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Texte intégral, Asie-Pacifique, Août 1942
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patzekiller



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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 19:30    Sujet du message: Répondre en citant

je m'y connais peu mais il me semble qu'aller au combat avec juste un peu de fioul dans les reservoir revient à prendre le risque de tomber en panne si on se prend une torpille au mauvais endroit, au mauvais moment...
en plus on se prive de la possibilité d'etre à fond sans limite au moment du combat (un peu comme les pilotes allemands au dessus du chanel)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Jan 22, 2013 00:54    Sujet du message: Répondre en citant

Capu Rossu - Par "peu protégées" il faut ici entendre "peu blindées".
Je vais préciser.
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MessagePosté le: Mar Jan 22, 2013 12:29    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

En tant que Marin, je dois avouer que le terme peu protégé est plus juste lorsque l'on parle de navire que peu blindé.
La notion de protection du bâtiment ou du bateau, prends en compte les capacités de défenses actives et passifs (soit DCA, blindage,et parfois même entrainement des équipes de "secours") aux différentes menaces, et cela relativement à un ensemble.
Par conséquent dans le contexte WWII, les destroyers sont bien des cibles peu protégées, même s'ils sont blindés et dispose d'une DCA, il reste plus vulnérable qu'un BB ou un CLA.
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Les Hommes bon n'ont jamais sauvé une Nation, car ils n'ont pas en eux la force nécessaire pour mener ces actions.
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MessagePosté le: Mar Jan 22, 2013 14:42    Sujet du message: Répondre en citant

En même temps, risquer des bombardiers à basse altitude pour peut-être flinguer un destroyer, espèce dont la marine japonaise dispose en grandes quantités ...
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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MessagePosté le: Mar Jan 22, 2013 15:00    Sujet du message: Répondre en citant

