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Texte intégral Asie-Pacifique Novembre 42
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raven 03



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 19:34    Sujet du message: Répondre en citant

casus ,
merci de cette confiance .
je veux bien essayé malgré mes evidentes lacunes pour pondre un texte quelconque ( une carte postale par exemple..un vrai calvaire Laughing sauf pour le tradionnel SEA ,SKI and SUN......re Laughing ).

petites questions :
- quelle longueur de texte..pour un essai en vol et une prise en main???
- Lagadec ,patron de la flotille de chasse du JB , c'est bon ou pas ???

-ou est faite la conversion du JB, Newport , New York ,Bremerton, ou ailleurs ???
-ce meme JB sera il pret pour essais à la mer vers la mi-avril 43 ??? (ça c'est juste pour savoir..)

-est ce que l'on peut considerer:
* l'arrivée de Lagadec aux USA entre le 20 novembre et le 10 decembre comme viable...passage à Pearl obligatoire...l'US Navy (ou du moins certains de ses pilotes)a quelques tournées à regler avec lui (avec Anne Marie... et un p'tit mariage hawaiien..???...ça c'est pour le coté glamour...)
* une rencontre , à peine debarquer sur la cote ouest , avec un Amiral (le futur French Task Force Commander...???) plus ou moins "collet monté" mais finalement amical qui l'expedie ..
1- en future lune de miel (ou en repos recuperateur...)
2- ensuite" aller voir à quoi ressemble un corsair et ce qu'il a dans le ventre et si on peut raisonnablement esperer poser ce f..tu zinc sur un pont avant que cette f..tue guerre soit terminée... sacré N .. de D..u ..Rompez.!!!." ( je cite l'Amiral...lol)

et je pourrais eventuellement prendre la main à ce moment là Laughing

je ne suis tout sauf un conteur né donc ce serait plutot quelques idées et impressions jetées en vrac et il te faudra trier le peu de bon grain de toute l'ivraie ... et tout mettre en forme.
j'attends les ordres... Laughing
m...de...!!! j'aurais du mettre tout ça en MP et je me suis planté.
amicalement
yvan
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 20:04    Sujet du message: Répondre en citant

T'inquiète pas, je compte fermement sur Fregaton pour la visite du J-B, mon idée est de te demander un récit de l'essai par Lagadec du Corsair, qui sera sa future monture.
Tu as du temps, on va commencer par le navire.
et pour les (més)aventures personnelles d'Yvon, je m'en occupe.
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Casus Frankie

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patzekiller



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 20:13    Sujet du message: Répondre en citant

concernant le dispositif anti decrochage sous une aile évoqué plus haut : dans la mesure ou il y a une 3eme série d'utilisateurs et d'ingénieurs en ftl, les français, ne pourrait on envisager d'avoir cette modif de manière anticipée, voire dés l'entrée en service.
18 mois : on sait que le bureau des matos US peut etre particulièrement obtus, cf l'affaire des torpilles
... avec qq frenchy dans l'histoire on pourrait avoir un bricolage qui passe en série ensuite.
puisqu'on parle de ça : a t'on une date à 15 jours prés pour le lancement du JB?
je pourrais avoir besoin de lui...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 21:32    Sujet du message: Répondre en citant

Pour patienter : l'appendice (signé Fantasque) appelé dans le texte que vous avez lu un peu plus haut.


Appendice 1
L’aviation embarquée japonaise à la fin de 1942 et son évolution

La chasse

Au moment où se préparent les derniers affrontements aéronavals de 1942, les chasseurs embarqués japonais sont pour la plupart des Mitsubishi A6M3 mod.22 “type Zéro” (Zeke) équipés d’un moteur Sakae 21 et d’un réservoir agrandi qui leur donnent le même rayon d’action que les A6M2 à moteur Sakae 12, moins rapides, qu’ils remplacent. L’obsession du père du Zéro, Jiro Horikoshi, ingénieur en chef de Mitsubishi, reste le poids. C’est pourquoi, malgré les résultats des durs combats des premiers mois de la guerre, ces appareils n’ont toujours pas de réservoirs auto-obturants, d’extincteurs ni de blindage du cockpit.
Les A6M3 mod.22 restent aussi difficiles que les A6M2 à contrôler aux ailerons au-dessus de 200 nœuds. Le programme d’amélioration lancé par Jiro Horikoshi va permettre d’y porter partiellement remède, élevant cette vitesse à 240-250 nœuds grâce à des ailerons agrandis sur l’A6M3 mod.42, qui entrera en service en janvier 1943.
L’A6M3 mod.52, doté d’échappements propulsifs qui lui font gagner plus de 10 nœuds, arrivera en février. Après l’échec de l’A6M4 mod.53 à turbocompresseur, viendra l’heure de l’ultime famille du “type Zéro”, avec l’A6M5 à moteur Kinsei-62. Les A6M5 mod.64 entreront en service à partir de septembre 1943. Les avions de la variante A6M5 mod.74, entrant en service en janvier-février 1944, seront les premiers Zéro dotés de blindage du cockpit, de réservoirs auto-obturants et d’extincteurs. Moins vifs que leurs aînés, ils n’en sauveront pas moins la vie de bien des jeunes pilotes japonais dans la dernière partie du conflit. Enfin, l’A6M6 mod.84, dotés d’un longeron principal renforcé et d’un lance-bombe de 250 kg pour répondre à la demande de l’état-major réclamant un chasseur-bombardier, entrera en service courant 1944.

Le torpillage
Le bombardier-torpilleur standard de la Marine Impériale reste le Nakajima B5N2 (Kate). Son successeur, le B6N Tenzan (Jill), connaît de grosses difficultés de mise au point. Le moteur Nakajima Mamoru envisagé pour le B6N1 s’est révélé inadapté. A la suite d’une évaluation de l’appareil par une mission allemande en décembre 1941, dont les résultats ont provoqué la disgrâce de plus d’un ingénieur de Nakajima, il a été décidé de remotoriser l’appareil avec un moteur Mitsubishi MK4T Kaisei 25, l’avion devenant le B6N2.
Mais le MK4T, qui motorise les G4M, est très demandé. De plus, les épouvantables pertes subies par les flottilles de Kate lors des batailles de la Mer de Corail et des Salomon Orientales ont poussé la Marine à réclamer un blindage pour le B6N – mais aux dépens de la charge offensive et/ou des possibilités de décollage à pleine charge à partir d’un porte-avions (les porte-avions d’escorte resteront d’ailleurs équipés de B5N2). Du fait de toutes les modifications nécessaires et du manque relatif de MK4T, en novembre 1942, le premier B6N2 Tenzan de pré-production vient à peine de sortir des chaînes. La production en série ne commencera qu’en février 1943 et les unités de conversion opérationnelles ne seront équipées qu’en mai.

