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Intégrale "Evasions" Décembre 1942
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Nov 21, 2013 17:24    Sujet du message: Intégrale "Evasions" Décembre 1942 Répondre en citant

Décembre 1942
7 – La Grande Evasion
La liberté pour Noël

1er décembre
L’échelle industrielle
Vénissieux
– Le commandant René Cogny, polytechnicien et artilleur, qui s’est évadé en mai 1941 de l’Oflag XII-B de Mayence, prend la fonction de chef régulateur du “métro” de la DGPI. Il a été nommé à ce poste, et promu en même temps au grade supérieur, par le général de Saint-Vincent sur proposition du colonel Luizet, chef du cadre B.
Chargés de coordonner les mouvements sur les “lignes” du “métro”, les régulateurs – outre Cogny, quatre officiers et sous-officiers issus des cadres de la SNCF, démobilisés en 1940 mais volontaires pour être à nouveau, clandestinement cette fois, mobilisés par Alger – travaillent au grand jour dans un bureau vitré mis à leur disposition par la direction des usines Berliet, à côté du hall principal des dessinateurs. Ils forment à eux cinq le service des “Livraisons externes”, raison sociale inscrite sur une pancarte, aux yeux de tous. Les prestations fournies à l’Occupant par le grand industriel des poids lourds confortent ce camouflage.
On avait considéré dès le début à Alger que la régulation devait s’installer dans la région lyonnaise. En effet, l’agglomération de Lyon occupe une position de choix à l’entrée du sillon rhodanien, c’est à dire au centre de gravité économique, sinon géographique, de la France métropolitaine. De plus, le carrefour ferroviaire articulé autour du chapelet des gares de Lyon-Perrache, Lyon-Brotteaux, Lyon-Vaise et Lyon-Saint-Paul, et des triages de Sibelin (au sud de l’agglomération) et de Collonges-au-Mont-d’Or (au nord), joue un rôle capital pour les transports de toutes natures de l’Occupant, comme pour la circulation des voyageurs et du fret civil.


2 décembre
Un camp sous les tropiques
Fort-de-France
– Adressé aux ministères de la Défense, de l’Intérieur et des Colonies, ainsi qu’à la DGPI (qui s’occupe aussi bien des prisonniers ennemis en territoire français que des prisonniers français), un télégramme conjoint du gouverneur Deproge et du contre-amiral Toussaint de Quièvrecourt annonce que les travaux de construction d’un camp pour officiers prisonniers sur la presqu’île de la Caravelle ont retrouvé un rythme normal. Ils avaient été un temps ralentis, et même interrompus, par des pluies d’une violence inaccoutumée.
Les deux hauts responsables de la Martinique affirment que les installations du camp seront prêtes pour la dernière semaine de janvier 1943. Ils suggèrent de planifier les transferts à partir d’Afrique pour une arrivée des prisonniers sur l’île au 1er février. Ils glissent au passage qu’il faudra cependant leur fournir des moyens de couchage et des moustiquaires.


12 décembre
Témoins muets…
Gibraltar
– Déséquilibré par une violente rafale de levante, le Bréguet Bizerte qui assure la liaison quotidienne (sauf le dimanche, of course) entre le Rocher et Mers-el-Kébir s’abîme au déjaugeage. Il n’y a pas de survivants. L’hydravion emportait l’adjudant Fournier et le sergent Duvallon, attendus à Alger pour des entretiens approfondis.
Fournier et Duvallon étaient parvenus à suivre, à la lettre ou presque, leur feuille de route, grâce à des complicités trouvées par chance, dès le début de leurs pérégrinations, dans les réseaux de l’Armia krajowa (Armée secrète). Ils avaient pu rejoindre Kolberg-Kolobzreg, s’y embarquer sur l’un des quatre voiliers de pêche tolérés par les Allemands aux Polonais qui y vivaient encore (malgré les transferts de population ordonnés dès l’automne 1939 au profit de Volksdeutsche rapatriés au sein du Vaterland), débarquer sur l’île de Rügen (sous prétexte d’une rupture du croissant de bôme) et passer en Suède sans coup férir par l’entremise de policiers danois appartenant à la Résistance.
À Göteborg, l’attaché militaire français, prévenu par la Säkerhetspolisen (en charge du contre-espionnage suédois), avait recueilli les documents apportés par les deux sous-officiers et les avait aussitôt expédiés sur Alger par la valise diplomatique . Fournier et Duvallon, eux, avaient été acceptés comme passagers sur un cargo vénézuélien chargé de papier et de roulements à billes (pour les forages de l’industrie pétrolière) en route pour Caracas via Liverpool. Ils avaient été accueillis en Grande-Bretagne par l’officier de liaison de la Marine nationale dans le grand port de la côte occidentale, puis dirigés illico sur Portsmouth par le train pour monter à bord du Sunderland quotidien de la RAF à destination de Gibraltar. Il était prévu, d’entente négociée entre l’amiral Fernet et ses correspondants du 54 Broadway , qu’un officier du MI 6 pourrait participer à leur débriefing à Alger.
On attendait beaucoup de leurs indications sur l’Armée secrète polonaise, recueillies de visu, de auditu et in vivo, car, tant à Alger qu’à Londres, on soupçonne le gouvernement polonais en exil de céder, selon le mot de Winston Churchill, à « son penchant slave pour la poésie ». En clair, d’exagérer les moyens et les capacités de la Résistance de son pays, à la fois par patriotisme, ce qui se comprend, et par souci d’obtenir davantage d’armement, d’argent et d’émetteurs-récepteurs, ce qui se comprend également. Mais Alger et Londres devront se contenter du plan des ateliers d’armement de Łódź et de la carte des camps de concentration de Pologne.


