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1940 - La France continue la guerre
 
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Indochine 1943
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Mar Sep 23, 2014 14:08    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Un jour, un universitaire se plongera dans l'histoire de ce conflit et se posera cette question : " Est-ce qu'un seul soldat sur ce front est-il parti au combat avec un équipement dont une pièce au moins n'a pas été piqué ou emprunté ailleurs".


Je pense que la réponse sera "non"......mais je vous rassure, ce ne sont que des emprunts à longues durées...

A la guerre comme à la guerre...
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Finen



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MessagePosté le: Mar Sep 23, 2014 14:27    Sujet du message: Répondre en citant

Ce n'est pas vraiment différent de ce qu'a fait l'armée d’Afrique pour se ré-équiper après le débarquement des américains en 42...
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mer Sep 24, 2014 11:44    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Au fait que devient l'adjudant Muller de la Légion, celui qui écrivait des lettres à son frère ennemi.

@+
Alain
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Sep 24, 2014 11:58    Sujet du message: Répondre en citant

Capu Rossu a écrit:
Au fait que devient l'adjudant Muller de la Légion, celui qui écrivait des lettres à son frère ennemi.


Il est toujours au 5e REI, en Indochine (il a fait la jonction avec la Force Publique).
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Casus Frankie

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lebobouba



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MessagePosté le: Mer Sep 24, 2014 15:15    Sujet du message: Répondre en citant

Euh, à ce moment l'ami Klaus n'était-il pas sous-lieutenant ? Confused

Ou alors y aurait-il un bug dans les grades ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Sep 24, 2014 16:48    Sujet du message: Répondre en citant

Oui bien sûr Lebobouba, j'ai omis de le préciser.
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Casus Frankie

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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Sep 28, 2014 17:38    Sujet du message: Répondre en citant

Voilà, la fin de l'année 1943... qui n'est pas très gaie en Indochine.

28 décembre
Bataille de la Cua Dai (premier jour) juste au nord de Mytho, Cochinchine

Le sergent Murata pilotait un char moyen CHI HA, type 97. Dans cette région littéralement envahie par l'eau, ce n'était pas une sinécure. L'engin devait restait bien à l'écart des berges et des rizières sous peine d'être embourbée. Heureusement, la route qu'il suivait traversait l'équivalent des terrains en dur dans cette région. Les collines basses hébergeaient des pagodes aux toits de tuiles rouges. Juchées au sommet de longs escaliers de pierre, elles dominaient des allées bordées de murets. Ici et là, lanternes et statues de félins égayaient les lieux.

Murata soupira. Le calme n'était qu'apparent et la vision des forêts de bambou ne cachait que mal la violence qui se déchaînait à quelques centaines de mètres. Debout dans l'écoutille supérieure du char, le sergent écoutait le canon qui tonnait à seulement quelques kilomètres. Ce son était dû au matraquage opéré par les canons de 70 mm courts du 146ème régiment d'infanterie. Le vacarme augmentait, à mesure que les batteries de 75 mm et de 105 mm du 56ème régiment d'artillerie de campagne s'installaient dans les collines.

Les chars commencèrent à bouger tandis que l'infanterie se déployait. Les chenilles écrasèrent les bambous, s'enfonçant profondément dans une glaise molle et collante. Dans une vibration mécanique, le tank de Murata hoqueta en franchissant un raidillon et retomba en grinçant. Dans ses jumelles apparut un petit cours d'eau est ouest. La rive sud, juste de l'autre côté, était un enfer. La fumée et les poussières se soulevaient malaxées par les explosions continuelles qui blessaient l'ouïe et l'œil.

La bataille durait depuis des heures et les moyens engagés de part et d'autres connaissaient une escalade sanglante. La première offensive japonaise avait laissé de nombreux cadavres abandonnés au bord de l'eau. Murata regarda son poignet. 15 heures approchait. Au moment où la grande aiguille touchait le 12, le silence retomba d'un coup. Dans les fumées émergèrent un bunker édifié au bout du pont qui traversait le cours d'eau et des bâtiments ruinés, grêlés d'impacts.