Le bombardement en piqué
Pour des raisons assez semblables, l’Aichi D3A (Val) est toujours le principal bombardier en piqué embarqué japonais. Le Yokosuka D4Y1 Suisei (Judy) aurait déjà dû le remplacer, mais son aile ne tient pas les contraintes de la ressource après un piqué – défaut rédhibitoire pour un bombardier en piqué ! Il faut changer les longerons et les points d’attache de l’aile et modifier le tôlage de surface. Les Suisei aptes au bombardement en piqué n’apparaîtront en unité, au Japon, qu’en avril 1943 et n’équiperont un porte-avions qu’à partir de juillet.
Le trou est comblé, tant bien que mal, par des améliorations du D3A, les D3A2 et D3A3, mieux protégés que leur aîné D3A1 et (pour les A3) équipés du moteur Mitsubishi Kinsei-62 (au lieu du Kinsei-54).
Si l’on trouve déjà des D4Y sur les ponts de la Flotte Combinée, c’est comme appareils de reconnaissance rapide. Courant 1943, les porte-avions japonais embarqueront aussi quelques Suisei de chasse de nuit, équipés d’un dérivé du radar allemand FuG 202.
Cependant, au contraire des Zéro, tous les bombardiers reçoivent maintenant des réservoirs auto-obturants (la paroi du réservoir est recouverte d’un enduit épais de 3 mm qui évite que le moindre impact provoque des fuites de vapeurs d’essence et une explosion fatale, mais n’empêche pas l’incendie, ce qui obligera à équiper aussi les appareils d’extincteurs).
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raven 03



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 21:33    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
concernant le dispositif anti decrochage sous une aile évoqué plus haut : dans la mesure ou il y a une 3eme série d'utilisateurs et d'ingénieurs en ftl, les français, ne pourrait on envisager d'avoir cette modif de manière anticipée, voire dés l'entrée en service.
18 mois : on sait que le bureau des matos US peut etre particulièrement obtus, cf l'affaire des torpilles
... avec qq frenchy dans l'histoire on pourrait avoir un bricolage qui passe en série ensuite.
puisqu'on parle de ça : a t'on une date à 15 jours prés pour le lancement du JB?
je pourrais avoir besoin de lui...


dans l'annexe "qui va bien" du tome 2 il est ecrit :JB ops fin printemps 1943" donc en juin ..????.
debut des essais à la mer je dirais au plus tard debut avril 43...voir meme avant fevrier ou mars ...il va falloir au moins un mois pour que le CAG soit ops sur le bateau..

Pour le corsair, les modifs anglaises adoptées dés la mi 43 doivent /devraient pouvoir s'appliquer quelques mois plus tot .( la reduction de l'envergure de 20 cm ). quitte à laisser l'USN se depatouiller avec le spoiler de l'aile gauche)
les problemes de train trop dur et les fuites d'hydraulique sont resolus et appliqués sur les zincs par Vought dès le debut 43.

idée :un' tite demande (urgente ...???) aux GO :

peut on imaginer ( ou decider) que la hauteur du hangar du JB fasse que, sur une idée anglaise , ( eux aussi attendent leurs corsairs ...) ce soit les français qui adoptent en premier la reduction de l'envergure ???


On resoudrait ainsi un probleme majeur de l'avion.
celà ferait aussi des français d'etre les premiers à embarquer les F4U1.

ce serait donc des "birdcage "au standard USN modifié ( train et fuites...) avec une envergure raccourcie de 20 cm et disponibles en serie pour avril/mai 1943.(au lieu de septembre /octobre pour les Brit...)

le 1 ier vol de Lagadec se faisant bien sur sur un corsair au standard US.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 21:53    Sujet du message: Répondre en citant

A voir avec Fantasque…
mais on pourrait envisager que le problème du Corsair
(1) soit diagnostiqué par Thierry de Scitivaux…
et (2) que Lagadec ait le plaisir d'essayer un engin "normal", puis affublé d'un spoiler bricolé et s'exclame "Ah mais c'est bien sûr, c'est mieux ainsi !".
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MessagePosté le: Mar Nov 12, 2013 13:32    Sujet du message: Répondre en citant

Petit correctif à la fin du post sur les 12 et 13 novembre (qui a été édité) :

Truk – Pendant que d’importants travaux de fortifications sont en cours à la base de Rabaul, les discussions tactiques vont bon train à l’état-major de la Marine Impériale dans le Pacifique Sud-Ouest. Pour les amiraux japonais, les divisions de quatre croiseurs sont désormais inadaptées aux opérations de nuit. Elles semblent pouvoir être avantageusement remplacées par des divisions de deux croiseurs lourds, plus maniables et accompagnées d’un escadron ou d’une division de destroyers, pour une plus grande puissance de torpillage . La 6e Division (les quatre croiseurs de Goto) a déjà été dissoute, après la destruction d’un de ses navires (le Kinugasa) et les dommages infligés à deux autres (Aoba et Kako). La 7e Division est coupée en deux, entérinant un état de fait : les CA Kumano et Suzuya sont restés à Singapour, tandis que les Mogami et Mikuma sont arrivés à Truk en octobre. Les deux premiers conservent l’étiquette 7e Division. Goto (encore mal remis de ses blessures du 9 août : il a notamment un bras en écharpe) prend le commandement d’une nouvelle 6e Division, avec les deux autres (tous quatre sont de classe Mogami, avec 10 x 8 pouces et 12 tubes lance-torpilles).
En plus de ces quatre bâtiments, la flotte japonaise compte dix autres croiseurs lourds classiques : les Atago, Chokai et Takao (classe Takao, 10 x 8 pouces, 8 tubes lance-torpilles – le Maya a été détruit le 30 août), les Ashigara, Haguro, Myoko et Nachi (classe Myoko, 10 x 8 pouces, 8 tubes lance-torpilles) et les Aoba, Furutaka et Kako (classe Aoba, 6 x 8 pouces, 8 tubes lance-torpilles).
Quant aux Tone et Chikuma, ce sont des croiseurs lourds porte-hydravions (classe Tone, 8 x 8 pouces, 12 tubes lance-torpilles et quatre ou cinq petits hydravions).
Tous ces navires ont des tubes lance-torpilles pour Longues Lances et tous emportent une recharge de torpilles.
Le total – seize croiseurs lourds – est certes impressionnant, mais le premier navire de renfort de ce type, l’Ibuki, n’est prévu que pour février 1944…

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MessagePosté le: Mar Nov 12, 2013 13:51    Sujet du message: Répondre en citant

Reprenons un peu le rythme... Car les choses se corsent.
En notant que, ci-après, figure un récit d'origine australienne, sans doute un peu limite, mais si bien narré...