16 août
Raid sur Makin
Pacifique Central
– Makin est un atoll du Pacifique typique, avec un collier d’îlots coralliens ombragés de palmiers autour d’un lagon aux eaux calmes et transparentes. L’île la plus étendue est Buritari.
Juste avant l’aube, trois gros sous-marins font surface au large. Makin a été choisi comme objectif du raid allié le plus audacieux depuis le début de la guerre du Pacifique. Le but réel de l’opération est de faire croire à l’état-major de la Marine Impériale que la flotte alliée se prépare à frapper les Kwajalein, dans le Pacifique Central, et que le débarquement à Guadalcanal, qui a eu lieu huit jours plus tôt, n’est qu’une opération secondaire.
Les 222 hommes du 2e Bataillon de Raiders de l’USMC ont été quelque peu entassés sur l’USS Argonaut, l’USS Nautilus et le MN Surcouf. Les Marines les plus chanceux sont ceux qui ont embarqué sur le Surcouf. En effet, la prison du bord a été transformée à Pearl Harbor en espace de logement, tandis que le petit hangar à hydravion a été utilisé pour y stocker des canots en caoutchouc. En raison de sa taille et de la place disponible, le bâtiment français a été choisi par le colonel Carlson (chef des Raiders) comme poste de commandement, mais le commandant de la task-force, le Commander John M. Haines, est à bord du Nautilus.
Les trois sous-marins se sont approchés de l’atoll dans la nuit avec précautions, car l’imprécision des cartes marines de la région est bien connue. Une fois en surface, il faut gonfler les embarcations et les mettre à l’eau – plus facile à dire qu’à faire, en raison d’une forte houle qui secoue les trois navires, ballottant bruyamment le Nautilus, qui prend des airs d’énorme hippopotame joueur. Le grondement continu qui provient de la barre qui s’écrase contre le récif empêche de se parler facilement. Mais un à un (et avec l’aide, pour le Surcouf, de la grue prévue pour manœuvrer l’hydravion Marcel Besson MB-411), les dix-neuf petits bateaux sont mis à l’eau.
Le colonel Carlson les dirige vers le récif, à l’opposé de la principale zone habitée. Dix-huit arrivent bien groupés, mais l’un d’eux dérive très au sud du point prévu. A l’arrivée, Carlson fait une pause assez longue pour cacher les bateaux dans des broussailles, établir une garde de sécurité et entrer en relation par radio avec les sous-marins. Malheureusement, alors que le soleil se lève, le calme du matin est troublé par un coup de feu. C’est un Marine qui a tiré accidentellement. Abandonnant toute prétention à la discrétion, Carlson ordonne à ses hommes de foncer vers l’autre côté de l’île et de s’emparer de la petite route côtière qui longe le lagon. Pendant ce temps, le Surcouf quitte ses deux collègues pour aller se mettre en bonne position de tir.
Le chef de la garnison japonaise locale, le sergent-major Kanemitsu, est déjà en alerte, car les services de renseignement japonais ont diffusé quelques jours plus tôt un avertissement à propos d’une possible action ennemie dans le Pacifique Central, ce que Kanemitsu a pris très sérieusement. Ses hommes se précipitent vers leurs positions de défense, mais une compagnie de Marines a atteint l’unique route de l’île et s’est emparée d’un petit bâtiment inoccupé. A 06h30, quand les troupes japonaises y arrivent, certaines à pied, d’autres en camion, elles sont brutalement stoppées par les tirs américains.
Des indigènes prennent alors contact avec les hommes de Carlson et leur expliquent que le gros des forces japonaises est à trois km au sud, autour de la station radio. Carlson demande un appui d’artillerie. Le Nautilus et le Surcouf ouvrent le feu, bien que les deux bâtiments n’aient aucun observateur bien placé pour régler leur tir. Le Nautilus, aidé par les Marines, dirige alors son feu contre un petit transport et un patrouilleur mouillés dans le lagon. Ses deux canons de 6 pouces les coulent après 23 salves. De son côté, guidé par les hommes de Carlson, le Surcouf écrase la zone où se trouve la station radio, qui se tait définitivement à 09h10.
Peu après, des avions japonais apparaissent, forçant à plusieurs reprises les sous-marins alliés à plonger. Incapables d’attaquer les submersibles, les avions bombardent et mitraillent Buritari, mais sans faire de mal aux Marines.
De l’autre côté de l’île, le lieutenant Oscar F. Peatross et onze hommes, occupant le canot qui avait dérivé vers le sud, se sont retrouvés sur les arrières de l’ennemi. Profitant de la confusion créée par les obus du Surcouf, ils attaquent les abords de la station radio détruite, abattant les Japonais qui ont échappé aux obus de 203 mm et détruisant tout ce qu’ils peuvent comme matériel. Deux Marines sont tués, mais Peatross et ses neuf autres hommes quitteront le rivage dans l’après-midi avec des documents récupérés dans les restes de la station radio et rejoindront sans mal l’Argonaut.
A 12h55, le calme retombe sur l’île. Bien qu’ils l’ignorent, les hommes de Carlson ont anéanti les troupes japonaises, en dehors d’une poignée d’isolés.
Vers 14h30, une tentative des Japonais d’envoyer des renforts dans deux hydravions Mavis échoue complètement, car les deux gros appareils sont incendiés par les mitrailleuses de .50 des Marines dès qu’ils ont touché l’eau du lagon.
A 17h00, Carlson commence à se replier jusqu’à l’endroit où il a débarqué et met ses canots à l’eau vers 19h00. Cependant, la barre se montre un ennemi bien plus dangereux que les Japonais. Quelques canots chavirent et sept seulement, portant tout juste 100 hommes, parviennent aux sous-marins. C’est un rude coup au moral des Marines. Ils ont encore 120 hommes sur le rivage, dont des blessés, et plus beaucoup de munitions.
Carlson ordonne alors à son second, le major James Roosevelt, d’aller récupérer les hommes restants avec « de plus gros bateaux ». Heureusement pour Roosevelt, le Surcouf a été conçu pour emporter une chaloupe à moteur et le commandant du sous-marin français a pris soin de l’embarquer, anticipant ce genre de problèmes.
Le lendemain matin (17 août), utilisant la chaloupe comme remorqueur, Roosevelt revient chercher le reste des hommes, pendant que le Surcouf et le Nautilus ouvrent le feu sur ce que les Marines croient être des positions japonaises. En fait, il n’y a plus que cinq Japonais vivants sur l’île. Tous les hommes sont finalement récupérés et à 11h24, la task-force remet le cap sur Pearl Harbor. Carlson n’a perdu que 19 hommes (16 tués au combat et 3 noyés quand leur canot a chaviré).
Au niveau tactique, le raid est un succès complet. Les Marines ont beaucoup appris et ils se sont emparés d’importants documents. Néanmoins, l’objectif principal de l’opération n’est pas atteint : le commandement japonais ne se laissera pas distraire de ce qui se passe dans le Pacifique Sud-Ouest. Il sera cependant assez préoccupé pour lancer une campagne d’amélioration substantielle des défenses de tous les atolls du Pacifique Central.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Ironbottom Sound
– Aux petites heures de la nuit, le lieutenant Iishi patrouille dans la baie et n’y trouve que le navire-hôpital Wanganella, toujours brillamment éclairé à son mouillage à l’est de Sealark Channel. Ces lumières sont un bon point de repère, mais aussi un danger pour tout navire qui se silhouetterait devant elles. Au lever du jour, un hydravion vient chercher Iishi et le conduit à Rabaul pour lui montrer les deux vedettes rapides arrivées la veille… et pour lui annoncer sa nomination au grade de Shosa (capitaine de corvette).
………
Guadalcanal – Dans l’après-midi, le long de la Matanikau, les Marines se heurtent à une patrouille japonaise, lui tuant trois hommes et n’en perdant qu’un. C’est le premier signe que les Japonais réagissent…
Pendant ce temps, Ichiki fait ses plans. Ses reconnaissances lui ont indiqué que Pointe Cruz était abandonné, ce qui le conforte dans sa conviction que les Américains sont moralement faibles. Il décide que l’attaque principale, menée par le 1er bataillon du 28e Régiment, portera le long de la côte. Il est plus facile d’y concentrer des forces. Comme il est prévisible que les Marines seront déployés là en nombre, une action de diversion sera lancée de l’intérieur des terres, trois heures plus tôt, par le 3e Bataillon (réduit aux trois quarts de ses effectifs). Idéalement, cette diversion réussira à pénétrer dans les positions américaines et se rabattra sur la côte, prenant l’ennemi en tenailles et rejoignant la force principale au petit matin.
Comme bien souvent, ce plan théoriquement excellent fait peu de cas d’obstacles bassement matériels, tels que les difficultés de mouvement à l’intérieur des terres, sur un terrain cauchemardesque. Ichiki ne veut voir que le fait que la végétation cachera les mouvements de ses troupes, sans penser qu’elle les gênera !
En début d’après-midi, le 3e Bataillon s’enfonce dans la jungle pour préparer la diversion pendant que le 1er se concentre le long de la côte. En face, le front de la Matanikau est tenu par le 5e Régiment de Marines (le I/5e près de la mer, le II/5e au sud, le III/5e en réserve). Le 1er Régiment se trouve près de l’aérodrome et le 2e est au niveau de Red Beach.
19h30 – Le commandant Tawagushi (III/28e) indique par messager au colonel Ichiki que ses hommes ne sont pas en place et ne pourront pas attaquer avant 23h00, deux heures plus tard que prévu, sauf s’ils abandonnent les armes lourdes. Mécontent, le colonel décide de quitter son QG pour se rapprocher du front.
22h00 – Le I/28e est en place sur la côte.
23h10 – Au sud du front de la Matanikau, les postes avancés du 5e Marines sont refoulés par « des forces en nombre inconnu ».

Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– Il faut encore au 2/12e toute la journée pour nettoyer les derniers bunkers du Knoll. Pendant ce temps, l’attaque dans la dépression (le “Bowl”) n’a progressé que de 200 mètres, à un coût effrayant, face à la ligne de crête descendant du Knoll. Les deux camps sont à la limite de l’épuisement. Des éclaireurs commandés par le capitaine Golder ont bien découvert une voie de pénétration qui contourne les positions japonaises dans le Bowl et rejoint la piste d’Alola. Hélas, les reconnaissances montrent qu’il est impossible de passer par cette voie avec suffisamment de troupes.

Milne Bay – La RAN et la RAAF font tous leurs efforts pour venir en aide aux forces isolées autour de Gili-Gili, mais ce n’est pas assez, malgré l’aide de la NEIAF, dont les Lodestar évacuent 200 blessés graves dans la nuit, sous le feu ennemi et sur une piste ravagée, sans la moindre perte. La RAAF lance une série de raids, mais les nuages qui couvrent la mer et la situation confuse au sol font que ces attaques sont peu efficaces.
Clowes sait maintenant qu’il ne recevra pas dans l’immédiat de renforts notables. Son problème est donc insoluble : les Japonais peuvent tourner son flanc à tout moment en débarquant quelques troupes derrière ses lignes, sans qu’il puisse rien y faire.
Les combats se poursuivent toute la journée, et les 25 livres dépensent beaucoup de munitions contre les concentrations japonaises, aidant à tuer dans l’œuf une série d’attaques. La 7e Brigade, très affaiblie, est cependant repoussée au-delà du ruisseau de Gili-Gili. Les véhicules du Brigadier Field transportent ravitaillement et blessés vers Baraga, à l’extrémité de la route (plus ou moins) carrossable à l’ouest de Gili-Gili, près de Waigani, où a été construite une autre piste d’atterrissage.
Beaucoup de choses vont dépendre de ce que pourra faire la Navy contre la flotte japonaise dans la baie.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Orientale de l’Australie, 16h00
(opération Oni, phase 3e) – L’I-56 fait surface pour attaquer au canon le caboteur Ollie Creek (450 GRT) au large du phare de l’île Morton. Les hommes de garde à la War Signal Station du phare, qui observent la scène, lancent un appel au secours. Un Dornier Do 24 de la NEIAF armé de grenades sous-marines répond immédiatement. Alors que le sous-marin vient de placer un troisième obus sur le malheureux caboteur, il aperçoit le trimoteur qui arrive à la rescousse mais, en pleine canonnade, il est pris par surprise et ne peut plonger. Le Hollandais effectue une attaque parfaite à basse altitude et encadre le sous-marin avec trois grenades, mais le survole si bas et si lentement qu’il est touché par les armes anti-aériennes du Japonais. Le pilote de l’hydravion réussit à amerrir malgré les flammes qui dévorent son aile droite et l’équipage évacue sans pertes.
Pendant ce temps, le caboteur coule et le sous-marin s’enfuit en surface. Grâce à la War Signal Station, qui signale ce qui s’est passé, les équipages du caboteur et de l’hydravion sont rapidement secourus.
Le sous-marin est alors considéré comme certainement endommagé. Le 19, un Anson signalera au nord-est de l’île Morton une large tache huileuse, qui persistera près de deux mois. Et le 22, des épaves et deux cadavres japonais, venant certainement d’un sous-marin, seront rejetés par la mer sur le rivage de l’île Morton. L’équipage du Do 24 se verra alors officiellement attribuer une victoire, ce qui fera du bien au moral de toutes les forces hollandaises en Australie. Le 25, la destruction du sous-marin sera confirmée par des interceptions SIGINT, constatant que la Sixième Flotte tente en vain d’entrer en contact avec un sous-marin sur sa fréquence d’urgence.
Après-guerre, des recherches montreront que l’I-56 était le sous-marin en cause et sa destruction sera officiellement attribuée à l’équipage du Dornier en 1947.
Note en marge, 1986 – L’épave du I-56 a été repérée en 1985 par le chasseur de mines HMAS Curlew à 16 nautiques du phare du cap Moreton, confirmant cette victoire.
Note en marge, 1991 – En 1990, tout l’équipage du Do 24 hollandais était encore vivant. Informés de la découverte de l’épave de leur adversaire, ces hommes ont fait le tour du monde pour venir jeter une couronne sur les lieux du naufrage au nom de tous les anciens combattants de la campagne.
Note en marge, 2005 – En 2004, un examen détaillé de l’épave de l’I-56 a été effectué par le chasseur de mines HMAS Diamantina lors des essais de son ROV (1). Le sous-marin était gravement endommagé au milieu, presque coupé en deux. On estime que le navire a tenté de plonger malgré les dégâts, mais la coque endommagée a cédé et le bâtiment a sombré, subissant de nouveaux dommages en heurtant le fond. Ses gouvernes de plongée étaient encore désespérément orientées en position “montée”.

La guerre sino-japonaise
Escarmouches
Shanxi (Chine)
– L’Armée Impériale envoie à Taiyuan (Shanxi) de nouveaux Ki-46 (Dinah) pour rechercher les autres terrains de la région de Yan’an, mais les reconnaissances sont désorientées par la construction de plusieurs faux terrains. La base Y-8 est à nouveau attaquée, cette fois par neuf Ki-45.


Note 1 - Remotely Operated Vehicle, ici, un sous-marin téléguidé.
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MessagePosté le: Mar Jan 22, 2013 15:42    Sujet du message: Répondre en citant

On peut sans doute signaler que James Roosevelt est le fils aîné du président, il a d'ailleurs un parcours assez intéressant (voir sa fiche Wiki) et devrait passer par Alger lors de son tour du monde en avril 1941 (qui est volontaire pour écrire un truc à ce sujet ?).