Les fantassins japonais surgirent des trous qu'ils avaient creusés, des F.M. et des Knee-mortars soutenaient une ruée de fantassins vers l'autre rive. En face fusils, F.M., mortiers légers tissaient un déchaînement de fureur sur les assaillants. Dans ses jumelles, le sergent pouvait également voir les éclairs de la mitrailleuse qui garnissait le blockhaus garantissant le pont. Sous les ordres de Murata le canon de 57mm tonna mais le tir ne réussit qu'à égratigner l'épais ouvrage de troncs d'arbres. Les mitrailleuses de 7,7 et les pièces des autres tanks martelaient les positions révélées par les tirs. Mais les défenseurs avaient aménagé un réseau de tranchées et de casemates solide. Tous les Japonais qui se risquaient à approcher le pont étaient fauchés par les tirs croisés des défenseurs.

De l'est arriva des avions... Pour une fois, c'était des Nippons. La petite troupe de bombardiers légers hétéroclites, escortés par des Ki-43 se borna à une rapide passe sur le site. Et repartit à toute vitesse. Amer, Murata se dit que c'était tout ce qu'on pouvait espérer. Au moins n'avaient-ils pas encaissés de pertes.

Ordre fut donné aux chars de sécuriser le pont. Alors même que les premiers monstres d'acier s'avançaient en tirant et recevant en retour une pluie de balles qui ricochait sur leur cuirasse, des avions apparurent. Comme il ne pouvait y avoir deux miracles le même jour, ceux-ci étaient des B-25 Mitchels. Ils larguèrent quelques bombes à l'entrée du pont tandis que l'un deux filait ventre au raz du cours d'eau et tirait.... Bouddha ! L'appareil devait être armé d'un véritable canon car le type 97 qu'il toucha eut la tourelle arrachée par l'impact. Les explosions et l'incendie avaient ébranlé le pont et l'agonie du char entraîna son effondrement.

Dans la demi-heure qui suivit, Murata fut témoin de l'abandon par le Vietminh des positions qu'ils avaient si chèrement défendues. Pour les Japonais ce comportement paraissait toujours aussi surprenant. Mais même un simple sous-officier savait que ce n'était pas par lâcheté. Les Vietnamiens ne défendaient jamais une position jusqu'au dernier homme. Ils l'évacuaient toujours lorsqu'ils pensaient avoir autant affaibli l'ennemi qu'ils le pouvaient. Les survivants se replieraient probablement sur Mytho.

La bataille était finie, mais pas les mésaventures des Japonais. Alors que le génie s'activait à la construction de deux ponts plus solides que celui qui avait été détruit, le ciel dégorgea des bombardiers et des chasseurs bien décidés à perturber le travail. C'était d'autant plus rageant que l'on ne pouvait pas utiliser les jonques ou les navires à vapeurs dans un chenal aussi étroit. De petits sampans furent bien mis à contribution pour transporter des fantassins. Mais après la perte de deux d'entre eux, mitraillés par des warhawks, on trouva la méthode trop hasardeuse. Certains fantassins continuèrent à traverser à la nage, en se tractant le long de filins tendus entre les deux rives, en poussant devant eux des portières chargées de leur barda. Il fallut attendre la nuit pour qu'un des ponts soit terminé et que les véhicules puissent commencer à passer. L'autre très endommagés par les bombes ennemies fut abandonné.

29 décembre
Bataille de la Cua Dai (deuxième jour) juste au nord de Mytho, Cochinchine

