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Texte intégral Asie-Pacifique Octobre 42
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 10:36    Sujet du message: Texte intégral Asie-Pacifique Octobre 42 Répondre en citant

Enfin je commence à combler le trou béant qui s'était ouvert sur le théâtre Pacifique. Heu, "je commence" - NOUS commençons. Merci à Anaxagore, Cracou, Patzekiller, Tyler et tous les autres - mention spéciale à l'équipe australienne : je n'ai vu aucune raison de modifier le récit APOD sur la Nouvelle-Guinée autrement qu'à la marge.
Attention : ce récit (comme toute la FTL, mais un peu plus encore) peut toujours être complété. Si par exemple l'ajout d'un épsiode -escarmouche navale, aérienne ou terrestre - vous titille, lancez-vous !


1er octobre
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal, 02h00
– Une préparation d’artillerie commence sur tout le front pour faire croire à une répétition de l’attaque de l’avant-veille. Les 24 pièces de 75 mm visent délibérément le sud du front et surtout les arrières et les routes pendant que les 24 x 105 mm et les 18 x 155 mm commencent par un TOT (time on target) sur les emplacements supposés des cantonnements avant de viser les abords de la route – ou plutôt de la piste – côtière. La réplique japonaise est comme toujours symbolique.
03h30 – Le bombardement se transforme en tir d’encagement : les pièces légères interdisent un rectangle de jungle parallèle à la plage pour bloquer toute contre-attaque par le flanc pendant qu’un barrage roulant, le premier sur ce théâtre, avec des obus de 105 et 155 mm équipés de fusées instantanées, s’abat sur 1 500 mètres de large entre la plage et la jungle.
04h00 – L’attaque commence avec une compagnie de blindés roulant sur la plage, suivis par le génie monté sur des half-tracks équipés de 75 mm et l’infanterie marchant le long de la bordure militaire, le tout couvert par un “appui naval” : un feu nourri de mitrailleuses montées sur des supports bricolés sur une dizaine de LCVP et sur une compagnie de LVT-1 qui barbotent près du rivage. Si l’effet pratique est très réduit, les traçantes réduisent la précision des tirs japonais.
Le feu des mitrailleuses japonaises est très rapidement muselé, notamment par les M2A4 qui, sur la plage, arrivent assez facilement à utiliser leurs cinq (!) mitrailleuses calibre .30. En revanche, les quelques canons présents dans le secteur provoquent des pertes parmi les M2A4. Dès le début de la progression, un 70 mm d’infanterie déchenille un char, sonnant l’équipage mais sans réussir à pénétrer le faible blindage (25 mm au plus). Deux cents mètres plus loin, un unique 37 mm Type 94 positionné face à la plage arrive à prendre de flanc deux chars, incendiant le moteur du premier et détruisant la suspension du second avant d’être mis hors de combat par le tir d’un 75 mm porté. Les tankistes blessés sont difficilement extraits des épaves et chargés sur un LVT-1 qui se retire immédiatement vers les lignes américaines.
Les LVT-1 n’essuient qu’un feu léger, mais plusieurs subissent des pannes ou des dommages aux chenilles provoqués par les coraux tranchants qui bordent les plages.
La forte concentration de feu permet une pénétration très rapide sur un front d’environ 400 mètres de large, dont pas plus de 200 mètres de jungle. Les pertes en infanterie restent réduites car les Américains ont pour ordre de neutraliser et de passer, pas de tenter de réduire les positions qui défendent le village de Matanikau. Pour faciliter la progression, les mortiers enfument les positions le long de la rivière pour faire croire à l’imminence d’une attaque plus en amont. Il est vrai que ce raffinement est de peu d’effet en raison de l’effondrement des communications japonaises – le commandement nippon n’a qu’une idée floue de ce qui se passe.
Devant la rapidité de l’avance, Vandegrift se demande s’il ne serait pas opportun d’insérer un nouveau bataillon dans le dispositif pour tenir la position mais, après discussion avec son chef d’état-major, repousse l’idée à cause de l’étroitesse du front.
Au milieu de la matinée, l’avance dépasse les 2 000 mètres (mais toujours sur 400 mètres de large) et les premiers blindés approchent de Pointe Cruz, ce qui surprend les deux camps. Le plus obstiné adversaire des Américains est la glaise lourde qui borde la plage et piège un half-track et deux jeeps qu’il faut abandonner.
Midi – La liaison avec les positions de départ est toujours facile puisque les Japonais restent dans l’expectative et la presqu’île de Pointe Cruz, objectif du jour, est atteinte. Couverte d’un terrain affreusement accidenté, elle abrite les restes d’une batterie côtière mise hors de combat en août et que les Japonais tentaient de remettre en état, ainsi que des observateurs d’artillerie. Si la batterie est définitivement éliminée, les observateurs restent hors d’atteinte.
