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Texte intégral Asie-Pacifique Septembre 42
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Jubilé



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MessagePosté le: Jeu Mai 23, 2013 13:05    Sujet du message: Répondre en citant

l'appui apporté par les porte-avions manque énormément aux Japonais, et pourrait faire la différence.

Mais c'est vrai que la question du pétrole est prépondérante.

Selon certains historiens, la question du pétrole explique même fondamentalement le cours de la seconde guerre mondiale. les jeux étaient même presque faits dès le départ.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mai 23, 2013 17:21    Sujet du message: Répondre en citant

Jubilé a écrit:
Vu l'importance stratégique de Guadalcanal, je trouve curieux qu'ils décident de ne pas y engager leur flotte de combat principale.


Ils l'ont fait (en août) ! Et ils y ont perdu le Kaga et le Nagato, plus des foules d'avions (et d'équipages +++) et quelques croiseurs et DD.
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Casus Frankie

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delta force



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MessagePosté le: Jeu Mai 23, 2013 17:22    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Ben disons que
1) cela dégarnirait un peu le Japon
2) ça faut quand même pas mal de pétrole dépensé
3) le Slot n'est pas l'endroit idéal pour manœuvrer des cuirassés sans risque



ne pas oublier aussi que l'état major de l'IJN croit encore dur comme fer à la recherche de "la bataille décisive" en mer , qui doit conduire à mettre les alliés à la table des négociations ; en d'autre termes croyance que le Japon peut reproduire une bataille de Tsushima ; pour cela il faut préserver "le corps de bataille" naval .
Mais le conflit contre les alliés n'est pas la guerre de 1905 contre l'empire russe.
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Flo-bert



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MessagePosté le: Jeu Mai 23, 2013 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

Le Yamato n'ayant pas été endommagé (dans cette nouvelle chronologie) lors de la seconde Bataille de l'Ile de Savo, pourquoi ne serait-ce pas lui qui serait envoyer bombarder Guadalcanal à la place du Haruna?

Certes, le Yamato est (un peu) moins rapide que son homologue de classe Kongo et consommerait d'avantage de carburant.
En contrepartie, les dégâts causés seraient maximisés(du point de vue japonnais car les américains ont abrité tout ce qui pouvait l'être). Et la résistance de ce super-cuirassé est bien supérieure à celle du Haruna, même face à des cuirassés (fûssent-ils modernes) américains.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mai 23, 2013 17:48    Sujet du message: Répondre en citant

Il consomme BEAUCOUP plus que son (plus petit) aîné.
Or, comme OTL, il joue le rôle d'un ravitailleur pour les destroyers qui font le boulot essentiel de transport de soldats.
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Casus Frankie

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delta force



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MessagePosté le: Jeu Mai 23, 2013 18:17    Sujet du message: Répondre en citant

je reprends mon post du 3 mars dernier sur le mois d’août 42
" Avec mes petits moyens c'est à dire en essayant de croiser la nouvelle chrono et l'annexe sur les perte navales j'aboutit au résultat suivant en ce qui concerne les pertes de l'IJN (je me suis concentré sur les "capital ships" à savoir CV , BC et CA) :

Pertes
2 CV : Zuikaku+ Kaga
2 CVL : Shoho + Hiyo
4 BB : Ise + Kongo + Fuso + Nagato
2 CA : Kinugasa + Maya

Endommagés
4 CV Shokaku + Hiryu+ Soryu +Agaki
3 BB : Haruna + Yamashiro+ Mutsu
8 CA : Nachi + Suzuya + Myoko + Takao + Furutaka + Kako+ Aboa+ Haguro

Rappel odb au 7/12/1941 (source wiki)

12 CV et CVL
10 BB
18 CA"

En septembre 42 2 BB sont entrés en service le Yamato et le Musashi (je n'ai pas de données pour les CA CV et CVL) ; on peut penser raisonnablement que dans le cadre d'une stratégie qui devient défensive, l'état major de l'IJN cherche à préserver un peu ses moyens ; l'ère des grandes offensives navales nippones est passée .
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delta force



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MessagePosté le: Jeu Mai 23, 2013 18:26    Sujet du message: Répondre en citant

sur la doctrine de l'IJN sur la bataille décisive j'ai trouvé cela sur wiki .http://en.wikipedia.org/wiki/Kantai_kessen
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loic
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MessagePosté le: Jeu Mai 23, 2013 18:57    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Il consomme BEAUCOUP plus que son (plus petit) aîné.

