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1940 - La France continue la guerre
 
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Texte intégral Asie-Pacifique Décembre 42
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ladc51



Inscrit le: 17 Oct 2006
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Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 10:23    Sujet du message: Répondre en citant

Ca commence fort !
Et les "gros" ne se sont pas encore rencontrés...

On est reparti pour compléter le parquet d'Ironbottom sound...
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Laurent
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Anaxagore



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Messages: 7173

MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 10:25    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne suis pas un spécialiste, mais je me trompe en disant que le tonnage coulé FTL est supérieur au tonnage OTL ?
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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JPBWEB



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MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 10:32    Sujet du message: Répondre en citant

Epique, et superbe de bout en bout. On attend la suite...
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"Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l'éclat de leur parole sont, en général, les hommes politiques les plus médiocres." Napoléon
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pcfd



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Messages: 136
Localisation: castres

MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 10:46    Sujet du message: Répondre en citant

Un régal à lire.....mais aussi le summum du sadisme de la part de l'auteur qui nous distille le récit par petits bouts !!!
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Respectez toutes les religions au combat; ne prenez aucun risque quant à votre destination si vous êtes tué.
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patzekiller



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Messages: 3288
Localisation: I'am back

MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 11:29    Sujet du message: Répondre en citant

bah, la ftl, c'est comme game of throne... Laughing
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www.strategikon.info
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loic
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Messages: 4623
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MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 11:48    Sujet du message: Répondre en citant

pcfd a écrit:
Un régal à lire.....mais aussi le summum du sadisme de la part de l'auteur qui nous distille le récit par petits bouts !!!


Au fait, pcfd, ton adresse mail est invalide, je reçois plein de messages d'erreur, pense à la changer !
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 13:26    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Je ne suis pas un spécialiste, mais je me trompe en disant que le tonnage coulé FTL est supérieur au tonnage OTL ?


Niveau Français, il doit etre moindre car il n'y à pas le sabordage de la Flotte ni Mers-el-Kebir.....

C'est bizarre, mais le faite que la France continue, cela préserve une partie de sa flotte.....
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Anaxagore



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Messages: 7173

MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 14:59    Sujet du message: Répondre en citant

Je voulais dire à Guanacanal
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Jon-Jon



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MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 16:31    Sujet du message: Répondre en citant

@ Anaxagore: J'avais fait le calcul. Total des pertes au 30 Novembre, environ 325 000 tonnes (dont 70% pour les alliés). Il y a un lien dans Novembre (pg 12) vers une carte (très approximative) et quelques graphiques.

Si je me rappelle bien, ça faisait déjà nettement plus qu'OTL...
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Thomas27



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MessagePosté le: Sam Mai 03, 2014 19:57    Sujet du message: Répondre en citant

Épique, palpitant, superbe.
Vivement la suite ^^
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2014 08:45    Sujet du message: Répondre en citant

Barrage de T
Ironbottom Sound, 04h03
– Pendant une demi-heure, Crace et Goto ont filé l’un vers l’autre à près de 48 nœuds relatifs (Crace fait route au sud-est à 18 nœuds et Goto au nord-ouest à 30 nœuds). Les Alliés sont toujours en ligne de file : Le Hardi, Le Foudroyant, Achilles, Brisbane, Renown*, Australia, Tourville. Goto a préféré articuler son escadre en deux lignes parallèles : une ligne de croiseurs lourds à bâbord : CA Aoba*, Furutaka, Haguro et Myoko ; le 10e Escadron de destroyers à tribord : CL Kinu, DD Hayashio, Kuroshio et Oyashio.
Les deux amiraux savent ou se doutent qu’ils courent à l’ennemi, mais n’ont aucun renseignement sur la composition de la force adverse.
Le premier averti est Crace, grâce au radar du Renown, placé suffisamment haut pour ne pas être masqué par les quatre navires plus petits devant lui. Il fait aussitôt abattre vers le nord-est (perpendiculairement à la côte) pour barrer le T des Japonais. Ceci fait, il ordonne d’ouvrir le feu, tout en rappelant à tous de se méfier des torpilles japonaises, même à des distances qui sembleraient trop grandes pour un torpillage.

