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Intégrale 1942 "Front" Britannique
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Aoû 07, 2012 09:37    Sujet du message: Intégrale 1942 "Front" Britannique Répondre en citant

Janvier 1942
5 – Le “front” britannnique
Circus

7 janvier
Brême
– Important raid de bombardement nocturne de la RAF.

9 janvier
France occupée
– Les Britanniques commencent à intensifier leurs opérations aériennes quotidiennes, pour attirer le plus possible de chasseurs de la Luftwaffe, et passent des “Rhubarb” aux “Circus”. En ce vendredi, la RAF monte une grande opération de type “Circus” avec 300 chasseurs Spitfire escortant 24 bombardiers lourds Halifax lancés à l’attaque de l’aérodrome de Saint-Omer.



Février 1942
5 – Le “front” britannique
Biting

7 février
Normandie
– Dans la nuit se déroule l’opération “Biting”. Douze bombardiers A.W. Whitley convertis parachutent 119 hommes près de la station radar allemande de Bruneval, sur la côte française, près du Havre. Avec des pertes minimes, le commando réussit à s’emparer d’un radar de contrôle aérien Würzburg et à le rapporter en Angleterre par mer.
Les informations recueillies complèteront celles obtenues grâce à la capture d’un radar Freya en Mer Egée.


Mars 1942
5 – Le “front” britannique
Gee

3 mars
Concentration
Aix-la-Chapelle
– La grande gare de triage d’Aix-la-Chapelle est la cible d’une attaque de nuit massive des bombardiers de la RAF. Pour la première fois, grâce au système Gee d’aide à la navigation, les bombardiers de la RAF parviennent à une “concentration des moyens dans le temps et dans l’espace”, qui se traduit par ce que l’on appellera plus tard un “courant de bombardiers” (bomber stream). Ce raid historique, auquel participent 350 bombardiers, endommage sévèrement les installations ferroviaires.

7 mars
Concentration
Anvers
– Un nouveau raid nocturne massif guidé par le système Gee fait de graves dégâts aux installations portuaires. La RAF a de nouveau réussi une “concentration dans le temps et dans l’espace”, cette fois avec 220 bombardiers.


Avril 1942
5 – Le “front” britannique
Guerre électronique

5 avril
Saturation
Allemagne
– Dans la nuit, 275 bombardiers de la RAF, dont 89 équipés du système “Gee” d’aide à la navigation, attaquent les usines Krupp d’Essen. Plus de 75 % des bombes touchent la “zone cible” (quoique moins de 25 % atteignent la cible elle-même). Cette attaque massive sature la direction de la chasse de nuit allemande et seuls douze bombardiers sont abattus, pour la plupart de vieux Whitley ou des Stirling volant à basse altitude.

22 avril
Changement de code, mais non de codage
Londres
– Les cryptographes britanniques avertissent les plus hautes autorités que les codes allemands ont été changés en masse dans les jours précédents. Il s’agit des conséquences de l’avertissement lancé par les Japonais à la suite des découvertes qu’ils ont faites sur l’épave du Prince of Wales.
La situation n’est pas aussi mauvaise qu’on pourrait le craindre, car le système de codage n’a apparemment pas été modifié. Les Allemands ont en effet toute confiance en l’inviolabilité de leur machine Enigma.
Cependant, il s’écoulera plusieurs semaines et peut-être plusieurs mois avant que les nouveaux codes mis en place ne soient déchiffrés. Pendant ce temps, les services d’écoute radio se contenteront d’étudier la provenance des transmissions ennemies et d’analyser le volume de messages échangés entre les correspondants. Ce travail est déjà très fructueux, même si les transmissions ennemies sont très brèves, ce que ni les Allemands ni les Japonais n’ont compris.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 19, 2012 15:07    Sujet du message: Répondre en citant

Après le très gros morceau du Pacifique, des chapitres plus légers.

Mai 1942
14 – Europe du Nord
Préparatifs de raid amphibie

14 mai
Londres
– Lord Louis Mountbatten et son état-major soumettent à l’Etat-Major Imperial une proposition de “raid amphibie de grande envergure” sur la côte française, à réaliser avant la fin de l’été. Le but est de tester les défenses allemandes et d’obtenir des renseignements sur les fortifications des ports et des plages. Mountbatten propose d’utiliser des troupes canadiennes.


19 mai
Allemagne
– Dans la nuit du 19 au 20, Mannheim est attaquée par 197 appareils du Bomber Command. Assez peu de bombes touchent la véritable cible (les usines chimiques) et onze bombardiers sont abattus (quatre par la flak et sept par la chasse de nuit).


28 mai
Alger
– Lord Louis Mountbatten arrive à Alger avec son état-major, conduit par le Cpt. Hughes-Hallet, pour discuter de la planification d’un “raid majeur” sur la côte française à la fin du mois d’août, conjointement aux opérations maintenant décidées contre la Sicile. Mountbatten est reçu par le général De Gaulle et par le chef des Opérations Spéciales de l’Armée française.


30 mai
Cologne (Köln) – Premier “Raid de Mille Avions” (Millenium Raid) contre l’Allemagne. Exactement 1 047 avions attaquent Cologne (73 Lancaster, 131 Halifax, 88 Stirling, 602 Wellington, 92 Hampden et 61 Whitley). Quarante sont perdus. Les objectifs principaux sont bombardés par 868 avions, qui détruisent 3 330 bâtiments et font 486 morts.

Alger – Lord Mountbatten et son équipe ont une longue discussion avec des officiers français. L’utilisation de troupes canadiennes et du Bataillon de Choc du colonel Gambiez est rapidement décidée, mais Français et Britanniques ne s’accordent pas sur le meilleur endroit à choisir pour l’opération projetée.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Nov 10, 2012 11:49    Sujet du message: Répondre en citant

Juin 1942
14 – Europe du Nord
Circus

2 juin
Harcèlements
France occupée
– La RAF poursuit ses opérations “Circus” de harcèlement sur les côtes de la Manche, mais elle en paye le prix. Un raid “Circus” mené par douze Spitfire V du Sqn 403 est intercepté par huit Focke-Wulf 190A. Huit Spitfire sont abattus contre trois Fw 190 seulement, ce qui souligne une nouvelle fois la supériorité du nouveau chasseur allemand et l’urgence pour les Britanniques de mettre en ligne les successeurs du Spitfire V.

Essen – Dans la nuit du 1er au 2, 956 bombardiers de la RAF attaquent Essen. Mais l’objectif est obscurci par la brume et les nuages et les résultats sont décevants, pour la perte de 31 bombardiers (dont quatre des nouveaux Lancaster).


3 juin
Harcèlements
Essen – Cette fois, ce sont “seulement” 195 bombardiers qui attaquent la ville. Les résultats sont minimes, pour la perte de 14 bombardiers.


4 juin
Harcèlements
Brême – La ville est attaquée par 170 avions. Les bombes font 83 morts, mais le chantier naval de sous-marins et l’usine Focke-Wulf ne sont pas touchés.


9 juin
Harcèlements
Essen – Nouveau raid aérien britannique, sans grands résultats. Treize avions sont perdus.


23 juin
Egarement
Aérodrome RAF-Pembrey, Angleterre – Le mauvais temps et la fatigue peuvent gravement désorienter un pilote isolé dans son cockpit, avec des conséquences étonnantes. En fin de journée, le terrain de Pembrey voit se poser un pensionnaire inhabituel… Un Fw 190A3, piloté par l’Oberleutnant Arnim Faber, persuadé d’être de l’autre côté de la Manche.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Nov 28, 2012 11:24    Sujet du message: Répondre en citant

Juillet 1942
14 – Europe du Nord
De nouvelles vedettes pour le Grand Cirque

1er juillet
8th AF, premier B-17

Le premier B-17 de l’USAAF (un B-17E du 97th Bomber group) se pose au Royaume Uni.

4 juillet
8th AF, première mission de combat, premiers succès, premières pertes
07h11
– Pour l’Independence Day, six Boston bombers du 15th Bombardment Group (empruntés au Sqn 226 de la RAF, en fait une unité canadienne) décollent de Swan-Morley avec six autres Boston du Sqn 226 SQN. Ils vont attaquer des terrains de la Luftwaffe en Hollande : De Kooy et Haamstede. Quatre Boston, dont deux américains, sont abattus par une flak meurtrière ; neuf Fw-190 A-2 sont détruits au sol.

6 juillet
Des Français sur Spitfire
Liverpool
– Un paquebot français débarque les pilotes de la 1ère EC. Cette unité va se reformer en Grande-Bretagne pour participer à des opérations offensives sur le nord de la France occupée et doit être symboliquement dotée du tout nouveau Spitfire IX. Ses trois Groupes doivent opérer de Biggin Hill après transformation sur le chasseur de Supermarine, qui vient d’entrer en service.
Parmi les 66 pilotes qui débarquent à Liverpool, la plupart sont très expérimentés, mais quelques-uns sont tout juste sortis de l’école de chasse de Meknès et doivent cette affectation à leurs excellentes notes. On lit ainsi dans les pages du Journal de marche du Groupe I/1 que « Le sergent-pilote P. Clostermann, toujours confiant dans sa bonne étoile, a fait le voyage avec trois impressionnantes cannes à pêche, qu’il a réussi à dissimuler à l’inspection lors de l’embarquement à Casablanca. Quand le capitaine Martell [de son vrai nom Pierre Montet] lui demande s’il espère vraiment prendre des avions allemands à l’hameçon, le Sgt Clostermann lui répond que les truites britanniques éviteront au Groupe de devoir choisir entre mourir de faim et manger du porridge. » Le Journal de marche du I/1 est décoré de nombreux dessins de la main de Clostermann, dont un sur lequel on le voit pêcher du pont du paquebot et demander au capitaine du navire, effondré : “Vous êtes sûr que vous ne pouvez pas ralentir ? J’ai une bonne touche !”

8th AF, premières bases
Angleterre - La 8th AF prend possession des bases de Polebrook et de Grafton Underwood, construites pour l’USAAF au titre du reverse Lend-Lease, ou Prêt-Bail inverse.


9 juillet
Des Français sur Spitfire
Turnhouse (Ecosse)
– Les pilotes de la 1ère EC découvrent leurs nouveaux avions : une poignée de Spitfire V pour que les jeunes se familiarisent avec le “Spit”, et surtout 32 Spitfire H.F. IX tout neufs.

8th AF, première base de chasse
Le premier P-38 du 1st Fighter group arrive à RAF Goxhill (Lincolnshire). Cette base sera peu après transférée à l’USAAF.


10 juillet
De nouvelles montures pour la chasse anglaise
Londres
– A la suite des lourdes pertes subies en mai et juin par les Spitfire V engagés dans les opérations “Circus” au-dessus de l’Europe occupée, les essais intensifs menés avec le Fw 190 posé par erreur à Pembrey le 23 juin ont confirmé la supériorité du chasseur allemand sur le Spitfire V. Inquiet, le Fighter Command demande d’accélérer le déploiement des nouveaux chasseurs à haute performance qui arrivent des usines, les Supermarine Spitfire IX et XII et le Hawker Tornado, pour rétablir l’équilibre avant les importantes opérations aériennes prévues pour fin août.
Les Sqn 56, 174, 181, 245 et 609, équipés de Tornado, et les squadrons déjà équipés de Spitfire XII (à moteur Griffon) doivent travailler au-dessous de 5 000 mètres, tandis que les squadrons équipés de Spitfire IX les couvriront en altitude.
Au fur et à mesure que de nouveaux Spitfire XII entreront en service à l’automne 1942, les Tornado se consacreront à l’attaque au sol. Leurs capacités dans ce domaine ont en effet été bien démontrées par le Wing-Commander R.P. Beamont.
A partir du début de 1943, les Spitfire Mk.VIII, que l’on a pris le temps de redessiner légèrement, viendront s’ajouter aux Mk.IX.


13 juillet
La Libération (prélude)
Londres
– L’état-major du chef des Opérations Combinées (Lord Louis Mountbatten) étudie l’opération Rutter avec des représentants du Comité Conjoint des Chefs d’Etat-Major Alliés. Rutter (Routier) a été décidée pour créer une puissante diversion stratégique quelques jours avant une grande offensive en Méditerranée et fixer le plus possible de troupes allemandes dans le nord de la France et en Belgique, mais aussi pour donner aux troupes canadiennes un entraînement opérationnel et trancher définitivement certains débats doctrinaux sur la conduite des opérations amphibies.
En raison de sa proximité des côtes anglaises et de la nature des forces allemandes déployées, le petit port de Dieppe a été choisi pour ce qui n’est plus décrit comme « un grand raid » mais comme « une reconnaissance en force ». La date du 2 septembre a été sélectionnée en fonction des horaires et de l’amplitude des marées.
Après de longues discussions entre les planificateurs britanniques, français et canadiens, le plan initial a été amendé en fonction de l’expérience opérationnelle acquise dans le Péloponnèse lors de Crusader, et notamment des lourdes pertes subies par les forces britanniques lors de l’attaque frontale de Gythion. Les chars et l’infanterie doivent être débarqués des deux côtés du port de Dieppe, et ce débarquement doit être combiné à un assaut aéroporté de l’aérodrome, ainsi qu’à l’attaque par des commandos des deux batteries d’artillerie lourde de Varengeville et Berneval. La précédente variante du plan, centrée sur une attaque frontale contre Dieppe même, a été abandonnée après une étude attentive des débarquements alliés à Gythion, Kalamata et Pyrgos.
Dès le début, Lord Louis Mountbatten a insisté sur la nécessité d’un puissant appui-feu naval, mais engager même un vieux cuirassé si près du centre de la puissance aérienne allemande est apparu trop risqué à Leurs Seigneuries de l’Amirauté. Néanmoins, l’expérience du Péloponnèse a bien démontré que les canons de la flotte pouvaient être décisifs. Les deux monitors lourds Marshal Soult et Marshal Ney (qui ont vu la Première Guerre – d’où leurs noms fleurant bon l’Entente Cordiale – mais qui ont été pratiquement reconstruits durant l’hiver 1940-1941), ainsi que huit nouveaux monitors légers, formant la 3e Escadre d’Appui-Feu Côtier (3rd Inshore Fire Support Squadron), sont donc affectés à Rutter.
Autre point important soulevé par des officiers français natifs de Normandie : le fait que les galets des plages dieppoises pourraient causer des problèmes au nouveau char Churchill. Le 14e Tank Battalion canadien (Calgary Regiment, Lt-Col. Andrews) doit donc utiliser un mélange de chars Churchill et de Ram canadiens.
Les unités terrestres sont pour la plupart canadiennes, mais comprennent des commandos britanniques, des commandos et des aéroportés français (le Groupement de Choc Gambiez et le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes, 1er RCP), ainsi qu’une poignée d’US Rangers. Elles seront commandées par le major-général John H. Roberts (2e Division d’Infanterie Canadienne). Les forces navales seront commandées par le Captain John Hughes-Hallett et les forces aériennes – assez nombreuses car la RAF s’attend à ce que l’opération force la Luftwaffe à combattre – seront dirigées par l’Air Vice-Marshal Trafford Leigh-Mallory.


