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Texte intégral Asie-Pacifique Novembre 42
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Lynx999



Inscrit le: 25 Mar 2013
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MessagePosté le: Lun Oct 28, 2013 23:36    Sujet du message: Répondre en citant

Manque plus que le Richelieu, quelques Iowa, 1 ou 2 Montana, au moins un KGV (Anson ou Howe) et le compte sera bon. Very Happy
À quand cette immense armada dans la rade de Tokyo?
Encore bravo pour ce méticuleux travail et le panorama impressionnant offert par notre cher breton . Applause Applause Applause Applause
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"Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
La Garde Impériale entra dans la fournaise"
Victor Hugo
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GAULLISTE 54



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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2013 01:12    Sujet du message: Répondre en citant

Lynx999 a écrit:
Manque plus que le Richelieu, quelques Iowa, 1 ou 2 Montana, au moins un KGV (Anson ou Howe) et le compte sera bon. Very Happy
À quand cette immense armada dans la rade de Tokyo?
Encore bravo pour ce méticuleux travail et le panorama impressionnant offert par notre cher breton . Applause Applause Applause Applause



C'est vrai que j'ai hâte de voir le Japon capituler grâce aux efforts combinés des Flottes Alliées et aussi grâce aux 2 Bombes qu'il va se prendre sur la tronche !!

Encore bravo pour cette histoire passionnante Applause Applause Applause Applause

Ah ! Si seulement ça c'était passé ainsi ...
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Hendryk



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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2013 01:37    Sujet du message: Répondre en citant

GAULLISTE 54 a écrit:
C'est vrai que j'ai hâte de voir le Japon capituler grâce aux efforts combinés des Flottes Alliées et aussi grâce aux 2 Bombes qu'il va se prendre sur la tronche !!

Parce l'histoire de la Guerre du Pacifique est surtout connue du public occidental par le biais de sources américaines, on sous-estime souvent le rôle de l'URSS dans la capitulation japonaise. La perte subite de toute la Mandchourie a été pour la caste militaire un choc au moins aussi traumatisant que la destruction de Hiroshima et Nagasaki.

Mais je rejoins le consensus: quand on lit l'impressionnante énumération de navires rassemblés en Nouvelle-Calédonie, on est impatient de les voir se frotter à la flotte japonaise.
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delta force



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MessagePosté le: Dim Nov 03, 2013 13:38    Sujet du message: Répondre en citant

la suite s'annonce passionnante Very Happy
avec une situation intéressante :
- l'IJN a toujours une flotte de PA (avec des flottilles reconstituées si je suis bien) supérieure à celle des alliés, mais par contre est en infériorité sur les navires de lignes (certes le Yamato et le Musaishi sont là mais l'IJN va t elle vouloir les engager ? )
- la RN est active dans l'océan indien donc l'IJN est obligée de garder des forces importantes à l'Est : la Malaisie et les Indes Néerlandaises ont trop de valeur et ont coûté trop cher pour les laisser sans surveillance suffisante ) ;
-Tiens ne pourrait on pas envisager une offensive de de diversion vers les indes néerlandaises et/ou la Malaisie ne serait ce que pour obliger l'IJN a maintenir des forces dans ce secteur (navires mais aussi flotte aériennes) pendant une sortie de la flotte de Nouméa ? à moins que l'Illustrious ou l' Indomitable se joigne à la flotte allié du pacifique ? (adaptation en FTL du prêt en OTL, décembre 1942, du Victorious à l'US Navy, il reçut le nom de code USS ROBIN).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 10, 2013 11:28    Sujet du message: Répondre en citant

On repart.