Nuit du 28 au 29
"Comme les "Moustiques" (1) ne se risquaient jamais si loin au sud, nous ne fûmes pas bombardés au cours de la nuit. Cependant, l'ennemi profita que nous soyons coupés en deux par le cours d'eau pour lancer une contre-attaque nocturne. Au début, les sentinelles crurent à une attaque d'irréguliers. C'était loin d'être inhabituel. Les premiers groupes ennemis firent face à une défense déterminée. A la lumière des fusées éclairantes, FM et grenades éclairciraient les rangs des assaillants, mais d'autres venaient encore. Au bout d'une heure, la bataille connut une pause. La première vague ennemie avait échoué à s'emparer du camp de la rive sud, mais les pertes causées par l'attaque surprise avait été lourde. Le périmètre était très affaibli. La deuxième vague d'assaut, mieux organisée et plus lourdement armée avait des mortiers et des mitrailleuses. Les Vietnamiens brisèrent presque immédiatement notre défense. (2)
Les survivants se replièrent autour du pont achevés et réussirent à se retrancher dans les fortifications vietminhs. Au matin, les combats continuaient encore".
Témoignage du capitaine Sonoda.

Journée du 29 décembre.
"Avec le lever du jour, nous espérions tous pouvoir lancer une contre-attaque et délivrer nos troupes retranchées sur la rive sud. Nous n'étions pas préparés à ce qui allait nous arriver. Nous savions que l'ennemi avait la supériorité aérienne. Mais nous n'avions pas compris réellement ce que cela signifiait. Les chasseurs et les bombardiers surgirent et s'assurèrent la maitrise du ciel. Les quelques chasseurs qui tentèrent de la leur arracher furent abattus. Dans cette région où les routes étaient rares et encombrées d'hommes et de matériel les ponts et les digues formaient des goulots d'étranglement. Un bombardement aérien désorganisait les troupes, les dispersait. Les épaves et les cadavres bloquaient les routes. Le raid suivant frappait des troupes compartimentées, encore en train de se réorganiser et se regrouper. Tout ce qui pouvait tirer vers le ciel le faisait. Nos mitrailleuses anti-aériennes bien sûr, mais aussi les F.M. les fusils. J'ai même vu le major Honoka tirer avec son pistolet de 8 mm. Nous avons abattu quelques appareils, mais si peu. Nous étions des simples cibles d'entraînement presque incapable de ses défendre. Nous craignions particulièrement un lourd bimoteur dont le nez était chargé de nombreuses mitrailleuses (3). Il attaquait en prenant en enfilade une portion de route droite, balayant la chaussée de son effrayante puissance de feu.
L'artillerie était aussi une de leurs cibles prioritaire et les bombardiers lâchaient des chapelets de bombes sur les batteries qui soutenaient les combats de la rive sud. "
Témoignage du capitaine Sonoda.

Avant midi, les Japonais au sud de la rivière sont balayés. La plupart résistant jusqu'à la fin plutôt que de fuir ou de se rendre. Leur comportement, conforme au bushido, multiplie les pertes inutiles dans une bataille déjà perdue. Au soir, la Ruyheidan (la division dragon), déjà affaiblie par la campagne du Laos, n'est plus que l'ombre d'elle- même.

30 décembre
Mytho, Cochinchine

Le jour se lève pour accueillir le bourdonnement de dizaine de moteurs. Des Ki-21 surgissent et larguent leurs bombes sur la ville. Ils ne visent pas d'objectifs précis, c'est un acte de vengeance gratuite. Ayant lâché leur cargaison de mort, les bombardiers repartent rapidement pour éviter toute mesure de rétorsion.

31 décembre
Mytho Indochine.

