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Texte intégral Asie-Pacifique Octobre 42
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Fantasque



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MessagePosté le: Jeu Oct 03, 2013 22:20    Sujet du message: Répondre en citant

Sur les Spit-IX Australiens, Clostermann qui a eu sois ses ordres un pilote australien raconte que lors des premiers combats les pilotes des Spit, tout farauds de leurs performances devant les avions allemands ont engagé les japonais de la même manière, pour découvrir qu'ils ne faisaient pas le poids (ou plus exactement qu'ils le faisaient trop....) question maniabilité.

Le pilote australien (Bay ou Bey si je m'en souviens bien, celui qui survivra avec Clostermann à une attaque de terrain allemand défendu par une formidable flak) raconte à Clostermann comment un zéro s'était retrouvé immédiatement dans sa queue. Il n'avait eu la vie sauve que grâce aux capacité du spit-IX à piquer bien plus vite que n'importe quel japonais.

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MessagePosté le: Jeu Oct 03, 2013 23:33    Sujet du message: Répondre en citant

Exact, mais là il ne s'agit pas de Zéro (pas fou, Mark...) mais de Ki-44, un adversaire de qualité, mais plus "classique" pour un Spit.
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MessagePosté le: Ven Oct 04, 2013 09:15    Sujet du message: Répondre en citant

13 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Lae
– Les reconnaissances aériennes alliées repèrent l’Okinoshima Maru, un porteur de bateaux de débarquement (13 500 tonnes et 22 nœuds), inspiré du porte-hydravions Nisshin et récemment terminé. Il débarque 600 hommes et du ravitaillement en nourriture et munitions. Malgré une dense couverture aérienne, les Beaufort du Sqn 100 lancent une courageuse attaque qui coûte à la RAAF deux Beaufort et deux Hurricane, en échange d’un seul Zéro. Le transport et ses deux destroyers d’escorte ne subissent aucun dommage.
Apprenant l’arrivée de ces renforts ennemis, le général Vasey décide de hâter l’offensive sur la piste de Kokoda. La 7e Division AIF va tenter de traverser la Kumusi dès le 15.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.
………
Ironbottom Sound – Dès 22h00 la veille, la flottille Iishi au complet (MTB G-1, G-3, G-352 et G-353) s’est embusquée pour intercepter un convoi de renforts destinés à Aola et à Tulagi. Iishi s’est comme d’habitude installé par petits fonds, tout près du rivage, attendant que les navires alliés viennent à lui. Ses veilles ont jusqu’alors été infructueuses mais cette nuit, la chance lui sourit. Le convoi est composé de deux destroyers américains convertis, l’un en mouilleur de mines (DM), le Sicard, l’autre en dragueur (DMS), le Zane, plus deux petits dragueurs britanniques de classe Bangor, les Polruan et Rothesay, et un yacht converti en patrouilleur (YP), le RNZN Isabel (710 tonnes, 28 nœuds), envoyés renforcer la flottille de Phipps.
01h00 – Les Japonais aperçoivent la phosphorescence des sillages alliés, à 1 500 mètres seulement, 4 000 mètres au large. Les vedettes d’Iishi sont presque invisibles, perdues sur le fond sombre de la côte et leurs images radars mêlées aux échos du rivage. Elles lancent au même instant. Les vigies alliées aperçoivent les éclaboussures des lancements et donnent l’alerte, mais la distance est trop courte pour permettre une esquive efficace et les premiers tirs se font à l’aveuglette, en direction de la seule chose visible – le ressac sur le rivage. Avant l’arrivée des torpilles, les navires alliés allument cependant leurs projecteurs, illuminant les vedettes japonaises, qui s’enfuient sous les traçantes. La G-353, durement touchée, a deux morts. Mais la salve de huit torpilles est très efficace. Le DM Sicard, frappé de plein fouet, se casse en deux et coule en quelques instants. Le DMS Zane, touché sous la passerelle, va s’échouer près d’Aola pour que sa cargaison arrive à destination. Le petit Polruan, touché à l’arrière, prend feu ; il coulera peu après.
11h00 – Quatre E13A1 attaquent le malheureux Zane, échoué et à peu près complètement déchargé. L’un des hydravions japonais est abattu par la DCA, mais une bombe de 250 kg incendie le Zane et une autre le rate de peu, provoquant une voie d’eau fatale. Irréparable, le petit bâtiment fournira cependant un quai improvisé pour accélérer le déchargement des futures missions de ravitaillement d’Aola.