Sinon :
Citation:
Ses reconnaissances lui ont indiqué que Pointe Cruz était abandonné

Abandonnée ? À mon qu'il ne s'agisse d'un fort par exemple ?
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MessagePosté le: Mar Jan 22, 2013 17:37    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Citation:
Ses reconnaissances lui ont indiqué que Pointe Cruz était abandonné

Abandonnée ? À mon qu'il ne s'agisse d'un fort par exemple ?


Non d'un Fort, mais d'un Port... ce que je vais préciser.
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MessagePosté le: Mer Jan 23, 2013 11:19    Sujet du message: Répondre en citant

Dans le texte qui suit, Cracaou commence à développer son récit des contre-attaques japonaises sur Guadalcanal. Inédit !

17 août
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal, 00h00
– Avec un retard encore plus important que prévu (il a fallu traverser la Matanikau dans les collines, en amont), le III/28e est en place. Les quatre 75 mm japonais, qui se sont rapprochés pendant la journée, commencent un tir de barrage symbolique (d’autant plus qu’une bonne partie de leurs munitions est au fond de la Baie). Les tirs se concentrent au sud du front, pour attirer l’attention sur la zone de diversion. Ils font des dégâts limités, car si les explosions arrachent aux arbres de dangereux éclats, la précision du tir est très moyenne.
00h20 – Le tir se reporte sur la seule route connue de la région. Presque immédiatement, le III/28e charge, en faisant un maximum de bruit – et en finissant par abandonner ses armes lourdes.
00h30 – Les Américains déclenchent un barrage protecteur devant le II/5e, mais eux non plus n’ont pas la possibilité de régler leur tir, car les champs de vision sont réduits par la végétation. Les mitrailleuses ne peuvent tirer qu’à 100 mètres au plus, bien souvent 50 seulement.
00h40 – Des Japonais infiltrés en avant-garde dans les lignes américaines en profitant du bruit de l’artillerie tombent littéralement sur les positions des Marines, en particulier sur les compagnies F et G. Un groupe d’assaillants se glisse à travers un bouquet d’arbres négligé à la jonction des deux compagnies et encercle une partie de la compagnie F, qui est à peu près anéantie à la baïonnette. Déclenché trop tardivement, le tir des mortiers américains n’y peut rien, mais les obus dispersent les attaquants. Bientôt, le commandant du bataillon japonais ne contrôle plus rien, d’autant que ses officiers, et bientôt lui-même, n’hésitent pas à s’élancer en pointe des troupes qui attaquent.
00h50 – Le général Vandegrift, réveillé en sursaut, envisage de déplacer le 3e Bataillon et donne des ordres en ce sens, mais ceux-ci n’auront pas le temps d’être exécutés.
01h00 – Le I/28e avance à son tour, mais sans bruit, s’infiltrant lentement et silencieusement le long de la mer entre les premiers arbres, sur les bancs de sable de l’estuaire. Puis tout le bataillon lance une violente attaque sur une compagnie de front, tandis que les 70 mm tentent de faire taire les nids de mitrailleuses imprudemment découverts par les tirs prématurés de servants nerveux du I/5e. Ils détruisent ainsi deux mitrailleuses de .30 et un 37 mm. Néanmoins, les champs de tir, plus ouverts qu’à l’intérieur des terres, ne laissent aucune chance à cette attaque, décimée par les mitrailleuses, les 37 mm (tirant des obus à balles), les 60 mm et les 75 mm des half-tracks, pendant que les mortiers visent les 70 mm.
De toute façon, l’attaque suit de trop près celle du III/28e. Les Américains n’ont pas eu le temps de réagir et de déplacer leurs forces.
02h00 – La Compagnie G (II/5e) commence à pivoter et à resserrer ses lignes pour faire face aux attaques qui semblent venir de partout.
02h30 – De petites unités de la taille d’une section ou d’un groupe de combat s’infiltrent profondément, droit devant elles, dans les positions du II/5e. Elles rencontrent un succès certain dans leur opération de déstabilisation du commandement américain. Coupant les fils de téléphone au fur et à mesure qu’elles progressent vers la côte, elles soulèvent une inquiétude hors de proportion avec leurs effectifs. Des rapports signalant des infiltrations arrivent de tous côtés, portés par des messagers affolés, et d’intenses fusillades sont déclenchées à tout instant par des Marines inexpérimentés qui ont vu ou cru voir l’ombre d’un Japonais.
Devant cette situation chaotique, Vandegrift prend la seule décision logique : chaque unité doit rester sur place et tenir. Les unités de seconde ligne, l’artillerie, le mess doivent reprendre leurs carabines de fantassins, établir des positions de défense en hérisson et tenir jusqu’au matin. Cette décision est exécutée, mais elle laisse un grand trou dans les positions du II/5e.
03h00 – Ichiki, qui a rejoint le 1er Bataillon, renouvelle son attaque, qui est cette fois appuyée par son artillerie – mais les positions des Marines du I/5e tiennent bon. Une troisième attaque tente de forcer le passage le long de la bande côtière et une quatrième frappe à la jonction du I et du II/5e. C’est à cet instant que le colonel Ichiki est aperçu pour la dernière fois, conduisant l’attaque sabre au clair…
Les pertes japonaises sont très lourdes, mais ces attaques ont au moins un effet : elles attirent l’attention des Américains, qui ne réagissent pas à l’infiltration du III/28e.
03h20 – Deux compagnies du III/28e, plus quelques petits groupes d’isolés, approchent de la côte. Au passage, ils sont passés sur le corps de la section de mortier du II/5e, d’une section de téléphonie et d’un détachement du train.
Les Stuart, en réserve près de la plage, s’avancent pour leur couper la route, créant des points de résistance pour les fantassins, qui se regroupent autour d’eux.