17 juillet
Tornado, premières missions
Manston (Angleterre)
– Les Tornado du Sqn 609, commandé par le Sqn-Ldr Roland Beamont, commencent une série de missions de bombardement et de chasse libre à basse altitude sur le nord de la France et la Belgique.


20 juillet
Tornado, premières victoires, premières pertes
Zeebrugge (Belgique)
– Première rencontre au-dessus de l’Europe occupée entre des Fw 190A3 et des Tornado. Trois chasseurs du JG 26 et deux des nouveaux appareils de la RAF (un du Sqn 174 et un du 609) sont abattus.


21 juillet
La Libération (prélude)
Ile de Wight
– Les troupes choisies pour l’opération Rutter accomplissent un exercice de débarquement à grande échelle pour tester les procédures et les communications. En fin de soirée, étudiant les résultats de l’exercice, le major-général John H. Roberts s’exclame : « Ça va être du gâteau ! »


22 juillet
Tornado, confirmation
Folkestone
– Une formation de huit Bf 109F Jabos couverts par quatre Fw 190 du JG 2, qui vient de franchir la côte anglaise, est coiffée par huit Tornado du Sqn 609. Deux Bf 109F et deux Fw 190 sont abattus, au prix d’un seul Tornado (plus un endommagé). Cet engagement renforce la confiance de la RAF en son nouveau chasseur lourd, souvent appelé “the ugly beast” (la vilaine bête) par comparaison avec le gracieux Spitfire. Il apparaît qu’à basse altitude, le Tornado est aussi bon, et sans doute meilleur, que le redouté Fw 190.


24 juillet
Des Français à Biggin Hill
Sud de l’Angleterre
– La 1ère Escadre de Chasse française commence à s’installer à Biggin Hill, où elle doit opérer au sein du 11e Group de la RAF, sous le commandement de l’A.V.M. Leigh-Mallory.


28 juillet
Le Grand Cirque
France occupée
– Une opération “Circus” de grande ampleur voit les premières missions de combat des B-17 de la 8e Air Force de l’USAAF. Vingt-quatre B-17 du 97e BG, escortés par un grand nombre de Spitfire (pas moins de 240, dont ceux de la 1ère EC française), bombardent Abbeville-Drucat. Les Fw 190 du JG-2 évitent le combat et vont se poser à Amiens ou à Lille.


30 juillet
Le Grand Cirque
France occupée
– Pour forcer les chasseurs allemands à combattre, les Alliés lancent plusieurs raids sur des aérodromes de la Luftwaffe. Sous une ombrelle de 385 Spitfire, les B-17 du 97e BG de l’USAAF attaquent Cambrai et les Beaumont I des Sqn 13, 88, 107, 226, 418, 605 et 614 de la RAF attaquent Abbeville, Lille et Amiens. Au même moment, les Tornado des Sqn 174 et 609 lancent des opérations Rhubarb sur le Pas-de-Calais.
Cette fois, le JG 2 Richthofen et le JG 26 Schlageter réagissent en force. Trois B-17, sept Beaumont et neuf Spitfire (dont sept Mk.V) sont abattus, mais la Luftwaffe perd neuf Fw 190 et trois Bf 109G. Opérant en couverture haute, les GC I/1 et III/1 abattent trois Fw 190 et un Bf 109, au prix de deux Spitfire IX.
Le Journal de Marche du JG 26 contient, pour cette chaude journée, les observations suivantes : « (…) l’ennemi introduit chaque mois de nouveaux types ou de nouvelles variantes d’avions de combat. Ainsi, le vieux Spitfire V semble être remplacé par une nouvelle variante, aussi rapide que nos 190 au-dessous de 6 500 mètres et plus rapide au-dessus. Le fait que ces deux variantes se ressemblent presque exactement est pour nous un désavantage supplémentaire, car nous devons supposer que chaque Spitfire repéré pourrait être du nouveau modèle. (...)
Ces nouveaux bombardiers américains ne sont pas aussi bien armés qu’on l’a dit. Mais ils sont solides et difficiles à abattre. Il faut dépenser une quantité de munitions considérable et s’approcher vraiment tout près pour en descendre un. »
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MessagePosté le: Mer Nov 28, 2012 17:18    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Il faut modifier la mention suivante :

Citation:
13 juillet
La Libération (prélude)
Londres – L’état-major du chef des Opérations Combinées (Lord Louis Mountbatten) étudie l’opération Rutter avec des représentants du Comité Conjoint des Chefs d’Etat-Major Alliés


Suite à nos derniers arbitrages, c'est Darlan qui dirige le Commandement Interallié des Opérations Combinées (depuis la "retraite" de Keyes en octobre 41) et c'est son adjoint Ramsay qui pilote les actions de préparation de débarquement en Europe du nord-ouest depuis la Grande-Bretagne ; c'est donc plutôt ce dernier qui supervise Rutter.
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Laurent
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Nov 28, 2012 17:46    Sujet du message: Répondre en citant

Merci - heu, que devient Mountbatten, déjà... Embarassed
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ladc51



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MessagePosté le: Mer Nov 28, 2012 21:18    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Merci - heu, que devient Mountbatten, déjà... Embarassed


euh... sais pas... on avait dit qu'il pouvait avoir un rôle au sein des opérations combinées, mais au conditionnel... nous n'avions pas eu le temps de développer à l'époque, ni de faire le lien avec les précédentes activités de Mountbatten.
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Tyler



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MessagePosté le: Mer Nov 28, 2012 21:50    Sujet du message: Répondre en citant

Second de Darlan, ça pourrait etre pas mal, non?
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MessagePosté le: Jeu Nov 29, 2012 10:18    Sujet du message: Répondre en citant

La carrière militaire OTL de Lord Louis fut assez météorique, surtout pour quelqu'un dont les compétences et les capacités n'étaient pas à ce point exceptionnelles.Il ne serait pas choquant que son devenir FTL soit un cran ou deux plus modeste et plus en ligne avec quelqu'un qui n'était que Captain en 1940
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Konrad Adenauer
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Jan 02, 2013 17:12    Sujet du message: Août 1942 Répondre en citant

Avec le Nouvel An, ce texte est le premier de l'Intégrale Août 1942.
Il a été considérablement "boosté" par rapport à l'ancienne version.
Très prochainement sur vos écrans, d'autres textes ainsi renforcés, voire modifiés (je les signalerai).
Comme d'hab', observations voire corrections sont les bienvenues.



Août 1942
14 – Europe du Nord
Grand Cirque, suite

1er août
Escarmouches
Estuaire de la Tamise
– Des chasseurs-bombardiers allemands du 10 (Jabo)/JG 26 attaquent des navires attendant la marée et coulent deux caboteurs. Ils échappent à l’interception des Tornado basés à Manston et des nouveaux Spitfire XII.


3 août
Le Grand Cirque
France et Belgique occupées
– Circus-188 est le nom de code d’une grande opération destinée à éprouver la défense aérienne allemande avant Rutter.
Les aérodromes de Lille-nord, Abbeville-Drucat et Cambrai sont bombardés par sept squadrons de Beaumont de la RAF et quatre Bomber Squadrons de B-17 de l’USAAF . Le terrain d’Arques-la-Bataille est attaqué par les Tornado des Sqn 56 et 245, portant chacun deux bombes de 500 livres. Les portes des écluses de Bruges sont attaquées par les Hurri-bombers des Sqn 3 et 32. Une escorte de chasse massive est fournie par 204 Spitfire V de dix-sept squadrons de la RAF , couverts en altitude par 140 Spitfire IX de neuf squadrons de la RAF et deux groupes de l’Armée de l’Air . Pendant toute l’opération, les terrains connus pour être des nids de chasseurs allemands sont harcelés à basse altitude par les Tornado de cinq squadrons .
L’opération provoque une violente réaction allemande.
A Bruges, le bombardement des écluses est assez réussi, et tous les Hurricane échappent à la flak. Mais alors qu’ils repassent la côte, au retour, le décor change. Quarante Fw 190 du JG 26 Schlageter (notamment ceux du III/JG 26 de Joseph “Pips” Priller) décollent de Wevelghem et Morseel, grimpent à 30 000 pieds et plongent sur l’escorte des Hurri-bombers. Le wing de Spitfire V est rapidement débordé. Le Squadron 111 reçoit le premier choc et se disperse, perdant trois avions dont celui du squadron leader. Les Fw 190 attaquent ensuite le squadron 71, qui vole juste en dessous, et abattent deux Spitfire. C’est à ce moment que les Spitfire IX des Sqn 610 et 611 interviennent, et un grand combat tournoyant se développe ; deux autres Spitfire vont au tapis mais, cette fois, accompagnés de trois Fw 190.
Alors que les Fw 190 du JG 26 décrochent, ceux du JG 2 Richthofen de Walter Œsau, qui ont ravitaillé à Beaumont-le-Roger, s’en prennent les bombardiers de la RAF, qui viennent d’attaquer Abbeville-Drucat. Deux Spitfire V du Sqn 310 et un du 308 sont balayés, mais les 40 appareils allemands font alors face aux 44 Spitfire IX du Sqn 412 et des deux Groupes français. Un nouveau combat très violent se déchaîne. Un Canadien du Sqn 412 et le chef du GC III/1, le commandant E. Fayolle, se font tuer, mais quatre Fw 190 sont abattus.
Pendant ce temps, les Tornado qui attaquent le terrain d’Arques mitraillent deux Fw 190 et un Bf 109G au sol, mais un avion du Sqn 56 et un du 245 sont abattus par la flak. Cependant, peu après, les Tornado des Sqn 266 et 609 surprennent et détruisent trois Fw 190 du JG 26 dans le circuit d’atterrissage d’Audembert et de Saint-Omer-Wizernes. Enfin, un autre Tornado du Sqn 253 s’écrase sans raison apparente au sud d’Aumale, tandis que les Tornado canadiens du Sqn 414 éliminent deux bimoteurs d’entraînement Fw 58 Weihe un peu au nord de la Seine.
Les bombardements des terrains ont rencontré un succès mitigé, car les avions restés au sol ont été dispersés et protégés. Cependant, réparer les pistes semées de cratères et reconstruire les installations pilonnées prendra du temps.
Cette bataille aérienne est considérée par la plupart des historiens comme un tournant. Les Alliés ont perdu 13 appareils en combat aérien (plus deux abattus par la flak, un perdu par accident et quatre autres obligés de se poser sur le ventre au retour). Leurs pilotes revendiquent 19 victoires, mais en réalité, ils n’ont détruit que dix chasseurs allemands en combat aérien. Avec les deux malheureux avions d’entraînement, le total allié n’atteint que douze victoires (plus quelques avions plus ou moins gravement endommagés). Le score est cependant bien meilleur que les résultats cumulés du mois d’avril précédent, avant l’introduction à grande échelle du Spitfire IX et du Tornado, quand la RAF avait perdu 48 appareils en ne détruisant que 15 chasseurs ennemis. Les deux nouveaux avions ont largement démontré leur valeur.
Mais ce qui inquiète le plus Œsau et Priller est le fait qu’en dépit de leurs succès personnels (deux victoires pour chacun), ils n’ont pu approcher les bombardiers alliés…


6 août
Le Grand Cirque
Manche
– Des avions britanniques et français se heurtent à des chasseurs des JG 1 et JG 26 lors d’un bombardement du Havre. Sept Spitfire (V et IX), deux Tornado et deux bombardiers Beaumont sont perdus, mais six Fw 190 et un Bf 109G sont abattus.


10 août
Le Grand Cirque
Angleterre
– Le dernier B-17E du 301e Bomber Group arrive, conduisant, comme chacun des précédents, quatre P-38.