ATTENTION : vous verrez parfois des épisodes "expédiés" en une phrase elliptique.
Si vous vous sentez inspirés pour combler ces "creux", n'hésitez pas…

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Casus Frankie

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Casus Frankie
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Messages: 10076
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MessagePosté le: Dim Nov 10, 2013 11:43    Sujet du message: Répondre en citant

12 novembre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Port Moresby
– Tous les Ki-44 disponibles du 1er Sentai – seize appareils – et sept Ki-43 escortent huit bombardiers en piqué Aichi (la version produite pour l’Armée du D3A de la Marine) qui vont attaquer Port Moresby. En effet, un vol de reconnaissance a repéré la veille l’arrivée d’un convoi de quatre gros transports.
Le radar de contrôle de la chasse lance 14 Hurricane et quatre Boomerang, mais cette fois les Ki-44 peuvent se placer entre les Hurricane et les bombardiers. Le résultat est désastreux pour la RAAF, qui perd trois Hurricane (deux pilotes tués), plus deux qui seront irréparables, en échange d’un seul Ki-44 (un autre ne rentrera à Lae que pour s’y écraser). Les Ki-43 empêchent les Boomerang d’attaquer les bombardiers ; le combat ayant lieu à basse altitude (où le petit chasseur australien est compétitif), un seul Boomerang est abattu, contre un Ki-43. Mais les bombardiers en piqué ont le champ libre contre des bateaux immobiles. Le cargo grec Alessos Virgilios (4 500 GRT, rations et autres fournitures militaires), touché par une bombe à la chambre des machines, coule immédiatement. Un Liberty ship américain de 7 660 GRT, en cours de déchargement à quai, est touché deux fois et incendié ; il est remorqué au milieu du port, où il explose une heure plus tard. Fort heureusement, les 800 GI qu’il amenait ont déjà débarqué, mais plusieurs bombes touchent les quais, incendiant des milliers de tonnes de produits inflammables récemment déchargés. Il y a plus de vingt morts et blessés parmi les dockers. En contrepartie, deux bombardiers en piqué sont abattus par la DCA.
Informé, le général Blamey est furieux, car ce coup l’oblige à retarder le lancement de ses offensives. Ses protestations vont se faire entendre à Londres comme à Washington.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Le colonel Puller est récompensé de son acharnement et de son énergie : ce sont ses hommes qui découvrent le nid de Pistol Pete ! Guidés par les appareils d’écoute de la compagnie de réglage de tir (RAA) venue de Tulagi tout exprès, le 1er Régiment a continué de progresser à travers la jungle. Enfin, une patrouille a repéré les six canons de 150 mm, à peine gardés – les Japonais n’imaginaient pas que les Américains pourraient avancer si vite. Les Marines n’ont pas cherché à finasser et ont mis les monstres hors d’état de nuire à grand renfort d’explosifs.
………
Ironbottom Sound – Dans la nuit, en prélude à l’arrivée du 8e Rgt USMC, l’APD australien Stuart et le CL français Emile-Bertin livrent à Red Beach une grande quantité de munitions pour les 105 et 155 mm des Marines.
Le débarquement des obus ne prend qu’une heure ; pendant ce temps, des barils de 44 gallons remplis de toutes sortes d'approvisionnements sont poussés à la mer. Ils sont immédiatement rassemblés par de petites vedettes néo-zélandaises, des bateaux Higgins et d’autres petites embarcations, puis ils sont remorqués jusqu’au rivage, où les Marines en prennent livraison. Cette méthode rapide a été mise au point les semaines précédentes. Elle est très appréciée tant par l’USMC que par l’AMF, d’autant plus qu’une fois les barils vidés, on peut les couper en long pour obtenir deux demi-cylindres qui font d’excellents toits pour des abris creusés dans le sol, invulnérables à toute autre chose qu’un coup direct.

