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Ah, les Tropiques - Nouvelle-Guinée, suite - Kokoda 4
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mai 06, 2007 00:59    Sujet du message: Ah, les Tropiques - Nouvelle-Guinée, suite - Kokoda 4 Répondre en citant

Dans la série "Visitez la Nouvelle-Guinée", un nouveau texte de Mark Bailey (pas encore tout à fait validé par Fantasque)

1-12 Septembre
1
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Les Australiens accumulent du ravitaillement et reposent leurs troupes autant que possible.
La 30ème Brigade, AMF, est déployée à Kokoda, avec l’ordre de protéger la base établie sur place. Elle n’a cependant plus de “Brigade” que le nom. Le 39ème Bataillon compte… 12 hommes (plus 68 à l’hôpital à Port-Moresby) ; le 49ème en a 60 en ligne (plus 190 à l’hôpital à Moresby ou en train de récupérer à Myola) ; l’effectif du reste de la Brigade (éclaireurs papous, volontaires…) se monte à 50 hommes. La 30ème possède aussi deux canons de 25-livres qui soutiennent les hommes de la 18ème Brigade du Général Wooten, mais la principale raison qui pousse ce dernier à vouloir que la 30ème soit officiellement présente sur l’ordre de bataille australien est qu’elle puisse légalement recevoir les honneurs de la victoire, qu’il estime certaine, et qu’elle puisse revenir là où elle a commencé à se battre – à Buna.
La 18ème Brigade AIF (2/9, 2/10 et 2/12ème Bataillons) va être renforcée par la 21ème Brigade AIF (2/14, 2/16, 2/27ème Bataillons), qui est en route, ainsi que le Bataillon du Génie de la 7ème Division. Il a en effet été décidé d’utiliser cette division de l’AIF jusqu’à ce que la 2ème Division, AMF, soit convenablement équipée et acclimatée. La 4ème Division, AMF, a été avertie qu’elle pourrait, elle aussi, être déployée en Nouvelle-Guinée.

4
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Le terrain d’aviation de Kokoda, réparé, est remis en service. Le premier avion à s’y poser est un vieux Ju-52 à toit ouvert, qui apporte les composants de deux nouveaux “camions squelettes de Myola”. Ceux-ci, rapidement assemblés, vont encore se révéler d’une très grande valeur, permettant de réduire de moitié le temps de déchargement des Lodestar, diminuant d’autant leur vulnérabilité, et allégeant la tâche des hommes. Les courageux Lodestar hollandais reprennent en effet leurs vols de ravitaillement, aidés par les DC-2 de la RAAF et un échantillonnage d’avions civils réquisitionnés (l’unique C-47 de la RAAF en Nouvelle-Guinée a été détruit à Milne Bay le 8 août). Les avions apportent munitions et nourriture et emmènent malades et blessés.
En sens inverse, les hommes revenant de l’hôpital sont conduits en avion jusqu’à Myola, d’où ils marchent jusqu’au front, tandis que les unités de renfort (pour l’instant, celles de la 21ème Brigade) marchent à partir d’Owers Corner, où elles arrivent en camion. Il n’y a pas assez d’avions pour transporter des unités entières et, avec une “aire de repos” de bonne qualité à Myola, faire marcher les formations de renfort est considéré comme une manière très pratique d’endurcir des troupes fraîches, même déjà acclimatées. De plus, cela permet de leur faire traverser les lieux où les hommes de 39ème et 49ème Bataillons ont combattu et où ils sont tombés. Wootten tient à ce que les renforts de l’AIF sachent ce qu’ont accompli les hommes de l’AMF, afin de leur enlever leur mépris pour cette force, et que les renforts de l’AMF apprennent à quel niveau de valeur ils vont devoir s’élever pour être dignes de leurs prédécesseurs.

6
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Comme les Australiens, les Japonais s’efforcent d’améliorer leurs positions. Leurs troupes durement éprouvées reçoivent des renforts. Le Lt-Général Hyakutake Harukichi envoie au Major-Général Horii Tomitaro le 144ème Régiment d’infanterie (Colonel Kusonose) et une bonne quantité de ravitaillement, transporté jusqu’à Buna, Gona et Sananda par les très actifs cargos du 3ème Yusen Butai. Le 41ème Régiment, qui a subi de lourdes pertes, est replié pour recevoir des renforts et assister les 1 500 ouvriers coréens qui construisent des ouvrages défensifs. Pendant ce temps, les troupes fraîches du 144ème montent au front, entre Oivi et Gorari (le long de l’Oivi) et de Paintembare à Waju, sur des positions dominant les deux pistes qui vont de Kokoda à la rivière Kumusi. Sur la Kumusi elle-même, une ligne de défense solide est établie.


13 Septembre 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Wootten avance vers l’est à partir de Kokoda. Il progresse sans incident de… trois km sur le tronçon Pirivi-Kobara.
Le Major-Général Vasey arrive à Port Moresby avec des éléments de la 21ème Brigade pour prendre le commandement de la campagne de la Piste de Kokoda. Son premier geste est de se rendre à l’hôpital avec le Brigadier Potts et le Major Challen, pour obtenir des informations de première main sur les conditions régnant sur le terrain et sur le comportement de l’ennemi. Quelque peu refroidis après cette visite, les trois officiers prennent la tête de leurs hommes et le 2/14ème Bataillon commence à marcher le long de la Piste à partir d’Owers Corner.

14 Septembre 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
La 18ème Brigade de Wootten prend contact avec les positions du 144ème Rgt japonais à Oivi (2/9ème Bataillon) et Paintembare (2/10ème Bataillon). Après quelques escarmouches, les Australiens lancent des patrouilles pour situer les défenses japonaises.
Loin à l’arrière, la 21ème Brigade a la chance que les 18ème et 30ème aient dessiné de bonnes cartes des pistes, élaboré des compositions standards des paquetages et des charges et rédigé des notes tactiques et des règles pratiques (telles que « Ne remontez pas vos manches ni vos jambes de pantalon dans les basses terres ! »). La 21ème peut ainsi marcher bien plus facilement et jouit d’un taux de maladie réduit. Les trois bataillons marchent à un jour d’intervalle. La première difficulté majeure survient le deuxième jour de marche, quand ils atteignent les “Golden Stairs” (Escaliers d’Or). Le journal de marche du 2/14ème note que : « Les Golden Stairs consistent en marches d’escaliers dont la hauteur varie de 10 à 18 pouces (25 à 45 cm). La contremarche est une petite bûche maintenue par des piquets. Derrière la bûche, la marche est une petite mare d’eau boueuse. Certains piquets ont joué et les bûches sont légèrement inclinées. Tout homme qui s’appuie sur ces bûches glisse et tombe dans la boue avec un grand plouf, en se cognant le plus souvent la tête contre un arbre quelconque et en se heurtant à son propre fusil. Ceux qui n’avaient pas de canne s’en sont vite procuré une, non seulement pour éviter de tomber, mais pour s’aider à franchir les marches, surtout les plus hautes. Après la première douzaine de marches, grimper devient une question d’obstination pour forcer le corps à réussir l’impossible. Le pire est probablement la charge qu’il faut porter, quoique le simple fait de grimper suffirait à fatiguer même un homme légèrement chargé. Les dernières compagnies, pour qui la marche est toujours plus difficile, ont pris douze heures pour faire neuf miles (15 km). La piste montait de 1 200 pieds sur les trois premiers miles (400 m en 4,8 km), descendait de 1 600 pieds en deux miles (550 m en 3,2 km), puis remontait de 2 000 pieds sur les quatre derniers miles (700 m en 6,4 km). »
Et ce n’est que le deuxième jour. Il en faut six pour atteindre Myola.

15 Septembre 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Ayant avancé des mortiers et les deux 25-livres de la 30ème Brigade durant la nuit, Wootten commence à préparer l’attaque d’Oivi. La RAAF à Port Moresby est informée et prépare un raid : 8 Wirraway et 6 B-23 (hollandais), avec 11 Hurricane, 6 Boomerang et 6 P-40 (hollandais) en couverture. C’est le plus grand effort possible en appui tactique, auquel s’ajoute une mission de 8 Manchester et 6 Whitley portant leur charge de bombes maximum.

16 Septembre 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Peu après le lever du jour, les éléments du 144ème Régiment qui tiennent Oivi sont brutalement réveillés par des tirs d’artillerie. Ils répliquent avec deux canons de montagne de 70 mm, qui révèlent clairement leurs positions. Le raid aérien survient juste après, endommageant les lignes de défense et démolissant le village lui-même. Inquiets de voir les chasseurs continuer à tourner autour de leurs positions alors que les bombardiers sont repartis, les officiers japonais demandent de l’aide et en obtiennent rapidement, sous la forme de six Ki-43 venus de Buna, d’où ils avaient décollé pour une patrouille de routine. Ces appareils arrivent juste après le passage des 14 bombardiers lourds, qui fuient vers la sécurité de Port-Moresby pendant que les chasseurs japonais se heurtent à l’escorte. Supérieurs en nombre (et commençant à avoir une certaine expérience des rencontres avec les agiles avions japonais), les chasseurs alliés abattent quatre des Ki-43 (dont un pilote sera récupéré), au prix d’un seul Hurricane.
Pendant ce temps, le 2/9ème Bataillon a envoyé deux compagnies envelopper les défenses avant de lancer une puissante attaque. Les Japonais sont vite bousculés, seuls quelques bunkers au village d’Oivi offrant une résistance notable. Ils sont repoussés sur environ 1 500 mètres vers leurs positions de Sisarita et Gorari.

