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Intégrale "Diplomatie et Economie" Juillet 1942

 
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Auteur Message
Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10129
Localisation: Paris

MessagePosté le: Jeu Nov 29, 2012 10:49    Sujet du message: Intégrale "Diplomatie et Economie" Juillet 1942 Répondre en citant

Juillet 1942
11 – Diplomatie et économie
Des Belges pour la Birmanie

5 juillet
L’Union fait la Force
Londres
– Au Conseil des ministres du gouvernement belge éclate une violente altercation entre le Premier ministre, Pierlot, et le ministre des Affaires Etrangères, Spaak, concernant la reprise des relations diplomatiques avec l’URSS. Pierlot, soutenu par toute l’aile catholique du gouvernement, se déclare, pour d’évidentes raisons idéologiques, « peu partisan, en principe, de relations diplomatiques avec les Soviets. » Le souvenir de la rupture unilatérale de juillet 1941 est toujours cuisant. Spaak, soutenu par la plupart des socialistes et certains libéraux, invoque la nécessité pour la Belgique de s’aligner sur la position des Alliés. Finalement, le Conseil donne l’autorisation à Spaak de reprendre contact avec Eden afin de renouer des relations diplomatiques normales avec l’URSS, mais à la condition que le gouvernement soviétique en fasse la demande, et avec des excuses.
Par ailleurs, le gouvernement belge, stimulé par l’annonce la semaine précédente de l’envoi de renforts français dans le Pacifique, prend la décision de proposer aux Britanniques le déploiement en Asie ou en Océanie d’une brigade double de la Force Publique, ainsi que de la Composante Aérienne de la Force Publique, dûment rééquipée. Les Britanniques ne se feront pas prier pour accepter. Il sera d’abord envisagé d’envoyer en Nouvelle-Guinée ces troupes (dont une partie avait déjà été déployée à Madagascar). Mais après un débat confus sur la politique raciale du gouvernement australien, la Force Publique sera finalement envoyée en Birmanie.


6 juillet
La longue route des soldats polonais
Téhéran
– Les premiers officiers et soldats polonais relâchés par le gouvernement soviétique de leur camp d’internement en Ouzbekistan arrivent par avion en Iran. Ils sont accueillis chaleureusement par une délégation du gouvernement polonais en exil et des autorités françaises et britanniques.
Le Kremlin a finalement accepté de libérer par cette voie près de 70 000 hommes, retenus comme prisonniers de guerre depuis septembre 1939.


7 juillet
L’Union fait la Force
Londres
– Décidé à agir vite, Spaak rencontre Maisky, l’ambassadeur soviétique auprès du gouvernement britannique, dans les locaux du Foreign Office, où tous deux ont été invités par Eden en présence du Haut-Commissaire de France à Londres (Joseph Paul-Boncour), afin de préserver les apparences.
Spaak est conscient que le rapport de forces ne lui permet pas vraiment de mettre l’Union Soviétique en position de demanderesse quant au rétablissement des relations diplomatiques avec la Belgique. Après avoir brièvement évoqué l’amertume que la rupture de juillet 1941 a causé chez les Belges, il se met d’accord avec Maisky pour considérer que les relations diplomatiques entre les deux pays ont été uniquement « interrompues » (et non « rompues ») et qu’il n’y a donc pas lieu d’en établir de nouvelles !
Un communiqué de presse laconique conclut la réunion : « Monsieur Paul-Henri Spaak, ministre des Affaires Etrangères du Gouvernement belge, et Son Excellence Ivan Maisky, ambassadeur de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques auprès du Gouvernement de Sa Majesté Britannique, se sont rencontrés aujourd’hui au Foreign Office, en présence de Sir Anthony Eden, Secrétaire aux Affaires Etrangères, et de Monsieur Joseph Paul-Boncour, Haut-Commissaire de France, afin de procéder à l’échange de représentants entre leurs pays respectifs. »


