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Texte intégral, Asie-Pacifique, Août 1942
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Hendryk



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MessagePosté le: Dim Jan 20, 2013 12:40    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
La guerre sino-japonaise
Plus au niveau…
Moukden (Corée)
– Six B-26 escortés par huit P-38 attaquent la gare de triage, provoquant d’importants dommages. Ils sont interceptés par huit Nakajima Ki-27 Nate (Clint), de l’aviation du Mandchoukouo (dont les pilotes sont pour la plupart japonais).

Petite coquille: comme indiqué dans le corps du paragraphe, Moukden (aujourd'hui Shenyang) est une ville du Mandchoukouo, pas de Corée.
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Jubilé



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MessagePosté le: Dim Jan 20, 2013 19:02    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai peut-être pas tout lu, mais je ne me rappelle pas de cet équivalent de Midway OTL, alors que je me rappelle bien du sacrifice des avions torpilleurs français.

Dans la première mouture, les pertes japonaises étaient bien plus faibles ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Jan 20, 2013 19:10    Sujet du message: Répondre en citant

Jubilé a écrit:
Je n'ai peut-être pas tout lu, mais je ne me rappelle pas de cet équivalent de Midway OTL, alors que je me rappelle bien du sacrifice des avions torpilleurs français.
Dans la première mouture, les pertes japonaises étaient bien plus faibles ?


Deux modifs principales :
1) Etant donné les dégâts subis par 2 P.A. japonais, si l'on avait appliqué les "réactions aux dégâts" de Midway, ils auraient été coulés tous les deux. Dans la version originale, ils survivent. Là, on s'est contenté de couler le Kaga. De plus, on a tenu compte du fait que l'holocauste des avions torpilleurs U.S. n'a pas eu lieu à Midway et que ces pilotes expérimentés sont présents sur Avenger, leur donner une torpille au but était mérité. Une raison de plus de scratcher le Kaga.
2) l'heure du crépuscule... un peu oubliée dans la version de départ. Ici, le dernier échange de raids n'a pas lieu, l'Enterprise ne subit pas de dégâts sérieux et les Japonais ne perdent pas quelques équipages.

Par ailleurs, je pense que vous constatez que l'évolution des combats sur terre a pris un tout autre chemin. Mais attendez la suite.
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loic
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 11:05    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques remarques :
- néo-zélandais (avec tiret)
- OdB japonais : BC Hiei
- le sacrifice de l’AB-8 : vu les pertes et la précision des détails, il faudrait ajouter que le récit de Clostermann (passage commençant par "Presque immédiatement") se base sur un témoignage japonais, sinon comment expliquer ce luxe de détails.
- je ne me souviens plus ce que font les deux cuirassés anciens US à ce moment-là, mais les faire intervenir dans le slot pour un bombardement de nuit doit faire partie des options.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 11:55    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
- je ne me souviens plus ce que font les deux cuirassés anciens US à ce moment-là, mais les faire intervenir dans le slot pour un bombardement de nuit doit faire partie des options.


Heu, pour bombarder qui ? Les Américains ne savent pas au juste où est la base logistique japonaise, d'ailleurs la dite base n'existe pas vraiment.
Quant aux BB anciens, ils sont restés bien sagement à Pearl (le bombardement a été fait par les BB modernes, avant le débarquement).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 12:03    Sujet du message: Répondre en citant