Iles Salomon – Les six G3M3 basés à Rabaul et équipés de radar ont commencé leur surveillance nocturne de la chaîne d’îles. Malgré leur faible nombre et la fiabilité incertaine de leurs appareillages, ils commencent à se faire une idée des mouvements des navires alliés. Cependant, ils ont aussi attiré l’attention d’autres patrouilleurs de la nuit…
« Les radars allemands envoyés au Japon par le train au début de 1942 avaient été au passage dûment examinés par les services de renseignement soviétiques, NKVD et GRU. Très vite, Staline comprit qu’il avait intérêt à partager ces informations avec les Alliés pour obtenir d’eux toute l’aide possible lors de la confrontation, qu’il savait inéluctable, avec Hitler. Il démontrait ainsi aux Occidentaux sa bonne volonté ; de plus, cela affaiblissait le Japon, lui ôtant tout souci sur ses frontières asiatiques. Mieux encore, l’espionnage des trains de matériel entre l’Allemagne et le Japon lui permettait de renseigner les Alliés sans risquer de compromettre les réseaux soviétiques en Allemagne et au Japon.
En janvier 1942, les Alliés, ainsi renseignés, décidèrent l’envoi sur le théâtre Pacifique d’équipes et de matériel de contre-mesures électroniques (ECM, brouillage) et d’écoute (ESM, détection passive) qui avaient démontré leur utilité en Europe.
Dès 1939, à la demande de la Marine Nationale, le groupe américain ITT avait commencé à développer des moyens de goniométrie puissants pour localiser les sous-marins. Ce procédé (avec des brevets français) fut par la suite exploité par tous les Alliés. Scientifiques et techniciens français étaient également très attentifs au développement de ce que l’on appelle aujourd’hui contre-mesures électroniques (y compris la détection passive). Il faut rappeler que si un radar a une portée (par exemple) de 20 nautiques, il peut être détecté par un récepteur opérant sur sa fréquence au double de cette portée (soit, ici, 40 nautiques). C’est encore plus vrai pour les radars aéroportés.
De leur côté, ayant pris conscience de l’état des travaux français après leur victoire dans la Campagne de France, les Allemands avaient développé une doctrine de silence radar que les Japonais allaient finir par imiter, en fonction de leur propre expérience.
La culture des ECM/ESM diffusa vite des équipes françaises aux anglaises. Au début de 1942, les Américains (USAAF et US Navy) étaient en retard du point de vue technique, mais ils allaient se rattraper et passeraient même en tête dès la mi-1943.
Les “renifleurs de radars” arrivèrent en juillet dans le Pacifique et leurs premiers exploits eurent lieu lors de la bataille des Salomon Orientales.
Début novembre, tous les avions alliés dans le secteur détectaient les radars de type Freya. Ces derniers émettaient sur une longueur d’onde détectée par les radios VHF des appareils alliés, dont pilotes et radios entendaient dans leurs écouteurs un gazouillis caractéristique. En revanche, un radar de type Würzburg, travaillant sur une fréquence bien plus élevée, ne pouvait pas être détecté de la sorte, non plus que les appareillages aéroportés développés en Allemagne en 1941, qui émettaient dans la bande des 53 cm. Repérer ces engins était le travail des “renifleurs” (snoopers, pour les Anglo-Américains).
Suivant les consignes britanniques, la RAAF et la RAN avaient mis sur pied une unité commune de seize avions, dont six Hudson, deux Whitley, trois Wellington, deux Defiant et trois Catalina. Ce “Special Purpose Squadron” ou SPS opérait de la côte nord-est de l’Australie, avec un détachement à Port Moresby.
Les Français avaient chargé de cette tâche deux Amiot 351 et quatre LeO-451 de l’Armée de l’Air, ainsi que quatre Hudson et trois Catalina de l’Aéronavale (1). Ces appareils étaient basés à Nouméa, avec des détachements selon les besoins. L’unité mixte ainsi formée avait été baptisée Groupe de Transport V/17 (appellation évidemment tout à fait fictive).
Un commandement centralisé des unités d’ECM/ESM alliées (SPS, GT V/17, et par la suite unités de l’USAAF et de l’US Navy) avait été établi à Sydney. C’est ainsi que, quelques jours après le début des patrouilles des G3M japonais équipés de radars, l’état-major allié fut informé de la présence de ces indiscrets. L’objet de leur curiosité était évident – surveiller les navires alliés profitant de la nuit pour ravitailler Guadalcanal. » (Extrait de l’ouvrage collectif Dans les coulisses de la guerre secrète, Paris, 1965)


Pacifique Central
Tarawa
– Trois transports débarquent sur l’atoll de quoi construire des défenses puissantes et améliorer l’aérodrome. Ils ajoutent aussi 450 hommes à la garnison, qui en compte déjà 1 500. En effet, n’espérant plus s’emparer de la Nouvelle-Calédonie ni même des Fidji ou des Samoa, et le terrain de Guadalcanal étant contrôlé par les Alliés, l’amiral Yamamoto a décidé de renforcer Tarawa pour en faire une nouvelle base d’où désorganiser le trafic maritime allié.


