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TORCHE (feuilleton)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Aoû 21, 2007 11:45    Sujet du message: Répondre en citant

Désolé, Votre Sainteté, petite confusion (de mon fait) dans la transmission à Loïc - je lui ai déjà renvoyé un fichier corrigé.

Pour le Quiévrain, j'avoue avoir cru à l'existence de ce cours d'eau mythique. Cela dit, baptiser Quiévrain une opération franco-belge (ou belgo-française) me paraissait opportun, qu'en dit Votre Sagesse ?
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Casus Frankie

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loic
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MessagePosté le: Mar Aoû 21, 2007 12:37    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Désolé, Votre Sainteté, petite confusion (de mon fait) dans la transmission à Loïc - je lui ai déjà renvoyé un fichier corrigé.


De quelles phrases s'agit-il ? Car je ne vois pas de différence entre la version en ligne et celle que tu m'as envoyée hier soir.

EDIT : j'ai trouvé, désolé.
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Benoit XVII



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MessagePosté le: Mar Aoû 21, 2007 12:57    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Pour le Quiévrain, j'avoue avoir cru à l'existence de ce cours d'eau mythique. Cela dit, baptiser Quiévrain une opération franco-belge (ou belgo-française) me paraissait opportun, qu'en dit Votre Sagesse ?


Le nom est très sympathique. J'ai longtemps cru moi-même à l'existence de cette rivière, comme de nombreuses personnes sans doute Wink
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Fantasque



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MessagePosté le: Lun Aoû 27, 2007 08:42    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo pour l'interview de Bastin!

Votre sainteté sait toujours trouver les mots justes.

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Nansouty



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MessagePosté le: Jeu Jan 24, 2008 23:24    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Version mise à jour

24/25 septembre
Opération Torche/Torch
Jour J+5/J+6
La bataille navale de Palerme


Alors que ces discussions se déroulent, quatre bataillons de la division aéroportée Folgore sont embarqués avec une partie de leur matériel lourd sur des navires de guerre dans le port de Naples. Les troupes se sont entassées sur les grands destroyers Malocello et Pigafetta et sur les trois destroyers modernes Artigliere, Legionaro et Mitragliere (classe Soldati). Mais le destroyers, grands ou pas, sont affreusement surpeuplés et 20% des hommes doivent être laissés à Naples. L’escadre est commandée par l’Amiral Angelo Parona, qui a sa marque sur le croiseur lourd Zara, tandis que les DE Animoso et Ardito et les TB Cassiopea et Partenope escortent les destroyers bondés.
16h04 – L’escadre quitte la superbe baie et file à 24 nœuds vers Palerme, où elle doit arriver avant minuit.
16h35 – Peu après avoir doublé Capri, les navires italiens sont détectés aux hydrophones par le sous-marin français La Sultane, qui passe en immersion périscopique.
16h41 – La Sultane signale « une escadre ennemie rapide d’une douzaine de bâtiments, cap au sud. » Ce sera son dernier message.
16h43 – Les archives italiennes mentionnent que l’escadre connaît une alerte sous-marine. L’Ardito et le Partenope pourchassent un possible contact hydrophonique à tribord de la formation.
17h01 – Un CANT Z-501 du 82° Gruppo Observatione Maritimo bombarde ce qu’il pense être un sous-marin immergé à faible profondeur au sud-ouest de Capri. Etant donné le fait que La Sultane était immergée et la vitesse de la force italienne, il est peu probable que le sous-marin ait été victime des Ardito et Partenope. L’attaque du Z-501 est la cause la plus probable de la perte du submersible.
Mais l’ultime message de La Sultane est parvenu à Alger et à Tunis. Les Alliés ont le choix entre quatre interprétations. Une force italienne se dirigeant vers le sud peut en effet représenter des renforts pour les navires opérant de Tarente, un convoi destiné à Palerme ou à tout autre port de la côte nord de la Sicile, une force de couverture pour un convoi pour la Sardaigne ou même – éventualité à ne pas négliger – un raid contre les convois logistiques alliés faisant la navette entre Tunis ou Bizerte et Licata. L’Amiral Sir Andrew Cunningham signale au Vice-Amiral F.C. Michellier de prendre position pour éviter toute interférence ennemie avec les dits convois et pour pouvoir attaquer un possible convoi italien se dirigeant vers Cagliari. Michellier, qui se trouve à Bizerte, ordonne à un groupe d’action de surface franco-américain commandé par le Contre-Amiral Gervais de Lafond de quitter Bizerte à grande vitesse pour se positionner au large des îles Egades (à la pointe ouest de la Sicile) à la tombée de la nuit. Ce groupe comprend onze bâtiments : les CA MN Colbert (amiral) et Dupleix, les CL MN La Galissonnière et USN Brooklyn, le contre-torpilleur MN Vauquelin, les DD MN Simoun, Tramontane et USS Kearny, Livermore, Parker, Roe.
17h55 – L’escadre alliée quitte Bizerte et fonce à 30 nœuds pour se trouver en bonne position à 21h00. Alors que les vaisseaux quittent le port, cinq Hudson III britanniques (trois du Sqn 223 et deux du Sqn 500) sont envoyés pour en savoir plus sur l’escadre signalée par la malheureuse Sultane.
19h30 – Les rapports des Hudson sont clairs : aucun convoi ennemi ne se dirige vers Cagliari. L’Amiral Cunningham confirme alors son ordre de protéger les convois logistiques.
20h00 – La force italienne n’a pas encore doublé l’île d’Ustica (35 nautiques environ au nord de Palerme). Le message de La Sultane n’a pas été intercepté , mais l’Amiral Parona est convaincu que, d’une façon ou d’une autre, son départ de Naples n’est pas passé inaperçu. Cependant, estimant avec pertinence que les Alliés ne peuvent aisément deviner sa destination, il maintient son cap au sud. Ses navires filent 24 nœuds, le mieux que puissent donner en haute mer les deux destroyers d’escorte.


J'ai un petit problème par rapport à ces informations sur le sous-marin La Sultane. En effet, d'après toutes les sources que je possède, le sous-marin La Sultane n'a JAMAIS été coulé. Elle naviguait d'ailleurs encore en 1946.
Je sais que durant le mois d'Août 1943 la Sultane a été grenadée pendant près de 36 heures entre l'île d'Elbe et la Corse, mais sans avarie majeure.
Où avez vous eut ces infos au sujet de la Sultane?
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Jan 25, 2008 07:15    Sujet du message: Répondre en citant

attention, il s'agit d'une uchronie, ici, il a été coulé mais si cela te chagrine à ce point je pense que nos amis pourront peut etre proposer un autre nom...
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MessagePosté le: Ven Jan 25, 2008 07:53    Sujet du message: Répondre en citant

Heu oui, le titre du forum est semble-t-il assez clair Smile
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ladc51



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MessagePosté le: Ven Mar 21, 2008 22:01    Sujet du message: La suite ? Répondre en citant

Quelqu'un sait-il si nous aurons bientôt la suite et la fin de ce feuilleton Torche ?
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Laurent
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Fantasque



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MessagePosté le: Jeu Mai 22, 2008 09:08    Sujet du message: TORCHE, la suite (12-19 octobre) Répondre en citant

OCTOBER 12th

The day was to see a brutal drop in military operations in Sicily, as Allied forces stopped their advance. The foul weather prevented much air operations, something Italian troops really appreciated…
The only significant fight erupted around Cesaro, where what was left of the Italian RAVENNA division tried to retake parts of the small town, but was driven off by Belgian and French troops.