14 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Région de Milne Bay
– Première victoire des vedettes lance-torpilles hollandaises. Passant par le détroit de Chine, deux d’entre elles pourchassent et torpillent ce qu’elles identifient comme un cargo de 2 000 tonnes. C’est en fait un caboteur de 450 GRT, mais sa destruction marque un tournant de la campagne, car la marine japonaise ne peut plus être certaine que ses unités sont en sécurité dans les eaux de Milne Bay.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.
………
Dans la journée, une équipe de l’US Navy rapporte que Marau Sound (à l’extrême pointe est de Guadalcanal, à une centaine de km de Tenaru) peut servir d’hydrobase. En effet, ayant constaté l’utilité du petit groupe d’hydravions australiens, l’US Navy est en effet en train de rassembler dans les eaux des îles Samoa une Seaplane Task Force composée des ravitailleurs d’hydravions AV Albemarle (transféré de l’Atlantic Fleet), AV Pocomoke, AV Tangier et AV Wright. Ces quatre navires doivent être soutenus par les AVD Ballard, Gillis, Thornton et William B. Preston (des “four-pipers” convertis), le pétrolier Abarenda et divers petits bateaux (remorqueurs, patrouilleurs, caboteurs…).
Mais cette formation manque d’hydravions adaptés. Grumman et Edo Corporation ont commencé à greffer des flotteurs sur des F4F-3 en réserve dans les dépôts, mais le F4F-3S (“Floatcat”) est un chasseur médiocre, peu manœuvrant et ne dépassant pas 266 mph (442 km/h) ; néanmoins, il conserve la bonne puissance de feu et la robustesse du Wildcat. Northrop s’est vu demander des bombardiers patrouilleurs N-3PB (quatre mitrailleuses de .50 dans les ailes et 2 000 livres de bombes en font une bonne machine d’attaque au sol), mais la production ne suit pas. On a donc décidé d’ajouter une plaque de blindage et une seconde mitrailleuse axiale de .30 au petit hydravion OS2U-1 Kingfisher de Vought, mais l’engin est lent, mal défendu et n’emporte que 400 livres de bombes. La Navy a également demandé aux fabricants des appareils en développement (Helldiver et Hellcat) de prévoir des versions à flotteurs, mais rien ne sera prêt avant 1943. Enfin, pour seconder les PBY, une version à flotteurs du C-47 a été développée ; s’il faut prendre grand soin de la répartition des charges et utiliser des pontons de chargement spéciaux, le C-47C fait bien son travail.
Cette variété ne doit pas faire oublier que le poids de la bataille aérienne repose sur les épaules des aviateurs d’Henderson Field. Mais tout au long de la campagne des Salomon, des hydravions de tous types, souvent construits (et plus souvent encore convertis) à une poignée d’exemplaires, accompliront des douzaines de missions allant du secours en mer à l’appui au sol, en passant par l’attaque de navires, la reconnaissance, la chasse, l’évacuation sanitaire et le ravitaillement.
………
Ironbottom Sound – Les MTB américaines du Sqn 3 effectuent leur première patrouille, sans incident.

Nouméa – Le 6e Rgt de Marines (2e Division USMC) embarque à destination de Guadalcanal, ainsi que des éléments d’artillerie de la même division.
………
Efate (Nouvelles-Hébrides) – Les AMC australiens Westralia, Kanimbla et Manoora embarquent la 9e Brigade de la 1ère DI de l’AMF. Les navires, escortés par une flottille très multinationale, emportent aussi 8 500 tonnes de ravitaillement et de munitions.


15 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– La traversée de la Kumusi commence dans la nuit du 14 au 15, vers 01h00. Pendant que des éléments de la 18e Brigade organisent une diversion bruyante contre les forces japonaises tenant l’intersection de la piste d’Ongahambo, 5 km au nord de Wairopi, la 21e fait traverser des hommes à la nage près d’Asisi, six km au sud de Wairopi. Les patrouilles japonaises sont rares dans cette zone, car il n’y a pas de piste.
Les nageurs posent six câbles en travers de la rivière. Deux d’entre eux sont vite transformés en ponts de singe, permettant à 150 hommes par heure de passer avec tout leur barda – les indigènes baptiseront le pont en pidgin Wairopi-tu blong armi (Wire-rope [bridge] number two that belongs to the Army – [Pont en] câble métallique n°2 appartenant à l’Armée) (1). Les quatre autres câbles sont équipés de poulies auxquelles sont suspendues des perches métalliques (ce que les Australiens appellent des flying foxes). Ces dispositifs permettent de faire traverser des bateaux gonflables chargés de ravitaillement : deux tonnes et vingt hommes par heure peuvent ainsi passer. Les indigènes appelleront ce secteur Watchim bigfela croc ! (Watch him big fellow crocodile ! – Faites gaffe au gros croco !), plaisanterie appréciée par les sapeurs australiens, car il s’agit d’une contrevérité : l’eau est trop froide pour les crocodiles.
Pendant 36 heures, les Japonais ne s’aperçoivent de rien, car la brume voile cette partie du cours de la Kumusi toute la journée du 15. Presque toute la brigade peut ainsi traverser, avec 200 tonnes de ravitaillement.