Bataille rangée
Ironbottom Sound, 04h09
– C’est à cet instant que les vigies japonaises donnent l’alarme – Goto comprend que l’ennemi lui barre le T alors que les obus alliés filent déjà vers ses navires. Stupéfait d’avoir été repéré avant d’avoir découvert l’ennemi, Goto réagit pourtant très vite. Alors que les premières gerbes s’élèvent autour de ses vaisseaux, il ordonne à ses croiseurs lourds de prendre un cap parallèle à la ligne alliée et lance le Kinu et ses trois destroyers dans une attaque à la torpille qu’il espère décisive.
En face, la charge du Kinu et des destroyers est immédiatement repérée et Crace ordonne aux deux torpilleurs français et à l’Achilles de contre-attaquer, pendant que les deux lignes s’expliquent, à quatre contre quatre. S’ensuit un affrontement digne, malgré le nombre limité des navires engagés, des lignes de bataille de la Première Guerre, voire de celles de la marine à voiles !
Au nord du champ de bataille, les quatre Japonais, les destroyers suivant le croiseur en ligne de file comme à l’exercice, tentent de déborder la ligne alliée pour se mettre en position de lancement sur l’escadre principale. L’Achilles leur barre le T pendant que les deux Français s’élancent à leur rencontre.
Bien entendu, le Néo-Zélandais prend pour cible le premier bâtiment de la ligne adverse, qui est aussi le plus grand. Le Kinu dispose de huit Longues Lances, mais la médiocre disposition de son artillerie fait qu’il a beaucoup de mal à riposter efficacement au canon, surtout en se faisant barrer le T. Le Japonais tente de manœuvrer, mais ses changements de cap désorientent les destroyers qui le suivent, et l’échange de tirs lui est quand même très défavorable.
Débarrassés du Kinu, les destroyers s’empoignent. Le Hardi et le Kuroshio échangent des coups sans résultat net. L’Hayashio et l’Oyashio se concentrent sur Le Foudroyant, qui souffre. Il est sauvé – provisoirement – lorsque l’Achilles, ayant assommé le Kinu, prend pour cible l’Hayashio. Les deux camps tentent alors d’en finir à la torpille, mais les cibles zigzaguent pour la plupart bien trop vite, tandis que les lancements sont en général observés. Néanmoins, Le Foudroyant est achevé par une torpille (qui ne lui était sans doute pas destinée) et les Japonais peuvent se dégager vers l’est, le Kuroshio et l’Oyashio couvrant le Kinu en flammes, qui ne peut plus donner que 10 nœuds, et l’Hayashio, assez durement touché.
Mais le plus fort de la bataille se déroule entre les huit plus grands bâtiments.
Les premières minutes sont très favorables aux Alliés, placés dans une situation tactique idéale. Au bout de quelques salves, les six 8 pouces de l’Aoba sont débordés par les douze 6 pouces du Brisbane. Pour chaque obus tiré, le Japonais en reçoit trois, et à la distance relativement faible où se déroule le combat, l’avantage de calibre ne compense pas le nombre des projectiles. Goto est tué sur sa passerelle. Assommé d’obus, le Japonais est dévoré par plusieurs incendies.
Paradoxalement semble-t-il, le Furutaka tient un peu mieux le coup face au Renown, mais avant même de pouvoir ouvrir le feu, il a déjà reçu un 15 pouces qui a fait de gros dégâts. Le Japonais tente de torpiller son adversaire, mais sur ordre de Crace, les vigies du croiseur de bataille guettent les lancements et le Renown démontre alors que, malgré sa taille, il est très manœuvrant. Le destin du Furutaka semble déjà écrit.
En revanche, l’autre moitié du combat est à l’avantage des Japonais. Face aux deux grands croiseurs nippons, les deux “Washington” que sont l’Australia et le Tourville, moins armés et moins blindés, sont en mauvaise posture. Tous deux utilisent leurs torpilles tribord, mais sans succès – du coup, les Haguro et Myoko ripostent de la même façon et avec plus de précision que leurs équipiers. L’Australia, déjà très malmené par plusieurs obus de 8 pouces qui ont notamment abattu sa cheminée centrale, reçoit une torpille à l’arrière. Il quitte la ligne, gouvernail bloqué, vitesse tombant à 12 puis 10 nœuds, brûlant au milieu – il effectue un 180° involontaire et s’éloigne vers le sud-ouest. Un peu moins malmené, le Tourville a l’avant démoli par une Longue Lance, mais les cloisons intérieures tiennent le coup ; il doit cependant ralentir à 12 nœuds.
A ce moment, ce qui devait arriver arrive au Furutaka – un obus du Renown perfore sa coque et va ravager la chaufferie avant, déclenchant un violent incendie, qui va vite se révéler incontrôlable. Le croiseur ralentit brutalement et se met à zigzaguer. L’Haguro, qui le suit, choisit d’abattre sur tribord pour le dépasser et le Myoko en fait autant.
Ayant vu disparaître l’Australia, qui ne donne plus signe de vie, et recevant de mauvaises nouvelles du Tourville, Crace décide de profiter de l’écart de ses adversaires pour décrocher, regrouper ses forces et attendre l’arrivée de Scott. Le Renown, le Brisbane, l’Achilles, Le Hardi, péniblement suivis par le Tourville, se dirigent bientôt vers le nord-ouest.
Goto tué, le Furutaka agonisant, l’Aoba, le Kinu et l’Hayashio en flammes, les Japonais ne poursuivent pas. Ils attendent Nishimura et le reste de leurs forces.