During the afternoon, Gen. Charles Delestraint CinC of the Northern Sector met with his deputy US Gen. George S. Patton and French 3rd Army Corps commander, Gen. Amédée Blanc, to plan for a further push along the road. The three men quickly agreed that combining a strong attack with an amphibious landing gave the best opportunity to dislodge Italian defenders. It was decided that the 3rd and 4th US Ranger Battalions could provide for a small landing force in the enemy tactical defence zone with the 10th DBLE (“Kumanovo”) and the US 1st Armoured Division Combat-Command “A” providing for a good landing force in the rear defence zone.

More or less at the same time the Italian commander, Gen. Guzzoni, had a meeting with commanding officers of various units left to his command. Gen. Gioda (commanding the newly created XIIIth Corps) soon painted him a bleak picture of the Italian Army situation in the “central” area. The lack of artillery and anti-tank means was the main problem. This was echoed by the XVIth Corps commanding officer (Gen. Rossi) who stated that after the Arcireale battle his forces could not contain for very long British units opposing him.
There was nothing new for Guzzoni, who decided at the end of the meeting to have another meeting with the Italian Chief of Staff, Gen. Ambrosio.

OCTOBER 13th

This day too was to be noted by a very low level of military activity in Sicily. The weather was particularly bad in the Caronie Mountains area, with a dense fog and a lot of rain. It was a bit better on Southern Sicily, and this helped Allied fighter and bomber units earmarked for relocation on Sicilian airfields. The French Naval Air Strike Group (Aeronavale) formerly based to Malta, re-located to Biscari airfield to help supporting further attack on Italian positions. So did also the Belgian Air Force (FAéB) 53rd ACCS Wing (ground support) whose P-39D joined the Belgian 41st Fighter Wing and the French 4th Fighter Wing at Ponte Olivo. USAAF units were gathering on Comiso, now fully operational and the RAF was moving forces to Pachino.

The bad weather on Sicily did not prevent the USAAF to launch a major air raid against Naples, with the 98th and 376th BG “Liberators” bombing the city under the protection of 1st, 14th and 82nd FG P-38F. The Reggia Aeronautica did not react to this raid targeting the marshalling yard and only moderately successful. The psychological effect was however tremendous, with the local population frequently insulting Fascist party members in the “old city” streets (Spaca Napoli).

Guzzoni and Ambrosio met in Naples soon after the US raid. It did not helped to raise their spirit. Guzzoni asked for more troops but knew even before he would present his demands what Ambrosio answer would be. Ambrosio though that Sicily was lost. He had already made his mind that only a quick exit out of the war could save his country. Wary of a brutal German reaction he wanted to keep the “Armata di Levante” as strong as possible to prevent a German take-over. The meeting however was not without result. General Ambrosio got from Guzzoni a detailed report on the military situation he could show to Marshal Badoglio and to the King.

OCTOBER 14th

As the weather was not improving, Allied commanders postponed for 48h the resumption of offensive actions. This gave tired front troops a welcome respite and helped logistic services to replenish forces. With heavy rains, Sicilian roads were a nightmare for Allied trucks. Landing ships and boats played an important support role, delivering food, fuel and ammunition at Cefalu and Arcireale, not far from the front line.

Just before noon, Gen. Ambrosio met Marshal Badoglio and the King, Vittorio-Emmanuele III in Roma. Ambrosio described the situation in Sicily as “hopeless”. A landing near Naples or even Rome was quite possible once the island in enemy hands. The King agreed and ordered Ambrosio not to deplete any more the “Armata di Levante”. When Ambrosio left, Vittorio-Emmanuele and Badoglio met Gen Castellano, who presented his plan to arrest Mussolini and all Fascist leaders. The King approved the first part of the plan but stated: “We have to topple Mussolini but not to fight directly the Fascist Party. We can’t let the door open to disorder and anarchy”.
By then the King was aware that some Fascist leaders were working their own plan against Mussolini. Dino Grandi, Bottai, Ciano and Federzoni had met several times and Grandi himself has met the King many times.
But if the King and Badoglio were well aware of what was preparing among Fascist leaders these last were left in ignorance of discussions among the military leadership.

By night fall, covered at a distance by Adm. Rawlings Surface Action Group (whose pennant was flying on HMS Kenya) the fast strike group composed of MN Gloire and the four large DL Volta, Cassard, Kersaint and Tartu entered Straits of Messina searching for Italian ships carrying troops and equipment between Reggio di Calabria and Messina. By 21h15 Gloire surface-search radar detected some faint targets, soon identified as 3 slow-moving barges escorted by two MAS boats. French ships soon opened fire with their main armament and after a while even with their AA armament, as Bofors proved better suited to deal with fast moving targets than 6’ and 5.5’ guns. At 21h21 the squadron had to turn sharply starboard and then port to avoid torpedoes. Ships were then moving at 33 kts. One barge, probably hit by a Gloire 6-in shell exploded, lighting the night. A second barge rolled over soon after and Kersaint and Tartu gunners claimed to have sunk one MAS boat, the other disappearing in the night with the third barge. Actually MAS-558 had been seriously damaged by 40-mm fire but her crew was able to quench fires and moving on one engine, the boat entered Messina harbour by 23h30. At this time, the five French boats had already turned bask south, not without a 20 minutes bombardment on Messina and they united with the support group at 23h55.
This small night action was to be used as a pretext by General Ambrosio to oppose Mussolini intents to send more troops in Sicily.

OCTOBER 15th

The weather improved a bit during the day and Field-Marshal Sir Harold Alexander confirmed to all Allied commanders that offensive operations were to resume the next day. During the afternoon Allied ground attack planes attacked Italian positions in the central and northern sectors.
Cagliari was the recipient of a joint French-US air raid made of 81 B-26 (US 17th and 319th BG, French 11th Bomber Wing) escorted by 64 P-38 (US 1st and 14th FG) and 24 Mustang-II (French 5th Fighter Wing). After losses suffered in September, the Reggia Aeronautica could only gather 9 Fiat G-50 and 5 Macchi MC-200 from the 17° Stormo CT to oppose the raid. Italian fighters were soon swept away, losing 6 Fiat and 3 Macchi for the loss of 1 P-38 destroyed and two other damaged, which had to de-rout and make a crash-landing at Trapani.