Région de Milne Bay – Les essais opérationnels menés près de Mullins Harbour montrent que le transport de personnel amphibie Mk X est un engin remarquable, et même que ses capacités dépassent de beaucoup la mission prévue – c’est, disent les Australiens, « une solution champagne à un problème de bière ». Le Mk X, doté d’une coque avec des chenilles en ceinture et d’une suspension du même type que les chars Churchill, peut traverser l’eau, le sable, la boue ou les marécages avec la même facilité. Les marais semés de sagoutiers ne le gênent pas, car il peut aisément déraciner ces arbres au passage. Il n’est arrêté que par les marais où poussent des arbres tropicaux à bois dur avec racines en arc-boutants, mais rien ni personne au monde ne peut traverser de tels marais, sauf certains Papous – et il s’agit alors d’un acte de grand courage, étant donné la dangerosité de la faune qui hante ces zones.
Par ailleurs, l’un des pilotes ayant clamé qu’avec des crampons, l’engin pourrait grimper la face nord de l’Eiger, on décide de faire un essai avec des chenilles dotées de crampons. Il s’avère qu’ainsi équipé, le Mark X peut escalader sans difficulté une pente de 50 degrés couverte de jeunes arbres !
La tourelle de mitrailleuse montée à la proue a un excellent champ de tir et n’est pas envahie de fumée lors du tir. Le principal défaut de l’engin est qu’il est entièrement fermé : il a un toit, ce qui protège les occupants contre une grenade de passage, mais peut gêner son chargement (les écoutilles du toit sont étroites). En revanche, le Mk X conserve les quatre larges portes latérales de son ancêtre de la Première Guerre, ce qui est très avantageux face à des tirs d’armes légères, car il est presque toujours possible pour l’infanterie embarquée de sortir du véhicule à l’abri du feu ennemi.
Ces caractéristiques exceptionnelles ne vont pas tarder à donner aux Australiens l’envie de remplacer pour un temps la bière par le champagne. Comme le raconte le général Savige, « Les essais terminés, des sourires carnassiers se mirent à fleurir au QG. Nous avions une arme qui pouvait emmener un bataillon d’infanterie à travers les marais de sagoutiers à une vitesse moyenne fiable de près de 7 mph (11 km/h). En une journée, nous pouvions faire bondir deux bataillons sur le flanc de l’ennemi, lui posant un problème tactique insoluble. En pratique, nous pouvions même faire irruption directement au centre du dispositif de l’ennemi avant qu’il puisse réagir. Les perspectives étaient enivrantes, mais nous ne devions pas faire d’erreur, ce qui exigeait toujours plus d’entraînement et de ravitaillement. » (Général Sir Thomas Savige, op. cit.)

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.
………
Ironbottom Sound – Vers 03h00, trois MTB du Sqn 3 (les PT 45, 46 et 4Cool interceptent deux chasseurs de sous-marin Cha entrant dans Ndoma Cove (derrière Nomu Point, 30 km à l’ouest de Lunga). Les petits navires contiennent chacun 20 tonnes de ravitaillement (sacs de riz, “bicyclettes de marche” destinées au transport, tentes, etc.). Apercevant les vedettes américaines, les Japonais les prennent pour des bâtiments de la flottille Iishi jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Les MTB, encore novices, estiment mal la taille de leurs cibles et lancent quatre torpilles qui passent sous les petits bateaux, puis ouvrent le feu avec leurs mitrailleuses et leurs canons de 20 mm (chacune a deux .30 au centre et un Œrlikon sur l’arrière). Les Cha ripostent (ils portent chacun un 25 mm et une 7,7 mm). Cette mitraillade fait des victimes des deux côtés (la PT-46 a deux morts), jusqu’à ce que la PT-48 lance deux torpilles mieux réglées que les premières et touche l’un des chasseurs de sous-marins qui, éventré, coule à pic. Satisfaites, les MTB se replient alors vers Tulagi pendant que le survivant japonais s’enfuit.
Cette petite action est une véritable initiation pour le Sqn 3. Les vedettes affirmeront avoir engagé et coulé deux destroyers japonais – non par falsification délibérée, mais par inexpérience et en raison des difficultés pour reconnaître les types de bateaux de nuit.

