Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Texte intégral Asie-Pacifique Septembre 42
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1942 - Le Pacifique
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10076
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mai 20, 2013 16:06    Sujet du message: Répondre en citant

Merci, Chasseur de Vincennes... Je reporte sur mes tablettes (qui seront mises en lignes dans les Archives "officielles" par Loïc).
Sauf ! Immanquable.
Le mot se prononçait d'abord comme "immense", il se prononce aujourd'hui "IN - manquable" et certains l'écrivent comme il se prononce, MAIS pour l'instant, l'orthographe officielle reste IMM... Wink
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10076
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mai 20, 2013 16:21    Sujet du message: Répondre en citant

15 septembre
Bataille de Singapour – IV

Front est
– Journée relativement calme pour la 21e D.I. Scottish (0). Néanmoins, la 27e D.I. japonaise progresse lentement dans les bâtiments le long de la côte, tandis que la 56e lance quelques attaques sporadiques dans l’intérieur afin de mettre la pression les troupes alliées (et de les obliger à dépenser encore un peu plus ses maigres stocks de munitions).
Front centre – Les poussées japonaises dans le secteur repoussent la 9e Division Indienne dans les hauteurs au nord de Timan Road. Symbole de l’avancée inéluctable des Japonais : un obus de mortier japonais tombe sur le perron de Government House. Le soir-même, le QG de Lord Gort déménage pour s’installer dans Singapour même, à Fort Canning, où se trouvait le PC lors du Premier Siège.
Front ouest – Malgré une défense héroïque, les Singapouriens encerclés près de Buona Vista sont finalement éliminés par le 11e R.I. de la 5e D.I. japonaise en milieu de journée. Le 42e R.I. de la 5e D.I. s’affaire pendant ce temps à tester les défenses de Pasir Panjang.
La 33e D.I. japonaise tente de son côté quelques attaques infructueuses dans les hauteurs au sud de Bukit Timah et à l’est de Holland Road.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal, Henderson Field
– Au milieu de la nuit la plus dramatique de la campagne terrestre de Guadalcanal, la troisième colonne japonaise est près de remporter une véritable victoire. Elle s’infiltre jusqu’à la piste des chasseurs (encore en construction) et détruit deux dépôts de carburant avant d’être immobilisée, vers 02h00, par le feu d’une section de Stuart et d’une batterie de 75 mm sur half-tracks, soutenues par une compagnie du génie.
Dès que l’aube permet de distinguer clairement amis et ennemis, Vandegrift déploie contre cette colonne l’essentiel de ses réserves et avant la fin de la journée, elle est anéantie jusqu’au dernier homme, ou peu s’en faut. Par ailleurs, la 1ère Division de Marines se contente de rétablir ses lignes autour de ce qui est désormais connu comme « Bloody Ridge », la Crête Sanglante, sans essayer de poursuivre les autres unités japonaises.
« Les positions des Para-Marines et des Raiders avaient remarquablement bien résisté durant toute la nuit, même si les blessés étaient nombreux : environ 12 % de l’effectif, principalement victimes d’éclats d’obus de mortier. Les Japonais avaient bien plus souffert. Au matin, les pentes étaient littéralement couvertes de morts. Les pertes cumulées des trois jours de combat et de la retraite qui suivit atteignirent plus de trois mille cinq cents morts, soit plus de la moitié des effectifs dont disposait Kawagushi. Officiellement, tous ces hommes étaient morts au combat (bien que la proportion de malades abandonnés à leur sort n’ait sans doute pas été négligeable) (1).
Dans la soirée du 15, Kawagushi réussit à joindre Tassafaronga, d’où la nouvelle de la défaite fut envoyée au général Hyakutake, à Rabaul. Hyakutake transmit l’information directement au quartier général impérial. Ce revers était une nouvelle tache sur l’honneur de l’Armée Impériale, après ses déboires en Indochine (où la guérilla continuait et où Dien-Bien-Phu tenait toujours), ses accidents de parcours aux Philippines (où Corregidor n’était tombée qu’en juillet) et la sévère défaite subie à Singapour (même si la cité-forteresse était enfin sur le point de tomber). Furieux, l’état-major décida, pour “sécuriser le périmètre de la Sphère de Coprospérité”, d’envoyer vers le Pacifique Sud-Ouest de nombreux renforts. Du moins, des renforts aussi nombreux que possible… »
Extrait de Staff Rides at Guadalcanal, US Army College, CARL Research Library Edition, 1974.


Iles Salomon – Deux heures avant le crépuscule, un hydravion H8K aperçoit brièvement un groupe de transports et d’escorteurs se dirigeant vers Guadalcanal. Il s’agit d’une petite flotte transportant vers Guadalcanal les 4 000 hommes du 7e Rgt de Marines, appelés à renforcer la 1ère Division de Marines (2). Tanaka patrouille à ce moment dans le Slot, mais les Américains n’atteindront la Baie que le jour suivant – et le bouillant amiral japonais sait qu’il lui faudra attendre la nuit du 16 au 17 pour intervenir.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– Ayant avancé des mortiers et les deux 25 livres de la 30e Brigade durant la nuit, Wootten commence à préparer l’attaque d’Oivi. La RAAF à Port Moresby est informée et prépare un raid : 8 CAC Wirraway et 6 CAC Boomerang australiens, 6 Douglas B-23 Dragon hollandais, escortés par 11 Hurricane australiens et 6 P-40 hollandais. C’est le plus grand effort possible en appui tactique. S’y ajoute une mission de 8 Avro Manchester et 6 AW Whitley portant leur charge de bombes maximum.