13 novembre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Région de Buna
– L’AIF a progressé précautionneusement les jours précédents, suivant le repli des Japonais sur le périmètre de défense Gona-Sanananda-Buna. Cette progression a été émaillée de vives escarmouches et le commandement de l’AIF a décidé de commencer par tâter les défenses de Buna, au sud, avec le 25e Brigade Group. Pour soutenir ses quatre bataillons, le Brigadier Eather a en tout et pour tout deux canons de 25 livres, en plus des mortiers de l’infanterie. Préoccupé, il a demandé à ses officiers d’être très économes de leurs troupes.
Le 2/25e commence par sonder les défenses ouest de Buna en avançant le long de la Girua. A cet endroit, la piste est entourée de marais. Dès le premier contact avec les Japonais, de violents tirs de mitrailleuse lourde interrompent l’avance de la compagnie A. Sur la droite, la compagnie B rencontre une clairière d’herbe kunai, elle aussi battue de tirs de mitrailleuses. Voyant cela, Eather ordonne à ses hommes de se replier sur des positions où ils puissent creuser des retranchements sans craindre les infiltrations d’eau.
Une nouvelle attaque s’intéresse au sud-est de la plantation Duropa, mais cette zone a été déboisée pour construire une piste d’aviation et l’attaque s’enlise vite en face des tirs croisés de mitrailleuses bien protégées. « Tous les emplacements semblent faits avec des troncs de cocotiers, qui servent aussi pour le toit, indiquera Eather dans son rapport. Le tout est camouflé selon l’environnement. A l’ouest de la piste de Duropa, les bunkers sont recouverts d’herbe kunai ; à l’est, ils sont semés de débris de noix de coco et de panaches de cocotiers. Le plus souvent, les trous d’observation sont très bien dissimulés et les portes sont en général invisibles. Il faut être juste devant un bunker (ou dessus) pour le voir. »
Une troisième force s’en prend au Triangle, une très puissante position située 1 200 mètres au sud du bâtiment gouvernemental de Buna. Là encore, l’attaque s’interrompt très vite devant des défenses bien organisées.
Au total, l’attaque est un échec, mais n’a coûté que peu d’hommes et a permis de cerner très exactement le problème…

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Après leur victoire de la veille, les hommes du 1er Rgt de Marines soufflent un peu, comme leurs camarades du 6e Rgt, à l’intérieur des terres. En fait, ils sont épuisés !
Le commandement américain décide de les relever. Vandegrift et DeCarre font monter en ligne les 5e et 2e Régiments (respectivement de la 1ère et de la 2e Division USMC).
………
Ironbottom Sound – Dans la nuit du 13 au 14, l’amiral Scott mène en personne dans la Baie la Task-Force 34.1 (BB Indiana et Massachusetts, CL Columbia, DD Beatty, Cowie, Doran, Fitch, Forrest, Knight, Mervine, Quick) afin, dit-il, de « donner à l’Indiana un peu d’action avant de l’expédier à l’arrière » (c’est à dire à Pearl Harbor, sur l’ordre de Nimitz). Les deux cuirassés et le croiseur effectuent un bombardement dévastateur de 70 minutes contre les positions japonaises.
Les forces japonaises à Guadalcanal appellent Rabaul et Truk à l’aide, mais la Marine Impériale a été totalement surprise. Seul Goto est dans la région, mais il est au large de Bougainville. Tanaka doit protéger un convoi de renfort vers Milne Bay et Lae. Iishi et ses vedettes ne peuvent qu’assister au bombardement – chaque fois qu’ils tentent de s’approcher, ils sont aperçus et repoussés par l’escorte des cuirassés.
Pendant que les cuirassés attirent l’attention des Japonais, les transports amenant le 8e Rgt de Marines débarquent tout le régiment sur Red Beach sans perdre un homme.