15 août
Campagne du Pacifique Sud-Ouest – Bataille des Salomon Orientales
Harcèlements
04h00
– Alors que les PBY confirment que la flotte japonaise bat en retraite, le contre-amiral McCain ordonne aux avions survivants de l’USAAF basés à Efate d’attaquer les transports japonais qui débarquent hommes et ravitaillement à Guadalcanal.
05h25 – Six B-26, puis trois B-17 quittent Efate.
08h45 – Les B-26 arrivent au-dessus de Tassafaronga. Craignant (avec raison) que la DCA japonaise soit plus en alerte que la veille, ils bombardent les navires ennemis de 5 000 mètres. Aucun avion n’est gravement touché, mais aucun navire non plus – les Saigon Maru et Ka Maru sont endommagés par des éclats. Ils ont déjà mis à terre 600 hommes du 3e bataillon du 28e Rgt et continuent à débarquer leurs armes lourdes et du ravitaillement.
09h35 – Les trois B-17 attaquent de 7 500 mètres. Ils ne touchent aucun navire et repartent sans dommages. Ces deux bombardements, quoique fort peu efficaces, démontrent aux Japonais que, dans la journée, leurs navires ne sont pas en sécurité dans la baie de Savo.
10h20 – Au tour des avions japonais ! Douze G4M1 escortés par 18 A6M2 survolent Tulagi. Cette fois, les Floatfire évitent d’affronter les Zero. Bombardant de 6 000 mètres, les Betty détruisent une partie de la petite ville coloniale de Tulagi, sans grand effet militaire…
11h05 – A peine les bombardiers japonais et leur escorte sont-ils repartis que les navires de Tanaka voient arriver deux Swordfish et quatre Floatfire. Les biplans réussissent à endommager le Saigon Maru pendant que les Floatfire mitraillent les destroyers pour distraire la DCA. L’un des chasseurs, atteint, brise un flotteur en amerrissant à Tulagi, ce qui réduit à neuf le nombre des Floatfire disponibles.
Les transports japonais endommagés, accompagnés de leur escorte, vont se retirer en fin de journée, après que les destroyers de Tanaka aient expédié quelques obus, en souvenir, sur les positions américaines.
………
Le choix de Mitscher
A 13h00, alors que l’escadre de Nagumo se trouve par 161°30’E et 05°30’S, la TF-17 (le CV Hornet et son escorte), qui a filé à 30 nœuds durant une partie de la nuit et de la matinée, approche des îles Santa Cruz.
Mitscher a été régulièrement informé par Ghormley de la position de la flotte japonaise malgré la perte d’un PBY de la VP-23, abattu par des Zéro dirigés par radar à 11h05. Environ 360 nautiques séparent le Hornet des porte-avions japonais. En théorie, ils sont à portée. Mais Mitscher décide de ne pas attaquer. Cette décision fera couler beaucoup d’encre.
« Selon certains auteurs, il y avait là une occasion en or. Il est vrai que les Japonais étaient bien à portée de SBD-3 (de justesse, et avec une seule bombe de 500 livres) et de TBF-1. De plus, seul l’Hiryu était véritablement capable d’utiliser ses avions, car à la suite des dommages subis, l’ascenseur central de l’Akagi était inutilisable, et le pont ne communiquait plus avec les hangars que par l’ascenseur avant.
Mais trois raisons expliquent la décision de Mitscher.
D’abord, si les Japonais étaient à peu près à portée de bombardier, ils n’étaient pas à portée de chasseur : Dauntless et Avenger auraient dû attaquer sans escorte. Qui plus est, en raison de la distance à couvrir, ils auraient dû rentrer au crépuscule ou même de nuit. Ces conditions auraient à elles seules entraîné des pertes très significatives, avec des perspectives très limitées d’infliger des dommages sévères à une force ennemie en alerte et équipée de radars.
Ensuite, les forces japonaises avaient subi de tels dommages que leur capacité de monter des opérations offensives avait été notablement réduite. Le problème principal était maintenant de savoir quel genre de soutien l’US Navy allait pouvoir fournir aux forces débarquées à Guadalcanal et Tulagi.
Enfin, avec le Saratoga et le Wasp disparus, l’Enterprise provisoirement handicapé et le Ranger retenu en Méditerranée pour des raisons à la fois politiques et militaires, le Hornet était le dernier porte-avions d’escadre de l’US Navy disponible dans le Pacifique avec un groupe aérien pleinement opérationnel. Economiser ces atouts pour les batailles à venir était bien plus important que de les parier sur un seul coup. »
(Jack Bailey : Un Océan de Flammes – La guerre aéronavale dans le Pacifique)
A 13h35, Mitscher signale à Ghormley qu’il change de route pour être au large de San Cristobal le matin suivant. La TF-17 réduit sa vitesse à 20 nœuds, ce qui allège les préoccupations des commandants des destroyers quant à leurs réserves de mazout. En pratique, la Bataille des Salomon Orientales est terminée.
………
L’heure des comptes
« La bataille des Salomon Orientales fut la deuxième “au delà de l’horizon” livrée dans le Pacifique Sud-Ouest (la troisième, si l’on compte le heurt de Wilson Brown avec Nagumo en mars). L’US Navy et la Marine Impériale avaient perdu deux porte-avions chacune. Cependant, le résultat de cette bataille ne doit pas être jugé à cette seule aune. En termes opérationnels et stratégiques, Nagumo avait échoué. Il n’avait pu détruire les forces débarquées à Guadalcanal et leurs bases de soutien. De plus, pilotes et équipages de ses groupes aériens avaient subi de terribles pertes et il n’avait plus qu’un seul porte-avions opérationnel. Fletcher, Noyes et Kinkaid avaient amorti le choc de l’offensive nipponne, protégé efficacement les Nouvelles-Hébrides et la Nouvelle-Calédonie et sauvé de la destruction les forces alliées de Guadalcanal et Tulagi. Le plan japonais visant à trancher le lien entre l’Amérique et l’Australie avait échoué. L’amiral Nimitz pouvait respirer plus facilement, en sachant que mois après mois l’US Navy allait devenir plus nombreuse, mieux entraînée et plus efficace.
Cette bataille avait cependant révélé certaines déficiences tactiques de l’US Navy. D’abord, la doctrine imposant de faire opérer chaque porte-avions indépendamment des autres avait commencé à être contestée. Certains officiers affirmèrent qu’en manœuvrant en groupe, les porte-avions auraient vu leur efficacité multipliée. D’autres participants aux discussions d’après la bataille relevèrent le fait que l’Enterprise aurait bien pu être coulé lui aussi si les avions japonais avaient dirigé contre lui une partie des efforts consacrés à achever le Saratoga, déjà mortellement touché. Le débat sur l’organisation des task-forces – avec des porte-avions séparés ou groupés – ne serait pas réglé avant qu’à la fin de 1942, le Naval War College ne “rejoue” la bataille et ne décide que des groupes de porte-avions étaient préférables.
Ensuite, la gestion tactique de la bataille était encore défectueuse. Les directeurs de chasse de l’US Navy avaient été incapables de diriger efficacement les patrouilles de chasse une fois détectés les raids japonais. Le problème de la discipline radio était brutalement posé, par les officiers de la Royal Navy, de la Royal Australian Navy, de la Royal Australian Air Force et même de la Marine Nationale et de l’Aéronavale, qui, à divers postes, avaient été témoins de la bataille. Là encore, il devait s’écouler un certain temps avant que la discipline radio n’atteigne un degré acceptable, permettant d’améliorer significativement la direction de la chasse. Néanmoins, la bataille d’août 1942 devait marquer, dans ce domaine aussi, un tournant doctrinal pour l’US Navy et l’US Marine Corps.
Enfin, l’efficacité anti-navires des unités de l’USAAF devait absolument être améliorée. Les officiers de l’USAAF pouvaient observer les résultats obtenus par les unités britanniques et françaises spécialisées dans la lutte anti-navires. Le matériel américain était en général bon, même si il pouvait être amélioré (en particulier dans le domaine des torpilles aériennes). Mais il fallait que les équipages bénéficient d’un entraînement spécifique. En particulier, les procédures de bombardement à basse altitude (qui allaient être dénommées “skip-bombing”) devaient être recommandées contre des cibles peu protégées telles que transports, destroyers et croiseurs légers.
Si, au total, Nimitz et Ghormley pouvaient être relativement satisfaits de l’issue de la bataille, la situation à Truk était bien différente. Pour l’amiral Isoroku Yamamoto, le dénouement était un coup porté à ses plans. Il ne lui restait que quatre grands porte-avions. Deux d’entre eux (les Akagi et Soryu) allaient devoir être envoyés au Japon, où ils devraient passer plusieurs mois en réparations, et il n'en avait plus qu’un opérationnel (l’Hiryu). En effet, le Shôkaku, dont les réparations s’achevaient, aurait besoin d’environ six semaines pour entraîner son groupe aérien et ne serait pas en état de combattre avant début octobre. Les deux porte-avions légers déployés avec la 2e Flotte de Kondo pour soutenir les opérations contre Singapour ne seraient pas non plus disponibles avant le mois d’octobre, si même ils étaient immédiatement réaffectés au Pacifique Sud-Ouest, car ils avaient grand besoin d’un carénage. Pire : les pertes subies par les groupes aériens des porte-avions (mais aussi par les unités basées à terre) avaient été très lourdes et allaient mettre à rude épreuve le système de formation des pilotes et équipages.
En effet, le taux de survie des aviateurs américains était beaucoup plus élevé que celui des Japonais. De plus, à ce moment de la guerre, les morts américains étaient en général de jeunes pilotes ayant souvent moins de 600 heures de vol, alors que les morts japonais étaient le plus souvent des vétérans formés dans les années 30 et ayant couramment plus de 2 000 heures de vol et une expérience du combat acquise en Chine.
Pour soutenir les troupes isolées à Guadalcanal, la Marine Impériale n’avait plus d’autre choix que d’accepter une guerre d’usure, exactement ce que Yamamoto avait désespérément cherché à éviter depuis le 7 décembre 1941. L’idée même d’obliger l’Australie à sortir de la guerre avant la fin de 1942 et de s’emparer définitivement de l’initiative stratégique face aux forces américaines s’effaçait.
Au niveau tactique, cette bataille confirmait les enseignements des précédentes. Les avions japonais étaient bien trop vulnérables aux tirs ennemis, la DCA légère était bien trop faible et le radar devait être mieux intégré dans la chaîne de commandement. La Marine Impériale allait s’efforcer de porter remède à ces problèmes. Cependant, comme devait le noter l’amiral Yamamoto dans ses mémoires (De la Guerre à la Paix, Kyoto, 1959), “la plupart de nos officiers restaient confiants dans l’entraînement et dans la volonté de combattre de leurs hommes, qu’ils considéraient comme les atouts majeurs qui nous assureraient la victoire. Bien peu percevaient ce qui m’apparaissait chaque jour avec plus d’acuité : nos moyens étaient terriblement insuffisants pour la tâche qui nous avait été assignée.” »
(Jack Bailey, op. cit.)