14 novembre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Port Moresby et Londres
« L’arrivée à Lae des Nakajima Ki-44 Shoki (Tojo) voulait dire que, sur le théâtre de Nouvelle-Guinée, la RAAF, dont les Hurricane supportaient l’essentiel du fardeau en combat aérien depuis la mi-42, était décidément surclassée.
Jusqu’alors, face au Ki-43, le Hurricane soutenait largement la comparaison, à condition que fût enlevé le volumineux filtre Vokes (baptisé par les pilotes « the bloody Vokes filter ») qui protégeait le carburateur mais faisait perdre environ 40 km/h : ainsi, le Hurricane bénéficiait d’un avantage de vitesse qui contrebalançait la maniabilité supérieure du Hayabusa ; de plus, le Hurricane était plus robuste et pouvait encaisser bon nombre de rafales des deux 12,7 du Ki-43, alors que ce dernier était déchiqueté par une rafale des huit mitrailleuses de .303 de son adversaire, sans parler des quatre 20 mm de la version IIC. Certes, la suppression du filtre Vokes condamnait les moteurs à une usure accélérée (le relief prive de pluie Port Moresby et le climat local est semi-désertique, alors que, trente kilomètres plus loin, se trouve une jungle tropicale humide). Mais cet inconvénient était acceptable, d’autant plus que l’Australie fabriquait ses propres Hurricane.
Mais le Ki-44, mieux armé, plus rapide, grimpant mieux, piquant bien mieux et plus robuste que le Ki-43, était globalement supérieur au Hurricane. Les pilotes australiens s’en aperçurent dès les premiers engagements. Leurs pertes augmentèrent immédiatement et l’Air Vice-Marshal Goble lança un véritable appel au secours à Londres, sous forme d’un télégramme se terminant ainsi : « Mes hommes continueront à affronter le nouveau chasseur japonais avec leur matériel actuel, même en sachant que leur seul espoir est de faire payer leur vie aussi cher que possible à l’ennemi en attendant leurs successeurs. »
A Londres, l’Air Ministry reçut ce télégramme à 01h45 le 14 novembre 1942. En annexe se trouvait une première description du Ki-44, d’après l’épave récupérée à Port Moresby et les rapports de combat des pilotes. La conclusion était que cette machine, quoique de structure légère, était supérieure en tout au Messerschmitt 109E. Elle surclassait visiblement le Hurricane.
Que faire pour aider les Australiens ? A Washington, la décision de redéployer à Port Moresby l’un des Pursuit Groups basés en Australie (tel le 35e Pursuit Group, qui avait solidement défendu la région de Darwin et de Townsville contre les attaques de l’aviation de la Marine Impériale), avait déjà été prise. Mais ces unités n’étaient dotées que de Curtiss P-40 et il était à craindre que les P-40 ne soit guère plus à l’aise que le Hurricane contre le nouveau chasseur japonais.
Les nouveaux Spitfire auraient certainement fait l’affaire – les Sqn 452 (RAAF), 457 (RAAF) et 54 (RAF), étaient basés à Darwin, à Brisbane et à Sydney, en grande partie pour la propagande impériale, et les avions du Sqn 452 avaient été utilisés pour couvrir l’attaque de Milne Bay par les Manchester australiens, mais le Fighter Command refusait de se départir d’un seul Spit de plus. Les Spitfire étaient nécessaires en Europe et même Canberra et Wellington l’acceptaient.
Quelqu’un au ministère se souvint alors qu’en juin précédent, le commandement de la RAF en Birmanie avait demandé à Londres d’étudier les moyens d’améliorer les performances du Hurricane. L’avion convenait très bien au terrain birman – solide, fiable et doté d’un train à voie large. A leurs moments perdus, des spécialistes de chez Hawker avaient trouvé le moyen de traiter l’entoilage recouvrant certaines parties de l’avion contre les moisissures tropicales et d’autres avaient mis au point un nouveau carénage pour le filtre Vokes, qui réduisait des trois quarts le handicap de vitesse infligé à l’avion. Mais bien sûr, tout cela ne suffisait pas…
A 17h00 le même jour, l’Air Ministry organisa une réunion d’urgence au plus haut niveau avec les représentants de Rolls Royce et de Hawker. Ces derniers constatèrent que le Hurricane, qui n’était plus qu’un chasseur de deuxième ligne, utilisait naturellement des moteurs d’un modèle ancien. Ils furent alors informés (avec quelque vivacité) qu’en Asie-Pacifique, l’avion était toujours en première ligne et qu’il fallait d’urgence l’améliorer. Sidney Camm, ingénieur en chef de Hawker, déclara alors qu’en un mois, il était possible de mettre à l’essai une cellule modifiée, un peu allégée et avec un revêtement entièrement en aluminium ; les Australiens pourraient lancer la production de cette cellule un mois plus tard. Stanley Hooker, chef de l’équipe Merlin chez Rolls Royce, promit qu’on pouvait très rapidement disposer d’un Merlin adapté au Hurricane. Interrogé sur les délais, Hooker s’entretint brièvement avec les gens de chez Hawker avant de répondre : « Nous vous garantissons un Merlin plus puissant avec une hélice adaptée, mis au point, installé et essayé en vol d’ici quatorze jours. Nous vous garantissons vingt kits moteur-hélice prêts à être installés, avec des ingénieurs de la Compagnie pour entraîner les équipages de réserve et les mécaniciens, d’ici vingt-et-un jours. Nous vous garantissons 200 kits construits, prêts à être installés et mis en caisse d’ici vingt-huit jours. Dites-le aux pilotes. »
Puis il ajouta : « Vous pourrez sans doute envoyer par avion les premiers kits et nos ingénieurs, mais le reste représentera trois cents tonnes de caisses. Peut-être que l’Amirauté pourrait nous donner un coup de main ? »
Finalement, l’Amirauté donna un coup de main, sous la forme du croiseur lourd de classe County HMS London. Ce dernier accomplit le trajet de Portsmouth à Melbourne via Suez en 26 jours, à 23,5 nœuds de moyenne. Rolls Royce avait fait mieux que tenir sa parole, car le London put déposer 120 kits moteur-hélice à Colombo avant d’en livrer 240 à Melbourne. Quand il accosta, le 8 janvier 1943, des camions alignés sur le quai étaient déjà prêts à partir et les rues avaient été interdites à la circulation pour leur permettre d’aller plus vite livrer les moteurs à l’usine de Fisherman’s Bend, où les cent premières cellules attendaient impatiemment. Le nouvel avion, officiellement étiqueté Hurricane III, fut souvent appelé Super-Hurricane. Il fut finalement fabriqué à 200 exemplaires en Australie, auxquels on peut ajouter cent Hurricane II équipés du nouveau moteur en Inde. L’épisode donna lieu au tournage d’un film intitulé Bonds of Empire (Liens d’Empire, comme on parle de liens d’amitié ou de famille), qui restera comme l’un des plus efficaces films de propagande de l’époque. Les réalisateurs allèrent jusqu’à rejouer la réunion à l’Air Ministry avec ses véritables participants, fournissant une remarquable référence pour les historiens.
(…)
Mais en novembre 1942, la RAAF n’avait pas seulement besoin de chasseurs. Ses besoins étaient si grands qu’en attendant l’arrivée des B-25 et B-26 américains, elle puisa à nouveau dans son ample réserve de Fairey Battle, pour en faire des harceleurs nocturnes basés à Port Moresby. Si les Battle ne pouvaient espérer survivre de jour, ils pouvaient nuire aux Japonais la nuit, dans la région de Milne Bay ou en Papouasie. Ils acquirent ainsi une réputation méritée de fiabilité lors de ces sorties, qui surprit beaucoup de spécialistes. Leurs nuisances furent au moins du niveau de celles que les Ki-48 infligeaient aux bases alliées.
La question du Battle fut elle aussi discutée à l’Air Ministry, d’autant plus que Fairey poursuivait la production de ces machines pour l’entraînement. Le Battle utilisant un Merlin I, l’affaire vint aux oreilles de Rolls Royce, qui informa le ministère qu’un Battle avait été équipé à Hucknall d’un moteur expérimental Rolls Royce Exe (donnant 1 150 CV au décollage) et que cet appareil était en service quotidien comme avion de liaison en Grande-Bretagne. L’Exe s’était montré très fiable et les performances du Battle avaient été très améliorées. Rolls Royce proposait donc un kit de mise à niveau du Merlin I au standard Exe, livré complet avec cache-flammes (puisque l’utilisation prévue était nocturne). Chez Fairey, des amoureux de l’avion, qui ne s’étaient pas consolés que le Battle ne soit pour l’Histoire que l’un des martyrs de mai 40, proposèrent une série de modifications simples et peu coûteuses afin de faciliter le vol de nuit. Le tout fut approuvé. Le besoin exprimé par la RAAF n’était que de 150 “Night Battle”, mais Fairey et Rolls Royce informèrent le ministère qu’une production en si petite quantité était du gaspillage et qu’il valait mieux construire à ce standard tous les futurs Battle – l’utilité de l’avion d’entraînement n’en serait que plus grande (il permettrait notamment la formation au vol de nuit). Finalement, 120 Night Battle furent livrés aux unités de combat de la RAAF, 30 furent utilisés par la RAF dans les Balkans et 200 fournis à la Royal Indian Air Force, qui en rétrocéda une vingtaine à la Composante Aérienne de la Force Publique belge. Les Night Battle indiens et belges acquirent en Birmanie une excellente réputation, notamment entre les mains du fameux Gérard Greindl.
Dans la RAAF, les Night Battle restèrent en service actif jusque dans les années 1950, au sein des squadrons de réserve. Au début des années 1960, la RAAF alla en récupérer quelques-uns lors de l’affaire de Malaisie (Malayan Emergency), pour les utiliser comme lanceurs de fusées éclairantes lors d’opérations de nuit, et lors de la Confrontation contre l’Indonésie, pour harceler les unités indonésiennes qui s’infiltraient de nuit en Sabah et en Sarawak.
L’aviation indienne conserva elle aussi ses Battle de nombreuses années. Les derniers furent retirés des écoles en 1971. Ils continuèrent à servir à l’instruction des mécaniciens jusque dans les années 1980, époque à laquelle tous ceux qui ressemblaient encore à un avion furent absorbés par le marché des “warbirds” privés. L’un d’eux fut cependant remis en état, repeint aux couleurs de l’avion de Greindl et offert par l’Inde à la Belgique, pour son musée de l’Armée. »