17 Septembre 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Dans la nuit, à Rabaul, le Général Hyakutake ordonne un raid pour débarrasser ses troupes de la menace que représentent les forces aériennes alliées à Port Moresby. De Buna partent avant l’aube 22 Ki-48 escortés par 16 Ki-43 et de Milne Bay, 18 Ki-48 et 8 Ki-43. Mais le radar de la RAAF détecte très vite le raid de Milne Bay et fait décoller tous les chasseurs disponibles. Le raid de Buna est repéré plus tard et surprend quelque peu la défense parce qu’il arrive d’une autre direction, mais le fait de voir arriver des agresseurs de Buna n’est pas étonnant, et les défenseurs se répartissent entre les deux attaques. Il y a en altitude 19 Hurricane, 8 Boomerang et 7 P-40 (hollandais). Les Hurricane attaquent l’escorte pendant que P-40 et les Boomerang plongent sur les Ki-48. Le résultat est un massacre. N’ayant pas à se soucier des escorteurs, les P-40 et les Boomerang détruisent 24 Ki-48 sans aucune perte : l’armement lourd des chasseurs alliés, le manque de protection et d’armes défensives des bombardiers font de la bataille un véritable tir au pigeon. Les Hurricane font moins bien, puisqu’ils ne détruisent “que” neuf Ki-43 en perdant cinq des leurs (trois pilotes sont sauvés). Les pistes de Moresby ne reçoit pas une seule bombe. De plus, le combat aérien est observé par des milliers de soldats et le résultat gonfle encore un moral déjà très bon.
L’Armée japonaise est douloureusement choquée par ses terribles pertes – d’un coup, elle vient de perdre la moitié de ses bombardiers en Nouvelle-Guinée. Le Ki-43 est incapable de conquérir la maîtrise de l’air lorsque ses adversaires n’acceptent pas le combat tournoyant et l’infériorité face aux chasseurs alliés du Ki-48, trop lent, trop mal protégé, est criante. Le seul Ki-48 qui ait survécu après avoir été sérieusement touché est même envoyé à Rabaul pour y être examiné ; il apparaît qu’il s’agit d’un modèle II doté de réservoirs auto-obturants, ce qui souligne la nécessité d’une meilleure protection. Ce désastre fait réclamer l’accélération du remplacement de ces appareils dépassés par des bombardiers moyens efficaces comme le Ki-67 et par des chasseurs-bombardiers comme les Ki-96/Ki-102/Ki-108. Encore faut-il achever la mise au point de ceux-ci et les construire en grande série…
Sur le front, Wootten veut saisir l’occasion qui s’offre à lui et pousse vers Sisarita et Gorari, pour tenter de couper les forces ennemies à Paintembare, au sud d’Oivi. Cependant, les Japonais ont vu le danger et ont retiré dans la nuit les troupes menacées jusqu’à Leaney’s Corner (près de Waju, au sud de Gorari).

18 Septembre 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
La 18ème Brigade commence à tâter les premières lignes japonaises à Sisarita-Gorari et entre Leaney’s Corner et Waju. Ces reconnaissances provoquent des chocs furieux typiques de la lutte dans la jungle, pendant qu’une compagnie australienne essaye de contourner les retranchements japonais pour les menacer de couper la piste sur leurs arrières.
Les deux positions sont bien situées. Les Japonais occupent de petites hauteurs, sur un front très large. Les approches ouest, en terrain découvert (jardins et zones dégagées), sont couvertes par des feux croisés de mitrailleuses légères et les tirs de nombreux mortiers légers, bien approvisionnés en munitions, ainsi que par quelques-uns des habituels canons de 70 mm. Les groupes de reconnaissance subissent des pertes sans gagner de terrain, les deux bataillons se mettent à rechercher les flancs des positions japonaises. C’est un jeu de cache-cache meurtrier. Dans l’épaisse jungle secondaire qui a remplacé les jardins laissés à l’abandon, la visibilité est d’environ trois mètres et se prête à une foule de petites mais sanglantes escarmouches. Les Australiens prennent le meilleur sur les patrouilles japonaises, mais perdent un bon nombre d’hommes lorsqu’ils se heurtent à des retranchements installés en bordure de terrains découverts.

19 Septembre 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
La 18ème Brigade continue à tâtonner pour découvrir les flancs des positions japonaises, qui semblent se dérober sans cesse. En fin de journée, la Brigade a perdu 500 hommes depuis qu’elle a quitté Kokoda. L’adversaire est très bien déployé et met en ligne des troupes fraîches.

20 Septembre 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Devant la solidité de défenses, la RAAF est à nouveau appelée. Toute la journée, un défilé continuel de Wirraway et de Boomerang mitraille et bombarde les positions japonaises, lâchant de nombreuses bombes anti-personnel de 20 livres. L’utilisation de ces projectiles est davantage due à un manque d’autres munitions à Port Moresby qu’à autre chose, mais ces petites bombes se montrent efficaces pour balayer la végétation et empêcher les Japonais de lever le nez.
A l’arrière, les premiers éléments de la 21ème Brigade arrivent à Myola pour une journée de repos. L’énergique Brigadier Potts, arrivé avec un peu d’avance sur son premier bataillon, est effaré en constatant que personne ne sait que sa force est dans la région. Cependant, les hommes du train de la 30ème Brigade qui s’occupent des dépôts de ravitaillement de Myola vont « faire des miracles » selon le mot de Potts. Quand les hommes arrivent, un millier de rations les attendent. Cependant, ils n’auront pas de couvertures, malgré l’humidité pénétrante. Potts, observant qu’il y en a en réserve une bonne quantité, s’étonne. Le Lieutenant Kienzle et le Major Elliot-Smith, qui ont recruté et organisé les porteurs sur place, doivent lui expliquer rapidement les réalités de la situation locale. Les porteurs indigènes représentent un élément essentiel sur la Piste : il faut tout simplement prendre soin d’eux. Or, ils souffrent terriblement du froid à haute altitude ; ils ont donc priorité pour la distribution des couvertures. Les hommes de la 21ème Brigade, comme les autres Australiens, vont se voir remettre les nattes en herbes tissées que les porteurs ont échangées contre des couvertures, c’est tout ce qui est disponible pour eux. Déconcerté, Potts a le bon goût de se souvenir des exploits des “Fuzzy Wuzzy Angels” secourant les blessés et donne raison à ses interlocuteurs. Ses hommes sont un peu déçus, mais au moins ils ont des nattes pour s’étendre et tout ce qu’il faut de nourriture chaude et de thé brûlant.

21 September 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
La tâche usante de tâtonner dans la jungle à la recherche des flancs japonais continue, malgré une opposition décidée. Une petite percée est obtenue à Leaney’s Corner. Un peloton du 2/10ème s’est éloigné à plus de 1 500 mètres de la Piste et a découvert un ruisseau peu profond, à peine gonflé par la pluie habituelle, que les hommes suivent jusqu’au moment où ils entendent des voix japonaises. Vers 18h00, ils passent à l’ataque et découvrent une petite position japonaise d’où ils délogent l’ennemi. De là, ils ont une très bonne vue sur la piste, à l’endroit où elle traverse un torrent. La position est apparemment une sorte de QG ou de poste médical ; les Australiens y découvrent des sacs de riz, des barils de pruneaux en conserve, de l’alcool de riz et des fournitures médicales : morphine, quinine, pansements, mercurochrome – le tout fort utile. Alerté, le bataillon renforce rapidement cette position, qui va devenir capitale.
L’obscurité trouve les Australiens dans une situation délicate mais prometteuse. Les trois bataillons, largement espacés, sont sur le point de déborder les Japonais et de les encercler, du côté de Gorari ou de Leaney’Corner et Waju. Ces derniers en sont conscients – en fait, les troupes qui tiennent Leaney’s Corner ont déjà des Australiens sur leurs arrières, sur l’ancien poste médical japonais. La seule issue pour eux est de percer vers le nord-est pour contourner cette position et retrouver la Piste à Unjiki. Ils attaquent dans cette direction dès la tombée de la nuit et une bataille sauvage fait rage toute la nuit dans ce secteur, les Japonais tenant désespérément de se dégager. Le 2/10ème subit des pertes sévères, mais donne sa chance au 2/12ème, sur une piste latérale, qui décide d’attaquer peu après minuit.