Pas forcément tant que ça, voir les chiffres donnés par Mark ( ici).
D'après Wiki anglais, le manque de munitions de 460mm pour le bombardement terrestre ainsi que l'imprécision des cartes marines autour de Guadalcanal ont joué aussi dans la décision de ne pas engager le Yamato.

Une bonne page en anglais sur le sujet : http://www.combinedfleet.com/guadoil1.htm
On y lit d'ailleurs que les Tokyo Express sont désastreux du point de vue du coût en fuel par rapport aux troupes et au matériel convoyés.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Mai 24, 2013 11:40    Sujet du message: Répondre en citant

21 septembre
Bataille de Singapour – IV

Toute la matinée, l’ensemble de l’artillerie japonaise bombarde la ville. Certaines batteries ciblent des objectifs militaires, mais la plupart n’en ont pas et bombardent au hasard. Le tir ne s’interrompt que le temps de laisser l’aviation apporter sa part d’explosifs au déluge de feu qui s’abat sur ce qui fut la perle de l’Empire britannique.
11h55 – Les canons se taisent.
12h00 – Six divisions japonaises donnent l’assaut de façon concertée, avec la même rage d’en finir…
13h10 – En une heure, les 5e et 33e D.I. japonaises délogent la 11e Division Indienne du Mont Fabet et l’obligent à se replier intégralement dans la cité de Singapour.
13h20 – La 27e D.I. enlève la Government House. Yamashita, qui espérait voir signer la reddition des forces britanniques dans ce lieu plus symbolique que stratégique, va devoir y renoncer : incendié, le bâtiment est totalement détruit .
13h45 – La 56e Division japonaise progresse dans les faubourgs est de Singapour. Mais elle doit livrer de violents combats de rue qui la ralentissent sérieusement.
14h30 – Passant par l’aérodrome de Kallang, la 18e D.I. entre à son tour dans Singapour même. Suivant les consignes de Yamashita, elle attend que les autres divisions aient elles aussi pénétré dans la ville avant d’effectuer une nouvelle poussée (ce qui sera le cas une demi-heure plus tard, avec la 9e D.I.). Aucun général de division ne pourra se prévaloir personnellement d’avoir pris la cité !
16h00 – Les forces japonaises commencent le nettoyage final. Les combats de la fin d’après-midi sont indescriptibles, comme tous les combats de rue, surtout dans une grande ville. Embusqués à certains carrefours, les derniers blindés australiens créent autour d’eux des poches de résistance et font payer très cher le moindre progrès aux Japonais. Un seul blindé sera capturé intact.
Les soldats professionnels, qu’ils soient des brigades indiennes, de la Brigade Highlands, de l’artillerie ou des blindés, se battront jusqu’à la dernière cartouche, souvent littéralement, mais les volontaires singapouriens, malais et surtout chinois n’envisageront pas de se rendre. Seules offriront leur reddition des bataillons ou des compagnies régulières des forces indiennes ou britanniques. Leurs camarades chinois et malais ont, hélas, de bonnes raisons pour se battre jusqu’à la mort.
En effet, tous les Chinois et beaucoup des Malais pris en armes, ou même seulement en uniforme, sont massacrés immédiatement. Mais cela ne suffit pas aux Japonais. Le soir même de la chute de Singapour, le général Tomoyuki Yamashita ordonne, en dehors de l’établissement de camps de prisonniers de guerre normaux, la création de centres de rassemblement où les Chinois du sexe masculins âgés de 18 à 50 ans devront se rendre pour y être évalués. Ceux identifiés comme « anti-japonais » (en fonction de la définition choisie par l’officier d’évaluation de service) seront emmenés dans un coin discret et abattus sans phrases. Dans les premiers jours de l’occupation, au moins dix mille Chinois seront ainsi assassinés, sans préjudice des exactions commises de façon inorganisée contre l’ensemble de la population civile, quelle que soit son origine ethnique, son sexe et son âge. Il est probable que le chiffre total des victimes civiles est compris entre 50 et 100 000 morts.
………
