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Texte intégral 1942 - Janvier-avril
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 09:51    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB - Pas facile, étant donné la façon "dispersée" dont ces textes ont été écrits. Si tu constates un paragraphe où il apparaît des discordances choquantes, merci de le signaler.
_________________
Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 09:56    Sujet du message: Répondre en citant

Mars 1942
1 – La guerre du Pacifique
« MacArthur ne fuira pas »

1er mars
Campagne de Malaisie

Au nord… – Les troupes japonaises poussent fortement leur avantage vers Kuala Lumpur, bombardée dans la matinée par des avions d’assaut. Dans la soirée, l’avant-garde japonaise approche des faubourgs de la cité, où la panique s’étend. Une immense colonne de réfugiés trébuche à présent sur la route de Port Swettenham. Cependant, devant les constantes attaques aériennes visant cette ville, le Lt-général Percival décide d’interrompre l’évacuation à partir de ce port bien trop exposé et encombré d’épaves, pour concentrer les opérations à Port Dickson.
Au sud… – Les forces du Commonwealth contre-attaquent à l’aube sur le front de Kulai. Les Japonais sont repoussés de 3 km, mais la contre-attaque s’épuise vers midi. Les Britanniques se replient sur leurs positions de départ, où ils avaient fait face aux assauts de la veille.

Campagne d’Indonésie
Java – Les forces japonaises exécutent deux débarquements distincts dans la grande île, l’un à Kragan, l’autre près de Pekalongan. Le premier est protégé par les unités du vice-amiral Ozawa, le second par celles du contre-amiral T. Tagaki. Les opérations commencent une heure après le lever du jour, mais ne se déroulent pas sans difficultés. A Kragan, les avions du Ryujo doivent bombarder et mitrailler les Hollandais qui s’accrochent près des plages pour ouvrir la voie à leur infanterie.
A 08h30, l’amiral Helfrich a une vue assez précise de la situation et demande à la RAF tout l’appui aérien qu’elle peut lui fournir. Ce n’est qu’à 11h30 que les premiers bombardiers alliés apparaissent au-dessus des plages de Pekalongan, quand neuf Blenheim IV escortés par douze Hurricane II attaquent les transports japonais en plein débarquement de troupes et de matériel lourd. Les attaquants ne sont pas détectés avant la dernière minute et parviennent à détruire deux transports et à endommager le chasseur de sous-marins CH-13. A 14h10, une formation de douze Manchester du Sqn 106 attaque ces mêmes plages. Effectué de 16 500 pieds, le bombardement n’est pas très précis, mais il fait si forte impression sur le commandement japonais que les opérations de débarquement sont suspendues pour près d’une heure, ne reprenant qu’à 15h05. Peu après, deux bataillons hollandais tentent d’attaquer Pekalongan, mais ils sont repoussés grâce aux canons des navires de Takagi.
Pendant ce temps, les avions japonais sont très actifs au-dessus des villes de Java. Bandœng et Batavia, ainsi que Sœrabaya, sont frappées deux fois par des bombardiers basés à Kuching ou à Kendari. Le raid sur Batavia est escorté par 18 A6M2, qui mitraillent à loisir la cité. D’un point de vue purement militaire, ces attaques ne sont pas très destructrices, mais, effectuées sans grande opposition, elles provoquent un vaste mouvement de panique dans la population locale. Les réfugiés fuyant les villes commencent à s’agglutiner sur les routes et les pistes allant vers l’ouest ou la côte sud, et gênent sérieusement les mouvements des troupes hollandaises.
De leur côté, les avions de Nagumo mènent une attaque très efficace contre Tjilatjap, où ils coulent deux cargos et endommagent quatre autres navires.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie – Le Ro-63 quitte la zone de Brisbane pour retrouver le reste de la flottille. Cent vingt nautiques au large de Brisbane, il aperçoit l’Américain Jefferson Myers (7 582 GRT, Pacific Atlantic Steamship Co, allant de Seattle à Brisbane avec du bois de construction et du matériel militaire). A 13h00, le sous-marin lance quatre des six torpilles qui lui restent. L’une frappe le transport en plein milieu et le casse en deux. Une autre touche la partie arrière, qui coule aussitôt, et le Ro-63 continue sa route.
Le Jefferson Myers n’a pas eu le temps d’envoyer un message de détresse, sa radio étant à l’arrière. Mais les survivants de la partie coulée peuvent monter sur la section avant. Celle-ci, bien qu’elle prenne l’eau, reste à flot grâce au bois contenu dans ses cales avant. Malheureusement, la proue est prise dans un courant tropical qui l’emporte au large. Ce n’est que cinq semaines plus tard qu’elle sera repérée par un hydravion de la RAAF et que les hommes d’équipage seront récupérés, amaigris mais vivants ! La proue abandonnée s’échouera deux mois plus tard sur la côte du Gippsland.