Guadalcanal – Vandegrift, informé que les Japonais ont reçu des renforts (les I et III/28e), envisage de prendre l’initiative et d’attaquer. Mais l’état-major allié lui recommande la prudence. Sous le coup de la perte de deux porte-avions, la flotte craint fort d’avoir du mal à couvrir, renforcer et ravitailler les Marines. Une attaque ne risquerait-elle pas de tourner à la catastrophe ?
L’alternative est d’attendre renforts et matériel avant d’attaquer. Finalement, dans la nuit du 15 au 16, l’état-major ordonne à Vandegrift de rester sur la défensive. Du coup, il décide de replier dès le matin du 16 derrière la Matanikau les forces qui occupent le port de Pointe Cruz – les Rangers abandonnent ainsi le petit port qui leur a coûté si cher ; il est vrai que ses médiocres installations ont été complètement détruites lors du débarquement.
En face, Kawaguchi ordonne au colonel Ichiki, qui dispose maintenant de deux bataillons et de quelques canons, de « reconnaître les forces, les dispositions et les lieux de concentration de l’ennemi pour reconquérir dans les plus brefs délais l’aérodrome de Guadalcanal. »
Ichiki n’a pas l’intention d’attendre pour effectuer cette reconquête. Il est persuadé qu’avec ses deux bataillons (dont l’un a déjà perdu 300 hommes), il va rejeter une division à la mer. « Pour présomptueux que son comportement puisse sembler, il faut réaliser qu’Ichiki était en droit d’estimer que les capacités manœuvrières américaines étaient médiocres. Ne s’étaient-ils pas fait enfermer dans Bataan en quelques jours ? Par ailleurs, il ne disposait que de réserves de munitions limitées et les maladies tropicales touchaient chaque jour un peu plus ses hommes. Ils manquaient en particulier de quinine (dont la production aux Indes Néerlandaises n’avait pas encore pleinement repris, et qui était en priorité destinée aux troupes de Malaisie).
De plus, la doctrine et l’éducation des officiers japonais (et Ichiki ne faisait pas exception) reposait sur des “intangibles” comme le moral, le fighting spirit et le rôle clef du commandement. Ces “intangibles” devaient assurer le succès du concept de guerre courte conclue de façon rapide et décisive (sokusen sokketsu). Même si, en août 1942, la validité de ce concept pouvait déjà être mise en doute à la lumière des événements de Malaisie, les tactiques mises au point dans cet esprit n’avaient pas changé : elles insistaient sur l’offensive et sur des manœuvres de flanc pour désorganiser et démoraliser l’adversaire, évitant une coûteuse bataille d’usure. Parallèlement, l’Armée Impériale plaçait très haut des qualités telles qu’une audace et un courage confinant à la témérité. Ses officiers étaient convaincus que la “puissance spirituelle” des Japonais devait emporter la décision sur le champ de bataille quelles que soient les insuffisances dans le domaine matériel.
Il n’est donc pas surprenant que la décision finale du colonel Ichiki ait été de porter un coup rapide et décisif aux Américains avant qu’ils aient eu le temps de renforcer leurs défenses. »
(C. Mathieu, L’Armée Impériale japonaise dans la Seconde Guerre Mondiale, op. cit.)