De notre envoyé spécial à Singapour Lord Gort est mort la nuit dernière en tentant de traverser les lignes japonaises. J’ai croisé son ordonnance, qui en a réchappé. Le général est mort comme il a vécu, en soldat.
Dans la ville, les sapeurs qui ne trouvent plus rien à détruire utilisent leurs explosifs pour ralentir l’avance des soldats japonais. Ceux-ci s’infiltrent lentement et avec prudence – aucun soldat n’aime les combats de rue. Ils contournent les îlots de résistance et se dirigent vers le cœur de la ville. Déjà ils ont envahi le quartier chinois et les fuyards racontent les exactions dont ils ont été témoins. Incrédule, j’y suis allé pour faire mon travail de journaliste. Hélas, les mots manquent pour décrire ce qui se déroule en ce moment même à Singapour. Je croyais avoir vu le pire il y a vingt-cinq ans en Irlande. Malheur, j’étais loin de compte.
N’ayant plus rien à piller ou détruire, les Japonais se rattrapent sur les habitants. De tout jeunes enfants sont jetés en l’air et rattrapés sur la pointe de la baïonnette. Plus âgés, ils sont lancés contre les murs, certains plusieurs fois. Les hommes les plus chanceux sont abattus sur place, d’autres sont attachés pour servir à l’entraînement au maniement de la baïonnette. Les femmes et les filles nubiles (voire plus jeunes) sont violées à la chaîne. Souvent le dernier termine sa besogne à la baïonnette.
Les officiers ne manient pas la baïonnette, mais le sabre. Il paraît qu’ils font un concours pour savoir qui pourra couper le plus de têtes.
On a vu des hommes jouer au ballon avec des têtes humaines. Ils auraient aussi fait rôtir des hommes et des femmes sur des grils improvisés.
Le mépris des Japonais pour la vie humaine, s’ajoutant au souvenir de l’humiliation subie en avril et à l’exaspération de ce siège interminable est apparemment à l’origine de ces comportements.
Certains soldats se sont rendus isolément ou par petits groupes, mais les Japonais méprisent ceux qui se rendent, surtout les hommes qui se rendent sans l’ordre d’un officier – et ce mépris peut se traduire par l’exécution immédiate. C’est pourquoi les soldats qui ont perdu leur unité tentent de se rattacher à une autre ou, s’ils sont isolés, décident de résister jusqu’au bout et d’entraîner quelques Japonais dans la mort.
Je suis maintenant dans la cave de la Grande Poste où Mynheer Wim continue de travailler. Je lui dicte cet article. Monsieur Wim est Hollandais, il est âgé et veuf, il est aussi terriblement myope. Il a tenu le poste télex toute la durée du siège et nous partageons nos derniers instants. Il a préparé plusieurs grenades pour pouvoir détruire ses installations au dernier moment.
Lors de ma dernière sortie, les soldats du Mikado étaient à moins d’un quart de mile. Je n’ai entendu que des tirs et des explosions sporadiques. Toute résistance organisée semble avoir cessé. Je pense à mes témoins des derniers jours. Combien sont encore vivants ? Ont-ils réussi à rejoindre la jungle ? J’ai barricadé l’entrée de la cave avec une table et des gravats. Je me suis embusqué derrière avec mon Webley. Nous entendons des voix, ce sont des Japs. Ça y est, des pas dans l’esc…/ Transmission interrompue, fin d’émission, fin d’émission, fin d’émission.
Ray O’Brady, pour le Times de Londres

………
Note du rédacteur en chef accompagnant l’article ci-dessus dans le Times – « Cette dépêche est la dernière reçue par notre rédaction. Raymond O’Brady n’a pas donné signe de vie depuis. A ce jour, les Japonais n’ont transmis à la Croix-Rouge aucune liste de prisonniers faits à Singapour.
Ray travaillait pour le
Times depuis dix ans. Nos pensées vont vers sa femme et ses enfants.
Dans ses derniers instants, Ray a cessé d’être témoin pour devenir un acteur des événements, même très brièvement. C’était un homme de bien et aucun homme de bien ne pouvait rester inactif devant les actes perpétrés par les Japonais et rapportés par lui.
C’est en son honneur que je conclurai : Vive l’Irlande et les Irlandais. »