Après l’établissement d’un périmètre de sécurité, le génie élargit la route côtière pour faire passer les tanks à la base de l’isthme. Cent mètres dans les terres, les Américains tombent par hasard sur un dépôt de munitions et de nourriture de plusieurs dizaines de tonnes, que les artificiers font immédiatement sauter.
A ce moment, Vandegrift estime que, pour l’essentiel, l’opération est réussie. Ses hommes consacrent l’après-midi à tenter d’élargir quelque peu le “doigt de gant” qu’ils occupent le long de la côte, à rechercher et détruire des dépôts de matériel, de nourriture et de munitions et… à fouiller les poches des cadavres japonais. En effet, les services de renseignements trouvent dans les journaux personnels des soldats (et surtout des officiers) quantité de renseignements très utiles. Il est déjà prévu que, le lendemain, toutes les troupes engagées dans l’opération seront évacuées par mer (ce qui semble moins risqué que s’en aller par voie de terre, en reculant le long du “doigt de gant”).
Côté Japonais, on est persuadé qu’il s’agit d’une offensive destinée à enfoncer les défenses nippones et on s’efforce de mobiliser toutes les réserves disponibles pour une contre-attaque nocturne « décisive ». On parvient ainsi à rameuter l’équivalent de trois bataillons malgré les problèmes de transmission chroniques.
A ce moment, les forces japonaises sur Guadalcanal, concentrées dans la partie ouest de l’île, se composent d’une part de la 2e Division d’Infanterie (16e et 29e Régiments, unités divisionnaires – génie, reconnaissance, artillerie – et ce qui reste du 4e Régiment), d’autre part du Groupement Oka (commandé par le colonel Oka), composé des restes de différentes unités – au total, 3 200 hommes (en comptant les malades), soutenus par une douzaine de canons de 75 de montagne. On peut y ajouter 2 000 travailleurs coréens environ.
Les Japonais ont donc largement de quoi lancer une puissante contre-attaque, mais leurs forces sont incapables de se déplacer rapidement – la nature du terrain impose sa loi, avec l’aide des P-39 et P-400 américains qui harcèlent tout ce qui bouge en terrain un peu découvert.
………
Ile Santa Isabel – La Marine Impériale renforce son hydrobase de Rekata Bay (du côté nord de l’île) avec des A6M2-N, des F1M2 et des E13A1. Ces hydravions profitent de la moindre occasion pour harceler les positions alliées sur Guadalcanal et Tulagi et les petits bâtiments qui relient les deux îles. Les chasseurs d’Henderson Field sont en effet très souvent occupés à repousser les assauts des G4M venus de Rabaul, escortés par des Zéro.
………
Iles Salomon – L’état-major allié, préoccupé par la multiplication des convois et des missions de bombardement naval japonaises, décide de faire patrouiller ses sous-marins, non aux abords des bases nippones (de mieux en mieux protégées), mais sur le chemin de ces navires, dans le “Slot” notamment. Un sous-marin est également posté au large de Tetere pour y attendre les navires chargés de bombarder Guadalcanal.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Milne Bay
– Les troupes du général Yokeyana sont renforcées dans la perspective d’un assaut contre les nouvelles positions alliées.
Les six bataillons des 21e et 22e Brigades Mixtes indépendantes (66e, 70e et 71e ; 125e, 126e et 127e) ont reçu de jeunes recrues en remplacement des pertes. Chacune des deux brigades compte maintenant un bataillon du génie et 18 pièces d’artillerie (principalement des 70 mm d’infanterie, cependant). Ces forces ont aussi reçu le renfort de deux bataillons blindés (numérotés 21 et 22 comme leurs brigades), dotés chacun de douze chars légers Type 95 Ha-Go (10 tonnes, un 57 mm) et de six canons d’assaut Type 97 Shinhoto Chi-Ha (“Chi-Ha Spécial” : version équipée d’un canon de 47 mm du char moyen de 15 tonnes Chi-Ha). Pour l’Armée Impériale, c’est une puissante force blindée (même si, avec ses 36 petits blindés de médiocre qualité, elle pâlit considérablement en comparaison des armadas de monstres qui livrent combat au même moment en Ukraine).
L’aviation de l’Armée est également présente en nombre : près de 90 avions. Mais avant même de se heurter à l’aviation alliée, ces appareils rencontrent bien des problèmes. Le revêtement Marston des pistes capturées a été disposé par le génie américano-australien sur un sol très médiocre (faute de mieux !). Le terrain est constamment détrempé par des pluies torrentielles et chaque fois qu’un appareil touche le sol à l’atterrissage, il est arrosé de jets de boue qui giclent à travers les perforations des plaques métalliques et endommagent les ailerons, les gouvernes de profondeur et le train. L’examen des épaves d’avions de la RAAF aux alentours montre aux Japonais que les Australiens ont eu les mêmes ennuis, mais cela ne les console guère.
Les routes sont aussi médiocres que le terrain d’aviation – le passage du moindre camion les transforme en fondrières. Les sapeurs japonais ont laissé à Rabaul leurs tracteurs et rouleaux compresseurs soviétiques et utilisent le matériel allié capturé, mais celui-ci leur permet tout juste de préserver quelques routes dans un état à peu près carrossable.