8 juillet
Diplomatie et intoxication
Sverdlovsk, en fin de soirée
– C’est un Rudolf Hess affaibli, mais valide, qui descend d’une superbe Mercedes (prise de guerre à l’ambassade d’Allemagne…) devant une grosse villa. Serré de près par deux militaires du NKVD, il est conduit à l’intérieur, où il est accueilli par un commandant portant le même uniforme. Celui-ci, dans un allemand correct, lui raconte en détails ce qui s’est passé en ce lieu vingt-quatre ans plus tôt, avant de conclure : « Vous comprenez, Herr Hess, qu’une mort violente de plus dans cette maison n’aurait rien d’anormal ! » Rudolf Hess hoche la tête.
………
Hess, Rudolf – (…) Il ne sortit de sa prison qu’en 1946, pour son procès. Entre temps, il avait appris le russe et avait, lui aussi, fini par comprendre (en partie au moins) ce qui s’était passé. Mais, faute de preuves et surtout de juges disposés à l’entendre, ses affirmations concernant la mission dont il était chargé et l’attentat dont il avait été victime passèrent pour une manifestation d’un esprit déjà dérangé. Il fallut attendre 1980 pour qu’un des directeurs occidentaux de la prison de Spandau, convaincu par l’insistance de son pensionnaire, demande une enquête officieuse. L’absence des relevés météorologiques de Kazan pour le mois de mai 1942 dans les archives de la ville et des services météo eux-mêmes, et surtout la totale contradiction de la page météo publiée le 11 mai 1942 dans les éditions locales des journaux avec celles des éditions des villes voisines apportèrent une preuve matérielle à l’appui du témoignage de Kurt Schuhmann (qui, à la fois très malin et très chanceux, s’était sorti vivant de la guerre).
Un accord finit par être trouvé entre les quatre puissances (et accepté par le gouvernement allemand) : Hess fut libéré à la condition expresse de ne jamais paraître en public, de ne s’exprimer devant aucun journaliste ni historien, et de tenir son lieu de résidence secret jusqu’à sa mort, survenue en 1987.
Il va sans dire que l’affaire a alimenté les spéculations des historiens. S’il semble à présent évident que le pseudo accident a été organisé par Beria, ses motivations restent incertaines. Les travaux les plus approfondis, bénéficiant de la découverte d’archives allemandes capturées en 1944 et conservées à Moscou, font état d’un complot orchestré par Himmler, ou plutôt par Heydrich, pour se débarrasser d’un rival. Selon ces travaux, la SS – tout en sachant parfaitement que la mission confiée à Hess était une feinte – aurait fait fuiter à Beria une version maquillée du projet d’accord préparé par Rudolf Hess, rendant la proposition bien plus acceptable qu’en réalité pour Staline, donc bien plus détestable pour Beria, qui estimait qu’on avait déjà trop cédé aux nazis et dont la position aurait pu souffrir de la signature d’un « super-Pacte » Hess-Molotov.
(Grand Larousse de la Deuxième Guerre Mondiale, 2005)



18 juillet
Commémoration
Sidi Bel Abbès (Algérie)
– C’est avec la plus grande discrétion, à l’abri des journalistes, que la caserne principale de la Légion Etrangère accueille une petite mais émouvante cérémonie, commémorant le début, six ans plus tôt, de la Guerre Civile espagnole. Une prise d’armes réunit des hommes de la 11e Demi-Brigade Teruel, commandée par le colonel “Pablo” (l’ex-général républicain Alberto Bayo) et de la 14e Demi-Brigade Ebro, commandée par le Lt-colonel “Moreno” (l’ex-colonel républicain Menendez). Des officiers d’autres unités de la Légion Etrangère comptant dans leurs rangs des vétérans républicains assistent à la cérémonie, ainsi que le chef du gouvernement républicain en exil, M. Negrin, l’état-major de la Légion Etrangère et le Secrétaire d’Etat au Travail Jules Moch, représentant le gouvernement français.


Exclamation Avis à nos amis d'Outre-Quiévrain (comme on disait dans l'Equipe)
Notre Saint-Père Benoit XVII étant très pris par les malheurs du monde, semble s'être un peu éloigné de notre Communauté.
Je ne pense pas qu'il verrait d'inconvénient à ce que quelqu'un reprenne le flambeau de la narration des événements touchant la Belgique, par exemple les exploits de la Force Publique en Birmanie.
N'hésitez pas à vous lancer, je pense même que Benoit nous enverra une bulle pour vous encourager, vous orienter, vous conseiller.

Exclamation Exclamation
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Joukov6



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Messages: 281
Localisation: Lyon

MessagePosté le: Jeu Nov 29, 2012 12:11    Sujet du message: Répondre en citant

Quelle raison explique que les soviétiques en FTL acceptent de libérer Hess alors qu'ils ont toujours refusé en OTL? Je ne vois pas pourquoi il serait plus clément.
_________________
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Maréchal Foch.
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Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10129
Localisation: Paris

MessagePosté le: Jeu Nov 29, 2012 16:44    Sujet du message: Répondre en citant

Joukov6 a écrit:
Quelle raison explique que les soviétiques en FTL acceptent de libérer Hess alors qu'ils ont toujours refusé en OTL? Je ne vois pas pourquoi il serait plus clément.


La vérité sur les conditiosn de son"accident" ayant quelque peu filtré à l'Ouest, ils se montrent plus "coulants", non qu'ils redoutent la presse occidentale, mais ils préfèrent éviter d'attiser des guéguerres entre leurs services, qui ont la mémoire longue...
_________________
Casus Frankie

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