2 mars
Campagne de Malaisie

Les Japonais entrent dans Kuala-Lumpur, abandonnée par les troupes du Commonwealth.
Robin Meyrson, du NY Times, réussit à fuir la Malaisie : « Port Dickson doit être un endroit charmant, en temps de paix. Des plantations d’hévéas à perte de vue, un club entouré de beaux arbres alignés au cordeau, des courts de tennis, et surtout une plage en pente douce bordée de cocotiers. C’est cette plage qui représentait les derniers espoirs d’évacuation pour les forces du Commonwealth encerclées dans le nord-ouest de la Malaisie et pour de nombreux civils. Car les populations locales ont choisi leur camp. Les Japonais, dont les exactions sont connues de tous, n’inspirent que la peur et la haine. Aux Anglais et aux Australiens va le respect dû au courage malheureux et à la défaite honorable.
De nombreux bombardements japonais n’ont fait qu’ajouter au chaos et accélérer encore les allers et retours frénétiques de bateaux très variés, allant de Port Dickson à Palembang au sud, ou à Belawan et Medan au nord. C’est ainsi que j’ai embarqué – par miracle ou grâce au prestige du Dollar et de la Presse américaine ? – sur un bateau de pêche. Un rafiot minuscule mais, si j’ai bien compris l’anglais du capitaine et de son unique matelot, protégé des bombes japonaises par une divinité locale, sculptée à l’avant. Je pense plutôt que les pilotes japonais n’ont même pas dû nous voir… »


Campagne d’Indonésie
Sumatra – Les survivants de la SARFORCE (les unités du Commonwealth qui ont défendu Kuching et Sarawak) parviennent à Palembang. Grâce à de petits bateaux rassemblés à Bandjarmasin avant l’invasion, ils ont réussi à voyager par petits groupes à travers les archipels jusqu’à l’île de Billiton, où ils ont pris place sur des caboteurs hollandais. Au total, 2 170 hommes (sur 4 150 au 7 décembre 1941) se retrouvent ainsi à Sumatra, mais ils n’ont avec eux que le matériel qui a pu trouver place, entier ou en pièces détachées, dans de petits bateaux à voile. Hommes et officiers ont besoin de soins et de repos.
………
Java – Les troupes japonaises débarquées à Kragan arrivent aux abords de Sœrabaya, tandis que celles débarquées à Pekalongan marchent vers l’intérieur de l’île. Bandœng et Batavia sont à nouveau bombardées par les avions de la Marine et les deux villes sont paralysées par la terreur qui frappe les habitants. Le système ferroviaire, à traction électrique, souffre particulièrement du bombardement de Batavia, ce qui empêche l’envoi de renforts et de ravitaillement aux unités qui tentent de résister aux envahisseurs.
………
Océan Indien – Le pétrolier de l’US Navy Pecos a quitté Tjilatjap pour Colombo, mais trop tard pour échapper à l’attention des avions de l’amiral Nagumo. Il est repéré et coulé par les bombardiers du Kaga et de l’Akagi.


3 mars
Campagne de Malaisie

Les forces japonaises marchent de Kuala Lumpur vers Port Dickson, davantage ralenties par un état sanitaire lamentable que par les dernières forces britanniques. Le choc du climat et de l’environnement malais a été rude pour des hommes venant directement de Chine du Nord, sans parler de l’omniprésence du paludisme, en l’absence de réserves de quinine suffisantes pour toute l’armée.
Au sud, l’offensive reprend contre Kulai et Gunong Pulai. Les positions de la 8e Brigade d’Infanterie indienne sont attaquées à deux reprises par les bombardiers Ki-21 de l’Armée, basés à Kuching.
Au début de la nuit, douze Manchester basés à Palembang bombardent les dépôts de ravitaillement japonais à Mersing. Cette attaque est peu efficace, car les bombardiers manquent d’équipements de navigation fiables.

Campagne d’Indonésie
Java – Une partie des forces japonaises débarquées à Kragan, à l’est de l’île, commencent à s’attaquer aux défenses de Sœrabaya. D’autres unités, contournant la ville, font dans la soirée la jonction avec les troupes débarquées à l’ouest sans avoir à vaincre une forte résistance.
Les colonnes qui avancent vers Tjilatjap et Bandœng sont ralenties par les unités de la KNIL, tandis que six Blenheim venus de Palembang-II attaquent les troupes avançant vers Batavia, mais la dispersion des forces voue à l’échec la défense de Java.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Pacifique Sud-Ouest – Le I-5 et les Ro-61, Ro-62 et Ro-63 se retrouvent au point convenu et mettent le cap vers Kwajalein en formation espacée. Ils doivent passer au sud de la Nouvelle-Calédonie et à l’est des Nouvelles-Hébrides, pour éviter les concentrations de forces alliées signalées dans la Mer de Corail. Mais leur dernier et plus beau coup est encore à venir.

Un chasseur japonais radical
Japon – Comme les premiers Ki-44-I-Ko de série sont livrés par l’usine Nakajima Ota, le Chutai expérimental qui déployait des avions de pré-série au Tonkin est transformé sur la base de Narimasu en 47e Sentai, équipé du nouveau chasseur “radical” de l’Armée japonaise. L’avion est aussi critiqué par les vétérans habitués à l’agilité du Ki-27 qu’il est apprécié par les novices, qui louent sa vitesse (580 km/h à 4 500 m), son armement (4 x 12,7 mm) et son aptitude à grimper vite et à piquer jusqu’à 850 km/h sans problèmes. C’est le fait qu’il privilégie la vitesse sur la maniabilité qui l’a fait étiqueter “radical” – du point de vue japonais. L’usine d’Ota doit en construire 50 par mois.