Campagne d’Indochine
Laos
– A bout de souffle, la 7e Division japonaise atteint Ban Phoukhoun. Encore une fois, la ville est abandonnée. Les Japonais se retranchent sur place en demandant l’évacuation de leurs nombreux blessés, des renforts et des munitions.

La guerre sino-japonaise
La conversion de Tchang Kai-Chek
Chungking (Tchoung-king)
– Le premier régiment de la 41e D.I. US arrive enfin dans la capitale du KMT, conduit par le général Albert Wedemeyer. D’accord avec les représentants britanniques et français auprès du gouvernement chinois, il attaque immédiatement – diplomatiquement bien sûr. Reçu par Tchang Kai-Chek vers 10h00, il le met immédiatement face à la dure réalité des faits scandaleux constatés par les Occidentaux.
« Une grande partie des munitions, du carburant et du ravitaillement en général que nous vous avons envoyé à grands frais a été volée et revendue au marché noir. La plupart des ces vols ont été le fait de personnels américains corrompus. Beaucoup de ces individus ont déjà été arrêtés, ou le seront bientôt ; ils seront jugés et condamnés à de lourdes peines. Il a été prouvé que deux d’entre eux au moins ont vendu des quantités importantes d’essence d’aviation à des subordonnés directs du général He [conseiller militaire personnel de Tchang] et il a été également prouvé que ces officiers chinois ont revendu l’essence aux Japonais ! Ces deux hommes, que j’hésite à appeler encore des Américains, ont été fusillés pour trahison, mais il n’est pas question que les corrupteurs échappent à la punition ! » s’exclame Wedemeyer. De fait, l’exécution des deux Américains enlève à Tchang toute excuse pour ne pas agir avec autant de fermeté contre les officiers chinois complices de ce trafic. Mais Wedemeyer n’en a pas fini avec son réquisitoire.
« Il y a encore pire, Votre Excellence ! Nous avons découvert que la moitié des fonds que nous vous avions envoyés en bonnes monnaies d’argent et que nous avions confiés personnellement à H.H. Kung ont été détournés par celui-ci – par votre propre ministre des Finances ! Et tout cela en violation flagrante des ordres et décrets que vous avez vous-même signés et qui interdisent spécifiquement ce genre de trafic et toute cette corruption ! »
Wedemeyer est bien renseigné, grâce au travail de l’Australien Donald. Celui-ci connaît par cœur le Who’s who du zoo de la corruption chinoise, et il a recensé avec soin les ordres de Tchang condamnant ces pratiques. « Ces ordres représentaient pour Tchang son absolution personnelle, même s’ils l’obligeaient à lâcher certains de ses principaux alliés intérieurs, au premier rang desquels H.H. Kung et sa femme Ailing, le général He et bien d’autres. En revanche, les accusations américaines épargnaient des hommes comme T.W. Sung (qui était justement sur le point de revenir de Washington…) et le général Chen Cheng. » (Jack Bailey, Canberra University Press : Birth of Modern China, 1996)
Après la potion amère, Wedemeyer a prévu de quoi consoler Tchang, sous la forme d’un message du Président Roosevelt lui-même, lui indiquant les grands traits de la stratégie alliée, « dans laquelle les Etats-Unis d’Amérique et leurs Alliés, le Royaume-Uni et la République française, souhaitent ardemment que la Chine joue un rôle à sa mesure. » Et pour cela, il “suffirait” que le KMT applique enfin son propre programme de réformes. Les Alliés, explique Wedemeyer, sont prêts à payer le prix de ces réformes, civiles et militaires, pourvu que l’argent et le matériel fournis soient effectivement utilisés comme prévu – et Tchang ne peut que comprendre que l’application de ce plan va dans le sens d’un renforcement de son propre pouvoir et de celui de son gouvernement. Refuser serait courir le risque d’un tarissement rapide de l’aide alliée. Néanmoins, accepter ne serait-il pas se soumettre ? Et risquer un jour d’être éliminé, sacrifié sur l’autel d’un accord avec l’URSS et les communistes chinois, qui se retrouvent depuis le mois de mai dans le camp allié ?
Le Généralissime demande à réfléchir. Il fixe rendez-vous à Wedemeyer dans la soirée, en compagnie de sa femme et principale conseillère, Meiling Sung.
Ce soir-là, Wedemeyer dévoile un nouvel atout, en présence du seul couple présidentiel. Il explique que le déploiement de la CATF au Shanxi n’est pas là pour aider les communistes, mais surtout pour servir d’étape de ravitaillement pour les bombardiers à long rayon d’action allant attaquer le Japon : les Américains n’ont pas l’intention de renforcer les troupes communistes qui contrôlent la région. Tchang et sa femme se rendent immédiatement compte d’une conséquence que les Alliés n’ont pas saisie : l’utilisation de la région de Yan’an comme base d’attaque du Japon n’attirera pas seulement une réponse de l’aviation japonaise. Tous deux deviennent alors de chauds partisans de l’aspect aérien de l’opération – mais Wedemeyer ne comprendra jamais vraiment pourquoi. Dix ans plus tard, dans une série d’interviews effectuée au Palais présidentiel de Nankin, le Président-à-vie Tchang Kai-Chek expliquera qu’il avait été enchanté en découvrant que les communistes allaient se retrouver enfermés autour de Yan’an dans un piège mortel involontairement tendu par les Américains : « C’était un véritable cadeau, cela garantissait la destruction des communistes par les Japonais et les communistes eux-mêmes y prêtaient la main ! »
L’une des journées les plus importantes de l’histoire de la Chine moderne s’achevait. « La Chine étant la Chine, tout ne fut pas réglé ce soir-là. Mais l’issue des semaines de négociations qui suivirent était sans doute déjà décidée, d’autant plus que W.H. Donald avait repris sa place auprès du couple Tchang. Ses avis étaient très écoutés de Meiling, sinon toujours de Tchang Kai-Chek – cependant, Meiling savait fort bien se faire entendre de son époux.
Très vite (c’est à dire en quelques mois) se dessina la structure de la nouvelle direction chinoise. Tchang Kai-Chek fut nommé Président-à-vie, chargé de la direction de la guerre et des Affaires étrangères (il délèguerait souvent cette dernière responsabilité à son épouse). T.W. Sung devint Président du Yuan exécutif (Premier ministre), chargé des affaires intérieures et des Finances – c’est-à-dire, d’abord, de la stabilisation de la monnaie chinoise. Le catastrophique H.H. Kong fut expédié au Brésil comme ambassadeur, avec son épouse Ailing. Lors d’une spectaculaire querelle de famille, T.W. Sung arracha littéralement à sa sœur et à son beau-frère la coquette somme de cent vingt millions de dollars, qu’il consacra, non sans le faire largement savoir, à la construction d’infrastructures civiles. Mais l’ambassadeur de Chine au Brésil n’en fut pas pour autant démuni : on estime que le couple Kong possédait encore près de cent cinquante millions de dollars !
Le général Chen Cheng, réputé comme incorruptible – selon les standards chinois bien sûr – fut nommé chef d’état-major général, avec un trio de conseillers alliés (un Américain, un Anglais et un Français dans l’ordre d’autorité). C’est ainsi que fut mise en œuvre la réforme de l’Armée Nationaliste, dont la première offensive devait être dirigée contre les trois cités du triangle de Wuhan. » (Jack Bailey, op. cit.)