Halte au feu
Ironbottom Sound, 05h00
– Ainsi s’achève un combat de surface de nuit traditionnel, tel qu’enseigné dans les académies navales depuis Tsushima, sans intervention aérienne, rien qu’au canon et à la torpille. Mais la nuit n’est pas finie…

Fatale méprise
Aux abords de Tassafaronga, 05h09
– Depuis le début du combat des escadres principales, Crace demande à Scott de le rallier. Mais, persuadé que les Américains sont encore loin en arrière, il n’a pas précisé sa position exacte.
En fait, les Américains, longeant toujours la côte de Guadalcanal, ont pratiquement rattrapé l’ABDF. C’est à ce moment qu’ils entendent la canonnade.
Laissant ses destroyers explorer la côte, Scott marche (prudemment) au canon avec ses deux croiseurs quand il aperçoit sur l’avant ce qui ressemble à un grand croiseur à deux cheminées, qui vient vers lui à 8 ou 10 nœuds et ne répond pas aux signaux de reconnaissance. Et c’est le pauvre Australia, dont l’équipage s’efforçait d’éteindre l’incendie tout en colmatant les voies d’eau, qui reçoit une averse d’obus de 5 et 6 pouces. Le résultat des efforts des Australiens est réduit à néant. En quelques instants, plusieurs autres incendies éclatent ; le croiseur stoppe et prend une gîte inquiétante alors que les Américains commencent seulement à se rendre compte de leur erreur !
Mais Scott n’a pas le temps de s’appesantir sur cette terrible méprise, car un signal de ses destroyers lui indique qu’ils ont, eux, véritablement rencontré l’ennemi.

Point sensible
Aux abords de Tassafaronga, 05h24
– En effet, alors que Scott exécutait l’Australia, ses destroyers sont tombés sur l’escorte du convoi, alertée par le bruit du canon. Bien que les ponts du vieux croiseur Kashii soient encombrés de soldats, le chef de l’escorte rapprochée a rameuté les DE Yunagi, Hasu, Kuri et Tsuga et a cinglé vers l’ennemi. La 10e Division de Destroyers a pris du retard – le temps d’alerter le chef du 10e Escadron, le contre-amiral Kimura, qui, sur le Nagara, est avec la force de Nishimura. S’engage alors une bataille de rencontre où chaque camp va prendre l’avantage tour à tour.
Les destroyers américains démontrent d’abord qu’eux aussi ont appris à se servir de leurs torpilles. Ayant vu arriver le Kashii et sa suite sur leurs radars, ils leurs réservent un accueil… à la Tanaka. Une salve de torpilles envoie par le fond le petit croiseur et ses malheureux passagers, ainsi que l’escorteur Hasu. Mais les Américains font l’erreur de courir sus aux escorteurs survivants sans se méfier, et ils sont surpris par l’arrivée de la 10e Division de Destroyers. Une fois de plus, les Longues Lances réclament leur dû – le DD Blue est foudroyé par deux torpilles, le Jarvis n’est touché qu’une fois, mais ne survivra pas. Les Helm et Ralph Talbot s’enfuient. Les Japonais les poursuivent, quand ils se heurtent à « une pluie de feu » dira le commandant d’un des destroyers. Ce sont les Helena et Nashville qui, cette fois, ne se trompent pas de cible. Devant les lueurs de départ de trente 6 pouces et huit 5 pouces, les Japonais croient avoir affaire à quatre croiseurs ! Avant de pouvoir s’enfuir à leur tour, le Yugumo et le Makigumo sont incendiés par un grand nombre d’impacts, car le tir des croiseurs américains n’est pas seulement puissant, il est aussi précis ! Le premier destroyer coulera un peu plus tard, il faudra saborder le second.
En quelques minutes, six bâtiments ont été éliminés. Mais la bataille s’achève abruptement. Scott décide enfin de se conformer aux appels de Crace – qui est à ce moment complètement perdu quant à la situation relative des uns et des autres et lui demande frénétiquement de le rejoindre au sud de Savo. Il ignore bien sûr que les quatre transports japonais sont à portée de sa main… Tant mieux pour lui : à peine son task-group a-t-il tourné bride que surviennent les navires de Nishimura, qui a décidé qu’il valait mieux protéger le convoi que pourchasser l’escadre refoulée par les navires du défunt Goto.
………
Le lever du soleil est proche. Crace rassemble son monde et bat en retraite. Le pauvre Tourville, boitant bas, traîne derrière, escorté par ses deux compatriotes, Le Hardi et L’Adroit. Dans le même temps, Nishimura a pris le commandement de l’escadre japonaise et tente de mettre à l’abri les quatre transports, débordant de soldats épuisés et qui ont du mal à croire en leur chance.