Nouméa« Une bonne et une moins bonne nouvelle aujourd’hui. La bonne, c’est que l’AC 20 va recevoir des Wildcat dernier modèle, cadeau de l’US Marine Corps, officiellement cette fois, en reconnaissance de nos bons et loyaux services à Guadalcanal ! Nous sommes tous ravis à la perspective de retourner dans une quinzaine à Henderson Field avec ces appareils nettement préférables à nos H-87, mais ma joie personnelle est de courte durée – c’est la moins bonne nouvelle : je n’en serai pas !
Ordre d’Alger, on m’expédie aux Etats-Unis, il paraît qu’en raison de mon expérience sur le Lexington, ma présence là-bas est nécessaire pour la Marine Nationale ! Je ne vois pas en quoi mon expérience sur Lady Lex me rend irremplaçable pour participer à la mise au point d’une barcasse du genre du pauvre Bois-Belleau, mais les huiles sont inflexibles. Je finis par plaider que je n’ai fait que deux mois à Guadalcanal, qu’il faut que je termine mon tour d’opérations, mais on me répond qu’avec mon temps sur le Lexington (encore) et ma blessure (enfin, mon gros coup de soleil), j’ai largement fait mes trois mois…
Je ne peux pas dire que je regretterai le climat délicieux et les moustiques de Guadalcanal, mais la fraternité d’armes entre services et nationalités que j’ai connue là-bas me manquera. Je ne sais pas encore que je retrouverai un sentiment très semblable sous un climat bien différent !
En souvenir, j’emporte quand même une décoration très peu officielle, qui m’a été décernée par un comité très spécial de l’USMC et qui reste chère à mon cœur : la “médaille de Guadalcanal”, que les Marines ont réussi à faire fabriquer en Australie (en pleine guerre !). Elle représente sur l’avers un Amiral lâchant une patate chaude dans la main d’un Marine agenouillé, avec ces mots : “Faciat Georgius” (Que Georges le fasse). Au revers, on voit le cul d’une vache dans le vent d’un ventilateur avec ces mots : “In fond remembrance of the happy days spent from Sept. 9th to Nov. 8th, 1942”… » (Y. Lagadec, op. cit.)


Truk – Le contre-amiral Tamon Yamaguchi présente à Yamamoto la nouvelle organisation de la force aéronavale japonaise.
L’Akagi et le Shokaku doivent faire équipe, à côté d’une division Hiryu et Soryu inchangée et d’une division de porte-avions légers assez rapides pour suivre leurs grands frères : Ryujo et Zuiho (2). Les Akagi et Soryu, gravement endommagés dans les Salomon, ne seront opérationnels qu’en mars. En attendant, les quatre autres vont poursuivre l’entraînement de leurs nouveaux groupes aériens, constitués en grande partie d’équipages sans expérience. Il est prévu que ces six navires soient accompagnés par les trois cuirassés rapides Haruna, Hiei et Kirishima (en réparations), sauf si l’approche d’un affrontement décisif en surface requiert que ceux-ci se joignent aux autres cuirassés – à ce moment, le Mutsu (en réparations), les vieux Hyuga et Yamashiro et les énormes Yamato et Musashi. Les porte-avions seront aussi associés aux croiseurs lourds Tone et Chikuma. (3)
Le Junyo (paquebot converti) et le Ryuho (ravitailleur de sous-marin converti, dont les essais s’achèvent) doivent former une division auxiliaire, en raison de leur médiocre vitesse.
Le Japon dispose (ou disposera sous peu) de trois porte-avions d’escorte, les Taiyo (ex-paquebot Kasuga Maru, converti en 1941), Unyo (ex-paquebot Yamata Maru, converti début 1942) et Chuyo (ex-paquebot Nitta Maru, dont la conversion, décidée au lendemain de la bataille des Salomon Orientales, sera achevée en janvier 1943). Ces navires sans îlot, catapulte ni brins d’arrêt assurent en fait surtout des missions de transport d’avions, ce qui permet déjà de libérer le Ryujo pour des tâches plus martiales.
Enfin, le vieux et petit Hosho est relégué à des tâches d’entraînement.
Les avions qui équipent les groupes aériens de ces porte-avions sont encore très semblables à ceux qui ont mené l’assaut contre Pearl Harbor (voir Appendice 1).