OCTOBER 16th

By dawn Allied forces in the Northern and Central sectors began to move forward after a strong artillery barrage. Along the coast, units from the French 1st Infantry Division and the US 1st Infantry Division, with the support of the US 17th Artillery Regiment, 36th Artillery Regiment, 77th Artillery Regiment, the French 3rd RCA and under cover of NA-73/93 (Mustang IA and IC FGA) and SBD-3 from the Aeronavale strike group, began to move toward San Fratello from San Stefano. Italian resistance was weak but the rate of advance was slow as the road had been quite destroyed by Italian sappers and a lot of mines planted.

In the Central sector, French and Belgian troops attacked from Cesaro toward Randazzo. Men of the 4th DIMM (Moroccan Mountain Infantry) and of the 4th Belgian Infantry Division began to push back remnants of the RAVENNA division. The broken ground however favoured the defenders and troops had to be constantly supported by ground attack planes, mostly Belgian P-39D (53rd ACCS Wing, I/53 and II/53 sqdn) and Hawk-87 (I/41 and II/41 Sqdn). Top cover was provided by USAAF P-51A and B from 79th and 33rd FG operating from Comiso.

OCTOBER 17th.

In the Northern sector Allied ships began to shell Italian positions from 0400 onwards. The bombardment was conducted by V.Adm Michellier’s support force (BB HMS Queen Elizabeth, Warspite, MN Provence (F), USN Texas, cruisers MN La Galissonière, USN Savannah, Brooklyn, Philadelphia and their screen). At 0700 US 3rd and 4th Rangers battalion landed 5 km behind the front line. As in their previous landing, they were met with scant opposition as the Italian command had deduced from the naval bombardment that an amphibious operation was underway and had no means to effectively oppose it. US Rangers met some tens of Italian stragglers and by 11H15 were able to unite with forward detachments of the French 1st Infantry Division. However, once again, destruction and mines slowed down the advance. By dusk, it was clear that Italian troops were reorganizing at San Fratello.

In the Central sector, French (Moroccan) and Belgian troops advanced till the Simeria River, the main obstacle between Cesaro and Randazzo. Italian troops had dug in on the River left bank and an attempt to storm the crossing failed. By late afternoon, Gen-Major Bastin conferred with the Central Sector CinC, Gen. de Montsabert to plan a crossing “en force” for the next day. They hoped to benefit of the 121st RAL support for this.

OCTOBER 18th

The worst fight of the day erupted in the Central Sector. Covered by heavy artillery fire (including long-range one, with 155-mm GPF and Lend-lease obtained Long Tom shelling Randazzo) and with constant support of Belgian P-39 and H-87, the 4th DIMM and the 2nd Tabor crosser the Simeria River slightly north of the Cesaro-Randazzo road, with 4th Belgian ID making a similar move south.
The first two assault waves suffered heavy losses, but by 11H00 the River was crossed and French and Belgium tanks began to move. As he was covering the 4th Foreign Legion Mobile Brigade (the “Saigon” Brigade), Cptn de Castries (Christian Marie Ferdinand de la Croix de Castries) of the 6th RSA was in the first armoured car crossing the River. He was then wounded twice, but he refused to be evacuated before Foreign Legion tanks (call-sign “buffaloes”) had crossed the River and could engage the enemy. Italian troops counter-attacked twice, but were ultimately driven off by a combination of artillery fire and tank guns firing in direct support of the infantry.

In the Northern sector, French and US troops closed to San Fratello, where remnants of Italian divisions AOSTA and PAVIA where entrenched. By dusk, the Allied attack had to be stopped to let time to military engineers to rebuild road and allow support units to move forward. It was clear that breaking the Italian defence would ask for heavy artillery fire.

In the Eastern sector, British and Commonwealth troops began to attack this day from positions they had gained out of Arcireale. Supported by the 2nd and 3rd Inshore Fire-Support Squadrons, the Heavy Fire Support squadron (HMS Erebus and Terror), and fire from Adm. Rawlings covering force, the British XVth Corps (Gen. O’Connors) began to push toward Taormina. Italian troops began to retire, but methodically destroyed the coastal road, slowing advancing British troops. After the battle of Arcireale, the Italian XVI Corps (Gen. Rossi) was too weak to try to stop the enemy.

Allied planes were much present over the battlefield, constantly harassing Italian forces in a total air-superiority situation.
By Noon, USAAF Liberators paid another visit to Naples with their P-38 cover. They were intercepted by a mixed Italian fighter formation (9 Macchi MC.202 and 5 Reggiane Re-2000) which destroyed two P-38 (with three more seriously damaged) and one B-24 but lost 7 planes to the overwhelming numerical P-38 superiority.

Warned of deterioration of the military situation in Sicily, Marshal Badoglio, Gen. Ambrosio and Castellano met to review political options now left to Italy. Badoglion then stated:
“If il Duce wanted to join us and keep Germany quiet, I could negotiate with US and British commanders to find a solution..”.
Ambrosio soon dispelled any hope that Badoglio could still harbour about a possibility of Mussolini breaking up with Hitler. He added that circumventing the French government would prove difficult if not impossible. Badoglio then wondered if the cost of Peace could be as high as the lost of Sardinia.

OCTOBER 19th

Delestraint launched a major attack against Italian defences at San Fratello with the help of Michelier’s ships, shelling the coast and up to San Fratello for the largest guns. Italian defences were also pounded by the US and French artillery, and submitted to repeated attacks by assault planes including Aeronavale (French FAA) SBD-3. Two direct assaults on the fortified small city perched on a hill top failed, but at the third, French troops got a foot hold inside the town. In the coastal plain, the US 1st Infantry division (“The Big Red One”) began to move. Italian artillery had been silenced by a constant shelling. By noon Italian troops began to retire, but then suffered a lot being caught in the open by Allied bombers (mostly French DB-73). By 17h55 Gen. Amédée Blanc could confirm to Gen. Delestraint that French troops controlled San Fratello. In the coming twilight, tanks of the French 2nd Armoured Division began to move along the coastal road and along the railway line.

In the central sector, Gen. De Montsabert launched French and Belgian attacks, supported by the 1st “Chasseurs Ardennais” Regiment forward. Supported by Belgian P-39 straffing continuously Italian positions and forces caught in the open, the Belgian-French strike group moved toward Randazzo, stopping at night fall less than 3 km short of the town.

On the Eastern sector, British troops advanced slowly but regularly, with the Etna mount on their left. By night they stopped not far the crossing between the coastal road and the one going to Randazzo.

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mai 22, 2008 19:10    Sujet du message: Répondre en citant

Je me mets tout de suite au "transfert" en français !!!!

Ivrogne Ivrogne Ivrogne
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MessagePosté le: Jeu Mai 22, 2008 19:39    Sujet du message: Répondre en citant

La suite, la suite, la suite ...

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MessagePosté le: Jeu Mai 22, 2008 20:53    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai posté sur le forum FFO et le NFB.
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MessagePosté le: Ven Mai 23, 2008 08:16    Sujet du message: Répondre en citant

Merci à tous.

je mets en forme la "bataille de Randazzo" (c'est dans les Caronies).
J'ai envoyé une carte à Loïc.

