain, le 14 juin 1940 (OTL, et donc aucune raison de procéder différemment en FTL).

Mais je laisse le soin aux éminents spécialistes de ce forum (médiévistes et autres spécialistes de la noblesse britannqiue) le soin de confirmer ou contredire mes élucubrations... Wink
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Laurent
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ladc51



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2014 13:25    Sujet du message: Répondre en citant

(suite)

18 Mai 1942
Organisation interalliée dans le Pacifique : des diplomates qui se font entendre
Washington –
Le Conseil de la Guerre du Pacifique (Pacific War Council) est né en février 1942 à la demande des gouvernements australien et néo-zélandais qui souhaitaient disposer d’une enceinte commune pour partager la direction de la guerre contre le Japon avec les Américains. Se heurtant au refus répété de ces derniers de les accepter comme membres de l’état-major combiné interallié, ils ont fini par obtenir la mise en place de cette instance, qui a certes l’avantage d’intervenir à un niveau politique (censé contrôler et diriger les militaires), mais aussi l’inconvénient de se limiter à des réunions irrégulières sans véritable instance permanente permettant un travail de fond.
Autour du président des Etats-Unis Franklin D. Roosevelt et de son conseiller spécial Harry Hopkins, le conseil réunit les ambassadeurs aux Etats-Unis des pays riverains du Pacifique : Australie (Sir Owen Dixon), Canada (Leighton Goldie McCarthy) et Nouvelle-Zélande (Sir Walter Nash), auxquels ont été ajoutés les Pays-Bas (Alexander Loudon) et Grande-Bretagne (Lord Halifax), tandis que les Philippines sont représentés par leur président en exil (Manuel L. Quezon ) et la Chine – exceptionnellement – par son ministre des Affaires étrangères (T.V. Sung). La France a été “oubliée” lors de la composition initiale du Conseil et ses demandes répétées de participation n’ont pas été entendues à ce jour.
Ce n’est que la troisième session de ce conseil : les Etats-Unis, plus à l’aise pour asseoir leur prédominance dans des relations bilatérales ou à l’Etat-Major Combiné interallié, tentent visiblement de limiter son rôle en trouvant toutes les raisons de réduire la fréquence de ces réunions.
Cette session permet de faire le point sur les opérations en cours ou annoncées, ainsi que sur l’avancement du déploiement dans le Pacifique des forces américaines, presque six mois après l’entrée en guerre des Etats-Unis. C’est aussi et surtout l’occasion pour l’ambassadeur d’Australie de faire part de l’inquiétude de son pays face à la prolongation des discussions sur les frontières entre théâtres d’opérations d’Asie du Sud-Est et du Pacifique, qui risque de nuire à l’organisation de la défense de l’Australie. L’ambassadeur en profite pour demander l’étude d’un commandement autonome spécifique, couvrant le Pacifique Sud-Ouest.
Roosevelt renvoie le traitement de ce sujet à l’Etat-Major Combiné interallié, seul organisme habilité à traiter en détails de l’organisation des forces armées. Cependant, constatant que cinq des six autres membres du conseil (Australie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Canada, Grande-Bretagne) parlent d’une seule voix sur ce point, il doit garantir que cette option sera examinée, et il s’engage même à une décision rapide.


(à suivre)
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Laurent
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patzekiller



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2014 16:11    Sujet du message: Répondre en citant

les français vont raler , j'espere Twisted Evil
ils se servent de la nouvelle caledonie comme base arriere, la France a fait son job en indo, fait partie de l'ABDAF, et il est d'ores et déjà acquis l'arrivée de jumeaux et de leur escadre...non, mais!
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ladc51



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2014 19:43    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
les français vont raler , j'espere Twisted Evil
ils se servent de la nouvelle caledonie comme base arriere, la France a fait son job en indo, fait partie de l'ABDAF, et il est d'ores et déjà acquis l'arrivée de jumeaux et de leur escadre...non, mais!