4 mars
Campagne de Malaisie

Les troupes japonaises approchent de Port Dickson, bombardé toute la journée par les avions de la Marine. La ville brûle, ce qui n’empêche pas des caboteurs, bateaux de pêche et autres esquifs de continuer d’évacuer des troupes et des civils, à l’abri d’un énorme panache de fumée produit par les plantations d’hévéas en flammes.
Dans le secteur de Kulai, la “zone fortifiée”, tenue par la 8e Brigade d’Infanterie indienne, est maintenant attaquée en force par les Japonais. L’artillerie britannique joue un rôle important pour repousser les assaillants, mais elle commence à être la cible des bombardiers en piqué du 1er Dokuritsu Sentai de l’Armée japonaise.

Campagne d’Indonésie
Kendari (sud de Célèbes) – Dans la nuit, le port de Kendari est bombardé par quatorze Manchester basés à Palembang. Ce bombardement, malgré l’absence d’aides à la navigation, est relativement précis et un certain nombre d’entrepôts sont incendiés. Au retour, un Manchester doit effectuer un atterrissage d’urgence sur le terrain de Bandœng (Andir) en raison d’ennuis de moteur.
………
Java – Les troupes hollandaises qui défendent Sœrabaya s’accrochent avec énergie, et la ville est bombardée par les avions de la Marine Impériale basés à Kendari et à Timor. Les colonnes japonaises avançant vers Tjilatjap rencontrent elles aussi des unités hollandaises, mais la défense très statique de celles-ci les rend vulnérables au débordement qui est l’arme favorite des Japonais.

Fremantle – Arrivée du vieux cuirassé MN Condorcet, transformé en ravitailleur de sous-marins et transportant des torpilles, des accumulateurs et des pièces détachées pour les sous-marins français opérant en Extrême-Orient.

Campagne d’Indochine
Des avions japonais basés à Binh Dinh bombardent deux fois dans la journée Pleiku et Ban Me Thuot. Sur le terrain improvisé de Pleiku, un Potez-25 TOE et un Potez-29 Casevac sont détruits par les bombes.

Pacifique Central
Après son raid contre Wake, le porte-avions USS Enterprise, accompagné par les croiseurs lourds Northampton et Salt Lake City, lance un raid de 38 avions contre l’île Marcus (entre Midway et les îles Bonin), avant de rejoindre ses destroyers. Les résultats de l’attaque sont faibles, en raison des mauvaises conditions atmosphériques et du peu d’objectifs, mais c’est un très bon entraînement pour les équipages. Un avion est perdu.
Craignant que la force qui vient d’attaquer Marcus se dirige vers le Japon, le commandement japonais ordonnera le lendemain au cuirassé Hyuga, accompagné par le porte-avions léger Zuiho et par plusieurs destroyers, d’appareiller d’Hashirajima pour intercepter l’ennemi ; puis les croiseurs Tama et Kiso, accompagnés de destroyers, recevront l’ordre de quitter Yokosuka pour se joindre au groupe du Hyuga. Tous ces navires rentreront bredouilles après de vaines recherches.


5 mars
Campagne de Malaisie

Port Dickson tombe aux mains des Japonais en début d’après-midi.
La bataille autour de la zone fortifiée de Kulai se poursuit. Les avions du 1er Dokuritsu Sentai, qui sont maintenant basés à Kuala Lumpur, sont très actifs contre l’artillerie britannique et pour soutenir directement leurs troupes. Deux Aichi D1A2 et un Ki-36 sont cependant abattus par la DCA.

Campagne d’Indonésie
Java – Vers midi, les défenseurs de Sœrabaya se rendent après un bombardement combiné de la ville par les avions de la Marine et les croiseurs lourds de l’escadre Ozawa. La plupart des navires alliés ont été évacués ; les Japonais mettent cependant la main sur différents navires endommagés et plus ou moins efficacement sabotés, dont quelques-uns pourront être remis en service, dans des tâches de servitude ou d’escorte de convois.
A l’ouest, l’attaque vers Bandœng et Batavia est stoppée, mais au sud, les colonnes japonaises marchant vers Tjilatjap continuent d’avancer et la panique s’empare de la population.


6 mars
Campagne de Malaisie

Grâce à un soutien aérien très agressif, les troupes japonaises réussissent à pénétrer à l’intérieur du système défensif de la zone fortifiée de Kulai, mais sont incapables d’en déloger les hommes de la 8e Brigade indienne. Dans la nuit, les Indiens, renforcés par des éléments des 21e et 22e brigades, contre-attaquent et reprennent une partie du terrain perdu dans la journée.
Singapour est attaquée par de nombreux avions de la Marine basés à Kuching : 18 G3M2 et 27 G4M1.