D’après B. Marcus, Les Forces armées australiennes dans la Seconde Guerre Mondiale.

Région de Buna – Le général Vasey consolide l’encerclement des trois garnisons japonaises (Gona, Buna, Sanananda) par ses trois brigades. De nombreux petits chocs se produisent encore, mais c’est une guerre de patrouilles que l’AIF ne peut que gagner, car les Japonais manquent d’effectifs. Défendre l’ensemble de la zone en avant des lignes qu’ils ont créées leur coûterait trop cher et ils sont forcés de se retirer sur leurs positions, acceptant d’être coupés en trois.
Les Australiens ont pris l’avantage, mais ils l’ont payé en fatigue, maladies et pertes en combat. Ils connaissent mieux leur ennemi, et ce qu’ils découvrent ne leur plaît pas. Les Japonais sont déterminés, bien entraînés, convenablement équipés, assez bien ravitaillés et ignorent littéralement le sens de l’expression “faire quartier”. Mais cela, les Australiens le savent déjà – les leçons apprises par l’AMF ont été retenues par tous.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Les transports alliés débarquent à présent le matériel lourd du 8e Rgt de Marines. Une intense bataille aérienne se développe, mais les chasseurs de quatre porte-avions de l’US Navy sont mobilisés pour aider ceux d’Henderson Field à couvrir l’opération et les Japonais ne réussissent qu’à perdre inutilement une douzaine de Betty et six Zéro, en échange de huit chasseurs alliés.
Sur terre, les 2e et 5e Rgt entament un pénible grignotage des positions japonaises. La perte de leur artillerie lourde a simplifié le travail des défenseurs : ils se contentent de faire perdre du temps aux Américains, sans s’accrocher à un point particulier.
………
Iles Salomon – Au crépuscule, les reconnaissances alliées effectuées dans le “Slot” signalent « Quatre destroyers ». C’est une erreur, mais le PBY américain responsable a l’excuse d’avoir dû fuir au même moment une patrouille d’hydravions de chasse japonais. En fait, il s’agit de l’amiral Goto, cap au sud-est avec deux croiseurs lourds, les Mikuma et Mogami, escortés par les quatre destroyers de la 8e Division.
………
Ironbottom Sound – L’amiral Crace a reconstitué une “ABDF-Fleet”. Autour de son navire amiral, le croiseur de bataille britannique HMS Renown, il a rassemblé deux Australiens, le croiseur léger HMAS Brisbane et le destroyer HMAS Arunta, les quatre destroyers hollandais HrMs Van Ghent, Van Nes, Witte de With et Isaac Sweers (1) , plus le croiseur lourd français MN Tourville, qui vient d’arriver dans le Pacifique Sud-Ouest. En ricanant, les coéquipiers des Français leur ont déjà décrit la région comme « un lieu très désagréable pour vivre, mais un très bon endroit pour se faire couler. »
En attendant la fin des réparations du HMAS Australia et du HMNZS Achilles, cette ABDF-Fleet effectue en début de nuit un nouveau bombardement des positions japonaises. L’effet de 6 x 380, 8 x 203 et 12 x 152 est moins brutal que celui des 18 x 406 et 12 x 152 de l’artillerie américaine la veille, mais extrêmement désagréable pour l’Armée japonaise, qui accuse la Flotte de négligence.
Goto n’est pourtant pas loin et se rue dans la Baie, mais il rate la flotte de Crace de moins d’une demi-heure. Frustrés, ses croiseurs bombardent à l’aveuglette les positions alliées. Goto repart ensuite vers le nord, harcelé par les Swordfish du Zaelandia.