11 août
Le Grand Cirque
Rouen
– Vers midi, dix-huit B-17E du 97e BG venus de Polebrook attaquent la gare de triage. Le général Eaker participe au raid sur Yankee Doodle. Les B-17 sont fortement escortés par six squadrons de Spitfire IX et quatre de Tornado.
La formation n’est prise à partie que par 45 Fw 190 du JG 26, car des Tornado et des Hurribombers ont attaqué le matin même des stations radar allemande, désorganisant la couverture du secteur. Huit Fw 190 et six Spitfire IX sont abattus. Le B-17 Butcher Shop est endommagé et son pilote, le Group Commander colonel Frank Armstrong, est blessé, tout comme son co-pilote, le major Paul W. Tibbets, mais les deux hommes réussissent à ramener leur avion sans casse.
Malgré la relative faiblesse de l’opposition, la moitié des 18 tonnes de bombes larguées manquent l’objectif et les dommages infligés sont modérés.


13 août
Le Grand Cirque
Abbeville
– Vingt-quatre B-17 escortés par 130 chasseurs de la RAF (des Spitfire V et IX) et 90 chasseurs de l’USAAF (55 P-39 et 35 P-3Cool attaquent l’aérodrome, QG du JG 26. Les Allemands, qui ont détecté le raid dès le passage de la côte anglaise, rassemblent quatre Gruppe à l’est d’Abbeville, soit 108 Fw 190A-2 et 26 Bf 109G. Une énorme bataille aérienne se déclenche. L’escorte parvient à protéger les bombardiers, mais ces derniers sont peu expérimentés et les dommages causés au vaste aérodrome sont peu importants.
En revanche, les pertes subies par les chasseurs sont lourdes. Vingt-quatre Fw 190 et six Bf 109 sont abattus. L’escorte ne perd que dix-neuf Spitfire, mais les P-39 (qui opèrent à une altitude trop élevée pour leurs capacités) et les P-38 ne sont pas capables de rivaliser avec les chasseurs allemands. Vingt-deux P-39 et onze P-38 sont perdus. Selon les annales de la Luftwaffe, presque tous les chasseurs allemands abattus l’ont été par des Spitfire (23) et les autres par des P-38 (7), mais aucun par des P-39.
Apparemment d’accord, le commandement de la 8th Air Force décidera dès le lendemain de réserver les P-39 à des missions d’attaque au sol, et en tout cas à basse altitude.


14 août
Le Grand Cirque
Amiens
– Douze B-17 bombardent la gare de triage. La puissante escorte ne se heurte qu’à douze Bf 109, dont trois sont abattus pour un Spitfire, car la plupart des chasseurs allemands sont cloués au sol par le brouillard.
Après les trois derniers raids diurnes, le commandement de l’USAAF affirme que le bombardement de jour n’est pas seulement viable mais supérieur au bombardement de nuit.


16 août
Le Grand Cirque
Rotterdam
– Douze B-17 du 342e Sqn, 97e BG vont attaquer le chantier naval Wilson, mais ils arrivent avec 16 minutes de retard au rendez-vous fixé avec leurs Spitfire d’escorte. Du coup, ces derniers doivent rebrousser chemin aux abords de la côte hollandaise.
Les quadrimoteurs sans escorte sont alors assaillis par 35 Fw 190 en tout, mais ces derniers attaquent par petits groupes et, peu expérimentés, sont dissuadés par l’intensité et la longue portée des tirs défensifs américains. Aucun avion n’est abattu (quoique les mitrailleurs des B-17 revendiquent dix chasseurs). Le bombardement provoque des dommages modérés.


17 août
Le Grand Cirque
France occupée
– La RAF poursuit l’offensive contre les terrains allemands au nord de la Seine. Dans la journée, on compte 373 missions offensives, mais la Luftwaffe refuse le combat. Seule la flak répond aux attaquants.


19 août
Le Grand Cirque
Le Trait (Seine Inférieure)
– Douze B-17 du 412e Sqn (97e BG) bombardent le chantier naval au bord de la Seine. Tout comme trois jours plus tôt en Hollande, les B-17 sont attaqués par des chasseurs (30 Bf 109 en tout), mais ces derniers, trop légèrement armés et surpris par l’armement des bombardiers lourds, n’abattent aucun bombardier. Néanmoins, la précision du bombardement est très médiocre.


20 août
Le Grand Cirque
France occupée
– Un grand “Sweep” allié frappe les terrains d’Abbeville-Drucat, Amiens et Beaumont-le-Roger. Le premier est la cible de 36 B-17 de l’USAAF (97e BG), le deuxième est attaqué par 27 Beaumont I et le troisième par 36 Beaumont I, tous britanniques. L’escorte est assurée par la RAF (Spitfire V et IX) et l’Armée de l’Air (1ère EC, sur Spitfire IX). Cette fois, la Luftwaffe réagit en force et engage les JG 2 et JG 26. Le combat aérien est très violent. La RAF perd sept Spitfire et la 1ère EC un, mais sept Fw 190 sont abattus, dont un par le Cdt René Mouchotte (qui commande l’escadre), un par son ailier et un par le capitaine Christian Martell (qui commande le II/1).

La Libération (prélude)
Grande-Bretagne
– L’Allied Combined Operations Joint Staff (état-major allié interarmes des opérations combinées) étudie les derniers détails de l’opération “Rutter”, dont la date a été fixée au mercredi 2 septembre. Le major-général John H. Roberts (Armée canadienne) répète son commentaire du 21 juillet : « Ce sera du gâteau ! »


22 août
Le Grand Cirque
France occupée
– Escortant 27 B-17 du 97e BG qui attaquent les terrains de Lille, 176 chasseurs alliés balaient le ciel du nord de la France. La chasse allemande ne réagit pas et le bombardement n’est pas très efficace.


25 août
Le Grand Cirque
Rotterdam
– Les B-17 du 342e Sqn reviennent sur le chantier Wilson, mais cette fois avec leur escorte de quatre squadrons de Spitfire. Aucun bombardier n’est perdu, mais 4 Spitfire, 3 Bf 109 et 2 Fw 190 sont abattus.


27 août
Le Grand Cirque
Nord de la France
– Un nouveau sweep de grande envergure vise les terrains des JG-2 et JG-26 au nord de la Seine. L’attaque associe des missions de bombardiers lourds (B-17) et moyens (Beaumont) à des frappes de chasseurs-bombardiers Tornado.
La Luftwaffe se défend énergiquement et les Fw 190 abattent neuf avions (cinq Spitfire, deux Tornado et deux Beaumont) mais perdent sept des leurs. Le commandant du JG 2, Walter Œsau, est lui-même abattu et blessé après un duel de cinq interminables minutes avec le commandant du GC II/1, Christian Martell.


28 août
Le Grand Cirque
Méaulte (Somme)
– Onze B-17 fortement escortés bombardent l’usine Potez. La Luftwaffe ne tente pas d’intercepter le raid, car le commandement allemand a récemment renoncé à faire tourner l’usine.


29 août
Le Grand Cirque
Courtrai
– Treize B-17 (deux autres ont dû renoncer sur ennui mécanique) attaquent l’aérodrome. La Luftwaffe ne tente pas de s’interposer, car l’escorte est nombreuse. Peut-être inquiétés par une flak très violente, les bombardiers sèment leurs projectiles un peu partout, sauf sur le terrain visé.


30 août
Le Grand Cirque
Nord de la France
– Les Tornado des Squadrons n° 56, 174, 245, 266, 400 (RCAF) et 609 (Belge) effectuent une série de missions “Rhubarb” au nord de la Seine. Ils s’en prennent à toutes les cibles qu’ils rencontrent.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Jan 02, 2013 18:56    Sujet du message: Répondre en citant

Joseph “Pips” Priller ?
Le pilote allemand qui a mitraillé avec deux avions les Américains qui débarquaient en 1944 (OTL bien sûr)?
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MessagePosté le: Mer Jan 02, 2013 23:51    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Joseph “Pips” Priller ?
Le pilote allemand qui a mitraillé avec deux avions les Américains qui débarquaient en 1944 (OTL bien sûr)?


Cestui-là même Cool
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MessagePosté le: Ven Jan 04, 2013 22:18    Sujet du message: Répondre en citant

"Pips" Priller était commandant d'escadre.
Le 5 il était resté avec un équipier de l'escadrille d'Etat-Major alors que son escadre avait été déplacé vers la Belgique.

Il s'est pris une muflée phénoménale, car il était persuadé que le débarquement aurait lieu dans le Cotentin. et le 6 juin, bingo....!

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mar 24, 2013 15:34    Sujet du message: Répondre en citant

Septembre 1942
14 – Europe du Nord
Entraînement pour la Libération

1er septembre
Le Grand Cirque
Nord de la Seine
– Trente-deux P-38 sillonnent la région, attaquant à basse altitude quelques cibles d’opportunité, mais la chasse allemande ne réagit pas.


2 septembre
La Libération (prélude)
Dieppe – Opération Rutter/Routier (voir appendice 1)
1 – 01h45-04h45 – Les attaques aéroportées et les diversions
01h45
– Soixante-trois bombardiers Beaumont I des Sqn 13, 88, 107, 226, 418 (RCAF), 605 et 614 attaquent Berneval et Puys, visant la batterie côtière Goebbels. Deux avions sont abattus par la Flak, très dense.
02h05, près d’Hénin-Beaumont – La principale voie ferrée reliant Paris à Lille est sabotée par la Résistance. Ce sabotage est le premier de l’opération Tournevis, destinée à détourner l’attention allemande du début de Rutter.
02h10, Longueau (près d’Amiens) – Dans le cadre de “Tournevis”, le dépôt de la SNCF est attaqué par la Résistance. Sept locomotives sont détruites et trois endommagées.
02h15, près d’Arques-la-Bataille – Vingt et un éclaireurs du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes sont les premiers combattants de Rutter à toucher le sol français. Les hommes sont très émus, même s’ils savent qu’il ne doit s’agir que d’un aller-retour. Hélas, pour plusieurs d’entre eux, cette reprise de contact avec la terre natale va être mortelle. En effet, la drop zone prévue est au nord d’Arques, mais un vent violent a fait dévier les pilotes des DC-3 et le stick tombe dans une petite vallée au sud de la ville, au nord du hameau de Grèges, à l’est d’Hautot. Six hommes se noient dans les marais.
02h35, QG de la 302e D.I. allemande, Envermeu, 15 km au sud-est de Dieppe – « Des parachutistes ont été signalés du côté d’Arques, Herr Colonel. »
– Ah, peut-être que la Flak n’a pas surestimé ses exploits, cette fois ! Ils nous ont dit qu’ils avaient abattu cinq ou six des bombardiers anglais qui ont attaqué Berneval, ces parachutistes sont sans doute les survivants des équipages.

02h45, Kommandantur de Liévin – Une charge d’explosif de 2 kg, déposée quelques heures plus tôt par une employée française chargée de faire le ménage, dévaste les locaux. Trois officiers sont tués et quatre soldats blessés.
02h50, QG de la 302e D.I. allemande (Lt-général Konrad Haase), Envermeu – « Heil Hitler, Herr General ! »
– Heil Hitler… Ces fichus bombardements m’ont réveillé. Je me suis dit que je ferais mieux de venir plutôt que de chercher à me rendormir. C’est Goebbels qui a dégusté, n’est-ce pas ? Rien d’autre à signaler ?

02h50, Normandie et Picardie – L’opération Tournevis se poursuit. La Résistance entame la destruction systématique des lignes téléphoniques entre Rouen et Arras.
02h55, près d’Arques – En traversant la voie ferrée à l’est d’Arques, les parachutistes lâchés au sud de la ville tombent sur une patrouille allemande. L’escarmouche qui suit fait cinq morts allemands et deux parmi les parachutistes. Elle a cependant un bon côté : le bruit permet au groupe de Résistants qui devait accueillir les hommes du 1er RCP de les trouver enfin, après quelques minutes d’angoisse dans le noir pour distinguer amis et ennemis.
03h15, QG de la 302e D.I. allemande, Envermeu – « Message au Commandement de la 15e Armée – Il semble que l’ennemi ait lancé un raid de commandos contre l’ancien QG de la division, à Arques. Les éléments ennemis ont été repoussés non loin de la gare. Les 5e et 11e compagnies du 571e Rgt ont reçu l’ordre de faire mouvement pour sécuriser la ville. »
03h25, QG de la 302e D.I. allemande, Envermeu – « Message au Commandement de la 15e Armée – Selon les derniers rapports, il ne s’agirait pas d’un raid de commando, mais d’une tentative de saboter les voies ferrées et sans doute la gare d’Arques. (signé) Lt-Gén. Haase »
– Nous nous sommes inquiétés pour rien, je crois. Annulez l’ordre donné aux deux compagnies du 571e.
– Impossible, Herr General. On vient de me signaler que toutes les lignes téléphoniques ont été coupées il y a quelques instants.
– Encore un coup des terroristes ! Alors, ne restez pas planté là ! Envoyez des motos.