22 September 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Le 2/12ème attaque et perce les lignes japonaises, attirant très vite une contre-attaque venant de Waju.
C’est alors que des combats éclatent aussi plus au nord, près de Gorari, où le 2/9ème est attaqué. En fait, les Japonais tentent, là aussi, de s’extraire d’un quasi-encerclement. Ils vont y parvenir, car ils se trouvent directement sur la piste principale (où les Australiens n’ont que des patrouilles), mais à un prix très lourd. Les combats sont furieux et les Australiens pressent si vivement la poursuite qu’un dépôt de ravitaillement de bonne taille, 1 500 mètres à l’est de Gorari, est capturé intact. A l’aube, le succès australien devient évident, même si une partie des Japonais ont pu décrocher. Ils laissent quelque 150 morts sur le terrain et doivent abandonner trois canons de 70 mm, de nombreux mortiers légers, des mitrailleuses, du ravitaillement et quarante blessés dans un poste de premier secours. L’officier de renseignements du bataillon parvient de justesse à empêcher ces blessés de se tuer.
Pendant ce temps, au sud, à Waju et autour de Leaney’s Corner, les Japonais sont dans une situation pire encore. De très violents combats se poursuivent et il apparaît que des centaines d’hommes sont encerclés près de Waju. Toute la journée, les 2/10 et 2/12ème resserrent leur étreinte.

23 September 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
La lutte se poursuit autour de Waju. Les Japonais font des efforts répétés pour percer et quelques-uns y parviennent durant la nuit, au fil des attaques et des contre-attaques et de combats souvent au corps à corps. A l’aube, les Japonais sont épuisés. Les Australiens lancent alors pendant plus de 24 heures une série d’attaques qui anéantissent les défendeurs restants.

24 September 1942
Piste de Kokoda (Papouasie – Nouvelle-Guinée)
Les Japonais battent en retraite en désordre et Wootten pousse ses troupes épuisées à leur poursuite. Cependant, la brigade ne peut faire mieux qu’avancer jusqu’à Andede à deux km d’Unjiki, où un cours d’eau coulant vers le nord-est permet aux Australiens d’assurer leurs propres positions. Le 144ème Rgt japonais a été durement touché, mais il réussit à se replier derrière la Kumusi sans autre accident. Wootten et Vasey doivent reconnaître que la 18ème ne peut faire mieux jusqu’à ce qu’elle soit renforcée par la 21ème.
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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2007 09:43    Sujet du message: Répondre en citant

Je valide...

Et je n'arrive toujours pas à trouver le moindre charme à la Nouvelle-Guinée en dépit de ce que me disent mes collègues anthropologues (dont l'un a passé 30 mois au sein d'une tribu des montagnes...)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Fév 01, 2009 10:57    Sujet du message: suite... fin septembre 42 (by Mark) Répondre en citant

25 September 1942
Piste de Kokoda
La 7e Division AIF se réorganise. La 18e Brigade s’installe le long de la Kumisu, où les troupes de la 21e (2/14e, 2/16e et 2/27e bataillons, suivis par le bataillon du génie de la division) la rejoignent peu à peu. Loin en arrière, la 25e Brigade a commencé sa marche à travers la montagne.
En Australie, deux divisions de l’AMF se préparent à la relever, mais elles doivent êre rééquipées et acclimatées. Ce sont la 2e Division (Eastern Command), dont la préparation est la plus avancée, et la 4e Division (Southern Command) ; celle-ci doit se redéployer dans le nord du continent pour entraînement et première phase d’acclimatation.

26 September
Piste de Kokoda
Wootten et Potts décident de passer les deux prochaines semaines à regonfler un peu leurs 18e et 21e Brigades, campées le long de la Kumusi. Pendant ce temps, les Lodestar hollandais et les avions de transport de la RAAF accomplissent des efforts frénétiques pour déposer des approvisionnements essentiels sur le terrain de Kokoda. Intensivement utilisé, le terrain se détériore petit à petit, mais des outils sont apportés (par avion, bien sûr !) pour l’élargir, l’allonger et le réparer. Les Australiens n’ont pas le choix : aucune des deux brigades ne peut même envisager de reprendre l’offensive à travers la rivière tant qu’elles n’auront pas reçu du ravitaillement en nourriture et en munitions. De plus, la 18e a tout simplement un besoin de repos vital !
Néanmoins, aussi épuisée qu’elle soit (pertes en combat et maladies l’ont réduite à la moitié à pein de sa force théorique), la 18e est en meilleur état que les restes de la 30e Brigade. En fait, l’unité ainsi désignée rassemble les débris des 39e et 49e. L’hôpital de Port Moresby n’a dénombré que 80 survivants de la 39e (sur 550 hommes trois mois plus tôt à Buna) et 250 de la 49e (là aussi, sur 550). Sur ces 330 hommes, aucun n’est jugé apte au combat.
Pourtant, 250 de ces soldats sont envoyés par avion à Kokoda. Ils n’y vont pas pour combattre, mais ils en savent plus sur les tactiques et habitudes japonaises que n’importe qui d’autre en Nouvelle-Guinée (en dehors des Japonais eux-mêmes, et ce n’est même pas certain). Ils vont donc jouer un rôle d’entraîneur avec les hommes de la 21e tandis que celle-ci vient occuper ses positions sur la Kumusi. Cette diffusion des leçons tactiques apprises à la plus impitoyable des écoles sauvera bien des vies australiennes durant les mois suivants. Les hommes de l’AIF, qui ont tous traversé les lieux où ceux des 39e et 49e ont combattus et sont tombés, sont en effet immédiatement convaincus de la valeur de leur enseignement.

27 September
Deux mois plus tôt, les autorités de Canberra et d’Alger sont arrivées à un accord pour que l’Armée de l’Air envoie en Australie la toute nouvelle 52e Escadre d’Appui au Sol (ex-Aviation de Cooperation, de Combat et de Soutien). Les Groupes I/52 et II/52 totalisent 45 Vultee V-72 Vengeance I. L’avion s’est révélé être un bombardier en piqué de fort bonne qualité, mais très vulnérable face aux chasseurs allemands.
Le vieux porte-avions HMS Argus débarque aujourd’hui à Port Moresby la 52e EAS. Les Français vont pouvoir découvrir les effroyables conditions de vol que les envoyés de la RAAF leur ont décrites.
Seuls bombardiers en piqué alliés disponibles dans la région, les Vengeance vont devoir collaborer étroitement avec les Wirraway et les Boomerang des squadrons australiens. Les jours suivants montreront que ces trois types d’appareils opèrent au mieux en formations mixtes. Les Wirraway sont d’excellentes machines d’observation et de marquage d’objectif, les Vengeance peuvent frapper une cible avec précision et les Boomerang sont parfaits pour nettoyer les nids de résistance ennemis grâce à leurs canons de 20 mm. S’entraîner à opérer ensemble prendra quelque temps, mais le général Vasey, commandant en chef du théâtre, est déjà ravi de l’arrivée de ces nouveaux avions. Il n’est pas moins content de l’arrivée prochaine de nouveaux Hurricane (et de Defiant chasseurs de nuit).
La maîtrise du ciel est en effet bien difficile à arracher aux Japonais, qui dominent l’espace aérien au-dessus des crêtes montagneuses. Leur base principale, à Lae, est grande et les bombardiers de la Marine comme de l’Armée Impériale lancent régulièrement des raids destructeurs diurnes sur Port Moresby. Et la nuit, les incursions des Ki-48 (Lily) sont un problème majeur pour les terrains d’aviation et pour le port.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Fév 01, 2009 14:25    Sujet du message: Fin de la campagne de Kokoda Répondre en citant

13 Oct 42
Lae
Les reconnaissances aériennes alliées repèrent l’Okinoshima Maru, un porteur de bateaux de débarquement (13 500 tonnes et 22 nœuds), inspiré du porte-hydravions Nisshin et récemment terminé. Il débarque 600 hommes et du ravitillement en nourriture et munitions. Malgré une dense couverture aérienne, les Beaufort du Sqn 100 lancent une courageuse attaque qui coûte à la RAAF deux Beaufort et deux Hurricane, en échange d’un seul Zéro. Le transport et ses deux destroyers d’escorte ne subissent aucun dommage.
Devant l’arrivée de ces renforts ennemis, le général Vasey décide de hâter l’offensive sur la piste de Kokoda. Les troupes de la 7e Division AIF vont tenter de traverser la Kumusi dès le 15.

15 Oct 42
Piste de Kokoda (Nouvelle-Guinée)
La traversée de la Kumusi commence dans la nuit du 14 au 15, vers 01h00. Pendant que des éléments de la 18e Brigade organisent une diversion bruyante contre les forces japonaises tenant l’intersection de la piste d’Ongahambo, 5 km au nord de Wairopi, la 21e fait traverser des hommes à la nage près d’Asisi, six km au sud de Wairopi. Les patrouilles japonaises sont rares dans cette zone, car il n’y a pas de piste. Les nageurs posent six câbles en travers de la rivière. Deux d’entre eux sont vite transformés en ponts de singe permettant à 150 hommes par heure de passer avec tout leur barda (les indigènes baptiseront l’endroit Wairopi-tu blong armi). Les quatre autres câbles sont équipés de poulies auxquelles sont suspendues des perches métalliques (ce que les Australiens appellent des flying foxes). Ces dispositifs permettent de faire traverser des bateaux gonflables chargés de ravitaillement : deux tonnes et vingt hommes par heure peuvent ainsi passer. Les indigènes appelleront l’endroit Watchim bigpela croc !, plaisanterie appréciée par les sapeurs australiens, car il s’agit d’une contre-vérité.
Pendant 36 heures, les Japonais ne s’aperçoivent de rien, car la brume voile cette partie du cours de la Kumusi toute la journée du 15. Presque toute la brigade peut ainsi traverser, avec 200 tonnes de ravitaillement.