15 novembre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Région de Buna
– Vasey, ayant digéré les leçons des premiers combats, décide de changer son axe d’attaque. Eather, qui a l’expérience d’un premier assaut, doit tenter de grignoter la position de Buna par la plantation Duropa, le long de la côte. Il engage dans l’opération deux bataillons, ses deux 25 livres et tous ses mortiers. Le 2/31e a la rude tâche d’attaquer au sud du cap Endaiare, pendant que le 2/33e attaque ce que les Australiens appellent la Nouvelle Piste (New Strip).
L’idée d’Eather est d’attaquer de nuit. Ses hommes ont réglé leur tir sur les emplacements supposés des bunkers japonais. L’opération commence par une avance silencieuse de l’infanterie au plus près des lignes ennemies. Le bombardement se déclenche peu avant l’aube. Il est dérisoire, mais soulève assez de fumée pour empêcher les Japonais de voir arriver l’infanterie, qui marche si près des derniers obus de mortier que les hommes subissent quelques pertes de ce fait. Dans la matinée, l’AIF n’avance guère que d’une centaine de mètres et une contre-attaque menée par deux chars (dont l’un se fait détruire) lui coûte la moitié du terrain gagné. Les pertes sont lourdes. L’après-midi, chacun lèche ses plaies.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Les combats se poursuivent, monotones et sanglants.

Iles Salomon – Les deux camps effectuent dans la journée plusieurs sorties de bombardement aérien sans pertes ni grands résultats, en raison d’une épaisse couverture nuageuse. Celle-ci permet au convoi qui a amené le 8e Rgt de Marines de s’en retourner sans être inquiété vers Nouméa.
………
A l’ouest de Truk, le sous-marin USS Seal attaque un convoi partant pour le Japon et coule deux cargos totalisant 6 500 GRT. Il échappe sans dommage aux escorteurs.
………
Dans la chaîne des Salomon, les navires de Goto sont signalés par des coastwatchers cap au nord, mais peu avant midi, ils reçoivent l’ordre de repartir pour Guadalcanal « pour y détruire des navires ennemis opérant dans le secteur pendant la nuit. » Ils sont cette fois aperçus par le sous-marin MN Sfax, qui ne peut se rapprocher assez pour attaquer.
Les Japonais espèrent en réalité pouvoir surprendre quelques transports alliés dans la Baie. De fait, le CL MN Lamotte-Picquet et les APD USS Colhoun et Thomas ont une mission prévue pour cette nuit-là. Mais les Alliés savent pertinemment que les Japonais ont pisté leurs allées et venues grâce à des avions équipés de radar et Scott a prévu une force de couverture, qui doit aussi maintenir la pression sur les troupes japonaises en les bombardant.
La force de couverture se compose des croiseurs Cleveland et Columbia (classe Cleveland) et de quatre destroyers vétérans de la première bataille de Savo, les Blue, Buchanan, Dewey et Helm. Scott a mis son pavillon sur le Cleveland – il a décidé de mener lui-même cette petite escadre pour se rendre compte en pratique des possibilités des croiseurs armés de douze tubes de 6 pouces. Alors que le soleil se couche, les neuf navires alliés commencent à accélérer vers Guadalcanal. Un G3M3 en patrouille les repère au radar, mais se contente de signaler que les transports rapides alliés prévus sont au rendez-vous…
A 23h30, Goto approche de Savo, à l’entrée nord-ouest de la Baie, cap à l’est-sud-est avec le Mogami (amiral), précédé par les destroyers Arare et Asashio et suivi par le Mikuma, le Kasumi et le Yamagumo. A ce moment, Scott, passé au sud de Savo, longe la rive nord de Guadalcanal, cap à l’est, ses navires en ligne de file, d’abord les deux croiseurs, puis les quatre destroyers (les transports rapides se sont dirigés vers Aola).


Note
1 - L’Isaac Sweers a été réparé en Australie en un temps record après la deuxième bataille de Savo. Les ouvriers des chantiers navals australiens ont en effet un faible pour tous les Européens venus des antipodes se battre à leurs côtés, même si la défense ou la récupération de leurs colonies est la principale explication de leur présence.
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Jon-Jon



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MessagePosté le: Mar Nov 12, 2013 22:01    Sujet du message: Répondre en citant

Sauf erreur de ma part, le Zaelandia n'est pas cité explicitement parmi les navires présent à Nouméa (11/11), alors que tous les autres de l'ABDF-Fleet le sont. A moins qu'il ne soit compté dans les forces d'escortes?
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Kirishima



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MessagePosté le: Mar Nov 12, 2013 22:05    Sujet du message: Répondre en citant

L'ordre de bataille americano-japonais me fait en tout cas beaucoup penser a une version réduite de la Bataille de la baie de l'Impératrice Augusta

http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Empress_Augusta_Bay
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Nov 13, 2013 01:49    Sujet du message: Répondre en citant

Jon-Jon a écrit:
Sauf erreur de ma part, le Zaelandia n'est pas cité explicitement parmi les navires présent à Nouméa (11/11), alors que tous les autres de l'ABDF-Fleet le sont. A moins qu'il ne soit compté dans les forces d'escortes?


On peut le considérer comme un navire de soutien (et non de bataille).
De plus… il est probablement, non à Nouméa, mais du côté de Tulagi !
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Fantasque



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MessagePosté le: Mer Nov 13, 2013 03:57    Sujet du message: Répondre en citant

Il faut demander à Fregaton la hauteur du hangar sur le JB. Il n'est pas impossible que les Français soient confrontés au même problème que les Britanniques et qu'ils modifient les bouts d'ailes des F4U-1. Bien sur, il y aura toujours un ingénieur qui voudra se pendre de désespoir (au gibet, bien entendu...).

En fait on peut avoir un Lagadec arrivant aux States, et faisant un premier vol sur le F4U-1 (m'ouais....) puis un second avec cette fois une tentative d'appontage et là, horreur, "mais ce machin est vicieux, il part toujours par le côté qu'on attend pas, non mais ça va pas la tête, pas question de faire apponter cela...", puis dans un troisième temps, il essaye un F4U-1 modifié (soit Brit soit français) et là "tiens, le vice a disparu..." et de disserter sur la beauté des effets non intentionnels....puis 4ème temps, un ingénieur lui demande d'essayer un F4U-1 'sur lequel on a fait des petites modifications" et la découverte du nirvana...."mais ce machin est devenu parfaitement prévisible"...etc?