Mais les deux motocyclistes envoyés par le Lt-Gén. Haase vont être interceptés et abattus par des parachutistes alors qu’ils approchent de leur but.
03h30, QG de la 15e Armée allemande, Lille – « Message d’alerte – Il semble que les terroristes français aient lancé une vaste opération de désorganisation des communications ferroviaires dans les régions de la Basse-Seine, de la Picardie et du Pas-de-Calais. Il est possible qu’ils soient soutenus par quelques commandos parachutés. (signé) Col.-Gén. Haase »
03h35, Aérodrome de Saint-Aubin, au nord-ouest d’Arques – Dix-huit planeurs Horsa, emportant une grande partie du 2e Bataillon du 1er RCP, s’abattent directement sur le petit aérodrome. Le “posé d’assaut” est coûteux, car la Flak légère détruit trois planeurs encore en vol et mitraille sans pitié deux autres à peine posés, faisant 82 morts dans ces cinq appareils. Cependant, après dix minutes de combat, le terrain est aux mains des parachutistes, qui y laissent 16 morts et 28 blessés de plus.
03h40, autour d’Arques – Au sud de la ville, une compagnie est lâchée au nord de Grèges et une compagnie renforcée se pose près d’Hautot, avec l’aide de six planeurs Horsa. Au nord d’Arques, une compagnie se pose sur la drop zone prévue, la navigation des DC-3 ayant été corrigée à la suite de la mésaventure des éclaireurs ; ces unités sont accueillies par la Résistance.
04h05, au nord d’Arques – Les hommes du 1er RCP, qui tentent de prendre le contrôle de la route d’Arques aux Vertus et du carrefour ferroviaire près de la rivière Béthune, sont engagés par de petits groupes de combat allemands improvisés. Une action confuse se prolonge plusieurs minutes. Manquant d’armes lourdes, les Allemands sont repoussés vers Arques, d’où ils tentent sans succès de contacter le QG de la 302e DI.
04h10, QG de la 15e Armée allemande, Lille – « Message à l’OberKommando West – Les communications sont actuellement coupées avec la 302e Division, car les lignes téléphoniques ont été sabotées et l’ennemi maintient un brouillage intense sur les ondes courtes. Nous prévoyons une activité terroriste importante contre nos troupes et contre les installations industrielles travaillant pour le Reich dans une zone allant du nord de la Seine jusqu’au District Minier. Cette activité pourrait être soutenue par des troupes aéroportées et des bombardiers. (signé) Col.Gén. Haase »
04h20, autour d’Arques – Au nord-ouest, les troupes du 1er RCP débarquées sur l’aérodrome de Saint-Aubin détruisent la batterie de Flak lourde près du village des Vertus, puis la batterie Göring (quatre obusiers de 100 mm). Au sud, la compagnie renforcée qui tient Hautot étend son périmètre défensif jusqu’à la petite route qui va de Varengeville-sur-Mer à Pourville.
04h30, états-majors allemands – « Message du Militärbefehlshaber Belgien-Nordfrankreich à l’OberKommando Heer (OKH) – Des groupes terroristes soutenus par des commandos aéroportés lancent actuellement une importante opération dans le nord de la France afin de désorganiser les communications et les activités économiques. Des grèves et manifestations pourraient se produire dans le District Minier. Les unités des forces armées et de la police ont été mises en alerte. Signé : Gen. Alexander von Falkenhausen. »
Pendant ce temps, l’OberKommando West (OK West) alerte la 3e Luftflotte (général Hugo Sperrle) et le Commandement Naval Ouest. Les forces de la 3e Luftflotte comprennent les Jagdgeschwader 2 et 26 (chasse) et les Kampfgeschwader 2 et 40 (bombardement) ; mais aucune de ces grandes unités n’est à pleine force. Les forces navales disponibles dans la Manche sont faibles : six torpilleurs basés au Havre (3e Flottille, avec les T-2, T-4, T-14 et T-19 ; 5e Flottille avec les seuls Falke et Kondor) et trois flottilles de S-Boots, deux à Cherbourg (les 2e et 5e) et une à Ostende (la 4e).
04h40, au sud d’Arques – Les parachutistes lâchés au nord de Grèges attaquent les batteries Rommel et Mobile-Est (quatre obusiers de 100 mm chacune) couvrant la plage de Puys. La batterie Rommel est facilement détruite, mais la batterie Mobile-Est, située plus au nord, à l’intérieur des défenses de Dieppe, est une cible plus difficile. Les paras sont repoussés avec de lourdes pertes (13 morts et onze blessés) après avoir détruit un seul obusier.
………
2 – 04h45-06h45 – Berneval (plages Yellow I et II) : l’attaque du flanc est
A l’est de Dieppe, les hommes du 3e Commando britannique (Lt.Col. Durnford-Slater) et ceux du 1er Commando belge (capitaine Danloy) sont déposés sur les plages Yellow I et II par des LCI(L), des LCP et les huit bateaux de la 2e Escadrille de Vedettes Rapides du Corps de Marine . La couverture navale est assurée par les contre-torpilleurs français Albatros et Milan et la 1ère Escadrille de Vedettes Rapides du Corps de Marine .
Sur Yellow II, les commandos britanniques débarquent sans être vus et, après avoir franchi les barbelés, se fraient rapidement un chemin dans Berneval-le-Grand. Comme ils atteignent la petite église, ils sont pris pour cible par un nid de mitrailleuses, mais après un bref combat, les défenses allemandes sont enlevées.
Sur Yellow I, les Belges atteignent les falaises avant que les défenseurs, surpris, ouvrent le feu. Cependant, les tirs sont très vite violents. Le ML-247, sérieusement endommagé, doit être pris en remorque par le ML-246. Le Milan et l’Albatros ripostent de toutes leurs armes. L’Albatros se rapproche de la plage au point qu’il talonne, mais fait taire plusieurs bunkers. Profitant de cet appui, les commandos belges entrent à 05h15 dans Le Petit-Berneval.
Au même moment, les commandos britanniques attaquent la batterie Goebbels (3 canons de 170 mm et 4 de 105 mm), qui a été bombardée pendant la nuit. Après un combat bref mais brutal, la plupart des défenseurs sont tués ou blessés, la batterie est enlevée et les canons détruits. C’est là que tombe le lieutenant Edward Loustalot, US Army, l’un des 44 Rangers intégrés dans les commandos britanniques. C’est le premier soldat américain à être tué sur le sol de l’Europe de l’Ouest depuis le début de la guerre.
A 05h45, le Lt-Col. Durnford-Slater transmet au Milan que la batterie Goebbels est hors d’état de nuire. Les commandos belges et britanniques commencent à établir un périmètre défensif s’étendant à l’ouest jusqu’à Belleville-sur-Mer pour protéger le débarquement sur Blue Beach (Puys).
Dès 05h10, le général Konrad Haase (302e DI) a ordonné au 302e Bataillon Antichar de contre-attaquer en direction de Berneval. Un peloton cycliste, la 3e Compagnie du 570e Rgt et une compagnie du Génie de la division font aussi mouvement vers Berneval, du sud (Ancourt et Graincourt) ou de l’est. A 05h30, ces unités sont prises sous le feu des monitors lourds de la Royal Navy à Ancourt. Elles entrent cependant en contact à 06h15 avec les lignes des commandos, où elles sont arrêtées par les armes lourdes de l’infanterie. A 06h25, les Tornado des Sqn 56 et 609 commencent à attaquer les troupes allemandes venant de Graincourt. Le Milan et l’Albatros y ajoutent bientôt le poids de leurs canons de 138. A 06h45, le général Haase est informé que sa contre-attaque est stoppée.
………
3 – 04h45-06h45 – Varengeville (plages Orange I et II) : l’attaque du flanc ouest
A l’extrémité ouest de la zone de débarquement de Rutter, le commando britannique n°4 (Lt.Col. The Lord Lovat) exécute un débarquement quasi parfait, dont l’objectif principal est la batterie Hess (six canons de 150 mm) à Varengeville.
Les bateaux de débarquement atteignent la plage à 04h56, entourés par les DE HMS Calpe et Fernie et la 1ère Flottille ASM française . Les forces de Lord Lovat qui débarquent sur Orange II (Quiberville) sont repérées à la dernière minute par les défenseurs allemands, mais les bunkers sont rapidement réduits au silence par le feu du HMS Calpe. Sur Orange I (Vasterival), le groupe du major Mills-Roberts est mis à terre sans opposition. Ses hommes s’ouvrent le chemin de la batterie Hess en détruisant barbelés et autres obstacles à coups de torpilles Bangalore. Sans attendre les forces menées par Lovat lui-même, Mills-Roberts attaque immédiatement la batterie, malgré les tirs d’une tour de Flak. Les hommes de Lovat arrivent alors de l’ouest et du sud, surprenant les défenseurs.
Pendant la bataille, le caporal Franklin Coons, des Rangers, détruit à lui seul un nid de mitrailleuses lors de ce qui sera décrit comme une attaque “selon le manuel” ; l’exploit lui vaudra la première médaille décernée à un soldat américain en Europe de l’Ouest depuis 1918. La lutte est cependant très chaude. Le chef de la F-Troop des commandos anglais, le Captain Pettiward, est tué et son unité est clouée au sol. Profitant d’une intervention des Hurricane IIE des Sqn 3 et 87, le Captain Pat Porteous, qui succède à Pettiward, mène en personne une charge qui emporte la position ennemie, y gagnant une Victoria Cross.
A 06h45, la batterie Hess est entre les mains des forces de Lovat, ses canons sont détruits et les commandos britanniques commencent à évacuer Varengeville.
………
4 – 05h00-06h50 – Puys et Pourville (Blue Beach et Green Beach) : le débarquement principal
L’attaque principale doit commencer un quart d’heure après celle des commandos sur les ailes est et ouest, avec l’aide d’un « appui naval substantiel ». Une force de 12 MGB de la Royal Navy doit en outre couvrir la flotte à l’ouest.
1 – Les plans
– La force affectée à Blue Beach (à l’est) comprend la 4e Brigade d’Infanterie canadienne du Brigadier Sherwood Lett (Royal Regiment of Canada [Lt-Col. Cato], Royal Hamilton Light Infantry [Lt-Col. Labatt] et Essex Scottish Regiment [Lt-Col. Jasperson]), mais aussi le 1er Groupement de Choc français du colonel Gambiez (trois bataillons, 1 865 hommes). Ces forces sont appuyées par les 51 chars Churchill I et III du 14e Bataillon blindé du Calgary Rgt (Lt-Col. Andrews). La première vague doit comprendre les Français et le Royal Regiment of Canada, le Royal Hamilton Light Infantry doit être l’élément d’exploitation et l’Essex Scottish Rgt est en réserve flottante.
Blue Beach doit être pilonnée par les monitors lourds HMS Marshal Soult et Marshal Ney, escortés par les DE (classe Hunt) HMS Brocklesby, Garth et Albrighton, le monitor léger type G M-112 (RN) et les trois monitors légers type F M-124 (RN), M-125 (Marine Royale Hollandaise) et M-127 (RN). La 13e Minesweeper Flotilla de la Royal Navy doit assurer la lutte anti-mines dans la zone de Blue Beach.
La 4e Brigade doit enlever Puys avant d’aller, d’une part, rejoindre les paras français près de Grèges et, d’autre part, pousser vers Dieppe pour atteindre la partie est du port. Le “1er Choc” de Gambiez doit entrer dans Dieppe même. Le Royal Hamilton Light Infantry (RHLI) doit progresser vers la vallée de la Béthune. Il doit ensuite, avec l’aide des paras français, tenir une position entre la route Ancourt-Dieppe et la Béthune, pour prévenir toute tentative de renforcer Dieppe par le sud-est.
– L’attaque de Green Beach (à l’ouest) doit être menée par la 6e Brigade d’Infanterie canadienne du Brigadier William Southam (Fusiliers Mont Royal [Lt.Col. Ménard], Cameron Highlanders of Canada [Lt.Col. Gostling] et South Saskatchewan Regiment [Lt.Col. Meritt]). La 6e Brigade doit être appuyée par les 38 chars Ram des escadrons B et C du Lord Strathcona’s Horse (5e Armoured Division canadienne). Le South Saskatchewan Rgt (SSR) doit prendre le contrôle de la plage, les Cameron Highlanders of Canada doivent assurer l’exploitation et les Fusiliers Mont-Royal sont en réserve flottante.
L’assaut doit être appuyé par le croiseur léger HMS Newcastle, le croiseur AA HMS Scylla (navire amiral de l’opération, également chargé de coordonner la défense anti-aérienne dans la zone de Dieppe), les DE (classe Hunt) HMS Berkeley et Bleadale et ORP Krakowiak (polonais), deux monitors légers de type G (M-113 de la Royal Navy et M-114 de la Marine Nationale) et deux de type F (M-128, norvégien, et M-129, hollandais). La 9e Minesweeper Flotilla de la Royal Navy doit assurer la lutte anti-mines dans la zone de Green Beach.
Après le débarquement, la 6e Brigade doit remonter la Scie. Un groupe de combat du South Saskatchewan Rgt doit s’emparer de la station radar allemande de Quatre-Vents. Les Cameron Highlanders, aidés par les chars du Lord Strathcona’s Horse, doivent prendre Appeville et Les Vertus, rejoindre les paras français tenant le terrain de Saint-Aubin et bloquer la vallée de la Béthune au nord d’Arques. Après avoir fait la jonction avec le Royal Hamilton Light Infantry, achevant d’encercler Dieppe, les Cameron Highlanders doivent attaquer la ville en partant de la vallée de la Béthune. L’objectif principal est le port, qu’il est prévu d’utiliser pour évacuer les troupes, en fin de journée.
………
2 – Le débarquement à Puys (Blue Beach)
Etant de grade supérieur au Lt-Col. Douglas Cato, du Royal Rgt of Canada (RRC), le colonel Gambiez dirige l’attaque. Il a décidé que celle-ci aurait lieu en deux vagues, un escadron de chars Churchill débarquant sur les talons de la seconde. Le barrage d’artillerie ne doit durer que quinze minutes, mais il doit être très intense. La première vague est censée poser le pied sur la plage dès que les canons navals auront reporté leur tir au-delà de la digue, et beaucoup d’officiers de marine craignent de toucher des soldats alliés.
05h00 – La faible lueur de l’aube est responsable d’une certaine confusion et les monitors lourds et les destroyers d’escorte reportent bien trop tôt leur feu sur l’arrière des plages, épargnant les deux tiers des bunkers allemands. De ce fait, la première vague est la cible de tirs très violents et plusieurs engins de débarquement sont détruits. Cependant, les leçons des opérations sur les côtes du Péloponnèse paient – les quatre monitors légers n’hésitent pas à s’échouer sur la plage pour engager les bunkers à bout portant.
05h03 – La première vague débarque.
05h06 – Les trois obusiers restants de la batterie Mobile-Est commencent à bombarder la plage, mais ils sont rapidement engagés par les DE HMS Garth et Brocklesby, dont le tir est réglé à partir de 05h11 par des parachutistes français restés aux abords de la batterie qu’ils n’ont pu détruire. En moins de dix minutes, la batterie est réduite au silence.
05h20 – La digue est percée et les hommes de Gambiez, appuyés par les Canadiens, se ruent dans Puys.
05h25 – La seconde vague débarque, suivie cinq minutes plus tard par les premiers tanks du Calgary Rgt. La plage, relativement étroite, devient surpeuplée, ce qui ralentit le débarquement. Le Brigadier Sherwood Lett doit retarder celui du Royal Hamilton Light Infantry (RHLI) pour limiter la confusion.
05h30 – Le Royal Rgt of Canada atteint les barbelés et rejoint les parachutistes. Ces derniers demandent un tir de suppression sur Ancourt, où ils aperçoivent des renforts allemands qui se concentrent. Ancourt est énergiquement bombardé par les Marshal Soult et Marshal Ney de 05h30 à 05h45.
05h45 – Puys est entièrement contrôlé par les forces alliées. Un peu plus à l’ouest, les hommes de Gambiez enlèvent une batterie de Flak lourde, dont les canons de 88 mm ont coulé un LCI(L).
05h50 – Les Français atteignent les abords de Dieppe, sur la rive droite de la Béthune, et engagent le III/571e Bataillon allemand. La progression vers le port est ralentie par une solide défense, car les troupes allemandes ont transformé en bunkers plusieurs immeubles du front de mer.
06h00 – Le colonel Gambiez, qui a été légèrement blessé, demande un appui naval. Le DE HMS Albrighton, vite imité par le M-112, commence à bombarder les défenseurs du front de mer de Dieppe.