Campagne d’Indonésie
Sumatra – Le terrain de Palembang II est attaqué dans la matinée par 18 bombardiers en piqué D3A1 escortés par 27 A6M2. Ce raid est intercepté par 14 Hurricane II. La formation japonaise perd quatre D3A1 et cinq A6M2 contre cinq Hurricane, mais le bombardement endommage sérieusement le système de ravitaillement en carburant, qui n’est pas protégé.
………
Java – Bandœng et Batavia sont à nouveau bombardés par des avions de la Marine basés à Kendari et à Timor. A la même heure, les bombardiers des porte-avions de Nagumo attaquent Tjilatjap, aggravant le désordre.

Campagne d’Indochine
Ban Me Thuot est encore une fois bombardée, pendant qu’une colonne japonaise quitte Saigon vers les Hautes Terres.
Dans la journée, 14 Aichi Ki-89 (des D3A1 “Val” dé-navalisés) font escale à Tourane pour s’y ravitailler en carburant avant de poursuivre leur route vers le sud de la Thaïlande et la Malaisie.


7 mars
Campagne de Malaisie

Au matin, les Japonais relancent leur attaque contre la zone fortifiée de Kulai, mais sont incapables de faire des progrès notables dans la journée.

Campagne d’Indonésie
Sumatra – Le terrain de Palembang II est à nouveau attaqué, cette fois par des avions de l’Armée : 27 bombardiers Ki-21 escortés par autant de Ki-43. Douze Hurricane II les interceptent, abattant cinq bombardiers et quatre chasseurs, au prix de quatre Hurricane. Cependant, l’accumulation des dommages commence à faire de Palembang II une base de fort mauvaise qualité et le commandement local de la RAF décide de renvoyer à Sabang (à la pointe nord de Sumatra) les Manchester survivants.
………
Java – Les troupes japonaises entrent à Tjilatjap. La nuit précédente, dans un dernier effort, des hydravions Short “C” et PBY-5 ont évacué quelques dizaines de personnes.
………
Océan Indien – Le vice-amiral Nagumo décide de se retirer vers Kendari pour ravitailler, après un dernier ratissage contre le trafic naval allié au sud de Java et un raid de 36 D3A1 contre l’île Christmas.


8 mars
Campagne de Malaisie

Un nouvel assaut contre la zone fortifiée de Kulai succède à un bombardement effectué d’abord en vol horizontal par 18 Ki-21 puis, en piqué, par 18 Ki-89/D3A1 aidés par 10 D1A2. Les troupes japonaises parviennent alors à pénétrer au centre de la position. La réussite de leur attaque est facilitée par une certaine désorganisation de la défense. En effet, le Brigadier Key, qui commande la 8e Brigade d’infanterie indienne, a été sérieusement blessé pendant le bombardement. Au crépuscule, les forces indiennes commencent à battre en retraite.

Campagne d’Indonésie
Java – Les forces japonaises reprennent leur attaque contre Bandœng et Batavia.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Pacifique Sud-Ouest, 02h00 – Le sous-marin I-5, en surface, aperçoit à tribord un gros navire, tous feux éteints, et ouvre le feu avec ses deux canons de 5,5 pouces. Très vite, le navire est atteint par deux obus et stoppe. Le I-5 se rapproche et découvre un pétrolier non armé : il s’agit d’un navire panaméen, mais appartenant à une compagnie américaine, le California Standard (11 179 GRT, Foreign Tankship Corp, allant du Mexique à Sydney avec du pétrole, sur commande de l’US Navy). Les autres sous-marins se sont aussi approchés et le jeune et agressif commandant du Ro-61, le capitaine Yoritomo Sato, constate que le pétrolier est en panne et abandonné, toutes ses embarcations de sauvetage ayant fui. « Mais ce bateau est pratiquement intact ! s’exclame-t-il. Nous pourrions le capturer ! Noguchi, prenez quelques hommes et allez voir dans quel état il est vraiment. »
De fait, la plus grande partie des dégâts faits par les obus du I-5 ont touché la passerelle, où la radio a été démolie. Les quatre commandants décident donc de capturer le pétrolier et y envoient un équipage de prise. Tout le groupe repart à 04h00. En chemin, l’équipage du California Standard est récupéré sur leurs bateaux de sauvetage. Les hommes expliquent qu’ils se sont cru attaqués par un croiseur japonais. La plupart sont de pays neutres (seuls certains officiers sont américains), et ils ne voient aucune objection à travailler pour les Japonais une fois qu’ils ont reçu la garantie qu’ils seront payés, puis rapatriés en tant que marins en détresse. Le groupe Oni et sa prise arriveront ainsi à Kwajalein le 15 mars.
« Ces quatre sous-marins devaient être le premier et le plus efficace des groupes de raid sous-marins de la Marine Impériale. L’association de trois petits navires modernes et d’un gros relativement démodé chargé de les ravitailler avait montré sa valeur. Grâce à l’impréparation des transports alliés, qui ne naviguaient pas jusqu’alors en convois dans cette région, ils avaient obtenu des succès remarquables pour seulement quatre sous-marins : 15 transports totalisant 91 948 GRT coulés, quatre autres endommagés, un escorteur coulé et un pétrolier de 11 179 GRT capturé. La désorganisation du système de transport allié dans la région, obligé de recourir aux convois et de mobiliser des escorteurs et des avions, fut considérable.
Ce grand succès de la Sixième Flotte provoqua une réaction inattendue de la part des Allemands, qui décernèrent aux quatre commandants la Croix de Fer de seconde classe. Il s’agissait pour eux de souligner l’intérêt allemand pour la “guerre du tonnage”, mais si cette décoration accrut encore les louanges qui pleuvaient sur la Sixième Flotte, elle ne modifia pas la doctrine bien établie de la Marine Impériale. » (Jack Bailey : Un océan de flammes – La Guerre aéronavale dans le Pacifique ; Sydney, 1965 – New York, 1966 – Paris, 1969).