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(et je vous épargne ce qui sert aux vices car le sert vice n'est pas compris)
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Parmenion



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MessagePosté le: Mer Nov 13, 2013 11:33    Sujet du message: Répondre en citant

Une petite suggestion : pourquoi ne pas reproduire, pour les évolutions du Corsair, les circonstances qui ont conduit à l'adoption OTL du moteur Merlin sur le Mustang ?

Les personnages pourraient être assez facilement transposés : Ronnie Harker, pilote d'essai de Rolls-Royce OTL, devient Lagadec (et inversement Very Happy ) ; toujours OTL, il y a un ingénieur brillant (Witold Challier), et le responsable de la logistique au ministère de l'Air anglais (Wilfried Freeman), tous deux convaincus par les compte-rendus de Harker et qui poussent à la modification de l'appareil ; et des officiels Américains peu ouverts aux propositions de leurs alliés...

Parmenion
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FREGATON



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MessagePosté le: Mer Nov 13, 2013 11:57    Sujet du message: Répondre en citant

Fantasque a écrit:
Il faut demander à Fregaton la hauteur du hangar sur le JB.


Je n'avais pas, à l'époque, "bidouillé" le JB à une échelle aussi précise... Ressortons donc nos cours d'archinav en attendant le guide de visite cher à Casus... Twisted Evil

Si on prend en compte les contraintes industrielles et le pragmatisme anglo-saxon, on peut sans trop se tromper avancer les éléments suivants:

Pour gagner en temps d'études, en facilité d'approvisionnements etc... la politique de standardisation et de "re-use" voudrait que les principaux composants du hangar se rapprochent le plus possible de ceux des Essex contemporains pour profiter des effets de série.
En particulier les ascenseurs, les systèmes de ventilation, les sabords latéraux et leurs apparaux de levage, les catapultes etc... imposent une hauteur de hangar sensiblement identique aux CV9; et ce de l'arrière jusqu'au moins l’ascenseur central avant, ensuite la tonture du pont principal nécessite une réduction du clair sous barreau.
De plus, compte tenu de l'importante réserve de stabilité d'une coque de BB, cette hauteur de hangar est largement acceptable sans influer sur la tenue à la mer de la bête!

What else? sert vice 10% en sus...!
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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Nov 13, 2013 12:01    Sujet du message: Répondre en citant

La suite... où l'on commence à passer aux choses sérieuses.

16 novembre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Région de Buna
– La nuit du 15 au 16 est agitée par d’innombrables escarmouches. Les Japonais s’infiltrent au milieu des Australiens pour leur tirer dessus par derrière. Cette défense active est désagréablement efficace.
A l’aube du 16, Vasey constate que les pertes subies (nombreuses) et le terrain conquis (minime) rappellent inévitablement la Première Guerre. Une comparaison peu enviable ! La seule conclusion est que, l’ennemi bénéficiant de la supériorité aérienne et d’un ravitaillement par mer garanti, Vasey est en position de faiblesse. Sa propre ligne de ravitaillement est mince et fragile. Une bonne partie de ses espoirs reposent sur trois Harrow, qui peuvent se poser sur l’affreuse piste de Popondetta avec une charge substantielle. Les DC-2 (et quelques DC-3) de la RAAF et les Lodestar de la NEIAF ne peuvent se poser qu’à Kokoda et Myola.
Faute de mieux, Vasey décide d’attendre un renversement de la situation aérienne, ou une victoire à Milne Bay qui permettrait à des transports de contourner la pointe est de la Nouvelle-Guinée pour lui apporter des chars et des canons. Jusque là, la seule option possible est de resserrer l’encerclement des trois secteurs japonais, de préserver ses hommes des maladies et d’amasser le plus possible de ravitaillement.
Pour cela, le rôle du Papua-New-Guinea Porter Corps (organisé un mois plus tôt comme force auxiliaire de l’Armée australienne) va être essentiel. Peu à peu, les porteurs – irremplaçables dans les zones les plus accidentées – pourront être aidés par des sections de route construites à grand peine sur les parties les plus plates du trajet, et sur lesquelles circuleront des jeeps ou des “camions squelettes”.