Campagne d’Indochine
Saigon
– Manifestation censément spontanée de la population. Près de 30 000 habitants ont été réunis par la Kempetai pour les besoins d’un film de propagande. Ils acclameront devant les caméras les 12 000 membres des organisations locales pro-japonaises Noi Ung Nghia Binh (Forces Volontaires de l’Intérieur) ; Bach Mu Doan (Bérets Blancs) ; Canh Ve Quan (garde du prince Cuong De) ainsi que les mercenaires du Hei Ho, unité de partisans recrutés directement par l’Occupant et souvent surnommés « Japonais locaux ».
Tous ces collaborateurs jouissent d’importants avantages sur leurs compatriotes. D’abord, ils reçoivent des tickets de rationnement spéciaux qui leur donnent droit à des protéines animales, viande ou poisson, pour accroître leur force physique. Ensuite, les Japonais leur attribuent la citoyenneté japonaise, ou au moins un statut d’employé de la Kempetai, ce qui les place hors de la juridiction policière civile française (encore en place pour le moment) et leur permet donc de tourmenter sans crainte la population.


2 octobre
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– En raison de nombreux retards de causes diverses, l’attaque japonaise démarre vers 00h15, après un bombardement très approximatif au 75 mm de montagne.
Le dos à la mer, les Américains se défendent efficacement et les pertes des attaquants sont nombreuses. Néanmoins, quelques petits groupes de Japonais parviennent jusqu’au rivage en ordre dispersé. A l’aube, les Japonais sont persuadés d’avoir « tronçonné la tête de pont ennemie en plusieurs endroits ».
Pendant ce temps, les DDT USS Claxton, Colhoun et Thomas livrent du ravitaillement sur Red Beach, tandis que le CL MN Emile-Bertin accomplit une mission du même genre à Tulagi. Les vedettes rapides d’Iishi engagent brièvement les bâtiments légers surveillant l’entrée du mouillage de Tulagi, mais n’aperçoivent pas le croiseur français.
………
Dès le début de la matinée, les Marines battent en retraite vers la mer, avec le soutien de leur artillerie et des canons de plusieurs petits bâtiments alliés, le DE HMAS Swan et les avisos MN D’Iberville et HrMs Flores et Soemba.
L’embarquement se passe sans difficulté majeure. Les plus graves difficultés sont dues aux ruptures de chenilles des LVT sur les coraux des plages – il est vrai que ces engins ont été essayés dans les marais des Everglades, en Louisiane, où les coraux sont rares…
Epuisés par les attaques de la nuit, les Japonais ne bougent pas. Cela ne les empêche pas de se réjouir : ils sont persuadés d’avoir brisé par la force de leur esprit combatif une tentative de percée majeure de la part des Américains.
………
Vers midi, 24 G4M escortés par 12 A6M2 attaquent Henderson Field, mais ne causent que peu de dommages. En effet, le raid est intercepté par un mélange de Wildcat des Marines, de P-39 de l’USAAF et de H-87 de l’Aéronavale, qui perdent quatre avions (plus trois très endommagés), mais abattent six G4M et deux Zéro.