Une journée nuageuse et cruelle
Salomon Orientales
– Les combats ont retardé le départ des transports japonais, mais, grâce à un effort maximum de l’aviation japonaise (attaques de bombardiers contre Henderson Field et couverture de chasse) et à une météo toujours aussi médiocre, près de sept mille hommes vont atteindre Rabaul sans mal. En revanche, le Oi, malgré le croiseur léger et les trois destroyers qui l’accompagnent, n’échappe pas aux Dauntless. Deux bombes suffisent pour l’achever. Un sort identique attend l’Aoba, qui entraîne dans les profondeurs le corps de Goto. Quant au Kinu, il a été sabordé.
………
En fin de journée, le destin frappe encore une fois de chaque côté des navires qui avaient été épargnés par les attaques aériennes.
Réduit à 10 nœuds avec sa proue démolie et traînant un panache de fumée très repérable, le pauvre Tourville est crucifié par deux torpilles de l’I-26 – le commandant Minoru Yokota obtient ainsi un second succès en un mois après le torpillage du Murphy. Le Hardi et L’Adroit, qui escortaient leur compatriote, s’acharnent pendant plus d’une heure, mais ne peuvent qu’endommager le Japonais.
Peu avant le coucher du soleil, l’I-26, qui a été rudement secoué, fait surface sur une mer déserte et annonce sa victoire par radio. Mais le commandant Yokota a présumé de sa chance – captée à Rabaul, la transmission s’interrompt brutalement. C’est un hydravion Swordfish en maraude qui a surpris le sous-marin alors que, toutes écoutilles ouvertes, celui-ci tentait de renouveler un air envahi de gaz toxiques dégagés par les batteries endommagées. Le Tourville et le Murphy sont vengés…
Enfin, alors que la nuit vient de tomber, l’Hayashio, qui tentait de rentrer isolément à Rabaul, saute sur une mine et sombre aussitôt.

Score final
Les amiraux alliés l’ignorent, mais le rideau vient de tomber sur la dernière bataille navale de la campagne de Guadalcanal. La Marine Impériale a, pour l’essentiel, réussi son pari : près de sept mille soldats ont été évacués (quelques centaines d’autres le seront encore, par petits groupes, dans les deux semaines suivantes).
Mais ce succès – dont les marins ne manqueront pas de se prévaloir à Tokyo – a un prix. Deux petits croiseurs lourds, un croiseur léger, un croiseur léger lance-torpilles, un croiseur école, six destroyers, un destroyer d’escorte et un sous-marin… Sans doute, les Alliés ont perdu deux croiseurs lourds (un Australien, un Français) et sept destroyers (deux Hollandais, un Australien, deux Français, deux Américains), sans compter le Murphy. Mais étant donné le déséquilibre des forces navales, ce quasi match nul est une défaite japonaise.
C’est bien ainsi que l’historien voit aujourd’hui la bataille de Tassafaronga – mais sur le moment, ce qui fait le plus de bruit, c’est la perte de l’Australia, achevé par des obus américains. Les diplomates spécialement envoyés par Washington vont se confondre en excuses, promettre qu’un croiseur de classe Baltimore sera offert aux Australiens (en 1945…), la méprise de Scott ne sera pas oubliée de sitôt. Elle brisera net l’envol prometteur de la carrière de l’amiral et jettera sur les relations américano-australiennes une ombre qui ne se dissipera pas de longtemps.
Quant à l’ABDF-Fleet, elle a vécu. La plupart des navires qui lui restent ont besoin de réparations. En 1943, elle sera remplacée par une escadre réunissant d’abord des navires australiens, néo-zélandais et hollandais… Mais ceci est une autre histoire.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2014 08:48    Sujet du message: Répondre en citant