Suva (îles Fidji) – Au crépuscule, un hydravion survole le port de Suva, où l’on tente de mettre le cuirassé North Carolina en état de traverser le Pacifique jusqu’à Pearl Harbor, et disparaît en direction de Lautoka. L’activité aérienne locale est intense, et nul ne s’inquiète du passage de l’engin jusqu’à ce que le commandant local de la RAF apprenne qu’il s’agit d’un monoplan à deux flotteurs « de type britannique ». Il ordonne aussitôt de mettre la DCA en alerte, car les seuls hydravions britanniques dans la région sont des biplans à coque.
En début de soirée, le sous-marin japonais I-11 récupère l’hydravion. Peu après, l’état-major de la Flotte Combinée reçoit l’incroyable nouvelle : un grand cuirassé américain moderne est stationné à Suva, entouré de nombreux petits navires.

Note
1 - “Blong” (belong, appartenir) est une sorte d’adjectif possessif : « wife blong mi » veut dire « my wife », ma femme. Et, aussi bizarre que cela puisse paraître, « egbita blong Jesus » veut dire « egg-beater which belongs to Jesus », batteur à œufs de Jésus… c’est-à-dire hélicoptère.


Autre note - Vous aurez compris que, quand vous lisez "Guadalcanal : Poursuite des activités de patrouilles", il s'agit d'activités aussi bien navales qu'aériennes et bien sûr terrestres, et d'un appel aux auteurs désirant colorier un peu ces passages....
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raven 03



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MessagePosté le: Ven Oct 04, 2013 09:58    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour
2 petits details:

le Wildcat hydro etait le F4F3S "Wildcatfish" et avait une V Max de 241 mph ( et non 266 mph) soit 388km/h.

( ref: Corkie Meyer ...pilote d'essai de chez Grumman)

OTL ,c'est assez marrant mais l'idée n'est pas venue au Buer Ae avant octobre 1942 de faire cette conversion (1 ier vol 28/02/43).

mais d'autres conversions avait été realisé avant avec plus ou moins de bonheur (TBD 1 A Devastator (bien) et XSB2U3A Vindicator ( moins bon, instable en vol)

amicalement


Dernière édition par raven 03 le Ven Oct 04, 2013 10:11; édité 1 fois
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 04, 2013 10:10    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Raven.
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MessagePosté le: Ven Oct 04, 2013 10:55    Sujet du message: Répondre en citant

Au 10 octobre :
Citation:
Reste neuf pièces.

Reste ou restent ?
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En principe (moi) ...
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MessagePosté le: Ven Oct 04, 2013 11:35    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Sans se laisser distraire par cette agitation, les Ki-44 Shoki grimpent vers les bombardiers lourds, quand ils ont une double et désagréable surprise : six des neuf chasseurs lourds CAC Reaper de pré-production accompagnent les Manchester, ainsi que treize Spitfire IX du Sqn 452. Ce squadron est à l’époque la seule unité équipée de Spitfire opérationnelle à l’est de Suez et sa présence en Australie (qui répondait d’abord à des préoccupations politiques) est restée jusqu’à ce moment un secret bien gardé.


En octobre 42 FTL (pas de longue campagne du désert, pas de bataille des convois vers Malte et de situation des Alliés globalement meilleure), il y a probablement déjà des Spitfire en Inde.

Concernant l'Australie, extrait de http://en.wikipedia.org/wiki/No._457_Squadron_RAAF
Citation:
On 28 May 1942 British Prime Minister Winston Churchill agreed to an Australian Government request to dispatch three fully equipped Spitfire squadrons to Australia to reinforce the RAAF. The squadrons selected were the Australian No. 452 and No. 457 Squadrons as well as the British No. 54 Squadron RAF.
[...]
Most of the Spitfires intended for the wing had been diverted to the Middle East during the voyage to Australia, however, and the squadron initially only had CAC Wirraway and Ryan ST aircraft for training purposes.

Voir aussi http://en.wikipedia.org/wiki/No._1_Wing_RAAF#World_War_II

En FTL, il est donc fort probable que les 3 squadrons de Spit (Mk.Vc tropicalisés) soient arrivés en Australie et soient opérationnels à l'automne pour la défense de la région de Darwin.

Concernant les Mk.IX, les premiers exemplaires arrivent en unité en GB en juillet 42, alors que l'urgence face au Fw.190 est importante, il est plus que douteux que l'avion soit opérationnel en Nouvelle Guinée en octobre 42. Des Mk.Vc auxquels on aura enlevé le filtre à sable feront d'ailleurs un bon boulot face au Ki-44.

A noter d'ailleurs que si premiers Spitfire (comme Hurricanes) ont été équipés de filtres Vokes, les suivants ont vu leur filtre remplacé par une production locale dite "Aboukir filter". Pas sûr que celle-ci voie le jour en FTL en l'absence de guerre du désert. L'impact pourrait être sérieux, car cette modif fut reprise par Vokes (sous la désignation de Vokes Aero-Vee) et généralisée à partir de 1944, en prévisions de l'utilisation des Spits sur des terrains plus primitifs sur le continent.
En Australie, il y eut également une modification locale, mais la perte de performances due au filtre Vokes semble avoir été exagérée.
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MessagePosté le: Ven Oct 04, 2013 13:59    Sujet du message: Répondre en citant

attention
le ki 44 est un intercepteur pur ..gros moteur,petite cellule, surface allaire reduite (15 m2).maniabilité reduite ,et des reactions violentes à grande vitesse dues à l'importante charge ailaire
avion pas vraiment populaire chez ses pilotes habitués aux maniables ki 27 et ki 43..

un Spit Vc est un chasseur avec plus de portance. (dans les 22m2) donc plus maniable et presque aussi rapide en palier.