9 mars
Campagne de Malaisie

La bataille autour de la zone fortifiée de Kulai continue. Les Japonais ont percé les lignes du Commonwealth, mais les unités indiennes contre-attaquent toute la journée.
Au crépuscule, des Manchester basés à Sabang attaquent les terrains japonais et les bases logistiques dans l’isthme de Kra.

Campagne d’Indonésie
Java – Les troupes japonaises poursuivent leur avance vers Batavia et Bandœng, mais doivent combattre une résistance hollandaise obstinée, quoique désorganisée. Les deux villes sont bombardées de façon répétée par les avions basés à Kendari et à Timor.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie (phase 2)
Côte Est de l’Australie – Alors que la phase 1 de l’opération Oni s’achève, la phase 2 a commencé . La flottille se compose cette fois du I-6 (un classe J2 ayant une autonomie de 20 000 milles nautiques) et de quatre petits submersibles de classe L4, les Ro-64, Ro-65, Ro-66 et Ro-67. Le I-6 emporte des réserves de nourriture, de matériel, de combustible et 37 torpilles en tout, dont 14 dans le compartiment prévu à l’origine pour transporter un petit hydravion (les L4 n’ont que dix torpilles chacun).
L’entraînement de la flottille a été perturbé par le raid américain sur Wotje et Kwajalein, et son départ retardé de quelques jours. Ce retard a été mis à profit pour adjoindre à la flottille le Ro-32, un vieux bâtiment de classe KT (lancé en 1924), équipé de dix des 90 torpilles de 18 pouces de type 97 à oxygène (conçues pour des mini-sous-marins, mais que ces petits engins s’étaient révélé incapables d’utiliser). Le Ro-32, après avoir fait route avec les autres, s’est ravitaillé en combustible auprès du I-6, puis a mis le cap sur la Nouvelle-Calédonie, pendant que les autres bâtiments se dirigeaient vers l’Australie.
« Les six navires avaient reçu l’ordre de ne pas utiliser la radio avant d’avoir atteint leur zone de patrouille. Ils devaient ensuite coder selon le code de la Marine toutes leurs communications. » (Japanese Sixth Fleet Operations Plans, Research for Australian Official Histories, 1949 – Research Notes by Mr Norman)
Pendant ce temps, les autorités australiennes s’efforcent d’organiser un système de convois cohérent. Elles ont pris la décision de doubler la taille de ces convois, passant de 4 à 5 marchands avec un ou deux escorteurs à 8 ou 10 marchands avec trois ou quatre escorteurs, ce qui réduit de 15 à 20% la rapidité des rotations, donc le tonnage transporté, par rapport à l’absence de convois, mais diminue bien plus fortement la vulnérabilité des convois et surtout le nombre de cibles, donc le risque d’interception. Cependant, de nombreux navires isolés continuent d’arriver des Etats-Unis ou du Cap : il n’y a tout simplement pas assez d’escorteurs en Afrique du Sud et les autorités américaines sont étonnamment lentes à saisir l’importance du problème.
Par ailleurs, les escorteurs australiens sont peu nombreux, mal équipés (jusqu’à l’arrivée en mai d’appareillages Asdic anglais), et manquent d’entraînement ASM – ce n’est qu’en mai que deux vieux sous-marins américains de classe “R” doivent arriver pour aider les escorteurs à s’entraîner. La couverture aérienne est elle aussi des plus succinctes, faisant parfois appel à des appareils d’entraînement.
Le 9 mars, les sous-marins d’Oni-phase 2 font leur première victime. Le Ro-67 aperçoit au large de Kiama le pétrolier américain J.W. van Dyke (Atlantic Refining Co, 11 652 GRT, allant de San Diego à Melbourne chargé de gazole pour l’US Army, et emportant sur le pont des avions pour l’USAAF). Le pétrolier navigue seul. Le sous-marin lance d’abord quatre torpilles, dont deux frappent le gros navire, qui est ensuite achevé au canon. Après vingt jours d’errance sur l’océan, l’équipage sera secouru par des hydravions Short Singapore de la RNZAF.


10 mars
Campagne de Malaisie

Les forces japonaises venant du nord parviennent aux abords de Malacca. A Kulai, les contre-attaques indiennes sont arrêtées par l’action continuelle des avions d’appui au sol de l’Armée japonaise. Le Lt-général Percival ordonne à toutes les troupes de se préparer à se replier dans l’île de Singapour. Pendant ce temps, la ville de Singapour est attaquée à deux reprises par des avions basés à Kuching.