Attends de voir comment ils vont râler Cool

Mais sauf erreur de ma part (je pense avoir vérifié en rédigeant ces lignes), à la date de ce paragraphe (mai 42), la décision d'envoyer les jumeaux n'est pas (encore) prise Confused
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Laurent
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ladc51



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MessagePosté le: Mer Aoû 27, 2014 06:38    Sujet du message: Répondre en citant

(la suite)

19 Mai 1942
Organisation interalliée dans le Pacifique : les Américains réfléchissent
Washington –
En cette chaude journée de printemps, la Maison Blanche a réuni les principaux membres du gouvernement et chefs militaires pour aborder un sujet d’une actualité brûlante.
Le président Roosevelt l’explique d’emblée : « Messieurs, le sujet d’aujourd’hui est sensible et compliqué, d’ordre à la fois militaire, stratégique et diplomatique. Je compte sur votre sincérité et votre créativité, et bien entendu sur votre discrétion. Henry, à vous.
– Merci, Monsieur le Président
, reprend le secrétaire à la Guerre Henry L. Stimson. Nous allons parler de l’organisation du commandement dans le Pacifique, plus particulièrement dans le Pacifique Sud-Ouest. Comme vous le savez tous, la conférence interalliée du mois dernier s’était accordée pour mettre en place deux théâtres d’opérations, celui d’Asie du Sud-Est, sous Wavell, et celui du Pacifique, sous Nimitz. Mais l’Etat-Major Combiné, qui doit rédiger les directives officielles, a constaté que nos alliés britanniques avaient une compréhension extensive de leur zone de responsabilité : ils voudraient y inclure les Indes Néerlandaises et surtout l’Australie, y compris sa côte orientale jusqu’aux Salomon. Heureusement, il n’y a pas de débat pour les Philippines, qui sont rattachées au théâtre Pacifique. Pour compliquer le sujet, le gouvernement australien a demandé que soit étudiée l’hypothèse d’un théâtre d’opérations du Pacifique Sud-Ouest, couvrant l’Australie, la Nouvelle-Guinée et les Indes Néerlandaises… A notre grande surprise, les Britanniques semblent soutenir cette hypothèse, sans que nous comprenions bien s’il s’agit pour eux d’une diversion ou d’un changement d’objectif.
– Monsieur le Secrétaire d’Etat, monsieur le Président, si vous permettez…
L’amiral Ernest J. King, chef des opérations navales de l’US Navy, intervient le premier pour bien montrer que le Pacifique est et reste son pré carré. Nous devons rester fermes sur nos revendications : il ne faut pas fragmenter le commandement dans cette région, il faut au contraire le centraliser ! Avec le Pacific Ocean Areas (POA) de Nimitz, nous assurons l’unicité de commandement des forces alliées dans le Pacifique, ce qui facilitera la définition et la mise en œuvre d’opérations cohérentes et efficaces. Nous avons résolu la question de l’immensité de la zone en divisant cette zone en trois commandements : le Pacifique Nord (North Pacific Area command), le Pacifique Central (Central Pacific Area command) et le Pacifique Sud (South Pacific Area command - SOPAC), qui répondent tous trois à Nimitz. Il est évident que le SOPAC de l’amiral Ghormley s’étend jusqu’à la côte australienne. Il nous faut faire valider cette organisation au niveau interallié.
– Puisque nous avons accepté le principe du théâtre d’opérations d’Asie du sud-est, il faut nous entendre sur la répartition des rôles
, commente le général Georges Marshall, chef d’état-major de l’US Army. Il est certain que la question de la frontière entre ce théâtre et le théâtre Pacifique doit être réglée. Depuis la décision politique d’avril, chacun a pu se rendre compte que Wavell ne pouvait pas commander efficacement des Indes aux îles Salomon : profitons de cette évidence pour repousser le plus loin possible vers l’ouest la frontière entre les deux théâtres.
– Attention
, avertit le secrétaire d’Etat Cordell Hull, ne passons pas d’un extrême à l’autre. Rappelez-vous que les Australiens sont d’abord préoccupés par la menace japonaise contre leur territoire. Leur gouvernement veut un chef et des moyens qui n’aient qu’une seule mission : protéger l’Australie. Confier la responsabilité de la zone à Nimitz, qui aura nécessairement d’autres objectifs à l’esprit, pourrait les inquiéter.
– La situation n’est pas aussi simple
, proteste l’amiral King, le gouvernement australien le sait parfaitement. La poussée japonaise dans les Salomon et vers les Nouvelles-Hébrides est une menace directe, parce qu’elle vise à couper la route entre les Etats-Unis et l’Australie : ne pouvant pas espérer grand-chose du côté ouest, l’Australie serait isolée et contrainte à la reddition même sans invasion. La défense de l’Australie est donc autant l’affaire de Nimitz et de Ghormley que de Wavell, dès aujourd’hui. Demain, si nous voulons contre-attaquer dans les Salomon, nos opérations devront être organisées à partir des Fidji, de Nouméa mais aussi de l’Australie : unifier le commandement de ces zones permettrait de rendre nos efforts bien plus efficaces.