Amitiés

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MessagePosté le: Sam Mai 24, 2008 11:48    Sujet du message: en français et avec le pacifique Répondre en citant

Pour les paresseux et les allergiques à l'anglais, voici la traduction de la première partie du texte posté par Fantasque. J'y ai ajouté les textes correspondants sur le Pacifique, vous les connaissez déjà, mais cela resynchronise un peu... en attendant l'Ukraine.

12 octobre
Opération Trident (Torche, phase 2)
Jour J+7 (Torche, J+23)
Pause et plans alliés
Le rythme des opérations en Sicile tombe d’un coup, car les forces alliées interrompent leur avance pour se réorganiser. Le mauvais temps cloue au sol la plupart des avions, ce que les troupiers italiens apprécient énormément.
Les seuls chocs notables se produisent autour de Cesaro. Ce qui reste de la division Ravenna contre-attaque pour tenter de reprendre une partie de la petite ville, mais les Italiens sont repoussés par les Chasseurs Ardennais et par les Espagnols de la DBLE Teruel.
Dans l’après-midi, le général Charles Delestraint, commandant du secteur Nord, rencontre son adjoint, le général George S. Patton, et le chef du 3e CA français, le général Amédée Blanc, pour envisager une nouvelle progression sur la route côtière. Les trois hommes s’accordent vite pour considérer qu’une attaque frontale puissante combinée à un débarquement amphibie aura les meilleures chances de déloger les défenseurs italiens. Il est décidé que les 3e et 4e Bataillons des US Rangers formeront une petite force de débarquement visant la zone de défense tactique de l’ennemi tandis que la 10e DBLE Kumanovo et le Combat Command A de la 1ère Armoured Division américaine débarqueront sur les arrières italiens.

Pessimisme italien
Au même moment, le commandant italien, le général Guzzoni, rencontre les officiers commandants les unités opérationnelles dont il dispose encore. Le général Gioda (commandant du XIIIe Corps, à peine créé) lui trace un sombre tableau de la situation italienne dans la région centrale. Le manque d’artillerie et d’antichars est le problème principal. Le commandant du XVIe Corps, le général Rossi, renchérit ; il affirme qu’après la bataille d’Arcireale, ses forces sont à bout et ne pourront plus contenir très longtemps les forces britanniques qui leur font face.
Tout cela ne surprend guère Guzzoni, qui décide après la réunion de rencontrer le chef d’état-major italien, le général Ambrosio.

Iles Salomon
Les vedettes lance-torpilles (MTB) du Sqn 3 de l’US Navy, les PT-38, 46, 48 et 60, arrivent à Tulagi après un voyage sans incident à partir de Nouméa.


13 octobre
Opération Trident (Torche, phase 2)
Jour J+8 (Torche, J+24)
Naples sous les bombes
L’activité militaire en Sicile reste faible. Le temps est particulièrement mauvais dans les montagnes de Caronie : brouillard épais et pluies abondantes. Il est un peu meilleur sur la côte sud, ce qui facilite la tâche des unités de chasseurs et de bombardiers alliées désignées pour un redéploiement sur des terrains siciliens. Le Groupe de frappe aérienne de l’Aéronavale, jusque là basé à Malte, se redéploie ainsi sur le terrain de Biscari pour mieux appuyer les prochaines attaques sur les positions italiennes. La 53e Escadre belge d’Appui au sol en fait autant ; ses P-39D rejoignent leurs compatriotes de la 41e Escadre de Chasse et la 4e Escadre de Chasse française à Ponte Olivo. Des unités de l’USAAF se concentrent à Comiso, à présent pleinement opérationnel, tandis que des unités de la RAF s’installent à Pachino.
La météo sicilienne n’empêche pas l’USAAF de lancer une attaque aérienne de grande envergure contre Naples. Les Liberator des 98e et 376e BG bombardent la ville sous la protection des P-38F des 1er, 14e et 82e FG. La Regia Aeronautica ne réagit pas. Les bombes visent les chantiers navals, mais l’efficacité matérielle du bombardement est modérée. En revanche, son effet psychologique est terrifiant. La population locale, furieuse, se met à insulter des membres du Parti Fasciste dans les rues de la vielle ville (Spaca Napoli).

Les généraux italiens dans l’impassse
Guzzoni et Ambrosio se retrouvent à Naples peu après le raid américain, qui ne fait rien pour améliorer leur humeur. Guzzoni demande des renforts, mais il sait avant même d’ouvrir la bouche ce que va être la réponse d’Ambrosio. Celui-ci pense que la Sicile est perdue. Il est arrivé à la conclusion que seule une sortie rapide de la guerre peut sauver son pays. Redoutant une brutale réaction allemande, il souhaite conserver une “Armata di Levante” aussi forte que possible pour éviter un coup de force de ceux qui sont encore ses alliés.
Cependant, cette rencontre n’est pas totalement infructueuse. Ambrosio obtient en effet de Guzzoni un rapport détaillé sur la situation militaire qu’il va pouvoir présenter dans toute sa noirceur au maréchal Badoglio et au Roi.

Iles Salomon
Dès 22h00 la veille, la flottille Iishi au complet (MTB G-1, G-3, G-352 et G-353) s’est embusquée pour intercepter un convoi de renforts destinés à Aola et à Tulagi. Iishi s’est comme d’habitude installé par petits fonds, tout près du rivage, attendant que les navires alliés viennent à lui. Ses veilles ont jusqu’alors été infructueuses mais cette nuit, la chance lui sourit. Le convoi et composé de deux destroyers américains convertis, l’un en mouilleur de mines (DM), le Sicard, l’autre en dragueur (DMS), le Zane, plus deux petits dragueurs britanniques de classe Bangor, les Polruan et Rothesay, et un yacht converti en patrouilleur (YP), le RNZN Isabel (710 tonnes, 28 nœuds), envoyés renforcer la flottille de Phipps.
01h00 – Les Japonais aperçoivent la phosphorescence des sillages alliés, à 1 500 mètres seulement, 4 000 mètres au large. Les vedettes d’Iishi sont presque invisibles, perdues sur le fond sombre de la côte et leurs images radars mêlées aux échos du rivage. Elles lancent au même instant. Les vigies alliées aperçoivent les éclaboussures des lancements et donnent l’alerte, mais la distance est trop courte pour permettre une esquive efficace et les premiers tirs se font à l’aveuglette, en direction de la seule chose visible – le ressac sur le rivage. Avant l’arrivée des torpilles, les navires alliés allument cependant leurs projecteurs, illuminant les vedettes japonaises, qui s’enfuient sous les traçantes. La G-353, durement touchée, a deux morts. Mais la salve de torpilles est très efficace. Le DM Sicard, frappé de plein fouet, se casse en deux et coule en quelques instants. Le DMS Zane, touché sous la passerelle, va s’échouer près d’Aola pour que sa cargaison arrive à destination. Le petit Polruan, touché à l’arrière, prend feu ; il coulera peu après.
Vers 18h00, quatre E13A1 attaquent le malheureux Zane, échoué et déjà à peu près complètement déchargé. L’un des hydravions japonais est abattu par la DCA, mais une bombe de 250 kg incendie le Zane, une autre le rate de peu, provoquant une voie d’eau fatale. Irréparable, le petit bâtiment fournira cependant un quai improvisé pour accélérer le déchargement des futures missions de ravitaillement d’Aola.