En dépit des difficultés, le général Matsumaya ne s'avoue toujours pas vaincu. Si l'attaque directe se révèle impossible, il contournera la barrage ennemi. Il a des jonques et des sampans en nombre. Chargeant ses hommes à bord des embarcations, il fait mettre le cap vers la ville de Mytho. Au petit jour, ses hommes débarquent à proximité du ferry permettant de voyager sur le Mékong. La mesure est désespérée mais prend les Vietnamiens par surprise. Ils n'ont pas l'habitude de voir les généraux japonais tenter des manœuvres aussi risqués. Sans doute la honte de ses précédents échecs stimule Matsuya, vu qu'il prend lui même la tête de l'offensive. Peut-être ne désirait-il qu'une mort de samouraï, mais ses hommes ne rencontrent tout d'abord qu'une faible résistance. Les Vietnamiens qui s'opposent à l'avance de ses troupes ne sont que des petits groupes non coordonnés qui se font rapidement éliminer.
Le premier obstacle est le large plan d'eau de Gieng Nuoc Nho, on peut le contourner en suivant la berge du Mékong, ou au nord en longeant son affluent le Song Bao Dinh, dont une boucle enserre le cœur de Mytho. Il y a également un pont qui le traverse, mais les Viethminhs se sont regroupés. Une bataille furieuse se déchaîne dans les rues de terre bordées de palmiers, entre les petites maisons.
Une première attaque japonaise est repoussée, mais les renforts continuent d'affluer et les navires de débarquer des hommes. Les soldats nippons attaquent une seconde fois. Les charges emportent les barricades hâtives malgré les tirs de F.M.. Les baïonnettes percent les poitrines, les grenades explosent. C'est une mêlée furieuse qui repousse les Vietnamiens dans le centre ville.
On se bat dans les cours des maisons, dans les travées où le linge sèche accrochéee à des cordes. Les murets servent de lignes de défense, les petites maisons de bunkers. Les contre-attaques sont menées dans de rues étroites, en des charges furieuses. Défenseurs et assaillants montrent un courage identique, mais les Japonais sont plus nombreux et mieux armés. Lentement, mais inexorablement, les Viethminhs sont repoussés de l'autre côté du Song Bao Dinh.
Les survivants prennent la fuite, abandonnant la ville aux Japonais.

Cependant, la victoire remportée par la 56ème division reste fragile. L'armée n'est plus que l'ombre de sa puissance passée et une troupe puissante se trouve au nord de sa position. Alors que 1943 vit ses dernières heures, les perspectives sont très sombres pour les Japonais.



(1) Surnom donné par les Paponais au G.B. Louvre. Même en opérant depuis l'ex-base japonaise d'Hayabusa, les Lysanders ne peuvent se rendre au sud Vietnam.
(2) A cette occasion, les Vietnamiens s'emparèrent du matériel déjà transporté sur la rive sud dont un tank moyen, une chenillette et 12 canons de 70 (dont ils ne savent pas se servir), sans compter des milliers de fusils, lance-grenades, F.M. et leurs munitions.
(3) B-25 Mitchell, nez plein.
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Dernière édition par Anaxagore le Mar Sep 30, 2014 09:41; édité 1 fois
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dado



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MessagePosté le: Mar Sep 30, 2014 00:37    Sujet du message: Répondre en citant

28 décembre
Bataille de la Cua Dai (premier jour) juste au nord de Mytho, Cochinchine
7ème paragraphe

Citation:
Ordre fut donné aux chars de sécuriser le pont. Alors même que les premiers monstres d'acier s'avançaient en tirant et recevant en retour une pluie de balles qui ricochait sur leur cuirasse, des avions apparurent. Comme il ne pouvait y avoir deux miracles le même jour, ceux-ci étaient des B-25 Mitchels. Ils larguèrent quelques bombes à l'entrée du pont tandis qu'un d'eux filait ventre au raz du cours d'eau et tirait....


31 décembre
Mytho Indochine.
Citation:
On se bat dans les cours des maisons, dans les travées où le linge sèche accroché à des cordes.


Une autre ville martyre, la victoire finale aura été cher payée par les vietnamiens... comme ils en ont eu l'habitude OTL.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Sep 30, 2014 09:36    Sujet du message: Répondre en citant

Mes deux sources d'inspiration principales sont l'occupation japonaise de l'Indochine et la guerre d'Indochine. Et je m'inspire pour quelques détails de la Guerre du Vietnam. Et ce qui en ressort effectivement c'est que les premières victimes sont des civils. On devrait allègrement dépasser les deux millions de morts.... il y a à l'époque 20 millions d'habitants dans toute l'Indochine française.... un Indochinois sur dix devrait donc mourir.
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Imberator



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MessagePosté le: Mar Sep 30, 2014 13:38    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
On devrait allègrement dépasser les deux millions de morts.... il y a à l'époque 20 millions d'habitants dans toute l'Indochine française....