16 Oct 42
Piste de Kokoda (Nouvelle-Guinée)
Dans la nuit du 15 au 16, les éclaireurs de la 21e Brigade se heurtent aux patrouilles japonaises au sud de Wairopi, à 1 500 mètres à l’est du village d’Asaki. Quelques escarmouches ont lieu et les Japonais comprennent que leur position à Wairopi est prise à revers.
Dès le début de la matinée, une fois dissipée la brume de l’aube, l’aviation de l’Armée japonaise arrive en force pour bombarder le secteur. Les mouvements australiens à travers la Kumusi sont ralentis et quelques dépôts de ravitaillement sont détruits. Mais le gros des troupes de la 21e Brigade est à l’abri, parfaitement invisible dans la jungle.
La RAAF tente elle aussi de bombarder les troupes adverse dans la région, mais les chasseurs japonais sont très nombreux et protègent efficacement leurs troupes. Une épaisse couverture nuageuse permet le plus souvent aux bombardiers alliés d’esquiver, mais les Ki-43 abattent un Beaufort, un Wirraway et trois Hurricane, en ne perdant qu’un appareil. En revanche, deux Hurricane du Sqn 76 tombent sur une formation de six Ki-48 et en abattent deux, à la grande joie des hommes de l’AIF. Les équipages réussissent à sauter au-dessus des lignes japonaises.

17 Oct 42
Comprenant que la position à Wairopi est tournée par des forces importantes, le commandement du 144e Rgt d’infanterie japonais décide de décrocher pour éviter l’encerclement. Les Japonais se replient d’abord vers Igora et Sangara, deux villages situés 20 ou 25 km à l’est de Wairopi, sur la piste menant à Buna. La 21e Brigade tente d’empêcher ce repli, mais les Japonais étant sur la piste et les Australiens en pleine jungle, ils ne partent pas à égalité dans cette course ! Le 144e Rgt arrive donc le premier, mais la pression exercée par les hommes de Potts les oblige à abandonner de grandes quantités de ravitaillement et de matériel. Pendant trois jours, escarmouches et embuscades vont se succéder aux abords de la Piste.

18 Oct 42
L’arrière-garde japonaise venant de Wairopi s’arrête et fait front au carrefour d’Isuvita, où la piste Wairopi-Buna croise celle d’Awala à Oro Bay. Trois cents Japonais s’opposent aux attques de plus en plus puissantes de la 21e Brigade AIF. Encore une fois, l’aviation japonaise intervient énergiquement, ce qui inquiète beaucoup le général Vasey. L’ennemi domine en effet largement l’espace aérien et la RAAF ne peut faire mieux qu’une simple apparition dans la journée.

19 Oct 42
La RAAF lance dès l’aube contre Isuvita un raid relativement puissant, qui prend apparemment de court la chasse japonaise. Pour la première fois, des Vengeance de l’Armée de l’Air y participent, leurs cocardes dûment corrigées à la “mode” locale : le rouge en a été effacé, pour éviter toute confusion avec les Soleils japonais.
Peu après, les Japonais se replient jusqu’à ce qui sera dénommé la Ligne des Marais, près de la côte nord de la Nouvelle-Guinée.
C’est la fin de la campagne de la Piste de Kokoda. Près de trois mois se sont écoulés depuis le débarquement japonais à Gona et la victoire australienne est décisive.
Les raisons de la défaite de l’Armée Impériale sont diverses.
D’abord, les Japonais ont dispersé leurs ressources limitées en infanterie sur plusieurs théâtres d’opération : Wau, Kokoda, Milne Bay et Guadalcanal. Leur supériorité globale navale et aérienne n’a pu compenser leur infériorité numérique dans une jungle montagneuse où le terrain lui-même semble dévorer les hommes. Leurs troupes ont vite perdu leur élan et ont rencontré un ennemi très adaptable, capable d’absorber le premier choc avec des forces relativement novices, puis d’acheminer des unités mieux entraînées pour la riposte. L’Armée japonaise a engagé environ 6 000 hommes et en a perdu la moitié, en combat ou de maladies. Le 144e Rgt a été renforcé, ce qui lui permettra de résister durant les semaines suivantes, mais les Japonais n’avanceront plus d’un pouce dans la région.
En face, les Australiens ont engagé dans la campagne de Kokoda une brigade de l’AMF et deux de l’AIF. Les forces de l’AMF, censées être de second rang, ont encaissé le choc et arrêté les Japonais, au prix de leur propre destruction. Les pertes ont été lourdes – 2 000 hommes en tout. La campagne a démontré que les exigences de la guerre dans une jungle montagneuse étaient hors normes : extrême robustesse, adaptabilité individuelle – y compris rapidité de réaction et clarté d’esprit en attaque comme en défense, courage au plus haut degré… Même avec ces qualités, les contraintes physiques et mentales subies par les hommes ont été extraordinaires. Enfin, cette campagne a aussi fait découvrir un type de ravitaillement entièrement nouveau, associant la forme de ravitaillement la plus innovante, les avions de transport, à la plus ancienne, les porteurs.

20 october
Nouvelle-Guinée
Avec son bulletin de victoire dans la campagne de Kokoda, Vasey envoie à Wavell plusieurs requêtes, dont le plus instante est sans doute celle d’un avion de transport simple, fiable, solide et bon marché, capable d’emporter des charges inhabituelles et très manœuvrable au sol, sur des pistes rudimentaires. Le résultat sera l’envoi en Australie de nombreux Armstrong-Whitworth AW-41 Albemarle. Ce bombardier bimoteur transformé en transport correspond en effet parfaitement aux exigences de la Nouvelle-Guinée. Certes, le C-47 était au-dessus de toute critique, des forces aériennes impériales comme de toutes les autres forces alliées, mais il ne pouvait tout simplement pas faire certaines choses que l’Albemarle pouvait réussir, comme se poser sur certaines pistes et y décharger très rapidement.

(à suivre... prochain épisode : la campagne de Buna)
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MessagePosté le: Dim Fév 01, 2009 20:03    Sujet du message: Répondre en citant

Kumisu ou Kumusi ?
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MessagePosté le: Dim Fév 01, 2009 21:09    Sujet du message: Répondre en citant

Kumusi, selon Mark (et les cartes que j'ai pu trouver).

Si quelqu'un peut traduire "Watchim Bigpela croc!" il est le bienvenu.
J'ai demandé à Mark, j'attends sa réponse.
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MessagePosté le: Lun Fév 02, 2009 08:12    Sujet du message: Répondre en citant

J'aurais du préciser que j'ai vu les deux écritures dans ta traduction. Sinon, j'ai regardé sur la PCL, c'est bien Kumusi : http://www.lib.utexas.edu/maps/ams/new_guinea/txu-oclc-6552576-sc55-3.jpg
Je précise que sur cette carte (qui date pourtant des années 50-60), beaucoup de noms ne correspondent pas à ceux donnés par Mark, soit que l'orthographe soit légèrement différente, soit qu'ils n'y sont pas du tout. Think
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MessagePosté le: Lun Fév 02, 2009 10:14    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Je précise que sur cette carte (qui date pourtant des années 50-60), beaucoup de noms ne correspondent pas à ceux donnés par Mark, soit que l'orthographe soit légèrement différente, soit qu'ils n'y sont pas du tout. Think


Oui mais, quand on sait qu'un "flying fox" est une sorte de chauve souris pour le monde entier, SAUF pour les Australiens et Néozélandais, pour qui c'est un engin accroché à un câble par une poulie, on se rend compte que "vérité en deça de l'équateur, erreur au delà" Rolling Eyes
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MessagePosté le: Lun Fév 02, 2009 21:02    Sujet du message: Répondre en citant

Watchim bigpela croc !!!

C'est du pidgin, "bêche de mer", je m'en doutais...