14 octobre
Opération Trident (Torche, phase 2)
Jour J+9 (Torche, J+25)
Ravitaillement allié…
Le temps ne s’améliorant pas, le commandement allié décide de repousser de 48 heures la relance des actions offensives. Les troupes de la ligne de front ont ainsi droit à un répit bienvenu, tandis que les services logistiques en profitent pour les réapprovisionner. Cependant, les routes siciliennes, en général très médiocres, deviennent sous les fortes pluies de véritables pièges pour les camions. Les bateaux de débarquement jouent alors un rôle important en livrant nourriture, carburant et munitions à Cefalu et Arcireale, non loin de la ligne de front.

… états d’âme italiens…
Peu avant midi, le général Ambrosio rencontre le maréchal Badoglio et le roi Victor-Emmanuel III à Rome. « La situation en Sicile est sans espoir, Sire, affirme Ambrosio. Une fois l’île entièrement aux mains de l’ennemi, ce qui sera hélas bientôt le cas, il faut craindre un débarquement près de Naples ou même près de Rome. » Le Roi hoche la tête : « Je comprends. Il faut éviter d’affaiblir encore l’Armata di Levante, Ambrosio. C’est notre dernier espoir. »
Après le départ d’Ambrosio, Victor-Emmanuel et Badoglio reçoivent le général Castellano, qui a mis au point un plan pour arrêter Mussolini et tous les chefs du Parti Fasciste. Le Roi est partagé : « J’approuve ce que vous avez prévu contre Mussolini, mais si nous sommes obligés de le renverser, nous ne devons pas attaquer directement le Parti fasciste. Ce serait ouvrir la porte au désordre et à l’anarchie ! » De fait, Victor-Emmanuel sait que certains chefs fascistes élaborent eux-mêmes des plans contre Mussolini. Dino Grandi, Bottai, Ciano et Federzoni se sont concertés à plusieurs reprises et Grandi lui-même a souvent rencontré le Roi pour l’en avertir.
En revanche, si le Roi et Badoglio sont au fait des complots au sein du Parti Fasciste, ils ignorent tout de ce qui se trame dans l’état-major de l’armée.

… et escarmouche navale
A la tombée de la nuit, couverts à distance par les navires de l’amiral Rawlings (dont le pavillon flotte sur le HMS Kenya), le croiseur léger MN Gloire et les contre-torpilleurs Cassard, Kersaint, Tartu et Volta entrent dans le détroit de Messine à la recherche de bateaux italiens transportant des troupes et du matériel entre Reggio de Calabre et Messine.
21h15 – Le radar du Gloire détecte de faibles échos, bientôt identifiés comme trois grosses péniches qui se meuvent lentement, escortées par deux vedettes MAS. Les cinq Français ouvrent peu après le feu de leur artillerie principale, puis de leur armes anti-aériennes, car les Bofors sont bien mieux adaptés à la lutte contre de petits engins rapides que les canons de 152 ou de 138.
21h21 – Une péniche, probablement touchée par un obus de 152 mm du Gloire, explose, illuminant brièvement la nuit. Peu après, l’escadre, qui évolue à 33 nœuds, abat brutalement sur tribord pour éviter des torpilles, pendant qu’une autre péniche chavire. Les Kersaint et Tartu affirment avoir détruit une vedette MAS, mais l’autre réussit à disparaître dans la nuit avec la dernière péniche.
Privés de cibles, les Français vont bombarder le port de Messine pendant vingt minutes avant de se replier vers le sud, où ils retrouvent le groupe d’appui à 23h55.
Cependant, la MAS-558, gravement endommagée par les obus de 40 mm des contre-torpilleurs, n’a pas coulé. Son équipage a réussi à éteindre les incendies et, avançant sur un moteur, la vedette a rejoint Messine à 23h30.
Cette escarmouche a quelques conséquences notables. En effet, elle sert de prétexte au général Ambrosio pour s’opposer aux demandes de Mussolini, qui veut envoyer de nouvelles troupes en Sicile. Seul du ravitaillement sera désormais expédié à travers le détroit de Messine.

Iles Salomon
Sur Guadalcanal, les Australiens resserrent lentement mais sûrement leur étreinte autour de Bloody Ridge.
Les MTB américaines du Sqn 3 effectuent leur première patrouille, sans incident.
Dans la journée, une équipe de l’US Navy rapporte que Marau Sound (à l’extrême pointe est de Guadalcanal, à une centaine de km de Tenaru) peut servir d’hydrobase. Ayant constaté l’utilité du petit groupe d’hydravions australiens, l’US Navy est en effet en train de rassembler dans les eaux des îles Samoa une Seaplane Task Force composée des ravitailleurs d’hydravions AV Albemarle (transféré de l’Atlantic Fleet), AV Pocomoke, AV Tangier et AV Wright. Ces quatre navires doivetn être soutenus par les AVD Ballard, Gillis, Thornton et William B. Preston (des “four-pipers” convertis), le pétrolier Abarenda et une variété de petits bateaux (remorqueurs, patrouilleurs, caboteurs…).
Mais cette formation manque d’hydravions adaptés. Grumman et Edo Corporation ont commencé à greffer des flotteurs sur des F4F-3 en réserve dans les dépôts, mais le F4F-3S (“Floatcat”) est un chasseur médiocre, peu manœuvrant et ne dépassant pas 266 mph (442 km/h) ; néanmoins, il conserve la bonne puissance de feu et la robustesse du Wildcat. Northrop s’est vu demander des bombardiers patrouilleurs N-3PB (quatre mitrailleuses de .50 dans les ailes et 2 000 livres de bombes en font une bonne machine d’attaque au sol), mais la production ne suit pas. On a donc décidé d’ajouter une plaque de blindage et une seconde mitrailleuse axiale de .30 au petit hydravion OS2U-1 Kingfisher de Vought, mais l’engin est lent, mal défendu et n’emporte que 400 livres de bombes. La Navy a également demandé aux fabricants des appareils en développement (Helldiver et Hellcat) de prévoir des versions à flotteurs, mais rien ne sera prêt avant 1943. Enfin, pour seconder les PBY, une version à flotteurs du C-47 a été développée ; s’il faut prendre grand soin à la répartition des charges et utiliser des pontons de chargement spéciaux, le C-47C fait bien son travail.