………………………
Rapport du lieutenant Masahiro à son supérieur le capitaine Tashi (5e D.I.) – « Selon les ordres, avons pris la Grande Poste. Aucune résistance, sauf dans les sous-sols, défendus par deux hommes, abattus. Pertes : un tué, un blessé.
Matériel de transmission capturé, mais piégé avec des grenades. Explosion meurtrière dans cet espace confiné. Pertes : deux tués. Longue vie à l’Empereur ! »


Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Sur le front de la Matanikau, le colonel Kuma constate que ses hommes supportent très mal le climat de Guadalcanal – ce n’est pas parce qu’une île est tropicale, verdoyante et baignée par un océan aux eaux toujours tièdes que l’environnement est paradisiaque. Le manque de moustiquaires et de médicaments a un effet catastrophique sur les capacités combatives de son unité. Bien qu’ils soient à présent relativement reposés, les soldats japonais peuvent au mieux tenir une position. Il est hors de question de les envoyer de nouveau à l’attaque. Il ordonne à tous de s’enterrer le long de plusieurs lignes de bunkers soigneusement camouflées pour protéger sa base de ravitaillement, près du cap Espérance.
Côté américain, au QG de la 1ère Division de Marines, l’idée de la charge blindée par la côte apparaît de plus en plus séduisante, mais le même argument revient toujours et encore : et si les Japonais en profitaient pour se rabattre sur le flanc découvert des blindés, côté jungle, pour les couper de leurs bases ? Toute la journée se passe en discussion pour comparer les mérites relatifs d’une attaque sur un large front et celle d’une poussée fulgurante.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– Malgré le coup au moral que représente la chute de Singapour, la tâche usante de tâtonner dans la jungle à la recherche des flancs japonais continue, face à une opposition décidée. Une petite percée est obtenue à Leaney’s Corner. Un peloton du 2/10e s’est éloigné à plus de 1 500 mètres de la Piste et a découvert un ruisseau peu profond, à peine gonflé par la pluie habituelle, que les hommes suivent jusqu’au moment où ils entendent des voix japonaises. Vers 18h00, ils passent à l’attaque et tombent sur une petite position japonaise d’où ils délogent l’ennemi. De là, ils ont une très bonne vue sur la piste, à l’endroit où elle traverse un torrent. La position est apparemment une sorte de QG ou de poste médical ; les Australiens y découvrent des sacs de riz, des barils de pruneaux en conserve, de l’alcool de riz et des fournitures médicales : morphine (en quantité), quinine (très peu), pansements, mercurochrome – le tout fort utile. Alerté, le bataillon renforce rapidement cette position, qui va devenir capitale.
L’obscurité trouve les Australiens dans une situation délicate mais prometteuse. Les trois bataillons, largement espacés, ont débordé l’ennemi du côté de Gorari, de Leaney’s Corner et de Waju. Ils sont sur le point d’encercler les Japonais. Ces derniers en sont conscients – en fait, les troupes qui tiennent Leaney’s Corner ont déjà des Australiens sur leurs arrières, à l’ancien poste médical japonais. La seule issue pour eux est de percer vers le nord-est pour contourner cette position et retrouver la Piste à Unjiki. Ils attaquent dans cette direction dès le crépuscule et une bataille sauvage fait rage toute la nuit dans ce secteur. Le 2/10e subit des pertes sévères, mais cette action donne sa chance au 2/12e, sur une piste latérale, qui décide d’attaquer peu après minuit.

Townsville (Australie) – Arrivée du “Brisbane River Amphibious Carrier Battalion”. Cette unité a été formée avec seize véhicules débarqués à Brisbane en août par un cargo venu d’Angleterre et entraînée à la hâte. Les engins sont des transports de personnels blindés amphibies Mk X, version moderne du Mk IX de la Première Guerre. Les Etats-Unis n’ayant pu jusqu’alors envoyer de LVT en Australie, les Britanniques y ont envoyé ces seize Mk X, initialement destinés au front grec. Peut-être les engins sont-ils trop évolués pour le travail demandé, mais c’est l’occasion de savoir comment ils se comportent en conditions tropicales, dans l’attente d’une utilisation à plus grande échelle en Malaisie ! Les équipages sont des personnels volontaires recrutés dans la région de Brisbane par les spécialistes accompagnant les véhicules dans la garnison locale et les unités de la 3e Division AMF.