04h00 – L’une des compagnies infiltrées est arrêtée par les servants d’une batterie de 75 mm du régiment d’artillerie, qui ont repris les fusils dont ils avaient perdu l’habitude. L’autre compagnie, en vue de la plage, met le feu à un dépôt de carburant. Aux premières lueurs du jour, les observateurs japonais croient que la fumée signale la victoire. Ils en informent l’état-major de Kawaguchi. Mais au bout d’un moment, il s’avère que rien n’est joué et qu’Ichiki a disparu dans la bataille.
A l’aube… – Le I/28e, qui n’a pratiquement pas avancé, a perdu la moitié de ses 1 200 hommes et les survivants sont épuisés. Le III/28e a perdu le tiers de ses 900 hommes (une partie d’entre eux sont simplement égarés et rejoindront) et, comme le I/28e, il est à court de tout ravitaillement. Cependant, il a obtenu des résultats. Une de ses compagnies ne s’est arrêtée que devant les positions de l’artillerie des Marines et une autre a pénétré jusque sur les arrières de la compagnie C du I/5e. Au total, le III/28e a percé sur un front d’une compagnie de large, mais ses unités se sont ensuite dispersées et au lever du jour, elles sont effroyablement emmêlées avec les unités américaines – dans ce secteur, les deux camps ne contrôlent plus rien.
Côté américain, le II/5e a le plus souffert. La compagnie F n’existe plus, la G a perdu 50 % de ses hommes et dans l’ensemble, le bataillon est désorganisé et hors de combat. Le I/5e n’a subi, tout compte fait, que des pertes relativement légères (40 tués, 70 blessés).
« Depuis cette première bataille défensive du corps des Marines à Guadalcanal, de nombreux historiens se sont interrogés sur la décision de Vandegrift. Certains l’ont critiquée : ordonner aux hommes de s’accrocher là où ils étaient, c’était abandonner toute mobilité et ne plus pouvoir qu’encaisser les coups de boutoir japonais. Cependant, la plupart des commentateurs s’accordent sur la nécessité de prévenir la panique qui menaçait des unités inexpérimentées et les empêcher de se tirer les unes sur les autres, comme ce fut malheureusement le cas entre deux compagnies du II/5e Marines bivouaquant sur les deux pentes d’une même colline. » (R. Leckie, Duel dans le Pacifique, Stock éd., 1965)
Au matin… – Les deux camps font le point, ou s’efforcent de le faire.
Les Japonais, en mettant le II/5e hors de combat, en créant une poche dans les positions américaines et en isolant pratiquement le I/5e, sont en bonne position, sinon pour rejeter les Marines à la mer, du moins pour leur infliger des pertes sévères, en écrasant le I/5e pris de flanc. Cependant, la disparition soudaine d’Ichiki les laisse sans ordre précis et le chef du III/28e, le commandant Tawagushi (le commandant du I/28e est tombé comme Ichiki), ne prend pas l’initiative de relancer le combat à l’aveuglette dans la jungle. Au demeurant, s’il le décidait, il n’a pas les moyens d’en informer tous ses hommes ! Il décide avant tout de les regrouper et de récupérer les armes lourdes abandonnées pendant sa marche en avant.
Heureusement pour les Américains, si leurs communications sont perturbées, elles ont le mérite d’exister. Vandegrift ne reste pas inactif et, dès qu’il devient possible de distinguer aisément un Japonais d’un Américain, ordonne que le III/5e attaque sur la gauche de la Compagnie C du I/5e et se rabatte en pivotant vers les positions du II/5e pour boucher le trou. Cette décision peu orthodoxe – une poche doit en général être attaquée à sa base pour encercler l’ennemi – est motivée par la crainte des groupes infiltrés qui risqueraient de profiter de la confusion pour aller détruire les dépôts.
En même temps, le 1er Rgt de Marines doit envoyer un bataillon reprendre contact avec le 5e et établir un front continu, tout en lançant des reconnaissances en force pour vérifier si les Japonais ne tentent pas de nouvelle manœuvre d’enveloppement par l’intérieur.
10h00 – La situation semble stabilisée, mais c’est une impression trompeuse due en fait à l’épuisement de nombreux combattants. Le I/28e japonais est non seulement décimé, mais totalement désorganisé. Une simple poussée américaine provoquerait son effondrement, mais le I/5e Marines est en position défensive et ses hommes sont si épuisés qu’ils s’endorment sur place.
16h00 – Au centre, toute la journée est consacrée par les Américains à boucher le trou dans leur ligne, en reprenant contact avec les survivants des compagnies éparpillées du II/5e. Les Japonais du III/28e se défendent âprement et infligent des pertes non négligeables aux Marines, mais ils manquent de munitions. Les combats sont plus des escarmouches entre de petits groupes d’hommes éparpillés dans les couverts qu’un choc entre des unités cohérentes. Le III/5e finit par reconstituer le front, pendant que les survivants du II/5e, restés sur leurs positions, se réorganisent comme ils peuvent – il est évident que ce bataillon sera incapable d’opérations offensives avant plusieurs jours.
Plus de cent blessés américains sont retrouvés. Ces derniers rapportent que les Japonais les ont le plus souvent ignorés, qu’ils soient morts ou vifs, sauf pour s’emparer de leurs armes. Quatre blessés sont cependant retrouvés massacrés à la baïonnette, alors que d’autres racontent que des soldats japonais leur ont donné à boire – l’un d’eux a même été pansé. Un soldat raconte qu’un Japonais semblait sur le point de l’achever, quand un autre l’en a apparemment empêché. Ce comportement étrange sème l’étonnement chez les Marines.
En fin de journée, tous les Japonais ont repassé la Matanikau.

Tulagi – La 28e Brigade de l’AMF achève la redistribution de ses forces sur Tulagi, Gavutu et Tanimbogo, et établit de petites garnisons sur Florida, à Halavo et Halita.