15 octobre
Opération Trident (Torche, phase 2)
Jour J+10 (Torche, J+26)
Le calme ne durera pas
Le temps s’améliore un peu dans la journée et le Field-Marshal Sir Harold Alexander confirme à tous les généraux alliés que les opérations offensives devront reprendre le jour suivant. Dans l’après-midi, l’aviation tactique attaque les positions italiennes dans les secteurs nord et centre.
La Sardaigne touchée
Cagliari est la cible d’un raid franco-américain de 81 B-26 (17e et 319e BG de l’USAAF, 11e EB de l’Armée de l’Air) escortés par 64 P-38 (1er et 14e FG) et 24 Mustang II (5e EC). Après les pertes subies en septembre et en l’absence de renforts envoyés du continent, la Regia Aeronautica ne peut rassembler que 9 Fiat G-50 et 5 Macchi MC-200 du 17° Stormo CT pour protéger la capitale sarde. Les malheureux chasseurs italiens sont balayés, perdant six Fiat et trois Macchi en échange d’un seul P-38 détruit (et deux endommagés, qui doivent se dérouter et se poser en urgence à Trapani).

Iles Salomon
Vers 03h00, une patrouille de trois MTB du Sqn 3 (PT 46, 48 et 60) intercepte deux chasseurs de sous-marin Cha entrant dans Ndoma Cove (derrière Nomu Point, 30 km à l’ouest de Lunga). Les petits navires contiennent chacun 20 tonnes de ravitaillement (sacs de riz, “bicyclettes de marche” destinées au transport, tentes, etc.). Apercevant les vedettes américaines, les Japonais les prennent pour des bâtiments de la flottille Iishi jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Les MTB, encore novices, estiment mal la taille de leurs cibles et lancent quatre torpilles qui passent sous les petits bateaux, puis ouvrent le feu avec leurs mitrailleuses et leurs canons de 20 mm (chacune a deux 0.30 au centre et un Œrlikon sur l’arrière). Les Cha ripostent (ils portent chacun un 25 mm et une 7,7 mm). Cette mitraillade fait des victimes des deux côtés (la PT-46 a deux morts), jusqu’à ce que la PT-60 lance deux torpilles mieux réglées que les premières et touche l’un des chasseurs de sous-marins qui, éventré, coule très vite. Les MTB se replient alors vers Tulagi.
Cette petite action est une véritable initiation pour le Sqn 3. Les vedettes affirmeront avoir engagé et coulé deux destroyers japonais – non par falsification délibérée mais par inexpérience et en raison des difficultés pour reconnaître les types de bateaux de nuit.

Suva (îles Fidji)
Au crépuscule, un hydravion survole le port de Suva, où l’on tente de mettre le cuirassé North Carolina en état de traverser le Pacifique jusqu’à Pearl Harbor, et disparaît en direction de Lautoka. L’activité aérienne locale est intense, et personne ne s’inquiète du passage de l’engin jusqu’à ce que le commandant local de la RAF apprenne qu’il s’agit d’un monoplan à deux flotteurs de type britannique. Il ordonne aussitôt de mettre la DCA en alerte, car les seuls hydravions britanniques dans la région sont des biplans.
En début de soirée, le sous-marin japonais I-11 récupère l’hydravion. Peu après, l’état-major de la Flotte Combinée reçoit l’incroyable nouvelle : un grand cuirassé américain moderne est stationné à Suva, entouré de nombreux petits navires.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Mai 24, 2008 21:20    Sujet du message: (suite, jusqu'au 19 octobre) Répondre en citant

16 octobre
Opération Trident (Torche, phase 2)
Jour J+11 (Torche, J+27)
Le début de la fin ?
Dès l’aube, les forces alliées commencent à avancer dans les secteurs Nord et Centre après un puissant barrage d’artillerie.
Au nord, les unités de la 1ère DI française et de la 1ère DIUS commencent à progresser sur la route côtière de San Stefano di Camastra vers Santa Agata di Militello. Elles sont appuyées par les canons des 17e, 36e et 77e Rgt d’artillerie US et du 3e RCA ainsi que par les NA-73/93 (Mustang IA et IC FGA) de l’Armée de l’Air et les SBD-3 de l’Aéronavale. La résistance italienne est faible, mais les progrès sont lents, car la route a été gravement endommagée par les sapeurs italiens, qui ont aussi semé de nombreuses mines.
Dans le secteur Centre, les troupes françaises et belges attaquent de Cesaro vers Randazzo, au bas des pentes nord-ouest de l’Etna. Les hommes de la 4e DIMM et de la 4e DI belge repoussent peu à peu les restes de la 3e DI Ravenna. Cependant, le terrain accidenté favorise les défenseurs et les attaquants doivent faire constamment appel à l’aviation, notamment aux P-39D (Groupes d’Appui au sol I/53 et II/53) et aux Hawk-87 (GC I/41 et II/41) de l’Aéronautique Militaire belge. Les P-51A et B des 33e et 79e FG de l’USAAF, opérant de Comiso, assurent la couverture en altitude.

Iles Salomon
Les Japonais concentrent pour ravitailler Guadalcanal 27 barges à fond plat : huit barges en bois de 15 m, seize barges métalliques (douze de 14 m et quatre de 17 m) et trois “canonnières malaises”. Celles-ci, inspirées par les combats de Malaisie, sont lourdement blindées et armées de deux tourelles de char CHI-HA de 57 mm et de 2 jumelages de 25 mm dotés d’un bouclier. Ces bateaux sont à peu près invulnérables aux obus de 20 mm et même, de loin, aux obus de 40 mm. Les barges de transport doivent transporter jusqu’à Guadalcanal le ravitaillement apporté aux îles Russell par des caboteurs et des bateaux de pêche.


17 octobre
Opération Trident (Torche, phase 2)
Jour J+12 (Torche, J+2Cool
Nouveau saut de puce sur la côte nord
A partir de 04h00, la flotte alliée commence à pilonner les positions italiennes sur la côte nord. Le bombardement est effectué par les quatre cuirassés du vice-amiral Michellier (HMS Queen Elizabeth et Warspite, MN Provence [amiral], USN Texas) accompagnés par autant de croiseurs (MN La Galissonnière, USN Brooklyn, Philadelphia et Savannah) et par leur écran de destroyers.
A 07h00, les 3e et 4e bataillons d’US Rangers débarquent 5 km derrière la ligne de front. Le commandement italien ayant déduit du bombardement naval qu’un débarquement se préparait et n’ayant guère les moyens de s’y opposer, les Rangers ne se heurtent qu’à une faible opposition. Ils tombent sur des troupes italiennes en pleine retraite, mais ne peuvent coincer que quelques douzaines de traînards. A 11h15, les Rangers font la jonction avec les éléments avancés de la 1ère DI française. Cependant, à nouveau, les destructions et les mines freinent la progression et empêchent de poursuivre les unités italiennes en retraite. Au crépuscule, il apparaît que les Italiens se réorganisent autour de San Fratello. Ce village, situé à quelque distance de la côte sur la route de Cesaro, commande la route côtière.
Dans le secteur Centre, Marocains et Belges avancent jusqu’au cours du Simeto. Cette rivière qui coule vers le sud est l’obstacle principal entre Cesaro et Randazzo. Les Italiens se sont retranchés sur la rive gauche et une tentative pour passer dans l’élan échoue. En fin d’après-midi, le général-major Bastin s’entretient avec le commandant du secteur Centre, le général de Monsabert, pour préparer une traversée en force le jour suivant. Ils prévoient pour cela un puissant appui d’artillerie (notamment celui du 121e RAL).