Roosevelt reprend la parole : « Je crois que nous sommes d’accord sur le fond. Nous devons continuer de proposer, en expliquant nos raisons, que le théâtre d’opérations Pacifique englobe la côte orientale de l’Australie pour donner le maximum de chances de réussite aux prochaines opérations. Mais si nos alliés n’y consentent pas, quelles qu’en soient les raisons, nous ne pouvons pas accepter que le commandement de Wavell s’étende sur toute l’Australie, ni que l’incertitude se prolonge, ce serait pire que tout. Comment faut-il considérer l’idée australienne d’un théâtre d’opérations du Pacifique Sud-Ouest ? Qui pourrait le commander ? »
McArthur aurait été un choix idéal, répond Stimson. Il cumule déjà le commandement de l’armée philippine et celui des forces américaines en Extrême-Orient [US Army Forces in the Far East]. Mais il est coincé sur Corregidor depuis le début du mois et il a annoncé au monde entier sa décision d’y lutter jusqu’au bout. Je ne sais ce qu’il espérait en nous mettant ainsi devant le fait accompli, mais nous n’avons pas la possibilité de lui envoyer de secours ni de renforts. Nous pourrions lui ordonner d’évacuer, mais… hum… L’homme est têtu et il pourrait désobéir : son prestige, aux Philippines, en Australie, mais aussi chez nous, dépasse son rôle militaire et un désaccord public aurait un impact très négatif sur le moral des citoyens américains et des pays alliés. Après tout, sa résistance prolongée bloque une armée japonaise sur place, gêne l’utilisation par la flotte ennemie de la baie et du port de Manille… et si sa défaite finale semble inévitable, je fais confiance à la presse de ce pays pour en profiter pour galvaniser les énergies de ses lecteurs.
Stimson est visiblement mal à l’aise, mais tous les participants savent que la Maison Blanche considère le général comme un des potentiels rivaux politiques les plus dangereux pour Roosevelt et nul ne souhaite contester la gestion de son cas par la présidence. Après un instant, le secrétaire à la Guerre reprend : « Les candidatures des deux autres principaux généraux américains présents dans la région ne peuvent guère être retenues : Wainwright est bloqué sur Mindanao où il a commencé à organiser une guérilla anti-japonaise, il faut qu’il aille jusqu’au bout de cette mission, mais il ne sera pas disponible avant plusieurs semaines ou mois, il sera alors trop tard. Le lieutenant-général George Brett commande nos forces armées en Australie [USAFIA – US Army Forces in Australia], mais il semble peu apprécié de ses homologues australiens, si bien que Canberra s’opposerait probablement à sa nomination. Il faut donc envisager d’autres options. »
Le général Henry Arnold, chef d’état-major de l’US Army Air Force, a ses candidats : « Il y a Lesley J. McNair ou Joseph T. McNarney. Tous deux ont aujourd’hui des responsabilités de premier plan au sein de l’US Army (4) : leur donner un commandement opérationnel serait un signe fort de l’importance donnée à ce théâtre d’opérations. Je vous rappelle que le nom de McNarney a déjà été envisagé il y a quelques mois pour commander les forces américaines dans le Pacifique. »
Ce sont d’excellents candidats, approuve Marshall, qui ajoute aussitôt : « Cependant, ils sont très précieux aujourd’hui à leur poste. » Lui aussi a son poulain : Pourquoi ne pas proposer le général Walter Krueger, qui a démontré lors des manœuvres de Louisiane, l’an dernier, qu’il était un de nos généraux qui maîtrisait le mieux le concept moderne de guerre de mouvement. »
Krueger est un bon général, mais peut-être un peu âgé et pas assez célèbre pour être bien accepté par les Australiens, intervient Hull.
Alors pourquoi pas McNarney, propose Stimson, qui a hâte d’en finir.
Messieurs, le Président nous a demandé d’être sincères, je me dois donc d’insister, reprend l’amiral King. Si vous le souhaitez, proposons le général McNarney pour un éventuel théâtre du Pacifique Sud-Ouest, mais tâchons de simplifier nos futures opérations en incluant ce commandement au sein des POA de Nimitz : au besoin, fusionnons-le avec le SOPAC ! Pour nous assurer de l’appui politique des Australiens, nous pourrions leur proposer un poste d’adjoint.
– Vous avez raison, Ernest
, conclut Roosevelt. Nous défendrons d’abord l’extension de la zone de Nimitz, la création d’un théâtre d’opérations indépendant ne doit être qu’un scénario de repli.
– Très bien
, approuve Harry Hopkins, le conseiller spécial du président, mais comment faire ratifier ce choix par nos alliés ?
– Ce point est du ressort de l’état-major combiné interallié
, répond King, visiblement satisfait de l’arbitrage. Je le mettrai à l’ordre du jour de la prochaine réunion, après-demain.