Rabaul – En plein jour, au large du port, le sous-marin USN Sturgeon torpille et coule le transport d’avions Katsuragi Maru. Repéré par des hydravions en patrouille ASM, il est pourchassé pendant près de 24 heures par les escorteurs du grand bâtiment. Il parvient à faire surface dans la nuit et envoie à sa base un message annonçant sa victoire. Le Sturgeon ne donnera plus signe de vie – il est probable qu’il ait fini par être coulé le jour suivant.

Campagne de Nouvelle-Guinée – Opération Havelock
Mullins Harbour
– Le convoi de Port Moresby arrive au crépuscule. Ce n’est qu’à ce moment qu’il est repéré par les reconnaissances aériennes japonaises – trop tard pour être attaqué !
Les trois transports d’infanterie australiens, qui ont acquis de l’entraînement dans les Salomon, débarquent en six à huit heures les troupes de l’état de Victoria et leur ravitaillement tactique. Ils reprennent sans plus attendre la direction de Port Moresby – ces navires sont bien trop précieux pour être exposés une minute de trop. Le gros de l’escorte s’éloigne aussi. En revanche, les trois autres transports, chargés de matériel encombrant, ne vont pas pouvoir être déchargés en moins de trente-six heures avec les installations rudimentaires de Mullins Harbour. Ils restent sous la garde des quatre destroyers américains, comptant sur la DCA moderne des Lardner, O’Brien, Porter et Walke et sur l’armement AA installé sur les cargos. En revanche, il n’y a pratiquement pas de DCA à Mullins Harbour.
La RAAF de Port Moresby a promis que les Sqn 75 et 78 feront de leur mieux pour assurer une couverture de chasse le lendemain, malgré le temps exécrable. De plus, huit Whitley et quatre Manchester attaquent dans la nuit le terrain de Milne Bay, provoquant d’importants dommages et détruisant trois Ki-48 au sol.
Dès le début de la nuit, les Australiens déchargent les seize véhicules chenillés amphibies, qui portent leur propre équipement. Ils sont très vite dissimulés dans l’abondante végétation à l’est du port, à un kilomètre de la route, pendant qu’une équipe efface les traces de chenilles sur la plage de débarquement.
Ensuite, avec l’aide des caboteurs hollandais, le débarquement du reste du matériel commence, dans une hâte frénétique. Ce matériel est directement transféré sur les caboteurs (1 700 tonnes en tout sont ainsi déchargées) qui s’empressent d’aller se mettre à l’abri dans la mangrove. Leurs remorques et toutes les embarcations disponibles (dont les bateaux Higgins laissés par les transports d’infanterie australiens) sont utilisées pour décharger les trois cargos, amarrés aussi près du rivage que possible. Parmi les matériels débarqués en priorité figurent huit chars Valentine. En l’absence de matériel portuaire, ils sont déposés dans l’eau à côté des cargos et coulent bien sûr aussitôt par dix mètres de fond. Il est prévu de les traîner sur la plage avec des Bren Carriers, mais quatre s’embourbent sur le fond boueux, les câbles cassent et ils sont perdus. Un cinquième est sorti de l’eau, mais il est rempli d’eau et avarié. Trois seulement sont finalement récupérés en état de marche.
Le reste du débarquement se passe mieux. A l’aube du 3, sur les 16 000 tonnes de matériel que contenaient les trois navires, 6 500 auront été mises à terre, dont un radar australien LW/AW.