Campagne d’Indochine
Saigon
– Pensant effectuer une opération de propagande efficace, les Japonais exhibent dans les rues des prisonniers français (capturés en Indochine), britanniques et australiens (capturés en Malaisie et à Singapour), hollandais (capturés en Indonésie) et américains (capturés aux Philippines). En dépit des gardes qui les entourent, la population ose sourire à ses anciens maîtres et beaucoup de spectateurs font même le V churchillien. Il semble qu’ils aient surtout retenu de ce défilé que les Japonais se sont fâchés avec vraiment trop de monde pour espérer l’emporter ! Lorsque quelques « Vive la France ! » éclatent, vite étouffés, tout manque dégénérer, mais les Japonais n’ouvrent pas le feu – peut-être n’ont-ils pas compris ? Saigon est en tout cas passé tout près d’un bain de sang.

Notes
1 - Les Amiot 351 et les LeO-451 étaient remotorisés avec des moteurs Pratt & Whitney. L’Amiot 351 remotorisé avait une vitesse de 450 km/h et un rayon d’action de plus de 1 600 km ; il emportait deux opérateurs d’ECM et ESM dans sa soute à bombes (ce qui laissait encore de la place pour un réservoir supplémentaire). Partant de Port Moresby, ce type d’appareil pouvait (de nuit bien sûr) espionner la région de Rabaul et même, avec un seul opérateur, la région de Truk. Le LeO-451 remotorisé était un peu plus rapide et son rayon d’action était similaire. Le rayon d’action du Hudson était du même ordre, plus ou moins long selon le modèle.
2 - Le Zuiho a bénéficié d’une grande visite après sa campagne de Singapour. Le Ryujo a accompli des tâches ingrates mais nécessaires d’entraînement des pilotes et de transport d’avions vers les différentes îles conquises dans le Pacifique. Il a aussi relevé le Junyo, à Singapour, le temps d’une grande visite bien gagnée.


Dernière édition par Casus Frankie le Mar Nov 12, 2013 12:37; édité 3 fois
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Lynx999



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MessagePosté le: Dim Nov 10, 2013 23:01    Sujet du message: Répondre en citant

Oh non, notre breton n'ira pas donner la poisse au Hornet (puisque pas touche à l'Entreprise)!
On sent que les tensions montent à Guadalcanal. Ça sent la grosse baston, pour le plaisir de beaucoup d'entre nous (dont moi).
Very Happy
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 08:22    Sujet du message: Répondre en citant

Ne serait-il point muté dans les prémices du Groupe Aérien du Jean Bart??
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lebobouba



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 10:55    Sujet du message: Répondre en citant

Comme le dit Wil, il serait plus intéressant de l'envoyer sur le JB.
Avec en prime, la tronche du bonhomme en découvrant qu'il n'est pas affecté à un CVE...
(Sauf si nos chers conteurs ont déjà cette idée en tête...)

Avec son expérience et son palmarès, il est parfaitement logique que les huiles d'Alger veuillent le mettre à l'abri quelque temps.
Une fois aux USA, il aurait de quoi s'occuper:

_Une visite à l’usine Grumman (pour la propagande), avec photos de serrage de mains avec Mr Grumman, voire un ou deux essais sous la férule du chef pilote "Corky" Meyer.
_Participer à la formation et l'entrainement du Groupe aérien du JB.
_Tester les nouveaux chasseurs embarqués. (avec une petite infidélité, en craquant pour le F4U Corsair)
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Finen



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 11:44    Sujet du message: Répondre en citant

Attention, le Corsair est connu comme un mauvais appareil pour l'aéronavale (dangeureux à l'appontage), c'est ce qui lui a valu d'être ré-affecté au bout d'un moment aux opérations terrestres des marines. C'est dans ce cadre qu'il donnera la pleine mesure de ses qualités de chasseur et de chasseur d'attaque au sol.
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raven 03



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 12:56    Sujet du message: Répondre en citant