Notes :
(4) : McNair est commandant en chef des forces terrestres de l’US Army, en charge de l’entraînement et de la préparation des unités avant leur déploiement outre-mer. McNarney est un des adjoints d’Arnold.

(à suivre)
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Laurent
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ladc51



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MessagePosté le: Mer Aoû 27, 2014 16:44    Sujet du message: Répondre en citant

(la suite - l'épisode de demain un peu en avance...)

21 Mai 1942
Organisation interalliée dans le Pacifique : l’union est un combat
Washington –
L’état-major combiné interallié se réunit comme chaque semaine en session ordinaire, c’est-à-dire sans les chefs d’état-major britanniques et français, présents uniquement lors des sessions extraordinaires (le plus souvent à la veille des conférences stratégiques interalliées) ; ils sont remplacés par leurs représentants permanents. Entre deux sessions ordinaires, les travaux se poursuivent sans relâche dans les différentes commissions dépendant du secrétariat permanent de l’état-major combiné.
Après avoir épuisé l’ordre du jour habituel, l’état-major aborde la question centrale de l’organisation du commandement interallié dans le Pacifique Sud-Ouest.
L’amiral Ernest J. King, chef de l’US Navy, présente dans le détail la proposition américaine arrêtée trois jours plus tôt : d’abord inclure les Salomon, la côte orientale de l’Australie et la Nouvelle-Guinée dans le South Pacific Area command (SOPAC), lequel serait intégré au sein des Pacific Ocean Areas (POA) de Nimitz et serait commandé soit par l’amiral Ghormley, soit par le général Joseph T. MacNarney (USAAF) ; ensuite inclure les Philippines dans le Central Pacific Area command du POA ; enfin, rattacher les Indes Néerlandaises ainsi que les côtes nord et ouest de l’Australie au théâtre d’Asie du Sud-Est de Wavell. Cette proposition provoque une controverse immédiate et un débat animé.
– La défense de l’Australie est une préoccupation majeure pour l’Empire, commence Sir Gordon Nevil MacReady, lieutenant-général et représentant le chef d’état-major impérial, Sir Alan Brooke. Et les troupes impériales sont les plus nombreuses dans cette région. Comme il convient évidemment de confier le commandement d’un théâtre d’opérations à ceux qui sont le plus concernés et qui contribuent le plus à l’effort commun, nous proposons d’intégrer l’Australie, ainsi que la Nouvelle-Guinée et les Salomon, au South-East Asia Command [SEAC] du général Wavell.
– Il y a six mille miles entre Brisbane et le quartier général de Wavell à Delhi, dont la moitié au-dessus de territoires contrôlés par l’ennemi
, répond le général Georges Marshall, chef d’état-major de l’US Army. Le général Wavell ne pourrait pas rester en relation régulière avec ses subordonnés sur les deux commandements : un théâtre d’opérations aussi vaste est impossible à diriger efficacement, nous le voyons chaque jour davantage depuis deux mois.
– La distance est un facteur à prendre en compte
, concède l’amiral Charles Little, qui représente le Premier Lord de la Mer (sir Dudley Pound). Mais ce qui est vrai pour les six mille miles entre Delhi et Brisbane est tout aussi vrai pour les cinq mille entre Brisbane et Hawaï ! L’intégration de l’Australie dans le POA n’est pas plus naturelle. S’il faut rejeter une option sur ces motifs, il faut aussi rejeter l’autre.
– Pour une comparaison juste, il faut plutôt considérer la distance entre Brisbane et Nouméa, où va s’installer le quartier-général du SOPAC : soit à peine mille miles,
riposte King, cela n’a plus rien à voir.
Je ne suis pas d’accord, répond Little. Avec votre proposition, le commandement en chef des forces déployées en Australie reviendrait in fine à l’amiral Nimitz, qui aurait les mêmes difficultés que celles que rencontre Wavell aujourd’hui.