Rabaul – La RAAF tente de nouveau de prendre des photos du port, avec deux Hudson. Tous deux sont perdus.
Le petit convoi de Tanaka rentre au port sans avoir fait de mauvaise rencontre. Aussitôt, on commence à embarquer sur le Saigon Maru les hommes et les canons (4 x 75 mm de montagne et 6 x 37 mm) de l’artillerie régimentaire du 28e RI.
Le capitaine Iishi étudie les G-351 et G-352. Il trouve ces vedettes un peu grandes pour leur tâche, trop voyantes et équipées de moteurs trop bruyants. Il ordonne donc de les repeindre de couleurs peu visibles, leurs ponts notamment, et de fabriquer des bâches pour masquer leurs formes au mouillage. Les moteurs doivent être équipés de silencieux, sous la forme d’étouffoirs et d’un tambour mélangeur, où de l’eau de mer est pulvérisée dans l’échappement pour refroidir les gaz avant de les expulser. Iishi apprécie la puissance de feu des nouvelles vedettes, mais estime qu’on peut faire mieux. Une mitrailleuse de 13,2 mm Type 93 est ajoutée de chaque côté du poste de commandement et un 3 livres Hotchkiss à l’arrière. Les équipements pour grenades ASM sont supprimés pour ne pas alourdir le bateau. Ce travail doit être exécuté en priorité par l’équipe de l’Asahi.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– Le Brigadier Wootten sait maintenant qu’il va devoir prendre le Bowl, puis détruire la principale position japonaise bloquant la piste de Kokoda, au bord d’Eora Creek. La tâche est redoutable… et c’est à ce moment que Wootten reçoit un message du général Blamey, qui vaudra à celui-ci une rancune durable de la part de toute la 18e Brigade. « Ces deux dernières semaines, critique Blamey, vous n’avez pratiquement pas avancé contre un ennemi inférieur en nombre. Vos attaques semblent avoir été conduites par des compagnies isolées sur des fronts étroits. L’inertie de l’ennemi montre qu’il n’est pas assez fort pour vous menacer. Vous devriez agir avec plus de hardiesse et effectuer un large mouvement tournant pour détruire l’ennemi. »
La réponse de Wootten est un exemple de froideur offensée – et offensante. « Sept de mes neuf compagnies sont en action en même temps. Il me semble que les difficultés spécifiques aux opérations dans cette région demeurent un mystère impénétrable pour un état-major situé à un millier de miles. De larges mouvements tournants sont tout simplement impossibles à effectuer dans une zone non cartographiée, inhabitée et sur un terrain constitué de lignes de crêtes entrecroisées qu’aucune piste ne parcourt, où les pentes dépassant 35 degrés sont la norme et où la visibilité ne dépasse jamais quarante pieds, le tout sous une pluie glaciale continuelle poussée par un vent violent. De larges mouvements tournants ont autant de place ici qu’à Gallipoli. Cependant, nous nous frayons pouce par pouce un chemin à travers la position défensive la plus solide d’ici à Wairopi. Une visite des officiers de l’état-major serait très appréciée. Ils auraient vraiment beaucoup à apprendre sur le front. Qu’ils pensent seulement à apporter leur arme personnelle, avec autant de grenades qu’ils pourront en porter. Et qu’ils prévoient de subir cinquante pour cent de pertes. »

Milne BayLa bataille du détroit de Chine (China Strait), nuit du 16 au 17 août 1942 (extrait de B. Marcus – Les Forces Armées Australiennes dans la Seconde Guerre Mondiale)
« Les quatre destroyers australiens, tous endommagés, les Warramunga, Vendetta, Vampire et Voyager, décidèrent de reprendre la route la plus courte pour accéder à Milne Bay, à travers le détroit de Chine.
En face, le Tama et deux DD gardaient le Passage Jomard. La bouche du détroit de Chine était surveillée par le CLTT Ôi, le gros mouilleur de mines Okinoshima et les DD Okikaze et Sawakaze. L’Ôi, qui avait utilisé 8 torpilles quelques jours plus tôt, en avait encore 16. Les deux destroyers en avaient respectivement deux et trois.
Une fois de plus, les vigies de nuit de la Marine Impériale montrèrent leur supériorité, repérant la formation australienne à 23h51, à près de 9 000 mètres de distance, malgré une forte nébulosité et de nombreux grains. L’Ôi observa les quatre destroyers trois minutes avant de tirer huit torpilles ; une minute plus tard, les Australiens changèrent légèrement de cap, mais les Japonais continuèrent à retenir leur feu.
Le Warramunga repéra la formation japonaise à 23h56 et ouvrit le feu immédiatement, touchant d’emblée l’Okinoshima, dont la massive silhouette dominait les navires voisins (les Australiens le prirent d’ailleurs pour un croiseur lourd). L’Okinoshima répondit tout de suite, du tir précis de ses deux tourelles doubles de 5,5 pouces.
A 23h57, le Voyager, dernier de la formation australienne, fut frappé par une torpille juste en avant de la passerelle. L’impact provoqua une explosion très violente (la torpille avait dû courir en surface, et aucune épaisseur d’eau n’avait amorti la détonation). Une grosse boule de feu s’éleva, faisant croire aux Japonais qu’ils avaient coulé un croiseur de classe Arethusa. Le Voyager ne fut pas brisé en deux, mais sa blessure était mortelle. Il sortit de la ligne de bataille, l’avant enveloppé de flammes qui montaient à trente mètres.
Pendant ce temps, la bataille se transformait en une série de duels. Le Vendetta engageait l’Ôi et le Vampire l’Okikaze. Le Sawakaze, un moment engagé par le Voyager, se trouvait libre de tout adversaire et choisit de s’en prendre au Vampire.
Le Warramunga soutint pendant dix minutes un échange inégal avec l’Okinoshima et fut durement touché. A 00h08, il dut finalement rompre le combat quand deux obus de 5,5 pouces mirent hors service sa chaudière avant. Il avait déjà reçu cinq autres obus et n’avait plus qu’un affût double de 4,7 pouces opérationnel. Mais juste après, à 00h09, une de ses torpilles frappa son adversaire en avant de sa tourelle A, ouvrant un trou béant dans sa proue. Le gros navire se replia de son côté pour panser ses plaies.
A ce moment, le Vampire était stoppé et en flammes, ayant reçu une pluie d’obus des deux destroyers japonais auxquels il faisait face. Il avait réussi à toucher et à endommager sérieusement l’Okikaze, mais à un contre deux, il était perdu. A 00h40, une torpille du Sawakaze finit par l’achever, mettant un point final à la bataille.
Le Vendetta avait vécu un moment passionnant. Il avait engagé l’Ôi pendant près d’une demi-heure, ne recevant que deux obus et touchant cinq fois le croiseur lance-torpilles, mais sans lui infliger (ni subir) de sérieux dommages. Réalisant qu’il était dangereusement isolé, il finit par se replier, en couvrant le Warramunga.
Cette âpre petite action fut le dernier soupir offensif de la Royal Australian Navy dans ces eaux jusqu’à l’arrivée d’Europe de ses nouveaux destroyers modernes. L’entrée à Port Moresby du Warramunga, noirci et sanglant, accompagné du Vendetta, fut une vision saisissante pour les soldats massés sur le rivage et demandant ce que faisait la Navy. Le Warramunga dut repartir pour quatre mois de réparations en Australie. Le Vendetta rejoignit le Thracian, à peu près réparé, et l’aviso Swan, pour des courses régulières jusqu’à Dahuni Bay, préservant un lien vital pour l’AMF de Milne Bay. »