Notes
0 - Cette division Scottish n’a d’écossais que le nom puisqu’on y trouve des Anglais, des Malais, des Chinois, quelques Australiens dont les tanks ont été détruits… et même quelques Ecossais. Des officiers britanniques lettrés (ils sont fort nombreux) l’ont baptisée « Xerxes Band ».
1 - Un homme mort au combat était automatiquement promu au grade supérieur, ce qui augmentait la pension versée à la famille. De plus, la mort au combat était considérée comme plus honorable. Les officiers, souvent issus de la même région que leurs hommes (le recrutement par unité étant local), minimisaient régulièrement le nombre de morts par maladie.
2 - Le 7e Rgt fait partie de la 1ère Division de Marines – il a été remplacé par le 2e Rgt (qui fait partie de la 2e Division) au début de l’opération Watchtower pour accélérer le déploiement de la division à Guadalcanal.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 4621
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Lun Mai 20, 2013 21:12    Sujet du message: Répondre en citant

Passage 13/14 septembre :

Citation:
d’un bataillon de 75 mm

Un bataillon d'artillerie entier ???

Citation:
Edson écrira, bien plus tard, qu’il s’était demandé cette nuit là s’il valait mieux lancer tout de suite une contre-attaque suicidaire


Citation:
En fait, le Stuart a été ralenti par un problème de machines
=> italique

Citation:
Réaliste quand aux possibilités réelles
=> formulation maladroite

Citation:
Paras-Marines

=> pas très courant comme expression
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 4621
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Lun Mai 20, 2013 21:24    Sujet du message: Répondre en citant

Au 15 septembre :
Citation:
le bouillant amiral japonais

Tanaka n'est que contre-amiral, il sera promu vice-amiral à la fin de la guerre.

Je n'ai rien compris au passage concernant le déploiement de la CATF au Shanxi Think
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10076
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mai 20, 2013 22:05    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Passage 13/14 septembre :

Citation:
d’un bataillon de 75 mm

Un bataillon d'artillerie entier ???