Guadalcanal
23h00 – Les AMC australiens Westralia, Kanimbla et Manoora et leur escorte arrivent sans incident à Tetere. Le débarquement de la nouvelle Brigade de l’AMF, de l’artillerie, des munitions et du ravitaillement commence aussitôt.

Iles Fidji
L’état-major de la Flotte Combinée, à Truk, a décidé de détruire le cuirassé américain stationné aux Fidji (il semble qu’il ignore qu’il s’agit du North Carolina ). Des Betty ont été concentrés à Rabaul. Le journal du Commandant Matsuura (22e Flottille Aérienne, 2e Flotte Aérienne), publié en 1975 sous le titre Les Tueurs de Navires, raconte l’histoire.
« Enfin nous allions mettre en œuvre nos nouvelles tactiques. Avec les avions de réserve, nous disposions de 24 G4M1/M2. Six appareils furent désignés comme bombardiers et marquerus d’objectif à l’aide de projectiles éclairants. Les 18 autres emportèrent des torpilles – nous ne pouvions pas faire plus, ne disposant que de 18 dispositifs pour lancer des torpilles Type 91 en eau peu profonde. Nous devions faire escale à Buin pour ravitailler, car même avec des réservoirs auxiliaires, les G4M2 seraient à l’extrême limite de leur portée.
Les cartes du port montraient que seule une approche en file indienne pouvait être utilisée. Nous avions perdu en Mer de Chine Méridionale de nombreux pilotes expérimentés, mais nous avions eu la chance de pouvoir former leurs remplaçants avec l’aide des survivants et nous nous étions entraînés intensivement les mois précédents. Le vol jusqu’à Buin fut routinier, tous les avions arrivant au coucher du soleil. Après le décollage de Buin, deux avions furent victimes d’incidents mécaniques et durent rentrer (un porteur de torpille eut une panne hydraulique l’empêchant de rentrer son train, un marqueur d’objectif eut une panne de moteur) ; leurs équipages furent très amers de ce coup du sort qui les privait d’une occasion de montrer leur valeur. Le reste du vol se passa sans difficulté, les navigateurs gagnèrent leur solde et nous approchâmes Vitu Levu peu après minuit. Les deux avions équipés de détecteurs de radar signalèrent que nous étions probablement repérés et nous nous mîmes à veiller aux chasseurs de nuit. Deux avions furent effectivement engagés par des chasseurs, mais parvinrent à les semer [NDE – il n’y avait pas le moindre chasseur de nuit aux Fidji].
Peu après 01h00 locale, les marqueurs d’objectifs commencèrent à illuminer le rivage de la ville et du port et la cible devint visible. Le Lt Takachi, qui commandait ces avions, signala qu’un gros navire était amarré à couple du cuirassé et que la DCA était faible et imprécise comparé à ce qu’il avait vécu en Mer de Chine contre la Royal Navy.
Comme il convenait, mon avion fut le premier à attaquer. Je pus lâcher ma torpille sans incident et la DCA ne me gêna pas beaucoup. Le mitrailleur arrière signala un coup au but et une grande satisfaction emplit mon esprit, plutôt que l’exultation extatique ressentie en Mer de Chine. C’était la seconde fois qu’une de mes torpilles frappait un vaisseau ennemi. C’était mon travail. Je dus grimper sec pour éviter les collines derrière le port, puis je fis demi-tour pour observer l’attaque de mes subordonnés. Comme je savais où regarder, les avions étaient bien visibles et la plupart des torpilles allèrent au but. Malheureusement, trois de mes G4M furent touchés. Deux s’écrasèrent dans le port et le troisième, en flammes, s’écrasa sur le cuirassé ennemi, l’illuminant d’une flamme brillante et aidant les quatre derniers appareils à viser. Ce fut une mort de guerrier dont la vision fut porteuse d’inspiration pour nous tous. »
Sur 17 avions, 15 ont pu lancer et les résultats ne sont pas aussi bons que Matsuura l’imagine. Bien que la cible soit stationnaire, seules six torpilles sur 17 touchent. Quatre frappent le gros bateau-atelier Vulcan, amarré à couple du North Carolina. Le Vulcan chavire et coule. Deux torpilles seulement frappent le cuirassé, toutes deux à la poupe, à l’opposé de la torpille qui a touché le bâtiment pendant la deuxième bataille de Savo. Ces deux impacts provoquent de gros dégâts et une voie d’eau massive, entraînant un brutal mouvement de tangage du navire et faisant jaillir la proue de l’eau. Cette terrible secousse soumet la partie affaiblie de la coque à des contraintes insupportables. Alors que les trois remorqueurs présents (deux américains et un hollandais) se précipitent au secours du géant, la structure du navire cède brutalement entre les tourelles A et B et toute la proue se détache, de façon quasi chirurgicale, sans déchirer la coque en arrière du point de rupture. L’équipage refuse d’abandonner le navire, qui est échoué avec l’aide des remorqueurs.
« De façon paradoxale, il est très possible que le navire ait dû par la suite sa survie à cette “intervention chirurgicale”. En effet, la proue n’aurait presque sûrement pas résisté à un voyage jusqu’à Pearl Harbor et sa rupture en plein océan aurait signé sa perte. Ainsi amputé, le navire n’avait plus en réalité qu’à se faire remorquer jusqu’en Amérique du Sud avant de remonter le long de la côte des deux Amériques. L’US Navy avait en effet décidé de le réparer, quel qu’en fût le prix. » (J. Bailey, op. cit.)