15 décembre
Un récidiviste de la belle !
Alger
– Radio Alger annonce dans son bulletin du soir que la vingtième étoile de vermeil sur le ruban de la médaille des Évadés, qui marque la réussite d’une évasion durant la Première Guerre mondiale puis d’une autre au cours des hostilités ouvertes en septembre 1939, a été attribuée au lieutenant-colonel Louis-Auguste Genêt.
En 1916, alors sous-lieutenant, Genêt avait été fait prisonnier sous Douaumont par un coup de main de fantassins hessois, alors qu’il organisait en première ligne les liaisons d’un poste d’observation entre son groupe et les tranchées. Il s’était évadé du camp d’officiers de Crefeld en janvier 1918, malgré (ou grâce à) la neige, en rampant sous les barbelés, et avait pu passer aux Pays-Bas. Il s’était alors porté volontaire pour reprendre le combat et, promu lieutenant, avait participé, à la tête d’une batterie de 155 C hippomobile du 74e RA, aux offensives victorieuses de l’été et de l’automne 1918.
En 1939-1940, le lieutenant-colonel Genêt avait appartenu au 4e Bureau de l’état-major de la Ve Armée du général Bourret, puis de la VIIIe Armée du général Laure. En juillet, pendant les derniers combats en Alsace, estimant qu’il n’était plus temps, selon ses propres termes, « de se contenter d’une besogne de fonctionnaire », il avait rallié autour de lui les hommes de deux batteries de 75 égarées entre les derniers contreforts des Vosges et la trouée de Porrentruy. Ils avaient improvisé sous ses ordres, le mousqueton à la main, une défense de leurs pièces sur train rouleur et de leurs tracteurs, dans l’espoir de pouvoir atteindre la Suisse en combattant et d’y être internés avec le 45e CA. Capturé près de Mulhouse avec sa troupe de hasard, Genêt avait été dirigé, avec onze autres officiers, sur l’Oflag V-B de Biberach, en pays souabe, entre Ulm et Friedrichshafen. Il s’en est évadé tout seul, le dimanche 19 avril 1942, affublé d’un pantalon et d’une veste civils confectionnés avec talent par le costumier du théâtre du camp, et d’un chapeau melon dérobé à un épouvantail dans un verger. Entré en territoire helvétique par Schaffhouse et pris en charge par les équipes du Cadre B de la DGPI grâce aux affidés, tant officiels qu’officieux, du colonel Masson, il a rejoint Alger par le “métro” et le “tortillard”.
Le speaker, sans entrer dans ces détails – couverts par les directives permanentes de la censure – précise que Louis-Auguste Genêt, déjà officier de la Légion d’Honneur depuis 1938, titulaire de la Croix de Guerre 1914-18 avec quatre citations, et de celle des TOE avec une étoile, reçoit la cravate de commandeur et la nouvelle Croix de Guerre avec palme à dater du jour de son évasion. Elles lui seront remises par le général Noguès lui-même.