Campagne d’Indochine
Tonkin
– Avec un important retard sur les prévisions des Occupants, le haut fourneau de Bac-Son entre en service. Il produira chaque jour de 10 à 12 tonnes de fonte pour les besoins de l’industrie japonaise.


22 septembre
Bataille de Singapour – IV

Les Japonais ont pris la forteresse de Singapour, mais cela ne leur suffit pas… Ils voudraient Lord Gort ! Vivant, de préférence – aux Philippines, ils ont dû se contenter du cadavre de MacArthur. Mais à Singapour, même cette mince satisfaction leur sera refusée.
………
Le 21 en fin de journée, les dernières unités constituées qui luttaient encore dans la ville de Singapour se sont rendues. J’étais à ce moment avec des hommes de la 64e (Lancashire) Brigade, mais la Brigade ne s’est pas rendue. Seuls les bataillons qui la composaient, leurs munitions épuisées, ont demandé à cesser le combat. Ce fut le cas du bataillon avec lequel je me trouvais, en réalité un groupement ad hoc constitué d’hommes de diverses origines et notamment du fier 1er bataillon du Duke of Cornwall’s Light Infantry.
L’irritation des vainqueurs était palpable. Dès que le bataillon eut déposé les armes, ils exigèrent la séparation des officiers et des sous-officiers et soldats. Pour quelque obscure raison, ils me classèrent dans la catégorie des officiers, refusant de tenir compte de mes papiers civils. Je découvris bien vite que je n’étais pas le seul – il semblait que tous les civils occidentaux fussent dans le même cas que moi.
Avec mes compagnons d’infortune, je fus conduit vers un terrain de cricket qui avait connu des jours meilleurs et qui devait servir pendant quelque temps de camp de prisonniers gradés. J’avais la chance d’être accompagné par deux des officiers du Duke of Cornwall’s, deux jeunes capitaines dont j’avais fait la connaissance avant même le début de l’attaque japonaise, en septembre. Bertram (Bertie) et Frederick (Freddie) étaient les meilleurs amis du monde, mais passaient leur temps à se chamailler sous prétexte que ces deux représentants de la meilleure société anglaise avaient fait leurs études à Oxford pour l’un, à Cambridge pour l’autre. Apparemment, mon cursus personnel – une école publique de la ville de New York – ne gênait ni l’un ni l’autre, pas plus que la pointe d’accent yiddish que je tiens de mes parents.
Bertie et moi avons fait le trajet jusqu’au terrain de cricket en soutenant Freddie, qui avait pris un éclat d’obus dans la jambe gauche. Sa blessure devait être très douloureuse, mais il semblait souffrir bien plus des sarcasmes de son ami, qui faisait mine de croire qu’il simulait, « comme ces chochottes de l’équipe de rugby de Cambridge » (le rugby est un sport proche de notre football et dont les pratiquants ne sont pas vraiment douillets, à Cambridge ou ailleurs).
Le matin du 22, nous attendions, tranquillement assis ou allongés sur la pelouse, les serveurs qui devaient nous apporter notre early morning tea (disait Bertie), mais certains commençaient à craindre que le breakfast ne fût très médiocre, « peut-être même du type continental, Good Gracious ! » (disait Freddie, à qui il aurait fallu des soins et qui avait trop mal pour pouvoir se lever). L’apparition d’une douzaine de soldats japonais en armes, dont un commandant, déclencha des huées : ils ne portaient pas le moindre plateau. Le calme un peu revenu, le commandant cracha quelques mots en brandissant son pistolet. Il avait avec lui un interprète qui s’empressa : « Nous savons que le général Gort se cache parmi vous ! Si c’est un homme honorable, il doit se montrer tout de suite ! »