Région de Milne Bay – Jouant d’audace, deux vedettes lance-torpilles néo-zélandaises (des type Elco de l’US Navy acquises par prêt-bail et basées avec les vedettes hollandaises dans l’île de Bono Bono) pénètrent dans Milne Bay. Les deux MTB torpillent et coulent un caboteur à moteur de 830 GRT ; puis elles engagent et coulent deux péniches en ressortant de la Baie.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Ironbottom Sound – Bataille de Pointe Cruz
01h15
– Les vedettes PT-37 et PT-39 aperçoivent les navires de Goto et se lancent dans une spectaculaire attaque à grande vitesse. Spectaculaire en effet, mais peu efficace. L’écume que soulèvent les vedettes est immédiatement repérée par les Japonais, qui ouvrent le feu avec tout ce qu’ils ont en dehors des 8 pouces des croiseurs lourds. Les traçantes et les gerbes soulevées par les obus font vite perdre aux vedettes leurs repères de visée, mais elles s’acharnent à trouver une position de tir en zigzaguant à grande vitesse, tandis que les navires de Goto manœuvrent avec autant d’ardeur pour éviter des sillages de torpilles dont la plupart sont imaginaires. A ce moment, les Japonais croient avoir affaire à six ou huit vedettes ! Au bout d’un quart d’heure, les Américains finissent par tirer leurs torpilles, mais ils sont en mauvaise position et aucune n’atteint son but.
Scott a observé avec intérêt cette action, grâce aux messages radio des vedettes puis à son radar. Il profite du fait que les Japonais sont occupés avec les vedettes et que leur radar a des difficultés en raison de la proximité de la terre. De plus, bien que Scott l’ignore, les radars à basse fréquence allemands utilisés par les Japonais sont plus affectés par le temps orageux que les appareils américains.
01h35 – Scott ordonne à son escadre de monter à 28 nœuds et de venir plein nord. Très vite, il se retrouve en travers de la route de Goto et lui barre le T.
La formation japonaise a pendant ce temps perdu son ordonnance initiale. L’Arare et l’Asashio se retrouvent à 2 000 mètres par tribord avant du Mogami, suivi par le Mikuma, 1 000 mètres en arrière et un peu à bâbord, avec les deux autres destroyers plus en arrière. Goto lui-même a tourné son attention vers le rivage, où il espère trouver des transports en train de décharger – faute de quoi, il envisage de bombarder les positions alliées.
01h41 – Les deux forces s’aperçoivent à peu près en même temps, mais les Américains s’y attendent et les Japonais sont totalement surpris. Les vigies du Cleveland repèrent les deux destroyers les plus proches (qu’ils prennent pour des croiseurs légers) et les deux croiseurs lourds.
01h42 – Scott donne l’ordre d’ouvrir le feu. Les quatre destroyers tirent sur l’Asashio, à 5 000 mètres, le Columbia sur l’Arare, à la même distance, et le Cleveland sur le Mogami, environ 700 mètres plus loin. Les destroyers lancent aussi leurs torpilles, mais ce sera sans résultat.
Le tir américain est rapide et précis et les deux destroyers de tête japonais, vite gravement touchés, sont la proie des flammes. La lueur des incendies gêne un moment la visée des artilleurs du Cleveland, mais le Mogami est touché lui aussi.
01h45 – C’est le tournant de l’action : un obus de 6 pouces explose sur la passerelle du Mogami, tuant ou blessant plus ou moins gravement tous les hommes présents. Le commandant est grièvement touché. Goto lui-même n’est que superficiellement blessé par des éclats de verre, mais il est commotionné et reste incapable de commander durant plusieurs minutes vitales. Momentanément décapité, le Mogami dévie de sa course et abat sur bâbord (vers le large) et le Mikuma est obligé de manœuvrer brutalement pour l’éviter. Le Mogami reçoit une douzaine d’obus de 6 pouces et plusieurs obus de 5 pouces. Il a lui-même ouvert le feu, mais sous la pluie d’obus, son tir est erratique. Le Mikuma est plus précis et un obus de 8 pouces détruit une tourelle de 5 pouces du Columbia. Celui-ci cesse de tirer sur l’Arare (qui a son compte) et reporte son feu sur le Mikuma.
01h50 – Des obus incendient les deux hydravions du Mogami, illuminant brillamment le croiseur. Son commandant en second, qui a rejoint la passerelle, ordonne de rompre le combat contre ce qu’il croit être, en observant les éclairs de départ des coups, huit navires ennemis. Au moment où il fait demi-tour, le navire lance quatre torpilles, mais toutes ratent leur but.
Plusieurs incendies font rage sur les superstructures du croiseur qui s’éloigne et Scott le décrira comme « brûlant de la proue à la poupe, mais continuant à faire parler son armement principal. » L’amiral américain est trop optimiste. Le Mogami est touché, mais il n’est pas gravement atteint et ses capacités combatives sont intactes.
Le Mikuma suit son navire amiral, tout en tirant vite et bien. Il encadre régulièrement le Columbia, qu’il touche de plusieurs obus de 8 pouces. Mais bientôt, les destroyers américains viennent soutenir le Columbia et le Mikuma est touché par une douzaine d’obus de 5 et 6 pouces, quoique ces dommages ne réduisent guère sa puissance. Pourtant, se trouvant débordé par le nombre, le Mikuma se retire lui aussi derrière un rideau de fumée. Ses deux destroyers de queue le suivent.
L’Arare et l’Asashio, brûlant férocement, sont laissés en pâture aux Américains. Le premier explose sous leurs tirs et l’Asashio sombre.
L’action s’achève. Scott, inquiet pour le Columbia et estimant avoir coulé deux croiseurs légers japonais et durement endommagés deux croiseurs lourds, décide de se replier. Il ressort de la baie à grande vitesse en passant au sud de Savo.
Pendant ce temps, blessé et furieux, Goto remet de l’ordre dans son escadre au nord de Savo pendant que ses équipages éteignent les incendies et réparent les dommages les plus gênants.
02h30 – Les incendies éteints, les Japonais entrent à nouveau dans la Baie, espérant y retrouver l’ennemi pour un deuxième round. A leur grande déception, une fois au large de Pointe Cruz, ils ne découvrent personne d’autre que les survivants des destroyers coulés.
03h05 – Les quatre bâtiments repartent dans le Slot vers le nord-ouest à 32 nœuds, les deux croiseurs suivis par les deux destroyers. Le Mikuma est en tête, sa passerelle n’ayant pas subi les dégâts soufferts par celle du navire amiral et ses vigies n’ayant pas eu de pertes. Après l’expérience qu’il vient de vivre, Goto n’a plus envie de se fier aux radars…
« La bataille de Pointe Cruz fut la première vraie victoire de l’US Navy dans une action de nuit contre la Marine Impériale. Plus encore que ses suites immédiates, elle améliora considérablement le moral des équipages alliés et fit de Scott une figure marquante de la Marine américaine. » (Jack Bailey, Un Océan de flammes – La guerre aéronavale dans le Pacifique)
………
Bataille de Pointe Cruz – Des suites agitées
04h18
– Une vigie du Mikuma (toujours en tête) repère un sous-marin en surface (il s’agit probablement du Français Sfax… à moins que la vigie n’ait cru voir un sous-marin inexistant) et le commandant du Mikuma ordonne de virer à fond sur bâbord. Mais le Mogami vire moins serré et éperonne le flanc bâbord de son jumeau sous la passerelle, défonçant les réservoirs de mazout du Mikuma, derrière lequel commence à s’étendre une longue traînée huileuse.
La proue du Mogami se brise, pliée presque à angle droit devant sa tourelle de 8 pouces avant. Sa vitesse tombe à 12 nœuds. L’équipage fait de son mieux, mais au lever du jour, le croiseur ne peut toujours pas dépasser 14 nœuds.
Goto (qui, au moment de la catastrophe, venait de descendre se faire soigner convenablement à l’infirmerie) est effondré. L’apparition à l’aube d’une patrouille d’hydravions de chasse A6M2-N de Rekata Bay ne le déride pas. De fait, si les hydravions abattent un PBY vers 06h25, celui-ci a eu le temps de signaler les navires japonais et les coastwatchers en ont fait autant.
08h15 – Goto est attaqué par neuf B-17 venus de La Tontouta, qui ont été détournés d’un raid contre les positions japonaises à Guadalcanal. Les Forteresses abattent deux A6M2-N sans perte de leur côté, mais leurs bombes tombent loin des navires japonais.
10h30 – Deux J1N arrivés de Buin et sept A6M2-N interceptent six Manchester de la RAAF ; ils en abattent deux et perdent un troisième hydravion de chasse. Les bombes des Manchester ratent leur but, mais pendant ce temps, quatre Beaufort de la RAAF se glissent au ras des vagues. L’un est abattu par une DCA très active, mais les trois autres attaquent le Mikuma. Ils lancent de très près et une torpille touche le croiseur, aggravant les dégâts de la collision (il semble que les aviateurs alliés n’aient pas attaqué le Mogami en raison de son allure lamentable : il a l’air plus mal en point qu’il ne l’est).
11h40 – Neuf Dauntless et six Wildcat venant d’Henderson Field approchent. Ils sont interceptés par huit A6M2-N et trois J1N, mais les chasseurs américains abattent quatre des hydravions de chasse, ne perdant qu’un des leurs, pendant que les J1N parviennent jusqu’aux Dauntless et en abattent un. Les huit autres bombardiers placent trois bombes sur le Mikuma. L’une démolit la catapulte tribord et déclenche un incendie, la deuxième détruit l’une des tourelles de 5 pouces, mais la dernière frappe les tubes lance-torpilles et les Longues Lances explosent, ravageant la partie centrale du navire, qui stoppe, en feu. De son côté, le Mogami est touché sur la tourelle Y par une bombe qui massacre ses servants et détruit la tourelle.
Ce sera la dernière attaque de la journée (quoique des B-20 de la RAF, trop rapides pour l’escorte de chasse, pistent ce qui reste de l’escadre de Goto).
Cependant, l’incendie du Mikuma a des conséquences dramatiques. Après deux heures de lutte, le commandant donne l’ordre d’évacuer le bord et le navire coule peu après.
Quand le Kasumi, le Yamagumo et le Mogami amputé de sa proue atteignent Rabaul, Goto, au désespoir, songe au suicide. Il ressasse qu’il n’aurait pas dû passer outre l’avis des médecins et que son état de faiblesse dû à ses blessures du mois d’août, mal guéries, l’a empêché de réagir convenablement. Il faut un message de Yamamoto lui-même pour le dissuader de mettre fin à ses jours.