Et ça veut dire (merci Mark) : "Watch (out) him, (this) big fellow crocodile"
Faites gaffe à ce gros père de crocodile...

et c'est une plaisanterie (humour papou), parce qu'il n'y a pas de crocodile, l'eau est trop froide. Je ne sais pas si ça veut dire que quand il n'y pas de pancarte, il y a des crocodiles...
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MessagePosté le: Lun Fév 02, 2009 22:28    Sujet du message: Répondre en citant

Tout de suite, ça pose l'ambiance ...
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MessagePosté le: Mer Fév 04, 2009 00:47    Sujet du message: Répondre en citant

Précision sur Abel's Field (merci Loïc) : Cet aérodrome improvisé a reçu le nom de Cecil Abel, un missionnaire vivant depuis longtemps dans le disctrict d’Abau. Ce dernier s’était présenté un beau matin à Port Moresby pour y expliquer qu’un terrain près du village de Fasari, dans la haute vallée de la Musa, de l’autre côté de la barrière des Owen Stanley, n’attendait que l’arrivée des avions alliés. Abel était retourné à Fasari et, avec l’aide d’indigènes et des outils parachutés, avait en effet aménagé en peu de temps un terrain d’aviation fort correct, capable de recevoir des DC-3 et des Albemarle.

Précision de Mark : il a mangé du flying fox (la chauve-souris, pas le truc à poulie) - la bête est tabou, sauf pour le chef et ses invités. Mark étant invité, il a été obligé de manger le pauvre animal bouilli vivant - le goût est atroce, paraît-il.

Leçon de pidgin n°2 :

Wairopi-tu blong armi veut dire ‘wire rope [bridge] number two that belongs to the Army’. (pont en) câble métallique n°2 appartenant à l'armée.

‘blong’ est une sorte d'adjectif possessif: ‘wife blong mi’ veut dire ‘my wife’.
Et, "believe it or not" ‘egbita blong Jesus Christ’ - egg-beater which belongs to Jesus - le batteur à oeufs de Jésus....
signifie...
A votre avis ?... Twisted Evil
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MessagePosté le: Mer Fév 04, 2009 17:36    Sujet du message: Nouvelle-Guinée/Pacifique, 1 au 10 novembre Répondre en citant

Personne n'a trouvé ce qu'est le "batteur à oeufs de Jésus" ? Allons, un effort. Shocked

Ce qui suit est tiré des posts en anglais de Mark sur la Nouvelle-Guinée ET sur le reste du théâtre Pacifique. Un remaniement est possible (l'histoire OTL est régulièrement remaniée, pourquoi pas l'histoire FTL), mais il faut savoir que la présence réduite des Américains sur ce théâtre (par rapport à OTL) s'explique par le fait que la proportion de l'effort de guerre US dans le Pacifique n'est que de 15 à 20%, contre 30% OTL, car la guerre contre les Japs a perdu son plus bruyant avocat, MacArthur. Or, OTL, avant que Big Mac n'y mette bon ordre, les accords Anglo-US prévoyaient de consacrer à l'Europe 85% de l'effort de guerre américain !


Novembre 1942

1er novembre
Truk
Pendant que d’importants travaux de fortifications sont en cours à la base de Rabaul, les discussions tactiques vont bon train à l’état-major de la Marine Impériale dans le Pacifique Sud-Ouest. Pour les amiraux japonais, les divisions de quatre croiseurs sont désormais inadaptées aux opérations de nuit. Elles semblent pouvoir être avantageusement remplacées par des divisions associant deux croiseurs lourds et quatre destroyers, plus maniables et dotées d’une plus grande puissance de torpillage. La 6e Division (les quatre croiseurs lourds de Goto) a déjà été dissoute, après la destruction de deux de ses navires (Furutaka et Kako) et les graves dommages infligés aux deux autres (Aoba et Kinugasa, en cours de transformation en croiseurs anti-aériens). La 7e Division (commandée par Kurita jusqu’au 20 juin et par Nishimura depuis) est coupée en deux : Goto (encore mal remis de ses blessures du 9 août : il a notamment un bras en écharpe) prend le commandement d’une nouvelle 6e Division, avec les CA Mogami et Mikuma et quatre destroyers ; Nishimura conserve une 7e Division à présent composée des CA Kumano et Suzuya et de quatre destroyers.


2 novembre
Chungking
L’US Navy demande à l’état-major de la ROCAF et de la CATF d’envoyer les B-17 nouvellement arrivés en Chine effectuer un raid sur les chantiers navals japonais pour y surprendre les grands bâtiments de l’IJN qui s’y trouvent en cale sèche. Cette requête provoque le premier débat sérieux faisant intervenir les décideurs chinois dans la planification de l’offensive de bombardement stratégique prévue contre le Japon.
Opposés à la proposition des marins, les responsables de l’USAAF défendent vigoureusement leurs vues : il faut chercher à obtenir le meilleur rapport qualité-prix des futurs bombardements, autrement dit les plus grandes destructions pour chaque bombe (« Best bang for buck »). Il s’agit, expliquent-ils, de savoir ce qui est à la fois important et vulnérable dans la machine de guerre japonaise. Leur réponse (comme toujours) est la suivante : les usines aéronautiques, de moteurs d’abord, de cellules ensuite. Les Japonais ont en effet construit des usines très centralisées, donc d’une très grande surface au sol. Comme ces usines sont (pour le moment) peu ou pas défendues, ce sont des cibles faciles dont l’atteinte pourrait avoir des effets très importants. En revanche, les chantiers navals sont bien défendus, les navires en cale sèche sont des cibles difficiles à atteindre et une réussite occasionnelle n’aurait que des effets limités. De plus, si la destruction d’une usine de moteurs d’avions serait positive pour l’ensemble des services et des nations alliées (US Navy et USAAF, Etats-Unis, Chine, Grande-Bretagne, Australie, France), celle d’un navire n’intéresserait vraiment que l’US Navy…
Mme Tchang participe à cette réunion en tant que ministre de l’aviation chinoise. Elle intervient (comme elle l’avait fait en 1939 après la destruction de la première ROCAF et son remplacement par un corps expéditionnaire soviétique) pour reconnaître que, si elle est politiquement responsable des B-17 chinois, elle ne peut prétendre en exercer le contrôle opérationnel. Comme le général Hutton devait l’observer sans fard dans ses souvenirs de guerre, « Mme Tchang ne devait pas être dans son assiette ce jour-là, car elle n’était pas femme à accepter facilement de céder le moindre contrôle sur quoi que ce fût ! » Cependant, elle fait observer qu’au niveau stratégique, la Chine doit avoir son mot à dire pour le choix des objectifs ! Or, les avions japonais frappent sans pitié les populations chinoises depuis de longues années et frapper leurs usines lui semble une bonne idée.
Les participants à la réunion finissent par s’accorder sur un projet d’attaque des usines aéronautiques japonaises. Il est même prévu de passer à des bombardements de nuit utilisant des bombes incendiaires lorsque la défense aérienne japonaise se sera renforcée (le compte-rendu officiel de la réunion précise que cette décision est prise à l’instigation de Mme Tchang, alors que la suggestion est en réalité venue d’un officier chinois). Ces attaques nocturnes devront viser des zones abritant de nombreux sous-traitants de l’industrie aéronautique, qui sont aussi des zones très peuplées, ce qui n’échappe pas à Mme Tchang. « En lançant de nombreuses bombes incendiaires sur ces secteurs, observe-t-elle, de nombreux Japonais pourraient bien brûler vifs dans leurs lits ! » Une lettre de Chennault rapporte que tous les officiers occidentaux présents sont frappés de stupeur par l’expression extatique qui se peint à ce moment sur son visage.

Truk
Le grand cargo Onoe Maru, endommagé le 22 octobre devant Rabaul et partiellement réparé, est sur le point d’entrer dans le lagon où il doit achever sa remise en état quand il est torpillé par le sous-marin américain Flying Fish. Cette fois, le transport n’en réchappe pas, mais le Flying Fish, repéré par un avion de patrouille, est coulé par les escorteurs japonais après quatre heures de chasse.

Guadalcanal
De fortes pluies réduisent les deux camps à prendre leur mal en patience dans la boue. Pendant ce temps, les renforts de l’AMF fraîchement débarqués remplacent leurs compatriotes épuisés autour de Bloody Ridge. La 28e Bde est repliée dans la zone d’Aola, ainsi que certaines unités de marines, pour repos et réorganisation. La 1ère Bde (2e, 33e et 41e bataillons d’infanterie) prend sa place. Elle est soutenue par l’artillerie divisionnaire de la 1ère Division AMF (18-livres des 1er et 9e bataillons RAA, 2-livres antichars du 103e RAA).