Quelques rires furent d’abord la seule réponse. J’entendis quelqu’un commenter : « Le Vieux No Surrender leur a joué un bon tour ! »
Le commandant japonais dégaina son sabre qu’il se mit à agiter d’une façon ridicule en débitant un discours auprès duquel les âneries convulsives de Herr Hitler ressemblaient à une berceuse pour bébé. L’interprète commença à traduire d’une voix tremblante, mais nous avions tous compris que nous étions menacés de toutes sortes d’horreurs – et nous savions fort bien que les Japonais étaient passés maîtres en ce domaine.
C’est alors que, de l’autre côté du stade, un homme s’est levé, très droit, presque au garde-à-vous, et a crié : « Je suis Lord Gort ! ».
Bien sûr, ce n’était pas lui, c’était un grand blond qui ne devait pas avoir plus de 26 ou 28 ans. Le commandant japonais le comprit aussi bien que nous et entra dans une rage noire (ou jaune ?). A quoi le grand blond répondit avec calme : « Je suis Lord Gort ! ». Toujours hurlant, le Japonais le menaça de son pistolet. « Je suis… » répéta le grand blond, avant de se taire pour toujours. Le Japonais était mauvais orateur, mais bon tireur.
L’intensité du silence qui suivit me serre encore le cœur.
Je pense que seuls Bertie et moi avons entendu Freddie – très pâle et toujours cloué au sol – murmurer : « Bien sûr… Spartacus sum ! » « Quoi ? » a chuchoté Bertie. « Il n’y a qu’un Oxonian inculte pour ne pas avoir compris. Spartacus sum ! »
Bertie est devenu aussi pâle que son ami et a sauté sur ses pieds en hurlant : « Je suis Lord Gort ! »
Le commandant japonais est devenu frénétique. Sur son ordre, ses hommes ont tiré une salve en l’air. C’est alors qu’un autre homme s’est levé et a crié : « Je suis Lord Gort ! » Et là, c’était presque drôle, parce que c’était un lieutenant indien, à la peau sombre comme la nuit – depuis l’échec des Japonais, en avril, pas mal de natives (comme disent les Anglais) ont été nommés officiers.
Le Japonais nous a démontré qu’en fait de rage, nous n’avions encore rien vu. Il a ordonné une nouvelle salve, mais pas en l’air – plusieurs hommes sont tombés. L’instant d’après, tout le stade, votre serviteur compris, était debout et clamait : « Je suis Lord Gort ! Je suis Lord Gort ! »
Les Japonais se sont enfuis en tiraillant sauvagement, comme les soldats romains avaient renoncé, deux mille ans plus tôt, devant les esclaves révoltés vaincus qui hurlaient : « Spartacus sum, je suis Spartacus ! »
Nous avons relevé sept morts – dont Bertie.
Des mains pieuses leur ont enlevé leurs plaques d’identité et me les ont remises. On pensait sans doute qu’en tant que civil, mes chances de survie étaient meilleures. Quand le général Yamashita, désireux de montrer au monde la grandeur d’âme de l’Empire du Soleil Levant, et la sienne, décida d’embarquer sur un bateau portugais les civils occidentaux capturés à Singapour, les soldats qui me fouillèrent ne trouvèrent rien à redire à ce que j’emporte ces quelques morceaux de métal.
Chacun sait aujourd’hui que le monument à Lord Gort achevé en 1947, qui s’élève à l’emplacement du terrain de cricket, n’est pas vraiment un tombeau, puisque le corps du Vieux No Surrender n’a jamais été retrouvé. Chacun sait que ses mots fameux sont gravés sur la façade principale : « I shall never surrender ». Mais il est moins connu que, de l’autre côté du monument, les plaques d’identité des sept Lord Gort du 22 septembre 1942 sont incrustées dans la pierre, soulignant ces quatre mots sculptés en lettres capitales : « I AM LORD GORT ».