Truk – Le sous-marin USS Seal intercepte un convoi japonais approchant du grand port. Il attaque en plongée à 13h30 et coule le gros transport Boston Maru, chargé d’équipements et de matériel militaire. Mais l’escorte est efficace et le Seal, incapable de se dégager, endommagé par des grenades sous-marines, doit faire surface. Il est alors canonné, éperonné et coulé par le DD Okikaze. Ce vieux bâtiment fait partie de la classe Minekaze (1920-1925), dont les bâtiments ont été consacrés à la lutte ASM.
………
Guadalcanal – Toute la journée, les 2e et 5e Rgt de Marines continuent à s’échiner pour gagner mètre après mètre.
En face, les survivants du Groupement Oka et les restes de la 2e Division ont mis au point une défense en mille-feuilles – il y a toujours une couche de bunkers, de tranchées, de trous d’hommes, derrière celle qu’on est en train d’éliminer. Les Marines parlent plutôt de défense en oignon, « parce que ça fait pleurer de l’éplucher ! » Pour reprendre l’initiative – puisqu’ainsi en a décidé l’état-major de l’Armée Impériale, à Tokyo – le général Kawagushi attend que le 3e Régiment d’Infanterie (28e Division) soit au complet. Mais les hommes n’arrivent qu’au compte-gouttes, cent une nuit, deux cents la nuit suivante, et sitôt débarqués, ils sont assaillis par les moustiques (sans parler des P-39 en maraude). Du coup, ils souffrent bientôt du paludisme.

Suva (îles Fidji) – Huit G4M1 effectuent un bombardement de nuit, visant… l’épave du North Carolina, toujours amarrée là : vue du ciel, elle peut donner l’impression que le cuirassé est toujours à flot. L’épave est légèrement touchée, mais les docks de Suva souffrent beaucoup et deux petits bateaux de pêche sont détruits. Cependant, la RAAF réplique : trois Defiant ont été déployés à Suva. Un seul est opérationnel, mais il parvient à détruire un G4M1. Le bombardier s’écrase dans les collines au-dessus de la ville, consolant un peu les habitants.


17 novembre
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des combats.
………
Ironbottom sound – Toute la nuit, les vedettes rapides des deux camps sont en maraude dans la Baie. Celles d’Iishi coulent de deux torpilles un caboteur de 400 GRT.
Les MTB américaines repèrent un petit convoi à 25 milles de Guadalcanal. Apprenant rapidement leur métier, les PT-45 et 48 attaquent sans faire rugir leurs moteurs, restant invisibles en naviguant à petite vitesse dans l’obscurité. Le convoi (deux chalutiers de 250 GRT et deux chasseurs de sous-marin de classe Cha) est pris par surprise. L’un des transports est foudroyé par une torpille.
………
Truk – Réunion d’état-major dans l’après-midi à bord du Musashi. « L’épisode de la nuit du 15 au 16, indique Ugaki, confirme que l’ennemi s’est considérablement renforcé. C’est vrai du point de vue naval, mais aussi du point de vue aérien et terrestre. Il est évident qu’une action majeure contre nos positions sur Guadalcanal est à craindre dans le proche avenir. Et une action navale y sera certainement associée. »
« Pour y faire face, répond Yamamoto, il n’est pas envisageable d’utiliser le Musashi ou le Yamato (1). Le Hyûga est à Singapour et le Yamashiro est en réparations – de toutes façons, ils sont trop lents. Le Mutsu nous manque, malheureusement, il ne sera de nouveau opérationnel qu’en février. »
– Et les trois cuirassés rapides de la Flotte Combinée ?
– Ce sont les seuls navires de ligne à pouvoir accompagner les porte-avions rapides. Il n’est admissible de les utiliser pour un bombardement naval que si aucun navire de ligne ennemi n’est dans le secteur.
– Nous pourrions utiliser le
Hiryû et le Shôkaku, rappelle Ugaki. Leurs groupes aériens brûlent de passer à l’action.
– Non, non,
répond Yamamoto. Pour engager les porte-avions, je tiens à disposer d’au moins deux divisions [quatre navires].
Les Ryujo et Zuiho sont prêts ! assure Yamaguchi.
Yamamoto soupire : « A eux deux, ils n’emportent pas autant d’avions que le seul Akagi… Non, j'espère que le recours aux porte-avions ne sera pas nécessaire. »

Grand Jeu entre la Chine et l’Inde
Nouvelle-Delhi
– Meiling Sung (apparemment réconciliée avec Tchang Kai-chek, si besoin était vraiment), est en route pour les Etats-Unis. A la faveur de son passage par l’Inde, elle a de longs entretiens avec des nationalistes indiens. Elle souligne devant eux que la position de Dominion de l’Empire Britannique leur assurerait la protection d’une grande puissance et les mettrait à l’abri des drames vécus par la Chine ces dernières années, qu’il s’agisse de la guerre avec le Japon ou des troubles internes de tous ordres.
Les interlocuteurs de l’envoyée chinoise sont divisés. Les uns (notamment ceux qui redoutent le séparatisme pakistanais des partisans de Jinnah) estiment qu’en effet, devenir un Dominion pourrait être une étape constructive sur la route de l’indépendance – les exemples du Canada et de l’Australie ne sont pas des repoussoirs. Les autres se demandent si la Chine ne joue pas double jeu et ne cherche pas à maintenir l’Inde dans la posture d’un satellite des Occidentaux pour s’affirmer, après la guerre, comme le leader d’une Asie indépendante.
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