à cette epoque les pilotes des 2 camps ayant encore un entrainement relativement equivalent.

donc dans un dog fight, spit (ou autre chasseur alliés du meme genre) contre ki 44.....le" Tojo" va aller au tapis 8 ou 9 fois sur 10.
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Fantasque



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MessagePosté le: Ven Oct 04, 2013 17:04    Sujet du message: Répondre en citant

La charge alaire du Ki-44 est sensiblement inférieure à celle du Spit-V. Le Ki-44 est "lourd" par rapport à un Zero et un Ki-43, mais il est en réalité très léger.
En fait, l'appareil était bousculé par le remous d'un Avenger....
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Oct 04, 2013 19:39    Sujet du message: Répondre en citant

en parlant du spit Vc (que j'adore par ailleurs) : est ce que cette version verrait le jour en ftl dans la mesure où il y a peu de chance d'avoir besoin d'un filtre à sable en grece?
la seule chance serait de parler d'une version purement australienne?
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MessagePosté le: Ven Oct 04, 2013 22:09    Sujet du message: Répondre en citant

Le filtre Vokes faisait partie des équipements dits "de tropicalisation" ce qui explique l'usage en Australie et en Inde. Il avait été conçu sur des critères de temps de paix et était sur-abondant.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2013 11:29    Sujet du message: Répondre en citant

16 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– Dans la nuit du 15 au 16, les éclaireurs de la 21e Brigade se heurtent aux patrouilles japonaises au sud de Wairopi, à 1 500 mètres à l’est du village d’Asaki. Quelques escarmouches ont lieu et les Japonais comprennent que leur position à Wairopi est prise à revers.
Dès le début de la matinée, une fois dissipée la brume de l’aube, l’aviation de l’Armée japonaise arrive en force pour bombarder le secteur. Les mouvements australiens à travers la Kumusi sont ralentis et quelques dépôts de ravitaillement sont détruits. Mais le gros des troupes de la 21e Brigade est à l’abri, parfaitement invisible dans la jungle.
La RAAF tente elle aussi de bombarder les troupes adverses dans la région, mais les chasseurs japonais sont très nombreux et protègent efficacement leurs troupes. Une épaisse couverture nuageuse permet le plus souvent aux bombardiers alliés d’esquiver, mais les Ki-43 abattent un Beaufort, un Wirraway et trois Hurricane, en ne perdant qu’un appareil. En revanche, deux Hurricane du Sqn 76 tombent sur une formation de six Ki-48, en abattent deux et dispersent les autres, à la grande joie des hommes de l’AIF.