Citation:
Edson écrira, bien plus tard, qu’il s’était demandé cette nuit là s’il valait mieux lancer tout de suite une contre-attaque suicidaire


Citation:
En fait, le Stuart a été ralenti par un problème de machines
=> italique

Citation:
Réaliste quand aux possibilités réelles
=> formulation maladroite

Citation:
Paras-Marines

=> pas très courant comme expression


1) artillerie : bon, je "floute".
2) "de suite" : expression aujourd'hui un peu vieillie (mais très années 40) qui est un abrégé de "tout de suite".
3) Stuart : ital, OK
4) "Réaliste quant aux possibilités pratiques" sera en effet mieux.
5) Para-Marines : c'est pourtant l'appellation des membres de cette unité des Marines (qui n'est en effet pas courante).
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)


Dernière édition par Casus Frankie le Lun Mai 20, 2013 22:08; édité 1 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10076
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Mai 20, 2013 22:07    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Au 15 septembre :
Citation:
le bouillant amiral japonais

Tanaka n'est que contre-amiral, il sera promu vice-amiral à la fin de la guerre.

Je n'ai rien compris au passage concernant le déploiement de la CATF au Shanxi Think


1) Oui, mais "le bouillant contre-amiral", c'est pas terrible. Il est courant que, par "amiral", on veuille dire "contre-" ou "vice-" selon les cas.

2) J'ai un peu réécrit le passage. Est-ce plus clair ?

Ce soir-là, Wedemeyer dévoile un nouvel atout, en présence du seul couple présidentiel. Il explique que le déploiement de la CATF au Shanxi, dans la région de Yan’an – donc en zone contrôlée par le PC chinois – n’est pas là pour aider les communistes, mais surtout pour servir d’étape de ravitaillement pour les bombardiers à long rayon d’action allant attaquer le Japon : les Américains n’ont pas l’intention de renforcer les troupes de Mao. Tchang et sa femme se rendent immédiatement compte d’une conséquence que les Alliés n’ont pas saisie : l’utilisation de la région de Yan’an comme base d’attaque du Japon n’attirera pas seulement une réponse de l’aviation japonaise, mais une attaque terrestre en règle.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 4621
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Mar Mai 21, 2013 07:05    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
2) J'ai un peu réécrit le passage. Est-ce plus clair ?

Oui, merci.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Capu Rossu



Inscrit le: 22 Oct 2011
Messages: 1561
Localisation: Mittlemeerküstenfront

MessagePosté le: Mar Mai 21, 2013 08:13    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Citation:
Au 15 septembre :
Citation:
le bouillant amiral japonais

Tanaka n'est que contre-amiral, il sera promu vice-amiral à la fin de la guerre.


Il est courant de parler d'un officier général en employant le terme de général ou d'amiral sans citer forcément le grade complet sauf quand on se sert de la formule cérémonielle "Monsieur le général de division..." ou "Monsieur le vice-amiral d'escadre....". De même, lorsqu'un subordonné s'adresse à cet officier général, il dit "Mon général" , abréviation de la formule cérémonielle, ou "Amiral" quelque soit le grade ou le rang de l'officier général. Les Anglo-saxons ont gardé le"Monsieur" en employant le terme de "Sir" mais de façon plus large puisqu’il est utilisé dès lors qu'un subordonné s'adresse à un officier d'un grade supérieur au sien.

@+
Alain
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10076
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mar Mai 21, 2013 11:19    Sujet du message: Répondre en citant

Beaucoup d'action dans une seule journée !

16 septembre
Bataille de Singapour – IV

Front est
– La 56e D.I. japonaise attaque l’aile droite de la 21e D.I. Scottish, tenue par la 63e Brigade Highlands, qui se retranche dans les bâtiments les plus solides du secteur, ou plutôt au milieu des ruines des bâtiments démolis par l’aviation (ce qui ne favorise pas tellement les attaquants).
La 27e D.I. japonaise réussit à arracher une partie du Saint Patrick’s College à la 1ère Brigade de Malaisie, mais profitant des espaces découverts autour du College, des blindés australiens interviennent et infligent des pertes sévères aux Japonais… Mais en fin de journée, le nombre total de blindés alliés encore opérationnels (y compris ceux susceptibles d’être réparés rapidement) est tombé à 18.
Front centre – La 9e Division Indienne tient bon sur Timan Road, ne cédant aucun pouce de terrain. Government House, abandonnée depuis la veille, reçoit cette fois une douzaine d’obus – contrairement à la veille, il ne s’agit sans doute pas d’un hasard.
Front ouest – La 11e Division Indienne se replie sur une ligne allant du Mont Faber jusqu’au sud de Bukit Timah. Mais en fin de journée, cette position est à deux doigts de céder…