Campagne d’Indochine
Sur la route entre Saigon et My-Tho
– Un autocar brinquebalant alimenté au gazogène se traîne en cahotant sur la chaussée, qui a visiblement souffert d’un manque d’entretien presque total depuis près d’un an. A bord, des ouvriers agricoles et des paysans revenant de Saigon. Alors que le véhicule traverse une zone boisée, il est arrêté par un groupe d’hommes en tenue noire, coiffés de grands chapeaux de paille conique, armés de fusils de provenances diverses et qui semblent peu soucieux du fait que l’état-major japonais de Saigon ait récemment affirmé dans un rapport à Tokyo que cette région était « parfaitement sous contrôle ». Les hommes en noir font descendre les passagers, prennent les laissez-passer établis par les Japonais et séparent des autres deux hommes porteurs de cartes les identifiant comme des “employés” de la Kempetai. Ces deux partisans des Japonais regagnaient leur village après avoir participé à la manifestation de la veille à Saigon. « Nous vous avions prévenus, déclare froidement l’un des hommes en noir, vous auriez dû nous écouter et cesser de trahir le Peuple. » Sans autre forme de procès, les deux hommes sont décapités à l’aide d’un sabre d’officier japonais, dont le légitime propriétaire serait certainement scandalisé s’il n’avait rejoint ses ancêtres depuis plusieurs mois. Les têtes sont plantées sur des pieux de bambous au bord de la route avant que l’autocar ne soit autorisé à reprendre sa route et que les hommes en noir disparaissent dans la forêt.
Cette affaire n’est pas la première du genre. De nombreux collaborateurs des Japonais ont déjà reçu des menaces et quelques-uns ont été assassinés. Toutefois, il s’agit de la première exécution publique. Ce ne sera pas la dernière. Les officiers du Hei Ho en seront notamment victimes, les exécuteurs laissant leurs têtes plantées à l’entrée de leurs villages – et chaque fois dans des régions théoriquement contrôlées par les Japonais.
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Jon-Jon



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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Dans 1ier Octobre, Midi:

Casus Frankie a écrit:
avec l’aide des P-39 et P-400 américains


Faute de frappe? (wiki mentionne "P-400" comme désignation de la version export du P-39 Airacobra mais Question )
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 14:05    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne me souviens pas de ce qui a été établi en matière de transferts navals vers le Pacifique FTL et en particulier si l'échange 'Bases contre Destroyers' a eu lieu, mais il me semblait que les USS Claxton (DD-140) et USS Thomas (DD–182) OTL n'ont jamais quitté l'Atlantique, n'ont pas été convertis en transports rapides et ont été transférés à la RN en 1940. Il ne manque pas de 'Four Pipers' convertis en transporteurs rapides, à l'instar en effet du USS Colhoun (DD-85). On pourrait utiliser par exemple les USS Gregory et Montgomery qui ont tous deux participé à la campagne des Salomons. DDT indique des destroyers affectés à al formation (Training), alors que la désignation de ces destroyers anciens convertis en transporteurs rapides est APD-2 (le A indique un navire auxiliaire, comme AO pour pétrolier, AK pour transport de munitions etc.)
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 14:08    Sujet du message: Répondre en citant

Jon-Jon a écrit:
Bonjour,

Dans 1ier Octobre, Midi:

Casus Frankie a écrit:
avec l’aide des P-39 et P-400 américains


Faute de frappe? (wiki mentionne "P-400" comme désignation de la version export du P-39 Airacobra mais Question )


en vitesse:
le P400 est un Airacobra mk I (donc un P39D "anglicisé" ,( canon de 20 mm dans le nez et 6 mitrailleuses de 0.303) et requisitionné aux USA par l'USAAC apres Pearl Harbour et envoyé dans le Pacifique.
celà concerne 200 des 675 Airacobra commandés par la RAF .

Pour les autres seuls 30 environ ont été utilisés par la RAF.
le reste partant soit chez les soviets (250avions)
soit a été retrocedé à l'USAAC en Europe (et ont du etre utilisé par les Fighter Groups en AFN ou pour l'entrainement en UK)


Dernière édition par raven 03 le Mar Oct 01, 2013 14:16; édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 14:09    Sujet du message: Répondre en citant

Les marais des Everglades sont en Floride.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 14:30    Sujet du message: Répondre en citant

Everglades : oui bien sûr, désolé pour la confusion. Embarassed

DDT/APD : idem, DDT = mauvaise désignation traînant dans les fichiers depuis des années...

En revanche, c'est volontairement que sont présents des four-pipers transférés OTL aux Anglais. FTL, ce transfert n'a concerné que peu de ces navires, qui ne sont d'ailleurs pas allés aux Anglais, mais au Brésil, voire à la Belgique.

Raven : merci d'avoir donné des explications détaillées pour le P-400.
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 14:49    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

En revanche, c'est volontairement que sont présents des four-pipers transférés OTL aux Anglais. FTL, ce transfert n'a concerné que peu de ces navires, qui ne sont d'ailleurs pas allés aux Anglais, mais au Brésil, voire à la Belgique.