Région de Milne Bay – Les Alliés continuent à préparer l’attaque des positions japonaises.
Le général Savige se souvient : « Au fur et à mesure que nos plans étaient mis sur pied, il apparut qu’il faudrait utiliser quelques LVT de l’USMC comme transports, pour l’artillerie et les munitions. Cela souleva une difficulté majeure. Nos alliés américains, ravis de nous fournir ces véhicules, avaient même insisté pour nous doter des plus récents, tout neufs, plus fiables que les anciens modèles et bénéficiant d’un meilleur agencement pour le chargement. Le problème était qu’ils se trouvaient en Nouvelle-Zélande, ce qui retarda très nettement l’attaque. (…)
Néanmoins, ce délai nous donna le temps d’acheminer le 126e Régiment de la 32e Division d’Infanterie de l’US Army pour renforcer nos quatre brigades. Le général Eichelberger, commandant du corps, disposait ainsi pour la première fois d’une grande unité américaine en Nouvelle-Guinée. En gentleman – et en connaisseur de l’opinion publique américaine – il pouvait ainsi présenter la campagne aux média comme une entreprise alliée. J’ai conservé un souvenir très vif de son discours lors d’un film d’actualités tourné sur la plage de Mullins Harbour : “Messieurs du Press Corps, ceci est une opération alliée ! Je dis bien alliée – voyez vous-même. Je suis un général américain, debout sur cette plage en compagnie du général Savige, un Australien, et vous voyez derrière nous un cargo français échoué après avoir rempli sa mission, mais dont la DCA est encore parfaitement opérationnelle et protège ce port. Dans la baie, les épaves de deux destroyers américains témoignent du dévouement de nos marins et de leurs combats car, croyez-moi, ils ne sont pas partis seuls. Ce port est ravitaillé et protégé par des bâtiments de la Royal Navy, de l’United States Navy, de la Royal Dutch Navy et de la Royal Australian Navy. Au-dessus de nos têtes, des Français pilotent des bombardiers en piqué fabriqués aux Etats-Unis d’Amérique, escortés par des chasseurs de la Royal Australian Air Force fabriqués au Royaume-Uni et au Canada. Enfin, 12 000 soldats américains et 25 000 Australiens, aidés par 3 000 indigènes Papous, sont en train de chasser les Japonais de la région. Si ce n’est pas une opération alliée, qu’est-ce que c’est ?”
C’était un coup de maître (même si, à ce moment, seuls quelques-uns des 12 000 hommes de la 32e DI-US étaient déjà sur place). (…)
Les soldats américains eurent de réels problèmes en s’installant dans la région de Milne Bay, tout comme nous en avions eus. Au bout de quelque temps, ils comprirent que leurs fusils n’étaient pas conçus pour les tropiques et qu’ils devaient changer leur façon de les entretenir. Leurs uniformes pourrissaient trop facilement et leurs souliers étaient lamentablement vulnérables à l’humidité, ce qui aurait pu provoquer de graves problèmes de mycoses des pieds. Heureusement, le général Eichelberger veillait au grain ; il était très attentif aux leçons que nous avions apprises et obligea ses hommes à appliquer les solutions que nous avions trouvées. Il put ainsi protéger de nombreux soldats américains de la malaria et préserver les capacités combatives de ses troupes. Il eut aussi quelques difficultés avec certains officiers un peu trop âgés, mais la question fut vite réglée – quelle unité de la Milice australienne ou de la Garde Nationale américaine n’a pas eu ce genre de problèmes ? Ce qui comptait était à quelle vitesse ils étaient identifiés et corrigés. »
(Général Sir Thomas Savige, To the Everlasting Glory of the Infantry: Milne Bay, Plataea Press, Sydney 1965)

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.
………
Iles Salomon – Les Japonais mettent à présent en ligne pour ravitailler Guadalcanal 27 barges à fond plat : huit barges en bois de 15 m, seize barges métalliques (douze de 14 m et quatre de 17 m) et trois “canonnières malaises”. Celles-ci, inspirées par les combats de Malaisie, sont lourdement blindées et armées de deux canons de 57 mm et de deux jumelages de 25 mm dotés d’un bouclier. Ces bateaux sont à peu près invulnérables aux obus de 20 mm. Les barges doivent transporter jusqu’à Guadalcanal le ravitaillement apporté aux îles Russell par des bateaux de petit tonnage. Mais si ce système donne satisfaction, il est désespérément lent !


17 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– Comprenant que sa position à Wairopi est tournée par des forces importantes, le commandant du 144e Régiment d’infanterie japonais décide de décrocher pour éviter l’encerclement. Les Japonais se replient d’abord vers Igora et Sangara, deux villages situés 20 ou 25 km à l’est de Wairopi, sur la piste menant à Buna. La 21e Brigade tente d’empêcher ce repli, mais les Japonais étant sur la piste et les Australiens en pleine jungle, ils ne partent pas à égalité dans cette course ! Le 144e Régiment arrive donc le premier, mais la pression exercée par les hommes de Potts l’oblige à abandonner de grandes quantités de ravitaillement et de matériel. Pendant trois jours, escarmouches et embuscades vont se succéder aux abords de la Piste.