Rabaul – Les efforts de la RAAF pour reconnaître le port sont très gênés par le mauvais temps. L’arrivée du navire-atelier pour sous-marins Asahi passe ainsi inaperçue. Le vieil ex-cuirassé est amarré par petits fonds, près du Pinnacle. A l’ombre de ce pic rocheux, il sera plus difficile à bombarder. Le poseur de filets Choko Maru, désigné pour l’assister, l’entoure d’un cocon protecteur. Des canons légers de DCA ont déjà été installés sur le Pinnacle.
Avec l’Asahi arrivent deux vedettes lance-torpilles de classe T51, les G-351 et G-352. Ces bateaux sont les deux premiers de cette classe (mais des canonnières de classe H-51, très proches, sont déjà en service dans les eaux de Singapour). Ils sont armés de deux torpilles de 18 pouces (ou de six grenades ASM), d’un canon Vickers de 40 mm (dit Type 5 dans la Marine Impériale, qui en a importé 500 exemplaires entre 1925 et 1935) et d’un jumelage de 25 mm. Jaugeant 90 tonnes, de construction mixte (bois et métal), elles peuvent filer 29 nœuds. Le voyage du Japon à Rabaul a montré que leur structure supportait mal la houle du Pacifique. Toutes deux doivent être mises au sec, la G-351 pour des réparations structurelles et la G-352 pour nettoyage, entretien et correction de divers défauts.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Bulldog
– Les hommes du capitaine Minchin reculent lentement à travers la jungle dans une sorte de cauchemar éveillé. Ils s’arrêtent à chaque détour de la piste pour ralentir les Japonais, et des hommes meurent parfois en défendant une vieille souche en travers du chemin. De Kudjeru au col du Dead Chinaman, il y a en théorie 20 heures de marche, mais les 130 hommes de Minchin retardent si bien les Japonais qu’ils vont mettre dix jours pour faire le trajet. C’est pas à pas, centimètre par centimètre, que les hommes du commandant Horito progressent, semant le long de la piste de Bulldog les cadavres de dizaines des leurs, près de ceux de soixante Australiens.