Campagne d’Indonésie
Java – Les Japonais atteignent Bandœng, désertée par sa population. Batavia est bombardée deux fois par des avions basés à Kendari.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Le Ro-32 arrive au large de Nouméa. Il s’aperçoit vite que l’activité aérienne et navale est importante dans cette zone, que les Japonais croyaient calme.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 10:01    Sujet du message: Répondre en citant

11 mars
Campagne d’Indochine

Saigon – M. Kuriyama, secrétaire général de la représentation japonaise (gouverneur de fait de l’Indochine) prend un décret qui dissout toutes les assemblées élues, que ce soit le Conseil Colonial de Cochinchine, la Chambre des Représentants des Peuples de l’Annam, du Tonkin, du Cambodge et du Laos, le Grand Conseil des Intérêts Economiques et Financiers ou les conseils communaux, en tant qu’organes créés par le Colonisateur. Ces assemblées sont remplacés par des Conseils variés, dont les membres sont désignés par les services de M. Kuriyama parmi les Indochinois favorables au Japon. Ces derniers n’ont pas été faciles à trouver à Saigon même – après la chute de la ville, les Japonais ont commencé par exécuter tous ceux qu’ils avaient pris les armes à la main et par envoyer tous les immigrés chinois, ou supposés tels, dans des camps de prisonniers d’où fort peu reviendront.
Toutes les organisations politiques ou autres d’origine française (ou supposées telles) sont interdites. Les loges locales du Grand Orient de France sont également dissoutes et leurs biens saisis, à commencer par leur siège de Saigon. Aucune exception n’est prévue pour d’éventuelles organisations qui viendraient à se réclamer du NEF.
Quant aux civils français qui n’ont pas pu ou pas voulu suivre l’armée lors de son repli vers le nord, ils sont pour la plupart rassemblés sans distinction de sexe ou d’âge dans des camps qui n’ont guère à envier, pour la sévérité de leur régime, à ceux où sont enfermés les prisonniers militaires. Ne seront élargis – et avec mille limitations plus ou moins vexatoires – que ceux qui feront allégeance au pouvoir de Laval et que les Japonais jugeront nécessaires – très provisoirement – au fonctionnement administratif et économique de l’Indochine.

Campagne de Malaisie
Les troupes japonaises entrent dans la ville de Malacca.
Singapour – Devant la dégradation de la situation, il devient évident pour chacun que l’ABDAF Command sera bientôt dissous par la force des choses (et des armes japonaises). Délivré du souci de ne pas gêner Wavell (qui va retourner à l’India Command), Lord Gort relève le Lt-général Percival de ses tâches en Malaisie et prend en personne le commandement de la défense, affirmant son intention de rester avec ses hommes jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. A la tombée de la nuit, Percival quitte à regret la ville pour Palembang-II, à Sumatra, d’où il gagnera l’Inde.
En début de soirée, lord Gort prononce un discours destiné à tous les officiers commandant les forces du Commonwealth à Singapour et en Malaisie : « (…) Gentlemen, j’ai reçu mandat du Gouvernement de Sa Majesté Impériale et Royale de défendre la place de Singapour, aussi désespérée que paraisse la situation, aussi désespérée qu’elle soit effectivement. Je suis bien décidé à faire honneur à ce mandat, c’est-à-dire à défendre l’Ile jusqu’au dernier homme – moi-même compris. (…) »
Ce qu’on appellera le serment de lord Gort – jamais il n’abandonnera Singapour – aura un effet moral considérable sur ses troupes – et bien au delà.

Campagne d’Indonésie
Java – Bandœng tombe dans la matinée et la ville est aussitôt mise à sac par les troupes japonaises. Pendant ce temps, l’amiral Helfrich et le général Ter Poorten ordonnent l’évacuation vers Sumatra ou l’Australie de toutes les troupes alliées encore à Java. Dans l’après-midi, les avions de la Marine venant de Kuching bombardent violemment Batavia et coulent trois vapeurs surchargés de réfugiés espérant gagner Sumatra.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie, 07h50 – Le Ro-65 coule d’une torpille le charbonnier côtier “60-miler” Millicent (Southern Coals, 850 GRT), 2 nautiques au large de Lakes Entrance. Pas de survivants.


12 mars
Campagne de Malaisie

A Batu Paha, les troupes japonaises venant de Malacca font enfin la jonction avec celles qui ont débarqué à Endau et Mersing. Plus au sud, à Kota Tinggi, les unités de la 1ère Brigade Malaise commencent à se replier vers Johore pour éviter d’être débordées.