Guadalcanal, aux abords de la Matanikau – Pendant que la plupart de leurs camarades voguent vers des cieux plus cléments, les hommes du 28e Régiment du Génie décrochent par petits groupes, en espérant ne pas attirer l’attention des Marines ni des avions ennemis. Une compagnie doit fortifier au mieux Kokumbona et retenir les Américains pendant que le reste du régiment se repliera derrière le cours d’eau suivant, où les quelques canons disponibles ont déjà été positionnés. Les éléments qui devaient évacuer dans la nuit mais n’ont pu y parvenir, notamment parce que les opérations ont été quelque peu désorganisées par la bataille navale de la nuit, doivent les rejoindre.
Le commandant du 28e Rgt du Génie ne se fait toutefois pas beaucoup d’illusions : ses hommes ne pourront arrêter l’ennemi plus d’un ou deux jours sur ces nouvelles positions si celui-ci tente un peu sérieusement d’avancer. De toute façon, se dit-il, si Kawagushi (qui a pu être évacué) et surtout la Marine tiennent leurs promesses, son régiment devrait être évacué au Cap Espérance avant le 10 janvier.

Guadalcanal, sur le Seahorse – Le colonel Jackson a le triomphe modeste. Il s’est mis dès le soir précédent à travailler en parfaite harmonie avec Moore, son homologue du 164e RI. Tous deux, s’ils ont évidemment eu des échos de la bataille de la nuit, ne se pensent pas directement concernés pour le moment. Ils conviennent d’abandonner les assauts sur un large front, pour se concentrer sur la réduction des points d’appui japonais des pentes ouest, qui semblent les plus fragiles.
Moore et Jackson ont également obtenu de Patch la mise à disposition de tous les avions d’appui au sol disponibles. Conjugué au regain d’activité des bombardiers japonais, qui mobilise la plus grande partie de la chasse US, et aux attaques contre la flotte japonaise en retraite dans le Slot, cet effort exceptionnel permet aux soldats du 28e de Reconnaissance de s’éclipser sans être inquiétés.
Tout au long de la journée, de petites équipes de Marines et de GI travaillent en étroite coopération pour neutraliser un bunker japonais après l’autre, sous le couvert de l’aviation et de l’artillerie, qui noient les pentes ouest sous les obus de tous calibres. Il apparaît vite que la méthode est plus efficace et, surtout, moins coûteuse en vies humaines que celle adoptée les jours précédents ! Néanmoins, la progression est lente. A la fin de la journée, Moore peut ordonner sans danger, semble-t-il, à ses troupes de tenir le terrain conquis. Il passe la soirée à examiner avec Jackson toutes les possibilités imaginables d’acheminer un ou deux chars dans le secteur – ils feraient merveille contre les bunkers des Japonais, visiblement dépourvus d’armes lourdes – mais il doit y renoncer dans une nouvelle bordée de jurons.
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ladc51



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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2014 09:13    Sujet du message: Répondre en citant

Ce pauvre Tourville ! Crying or Very sad
Peut-on avoir une précision sur ses pertes humaines (rappel, la marine nationale, comme toutes les forces armées françaises, a un problème d'effectif...) ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2014 09:20    Sujet du message: Répondre en citant

ladc51 a écrit:
Ce pauvre Tourville ! Crying or Very sad
Peut-on avoir une précision sur ses pertes humaines (rappel, la marine nationale, comme toutes les forces armées françaises, a un problème d'effectif...) ?


Coulé dans la journée, sur une mer calme et chaude, avec des navires amis à proximité - une grande partie de l'équipage doit s'en tirer.
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Casus Frankie

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Jon-Jon



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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2014 10:08    Sujet du message: Répondre en citant

Un suspense haletant (bien aidé par le rythme de publication Wink) et un final épique... Patzekiller a raison: la FTL c'est (mieux que) Game of Thrones Very Happy. Suivant ses conseil, j'ai d'ailleurs été relire le fil Birmanie 1943. Au 19 janvier (pg 2):

Casus Frankie a écrit:

Note
3 -Ils doivent rejoindre en Australie cinq autres destroyers australiens : le Warramunga (tout juste réparé après les dégâts subis lors de la bataille du Détroit de Chine), (...)


Si cette note de bas de page fait bien référence à la même bataille, il faudrait peut-être préciser ici que le Warramunga est endommagé, et changer le nom du combat (bataille de Tassafaronga?) dans le texte Birmanie.

Bon mettre à jour mes totaux des pertes navales à IronBottom Sound maintenant...

Et encore toute mes félicitations pour ce récit Very Happy
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