19 décembre
Quatre Italiens malchanceux
Genève
– La délégation permanente de la France dans la ville de Calvin remet au CICR, sous couvert du ministère des Affaires étrangères, un rapport de la DGPI sur les circonstances et les raisons de la mort de quatre officiers italiens.
Ce texte, signé de la main du général de Saint-Vincent, rappelle que le commandante Giancarlo De Lenghi (Alpini, 3e Régiment), les tenenti Giusto Murini et Giulio-Cesare Antovecchi (Regia Aeronautica, 33e groupe de bombardement) et le sotto-tenente Daniele Arsandino (Artigliera pesante, 24e RA de Corps d’Armée), détenus au camp pour officiers de Bou Sfer (département d’Oran), s’étaient évadés le 14 juillet 1942 en suivant le tunnel qu’ils avaient creusé. Ils mettaient à profit le relâchement de la discipline dû aux festivités de la fête nationale.
Le général indique que les recherches lancées, sitôt l’évasion découverte, par les gardes du camp (gendarmerie mobile), par la gendarmerie départementale et par la gendarmerie maritime de la base de Mers-el-Kébir, n’avaient rien donné. Le patron de la DGPI reconnaît que la présence probable dans les eaux côtières, ce soir-là, d’un submersible supposé italien avait poussé certains à imaginer que les quatre évadés avaient pu être embarqués à bord de ce bâtiment, échappant ainsi à toute poursuite.
En réalité, les quatre officiers italiens, d’abord cachés dans la végétation surplombant les plages, avaient ensuite, à en croire deux témoignages, marché toutes les nuits, le long de la côte, en direction de l’ouest, dans l’espoir d’atteindre la frontière du Maroc espagnol. Mais à bout de ressources et de nourriture, ils avaient fini par s’arrêter dans la tombe d’un marabout, sans savoir, sans doute, qu’ils n’étaient plus qu’à huit kilomètres de leur but. Leurs cadavres ont été retrouvés, le 17 octobre, par trois chasseurs en battue à la perdrix. Les constatations des médecins français, reproduites en annexe, les ont amenés à diagnostiquer un état de cachexie dû au manque de nourriture et responsable du décès des quatre hommes, probablement survenu entre le 5 et le 10 septembre.
Lors de la cérémonie d’enterrement au cimetière de la Marine, dirigée par l’aumônier italien du camp de Tlemcen, les quatre officiers, conclut le général de Saint-Vincent, ont reçu les honneurs militaires. Des photos des tombes sont jointes au texte.


22 décembre
Les voies du Seigneur
Cité du Vatican
– Par des voies que seuls connaissent la Providence et les services spéciaux (et peut-être aussi le général des jésuites), le cardinal Tisserant informe Alger que trois officiers supérieurs de l’Armée de l’Air, évadés en octobre de l’Oflag XVIII-A de Lienz sur la Drave (Ostmark - Süd Tirol), sont parvenus à se dissimuler dans les combles de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, dont les fascistes et les Allemands respectent l’extraterritorialité . Il précise qu’il s’agit de deux pilotes de bombardement et d’un ingénieur mécanicien. Par prudence, même s’il est sûr de son canal, il ne donne pas leurs identités, ni leur grade exact.
Selon Mgr Tisserant, ils ont pu passer en Italie malgré la neige d’automne. Ils ont été recueillis dans les environs de Bressanone, dans les Dolomites, par un groupe de partisans antifascistes et même, à ce qu’il paraît, « de tendance communisante » (ce qui confirme l’éclosion de nombreux petits groupes de ce genre depuis la chute de Mussolini). Les évadés ont rejoint Rome par petites étapes, à pied, en camion, en autocar, quelquefois en train malgré la surveillance des gares. Mais, ajoute le prélat, leur situation est de plus en plus précaire car il devient périlleux de les ravitailler. Au reste, ils insistent pour reprendre le combat.
Le cardinal est habitué à faire preuve d’autorité – au sein de la Curie en particulier, et de l’Église en général, bien peu oseraient discuter ses décisions (ou plutôt les oukases ! prétendent de mauvaises langues à Rome, ainsi que ses ouailles des églises orientales). Pourtant, il demande des consignes. Mais il reste prêtre jusqu’au bout des ongles et conclut : « Recevez ma bénédiction, et Joyeux Noël à tous ». Les événements se chargeront sous peu de le soulager en raccourcissant considérablement la dernière étape de l’évasion des trois officiers.