Mullins Harbour (région de Milne Bay) – Deux transports rapides américains (des destroyers convertis), l’APD-25 Rathburne (ex DD-113) et l’APD-7 Talbot (ex DD-114) déposent à Mullins Harbour le premier bataillon du 126e régiment de la 32e DIUS. Les jours suivants, ils convoieront le reste du régiment. Durant quelque temps, ce régiment sera le seul de sa division à être déployé dans la région de Milne Bay, car la logistique ne permet pas d’alimenter les 12 000 hommes de la division. Les Américains sont médiocrement acclimatés, mais en dehors des indigènes, c’est le cas de tout le monde dans la région. Les hommes du 126e sont épouvantés par l’environnement local. La pluie est continuelle, il est impossible de rester sec, la température est en permanence étouffante, le ravitaillement est réduit et les avions de l’Armée japonaise bombardent le secteur plusieurs fois par jour.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Le 6e Rgt de Marines arrive sans incident à Tetere. Les hommes débarquent très vite, le matériel et les munitions demanderont plus de temps.
En échange, les transports vont rembarquer les hommes du 1er Bataillon de Raiders et du Bataillon Parachutiste des Marines, très éprouvés lors des batailles d’août-septembre. Il est prévu, à court terme, d’acheminer le 8e Rgt de Marines et le reste des éléments d’appui de la 2e Division, en échange des éléments les plus éprouvés de la 1ère Division.
A moyen terme, l’US Army doit envoyer sur l’île la Division Americal (ou 23e DI-US), dont les trois régiments (132e, 164e et 182e) s’entraînent en Nouvelle-Calédonie.
………
Tulagi – Les AMC australiens Westralia, Kanimbla et Manoora débarquent la 9e Brigade de l’AMF : 1er et 45e Bataillons d’Infanterie, Bataillon de l’Université de Sydney, 1er Bataillon de la Royal Australian Artillery (RAA) armé de “18 pounders” (auquel s’ajoute un renfort d’artilleurs sans canons), enfin 1ère compagnie divisionnaire de réglage de tir. La 9e Brigade est accompagnée d’une Compagnie Blindée Mixte composée d’une demi-douzaine de chars Valentine et d’autant de chars Sentinel (ou “Australian Cruiser”), équipés d’un canon de 25 livres.
La 9e Brigade vient relever la 28e Brigade (13e, 17e et 18e Bataillons d’Infanterie et 9e Bataillon d’Artillerie, RAA, qui cède ses 25 pdr aux artilleurs qui viennent de débarquer). Sa mission, outre assurer la sécurité de la base de Tulagi : aller chasser les Japonais de l’autre côté de l’île de Florida, où ils ont installé une hydrobase.

Iles Fidji – L’état-major de la Flotte Combinée, à Truk, a décidé de détruire « le cuirassé américain stationné aux Fidji » (il semble qu’il ignore qu’il s’agit du North Carolina et que le navire est gravement endommagé). Une force spéciale de Betty a été concentrée dans ce but à Rabaul. Le journal du commandant Matsuura (22e Flottille Aérienne, 2e Flotte Aérienne), publié en 1975 sous le titre Les Tueurs de Navires, raconte l’histoire.
« Enfin nous allions mettre en œuvre nos nouvelles tactiques. Avec les avions de réserve, nous disposions de 24 G4M1/M2. Six appareils furent désignés comme bombardiers et marqueurs d’objectif à l’aide de projectiles éclairants. Les 18 autres emportèrent des torpilles – nous ne pouvions pas faire plus, ne disposant que de 18 dispositifs pour lancer des torpilles Type 91 en eau peu profonde. Nous devions faire escale à Buin pour ravitailler, car même avec des réservoirs auxiliaires, les G4M2 seraient à l’extrême limite de leur rayon d’action.
Les cartes du port montraient que seule une approche en file indienne pouvait être utilisée. Nous avions perdu en Mer de Chine Méridionale de nombreux pilotes expérimentés, mais les survivants avaient formé leurs remplaçants et nous nous étions entraînés intensivement les mois précédents. Le vol jusqu’à Buin fut routinier, tous les avions arrivant au coucher du soleil. Après le décollage de Buin, deux avions furent victimes d’incidents mécaniques et durent rentrer (un porteur de torpille eut une panne hydraulique l’empêchant de rentrer son train, un marqueur d’objectif eut une panne de moteur) ; leurs équipages furent très amers de ce coup du sort qui les privait d’une occasion de montrer leur valeur. Le reste du vol se passa sans difficulté, les navigateurs gagnèrent leur solde et nous approchâmes Vitu Levu peu après minuit. Les deux avions équipés de détecteurs de radar signalèrent que nous étions probablement repérés et nous nous mîmes à veiller aux chasseurs de nuit. Deux avions furent effectivement engagés par des chasseurs, mais parvinrent à les semer
[NDE – Il n’y avait pas à ce moment le moindre chasseur de nuit aux Fidji].
Peu après 01h00 locale, les marqueurs d’objectifs commencèrent à illuminer le rivage de la ville et du port et la cible devint visible. Le Lt Takachi, qui commandait ces avions, signala qu’un gros bateau était amarré à couple du cuirassé et que la DCA était faible et imprécise comparé à ce qu’il avait vécu en Mer de Chine contre la Royal Navy.
Comme il convenait, mon avion fut le premier à attaquer. Je pus lâcher ma torpille sans incident et la DCA ne me gêna pas beaucoup. Le mitrailleur arrière signala un coup au but et une grande satisfaction emplit mon esprit, plutôt que l’exultation extatique ressentie en Mer de Chine. C’était la seconde fois qu’une de mes torpilles frappait un vaisseau ennemi. C’était mon travail. Je dus grimper sec pour éviter les collines derrière le port, puis je fis demi-tour pour observer l’attaque de mes subordonnés. Comme je savais où regarder, les avions étaient bien visibles et la plupart des torpilles allèrent au but. Malheureusement, trois de mes G4M furent touchés. Deux s’écrasèrent dans le port et le troisième, en flammes, se jeta sur le cuirassé ennemi, l’illuminant d’une flamme brillante et aidant les quatre derniers appareils à viser. Ce fut une mort de guerrier dont la vision fut porteuse d’inspiration pour nous tous. »