………
La RAN ayant échoué à nettoyer la baie, Clowes n’a plus le choix. Il ordonne à ses hommes épuisés de se replier aussi lentement que possible vers Gurney pendant que ceux de la 15e, qui marchent sans arrêt depuis deux jours, sous de fréquentes attaques aériennes, les rejoignent en titubant le long de la piste de Kalobi. Alors, durant toute une sanglante et sinistre journée, les hommes de la 7e Brigade luttent pour donner à ceux de la 15e une chance de s’en tirer. Ils y parviennent de justesse…
Pendant ce temps, les unités du génie et du train travaillent jour et nuit pour transporter le ravitaillement et le matériel vers Baraga, tandis que l’unité de construction américaine prépare frénétiquement des positions de défense le long de la rivière Kalobi, d’Halfway Creek et de Flying Fox Creek.
La RAAF envoie tout ce qu’elle peut pour soutenir les troupes au sol. Malgré une météo abominable, les bombardiers réussissent à passer, mais le prix est élevé. Huit appareils sont abattus par les chasseurs japonais (qui perdent trois A6M2), six par la DCA lors d’attaques à très basse altitude, et treize (!) parce qu’ils s’écrasent dans les montagnes en essayant de trouver leur chemin à travers les nuages jusqu’à Milne Bay. Aujourd’hui encore, avec toutes les aides à la navigation moderne, le trajet reste dangereux si la météo est mauvaise…

Bataille de Singapour – IV
Malaisie
– Le 146e Régiment de la 56e DI japonaise, parti de Kota Tinggi, attaque Calder Harbour et la zone de défense de la batterie de Pengerang, sur la côte de la presqu’île qui forme la pointe sud-est du Johore.

Une aide française
Alger
– Une réunion du Conseil de Défense Nationale réévalue la situation après les derniers événements du Pacifique Sud-Ouest. L’amiral Ollive, chef d’état-major de la Marine, fait le point sur les forces navales dans la région après la bataille des Salomon Orientales (11 au 15 août). « L’engagement de nos forces en Méditerranée, mais aussi dans l’Atlantique, nous interdit d’envoyer d’autres renforts que ce qui a déjà été décidé au mois de juillet » explique De Gaulle, en tant que ministre de la Défense.
La Flottille AB-8 (bombardement naval, basée à terre) a été pratiquement détruite pendant la bataille des Salomon et doit être dissoute ; elle sera reconstituée en Afrique du Nord début septembre, mais ne pourra être opérationnelle avant la fin de l’année. La Flottille AC-20 (chasse, basée à terre), volant sur Hawk-87, est actuellement l’unité aérienne française la plus puissante dans les Salomon, mais il est impossible de lui envoyer des renforts en hommes sans désorganiser l’entraînement des pilotes de chasse de l’Aéronavale. En revanche, il semble possible d’envoyer d’autres hydravions de reconnaissance : ceux qui s’entraînent actuellement à Djibouti peuvent être redéployés à La Réunion, les appareils de la Flottille E24 stationnés à La Réunion et à Diego-Garcia pourront ainsi être envoyés dans le Pacifique. La Flottille E29, détruite lors de l’invasion de l’Indochine par les Japonais, sera alors reconstituée à Nouméa.
Par ailleurs, la Flottille E1, jusqu’ici équipée de Lockheed Hudson III, va recevoir des Lockheed Vega “type 37” (en fait, d’ex-Ventura II de la RAF), que les Anglais ont cédé à la France quand ils se sont rééquipés en Bristol Beaumont. Ces appareils, qui seront identifiés en service français comme des Lockheed type 37A (les type 37 étant les avions directement achetés par la France à Lockheed) ont été modifiés par les ateliers de l’Aéronavale. Ils ont reçu un radar Mk-IV ASV et un système d’emport pour une torpille. Avec 3 000 livres de bombes, l’avion a un rayon d’action de près de 1 500 km.
Enfin, l’amiral Ollive informe le CDN que l’application d’une décision prise quelques semaines plus tôt à la suite de discussions avec les représentants de l’Empire Defence Staff a été accélérée. Le CDN avait en effet décidé l’envoi en Nouvelle-Zélande de 100 chasseurs Hawk-87 (P-40E) rendus disponibles par la conversion des groupes de chasse de l’Armée de l’Air sur Mustang II. Les avions ont été mis en caisse et sont en cours de chargement sur le paquebot Normandie, qui quittera Casablanca pour Auckland le 20 août. Le Royaume-Uni a déjà envoyé en Nouvelle-Zélande 44 de ses propres Hawk-87 pour les squadrons de chasse de la RNZAF, mais ce n’est pas assez pour équiper les Squadrons n° 14, 15 et 16 et la FOTU (Fighter Operational Training Unit) n°2. Les cent avions supplémentaires permettront de mettre en ligne plus rapidement ces trois squadrons, qui viendront très utilement renforcer la défense aérienne de la région. L’importance de cette défense a été démontrée pendant la bataille des Salomon Orientales, lorsqu’un groupe aéronaval ennemi a été sur le point de percer vers Nouméa ou vers Espiritu Santo. Ollive ajoute que quelques instructeurs expérimentés de plus seraient bien utiles aux Néo-Zélandais…
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patzekiller