3 novembre
Guadalcanal
Iishi, sur le G-352 accompagné des G-1 et G-3, est surpris par les PT-38, PT-48 et PT-60 alors qu’il piste quelques bateaux de la RNZN. Les vedettes américaines ont profité de grains de pluie pour approcher sans être vues ; elles mitraillent les G-1 et G-3, qui ont plusieurs morts et blessés, mais elles sont repoussées par l’intensité du tir du G-352.
Effarés par les calibres utilisés par les Japonais, les commandants américains en parlent au commandant de la base de Tulagi, un Australien. Celui-ci envoie un appel urgent à Sydney, réclamant des canonnières Fairmile D (familièrement surnommés “Dogboats”). Bien qu’ayant ses propres problèmes dans les eaux birmanes, la Royal Navy répond rapidement et décide d’envoyer dans les Salomon toutes les canonnières à vapeur disponibles. Cette classe s’est montrée trop fragile pour la Mer du Nord, mais s’est très bien comportée lors de l’opération Pedestal. Leur taille, leur tenue à la mer et leur rayon d’action en font des bateaux bien adaptés aux grands espaces du Pacifique, pourvu qu’elles soient utilisées comme des torpilleurs (à la mode des années 1890) plutôt que comme des vedettes lance-torpilles des années 1940. La construction de cette classe est donc poursuivie. Ces canonnières se voient cependant ajouter quelques plaques de blindage léger, qui réduisent légèrement leur vitesse mais les rendent moins vulnérables.
L’envoi de ces vedettes s’ajoute aux autres efforts des Britanniques pour renforcer un peu la marine australienne : après le transfert à la RAN du croiseur léger Jamaica, rebaptisé Brisbane, les deux vieux croiseurs légers Danae et Dragon ont été envoyés à Port Moresby pour appuyer les opérations prévues pour reprendre Milne Bay.


4 novembre
Région de Buna (Nouvelle-Guinée)
La 21e Brigade commence à se mettre en route vers Soputa à partir de ses positions avancées à Popondetta. Les Japonais ont endommagé la piste de Popondetta, mais elle a pu être partiellement réparée : de petits avions (comme des Tiger Moth) peuvent s’y poser et des avions de transport peuvent y parachuter du ravitaillement, ce qui a été très utile pour préparer l’offensive.
Le Brigadier Potts dispose de trois bataillons, les 2/14e, 2/16e et 2/27e. Le 2/27e doit mener l’attaque, couvert par le 2/14e sur son flanc sud. En pointe, le 2/27e avance rapidement, débordant les positions japonaises à Hihonda, à moins de deux kilomètres de Soputa. Ce n’est qu’à moins de 800 mètres du bourg que les Australiens se heurtent à des lignes de défenses solides, très bien camouflées. Ces positions sont défendues par des nids de mitrailleuses dont les feux croisés impénétrables font de lourdes pertes à la compagnie de tête.
A ce moment, Potts a la surprise d’apprendre que les Japonais contre-attaquent avec l’aide de blindés, car on ignorait qu’il y en avait dans le secteur. Ce sont une dizaine de chars légers Ha-Go débarqués par l’Okinoshima Maru. Mais le pire est qu’ils sont soutenus par l’artillerie. L’attaque est brutalement brisée et le 2/27e est obligé de se replier de 500 mètres. Mais c’est alors au tour des contre-attaquants d’être surpris, car l’infanterie australienne laisse passer les chars pour pouvoir s’en prendre aux fantassins qui suivent.
C’est alors que les Japonais apprennent que d’autres Australiens les ont pris à revers. C’est le 2/14e, qui a traversé successivement deux petits cours d’eau, Hihonda Creek et Middle Creek, puis a passé la Girua, franchi 1 500 mètres de marais et repassé la Girua pour apparaître sur l’arrière des positions japonaises, coupant la piste Jumbora-Soputa-Ango. Les premiers éléments du 2/14e sont arrêtés à moins de 250 mètres de la dernière voie de retraite japonaise, la piste Soputa-Sanananda. Dans la confusion, le commandant en chef des troupes de la région de Buna, le général Horii, est tué. Son état-major réagit malgré tout très vite et rappelle les blindés pour bloquer l’attaque du 2/14e et permettre aux 450 défenseurs de se replier de cinq kilomètres, jusqu’aux positions préparées à la “tête de piste” de Killerton.

Guadalcanal
Des heurts entre petites unités se poursuivent le long de la Lunga, tandis que les deux camps s’efforcent d’améliorer leurs positions. Ce sont maintenant les Alliés qui tiennent l’aérodrome et tentent de le remettre en état, mais surtout de le soustraire aux tirs ennemis.
Dans la nuit, Tanaka avec son Jintsu et ses destroyers, accompagné de Goto avec ses deux croiseurs lourds, bombardent les positions alliées. Les MTB américaines tentent d’attaquer Goto, mais sont repoussées. Le sous-marin de garde dans la baie ne parvient pas à repérer les Japonais, car la visibilité est très médiocre.
Cependant, un petit convoi de péniches atteint la base japonaise de Lambi Bay. Grâce à l’utilisation d’un grand nombre de petits navires prenant le relais des cargos rapides pour la dernière étape, le système logistique japonais est bien au point, mais s’il peut ravitailler les garnisons des Salomon en nourriture et en munitions pour les armes légères et l’artillerie de campagne, il ne peut rien apporter de plus lourd.
De leur côté, les Alliés continuent de faire la navette entre Nouméa et Guadalcanal avec des destroyers convertis ou des croiseurs légers.


5 novembre
Région de Buna (Nouvelle-Guinée)
La perte de Soputa est un désastre tactique pour les Japonais. Le général Horii avait prévu de défendre la zone délimitée par Jumbora au nord-ouest, Soputa au centre et le triangle Arigo-Siremi-Dobodura au sud-est, grâce aux pistes qui les relient et devaient permettre à ses chars de se porter sur les points menacés. La prise de Soputa a détruit cet édifice. Les Japonais doivent maintenant se reposer sur les embarcations livrées par l’Okinoshima Maru, qui peuvent, sous la protection des avions venus de Lae, assurer les communications entre Gona, Buna et Dobodura le long de la côte.
Mais alors que les Japonais, sachant que toute une division est en train de franchir les montagnes, s’attendent à une attaque sur un large front, les plans de Vasey sont tout autres. N’ayant ni artillerie, ni blindés et l’aviation ennemie dominant le ciel, il ne peut prétendre utiliser un marteau-pilon et a décidé de tenter un coup de poignard. Chaque composante de la 7e Division AIF a un rôle à jouer. La 21e Brigade (Potts – 2/14e, 2/16e et 2/27e) a pour objectif de percer au centre des positions japonaises et de s’emparer de Sanananda. Le 25e Brigade Group (Eather – 2/25e, 2/31e, 2/33e et 2/1er Pionnier) doit ensuite s’emparer de Buna et la 18e Brigade (Wootten – 2/9e, 2/10e et 2/12e) doit enfin prendre Gona.
De plus, la 30e Brigade, c’est à dire ce qui reste de la 39e AMF et de la 49e AMF, doit tenir Kokoda, former les unités qui traversent les monts Owen Stanley et protéger l’aérodrome. En effet, Kokoda est quotidiennement attaqué par l’aviation de l’Armée Impériale (raids de Ki-48 [Lily] escortés de Ki-43 [Oscar]) : il faut camoufler et disperser à l’écart des pistes les dépôts, l’hôpital et la zone administrative de la garnison.
Enfin, la 14e Brigade reste à Port Moresby pour protéger la zone.

Guadalcanal
Un hydravion Swordfish de reconnaissance observe les activités japonaises à Lambi Bay. Il est chassé par une violente DCA, mais la base japonaise a été repérée.
Pendant ce temps, seize B-17 de l’USAAF, profitant d’une trouée dans les nuages, bombardent à moyenne altitude les positions japonaises. Les Japonais ne peuvent répondre que par des raids de harcèlement menés dans la nuit par des Ki-21.
De son côté, Iishi voit avec joie arriver des renforts: la vedette lance-torpilles G-354, les vedettes lance-torpilles légères G-10 et G-11 et la canonnière H-15. Elles s’ajoutent aux G-1, G-3, G-352 et G-353, qui ont toutes plus ou moins souffert les semaines précédentes.

Tarawa
Quatre G4M guidés par un H8K attaquent un Liberty ship de 7 660 GRT au nord-est des Fidji. Touché par cinq bombes, le cargo coule, mais non sans avoir abattu l’un des G4M.