Campagne d’Indonésie
Java – Les Japonais entrent dans Batavia en fin d’après-midi.
A Sumatra, Robin “Doc” Meyrson écrit pour le NY Times : « C’est donc Palembang qui est devenu, avec l’isolement de Singapour, la capitale de la défense alliée dans la région. Ce soir, le maréchal Wavell, l’amiral Helfrich et le général Ter Poorten se sont réunis pour évaluer la situation à Java. A la fin de cette réunion, le maréchal Wavell a reçu quelques journalistes, auxquels il a déclaré : “A l’heure actuelle, la situation à Java est extrêmement confuse.” Si l’on en croit les récits épouvantés des réfugiés qui arrivent de Batavia, il s’agit évidemment là d’un remarquable exemple de l’understatement volontiers pratiqué par les officiels britanniques de haut rang. »
Il est vrai que Java est bel et bien perdue. La “Barrière Malaise” n’est plus qu’un souvenir.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie, 12h30 – Le Ro-65 coule un nouveau charbonnier côtier, l’Undola III (780 GRT, Wildridge and Sinclair Shipping Co) de deux torpilles, à 1 500 mètres du phare de Norah Head. Là encore, pas de survivants, car le petit navire a coulé en moins de 15 secondes.
« Cette perte faisait passer le nombre de charbonniers côtiers de Sydney au-dessous du minimum nécessaire pour alimenter les centrales électriques (Pyrmont, Balmain, White Bay et Bunnerong). Ces bateaux ne pouvaient être organisés en convois, car ils devaient respecter des calendriers très stricts, les centrales électriques manquant totalement d’installations de stockage. C’était un travail dur, dangereux et très spécialisé, qu’il fallait effectuer quel que soit le temps et dans lequel les naufrages étaient courants, même en temps de paix, comme en témoigne le poème “The Song of the Sixty-Milers”. De plus, un charbonnier torpillé coulait si vite que tout son équipage disparaissait avec lui, aggravant encore l’effet de la perte du bateau. Les attaques contre le trafic de charbon sur les soixante miles séparant Newcastle et Sydney eurent ainsi un réel impact sur l’économie des Nouvelles-Galles du Sud. Pour y parer, le charbonnier Birchgrove Park fut restitué par la Royal Australian Navy à R.W. Miller & Co pour ravitailler Bunnerong. Des charbonniers hollandais réfugiés, quoique trop petits et trop légèrement construits, furent mis au travail. Deux nouveaux patrouilleurs “V-boats”, à peine terminés par les chantiers Cockatoo, furent mis en service pour escorter les “60-milers”. Rien d’autre n’était disponible. La RAAF, en raclant les fonds de tiroir, put assurer la présence quotidienne de quatre Anson pour couvrir les 60 miles, mais il ne s’agissait bien sûr que d’une mesure diurne. » (Research Notes de Mr Norman)

Campagne des Philippines (voir Annexe C B2)
Corregidor – La famille du général MacArthur, le général Wainwright, l’amiral Rockwell et quinze autres officiers de haut rang quittent Corregidor sur les vedettes rapides du lieutenant Bulkeley, qui les conduisent sur la côte nord de Mindanao, où une petite piste d’atterrissage est encore contrôlée par les Américains. Le général Douglas MacArthur reste sur Corregidor.
Les raisons de sa décision sont aujourd’hui mal éclaircies, car les témoignages divergent. Le fait que les chefs militaires et même civils des défenseurs de Singapour (lord Gort) et de l’Indochine (Martin, Sainteny) aient proclamé qu’ils ne quitteraient pas leur poste a certainement joué, mais le seul élément objectif est la courte lettre de MacArthur au Président Roosevelt, qui s’achève sur ces mots : « MacArthur ne fuira pas. »


13 mars
Campagne de Malaisie

Les troupes japonaises avancent lentement vers Johore, mais les unités du Commonwealth peuvent se replier en bon ordre vers le sud. Singapour est maintenant bombardée chaque jour avec régularité par les avions japonais.

Fremantle (Australie) – Le croiseur mouilleur de mines Emile-Bertin quitte l’Australie pour Colombo.

Pearl Harbor – Les dommages infligés par la bombe reçue en février étant réparés, le Lexington fait route avec son écran vers Nouméa, où il doit retrouver le Wasp, jusqu’alors seul porte-avions allié à opérer dans la région ANZAC.

Opération Oni, ou le siège de l’Australie
Côte orientale de l’Australie, 07h40 – Quinze nautiques au sud-ouest du promontoire Wilson, le I-6 aperçoit le cargo américain isolé Algic (US Maritime Commission, 5 496 GRT, allant de San Francisco à Melbourne avec des chars, des moteurs d’avion et des P-40 en caisses sur le pont). Il le coule de deux torpilles.
20h00 – Le Ro-64 lance deux torpilles sur le cargo norvégien isolé Belpariel (Christian Smith/Skibs Belships, 7 203 GRT, transportant vers Brisbane quatre remorqueurs de port, deux petits patrouilleurs et des chars). Mais le Norvégien évite les deux torpilles et s’enfuit. Le Ro-64 fait alors surface et poursuit sa proie dans la nuit…


14 mars
Campagne de Malaisie

Les troupes japonaises progressent lentement vers Johore sous des orages intermittents, qui les empêchent de recourir à l’appui aérien.

Campagne d’Indonésie
Java – L’Armée Impériale établit son quartier général à Bandœng, bien qu’une grande partie de la ville soit en ruines.
Pendant ce temps, constatant la perte de la plus grande partie de leurs colonies, les Hollandais font le compte des atouts dont ils disposent encore – ce n’est pas nul (voir Appendice).