Extrait du livre de Robin “Doc” Meyrson, Le Grand Siège – Singapour face au Soleil Levant, New York, 1948.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Les Japonais ont commencé à reconstituer leurs forces sur l’île.
Les débris des forces qui ont livré les premiers combats ont été à peu près regroupés, à force de navettes nocturnes effectuées par de petits bâtiments. Pour la 7e D.I. : 500 hommes du 28e R.I., 700 hommes du 7e Génie et le 1er bataillon du 7e Rgt d’Artillerie (12 x 75 mm de montagne) ; pour la 35e Brigade, 2 000 hommes du 124e R.I. ; pour la 2e D.I. enfin, 1 400 hommes du 4e R.I.
De nouveaux renforts commencent à arriver, de nuit, par petits paquets. Plus ou moins régulièrement, 500 à 800 hommes débarquent de petits convois de destroyers surchargés ou de chalands protégés par quelques vedettes – c’est le début de ce qui sera plus tard baptisé l’Express de Tokyo. Ce trafic n’est pas immédiatement remarqué par les Américains, qui guettent un convoi de navires importants lourdement protégé.
Ces renforts sont les hommes des 16e et 29e Régiments de la 2e Division d’Infanterie. A court terme, les Japonais auront sur Guadalcanal l’effectif d’une petite division, mais ils ne pourront guère contester la position américaine : ces éléments manquent totalement de moyens de transport (ce sont normalement des unités hippomobiles) et surtout d’armes lourdes, en dehors d’un peu d’artillerie de montagne.
Plus important peut-être, le commandement sur place est transféré au général Maruyama. Celui-ci, un des rares généraux japonais à être connu en Occident, a servi comme attaché militaire à Londres puis en Inde, avant de devenir chef du service de renseignement Royaume Uni-USA à l’état-major de l’Armée Impériale. Il est très lucide sur la situation, mais il hésite encore à adopter la tactique choisie par Kawagushi : lui pardonnerait-on de ne pas lancer une offensive à outrance ?
………
Ironbottom Sound – Dans la nuit, trois DDT américains exécutent une mission de ravitaillement, chacun transportant 20 tonnes de munitions d’artillerie, entre autres. Ils détectent au radar l’approche de trois des destroyers de Tanaka, qui couvrent la mission du jour de l’Express de Tokyo, mais ceux-ci font demi-tour sans les avoir aperçus. Les trois transports rapides ont cependant serré la côte au plus près pour éviter d’être repérés et l’un d’eux, l’USS Conner (classe Caldwell) heurte un récif au large de l’île Surakiki. Victime d’une voie d’eau incontrôlable, il doit s’échouer sur Guadalcanal, près du village de Ghavighanimumu. La cargaison est récupérée, mais le bâtiment ne pourra être sauvé.
Pendant ce temps, le HMNZS Moa harcèle les positions japonaises. Les vedettes d’Iishi tentent de le trouver, mais sont repoussées par de petits navires néo-zélandais.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– Le 2/12e attaque et perce les lignes japonaises, attirant très vite une contre-attaque venant de Waju.
C’est alors que des combats éclatent aussi plus au nord, près de Gorari, où le 2/9e est attaqué. En fait, les Japonais tentent, là aussi, de s’extraire d’un quasi-encerclement. Ils vont y parvenir, car ils se trouvent directement sur la piste principale (où les Australiens n’ont que des patrouilles), mais à un prix très lourd. Les combats sont furieux et les Australiens pressent si vivement la poursuite qu’un dépôt de ravitaillement de bonne taille, 1 500 mètres à l’est de Gorari, est capturé intact. A l’aube, le succès australien devient évident, même si une partie des Japonais ont pu décrocher. Ils laissent quelque 150 morts sur le terrain et doivent abandonner trois obusiers de 70 mm, de nombreux mortiers légers, des mitrailleuses, du ravitaillement… et quarante blessés dans un poste de premier secours. L’officier de renseignements du bataillon parvient de justesse à empêcher ces blessés de se suicider.
Pendant ce temps, au sud, à Waju et autour de Leaney’s Corner, les Japonais sont dans une situation pire encore. De très violents combats se poursuivent et il apparaît que des centaines d’hommes sont encerclés près de Waju. Toute la journée, les 2/10e et 2/12e resserrent leur étreinte.