Piste de Kokoda – Les compagnies A et B du 2/12e attaquent les positions japonaises sur le Knoll. C’est une petite bataille, mais elle n’en est pas moins féroce. Les Japonais ont une sorte de génie pour aménager des positions bien situées et extrêmement bien camouflées. Il s’agit de quelques gros bunkers et de nombreux postes abritant deux ou trois hommes. Beaucoup de ces postes sont reliés par des crawl-ways (pistes à parcourir en rampant) ou même par des tranchées, qui sont parfois couvertes à proximité des principaux bunkers.
Les combats se décomposent en actions mettant chacune en jeu une escouade. Il faut en effet le plus souvent une escouade pour prendre une position, et la technique pour y parvenir s’améliore rapidement, car les mauvais élèves meurent. L’escouade doit approcher avec précaution, jusqu’à ce qu’elle soit engagée par des tirs japonais. Elle répond alors par des tirs nourris et de nombreuses grenades, afin de déblayer la végétation. Cela fait, le tir des fusils et des Bren couvre les grenadiers, qui vont nettoyer la position.
Les bunkers sont des adversaires bien plus formidables que les petits postes. Les grenades jetées dans leurs entrées sont inefficaces, car les Japonais les ont défendues par des murs anti-souffle construits en S. De plus, ils ont creusé à l’intérieur des bunkers de profondes et étroites rigoles, où ils jettent les grenades qui sont glissées par leurs meurtrières. « La seule solution était d’attendre trois secondes une fois la grenade dégoupillée avant de la balancer par une meurtrière. On a perdu quelques gars comme ça, puis ils ont tous appris à compter jusqu’à trois à la bonne vitesse, et ça a bien marché. » (Journal du caporal Archibald Pettigrew, compagnie B, 2/12e)
Les fusils japonais Arisaka montrent dans ces combats de réelles qualités. Les Australiens qui les essayeront par la suite auront la surprise de constater qu’il en existe deux modèles, de calibres différents : les 6,5 mm, très longs, et les 7,7 mm, plus courts. Ces armes leur sembleront très robustes, faites en acier d’excellente qualité . La 18e Brigade apprendra ainsi à respecter les armes et la ténacité des Japonais, tout en méprisant leur brutalité sauvage.