6 novembre
Région de Buna (Nouvelle-Guinée)
« Après Soputa, le lieutenant-général Hitoshi Imamura, commandant l’Armée de la Huitième région, commença à avoir quelques doutes quant à l’idée même de tenir ce secteur. En effet, il n’avait tout simplement pas assez de troupes pour suffire à toutes les tâches qui lui incombaient. L’Armée Impériale commençait à être exagérément étirée dans tout le Pacifique, alors même que l’accroissement graduel des capacités militaires chinoises commençait à limiter ses possibilités d’action. Imamura avait cependant un atout, sa puissance aérienne, avec des appareils modernes et un réseau de bases de bonne qualité.
Les quelques centaines d’hommes récemment arrivés avaient renforcé le 144e Régiment (colonel Yazawa) qui en avait bien besoin. En plus de ce régiment, les forces japonaises dans le secteur de Buna-Gona-Sanananda comprenaient le 41e Régiment et quelques petites unités indépendantes (dont la dizaine de chars amenés par l’Okinoshima Maru). L’ensemble – 7 500 hommes au total – était commandé par le colonel Yokoyama, qui avait remplacé le général Horii après la mort de celui-ci. » (C. Mathieu, L’Armée Impériale japonaise dans la Seconde Guerre Mondiale)
En face, la situation des Australiens n’est pourtant guère enviable. Peu de ravitaillement, pas assez d’artillerie et pas de chars. Transporter l’artillerie par voie de terre à travers les Owen Stanley est carrément impossible. Du coup, ses propres mortiers sont le seul appui que puisse espérer l’infanterie. Car le soutien aérien ne peut guère être garanti, les aviations de l’Armée et de la Marine japonaises dominant le ciel.
Dans ce domaine, l’aide des Alliés est encore très réduite. Les Français ont envoyé des bombardiers en piqué, mais ils ne peuvent guère faire plus. C’est évidemment du côté de l’USAAF que les Australiens se tournent, mais les Américains consacrent l’essentiel de leur effort à l’Europe et, dans le Pacifique, la Nouvelle-Guinée se trouve au bout d’une très longue chaîne stratégique dont tous les anneaux demandent à être renforcés, à commencer par l’Australie elle-même. Les unités de l’USAAF qui parviennent à se déployer dans la région (pour la plupart dans le Queensland) doivent passer par Port Moresby pour intervenir. C’est une escale dangereuse, car elle est fréquemment la cible de raids japonais et le ravitaillement en essence des grands B-17 les rend très vulnérables. En résumé, la RAAF est pour l’essentiel livrée à elle-même.
Dans ces conditions, face à des maîtres des tactiques défensives, sachant construire et utiliser des fortifications de campagne, les Australiens sont obligés d’être inventifs. C’est ainsi qu’il est décidé de démonter des canons de 25 livres et de les envoyer par avion jusqu’à Popondetta. Aucune attaque ne sera possible sans ces armes. Afin de les transporter, le choix se porte sur les derniers Handley-Page Harrow, pour la robustesse de leur construction et leur aile haute. Ces vieilles machines peuvent à peine emporter les segments les plus lourds des canons. Pour éviter les mauvaises rencontres, elles arriveront au crépuscule et s’enfuiront à l’aube. Entretemps, les infatigables Lodestar hollandais apporteront munitions et servants, tous repartant chargés de blessés et de malades. Les 25-livres arriveront ainsi à dix ou douze kilomètres de leur cible, distance qu’ils devront parcourir grâce aux bras de l’infanterie. Ce transfert est organisé de façon très primitive – par exemple, la piste est éclairée par des feux de branchages entourés de talus de terre.


7 novembre
Lae (Nouvelle-Guinée)
L’aviation de l’Armée Impériale dans la région est en pleine réorganisation. Au 12e Hikodan (1er et 11e Sentais de chasse), équipé d’une centaine de Ki-43 Hayabusa (Oscar), s’est ajouté le 5e Sentai, équipé d’une vingtaine de chasseurs lourds Ki-45 Toryu (Nick) et de quelques Ki-46 (Dinah) de reconnaissance (Dokoritsu Hiko Chutai).
Mais les Ki-43 sont en cours de remplacement par les Ki-61 Hien (Tony), dont les premiers exemplaires sont arrivés à Rabaul en septembre. Ce nouveau chasseur a d’abord souffert du manque de fiabilité de son moteur Ha-40 (dérivé du Daimler-Benz DB-601 et premier moteur en ligne à équiper un avion de combat japonais produit en série), mais fin 1941, l’assistance d’ingénieurs allemands pour le contrôle qualité dans les usines et la modification de certains composants a permis de résoudre la plupart des problèmes. L’avion n’a pas été débarrassé de tous ses défauts – sa pompe à injection reste peu fiable et impose un entretien minutieux et très régulier – mais il a été mis en service. Huit appareils sont arrivés à Rabaul en septembre pour évaluer l’adaptation au climat tropical et les premiers éléments du 14e Hikodan (68e et 78e Sentais) les ont suivis en octobre. Début novembre, le Ki-61 a commencé à être déployé à Lae.

Truk (Iles Salomon)
Arrivée des six premiers G3M3 équipés de radars opérationnels. Ces appareils du 850e Hikotai sont accompagnés par deux L3Y2 apportant des mécaniciens et des techniciens radar et trois radars Lichtenstein, les premiers envoyés hors du Japon. Ces radars sont destinés à équiper trois des huit J1N de chasse de nuit basés à Truk (et déjà dotés d’armes tirant en oblique de type Shrage Musik), mais l’adaptation de l’électronique et l’entraînement des équipages se révèleront impossibles en raison du manque de matériel et de personnel qualifié ; techniciens au sol et équipages devront être renvoyés à Tokyo pour y être formés au laboratoire de recherche de l’Université de Physique.
De fait, les équipages des six G3M3 ont été formés au Japon (douze autres appareils du 850e Hikotai sont à l’entraînement, mais l’unité ne sera pas au complet avant avril 1943). Leur radar est un Type H-6, fabriqué au Japon avec le concours des Allemands de Gemma et Telefunken. Le résultat est un appareillage de bonne qualité pour l’époque, mais dont l’efficacité souffre considérablement du manque de personnel qualifié en électronique dans l’aviation de la Marine comme de l’Armée Impériale. Les conseillers envoyés par la Luftwaffe au début de 1942 s’en sont d’abord étonnés, estimant ces appareils faciles à entretenir, mais il est vite apparu que ce que les Allemands considèrent comme des personnels simplement compétents en radio-électronique est rarissime dans les forces japonaises en 1942.

Guadalcanal
Le remorqueur néozélandais Rimu arrive à Aola Bay, tirant deux lourdes péniches. Toutes deux portent une massive rampe de bois.


8 novembre
Port Moresby
Le port est attaqué tous les deux ou trois jours par une douzaine de bombardiers accompagnés de nombreux chasseurs. Qu’il s’agisse d’appareils de l’Armée ou de la Marine japonaise, ces raids cherchent à user les forces de chasse de la RAAF. Cependant, la DCA locale (redoutable, surtout pour l’époque) oblige les Japonais à bombarder à haute altitude, donc avec peu de précision, et le tonnage de bombes déversé n’est pas tel qu’il menace gravement le fonctionnement du port ou de l’aérodrome, même si ces bombardements font de réels dégâts. Comme l’expliquera par la suite l’Air Vice-Marshall Goble : « Pour nous, c’était un choix. Nous aurions pu utiliser toutes nos forces pour défendre plus efficacement Port Moresby et laisser Milne Bay et la Papouasie se débrouiller, mais nous avons préféré accepter des pertes au sol et apporter un certain appui aux offensives de l’Armée – malheureusement, nous n’aurions pas pu faire les deux. »

Guadalcanal
Les G3M3 du 850e Hikotai équipés de radars commencent à patrouiller de nuit autour de l’île, repérant les allées et venues d’un certain nombre de navires alliés. Cependant, le petit nombre d’appareils disponibles implique qu’il va falloir du temps aux Japonais pour se faire une idée précise de ce trafic.
Pendant ce temps, une série de petites attaques nocturnes permet aux Australiens de consolider la branche sud de l’encerclement de Bloody Ridge. Les Marines en font autant au nord, tout en sondant les défenses japonaises sur la rive ouest de la Lunga.
Au crépuscule, quatre Whitley de la RAAF bombardent Lambi Bay, provoquant plusieurs violentes explosions secondaires. Les bombardiers s’échappent sans pertes.


9 novembre
Port Moresby
Neuf Ki-61 du 1er Sentai menés par le capitaine Gosuke Ohta escortent trois Ki-21 sur Port Moresby. Ils sont interceptés par 10 Hurricane IIC du Sqn 77. Bien positionnés par l’opérateur radar au sol, les Hurricane abattent les trois bombardiers, mais sont contre-attaqués par les Hien, furieux d’avoir vu les Ki-21 se faire détruire avant de pouvoir esquisser un geste. Consternés, les pilotes des Hurricane découvrent qu’ils ne peuvent s’échapper en piquant, comme ils en ont l’habitude contre les Ki-43, puis que ce nouveau chasseur japonais n’est guère moins manœuvrant que le Ki-43, enfin qu’il est bien mieux armé (quatre 12,7 mm au lieu de deux ). Quatre Australiens sont abattus contre un seul Japonais, qui s’écrase sur les hauts-fonds au nord du port. Trois autres Hurricane, criblés de balles, sont inutilisables, et deux Ki-61, endommagés, vont se poser à Wau. En dépit de la perte des bombardiers, les Japonais sont ravis, car la supériorité de leur nouveau chasseur sur le Hurricane est apparue très nette.