Finen a écrit:
Attention, le Corsair est connu comme un mauvais appareil pour l'aéronavale (dangeureux à l'appontage), c'est ce qui lui a valu d'être ré-affecté au bout d'un moment aux opérations terrestres des marines. C'est dans ce cadre qu'il donnera la pleine mesure de ses qualités de chasseur et de chasseur d'attaque au sol.


on derive ...mais avant la sortie des ciseaux...loll

il ya quelque part dans les textes FTL un message du CV de Scitivaux à l'EMG Marine à Alger comme quoi il a trouvé la" merveille des merveilles"...

ceci apres avoir testé le Corsair.....
de plus dans lea annexes le JB est bien donné comme embarquant des Corsair...pas des Hellcat....

on en est pas encore là...quoi que..???
mais , une supposition... à trouver de Scitivaux ,CAG du Jean Bart et Lagadec patron de la flotille de chasse???? Question

au fait qui serait le premier pacha de ce meme JB ???
il va falloir un marin aviateur experimenté...???
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lebobouba



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 13:15    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis au courant pour le Corsair, mais les pilotes de la RN ont trouvé la technique pour diminuer les risques à l'appontage en OTL, rien n’empêche que les pilotes de l'Aéronavale en fasse de même en FTL.
(Donc, je pense qu'il y a des chances pour que la Marine affiche sa préférence pour le F4U).

Il y a aussi l'exemple du VF-17, seul escadrille de l'USN qui conserva ses Corsair, et fut réaffectée aux opérations à terre, malgré un entrainement acharné sur le [/i]Bunker Hill.
Ce qui ne les a pas empêchés de cartonner dans les Salomons.

(sinon regardez l'Aéro-Journal N°24 qui consacré au F4U)


Bon, j’arrête avant que Loïc se fâche et taille dans le vif... Grrrr Nunchaku Enguele
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 13:44    Sujet du message: Répondre en citant

Avant la découpe, il me semble que le grand Charles à une bonne mémoires et il pourrait se rappeler de l'Aspirant Lagadec et d'une entourloupe avec un détachement d'Honneur au Ministère (un des Officiers s'est même sentit mal si je me rappel bien) Very Happy Very Happy
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Fantasque



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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 15:55    Sujet du message: Répondre en citant

Les problèmes du Corsair à l'apontage sont de deux ordres:

(1) les amortisseurs sont trop raides et provoquent des rebonds importants (c'est en fait le moins grave....)
(2) au décrochage, la forme initiale de l'aile (arrondie) fait que le pilote ne sait pas laquelle des ailes va décrocher en premier. ça part un coup à gauche et un coup à droite. Beaucoup plus grave.

Les Britanniques ont rogné les ailes des F4U-1 qu'ils avaient reçus car il y avait un problème de hauteur pour les PA blindés de la classe Illustrious-Indomitable. Le résultat a été de provoquer un décrochage franc toujours du même côté! et donc ils ont pu utiliser les avions (en acceptant un taux d'accident un peu plus élevé que dans l'US Navy....).

L'USN a passé 18 mois a réfléchir avant d'adopter un spoiler (déporteur) sous l'aile gauche et de changer les amortisseurs.

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Nov 11, 2013 16:04    Sujet du message: Répondre en citant

1) Bravo aux perspicaces à propos de Lagadec…
Evidemment, nous, nous savons ce que l'E-M lui réserve, mais pas lui ! Wink
Je ne veux pas cafter, mais j'ai demandé à Frégaton de mettre en scène la découverte du J-B par Lagadec… Cool

2) Pour le Corsair : ah oui, Lagadec va aussi être amené à essayer la bête. Si quelqu'un veut nous faire un petit texte pour décrire cet essai…
@Raven : tu serais bien placé je pense. Si tu veux, tu peux m'envoyer un texte "brut" que je me chargerais de mettre en couleurs.

3) Pour le Corsair (bis) : je rappelle que tout atterrissage ou appontage est un décrochage. Evidement, sur un pont qui bouge, vaut mieux savoir de quel côté l'avion va poser sa première patte. Sur une piste, bon, le sol ne va pas se sauver !
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