24 décembre
Un As de l’évasion
Ifni (Maroc espagnol)
– Trois hommes vêtus de burnous crasseux et chaussés de babouches décaties (l’un d’eux va même pieds nus), se présentent à l’heure de la diane au poste de garde de la caserne de la Garde civile de l’enclave, le cuartel Cadetes del Alcázar de Toledo, sis, bien entendu, calle José Antonio Primo de Rivera. Au cabo mayor (sergent) chef de poste, celui qui mène le petit groupe explique en fort bon castillan (seulement marqué d’un net accent tudesque) qu’ils sont des officiers allemands, « de la Heer et de la Luftwaffe » précise-t-il. Prisonniers des Français, ils se sont évadés du camp de Goulimine, dans le Sud marocain, et se sont dirigés, malgré les difficultés du trajet, vers le préside de la côte atlantique.
Suivant la bonne règle, le sous-officier en réfère à l’officier de jour qui prend lui-même contact avec le commandant d’armes, lequel préfère, par télégramme, se défausser sur Madrid où sont transmis les tenants et aboutissants. À 17 heures, enfin, le coronel de la Legión, chef de la garnison, est informé que, par ordre personnel du Caudillo, il doit permettre à ses trois hôtes de se reposer et de se laver, leur fournir des vêtements convenables et les nourrir au mieux avant de les embarquer (discrètement quand même) dans le premier Ju 52 de l’Ejercito del Aire en partance pour l’Espagne. En attendant, a ajouté Madrid, ils recevront l’hospitalité du palais du gouverneur, instamment prié de leur faire partager son repas de réveillon.
Il est vrai que le chef des Allemands n’est autre que le major Werner Mölders, as des as de l’aviation du Reich lors de sa capture en juin 40 et titulaire de surcroît de la Medalla de la Campaña et de la Medalla Militar, qui sont venues récompenser son action au sein de la Légion Condor.
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Merlock



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MessagePosté le: Jeu Nov 21, 2013 17:53    Sujet du message: Répondre en citant

Ah! Où l'on retrouve l'ami Mölders, enfin! Razz

Et je pense qu'il ne va pas tarder à faire à nouveau parler de lui! Cool
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"Le journalisme moderne... justifie son existence grâce au grand principe darwinien de la survivance du plus vulgaire." (Oscar Wilde).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Nov 21, 2013 18:20    Sujet du message: Répondre en citant

Merlock a écrit:
Ah! Où l'on retrouve l'ami Mölders, enfin! Razz
Et je pense qu'il ne va pas tarder à faire à nouveau parler de lui! Cool


Menon-Marec a des projets pour lui...
Seul ennui : avant, c'était la préparation de son master qui l'occupait, à présent, il est doctorant et c'est sa thèse qui l'occupe (plus ses nullards d'étudiants, puisqu'il est devenu chargé de TD !).
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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loic
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MessagePosté le: Jeu Nov 21, 2013 22:44    Sujet du message: Répondre en citant

Concernant le choix de Lyon comme plaque tournante des filières d'évasion, on peut aussi mentionner la proximité de la Suisse (voire du Massif Central, région difficile à contrôler s'il en est).
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Ven Nov 22, 2013 10:11    Sujet du message: Répondre en citant

Petite question, pourquoi Molders, qui n'est quand meme pas un simple pilote n'a pas été envoyé dans un camps du Canada?

Et le commandant du camp duquel il s'est évadé risque au mieux de se retrouver à la tête d'un Bataillon de Tirailleurs, au pire gardien au Kerguelen...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Nov 22, 2013 10:56    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
Petite question, pourquoi Molders, qui n'est quand meme pas un simple pilote n'a pas été envoyé dans un camps du Canada?

Et le commandant du camp duquel il s'est évadé risque au mieux de se retrouver à la tête d'un Bataillon de Tirailleurs, au pire gardien au Kerguelen...


1) Parce que le Canada, c'est pas français ! Et que le camp de la Caravelle (en Martinique) n'était pas prêt.
Cela dit, vu les idées derrière la tête de Menon-Marec, il aurait mieux valu pour Mölders aller visiter les Antilles...

2) Dans un bataillon de tirailleurs, oui, mais pas commandant.
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Casus Frankie

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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Ven Nov 22, 2013 11:02    Sujet du message: Répondre en citant

1°Chef oui Chef.... Very Happy au temps pour moi..

2°Le povre, j'ai l'impression qu'on va pas le louper.....
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JPBWEB



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MessagePosté le: Ven Nov 22, 2013 11:17    Sujet du message: Répondre en citant

A propos, j'ai le vague souvenir d'une evasion de quelques officiers italiens prisonniers dont on avait perdu la trace sur une plage et on se demandait s'ils etaient partis par sous-marin etc. A-t-on jamais eu le fin mot de l'histoire ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Nov 22, 2013 11:21    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:
A propos, j'ai le vague souvenir d'une evasion de quelques officiers italiens prisonniers dont on avait perdu la trace sur une plage et on se demandait s'ils etaient partis par sous-marin etc. A-t-on jamais eu le fin mot de l'histoire ?


Distrait JPBWeb ????

Sois gentil, regarde le texte un peu plus haut, paragraphe 19 décembre Nunchaku Grrrr
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Casus Frankie

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JPBWEB



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MessagePosté le: Ven Nov 22, 2013 12:30    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
JPBWEB a écrit:
A propos, j'ai le vague souvenir d'une evasion de quelques officiers italiens prisonniers dont on avait perdu la trace sur une plage et on se demandait s'ils etaient partis par sous-marin etc. A-t-on jamais eu le fin mot de l'histoire ?