Sur 17 avions, 15 ont pu lancer et les résultats ne sont pas aussi bons que Matsuura l’imagine. Bien que la cible soit stationnaire, seules six torpilles sur 17 touchent (à noter que le troisième avion abattu ne s’est pas écrasé sur le cuirassé, mais sur le quai).
Deux torpilles touchent le gros bateau-atelier Vulcan, amarré à couple du cuirassé. Le Vulcan chavire et coule. Quatre torpilles frappent effectivement le cuirassé, deux à la poupe et deux au centre, sur le flanc tribord (à l’opposé des torpilles qui ont touché le bâtiment pendant la deuxième bataille de Savo). Ces impacts provoquent de gros dégâts et deux voies d’eau massives. Pire : les terribles secousses démolissent les réparations qui avaient permis de commencer à pomper l’eau emplissant le navire. Alors que les trois remorqueurs présents (deux américains et un hollandais) se précipitent, plusieurs cloisons internes cèdent brutalement et le North Carolina sombre. Par petit fond, il est vrai : lorsque la coque touche le fond, le pont principal est encore juste au dessus de l’eau.
Par chance, il n’y a cette fois aucun mort parmi l’équipage du North Carolina ! De feu le North Carolina, puisque l’US Navy finira par admettre que des réparations seraient un absurde gaspillage de ressources et que le navire est perdu (constructive total loss).
L’épisode n’est cependant pas entièrement négatif pour les Américains. En effet, il se traduit, dans les Salomon, par trois jours d’arrêt des raids sur Guadalcanal, juste au moment où arrivent le 6e Rgt de Marines et la 9e Brigade de l’AMF. Les Alliés n’en espéraient pas tant ! De plus, les Sea-Bees d’Henderson Field mettent l’accalmie à profit pour réparer et consolider leurs pistes.
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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2013 14:00    Sujet du message: Répondre en citant

Histoire d'éviter une répétition :
Citation:
Par chance, il n’y a cette fois aucun mort parmi l’équipage du cuirassé ! L’US Navy finira par admettre que des réparations seraient un absurde gaspillage de ressources et que le North Carolina est perdu (constructive total loss).

Je me souviens que nous en avions discuté. Les Américains ne sont quand même pas du genre à baisser les bras. Ils peuvent très bien attendre des jours meilleurs pour le sortir de là.

PS : quid des Spit IX prématurés ?
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En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2013 14:37    Sujet du message: Répondre en citant

1) En effet, discussion prolongée, qui s'était terminée sur cette conclusion que même les Américains allaient finir par admettre qu'ils avaient autre chose à faire que renflouer un cuirassé qui n'était plus qu'un tas de ferraille (étant donné les énormes dégâts déjà encaissés à GDC).
Après tout, ils ont admis OTL la perte de 2 des cuirassés de Pearl Harbor ! Et là, ils ont de toute façon perdu un autre cuirassé en "bataille rangée" à GDC.

Incidemment, l'affaire des Fidji aide à valider cette conclusion, permet d'expliquer le passage sans trop d'ennuis d'un convoi allié vers GDC et offre aux lecteurs une belle narration (le passage est signé Mark, au fait). J'aime beaucoup le chef d'escadrille qui est sûr d'avoir semé des chasseurs de nuit inexistants, très réaliste.

2) Spit : je suis attentivement les observations et réflexions des chers lecteurs (et les tiennes tout spécialement ! Wink ).
Le Sqn de Spit IX est devenu 3 Sqn de Spit V ! (bizarre, comme maths : 1 x 9 = 3 x 5...)
J'attends la fin d'Octobre (42, pas 2013) pour t'envoyer les fichiers correspondants dûment corrigés, que je distille ici pendant qu'avec Cracou, Pat, Capu Rossu et Fregaton, nous travaillons à Novembre.
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Casus Frankie

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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2013 15:11    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
J'attends la fin d'Octobre (42, pas 2013) pour t'envoyer les fichiers correspondants dûment corrigés, que je distille ici pendant qu'avec Cracou, Pat, Capu Rossu et Fregaton, nous travaillons à Novembre.


Merci aux rédacteurs de ces passionnants épisodes de la chrono Asie-Pacifique, bon courage pour la suite que nous attendons avec impatience ! Applause

PS : quand vous en serez à fin décembre, si vous pouviez en profiter pour me donner les indications précises sur les corrections à apporter aux odb américains et impériaux (australiens) au 1/01/43, je vous en serais fort gré...
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Laurent
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