18 octobre
Opération Trident (Torche, phase 2)
Jour J+13 (Torche, J+29)
Passage en force au centre, lents progrès sur les ailes nord et sud
– Dans le secteur Nord, Français et Américains approchent de San Fratello et du carrefour où les restes des divisions Aosta et Pavia se sont retranchés. Les Alliés doivent s’arrêter au crépuscule pour laisser à leurs sapeurs le temps de reconstruire la route, permettant aux unités de soutien d’avancer. Il est en effet évident qu’il va falloir de l’artillerie pour briser la résistance italienne.
– Les combats les plus intenses de la journée ont lieu dans le secteur Centre. L’infanterie alliée avance derrière un violent barrage d’artillerie (dont les canons à longue portée, 155 mm GPF et Long Tom belges obtenus par prêt-bail, bombardent Randazzo) et avec l’appui constant des P-39 et H-87 belges. La 4e DIMM et le 2e Tabor passent le Simeto un peu au nord de la route Cesaro-Randazzo, tandis que la 4e DI belge en fait autant au sud.
Les deux premières vagues d’assaut subissent de lourdes pertes, mais vers 11h00, le fleuve est passé et les chars alliés commencent à pouvoir progresser. Le capitaine de Castries (Christian Marie Ferdinand de la Croix de Castries), du 6e Spahis, couvre les mouvements de la 4e Brigade Mobile de la Légion Etrangère et se trouve dans la première automitrailleuse à traverser le Simeto. Il est alors blessé deux fois, mais refuse d’être évacué avant que les chars de la 4e BMLE (indicatif Bison) aient passé le fleuve et puissent engager l’ennemi. Les troupes italiennes contre-attaquent à deux reprises, mais sont finalement repoussés par les obus de l’artillerie et des chars, qui appuient directement l’infanterie.
– Dans le secteur Est, les Britanniques et les troupes du Commonwealth repartent à l’attaque à partir des positions qu’ils ont emportées de haute lutte devant Acireale. Appuyé par les 2e et 3e Escadres d’appui-feu côtier, l’Escadre d’appui-feu lourd (HMS Erebus et Terror) et par la force de couverture de l’amiral Rawlings, le XVe Corps britannique (général O’Connors) commence à pousser vers Taormine. Les Italiens, comme sur la côte nord, se retirent après avoir méthodiquement dynamité la route côtière, ralentissant les Britanniques. Après la terrible bataille d’Acireale, le XVIe Corps italien (général Rossi) est trop affaibli pour tenter d’arrêter l’ennemi.
– Les avions alliés sont très présents au-dessus du champ de bataille, harcelant constamment les forces italiennes et profitant d’une supériorité aérienne quasi totale.
Vers midi, des Liberator de l’USAAF rendent une nouvelle visite à Naples avec leur escorte de P-38. Ils sont interceptés par 14 chasseurs italiens relativement modernes (9 Macchi MC.202 et 5 Reggiane Re-2000), qui détruit deux P-38 et un B-24 (plus trois bimoteurs sérieusement endommagés), mais la supériorité numérique des chasseurs américains est telle que les monomoteurs italiens, écrasés, perdent sept appareils.

Quelle politique pour en sortir ?
Averti que la situation militaire en Sicile se dégrade d’heure en heure, le maréchal Badoglio rencontre les généraux Ambrosio et Castellano pour réfléchir aux options politiques dont l’Italie dispose encore. « Si le Duce voulait se joindre à nous et s’il pouvait faire que l’Allemagne se tienne tranquille, affirme Badoglio, je crois que je pourrais négocier avec les commandement américano-britannique et trouver une solution. »
Ambrosio dissipe cependant d’un revers de main tout espoir que Badoglio aurait pu entretenir sur la possibilité de voir Mussolini rompre avec Hitler. « Il faudra négocier avec les Alliés quand même, ajoute-t-il. Hélas, pour amadouer avec les Français, ce sera très difficile, peut-être même impossible. »
« Tout se discute, grogne Badoglio. Mais nous devrons peut-être payer très cher la paix – peut-être même le prix sera-t-il la perte de la Sardaigne ! »

Fremantle
L’Escadre Française du Pacifique et les Task-Forces 34.1 et 34.2 arrivent en Australie, ayant traversé l’Océan Indien sans incident. Les hommes vont bénéficier de deux jours de repos.

Guadalcanal
00h30 – Huit barges de transport, chargée de 100 tonnes de ravitaillement en tout et escortées par deux barges blindées, vont approvisionner les troupes japonaises à l’embouchure de la Poha, à l’ouest de Pointe Cruz. Cette formation est interceptée par les MTB PT-38, 46 et 48. Celles-ci lancent six torpilles vers les barges, qu’elles ont prises pour de petits transports classiques, et les ratent – avec leur fond plat, les barges sont à peu près invulnérables aux torpilles. S’ensuit un duel d’artillerie légère dans lequel les barges blindées, mieux armées et bien plus blindées, prennent l’avantage. La PT-38, touchée par un obus de 57 mm, a plusieurs morts, et les trois vedettes se replient vers Tulagi. A 01h30, les barges atteignent leur destination et déchargent leur cargaison, puis retournent à leurs positions camouflées à Lambi Bay.
Pendant ce temps, les transports alliés sont déchargés à toute vitesse à Tetere. La flotte s’éloigne peu avant l’aube. Alertées, les vedettes d’Iishi ont tenté d’intervenir, mais n’ont pu tromper la vigilance de l’écran et se sont contentées de couler deux petites vedettes malchanceuses et le minuscule dragueur auxiliaire HMNZS Futurist (234 GRT). Cela n’empêche pas l’opération d’être un grand succès. Les forces alliées sur Guadalcanal sont maintenant plus nombreuses et bien mieux ravitaillées, en munitions, viande, fruits… et bière.


19 octobre
Opération Trident (Torche, phase 2)
Jour J+14 (Torche, J+30)
Le rouleau compresseur
– Appuyé par les canons des navires de Michellier qui pilonnent la côte (les cuirassés tirent même directement sur San Fratello), Delestraint lance une violente attaque contre les lignes italiennes. Les défenseurs sont aussi pilonnés par l’artillerie terrestre et soumis aux assauts répétés des SBD-3 de l’Aéronavale et l’artillerie italienne est réduite au silence. Deux assauts contre la petite ville fortifiée perchée au sommet d’une colline échouent, mais au troisième, les Français prennent pied à l’intérieur de la ville. Le long de la côte, les hommes de la 1e DIUS (“The Big Red One”) commencent à forcer le passage. Vers midi, les Italiens commencent à tenter de se replier, mais ils sont alors pris à découvert par les bombardiers alliés, notamment par les DB-73 français. A 17h55, le général Amédée Blanc peut confirmer à Delestraint que les troupes françaises contrôlent San Fratello et que les Américains ont percé sur la route côtière. Au crépuscule, les chars de la 2e DB commencent à progresser sur la route et le long de la voie ferrée.
– Dans le secteur Centre, le général de Monsabert continue de presser les Italiens. Le 1er Chasseurs Ardennais en pointe, appuyé par des P-39 qui mitraillent continuellement les positions ennemies, les Franco-Belges avancent peu à peu vers Randazzo. Ils ne s’arrêtent qu’à la nuit tombée, à moins de 3 km de la ville.
– Dans le secteur Est, les Britanniques avancent lentement mais régulièrement le long des pentes sud-est de l’Etna. A la nuit, ils s’arrêtent non loin de l’intersection entre la route côtière et celle qui se dirige vers Linguaglossa et Randazzo, à moins de 8 km de Taormine.

Iles Salomon
Les Japonais continuent de ravitailler Guadalcanal par des convois de petits bateaux, à partir de leurs bases arrières où de plus gros navires apportent carburant, nourriture, munitions et matériel et d'où ils repartent chargés de bois de palmier, de copra, de phosphate… Un convoi de ravitaillement est intercepté par les PT-46, 48 et 60, réparées à la hâte. Cette fois, ce sont quatre transports de 200 GRT (d’ex-bateaux de pêche) qui reviennent de Lambi Bay. Les MTB lancent quatre torpilles, coulent un transport et décrochent. Après l’échec de la veille, ce succès réconforte les équipages.
Sur Guadalcanal, une piste est enfin ouverte entre Aola et Tetere. Elle ne permet encore que le passage de petits véhicules, qui s’embourbent souvent, mais c’est un début.
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