Milne Bay – Le CL Tama et le DD Asagao débarquent des hommes des SNLF sur de petites îles gardant les approches du Passage Jomard. Ils projettent aussi de s’emparer de Samarai (la capitale provinciale, sur un îlot parfaitement plat) ; mais en arrivant au large de l’île, ils constatent que les bâtiments ont été incendiés par les Australiens.

La guerre sino-japonaise
Des GI en Chine !
Birmanie
– Au bout de deux mois d’efforts, l’US Army a enfin concentré à Mandalay assez d’hommes pour mettre sur pied l’un des régiments de la 41e DI. Sans attendre le reste de la CATGF, ce régiment se met en route vers la Chine, avec le général Wedemeyer. Stilwell a envoyé à Washington une pluie de messages pour que le commandement de ces troupes lui soit attribué, avant qu’une réponse négative très nette, rédigée par le général Marshall et signée du Président, mette un terme à ses espoirs.

Harcèlement
Moukden (Mandchoukouo) et Yan’an (Chine)
– La CATF attaque de nouveau la cité mandchoue à partir de ses bases de la région de Yan’an. Quatre B-25 et six P-38 visent le QG de l’Armée du Kwantung. C’est à nouveau une surprise pour les Japonais, car les P-38 de reconnaissance ont reconnu les radars ennemis dans la région et constaté que la couverture radar japonaise était très perméable. Les Américains perturbent brutalement le défilé matinal devant le QG ; bombes et mitraillages tuent beaucoup de monde.
Dans l’après-midi, les Japonais répliquent. L’Armée Impériale lance trente Nakajima Ki-49 Donryu (Helen) et douze chasseurs lourds Ki-45 Toryu (Nick) contre l’une des bases avancées installées par les Américains dans le Shanxi, la base Y-8, localisée grâce à de nombreuses reconnaissances aériennes. Pas moins de 45 Ki-43 Hayabusa (Oscar) escortent les bimoteurs. Le terrain est très endommagé par les bombes et les mitraillages des Toryu détruisent ou endommagent au sol quatre P-40 et un B-25. Sur le chemin du retour, huit P-40 de l’USAAF venus d’une autre base effectuent une brève attaque et abattent un Donryu.
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loic
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 14:01    Sujet du message: Répondre en citant

Donc les Maryland et Colorado sont restés à PH dans cette version remaniée ?
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 15:12    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Donc les Maryland et Colorado sont restés à PH dans cette version remaniée ?