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Pour les Japonais, le pire est encore à venir. Certes, du fait de la férocité des combats, le nombre de blessés est relativement faible, mais le brancardage d’un seul homme le long des pistes fangeuses et défoncées demande de six à dix porteurs. Plus grave, la crainte constante d’une attaque aérienne américaine interdit d’utiliser de jour le terrain dégagé le long de la côte, ou les rares clairières. C’est pourquoi un certain nombre de blessés graves vont être laissés sur place avec pour mission de se défendre jusqu’au bout – ou tout simplement abandonnés.
Hyakutake décide, après avoir consulté son chef d’état major, le colonel Hiriko, de préserver les unités restées au contact en raccourcissant les lignes de ravitaillement. En pratique, les dernières unités japonaises organisées opèrent un glissement vers la côte, ne laissant que quelques détachements patrouiller dans l’intérieur, notamment au pied du mont Austin. Le génie commence à tailler des pistes parallèles au front pour faciliter les mouvements de rocade, mais il est lourdement handicapé par le manque de matériel lourd et par les pluies quotidiennes, qui transforment rapidement les sentiers en ruisseaux boueux.
« Les restes des unités de Kawagushi mettront une semaine pour retourner jusqu’aux plages de Taivu. A ce moment, près d’un tiers des soldats n’auront plus de fusil – faut-il préciser qu’il ne leur restera plus un seul canon ? Les survivants seront épuisés et incapables d’une action quelconque après plusieurs jours de marche (et souvent en aidant ou en portant des blessés) sur l’un des terrains les plus inhospitaliers de la planète. »
Extrait de Staff Rides at Guadalcanal, US Army College, CARL Research Library Edition, 1974.

………
« Cette première grande bataille terrestre de Guadalcanal se soldait par une nette victoire défensive des Américains, mais la ténacité et la vigueur des attaques avaient marqué profondément leur commandement, qui décida rapidement de ne pas poursuivre les Japonais en retraite. Plusieurs raisons expliquent cette décision apparemment étrange, puisqu’une contre-attaque vigoureuse aurait balayé ce qui restait des Japonais, qui manquaient de munitions et de nourriture.
Si les pertes américaines étaient limitées, deux des unités les plus mobiles et les mieux entraînées avaient été sévèrement éprouvées.
Les quelques escarmouches et rencontres de patrouilles qui eurent lieu les jours suivants sur le flanc sud firent croire au commandement du 5e Régiment que les Japonais étaient toujours en force au pied du mont Austin, ce qui immobilisa près d’un quart des effectifs. Les autres régiments s’enterrèrent plus profondément le long du périmètre, attendant une nouvelle poussée japonaise.
De plus, il faut se souvenir que les ordres officieux de Vandegrift lui interdisaient de prendre le risque de « casser » la Première Division.
Une autre explication fait intervenir le colonel Metford, l’un des derniers évacués des Philippines, rattaché au G2 de la division. Il avait fourni à Vandegrift un rapport de première main sur le débordement de la première ligne de défense de Bataan par une infiltration massive côté montagne suivie d’une course vers la mer. En absence d’informations solides quant aux renforts japonais, Vandegrift ne pouvait pas se permettre de manœuvres aventureuses.
Il décida donc d’attendre le débarquement du 7e Régiment, avec son matériel lourd et son ravitaillement. Le convoi qui le transportait entrait justement à l’aube dans Ironbottom Sound. »
Extrait de « La Guerre du Pacifique – Etale et renversement (tome XVI) », par A.H. Flint.