Pendant ce temps, la plage est toujours encombrée, car les chars Churchill ont du mal à avancer sur les galets et leur mise à terre est plus lente que prévu. Le débarquement du RHLI ne peut pourtant pas être indéfiniment retardé. Finalement, le premier char canadien, un Churchill III, traverse Puys en rugissant à 06h18.
06h15 – Les Canadiens du Lt.Col. Cato rejoignent les paras français à Grèges.
06h35 – Aidés par les tirs de la flotte, le 1er Choc entre dans Dieppe. A ce moment, le commandant du 571e Régiment allemand a déjà ordonné de couler tous les bateaux qui se trouvent dans le port (caboteurs, bateaux de pêche…) pour en bloquer l’entrée.
06h40 – Enfin débarqué, le Royal Hamilton Light Infantry entre dans Puys et commence à progresser vers la vallée de la Béthune, appuyé par des chars Churchill.
………
3 – Le débarquement à Pourville (Green Beach)
05h00
– Le South Saskatchewan Regiment obtient une surprise à peu près complète. Malheureusement, de puissants courants ont repoussé ses engins de débarquement vers l’ouest, en direction de la Scie. Cela ne pose pas de problème pour prendre Pourville, mais cela implique qu’il faudra traverser des ponts pour atteindre Appeville et progresser vers Les Vertus et l’aérodrome de Saint-Aubin.
05h10 – Le QG de la 302e DI allemande réagit à la nouvelle du débarquement de Pourville en ordonnant à une compagnie anti-chars et à une compagnie de mitrailleuses de se porter d’Offranville vers Appeville. En effet, le général Konrad Haase sait que les Alliés vont devoir franchir la Scie à cet endroit pour achever d’encercler Dieppe.
05h17– La batterie allemande Mobile-Ouest, située au nord d’Appeville, commence à bombarder la plage, ajoutant à la confusion due au déplacement du point de débarquement. Les hommes hésitent, mais le Lt-Col. Charles Meritt reprend ses hommes en main. Malgré la pluie d’obus, il n’hésite pas à se mettre à leur tête et relance l’attaque.
05h20 – Les Cameron Highlanders commencent à débarquer avec un peu d’avance, car leur chef, le Lt-Col. Alfred Gostling, estime que le SSR a besoin d’aide.
05h25 – Le CL HMS Newcastle commence à engager la batterie Mobile-Ouest.
05h28 – Le Lt-Col. Gostling est tué sur la plage, quelques instants avant que le Newcastle musèle définitivement les obusiers de Mobile-Ouest. Le major Tony Law prend le commandement et emmène les Cameron Highlanders le long de la rive gauche de la Scie en direction d’Appeville.
05h40 – Les chars Ram du Lord Strathcona’s Horse débarquent. Leurs roues de plus grand diamètre font qu’ils sont moins gênés que les Churchill par les galets de la plage.
05h50 – Les deux compagnies de la 302e DI allemande qui marchent vers Appeville, venant d’Offranville, doivent passer par Saint-Aubin-sur-Scie puis par le croisement routier des Vertus. C’est là qu’elles tombent dans une embuscade tendue par les parachutistes français qui contrôlent la zone.
05h55 – Soutenus par les chars canadiens, les hommes des Cameron Highlanders et du SSR attaquent les troupes allemandes qui défendent Appeville et la ferme de Quatre-Vents.
06h05 – Le Lt-Col. Meritt réussit à établir le contact avec les paras français qui tiennent Les Vertus.
06h20 – Une attaque coordonnée franco-canadienne s’empare d’Appeville. Pendant que le SSR commence à organiser le flanc ouest et à joindre les parachutistes qui tiennent Hautot, les Cameron Highlanders (parfois grimpés sur des chars Ram) percent vers Les Vertus et Rouxmesnil.
06h30 – Le Lt-Gén. Haase ordonne au I/571e Bataillon de contre-attaquer vers Hautot et la Scie pour rétablir le contact avec les unités de Dieppe. Mais les avions alliés sont en nombre dans le ciel, et les mouvements des troupes allemandes attirent très vite les attaques de chasseurs-bombardiers Tornado ou Hurricane.
06h45 – Des éléments des Cameron Highlanders et quelques chars parviennent au terrain de Saint-Aubin.
06h50 – Le Maj.Gén. Roberts décide d’engager les Fusiliers Mont-Royal en appui du SSR et des Cameron Highlanders.
………
06h25, QG de la 302e D.I. allemande, Envermeu – « Message au Commandement de la 15e Armée – Des forces ennemies ont débarqué autour de Dieppe. Des unités blindées seraient engagées. (signé) Lt-Gén. Haase »
06h30, QG de la 15e Armée allemande, Lille – « Message à l’OberKommando West – La 302e DI signale que des forces ennemies auraient débarqué autour de Dieppe. Des unités blindées seraient engagées. (signé) Col.-Gén. Haase »
06h35, OK West, Paris – « Message à l’OberKommando Heer – Quelque chose comme une invasion limitée pourrait bien avoir commencé autour de Dieppe. (signé) Chef d’état-major de l’OK West »
06h40, OKH, Rastenburg – Le message de l’OK West sème la consternation à l’OKH, mais ne convainc pas le maréchal Keitel : « Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Tous nos services de renseignements prévoient une offensive ennemie majeure en Méditerranée. Je ne réveillerai pas le Führer pour ça ! »
Halder est pour une fois d’accord avec Keitel : « Message à l’OberKommando West – Veuillez préciser au plus vite la nature exacte de l’opération ennemie en cours. (signé) Général Halder »
06h45, QG de la 15e Armée allemande, Lille – « Ordre au 576e Régiment d’Infanterie de se concentrer à Offranville pour se préparer à contre-attaquer l’ennemi qui menace Appeville. (signé) Col.-Gén. Haase »
L’état-major de la 15e Armée ignore qu’Appeville est déjà tombée.
06h50, OK West, Paris – « Ordre à la 23e Panzer Division de faire mouvement vers Dieppe. » La 23e PzD est stationnée entre Lille et Saint-Omer. Les deux bataillons blindés du 23e Rgt Panzer sont cantonnés à Saint-Omer et le 23e bataillon motocycliste à Saint-Pol-sur-Ternoise. L’infanterie de la division (128e Rgt de Panzergrenadiers) est installée à Béthune et Hazebrouck, et l’artillerie est à Armentières. Comme l’OK West craint encore à ce moment un soulèvement général dans le District Minier, un seul bataillon du 128e Rgt PzG doit accompagner les chars. Par ailleurs, la 23e Pz est loin d’être à son meilleur niveau, car les pertes subies durant Barbarossa ont sérieusement réduit les forces blindées allemandes en Europe de l’Ouest. Avec seulement deux bataillons comprenant chacun deux compagnies de chars légers et une compagnie de chars moyens, le 23e Rgt Panzer ne peut rassembler que 28 Pz-IV (tous équipés du 75 mm court), 41 Pz-III, 18 Pz-II et… 24 Somua S-35 récupérés après la Campagne de France.
06h55, QG de la 15e Armée allemande, Lille – « Message au Lt-Gén. Haase, 302e D.I. – L’OK West nous informe que les unités de la 23e PzD seront disponibles vers 10h00 pour contre-attaquer les forces ennemies débarquées à Dieppe. (signé) Col.-Gén. Haase »
Konrad Haase se rend compte immédiatement que son homonyme est d’un optimisme très excessif. Les chars de la 23e PzD doivent en effet parcourir 150 km et traverser la Somme à Abbeville avant d’atteindre la zone des combats.
07h00, QG de la 302e D.I. allemande, Envermeu – « Message au Commandement de la 15e Armée – Il me sera impossible de contre-attaquer avant 12h00, au mieux. Un soutien aérien est nécessaire d’urgence. (signé) Lt-Gén. Haase »
………
4 – A partir de 07h00 – La Luftwaffe intervient
Depuis 06h20, l’aviation alliée n’a pas rencontré d’opposition, mais cela va changer.
07h00 – Les premiers avions allemands à apparaître dans le ciel de Dieppe sont quatre Fw 190 du II/JG 26, basés à Abbeville-Drucat et conduits par le Hauptmann Joseph “Pips” Priller. Plongeant de 24 000 pieds, ils mitraillent la plage de Puys à 07h02. Priller est en contact direct avec le QG d’Hugo Sperrle. Guère entraîné à l’identification des navires, il décrit la flotte alliée au large de Dieppe comme comprenant « un cuirassé (en fait, le CL Newcastle), quatre croiseurs et plus d’une douzaine de destroyers. » Ce message, rapidement transmis au QG de la 15e Armée et à l’OK West, persuade de nombreux officiers généraux que l’opération n’est que le début d’une invasion majeure.
07h25 – Une formation de 24 Fw 190 des II et III/JG 26 attaque les avions alliés opérant entre Berneval et Puys. Les avions allemands sont repérés par le radar type-279 du Scylla, mais le directeur de la chasse a du mal à diriger efficacement les avions de la RAF, peu accoutumés à opérer sous le contrôle de la Royal Navy. Les Focke-Wulf s’en prennent d’abord à huit Tornado du Sqn 245 qui se préparent à bombarder des renforts allemands tentant de progresser vers Berneval-le-Grand. Trois chasseurs-bombardiers sont abattus avant de pouvoir réagir et de se débarrasser de leurs bombes de 500 lbs. Le combat qui suit est un peu plus égal, mais les Tornado, débordés par le nombre, perdent encore deux avions contre un Fw 190. Les trois survivants peuvent se dégager grâce à l’arrivée de 24 Spitfire Vb des Sqn 401 (RCAF) et 403 (RCAF), qui perdent cinq des leurs en échange de trois chasseurs allemands.
07h45 – Cette fois, ce sont 20 Fw 190 A-3/U-3 chasseurs-bombardiers des 10.(Jabo)/JG 2 et 10.(Jabo)/JG 26, basés à Caen-Carpiquet et à Evreux St-André, qui arrivent du sud, escortés par 32 Fw 190 des II et III/JG 2 menés par les Hauptmann Bolz et Hahn. Cette importante formation est parfaitement détectée par le radar du Scylla, et le Directeur de la chasse (FDO) rassemble quatre squadrons pour la contrer, les 411 (RCAF) et 611, sur Spitfire IX, plus les 302 City of Poznan et 303 Kosciuszko, sur Spitfire V. Les 48 chasseurs alliés interceptent la formation allemande au-dessus de St-Valéry-en-Caux. En quatre minutes de mêlée, les Spitfire abattent neuf Fw 190, plus deux qui s’avéreront irréparables après un atterrissage sur le ventre à Beaumont-le-Roger, en échange de la perte de trois Spitfire IX (deux du 401 et un du 611) et de huit Spitfire V. La plupart des Jabo ont dû se débarrasser de leur bombe pendant le combat, mais quatre réussissent à passer et attaquent des navires devant Green Beach. Ils ratent de peu le HMS Berkeley et coulent un LCT, mais un des Jabo est abattu par une intense DCA.
07h55 – Nouvelle attaque : cette fois, neuf Do 217 du II/KG 2 escortés par 24 Fw 190 des II et III./JG 26 vont bombarder la tête de pont de Puys. Cette formation est interceptée par les Spitfire IX des GC I/1 et II/1, qui couvrent le flanc est. Deux Dornier et trois Fw 190 sont abattus, contre deux des Spitfire IX français.
………
5 – 07h00-09h35 : une décision difficile
Au sol, l’intensité des combats ne faiblit pas.
– A l’ouest, les Fusiliers Mont-Royal sont mis à terre à 07h25. Cette fois, leurs bateaux ne sont pas trompés par les courants et les troupes sont débarquées sur la rive droite de la Scie. Les Fusiliers rejoignent vite les Cameron Highlanders et parviennent au tunnel de chemin de fer à l’ouest de Dieppe à 07h55.
Dans le même temps, le squadron B du Lord Strathcona’s Horse se déploie aux abords de l’aérodrome de Saint-Aubin. Opérant avec les parachutistes français qui tiennent le terrain, les chars Ram établissent le contact avec d’autres éléments du 1er RCP, au nord d’Arques. De leur côté, les Ram du squadron C, accompagnés de Cameron Highlanders, plongent dans la vallée de la Béthune et atteignent l’hippodrome de Dieppe à 07h50.
– A l’est, venant de Puys, deux bataillons du 1er Choc luttent durement près de la Chapelle de Dieppe, sur la rive droite de la Béthune, où ils détruisent un canon de 75 mm de défense côtière à 07h30. Comme ils approchent du port, la défense allemande se raidit et les Français sont arrêtés à plusieurs reprises. Seule la présence de chars Churchill du Calgary Rgt leur permet de reprendre leur avance. Mais à 08h05, le colonel Gambiez peut signaler au général Roberts que le port de Dieppe est encombré de bateaux en flammes ou coulés par les Allemands et que tout espoir de rembarquer là doit être abandonné.
Ce message provoque une vive discussion à l’état-major du général Roberts. Certains officiers sont d’avis que l’opération a atteint son but – diversion et évaluation des tactiques amphibies – et qu’elle doit être arrêtée : si le port ne peut être utilisé pour rembarquer les troupes, il n’y a aucune raison de prendre Dieppe. D’autres arguent que, des forces ennemies importantes occupant Dieppe, le rembarquement par les plages serait difficile et risqué si la ville n’était pas auparavant plus ou moins nettoyée.
Au même moment, à 08h05, un Mustang I du Sqn 26 aperçoit des tanks près d’Abbeville. L’information, rapidement transmise au QG de l’Air Vice-Marshal Leigh-Mallory, montre que les Allemands sont prêts à engager des forces blindées. C’est ce qui était prévu, et le Tactical Command de la RAF attendait cette occasion d’attaquer à découvert les forces blindées allemandes stationnées dans le nord de la France et d’en détruire une partie.
………
Pendant les débats d’état-major, la bataille est toujours violente sur le terrain.
08h15 – A l’est, les troupes françaises atteignent l’usine à gaz, qui est bientôt détruite. Elles tentent de traverser la Béthune pour atteindre le port, mais sont repoussées par deux fois. Le colonel Gambiez est à nouveau blessé, cette fois plus sérieusement, par un tireur d’élite, et il doit être évacué.
Au même moment, à l’ouest, des chars du squadron B du Lord Strathcona’s Horse arrivent à Arques-la-Bataille, où ils sont tout de suite engagés par le 2/570e Bataillon d’infanterie allemand, qui se concentre dans la forêt d’Arques.
08h30 – Les Fusiliers Mont-Royal attaquent Dieppe par le secteur de l’église de Saint-Rémy, mais sont arrêtés par des tirs très violents. Comme cette partie de la ville est encore habitée par des civils, les officiers canadiens hésitent à demander un appui d’artillerie navale pour réduire les défenseurs.
08h35 – Ce n’est pas un problème dans la forêt d’Arques. Guidés par les hommes du 1er RCP et des Cameron Highlanders, les Marshal Soult et Marshal Ney engagent les troupes allemandes. Pendant une demi-heure, la partie nord-ouest de la forêt est sous le feu de leurs canons de 15 pouces, mettant à très rude épreuve les soldats du 2/570e.
09h05 – Alors qu’à l’est de la ville, les Français sont toujours bloqués malgré l’aide des Churchill du Calgary Rgt, à l’ouest, les Fusiliers Mont-Royal réussissent à déborder les défenses allemandes autour de Saint-Rémy. Leur chef, le Lt-Col. Ménard, est sérieusement blessé durant l’assaut.
09h15 – La concentration des troupes du 576e RI allemand à Offranville est détectée à la fois par les hommes du South Saskatchewan, qui tiennent Petit-Appeville, et par les parachutistes qui occupent Hautot. Offranville est vite bombardé par des mortiers, mais ce n’est visiblement pas suffisant.
09h28 – Le CL HMS Newcastle commence à bombarder la zone entre le village d’Offranville et la voie ferrée.
09h30 – 24 Hurricane IIE (armés de bombes de 250-lb) et IID (armés de canons de 40 mm) des Sqn 175 et 184, couverts par 24 Spitfire V des Sqn 312 et 331 (Norvégien) commencent à attaquer les chars allemands qui sortent d’Abbeville. L’attaque est très efficace: 5 Pz-II, 3 Pz-III et 4 Somua S-35 sont détruits, alors que la Flak réussit à abattre deux Hurricane. Mais au bout de quatre minutes, 16 Focke-Wulf 190 du III./JG 26 surprennent les avions alliés, détruisant deux Spitfire du 331 et massacrant cinq Hurricane. Un combat furieux s’engage à très basse altitude ; cette fois, trois Spitfire sont abattus (un du 331 et deux du 312), mais aussi trois Fw 190.
09h35 – Après une discussion prolongée et tendue, le général Roberts décide d’interrompre l’attaque contre Dieppe et de préparer le repli général. Les Fusiliers Mont-Royal, qui ont pénétré jusqu’à la gare de Dieppe au prix de lourdes pertes, vont avoir du mal à avaler cet ordre, qui tombe alors qu’ils sont à deux pas du cœur de la ville. Cependant, ceux qui ont pu voir le port du haut du bâtiment de la gare ont bien constaté qu’il était plein de bateaux en flammes ou coulés.
………