– Nous devons simplifier la gestion de nos futures opérations dans les Salomon, qui seront menées à partir de la Nouvelle-Calédonie, des îles Fidji et de l’Australie à la fois. Si nous ne changeons rien, toutes ces opérations se dérouleront à cheval sur plusieurs commandements, ce sera un cauchemar
, insiste King.
On peut régler ce problème de multiples façons sans mettre au second plan la question de la défense de l’Australie, répond MacReady. Par exemple, on peut décider de subordonner le SOPAC au SEAC !
King reste sans voix devant l’énormité du propos. Ignorant s’il s’agit d’une provocation ou si cette piste est sérieusement envisagée par les Britanniques, il évite de réagir.
MacReady en profite : « Puisque l’intégration de l’Australie au SEAC ou au SOPAC est à écarter, il ne reste plus qu’à créer un théâtre d’opérations autonome dans le Pacifique Sud-Ouest. Son responsable serait évidemment un officier général impérial.
– Ce n’est pas envisageable
, s’insurge le général Henry Arnold (chef d’état-major de l’USAAF), s’il faut créer un théâtre d’opérations autonome, confions-le à McNarney !
– Il nous faut trouver une personnalité expérimentée, connaissant le théâtre d’opérations, et qui soit respectée et reconnue par tous
, répond l’Air Chief Marshal Douglas Claude Strathern Evill, qui représente le chef d’état-major de la RAF, l’ACM Charles Portal. McNarney, quels que soient ses mérites, ne connait pas le Pacifique Sud-Ouest, et on ne l’y connaît pas plus !
– Alors que dites-vous du lieutenant-général Brett, qui est sur place depuis six mois ?
propose Marshall.
Le général Aimé Doumenc, représentant le chef d’état-major de l’Armée française, choisit ce moment pour mettre en souriant son grain de poivre dans une discussion où on ne l’attendait guère : « Nos amis australiens vont apprécier cette idée, le général Brett semble avoir autant de succès pour animer une équipe australo-américaine qu’il en a eu avec une équipe franco-américaine ». Il fait perfidement référence au court passage de Brett en AFN en 1941… Un ange passe : si les problèmes relationnels rencontrés par Brett en Australie sont même connus des Français !
Evidemment, le général McArthur aurait été un candidat idéal, et son encerclement à Bataan est un rude coup dur pour notre effort de guerre, reprend l’amiral King. Soyons réalistes, nous ne pourrons pas le remplacer, il faudra nous contenter d’un profil un peu moins complet : personne n’a à la fois l’expérience, la connaissance du théâtre d’opérations et la reconnaissance internationale qu’avait McArthur.
– Peut-être que nous avons sous la main un second mouton à cinq pattes
, répond Sir John Dill, qui représente Churchill. Le général Thomas Blamey a toutes ces qualités : il a combattu et commandé (y compris des troupes de différentes nationalités) au cours des deux guerres mondiales, il a eu une expérience stratégique grâce à son poste de représentant de l’Australie à l’Etat-Major Impérial et, en tant que chef d’état-major de l’armée australienne, il connait ce théâtre d’opérations mieux que quiconque et il est connu et respecté de tous les acteurs de la région.
– Certes,
coupe Marshall, Blamey a de nombreuses qualités. Mais il est Australien et n’a jamais commandé en chef une aussi grande armée : il n’a pas l’ancienneté nécessaire dans le grade pour commander les six divisions et la vingtaine de Groups que nous nous préparons à déployer sur ce théâtre. Il peut y être un excellent numéro deux, mais pas le numéro un !
– A ce jour, les forces alliées déployées dans la région comptent huit divisions australiennes et seulement deux américaines