De quoi malheureusement compenser dans la population locales les pertes cumulées des guerres d'Indochine et du VietNam.

Pour info et comparaison, quelqu'un connait-il il le niveau des pertes indochinoises OTL pendant la seconde guerre mondiale ?
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Sep 30, 2014 14:08    Sujet du message: Répondre en citant

A peu près un million de personnes... la plupart morte de faim. Plus un million six cent mille morts durant la guerre d'Indochine.

En fait la guerre d'Indochine FTL sera moins meurtrière que la somme seconde guerre mondiale + guerre d'Indochine (sans compter la guerre du Vietnam).
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chasseur de Vincennes



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MessagePosté le: Ven Oct 03, 2014 19:42    Sujet du message: Répondre en citant

Les noms d'avions qui sont des noms propres, comme Mitchell, sont invariables.
Je pense que le sergent Murata ne parlerait pas de "knee mortar", car pour les japonais le mortier de 50 mm type 99 c'est un lance-grenades, comme le lance-grenade individuel Mle F1 de l'Armée de terre française.
C'est une erreur de traduction d'un manuel japonais d'emploi de cette arme (souvent portée le long de la cuisse), ajoutée à la forme incurvée de la petite plaque de base (prévue pour être bloquée vers l'arrière par le bout de la chaussure du tireur), a provoqué de nombreuses fractures chez les américains qui ont cru qu'elle était faite pour être posée sur le genou ou la cuisse.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Oct 05, 2014 14:13    Sujet du message: Répondre en citant

3 décembre

Le général Martin reçoit se jour là un envoyé du gouvernement d'Alger. Celui-ci vient lui remettre une lettre qui lui est adressé directement par le haut état-major. Ce dernier l'informe de son remplacement à la tête des forces armées d'Indochine. La raison invoquée est la limite d'âge. Après tout, il aurait dû être envoyé à la retraite près d'un an plus tôt. Mais martin sais que ce n'est qu'un prétexte. En fait, il paye la double défaite de l'insurrection d'Hanoi et de la bataille de la route de Hà-Giang. Cette dernière a été claironnée par la presse. Même le New York Time en a longuement parlé. Il serait plus juste de dire que ce fut la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Le véritable reproche qu'il lui est constamment fait depuis des mois, c'est d'avoir cédé à Ho Chin Minh lorsqu'il est parti chercher de nouvelles sources d'approvisionnement en armes et en munitions.
Les partisans de l'Indochine Française (il y en a encore) et les partisans de l'union française (avec une emphase sur "Française"), ne lui pardonnent pas d'avoir cédé aux Viethminhs. En fait, depuis Alger ces derniers sont toujours tenus en piètre estime et l'alliance avec eux est vue avec méfiance (au mieux). Ces gens là auraient bien aimé qu'il réussisse à las tenir en laisse... sauf que ce n'est ni réaliste, ni même très adroit.
Martin pose la lettre et remercie l'officier qui la lui a remise.
Il sera très heureux de laisser cette guerre affreuse a quelqu'un d'autre. Avant l'invasion japonaise, jamais il ne lui serait venu à l'esprit que la guerre puisse devenir à ce point barbare. L'horreur se dispute au ridicule dans ce conflit où la vie humaine a si peu de valeur. Que quelqu'un de plus jeune que lui continue cette lutte si fatigante, si haineuse, si dure.
Le général reprend la lettre pour relire le nom de son remplaçant.
Charles Mast n'est pas un inconnu. Depuis un an, il fait fonction de conseiller militaire auprès du généralissime Tchang Kai Check. Il a aussi été attaché militaire à Tokyo, avant guerre. L'homme doit avoir des contacts utiles dans cette région.