Nagoya (Japon)
A la grande consternation de l’état-major japonais, seize B-17F (huit de la ROCAF et huit de la CATF) venant de Chungking effectuent une audacieuse attaque en plein jour sur Nagoya. Ces machines ont été spécialement modifiées pour emporter jusqu’à 4 000 lb de bombes (3 000 seulement lors de ce raid) et un gros réservoir supplémentaire fixé sous chaque aile, entre le moteur interne et le fuselage. Les avions ont fait escale la veille au soir sur un terrain de fortune au sud de Nanchang, à près de 2 000 km de leur objectif – l’extrême limite avec cette charge de bombes. Ils ont décollé bien avant l’aube et ont largué leurs réservoirs supplémentaires une fois le carburant qu’ils contenaient épuisé.
A Nagoya, ils doivent attaquer les usines aéronautiques Akashi (moteurs et cellules), qui représentent la totalité de la production japonaise de moteurs Ha-40. La formation a suivi un trajet trompeur et n’a pas été identifiée comme ennemie par le système de défense aérienne des îles nippones, encore squelettique, avant d’être parvenue sur l’objectif. Attaquant par beau temps et sans la moindre opposition, les avions effectuent un bombardement à haute altitude parfait – il est vrai qu’il est difficile de rater la cible. Légèrement construits, les bâtiments souffrent beaucoup du souffle des explosions ; du fait de la surprise, personne ne s’est mis à l’abri et les pertes humaines sont nombreuses. Les machines-outils sont cependant moins atteintes que l’état de dévastation des bâtiments ne peut le laisser supposer. Cependant, les dommages sont sévères et les lignes de production du Ha-40 très endommagées : 50% des ateliers sont détruits et 30% endommagés ; la fabrication du moteur Ha-40 sera totalement interrompue pendant deux mois.
Les chasseurs Ki-43 décollant de Nagoya sont incapables de rattraper les B-17, qui volent trop haut pour eux. Les bombardiers sont finalement interceptés par des Ki-44 au-dessus de Kitakyushu ; l’un d’eux est endommagé et les intercepteurs, s’acharnant sur lui, réussissent à l’abattre près de Sasebo. Tous les membres de l’équipage sont tués. Mais à ce moment, un nouveau choc attend les Japonais – l’équipage de l’appareil abattu, qui appartient à la ROCAF, est entièrement composé de Chinois ! Les papiers trouvés sur les morts révèlent que ces hommes sont récemment rentrés en Chine après un entraînement suivi aux Etats-Unis et en Inde ; ce vol était leur première mission offensive.
Dans la nuit, quatre autres B-17 reviennent bombarder l’usine, en se guidant sur les lueurs des incendies. En l’absence de chasseurs de nuit dans la région, ils n’ont aucune perte.
Les Américains congratulent publiquement leurs alliés chinois, mais en privé, ils sont moins ravis. Beaucoup estiment que cette attaque est prématurée. Ils soupçonnent que Madame Tchang est pour beaucoup dans l’organisation de ce coup d’audace et de propagande, qui lui rapporte de juteux dividendes politiques. Il est d’ailleurs probable que la redoutable Madame Tchang n’est cette fois qu’une couverture pour le Généralissime. Cependant, l’impact sur le moral chinois est assurément très positif et l’état-major américain se fait une raison.
A Tokyo, l’état-major japonais est épouvanté. Il réalise qu’en concentrant la production des moteurs d’avion dans quelques usines géantes, il a rendu son outil de production très vulnérable à ce type de bombardement et qu’il n’y peut plus grand-chose, sinon lancer en hâte un programme de construction de murs anti-souffle et espérer qu’il n’y aura pas d’autre raid.
La principale usine de Ha-40 ainsi dévastée, des cellules sans moteur du nouveau chasseur Ki-61 Hien (Tony) vont vite s’accumuler dans les dépôts de l’aviation de l’Armée Impériale. C’est un sérieux revers pour l’IJAAF, qui espérait bien faire rapidement de cette machine son nouveau chasseur standard. Il semble que le raid ait coûté l’équivalent de quatre mois de production.
« Pour relancer celle-ci, l’Armée dut même corriger une de ses erreurs. En effet, beaucoup d’ouvriers de chez Akashi avaient été mobilisés. Il fallut bien admettre qu’ils étaient plus utiles à Nagoya qu’en Chine et ces hommes furent rappelés à l’usine. Cependant, plutôt que de les démobiliser, l’Armée Impériale prit la décision étrange (pour un Occidental du moins) de les remettre à leur poste de travail en uniforme, ce qui n’alla pas sans créer des tensions entre les ouvriers.
Les effets des dégâts subis par l’usine Akashi auraient été encore pires si les Allemands n’avaient pas envoyé au Japon au début de 1942 des machines-outils permettant de monter une ligne de production de moteurs DB-601F. Celle-ci, installée près de Nagano, compensa en partie le déficit en Ha-40 à partir du début de 1943. Le DB-601 s’avéra si satisfaisant que Kawasaki décida d’interrompre le développement du moteur Ha-140, qui s’annonçait mal parti. Néanmoins, les DB-601F, rebaptisés par Kawasaki Ha-40F, ne furent jamais aussi fiables que les moteurs fabriqués en Allemagne – la “dilution” de la force de travail qualifiée et la détérioration progressive des contrôles qualité se traduisirent par une durée de vie des Ha-40F inférieure de 30% à celle des DB-601F.
Par ailleurs, le Ha-40F était trop lourd pour remplacer le Ha-40 dans le Ki-61 tel qu’il était. Les ingénieurs de Kawasaki furent donc conduits à poursuivre les travaux entrepris dans la perspective de l’utilisation du Ha-140 pour renforcer la cellule de l’appareil, qui fut dénommé Ki-61-II. »
(D’après C. Mathieu, L’Armée Impériale japonaise dans la Seconde Guerre Mondiale)

Guadalcanal (côte est)
Deux petits transports hollandais atteignent Aola Bay, avec à leur bord une surprise pour les Japonais : six obusiers de 9,2 pouces (230 mm), qui prenaient tout doucement la poussière au fond d’un hangar australien depuis 1918. Ils sont accompagnés de quatre tracteurs à vapeur du même millésime, remis en état par les ateliers des Chemins de Fer de Chullora. Obusiers, caissons et tracteurs sont soulevés par des mâts de charge doublés (et renforcés) et déposés sur les lourds pontons de bois arrivés deux jours plus tôt, ce qui leur permet de débarquer dans la nuit sur le rivage.

Guadalcanal (côte ouest)
La vedette PT-60, en patrouille solitaire, attaque un convoi japonais de trois petits transports et torpille un chalutier de 350 GRT, qui explose avec une boule de feu qui aurait honoré un croiseur de bataille (il était chargé d’obus de mortier). Les deux patrouilleurs d’escorte, des Cha, ripostent, mais sans succès. Un peu plus tard, un Swordfish endommage à la bombe un second transport. Mais ce dernier parvient à accoster à Lambi Bay avec l’autre survivant et 500 tonnes de ravitaillement sont déchargées.
Au même moment, un convoi de sept péniches, escortées par sept péniches blindées, atteint Point Cruz sans incident, couvert par les vedettes d’Iishi. Cependant, celui-ci est mécontent : pendant qu’il joue les escorteurs, il ne peut plus attaquer le trafic allié…


10 novembre
Port Moresby
La veille, les officiers du Combined Operational Intelligence Centre et du Sqn 77 ont repéré et fait surveiller le point de chute du seul Ki-61 abattu. Il gît sous 2,50 mètres d’eau, désarticulé mais non incendié. L’épave est vite récupérée et expédiée au plus vite à Melbourne pour évaluation.

Guadalcanal
Les reconnaissances japonaises repèrent au petit matin les deux transports hollandais, qui achèvent de décharger les munitions de 9,2 pouces devant Aola. A 10h00, 18 hydravions attaquent les deux petits bateaux, à présent vides. Malgré l’intervention de quatre Floatfire, qui abattent un A6M2-N, ils sont coulés.
La nuit suivante, deux MTB américaines appuyées par le HMZNS Moa attaquent devant Point Cruz un convoi de deux péniches escortées par une péniche blindée. Malgré les tirs de celle-ci, les MTB réussissent à incendier une péniche, qui coule au large de la plage, avant de devoir rompre le combat avec un mort et trois blessés. Le Moa intervient alors et détruit la péniche blindée à coups de 12-livres. Pour sa peine, le Néo-Zélandais reçoit cinq obus de 57 mm qui perforent son blindage et font deux morts et dix blessés. Mais le Moa ne subit aucun dégât sérieux malgré deux petits incendies qui, signalera Phipps à Auckland, ne font que lui donner « une allure positivement canaille ».
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Fév 04, 2009 18:21    Sujet du message: Appel à un mathématicien - géographe Répondre en citant

Petit problème : le croiseur London part de Portsmouth pour Melbourne, par le canal de Suez. Il réussit à tenir la moyenne de 25 noeuds.
Combien de temps met-il ?
Un grand merci à qui me calculera ça... Very Happy
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dak69



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MessagePosté le: Mer Fév 04, 2009 22:03    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir

Avec escales à Gibraltar, Alexandrie, Aden, Madras ? Singapour est sans doute exclu ? Il faudra que je vérifie s'il a assez d'allonge à cette vitesse-là...

Bien amicalement
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Fév 05, 2009 00:34    Sujet du message: Répondre en citant

dak69 a écrit:

Avec escales à Gibraltar, Alexandrie, Aden, Madras ? Singapour est sans doute exclu ? Il faudra que je vérifie s'il a assez d'allonge à cette vitesse-là...


Bravo et merci d'avance.
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