, intervient l’ACM Evill, qui s’avance un peu en comptant les divisions australiennes encore à l’entraînement.
– N’oubliez ni les moyens aériens américains, ni les services techniques américains en Australie et encore moins les forces américaines déployées dans les Salomon, Nouvelles Hébrides, Nouvelle-Calédonie et Fiji pour défendre la route maritime qui nous permet de faire parvenir armements et munitions à l’armée australienne, contre aussitôt Marshall.
Le gouvernement australien vous en est très reconnaissant, reprend Evill, mais il n’en reste pas moins qu’à ce jour les forces australiennes fournissent l’essentiel des combattants. Nous parlons ici du commandement dont dépend le sort de l’Australie et au sein duquel les troupes australiennes sont très majoritaires : il est légitime qu’un Australien en soit le chef.
– Nous aurions du mal à revendiquer demain le commandement des forces alliées en France si nous ne soutenions pas cette position
, déclare l’amiral Castex, qui représente la Marine Nationale. La demande semble en effet légitime.
– C’est une question qui ne concerne que les Etats-Unis et le Commonwealth
, grogne Arnold, mécontent de l’ingérence française.
La contribution française aux efforts alliés dans le Pacifique a certes été modeste jusqu’ici, même si vos collègues ont visiblement apprécié notre accueil en Nouvelle-Calédonie, répond tranquillement Castex. Mais les intérêts français dans la zone sont réels et nous comptons les défendre ; de plus, au-delà de la force de ses armes, la France s’enorgueillit de défendre des principes universels. L’intérêt supérieur de l’Australie est en jeu, on ne peut qu’écouter la voix de ce pays, qui s’exprime ici par la bouche des représentants de l’Empire britannique.
– Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas mandat pour accepter une telle proposition
, tranche l’amiral King. Notre gouvernement nous a indiqué quelles pouvaient être les concessions acceptables, celle-ci n’en fait pas partie.
– L’état-major combiné interallié ne saurait cependant négliger la demande légitime de l’Australie et de l’Empire Britannique d’assurer la responsabilité d’un théâtre d’opérations vital pour ces Puissances et sur lequel elles assurent la plus grande partie de l’effort de guerre
, répond MacReady.
Résumons. Nous sommes convenus d’une part de rattacher les Philippines au Central Pacific Area command du POA de Nimitz ; d’autre part de créer un nouveau théâtre d’opérations du Pacifique Sud-Ouest couvrant les Indes Néerlandaises, l’Australie, la Nouvelle Guinée et les Salomon. Il nous reste à choisir le commandant de ce théâtre, soit McNarney soit Blamey. Je vous propose de suspendre la séance pour informer nos gouvernements respectifs afin de pouvoir arbitrer, propose Doumenc.
Tout à fait d’accord, répond MacReady, Nous pourrons ainsi statuer demain.
Pendant que les officiers américains marquent leur accord, visiblement à reculons, Doumenc se demande, mais un peu tard, si le Général – son ministre de tutelle – va apprécier qu’il ait joué un rôle aussi actif sur ce sujet pour lequel il n’avait pas reçu d’instructions politiques particulières…
Les autres participants tirent des conclusions mitigées de cette discussion. Tous, Américains comme Britanniques, sont déçus de voir rejeté leur scénario préféré ; d’un autre côté, les mêmes sont soulagés de constater que leur scénario de compromis reste encore éligible. Les Britanniques se félicitent que les contacts pris à l’avance par le Premier ministre auprès des gouvernements australien et néo-zélandais aient permis de formuler un compromis possible et d’identifier un candidat impérial crédible. L’amiral King, lui, est furieux et se demande si Marshall a été simplement maladroit ou s’il a sciemment torpillé la proposition d’intégration de l’Australie dans le POA…