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MessagePosté le: Mer Jan 23, 2013 11:34    Sujet du message: Répondre en citant

parmi les instructeurs experimentés ne trouve t'on pas lagadec? Very Happy
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MessagePosté le: Mer Jan 23, 2013 12:35    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
parmi les instructeurs experimentés ne trouve t'on pas lagadec? Very Happy

Non, mais nous aurons bientôt de ses nouvelles.
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MessagePosté le: Mer Jan 23, 2013 12:39    Sujet du message: Répondre en citant

A prpopos de Guadalcanal et la méthode peu orthodoxe de Vandergrift pour refermer le "trou" créé par les Japonais, voilà la méthode orthodoxe telle qu'elle est enseignée à West-point:

1°) Créer une position de défense dans l'axe de progression de l'ennemi sur une coupure naturelle du terrain (crête, rivières etc...) pour l'empêcher de s'avancer plus avant.

2°) Tenir le bord de la percée, des deux côtés pour l'empêcher de s'étendre en largeur.

3°) Il y a alors deux choix possibles :

La Grande Solution : Attaquer à la base du saillant pour encercler l'ennemi et l'écraser... historiquement rarement utilisée par les Américains et jamais dans des grandes batailles.

La Petite Solution : multiplier les attaques sur les flancs en pilonnant les positions ennemies au centre. L'idée est de pousser l'ennemi à abandonner de lui-même le saillant et à se replier. On le bombarde jamais la brèche proprement dite pour faciliter l'évacuation du saillant.

La Petite Solution est préférée à la Grande car, la Grande Solution est considérée comme très coûteuse en hommes.

Casus Frankie a écrit:

Le capitaine Iishi étudie les G-351 et G-352. Il trouve ces vedettes un peu grandes pour leur tâche, trop voyantes et équipées de moteurs trop bruyants. Il ordonne donc de les repeindre de couleurs peu visibles, leurs ponts notamment, et de fabriquer des bâches pour masquer leurs formes au mouillage. Les moteurs doivent être équipés de silencieux, sous la forme d’étouffoirs et d’un tambour mélangeur, où de l’eau de mer est pulvérisée dans l’échappement pour refroidir les gaz avant de les expulser. Cependant, Iishi apprécie la puissance de feu des nouvelles vedettes, mais estime qu’on peut faire mieux. Une mitrailleuse de 13,2 mm Type 93 est ajoutée de chaque côté du poste de commandement et un 3 livres Hotchkiss à l’arrière. Les équipements pour grenades ASM sont supprimés pour ne pas alourdir le bateau.


Rajout de "cependant" pour des critères de lisibilité et séparer les critiques négatives et positives.[/b]
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MessagePosté le: Mer Jan 23, 2013 12:49    Sujet du message: Répondre en citant

Dans le texte qui suit, Cracaou commence à développer son récit des contre-attaques japonaises sur Guadalcanal. Inédit !

Cracaou ?
Et pourquoi pas Cracoucass tant que tu y es Twisted Evil



Désolé pour la confusion momentanée au niveau des messages, j'avais édité directement dans celui de Casus, ça m'apprendra à faire le malin Rolling Eyes
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MessagePosté le: Mer Jan 23, 2013 14:31    Sujet du message: Répondre en citant

Cracaou ? C'est l'émotion, je venais de recevoir des nouvelles de Cracou, qui se faisait rare ces derniers temps Very Happy
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MessagePosté le: Mer Jan 23, 2013 17:01    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Plus de cent blessés américains sont retrouvés. Ces derniers rapportent que les Japonais les ont le plus souvent ignorés, qu’ils soient morts ou vifs, sauf pour s’emparer de leurs armes. Quatre blessés sont cependant retrouvés massacrés à la baïonnette, alors que d’autres racontent que des soldats japonais leur ont donné à boire – l’un d’eux a même été pansé. Un soldat raconte qu’un Japonais semblait sur le point de l’achever, quand un autre l’en a apparemment empêché. Ce comportement étrange sème l’étonnement chez les Marines.

Il n'y a pas que les Marines qui soient étonnés. L'armée japonaise respectant les lois de la guerre, voilà une surprise. C'est OTL ? Une raison à ce comportement... contre-nature ? Confused
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Jan 23, 2013 18:17    Sujet du message: Répondre en citant

LaMineur a écrit:
L'armée japonaise respectant les lois de la guerre, voilà une surprise. C'est OTL ? Une raison à ce comportement... contre-nature ? Confused


Ce n'est pas l'Armée japonaise qui respecte, ce sont certains soldats - il semble que cette discordance de comportements individuels soit OTL. Ce n'est pas que certains soient plus respectueux des conventions de Genève, c'est qu'ils interprètent le Bushido différemment : "cet ennemi s'est battu honorablement, ça ne se fait pas de l'achever".
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