Distrait JPBWeb ????

Sois gentil, regarde le texte un peu plus haut, paragraphe 19 décembre Nunchaku Grrrr


Ah mince, j'avais saute ce paragraphe. C'est l'inconvenient de lire un long texte en plusieurs fois sur un ecran d'iPhone. Du coup, je passe pour plus ramolli du bulbe que je le suis. Embarassed
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sting01



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MessagePosté le: Lun Nov 25, 2013 02:51    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:
Casus Frankie a écrit:
JPBWEB a écrit:
A propos, j'ai le vague souvenir d'une evasion de quelques officiers italiens prisonniers dont on avait perdu la trace sur une plage et on se demandait s'ils etaient partis par sous-marin etc. A-t-on jamais eu le fin mot de l'histoire ?


Distrait JPBWeb ????

Sois gentil, regarde le texte un peu plus haut, paragraphe 19 décembre Nunchaku Grrrr


Ah mince, j'avais saute ce paragraphe. C'est l'inconvenient de lire un long texte en plusieurs fois sur un ecran d'iPhone. Du coup, je passe pour plus ramolli du bulbe que je le suis. Embarassed


C'est la mousson, donc la chaleur + l'humidite, l'age s'y ajoutant ainsi que des visites regulieres a Orchard Road ont tout simplement ton esprit affute!

Pour ceux qui l'ignore, les temperatures changent tres rapidement, passant d'un 34/36 a un 20/22 celsius, avec un taux d'humidite incroyable (et je ne parles pas de la pluie, mais du pourcentage 'deau dans l'air). Et cela est tres tres tres difficile a supporter.

Donc meme si cela semble etre une plaisanterie vaseuse, il y a aussi desraisons reelles qui entraine une reduction de certaines activitees intellectuelles (samedi matin 18 celsius pluie, samedi 12.20 soleil 34 celsius, samedi 16.00 21 celsius , tempete violente au point de projeter des mobylettes avec les conductrices de l'autre cote de la route directement dans les restaurants de bord de mer (Rawai beach). La vie dans les colonies est pleine de surprises.
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Anscarides je suis ne,
heritier de la Comte je serai.
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MessagePosté le: Jeu Nov 28, 2013 07:54    Sujet du message: Répondre en citant

Côté prisonniers italiens, je viens de lire qu'en OTL, suite a la redition aux Alliés, c'est 1,007 million de soldats sur les 2 millions qu'avait l'armée italienne qui est capturé par les Allemands lors de l'opération Asche :

Les évadés formeront les premières unités de l'armée co-belligérante côté Allié :

http://en.wikipedia.org/wiki/Italian_Co-Belligerent_Army

On a fait déjà participé les nageurs de combat a la chasse aux cuirassés nippons dans le Pacifique, mais a t-on des histoires interressantes sur des évasions d'italiens que l'on peut brodé en FTL ?
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Anaxagore



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MessagePosté le: Jeu Nov 28, 2013 17:05    Sujet du message: Répondre en citant

Je connais une histoire intéressante, mais ce n'est pas vraiment une évasion. En OTL, une partie de la garnison de Grenoble à réussit à fuir la ville et à rentrer en Italie par des sentiers de contrebandier. Ils payèrent leur passage en offrant leurs armes à la résistance française. j'ignore cependant ce qu'ils devinrent après.
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bonatti



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MessagePosté le: Ven Nov 29, 2013 22:48    Sujet du message: integrales evasions Répondre en citant

une évasion étonnante : celle de 4 italiens prisonniers au Kenya qui s échappent , non pour rentrer en Italie cela était impossible mais pour aller escalader le Ruwenzori un tres haut sommet africain Malgré les handicaps : entrainement et absence d équipement , ils réussiront le sommet,cette aventure est relatée par Felice BENUZZI dans son livre KENYA OU LA FUGUE AFRICAINE publiée ARTHAUD sempervivum collection chére au coeur des alpinistes anciens

Les soldats italiens nous étonnerons toujours , on doit pouvoir retrouver ce livre par le systeme inter bibliothéque que vous connaissez
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Collectionneur



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MessagePosté le: Lun Déc 02, 2013 02:38    Sujet du message: Répondre en citant

L'escapade de la garnison de Grenoble a été reprit pour la capitulation de l'Italie.

Mais sur le net, je n'ai pas trouvé d'édition recente concernant nos alpinistes amateurs au Kenya.
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