(à suivre)
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Laurent
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sting01



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MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2014 06:07    Sujet du message: Répondre en citant

ladc51 a écrit:
En fait ce n'est pas aussi simple : je ne pense pas que le 7ème enfant d'un baronet soit appelé "Sir"... Embarassed

Ce que je sais, pour l'avoir lu sur des documents d'époque (voir les liens vers the London Gazette dans sa fiche wiki), c'est que Alan Brooke n'est pas appelé "Sir" en 1937 ni début 40, mais qu'il est appelé Sir Alan Brooke fin 1943.
Ce que je crois pouvoir extrapoler, c'est qu'il devient "Sir" quand il est nommé Chevalier de l'Ordre du Bain, le 14 juin 1940 (OTL, et donc aucune raison de procéder différemment en FTL).

Mais je laisse le soin aux éminents spécialistes de ce forum (médiévistes et autres spécialistes de la noblesse britannqiue) le soin de confirmer ou contredire mes élucubrations... Wink


Citation:
Unlike knighthoods—which apply to an individual only—a baronetcy is hereditary. The eldest son of a baronet who is born in wedlock succeeds to the baronetcy upon his father's death, but he will not be officially recognised until his name is on the Roll. With a few exceptions granted at creation by special remainder in the Letters Patent, baronetcies can be inherited only by or through males.

A full list of extant baronets appears in Burke's Peerage and Baronetage, which also covers some extinct baronetcies.

A baronetcy is not a peerage, so baronets, like knights, are commoners as opposed to noblemen. According to the Home Office there is a tangible benefit to the honour. According to law, a baronet is entitled to have "a pall supported by two men, a principal mourner and four others" assisting at his funeral. Originally baronets also had other rights, including the right to have the eldest son knighted on his 21st birthday. However, in the beginning of George IV's reign, these rights have gradually been revoked by Order in Privy Council on the grounds that sovereigns should not be bound by acts made by their predecessors. Baronets are not automatically entitled to supporters on their coat of arms, but some are given that additional honour.


N'est pas noble, seule la persone titulaire de l'honneur a le droit a l'appelation Sir. Meme si le fils aine est le sucesseur, la dite appelation ne sera pas utilise.

Donc le 7eme fils sera un simple Monsieur, comme tout le monde.

La meme chose existe en France, c'est pourquoi les fils de nobles sont tous titulaires en nom propre d'un titre inferieur a celui du pere ou du grand pere . Regardez pour Louis Philippe qui fut comte, puis Duke, puis Prince suivant les deces de son grand pere et de son pere.
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c'est pas fait pour les francois.

Anscarides je suis ne,
heritier de la Comte je serai.
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ladc51



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MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2014 07:14    Sujet du message: Répondre en citant

sting01 a écrit:
N'est pas noble, seule la persone titulaire de l'honneur a le droit a l'appelation Sir. Meme si le fils aine est le sucesseur, la dite appelation ne sera pas utilise.

Donc le 7eme fils sera un simple Monsieur, comme tout le monde.



Merci pour cette confirmation : Alan Brooke n'est aps noble de naissance, et ne peut donc pas être appelé "Sir".
Quelqu'un peut-il confirmer que c'est son titre de Chevalier de l'ordre du Bain en juin 1940 qui en fait un "Sir" ?
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2014 10:38    Sujet du message: Répondre en citant

Une vrai guerre de position...
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GAULLISTE 54



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MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2014 12:44    Sujet du message: Répondre en citant

Les français ne sont pas là ?

J'en connais un qui va piquer une grosse gueulante !

Les gens d'Alger vont devoir se boucher les oreilles ! Smile
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Toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la France !
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dado



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MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2014 13:42    Sujet du message: Répondre en citant

Sisi, ils sont là, mais discrets (la question ne les concerne pas directement).
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