Notes

(i) Le colonel-général Haase, qui commande la 15e Armée, est un homonyme de son subordonné, le lieutenant-général Haase, de la 302e D.I.
(ii) 2e et 1ère escadrilles de vedettes rapides du Corps de Marine
- MGB-319, 324, 327, 331 (Fairmile 110 ft, type C) et ML-123, 245, 246, 247 (Fairmile 112 ft, type A).
- MTB-59, 60, 62, 65 (Vosper, 73 ft) et MGB-61, 63, 64 65 (type British Power Boats, 70 ft).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Mar 24, 2013 15:44    Sujet du message: Répondre en citant

6 – 09h45-12h00 : le repli commence
09h45
– Les parachutistes français et les Cameron Highlanders canadiens tenant les positions au nord d’Arques-la-Bataille commencent à se regrouper autour des Vertus et du terrain de Saint-Aubin.
A l’est de la tête de pont, les bataillons du 1er Choc commencent à se replier vers Blue Beach, couverts par le Royal Hamilton Light Infantry et les chars du Calgary Rgt.
09h55 – A Yellow Beach (Berneval), le Commando britannique n°3 et le 1er Commando belge commencent à rembarquer après avoir soigneusement démoli la batterie côtière Goebbels.
10h05 – Les commandos de The Lord Lovat rembarquent sur Orange Beach (Vasterival) après avoir nettoyé la batterie Hess.
10h10 – Volant sous la couverture radar, 16 Fw 190 des 10.(Jabo)/JG 2 et 10.(Jabo)/JG 26, escortés par autant de chasseurs du II/JG 2, attaquent les navires alliés sur le flanc ouest. Le DE HMS Calpe prend une bombe de 500 kg dans la chambre des machines, puis une autre juste sous la tourelle A de 4 pouces. Les munitions préparées commencent à exploser et tous les hommes sur la passerelle sont tués ou blessés. Bientôt, le navire est enveloppé de flammes et commence à pencher sur bâbord, avant d’être secoué par deux autres impacts, tout proches. Il mettra encore un quart d’heure avant de chavirer et de couler.Un LCI(L), touché par une bombe de 500 kg, coule rapidement. Les Jabos endommagent aussi les CH-5 et CH-7 français, si gravement que ces deux bateaux devront être sabordés.
La formation allemande n’a pas le temps de se réjouir, car elle est surprise par 16 Tornado des Sqn 253 et 266. Une furieuse bataille éclate à ras de l’eau ; six Fw 190 et quatre Tornado sont détruits.
10h15 – Le terrain d’Abbeville-Drucat est bombardé par 36 B-17 (97e BG de l’USAAF) escortés par 54 Spitfire IX (12 de chacun des Sqn 118, 124, 165 et 222 de la RAF, plus 8 de chacun des GC I/1 et III/1). Vingt Fw 190 du II./JG 26 les interceptent, mais une escorte très agressive les empêche de parvenir aux bombardiers. Deux Fw 190 sont abattus par le Sqn 222 et trois par le GC I/1, ce groupe et le Sqn 118 perdant un Spitfire chacun. Le bombardement contribue à désorganiser la réaction de la Luftwaffe à l’est de Dieppe.
10h30 – Les unités tenant le terrain de Saint-Aubin et le carrefour des Vertus commencent à se regrouper à Appeville.
Au-dessus de Berneval, deux Spitfire V du Sqn 133 (Eagle) sont abattus par une Rotte du III./JG 26.
10h35 – Les paras français décrochent de Grèges pour se diriger vers Puys et la Blue Beach.
10h45 – Le rembarquement s’achève sur Yellow I et II. Pendant que les engins de débarquement mettent le cap vers l’Angleterre, les grands destroyers Albatros et Milan prennent position à l’est de l’écran de Blue Beach.
10h55 – Escortés par 40 Fw 190, 18 Do 217 des KG 2 et KG 40 attaquent Puys. Dirigés par le HMS Scylla, 12 Spitfire V du Sqn 71 Eagle et 12 Spitfire IX du Sqn 602 les interceptent. Deux Do 217 et trois Fw 190 sont abattus, ainsi que trois Spitfire V et un Spitfire IX. Les bombes tombant sur Blue Beach font plus de 100 morts et blessés ; le rembarquement est retardé d’une demi-heure.
11h00 – L’officier commandant le 576e R.I. informe le Lt-Gén. Konrad Haase que « les troupes ennemies se retirent lentement vers les plages et pourraient avoir commencé leur évacuation. » Ce message est immédiatement retransmis au QG de la 15e Armée et à l’OK West, où il soulève une vague de scepticisme. Les officiers allemands ne peuvent comprendre pourquoi des unités qui ont réussi à forcer les défenses locales et à mettre des chars à terre ne tentent pas de défendre la tête de pont qu’elles se sont assurée, quitte à l’étendre plus tard.
11h05 – Au large de Boulogne-sur-Mer, quatre Bristol Banshee II du Sqn 141 surprennent cinq S-Boots de la 4e Flottille, basée à Ostende. Les vedettes S.48 et S.80 sont gravement endommagées par les obus de 20 mm des Banshee et le commandant de la flottille décide de se réfugier à Calais.
11h10 – De nouveaux éléments de la 23e Panzer, qui commencent à se rassembler près d’Envermeu (où se trouve le QG de la 302e DI) sont attaqués par une formation de Hurricane IID (Sqn 43 et 87) et de Tornado (Sqn 56 et 174). Deux Pz-II, trois Pz-III et deux Pz-IV sont détruits, ainsi que de nombreux véhicules de soutien. Le QG du Lt-Gén. Konrad Haase est généreusement mitraillé et bombardé par les Tornado du Sqn 56.
11h20 – Le général Roberts ordonne aux parachutistes du 1er RCP tenant Hautot de se rabattre sur Appeville, car le rembarquement s’accélère à Pourville.
11h25 – Les monitors Ney et Soult exécutent leur dernier bombardement de la journée contre les troupes allemandes concentrées autour d’Envermeu. Mais leur tir est peu précis, car le Mustang I du Sqn 239 qui devait assurer le réglage du tir a été abattu par une Rotte de Fw 190 en maraude.
11h35 – Douze chasseurs-bombardiers Fw 190 des 10.(Jabo)/JG 2 et 10.(Jabo)/JG 26, arrivant à basse altitude, attaquent par surprise la flotte alliée devant Pourville. Le CL HMS Newcastle attire une grande partie de l’attention des Jabos et reçoit trois bombes de 500 kg (SC-500). La première frappe sous la tourelle Y, à l’arrière ; elle ne perce pas le blindage du tronc de la tourelle, mais la détonation est très puissante et un violent incendie commence à dévorer l’arrière du navire. La deuxième touche le hangar bâbord, allumant là aussi un sérieux incendie. La troisième touche près d’un des deux affûts doubles de 4 pouces AA bâbord et les munitions préparées se mettent à exploser. Pourtant, les dommages les plus sévères sont dus à une bombe qui ne touche pas le croiseur, mais explose dans l’eau, juste à côté, à bâbord, au niveau de la tourelle X. Ce near-miss bloque complètement l’un des arbres d’hélice bâbord et abîme sérieusement l’autre. Les turbines bâbord sont immédiatement stoppées, mais pas assez pour éviter que l’un des passages d’arbre ne soit endommagé et une voie d’eau se déclare. A 11h45, deux compartiments arrière sont inondés, mais la voie d’eau est contrôlée. Cependant, le Newcastle ne peut plus donner que 10 nœuds, sur ses seules hélices tribord.
Le Captain John Hughes-Hallett ordonne au vaisseau de retourner à Portsmouth et demande aux deux destroyers français Albatros et Milan, au monitor léger AA M-128 et à deux dragueurs de mines de la 9e MS Flotilla d’escorter le croiseur endommagé. Les deux Français se trouvant sur le flanc est de la flotte, le départ pour Portsmouth n’aura lieu qu’à 12h15.
11h45, OKW, Rastenburg – Le fait que les troupes alliées autour de Dieppe sont en train de rembarquer est confirmé, surprenant considérablement tout l’état-major général allemand. « Cette histoire de Dieppe pourrait cacher n’importe quoi. Pourquoi une opération de grande envergure en France ou en Norvège ne serait-elle pas en préparation ? » demande Halder avec emphase.
………
7 – 12h00-16h35 : Rembarquement général
12h00
– En dépit des attaques aériennes et des bombardements navals, des éléments de la 23e Panzer, dont le 23e bataillon motocycliste, entrent dans Grèges et commencent à progresser vers Puys.
12h05 – Les hommes du 2/576e bataillon allemand, suivis par les survivants du 2/570e, atteignent le terrain de Saint-Aubin.
12h25 – Au sud de Puys, près des restes de la batterie Mobile-Est, une escarmouche brève mais violente oppose des éléments avancés de la 23e Panzer et l’arrière-garde alliée, composée de deux compagnies du Royal Hamilton et d’un escadron du Calgary Rgt. A courte distance, deux Panzer III sont rapidement détruits par les canons de 2 livres des Churchill, alors que les tankistes allemands découvrent que leurs 50 mm/L42 sont incapables de percer le blindage de la “bête à peau dure”.
12h30 – Blue Beach (Puys) est à nouveau attaquée par la Luftwaffe : cette fois, ce sont 18 Do 217 escortés par 40 Fw-190 des II et III/JG 26. Les Spitfire V de la RAF qui couvrent Puys ont beaucoup de mal à arrêter cette attaque. Les Sqn 403 (RCAF), 416 et 501 perdent sept avions pour abattre deux Fw 190 et deux Do 217. Le LSI(H) Ulster Monarch, touché deux fois, est incendié et deux LCT sont détruits sur la plage. Dix minutes plus tard, l’Ulster Monarch est abandonné, car les incendies sont devenus incontrôlables.
12h45 – Les hommes du 1/576e bataillon allemand sont arrêtés au Petit-Appeville (Bas d’Hautot) par un groupe de Cameron Highlanders et de parachutistes du 1er RCP.
12h50, QG d’Hitler, Rastenburg – Informé par Keitel et Halder de l’opération de Dieppe, Hitler ordonne de mettre toutes les troupes allemandes de Norvège en alerte maximum. Comme Halder le notera dans son journal : « Hitler nous [Keitel et Halder] écouta pendant à peine cinq minutes, avant de se lancer pendant une demi-heure dans un monologue sur la Norvège, glosant interminablement sur ce pays et sa place dans la destinée de l’Allemagne. Ce n’est qu’à la fin de ce discours qu’il nous ordonna de préparer tous les moyens possibles pour repousser une éventuelle attaque ennemie contre Bergen. Certes, un débarquement des Alliés en Norvège nous aurait beaucoup gênés. Cependant, toutes les données de nos services de renseignements indiquaient qu’une opération de grande envergure était en préparation en Méditerranée, or l’ennemi n’avait évidemment pas assez de forces pour lancer en même temps deux opérations majeures distinctes. »
13h02 – Pourville est à nouveau attaqué par des chasseurs-bombardiers allemands. Escortés par huit Fw 190 du II/JG 2, huit “Jabos” du 10.(Jabo)/JG 2 piquent sur les bateaux stationnés devant Green Beach. Un LCI(L) est coulé et le monitor léger M-114 (Marine Nationale), touché par une bombe de 500 kg et une de 250 kg, succombe lui aussi. Un Fw 190 est abattu par la DCA.
13h10 – Le tunnel de chemin de fer de Dieppe est saboté par les Fusiliers Mont-Royal, puis ceux-ci se replient.
13h15 – Une nouvelle attaque allemande vise Petit-Appeville, mais elle est repoussée par les Cameron Highlanders et les parachutistes du 1er RCP. Un char Ram de l’escadron C est perdu.
13h20 – Un groupe de cinq chars (trois Pz-II, deux Pz-III) et un peloton motocycliste entrent dans Rouxmesnil-Bouteilles et font la jonction avec les unités allemandes qui ont repris le contrôle du terrain de Saint-Aubin et du carrefour des Vertus.
13h25 – Le général Roberts ordonne aux troupes qui couvrent le rembarquement à Pourville de se replier sur Appeville et Quatre-Vents.
13h30 – Des Hurricane IIE des Sqn 32 et 175, couverts par les Spitfire V polonais des Sqn 302 City of Poznan et 303 Kosciuszko, attaquent les forces allemandes sur le terrain de Saint-Aubin, quand ils sont surpris par huit Fw 190 du Stab/JG 26. Un Spitfire V du City of Poznan et deux du Kosciuszko sont perdus, contre un Fw 190 seulement.
13h45 – La 23e Panzer repart à l’attaque de Puys malgré une série de raids de chasseurs-bombardiers alliés, lesquels sont eux-mêmes contrés par des chasseurs allemands. Bientôt, c’est une petite mais très intense “bataille aéro-terrestre” qui se développe au sud de Puys. Les Hurricane IID/E détruisent deux Panzer IV et trois Somua S-35, mais les Alliés perdent quatre Hurricane (trois IIE et un IID), deux Tornado des Sqn 400 et 609 et trois Spitfire V des Sqn 306 City of Torun et 308 City of Krakow sous les coups des Fw 190 du II./JG 26, dont trois sont abattus par les chasseurs alliés.
Les chars allemands survivants, soutenus par la plus grande partie du bataillon motocycliste et par deux compagnies de Panzer Grenadiers, réussissent à progresser un peu mais se retrouvent à nouveau bloqués à peu de distance de la plage par la résistance énergique du Royal Hamilton, appuyé par les chars du Calgary Rgt. Trois chars Churchill sont détruits par des obus HEAT tirés par les 75 mm/L24 (courts) des Pz-IV, mais quatre de ces derniers sont détruits et deux autres mis hors de combat.