Exact, d'autant plus que pour aller de Nouméa à Guadalcanal et retour à une vitesse raisonnable compte tenu du risque de sous-marins, il leur aurait fallu au moins un ravitaillement en mer. Et ce qui s'est fait OTL en 44 n'est pas forcément commode en 42 où la Navy doit travailler avec des bouts de ficelles (ou des lacets de chaussures) et a déjà ses TF de PA à ravitailler.
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 15:40    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Cependant, comme devait le noter l'amiral Yamamoto dans ses mémoires (De la Guerre à la Paix, Kyoto, 1959), “la plupart de nos officiers restaient confiants dans l'entraînement et dans la volonté de combattre de leurs hommes, qu'ils considéraient comme les atouts majeurs qui nous assureraient la victoire. Bien peu percevaient ce qui m'apparaissait chaque jour avec plus d'acuité : nos moyens étaient terriblement insuffisants pour la tâche qui nous avait été assignée.” » (Jack Bailey, op. cit.)


So, if I read it correctly, the implication is that Yamamoto survives the war in FTL?

I wonder. Even if he is not killed in Operation Vengeance (which is likely, considering the butterflies), I sense that he would simply end up commanding the fleet in ever more hopeless battles in 1943-44, until he is "promoted" (like General Weidling promoted by Hitler to commander of the Berlin Defence Area, great scene in Der Untergang Wink ) to help defend the Philippines or Okinawa and dies in battle or commits suicide, like what happened to Nagumo in Saipan.

If he tries to convince the militarists that the war is a lost cause and a negotiated peace is the only alternative he may end up assassinated or "reassigned" to a Pacific hellhole with the same result as the paragraph above.

Even if he survives all that, there is still the International Military Tribunal for the Far East. Even though Yamamoto in OTL and FTL is far from the worst war criminal, the pressure to convict the architect of the Pearl Harbor attack would be too great, I would imagine. Yamamoto would be hanged like Yamashita was OTL (revenge for the Philippines). I forget, was Yamashita also responsible for the Philippines operation in FTL, seeing as Malaya and Singapore seem to have consumed his time here?

Of course, Yamamoto's memoirs could be posthumous...?Question

Oh, and about the Asia-Pacific in August, very good! I am afraid I do not remember too many details from the original version, but the general impression I have is that the Japanese suffer heavier losses and Allied losses are a little lighter than the original text, correct? I do not recall the IJN losing two carriers in the Eastern Solomons battle, for example.
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loic
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 16:04    Sujet du message: Répondre en citant

This is a good question, but it has to be discussed in another topic.
Bonne question, mais qui devra être discutée dans un autre fil.
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 16:10    Sujet du message: Répondre en citant

Hi Mikey

You're right - We reconsidered and thought that we had 2 CV (Soryu, Kaga) suffering damages similar to those which sank them at Midway, at least one of them had to go down. Allied losses are similar to the first version (we only suppressed the damages they suffered after the sunset time, which had been forgotten in the original version Embarassed )

About Yamamoto : of course, his Memoirs may be posthumous (à la Rommel, "War without Hate").
But (spoiler, spoiler !) we are currently thinking he could try to accept peace negociations, of course the Army will want to get rid of him, but if he's lucky and survives (in jail), the Americans will need him (a war hero) to take the helm of Japan... And they'll need him very much if they want to destroy the Imperial system - as without Big Mac, it is VERY plausible they'll want to destroy it.
(and of course, this last part is not here but in another topic) Embarassed
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loic
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 16:39    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Exact, d'autant plus que pour aller de Nouméa à Guadalcanal et retour à une vitesse raisonnable compte tenu du risque de sous-marins, il leur aurait fallu au moins un ravitaillement en mer.