Port Moresby – Départ du premier convoi de ravitaillement d’une certaine importance destiné à Mullins Harbour (le port improvisé dans la région de Milne Bay). Il est composé de quatre caboteurs hollandais réfugiés d’Indonésie (entre 350 et 450 GRT chacun, ils sont considérés comme inutiles pour le trafic côtier australien), escortés par deux corvettes de classe Bathurst, un chasseur de sous-marins de classe V et une vedette. Chaque caboteur remorque une petite péniche. Le convoi progresse par sauts de puce le long de la côte pour profiter de la brume et des nuages qui s’accrochent au relief. Naviguant surtout de nuit, il aura la chance de ne pas être détecté par les Japonais.

La guerre sino-japonaise
Nouveau raid sur le Japon
Région de Yan'an (Chine)
– Les réserves de carburant au Shanxi permettent encore une attaque contre le Japon. C’est un raid “massif” : 26 B-17F, qui font l’aller et retour sans encombre grâce à l’utilisation de deux appareils pour le brouillage des fréquences radio et des radars japonais. La cible est la grande usine de moteurs de Nakajima, à Musashi. Les dommages sont relativement légers : 44 machines-outils détruites ou gravement endommagées ainsi que 5 % des bâtiments ; 190 000 heures de travail perdues. Mais ces dommages limités vont néanmoins donner un coup de fouet au programme de dispersion des usines – et ce programme lui-même entraînera une réduction notable de la production.
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Dernière édition par Casus Frankie le Ven Mai 24, 2013 11:57; édité 1 fois
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Mai 24, 2013 11:53    Sujet du message: Répondre en citant

Voilà - il y aura un "PS" sur Singapour, mais c'en est fait.
J'espère que nous avons été dignes de Geoff Mowbray, vrai créateur du Singapour FTL, et de son père, qui combattit là-bas... OTL.
Une foule de "Merci" à Tyler - qui a accepté et mené à bien l'écriture du récit des combats, jour par jour, tâche difficile et parfois aride, mais essentielle.
Et à Crixos, qui a délaissé le 113e le temps d'écrire les dépêches de Ray O'Brady (vous pouvez applaudir).
Quant au récit de Robin Meyrsohn - I AM LORD GORT - eh bien, celui-ci est de moi.

Dois-je rappeler que Mark Bailey est le narrateur de la campagne FTL de Nouvelle-Guinée, différente mais pas plus héroïque que la campagne OTL (elle-même extraordinaire).

Vous vous souvenez tous qu'Anaxagore règne sur l'Indochine. Very Happy

Enfin, les récits de la lutte sur Guadalcanal sont de Cracou - nous y reviendrons.

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Jubilé



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MessagePosté le: Ven Mai 24, 2013 12:41    Sujet du message: Répondre en citant

Très beau sujet que ce siège de Singapour.

Je suppose que l'auteur aime ainsi à corriger l'humiliation OTL de la chute de la perle de l'orient.

Les exactions japonaises ne sont sûrement pas exagérés. Quand on pense qu'au Japon, des groupes politiques puissants continuent à glorifier cette époque Sad

Le premier ministre japonais s'est même fait photographier dans un jet portant le n°731, ce que Coréens et Chinois ont interprété comme une provocation rappelant l'unité du même nom.

On n'imagine pas Angela Merkel faire de même dans un avion immatriculé SS.
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ladc51



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MessagePosté le: Ven Mai 24, 2013 12:56    Sujet du message: Répondre en citant

Singapour est tombé...
Bravo à tous les auteurs, et bravo au redac' chef, le tout a une vraie unité...
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Laurent
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Hendryk



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MessagePosté le: Ven Mai 24, 2013 12:58    Sujet du message: Répondre en citant

Impressionante fin du siège de Singapour--un Stalingrad tropical doublé d'un deuxième Nankin.

Superbe scène, les officiers qui se souviennent de Spartacus. La bravoure contre le fanatisme imbécile.

Au fait, quelle proportion de la population civile a pu être évacuée au cours des mois précédents?
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pcfd



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MessagePosté le: Ven Mai 24, 2013 13:55    Sujet du message: Répondre en citant

Un grand bravo et un grand merci à tous les auteurs pour ces récits magnifiques . Je me connecte tous les jours et lorsque je m'aperçois qu'en FTL rien de nouveau ma déception est telle que j'ai (preque) envie d'enguirlander les responsables du site !!!!
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Anaxagore



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MessagePosté le: Ven Mai 24, 2013 14:05    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:

Au fait, quelle proportion de la population civile a pu être évacuée au cours des mois précédents?

Je ne pourrais donner de chiffre, mais moins de 1%. On évacue pas une métropole comme Singapour, surtout par voie de mer... mer dominée par l'ennemie.
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