13h55 – La bataille s’étend encore quand les monitors légers M-122, M-124, M-125 et M-127 entrent dans la bagarre pour bombarder les positions allemandes. Les trois derniers, armés de jumelages de 4 pouces multifonctions (ce sont des type F) utilisent des obus à retardateur qui se montrent très efficaces sur l’infanterie allemande non protégée.
Manquant d’artillerie (ses canons sont encore sur la route), la 23e Panzer est à nouveau stoppée.
14h05 – Le Lt-Gén. Konrad Haase, qui dirige les combats de Grèges, suspend l’attaque.
14h10 – Le beachmaster de Green Beach informe le général Roberts qu’il est beaucoup trop difficile de rembarquer les chars Ram et qu’il faut donner la priorité à l’infanterie.
14h15 – Le 576e RI allemand, soutenu par quelques chars qui viennent de le rejoindre, tente de chasser les Alliés d’Appeville. Cette attaque est mise en échec par des chars de l’escadron C du Lord Strathcona’s Horse. Deux Pz-II et un Pz-III sont rapidement éliminés. Un Ram est détruit et un autre mis hors de combat par un coup heureux sur le pignon de direction gauche (ce char devra être détruit peu après par son équipage).
14h30 – Deux Mustang I de reconnaissance tactique du Sqn 26 sont abattus à quelques minutes d’intervalle par des patrouilles de Fw 190 dans la zone Offranville-Quiberville.
14h55 – Dix Fw 190 des 10.(Jabo)/JG 2 et 10.(Jabo)/JG 26 attaquent à nouveau les navires alliés devant Pourville. Le DE de classe Hunt ORP Krakowiak (polonais) est frappé par une bombe de 500 kg et trois de 250 kg. Les incendies étant impossibles à maîtriser, le navire doit être sabordé à 15h12. L’un des agresseurs est abattu par la DCA du monitor léger M-129 (hollandais) et un autre par un Tornado du Sqn 174.
15h05 – Pourville est cette fois la cible de 15 Do 217 du KG 40, escortés par pas moins de 40 Fw 190 des I et II/JG 2. La couverture de la plage est à moment assurée par les Spitfire IX des Sqn 602, 610 et 611 de la RAF et par ceux des GC I/1 et III/1 de l’Armée de l’Air.
Adroitement orientés par le directeur de chasse du Scylla, les chasseurs alliés se jettent sur les attaquants. Au prix de la perte trois Britanniques et trois Français, trois Do 217 et neuf Fw 190 sont détruits. Deux des Focke-Wulf sont abattus par un « jeune et exubérant » pilote du GC I/1, qui accomplit là sa troisième mission de la journée, après avoir dû harceler son supérieur, qui voulait le laisser au sol parce qu’il craignait qu’il soit fatigué.
Les douze Do 217 restants peuvent cependant pilonner Pourville et la plage, tuant ou blessant plus de 80 hommes des Fusiliers Mont-Royal qui rembarquaient.
15h25 – Les dernières unités rembarquent à Puys, couvertes par des chasseurs-bombardiers qui s’en prennent aux unités allemandes qui approchent. Cela ne va pas sans pertes, car les Fw 190 des II et III/JG 26 détruisent trois Hurricane II du Sqn 3 et deux Tornado du Sqn 245 ; un Fw 190 est abattu en retour.
Presque tous les chars Churchill, impossibles à rembarquer, doivent être détruits par leurs équipages. Cependant, jusqu’au dernier moment, même les blindés en panne offrent une protection efficace aux hommes du Royal Hamilton qui rembarquent en dernier.
15h40 – Dix-huit Beaumont des Sqn 13, 88 et 107 de la RAF attaquent l’aérodrome de Caen-Carpiquet à basse altitude. Les bombardiers légers ont ainsi échappé à la chasse, mais ils tombent sur une Flak terriblement dense. Sept Beaumont sont abattus, deux autres vont se poser en mer près des navires alliés devant Dieppe et trois doivent se poser sur le ventre une fois rentrés à leur base. Cependant, leurs bombes détruisent onze chasseurs-bombardiers Fw 190, de plus, ce raid désorganise le cycle de ravitaillement/réarmement des Jabos.
15h55 – Deux Spitfire IX du Sqn 411 (RCAF) sont surpris et abattus par huit Fw 190 du II./JG 26 sur Pourville.
16h00 – Les forces allemandes approchant de Blue Beach subissent une dernière attaque aérienne. Huit Hurricane IIE du Sqn 43, couverts par 12 Spitfire V du Sqn 403 (RCAF) bombardent les Panzer Grenadiers dans les rues de Puys. Un Hurricane est abattu par la Flak légère ; deux autres sont gravement endommagés et leurs pilotes blessés, mais ils vont réussir à rentrer en Angleterre. Désobéissant aux ordres, qui sont de raccompagner les Hurricane, les Spitfire canadiens commencent à mitrailler les troupes allemandes qui avancent. Ils font des ravages dans les rangs du 23e Bataillon motocycliste, mais deux d’entre eux sont abattus par la DCA légère et trois autres sont surpris et détruits par quatre Fw 190.
16h05 – Fin du rembarquement sur Blue Beach (Puys). Malgré l’appui-feu fourni par les monitors légers et les DE de classe Hunt, une compagnie du Royal Hamilton Light Infantry est piégée sur la plage. Quelques hommes réussissent à rejoindre à la nage deux LCI(S) qui stationnent à quelque distance de la plage et d’autres se noient en essayant. En comptant les blessés, 112 hommes sont faits prisonniers dans ces dernières minutes.
Sur les bateaux qui s’éloignent, les hommes du 1er Choc voient la terre de France disparaître à l’horizon et entonnent alors, non La Marseillaise, mais Ce n’est qu’un au revoir…
16h20 – Huit Tornado du Sqn 414 (RCAF) attaquent le terrain d’Abbeville-Drucat et surprennent trois Fw 190 du II/JG 26 dans le circuit d’atterrissage. Ils les expédient rapidement avant de détruire deux autres avions qui viennent de se poser, mais perdent deux des leurs sous les coups de la Flak, aussi précise que d’habitude.
16h30 – Le Newcastle blessé et son escorte détectent des navires non identifiés dans le 250. Peu après, il apparaît qu’il s’agit de quatre torpilleurs allemands, les T-4, T-10, T-14 (amiral) et T-19, de la 3e Flottille, basée au Havre et commandée par le Korvettenkapitän Wilke. Les deux formations sont à ce moment éloignées de 12 nautiques.
L’Albatros et le Milan accélèrent et chargent les importuns en faisant de la fumée pour masquer le HMS Newcastle, le M-128 et les deux dragueurs. Les deux contre-torpilleurs engagent rapidement la flottille allemande avec leurs canons de 138, puis leurs 4 pouces. Le Korvettenkapitän Wilke se rend vite compte qu’il a affaire à plus fort qu’il ne pensait, d’autant plus que, trompé par le changement d’aspect des bâtiments français (leurs quatre cheminées ont été réunies en deux), il les identifie comme deux navires de classe Fantasque ! Wilke fait volte-face et s’éloigne vers le sud-ouest en faisant de la fumée.
16h43 – Satisfaits, les Français retournent vers le Newcastle. Ce mouvement n’échappe pas à Wilke, qui fait prendre à ses torpilleurs un cap parallèle à celui des navires alliés.
16h48 – Agacé, le Newcastle ouvre le feu de ses tourelles de 6 pouces avant (les seules capables de tirer) et encadre rapidement le torpilleur de tête. Prudent, le Korvettenkapitän Wilke s’éloigne, mais, obstiné, il continue à suivre le croiseur et son escorte, espérant l’arrivée des S-Boots basés à Cherbourg.
16h35 – Fin du rembarquement sur Green Beach (Pourville). Six chars Ram du Lord Strathcona’s Horse seulement ont pu être évacués. Mais les opérations ont été bien plus faciles à Pourville qu’à Puys.
………
8 – 16h40-22h30 : Epilogue
16h42
– Le général Roberts et le Captain Hughes-Hallett ordonnent à tous les vaisseaux de se retirer.
16h58, QG de la 302e D.I. allemande, Envermeu – « Message au Commandement de la 15e Armée – Les troupes ennemies ont évacué la région. Il ne reste que des blessés et des prisonniers. Le 576e Régiment contrôle Pourville. (signé) Lt-Gén. Konrad Haase »
17h05 – Comme ultime riposte, huit Fw 190 du 10.(Jabo)/JG 2 (en fait, les derniers Jabos opérationnels) attaquent les formations navales alliées en retraite. Le CLAA HMS Scylla est encadré par deux bombes de 500 kg et le monitor lourd Marshall Ney est touché par une autre, qui détruit son jumelage de 4 pouces arrière. En revanche, trois Fw 190 sont abattu par la DCA intense des DE de classe Hunt et des monitors légers de type F.
17h10, états-majors allemands – « Message de l’OberKommando West (OK West, Paris) à l’OberKommando Heer (OKH) et à l’OberKommando Wehrmacht (OKW), Rastenburg – Tous les combats terrestres semblent avoir cessé dans la région de Dieppe. »
18h45 – Le CL Newcastle et son escorte, marchant maintenant à 12 nœuds, sont rejoints par quatre destroyers de la Channel Patrol, les HMS Quadrant, Quality, Queensborough et Quentin.
19h02 – Devant les renforts reçus par l’escorte du croiseur endommagé et le fait que la côte britannique se rapproche, le Korvettenkapitän Wilke ordonne à sa flottille de retourner au Havre.
22h00-23h30 – Tous les navires survivants engagés dans l’opération Rutter sont rentrés au port, à Portsmouth ou à Brighton.
………
9 – Un bilan controversé
Les pertes de Rutter ont été lourdes dans les deux camps. Les forces alliées ont perdu 2 450 hommes, tués, blessés ou disparus (sans compter les marins et les aviateurs). Les trois unités qui ont le plus souffert sont le 1er RCP français, les Cameron Highlanders of Canada et le Royal Hamilton Light Infantry. Les unités allemandes engagées ont perdu environ 2 800 hommes, dont beaucoup sous les coups de l’aviation ou de la marine.
Les forces aériennes alliées ont perdu 101 avions du fait de l’ennemi (57 Spitfire, 15 Tornado, 15 Hurricane, 3 Mustang I et 11 Beaumont) ; 68 appareils de la Luftwaffe ont été abattus en combat aérien (59 Fw 190 et 9 Do 217) et 21 ont été détruits au sol. Depuis les affrontements de la Bataille d’Angleterre en septembre 1940, c’est la bataille aérienne la plus importante livrée au dessus de la Manche.
Les marines alliées ont perdu deux destroyers d’escorte (les DE HMS Calpe et ORP Krakowiak), un monitor léger (le M-114) et un gros transport (l’Ulster Monarch), ainsi que plusieurs bateaux de débarquement et bâtiments légers. Le croiseur léger HMS Newcastle a été sérieusement endommagé.
« Les Alliés tirèrent plusieurs leçons de l’opération Rutter/Routier. La plus significative était qu’une attaque directe contre un port bien défendu, même si elle était réussie, ne pouvait empêcher l’ennemi d’en interdire l’utilisation rapide. Il fallait trouver une autre solution. De même, l’idée de capturer un aérodrome par un assaut aéroporté direct devait être revue à la lumière des lourdes pertes subies par le 1er RCP à Saint-Aubin. Si le terrain avait été mieux protégé, tout l’assaut aurait pu échouer.
Une autre leçon importante était qu’il fallait un “contrôleur aérien avancé” capable de diriger les appareils d’appui au sol. De même, une direction efficace de la chasse dans la zone des combats, comme l’avait fait le HMS Scylla, était une des clés du succès. Cependant, le Scylla était sans doute trop petit pour faire ce travail correctement dans le cadre d’un débarquement de plus grande ampleur. Un navire de contrôle aérien spécialisé, combiné avec un navire de commandement des forces amphibies, était nécessaire.
À propos d’avions, l’urgence du remplacement du Spitfire V par des modèles plus évolués (Spitfire IX et XII notamment), au moins dans le nord de l’Europe, avait encore une fois été soulignée par les combats au-dessus de Dieppe.
Ces leçons n’étaient pas nouvelles. Dans une large mesure, elles avaient déjà été apprises lors des débarquements dans le Péloponnèse. On peut en dire autant de l’importance de l’appui-feu naval, direct et indirect. Rutter avait en quelque sorte permis de les réviser et de souligner que tous ces points n’étaient pas spécifiques au théâtre méditerranéen.
Certains historiens affirment aujourd’hui que Rutter n’a servi à rien. D’autres estiment que cet “entraînement grandeur nature” des forces amphibies alliées dans la Manche a été irremplaçable. Tous s’accordent pour considérer que les pertes auraient certainement été bien plus lourdes sans l’expérience acquise lors des opérations en Grèce et sans la participation des Français, lors des combats et, plus encore, lors de la planification. »
(Maurice Héninger, L’Epreuve du Feu)