19 décembre

Le dakota portant les cocardes françaises vient de s'immobiliser au bout de la piste de la base Épervier. L'homme qui en descend porte l'uniforme de l'armée française. Il a le visage maigre et sec. Lorsque les premières notes de la marseillaise sont jouées, il s'immobilise et porte la main à son képi. Puis il reprend sa marche d'un pas raide. Une section de légionnaire présente les armes. Même à distance, il est visible que le général tique en voyant les tenues qui servent d'uniforme aux soldats. Mais l'avion arrive de Chine et l'homme à l'habitude des soldats du KMT qui souvent marchent pieds nus et n'ont parfois qu'un fusil pour deux. Il lève la main et salue une nouvelle fois avant de continuer sa route suivie à distance par un petit groupe d'officiers subalternes.
L'homme salue une troisième fois cette fois en réponse au général Martin.
- Général Mast, nous sommes heureux de vous voir parmi nous. J'espère que vous avez eu un bon voyage.
- Les Japonais ne se sont pas montrés, c'est donc un bon voyage.
- Ils se montrent assez rarement à présent. Ils n'ont plus beaucoup d'avions dans la région. Permettez-moi de vous présenter monsieur de Sainteny qui représente ici l'autorité de la république.
Jean de Sainteny s'avance en tendant la main. Le général la saisit franchement.
- Ravi de vous rencontrer, monsieur.
- Moi de même, général, nous serons amenés à collaborer souvent.
- Monsieur Ho Chin Minh, président du Liên viêt (1).
- Enchanté, monsieur. J'espère que nous ferons du bon travail ensemble.
- Moi aussi, général. Il faudra que vous m'accordiez rapidement rendez-vous, j'ai de nombreux points à dicuter avec vous.
- Je n'y manquerais pas.
Martin se tourne vers des hommes, en uniforme de l'armée française.
- Laissez-moi, à présent, vous présenter vous subordonnés. D'abord, le Chef d'état-major général de l'Indochine, général de brigade Alessandri.
Ce dernier salua avant de tendre la main.
- Enchanté de vous rencontrez, général.
- Moi de même, mon général.
- Voici le Commandant des Forces aériennes d'Indochine, le colonel Devèze.
Lui aussi salua militairement avant de tendre la main.
- Colonel !
- Mon général.
- Le général de division Cazin dirige la division du Tonkin, mais se trouve actuellement à Lao Kai pour réorganiser nos forces. Le général de brigade Bourdeau est au Laos, lui aussi occupé par la réorganisation de nos forces locales. Le colonel Giap de l'APL (2) se trouve encore en Chine mais il devrait être de retour dans quelques jours.
- Très bien, messieurs ? Je n'ai pas l'intention de vous imposer un long discours. J'espère que nous arriverons à travailler ensemble au mieux de nos possibilités. J'ai suivi les événements de la région et j'ai décelé quelques hiatus malheureux mais qui ont causés des morts évitables et donc dramatiques. J'espère que nous pourrons éviter que de tels événements se reproduisent et que nous puisons coopérer harmonieusement. Chasser les japonais et ramener la paix en Indochine est notre seule priorité. je compte sur vous.
Le général Martin se racla la gorge et fit un signe d'invite.
- Général Mast, je vais vous conduire à votre bureau... J'espère qu'il vous conviendra. Trop chaud l'été, trop humide tout le temps. Je le connais bien, je l'ai occupé pendant un an.


(1) Front national unis du Viêtnam qui a remplacé le Viethminh depuis quelques mois, bien que ce dernier terme continue à être communément utilisé.
(2) Armée Populaire de Libération (du Vietnam).
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Hendryk



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MessagePosté le: Dim Oct 05, 2014 14:35    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Le général Martin se racla la gorge et fit un signe d'invite.
- Général Mast, je vais vous conduire à votre bureau... J'espère qu'il vous conviendra. Trop chaud l'été, trop humide tout le temps. Je le connais bien, je l'ai occupé pendant un an.

"Y a-t-il un seul endroit dans cette fichue partie du monde qui ne soit pas trop humide tout le temps," doit se demander Mast...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 05, 2014 15:36    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo pour ce point final (je pense Wink ) à "1943 - Indochine".

Une petite question protocolaire à nos spécialiste (Chasseur de Vincennes ?). Comment Martin et Mast s'adressent-ils l'un à l'autre ? Général, mon général, cher ami, etc... ??
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