Le trajet A/R fait grosso modo 2000 miles. La classe Colorado a l'autonomie suivante : 8000 miles à 10 nœuds et leur vitesse max est de 21 nœuds.
En marchant à vitesse maxi pendant tout le trajet (irréaliste évidemment), leur autonomie est de 2500 miles (j'ai la formule pour ceux que ça intéresse). Théoriquement, ça aurait donc pu passer sans ravitaillement. D'où vient l'info comme quoi ça ne passait pas ? Think

Sinon, OTL, le Maryland et le Colorado étaient quand même à la fin 1942 en train de patrouiller vers les Iles Fidji. Il n'y a donc pas de raison qu'ils n'y aillent pas en FTL, ne serait-ce que pour servir de dernier rempart. Ils feront mouvement vers les Vanuatu début 43.
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 17:26    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Théoriquement, ça aurait donc pu passer sans ravitaillement. D'où vient l'info comme quoi ça ne passait pas ? Think

Sinon, OTL, le Maryland et le Colorado étaient quand même à la fin 1942 en train de patrouiller vers les Iles Fidji. Il n'y a donc pas de raison qu'ils n'y aillent pas en FTL, ne serait-ce que pour servir de dernier rempart. Ils feront mouvement vers les Vanuatu début 43.


1) D'une part, j'avais des chiffres un peu plus pessimistes et surtout :
a) un navire de guerre ne va pas en ligne droite en temps de guerre, surtout à 16-18 noeuds (donc pas très vite) et dans des eaux dangereuses : il zigzague, ce qui augmente la longueur du trajet.
b) il ne s'agissait pas de faire un aller retour sec, mais (selon l'hypothèse d'origine) de rester sur place un certain temps en combattant si besoin.
En combattant en surface-surface ou contre des avions : un Colorado n'est pas un Yamato, mais en cas d'attaque aérienne, ça aurait quand même fait une grosse bête en train de zigzaguer dans la Baie à 21 noeuds...

2) Oui bien sûr, en octobre-novembre, ils peuvent tout à fait faire mouvement vers les Fidji, d'autant plus qu'il y a une prise de relais à Pearl par d'autres navires.
(Edit) N'oublions pas la note de King à Roosevelt le 22 juin (Rubrique Asie-Pacifique) sur les BB, donnant un programme d'utilisation très complet et, pour ces deux-ci : à la fin 42, le Maryland va être rénové, début 43, ce sera le tour du Colorado. D'ici là, Affectation à Pearl (mais bien sûr, ça n'exclut pâs un séjour aux Fidji en octobre-novembre +).
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 18:23    Sujet du message: Répondre en citant

Le calendrier d'entretien du Maryland devrait en théorie suivre l'OTL, avec donc des réparations après l'attaque de PH jusqu'en février 42, puis à PH pour Midway, entraînement jusqu'en août, puis à nouveau réparations légères, puis, à partir de novembre, dans le Pacifique sud-ouest. Le prochain entretien n'eut lieu à PH qu'entre septembre et octobre 43.
Pour le Colorado, après un refit assez long entre juin 41 et mars 42 (il n'était pas présent à PH en décembre 41), il eut un calendrier similaire au Maryland (et d'ailleurs ils furent le plus souvent ensemble pendant cette période).

J'avoue ne pas m'être penché sur ce calendrier cité dans la note de King du 22 juin, mais je ne vois pas ce qui justifie ces immobilisations à la fin de 1942.

Mis à part ça, OK pour ne pas les envoyer dans le Slot.
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Dernière édition par loic le Lun Jan 21, 2013 22:41; édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2013 18:33    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir

Citation:
En particulier, les procédures de bombardement à basse altitude (qui allaient être dénommées “skip-bombing”) devaient être recommandées contre des cibles peu protégées telles que transports, destroyers et croiseurs légers.


Si les transports sont des cibles peu protégées, je ne suis pas d'accord pour classer dans cette catégories, les destroyers et croiseurs légers. Et ce d'autant plus que dans toutes les marines, le renforcement de la DCA légère par des canons de petits calibres 20 (ou équivalents) et 40 mm (ou équivalents)est une priorité devant l'accroissement de la menace aérienne.
Ces engins plus la grande manœuvrabilité de ces deux types de navires en feront des cibles difficiles à toucher et dangereuses.

@+
Alain
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