Ironbottom Sound – Bataille de Tetere
Le convoi allié comprend six grands transports, les Alchiba, Betelgeuse, Heywood, President Jackson, Hunter Liggett et Zeilin, ainsi que quatre petits transports rapides, les DDT Colhoun, Gregory, Little et McKean. Ils sont escortés par les CA Minneapolis, Pensacola et Portland, les CLAA Juneau et San Diego, les DD Aaron Ward, Dewey, Jarvis et Lang et un groupe d’escorteurs de l’ABDF-Fleet : le DE HMAS Swan et trois avisos, le MN D’Iberville et les HrMs Flores et Soemba.
Dans les airs, il est protégé par tout ce qu’Henderson Field peut mettre en l’air et surtout par les chasseurs de la flotte américaine, qui évolue à l’est des Salomon : le Hornet et l’Enterprise (qui vient de revenir de Pearl Harbor avec un groupe aérien remis à niveau), escortés par une demi-douzaine de croiseurs lourds et une dizaine de destroyers.
Yvon Lagadec : « Ce fut une des plus belles empoignades de ma campagne des Salomon. Les Japonais de Rabaul avaient lancé tout ce qu’ils avaient, nous en avions fait autant et nous étions soutenus par les groupes aériens des porte-avions. En toute modestie, nous avons bien fait notre boulot – j’ai obtenu ce jour-là ma vingtième et ma vingt-et-unième victoire, et je n’ai pas été le seul à améliorer mon tableau de chasse. Quelques Betty ont quand même réussi à passer, mais pour se faire massacrer par la DCA du Juneau et du San Diego, tous les deux déchaînés ! Finalement, les Japonais n’ont pu toucher qu’un navire : le transport Zeilin, percuté par un Betty en flammes. On a souvent dit qu’il avait été victime d’un avion-suicide, mais j’en doute, du moins, pas au sens prémédité que cela prendrait par la suite. Toujours est-il que le pauvre Zeilin ne s’en est pas sorti – mais quand il a été touché, il n’y avait plus à bord que quelques Marines, qui s’occupaient du débarquement du matériel. »
...
En fin de journée, les croiseurs anti-aériens quittent la Baie, accompagnés par les DD Dewey et Jarvis, et filent rejoindre l’écran des porte-avions. L’état-major américain a en effet décidé que ces croiseurs étaient trop précieux contre les avions pour les risquer en combat de surface – les Alliés ont appris à se méfier des nuits tropicales.
De fait, dès la nuit tombée, Iishi traverse la Baie avec ses quatre vedettes formées en losange. Sa G-352 est en pointe, entourée par les G-1 et G-2 un peu en retrait, 50 mètres à peine de chaque côté, et la H-13 (réparée après les dégâts subis quelque temps plus tôt) à l’arrière de la formation. Mais les abords du mouillage des transports sont sillonnés par les vedettes du MTB-ron 3 et par les petits bateaux de Phipps – alors qu’il pense parvenir en position d’attaque, le groupe d’Iishi vient donner droit dans les PT-38, 46 et 60, dont le leader questionne aussitôt les Japonais au projecteur à éclats. S’ensuit un bref mais féroce combat ; les vedettes américaines, légèrement armées, souffrent et la PT-38 explose, mais la H-13, peut-être insuffisamment réparée, est très endommagée et doit être abandonnée. Quoi qu’il en soit, tout espoir de discrétion est perdu ; Iishi se replie, il ne retrouvera pas d’occasion pour cette nuit.
...
Un peu plus tard, Raizo Tanaka fait son entrée dans la Baie avec le CL Tama et les DD Hatsukaze, Hayashio et Kuroshio. Il a averti ses hommes d’être prêts à l’action. L’amiral a mis sa marque sur le Kuroshio, car il connaît à la perfection ses destroyers et leurs capacités. Le Tama est un navire ancien, qu’il n'a pas l'habitude de commander ; tout en appréciant l’expérience acquise par son équipage (à la bataille de Milne Bay notamment), il préfère l’un de ses navires fétiches.
Le temps est médiocre, avec de nombreux grains. Il s’aggrave même peu à peu et des orages se forment. Ayant doublé Savo par le sud, Tanaka monte à 29 nœuds et se rapproche de la côte de Guadalcanal, autant qu’il l’ose dans cette zone mal cartographiée. Il a en effet retenu des informations qu’il a reçues sur le radar qu’à proximité de la terre, il peut espérer échapper à la détection électronique.
21h00 - Les vigies de Tanaka aperçoivent les navires alliés, à plus de 10 000 mètres.
A ce moment, ceux-ci sont répartis en quatre groupes. Les cinq transports restants s’activent à débarquer le matériel sur la plage de Tetere, ils doivent quitter la baie avant la fin de la nuit, pour ne pas s’exposer à une nouvelle attaque aérienne. Les escorteurs de l’ABDF patrouillent au nord-est de la plage. Du côté ouest patrouillent les quatre DDT, qui ont déchargé leur cargaison. Enfin, vers le large, les destroyers Lang et Aaron Ward, suivis des croiseurs Minneapolis, Pensacola et Portland, zigzaguent lentement, aux aguets.
Tanaka prend alors une décision hardie et même téméraire, qu’aucun autre commandant japonais n’aurait sans doute prise – il divise ses forces. Il décide d’engager le gros de l’escorte – les croiseurs lourds – avec ses destroyers Kuroshio et Hatsukaze et ordonne aux Tama et Hayashio de se jeter sur les transports avec quelques minutes de décalage. Le Kuroshio, suivi par l’Hatsukaze, accélère à 32 nœuds en venant sur bâbord, les deux autres continuant discrètement à 20 nœuds vers les transports.
Il semble que les radars américains aient été trompés par le relief de la côte, à moins qu’ils n’aient pris les destroyers nippons pour deux dragueurs néo-zélandais que les navires américains ont déjà croisés. Quand les navires de Tanaka sont enfin identifiés comme ennemis, ils ont déjà lancé leurs seize torpilles depuis plusieurs minutes. Le contre-amiral Carleton H. Wright, sur le Minneapolis, ordonne d’allumer les projecteurs (attitude alors standard dans l’US Navy en pareil cas). Tanaka fait immédiatement ouvrir le feu et émettre de la fumée. Quelques instants plus tard, les Longues Lances atteignent leurs cibles. Une torpille touche l’Aaron Ward sous la passerelle, puis une autre à l’arrière. Touché à mort, le destroyer coule en quelques instants. Le Minneapolis est frappé deux fois à l’avant, sa proue est littéralement tranchée comme par un gigantesque couteau juste devant la tourelle 1. Le Pensacola est touché une fois, à la hauteur du mât principal, une violente explosion lui déchire le flanc gauche, le navire prend une gîte de 13 degrés et stoppe.
Le Portland et le Lang ripostent, mais Tanaka est déjà en train de décrocher vers le nord. Sur le Portland, le commandant Perlman ordonne de poursuivre l’ennemi.
Pendant ce temps, le Tama et l’Hayashio se sont glissés vers les transports. Ils aperçoivent d’abord les quatre DDT en patrouille et les prennent pour des destroyers. L’Hayashio tire ses huit torpilles et le Tama ses quatre torpilles tribord. Le Gregory est touché sous la passerelle et se casse en deux ; la proue coule immédiatement, mais la poupe reste à flots quelques minutes, permettant à une partie de l’équipage de se sauver. Le Little, touché par trois, peut-être quatre torpilles, vole tout simplement en éclats. Le McKean perd un grand morceau de sa proue, mais reste à flot. Le Colhoun, qui commande la division, est épargné. Lui et le McKean ouvrent le feu, mais le Tama et l'Hayashio sont plus puissants. Tandis que le Colhoun se replie en émettant de la fumée, le McKean est achevé par le destroyer japonais.
C’est alors que les vigies du Tama signalent plusieurs navires non identifiés arrivant de l’est en tirant. Ce sont le Flores, le Soemba, le D’Iberville et le Swan. Impressionnés par la taille des gerbes (les deux Hollandais portent du 150 et le Français du 138), les Japonais sont persuadés d’avoir affaire à des croiseurs et s’éloignent vers le centre de la Baie.
De son côté, n’ayant plus de torpilles (la base de Rabaul étant à court de “Longues Lances” après les deux batailles de Savo, les navires japonais sont partis sans emporter de recharges), Tanaka a ordonné à ses deux destroyers de se retirer vers Savo pour attirer « les croiseurs » (il a pris le Lang pour un CLAA de classe Atlanta) loin des plages.
Alors que le Tama et l’Hayashio se replient eux aussi, ils découvrent le Pensacola, toujours en panne. Le commandant du Tama décide d’achever le croiseur américain et prend le temps de lancer ses quatre torpilles bâbord. Deux d’entre elles touchent, précipitant le Pensacola au fond d’Ironbottom Sound, mais le Tama ne jouira guère de cette victoire facile.
Averti de ce qui se passait du côté des transports, le Portland a fait demi-tour, suivi du Lang. Il se jette directement sur le Tama et l’Hayashio, qui lui barrent le T sans l’avoir voulu. Le Portland subit à l’avant des dégâts superficiels, avant de régler son tir sur le Tama, cible plus commode qu’un petit destroyer. Un incendie se déclenche près de la catapulte et surtout, la cheminée centrale est détruite et l’une des chaudières s’éteint. L’incident pourrait être peu grave, mais le Tama devient incapable d’accélérer suffisamment pour échapper au croiseur lourd. Sachant par un message du Flores que les navires ennemis qui ont attaqué les transports sont partis, le Portland s’acharne sur le croiseur léger. Son tir est lent, mais précis en raison de la proximité de son adversaire (moins de 1 500 mètres). Or, le léger blindage de celui-ci ne résiste pas aux obus de 8 pouces et sa situation devient catastrophique lorsqu’un coup direct met définitivement hors service une de ses machines. L’Hayashio tente de dégager son coéquipier en simulant une attaque à la torpille, mais le Lang s’interpose et le destroyer japonais finit par s’éloigner. La fin du combat est plus une exécution ; le Tama, stoppé, flambe furieusement et le Lang l’achève de trois torpilles, dont une touche.
Tanaka et ses trois destroyers s’en retournent alors vers Rabaul.
Les survivants de la flotte alliée vont quitter la Baie avant l’aube, sauf le Minneapolis, amputé de sa proue, qui va trouver refuge à Tulagi, comme… la proue de l’Astoria. Soigneusement camouflé, il passera d’autant plus inaperçu que les Japonais ne le chercheront pas, convaincus de l’avoir coulé.
« Les deux camps estimèrent avoir remporté une victoire. Les Américains avaient perdu un croiseur lourd, un destroyer et trois “destroyers de transport”, plus un croiseur lourd très gravement endommagé, mais les 4 000 Marines transportés étaient déjà prêts au combat, avec plus de 80 % de leur ravitaillement et de leur matériel lourd. Le groupe du Portland croyait avoir coulé un croiseur lourd et endommagé deux destroyers. Le handicap rencontré à courte portée par les canons de 8 pouces à faible cadence de tir contre des navires rapides fut relevé – des 6 pouces étaient mieux adaptés à ce genre de situation. De même, la consigne d’allumer les projecteurs dans certaines situations de combat fut définitivement supprimée.
Les Japonais estimèrent les pertes causées à l’ennemi à deux croiseurs lourds, un croiseur léger et trois grands destroyers. Malgré la perte du Tama, le prestige du contre-amiral Tanaka fut encore accru et l’amiral Yamamoto lui exprima publiquement ses félicitations. »
(Jack Bailey, Un Océan de Flammes – La guerre aéronavale dans le Pacifique)


Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– Peu après le lever du jour, les éléments du 144e Régiment japonais qui tiennent Oivi sont brutalement réveillés par des tirs d’artillerie. Ils répliquent avec deux canons de 70 mm, qui révèlent clairement leurs positions. Le raid aérien survient juste après, endommageant les lignes de défense et démolissant le village lui-même. Inquiets de voir les chasseurs continuer à tourner autour de leurs positions alors que les bombardiers sont repartis, les officiers japonais demandent de l’aide et en obtiennent rapidement, sous la forme de six Ki-43 venus de Buna, d’où ils avaient décollé pour une patrouille de routine. Ces appareils arrivent juste après le passage des 14 bombardiers lourds, qui fuient vers la sécurité de Port-Moresby pendant que les chasseurs japonais se heurtent à l’escorte. Supérieurs en nombre (et commençant à avoir une certaine expérience des rencontres avec les agiles avions japonais), les chasseurs alliés abattent quatre des Ki-43 (dont un pilote sera récupéré), au prix d’un seul Hurricane.
Pendant ce temps, le 2/9e Bataillon a envoyé deux compagnies envelopper les défenses avant de lancer une puissante attaque. Les Japonais sont vite bousculés, seuls quelques bunkers du village d’Oivi offrant une résistance notable. Ils sont repoussés sur environ 1 500 mètres vers leurs positions de Sisarita et Gorari.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
patzekiller



Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 3288
Localisation: I'am back

MessagePosté le: Mar Mai 21, 2013 19:30    Sujet du message: Répondre en citant

la PT38 coulée : c'est pas sur celle là qu'a servi Kennedy?
_________________
www.strategikon.info
www.frogofwar.org
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10076
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mar Mai 21, 2013 19:45    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
la PT38 coulée : c'est pas sur celle là qu'a servi Kennedy?

Non, celle de JFK, c'était la 108.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 4621
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Mar Mai 21, 2013 21:51    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
le Lang l’achève de trois torpilles, dont une touche.
=> Lang en italique.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
pcfd



Inscrit le: 18 Juil 2012
Messages: 136
Localisation: castres

MessagePosté le: Mar Mai 21, 2013 22:55    Sujet du message: Répondre en citant

"Non, celle de JFK, c'était la 108."

Je viens de revoir le film et c'est le 109
_________________
Respectez toutes les religions au combat; ne prenez aucun risque quant à votre destination si vous êtes tué.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
chasseur de Vincennes



Inscrit le: 01 Déc 2012
Messages: 182
Localisation: au pied du plus haut donjon d'Europe

MessagePosté le: Mar Mai 21, 2013 23:09    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir

Pour les para-marines, les premiers paras US, créés fin 1940, 3 bataillons d'abord indépendants, puis réunis au sein du 1st Marine Parachute Regiment (dissous le 30 décembre 1943 car le Corps manquait d'avions de transport pour un largage massif) , il y a plusieurs façons de l'écrire, mes confrères de la Marine Corps History Division l'écrivent Paramarines.

Le diable se cache dans les détails: l'arme d'appui japonaise de calibre 70 mm qui lance des obus est cataloguée comme un obusier (amplitude de réglage en site de -4 à +75 degrés) d'infanterie (2 par bataillon), alors que celle de 75mm en dotation au niveau du régiment d'infanterie est un canon (68 à 16,6 degrés).

Je verrais bien arriver à Guadalcanal un bataillon (au moins, au mieux un régiment) français recruté dans les îles du Pacifique et entraîné en Nouvelle Calédonie et aux Nouvelles Hébrides. Les soldats d'origine mélanésienne ou polynésienne seraient nettement plus à l'aise dans la forêt tropicale que les américains ou les japonais et pour ceux qui ont déjà vu un wallisien en colère, imaginez le avec un sabre d'abattis dans chaque main face à des japonais malades et/ou sous-alimentés!
_________________
Dura lex sed lex
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
sting01



Inscrit le: 30 Juil 2010
Messages: 1452
Localisation: Thailande

MessagePosté le: Mer Mai 22, 2013 06:48    Sujet du message: Répondre en citant

chasseur de Vincennes a écrit:
Bonsoir

Pour les para-marines, les premiers paras US, créés fin 1940, 3 bataillons d'abord indépendants, puis réunis au sein du 1st Marine Parachute Regiment (dissous le 30 décembre 1943 car le Corps manquait d'avions de transport pour un largage massif) , il y a plusieurs façons de l'écrire, mes confrères de la Marine Corps History Division l'écrivent Paramarines.

Le diable se cache dans les détails: l'arme d'appui japonaise de calibre 70 mm qui lance des obus est cataloguée comme un obusier (amplitude de réglage en site de -4 à +75 degrés) d'infanterie (2 par bataillon), alors que celle de 75mm en dotation au niveau du régiment d'infanterie est un canon (68 à 16,6 degrés).

Je verrais bien arriver à Guadalcanal un bataillon (au moins, au mieux un régiment) français recruté dans les îles du Pacifique et entraîné en Nouvelle Calédonie et aux Nouvelles Hébrides. Les soldats d'origine mélanésienne ou polynésienne seraient nettement plus à l'aise dans la forêt tropicale que les américains ou les japonais et pour ceux qui ont déjà vu un wallisien en colère, imaginez le avec un sabre d'abattis dans chaque main face à des japonais malades et/ou sous-alimentés!


J'en ai eu un, brigadier chef, qui cogna (une fois!) sur la porte de la prison du camp de Saverne, et la defonca quasiment ... Ce sont des monstres physiques ... mais avec un point faible (un seul) entre l'os de la machoir et la glotte.
_________________
La can can-can, cancouillote,
c'est pas fait pour les francois.

Anscarides je suis ne,
heritier de la Comte je serai.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1942 - Le Pacifique Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivante
Page 2 sur 6

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com