Okay, mais la conversion de four-pipers en APD a eu lieu dans les années 30, bien avant le PoD. Les destroyers anciens dans leur état d'origine peuvent donc se trouver toujours en service dans l'US Navy, mais ne sont pas du tout adaptés pour le transport rapide, la conversions en APD étant assez drastique et impliquant la dépose de chaudières et de 2 des cheminées afin de faire la place pour des logements et du fret. A moins que d'inférer que la France qui continue la guerre encourage l'US Navy à reprendre et amplifier son programme de conversions de transporteurs rapides ?
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 15:02    Sujet du message: Répondre en citant

Casus ,

j'ai oublié :
OTL comme pour le P38 l'absence de turbocompresseur...donc faible taux de montée et inapte au combat en Europe ou les combats se passent bien plus haut qu'en Afrique et dans le Pacifique...

une chose qui n'arrive pas avec le P 39 français FTL .

donc une question:
En FTL les anglais ont -ils commandé des P 39......???

en OTL, la 1iere commande anglaise date de septembre 1940.

si FTL , les anglais ne commande pas d'Airacobra mkI... pas de P 400 juste des P39D au standard US.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 15:43    Sujet du message: Répondre en citant

@Raven : 1) Les Anglais ont commandé des P-39 FTL comme OTL.
2) Les P-39 "français" sont en fait refilés par exemple aux Yougolaves et ne sont toujours pas géniaux en altitude, mais comme en URSS OTL, ils restent à ras du sol, et quand un 109 vient les embêter à hauteur d'arbre Wink , ils peuvent se défendre.

@JPBWeb : Merci de ces précisions. La réponse est : les deux.
FTL, certains Wickes non livrés aux Anglais vont être transformés (assez vite, avec essentiellement dépose d'un canon et des lance-torpilles).
Mais à la place des Thomas et Claxton, je vais utiliser les Gregory et Montgomery, de "vrais" APD. Ne serait-ce que pour permettre au DD Claxton classe Fletcher d'arriver en fin d'année 42 sans faire de vagues...
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Casus Frankie

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Jubilé



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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 16:43    Sujet du message: Répondre en citant

Un équivalent à la chasse aux dindons des Mariannes est-il envisagé ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 16:46    Sujet du message: Répondre en citant

Jubilé a écrit:
Un équivalent à la chasse aux dindons des Mariannes est-il envisagé ?


Pas avant 44, pour les mêmes raisons qu'OTL !
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Casus Frankie

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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 16:46    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Casus a écrit :

Citation:
Couverte d’un terrain affreusement accidenté, elle abrite les restes d’une batterie côtière mise hors de combat en août et que les Japonais tentaient de remettre en état, ainsi que des observateurs d’artillerie. Si la batterie est définitivement éliminée, les observateurs restent hors d’atteinte.


Plutôt que "observateurs d'artillerie", le terme "observatoires d'artillerie" est plus adéquat.

@+
Alain
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 01, 2013 16:47    Sujet du message: Répondre en citant

@Capu Rossu : mais ce sont effectivement des observateurs qu'il y a sur la presqu'île. Dispersés et cavalant dans la brousse, c'est pour ça qu'on ne les trouve pas !
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Casus Frankie

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sting01



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MessagePosté le: Mer Oct 02, 2013 08:44    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
avec des obus de 105 et 155 mm équipés de fusées instantanées


Ce sont des fusees percutantes instantanées; car elles n'explosent instantanement (donc a la sortie du tube) mais instantanement a la percusion de la cible!
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La can can-can, cancouillote,
c'est pas fait pour les francois.

Anscarides je suis ne,
heritier de la Comte je serai.
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mescal



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MessagePosté le: Mer Oct 02, 2013 09:09    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Mais à la place des Thomas et Claxton, je vais utiliser les Gregory et Montgomery, de "vrais" APD. Ne serait-ce que pour permettre au DD Claxton classe Fletcher d'arriver en fin d'année 42 sans faire de vagues...


Le Montgomery n'était pas un "vrai" APD, mais un DM (destroyer minelayer).
OTL, sauf erreur de ma part, il n'y a que les Little, Gregory, Stringham, Colhoun et McKean qui sont des APD au début de la guerre.

Ensuite, des conversions sont effectuées sur une vingtaine d'autres four pipers, mais aucun ne rejoint la flotte dans cette nouvelle configuration avant la toute fin 42 (Talbot, Brooks, Sand, Gilmer, Ward, puis Waters, Dent et Kilty un peu plus tard).

Pour ce qui est de libérer le nom du Claxton, il peut assez facilement lui (DD-140) arriver malheur autour de Guadalcanal fin 42
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Olivier
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