3 septembre
La Libération (prélude)
Londres
– Une réunion à laquelle participent des représentants des principaux états-majors alliés effectue une première évaluation des résultats de Rutter/Routier. Il apparaît absolument essentiel d’assurer la suppression des forces aériennes ennemies avant tout débarquement important. Par ailleurs, un groupe d’étude est chargé de rechercher une solution au “problème portuaire” révélé par l’opération.
………
Rastenburg – En réaction à l’affaire de Dieppe, Hitler a convoqué une réunion spéciale de l’état-major général allemand. Il ordonne que les troupes aéroportées en voie de reconstitution soient envoyées à Bergen, en Norvège, et que les destroyers Z-4 Richard Beitzen, Z-5 Paul Jakobi, Z-7 Hermann Schoemann, Z-14 Friedrich Ihn, Z-15 Erich Steinbrinck et Z-29, basés à Kiel, soient redéployés à Narvik.
Par ailleurs, l’organisation de la très prochaine opération en Ukraine est passée en revue en présence du général Heinz Guderian, qui sera chargé de la principale offensive blindée.


5 septembre
Le Grand Cirque
Rouen
– La gare de triage est attaquée par 37 B-17 (dont 25 nouveaux B-17F), fortement escortés par la RAF. La Luftwaffe suit les bombardiers à la trace, mais attend d’avoir rassemblé assez de chasseurs pour attaquer. A ce moment, la gare a été bombardée (plutôt efficacement d’ailleurs) et les avions alliés sont sur le chemin du retour.
Le combat des chasseurs oppose 125 Fw 190A-2 et 44 Bf 109 à près de 200 chasseurs de la RAF (Spitfire V, IX et XII et Tornado). Les pertes sont cependant limitées (8 Spitfire et 1 Tornado contre 5 Fw 190 et 4 Bf 109). L’escorte fait bien son travail et la chasse allemande ne réussit à abattre que deux B-17.

Jeu de mots
Grande-Bretagne
– Le Bomber Command de la RAF donne son accord définitif à l’opération “Robinson”, ainsi nommée parce que sa cible est l’usine Schneider, située… au Creusot. L’usine a été remise en route quelques mois plus tôt, malgré les destructions effectuées par les troupes françaises en retraite en 1940 et le manque de cœur à l’ouvrage des ouvriers français chargés de la réparer, qu’il a fallu menacer de les expédier travailler en Allemagne.
Pour réduire les pertes civiles, “Robinson” sera organisé en plein jour et à très basse altitude par 94 Lancaster venus de neuf squadrons. Leurs équipages doivent commencer à s’entraîner au bombardement à basse altitude en coopération avec des squadrons de chasse jouant les sparring-partners. Quelques navigateurs français seront à bord des avions leaders pour aider leurs collègues britanniques.


7 septembre
Le Grand Cirque
Rotterdam
– Douze B-17 tentent d’attaquer le chantier naval Wilton. Le temps est exécrable et seuls sept bombardiers aperçoivent la cible, qui n’est légèrement touchée. En revanche, la chasse allemande ne trouve pas les bombardiers.


12 septembre
Le Grand Cirque
Bushey Hall (Angleterre)
– Le 4th Fighter Group est créé à partir des trois squadrons américains de la RAF. Les 71st, 121st et 133rd Sqn deviennent les 334th, 335th et 336th Sqn de l’USAAF. Le 4e FG reste pour l’instant équipé de Spitfire V et IX.


15 septembre
Le Grand Cirque
Nord de la France
– Après une accalmie à la suite de l’opération Rutter, les opérations “Circus” reprennent. Le terrain de Triqueville est attaqué par 24 B-17 (97e BG de l’USAAF), protégé par une escorte impressionnante de 120 chasseurs. La Luftwaffe ne réagit pas.


19 septembre
Le Grand Cirque
France occupée
– La RAF attaque des terrains allemands au nord de la Somme. Deux Boston III sont abattus par la Flak, mais la Luftwaffe ne réagit pas.


22 septembre
Le Grand Cirque – « Les libératueurs »
Lille
– La gare de triage est attaquée par 36 B-17 du 97e BG de l’USAAF, massivement escortés par 220 chasseurs. Ce raid ne déclenche pas de riposte de la Luftwaffe. La précision du bombardement est assez médiocre : moins de 15 % des bombes touchent la cible.
Les autres bombes ne sont malheureusement pas perdues pour tout le monde. La population lilloise souffre beaucoup, ce qui permet à la propagande du gouvernement Laval de se déchaîner contre ceux que Philippe Henriot appelle sur Radio Paris « les libératueurs anglo-américains ».


23 septembre
Le Grand Cirque – Plus précis et plus efficaces

Devant l’insuccès relatif du raid à haute altitude de la veille, 36 Tornado de la RAF (Sqn 56, 245 et 609) portant chacun deux bombes de 500 livres, escortés par 36 autres Tornado (Sqn 174, 253 et 400) et couverts en altitude par 88 Spitfire V et IX (dont 16 Spitfire IX des GCI/1 et II/1) attaquent à basse altitude la gare de triage de Lille. Cette fois, le JG 26 réagit en force et 44 Focke-Wulf 190 interceptent les attaquants. Un grand nombre de combats tournoyants se développent, du niveau du sol à 30 000 pieds.
Le JG 26 revendique 21 victoires et la Flak une demi-douzaine, pour un total de 27.
Du côté allié, on pense avoir remporté 14 victoires sûres et 11 probables sur les Fw 190, attribuées comme suit :
(a) Unités de Tornado :
Sqn 400 (RCAF) : 2 Fw 190 détruits, 1 “probable”, 2 endommagés.
Sqn 253 : 1 détruit, 2 “probables”, 2 endommagés.
Sqn 609 : 1 détruit, 2 endommagés.
Sqn 174 : 1 “probable”, 1 endommagé.
(b) Unités de Spitfire V :
Sqn 302 (City of Poznan) : 1 Fw 190 détruit, 2 “probables”, 1 endommagé.
Sqn 303 (Kosciuszko) : 1 Fw 190 détruit, 2 endommagés.
(c) Unités de Spitfire IX :
Sqn 602 : 2 Fw 190 détruits, 1 “probable”, 2 endommagés.
Sqn 611 : 2 détruits, 1 endommagé.
Sqn 411 (RCAF) : 1 détruit, 2 “probables”, 2 endommagés.
GC I/1 : 2 détruits, 1 “probable”, 2 endommagés.
GC II/1 : 1 détruit, 1 “probable”, 1 endommagé.

Les scores réels sont de 16 avions alliés détruits (dont 3 Tornado abattus par la Flak, la chasse allemande ayant à son actif 3 Tornado bombardiers, 3 Tornado d’escorte, 6 Spitfire V et 2 Spitfire IX), pour 15 Fw 190 effectivement abattus et 6 autres gravement endommagés. L’évaluation alliée a été nettement plus précise que l’allemande. Mais le pire, pour les Allemands, est que l’énorme Tornado continue de s’affirmer comme un chasseur très performant à basse altitude et que le Spitfire IX est un vrai danger à haute altitude. De plus, en combat, il est toujours difficile de distinguer le Mk V du Mk IX – mais de toute façon, observent les pilotes avec amertume, la proportion de Mk IX augmente chaque jour…
Quant au bombardement, c’est cette fois un succès : le poste de contrôle central de la gare est détruit et tout trafic est interrompu pendant trois jours.
Cette bataille aérienne, à plus petite échelle que Rutter, apporte une nouvelle preuve que la maîtrise du ciel au-dessus de la Manche et du Nord de la France est en train de passer du côté des Alliés.


30 septembre
Le Grand Cirque
Nord de la France
– Depuis une semaine, le temps est très mauvais. Plusieurs raids ont été entrepris, mais ont dû être annulés en raison d’une météo contraire.
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