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie, 04h30 – Le Ro-64 rattrape le Belpariel et lance deux torpilles à bout portant – moins de mille mètres. Une seule touche, mais c’est suffisant pour entraîner la perte du navire.
11h40 – Le Ro-66 aperçoit au large de Sydney un convoi cap au sud. Il lance quatre torpilles de loin et touche le cargo australien Corio (Huddart Parker, 3 346 GRT, allant de Sydney à Melbourne avec du ciment et du tissu), qui coule rapidement. Mais le Ro-66 est alors pris en chasse pendant plusieurs heures par le HMAS Moresby, qui l’arrose de 36 grenades ASM. Le sous-marin s’en tire de justesse, mais doit se replier pendant deux jours en haute mer pour effectuer des réparations.


15 mars
Campagne de Malaisie

Alors que les troupes japonaises se regroupent autour de Johore, les aviations de l’Armée et de la Marine lancent de nouveaux raids contre Singapour. Le ciel de l’île est à présent obscurci par d’énormes nuages de fumée provenant des incendies allumés par les bombardements.
D’autres nuages de fumée, provenant cette fois des hévéas délibérément incendiés par les Britanniques, voilent en partie le ciel au-dessus du détroit de Malacca. Les bateaux britanniques chargés de ravitaillement destiné à la forteresse de Penang, où s’est repliée la plus grande partie de la 18e DI britannique, peuvent ainsi plus facilement échapper à l’attention de l’aviation japonaise.

Campagne d’Indochine
Après avoir dû livrer quelques combats contre des troupes d’arrière-garde, les Japonais entrent à Ban-Me-Thuot. La petite ville a été évacuée et la plupart des ses bâtiments ont été détruits, par les bombardements japonais ou par les sapeurs français. Le commandant de la colonne japonaise décide de stationner un certain temps dans la ville avant d’essayer de marcher vers Pleiku.

Pearl Harbor – Le croiseur sous-marin Surcouf quitte Pearl Harbor en fin de journée après avoir laissé tout le temps à ses marins d’évoquer leur retour à Papeete dans les bars du port. Mais sitôt au large, le navire met le cap à l’ouest.


16 mars
Campagne de Malaisie

Après plusieurs raids diurnes contre Singapour, l’aviation de l’Armée tente à nouveau sa chance de nuit et perd deux Ki-21 abattus par les Defiant de la RAF.

Campagne d’Indochine
Le Haut-Commissaire Jean Sainteny, le général Maurice Martin et leur état-major arrivent à Saravane, dans la région des Bolovens.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie, 02h00 – Le Ro-65 continue à pourchasser les “60 milers”. Au large de The Entrance, il lance une torpille sur le Christina Fraser (550 GRT, R.W. Miller & Co, allant de Newcastle à Sydney avec du charbon)… et le rate. Le sous-marin fait alors surface et coule le charbonnier au canon.


17 mars
Campagne de Malaisie

Nouvelle journée de bombardements contre Singapour. A Palembang, le maréchal Wavell réévalue la situation dans la région Sumatra-Malaisie-Singapour avec le général Ter Poorten. Ils tombent d’accord pour reconnaître que l’existence de l’ABDAF Command ne se justifie plus guère… Cette structure n’aura véritablement existé que pendant environ deux mois, même si sa dissolution officielle n’est pas encore actée.

Campagne d’Indochine
Les avions japonais attaquent Pleiku et les hameaux voisins, faisant de nombreuses victimes dans la population civile.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte orientale de l’Australie, 16h00 – Le I-6 lance quatre torpilles sur un petit convoi de deux transports accompagnés d’un bateau pilote (hâtivement doté d’une artillerie légère mais non de grenades ASM), dans Storm Bay. Le cargo britannique Jalaveera (4 966 GRT, Scindia Steam Navigation, allant de Newcastle à Hobart avec du charbon) est touché deux fois et coule, tandis que le second cargo échappe à une torpille qui passe juste sous sa coque.


18 mars
Campagne de Malaisie

Les avions de la Marine japonaise basés à Kuching attaquent par deux fois Singapour ; lors du second raid, deux petits bateaux sont incendiés dans le port de commerce. Lord Gort ordonne l’évacuation de « tout le personnel non essentiel à la défense de Singapour ».


19 mars
Baie de Kuching
– Le contre-amiral Kubo concentre sa 4e Force d’Attaque Surprise et celle de son collègue Nishimura pour couvrir un convoi de 22 transports.
Kendari (Célèbes) – Les porte-avions du vice-amiral Nagumo lèvent l’ancre dans l’après-midi et se dirigent vers le sud-ouest.
………
Nouvelle-Guinée – Les Japonais occupent Hollandia, sur la côte nord-ouest de l’île (dans sa partie hollandaise, aujourd’hui indonésienne).


20 mars
Au large de Nouméa, 02h00
– Ne parvenant pas à se mettre en position de tir, le Ro-32 finit par envoyer au quartier général de la Sixième Flotte un message décrivant la présence dans le lagon de nombreux navires civils et militaires, une forte activité aérienne avec des avions mono et multimoteurs et un important trafic radio local. Mais cette activité sera considérée comme liée à la mise en état de défense de la grande île, et non comme la préparation d’une offensive alliée dans la région, que les services de renseignement japonais estiment impossible avant le mois de décembre 1942.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 10:09    Sujet du message: Répondre en citant

21 mars
Campagnes de Birmanie et d’Indochine – “L’intercession” chinoise

Avec son arrogance habituelle, Tchang Kaï-Chek a baptisé “Intercession” une opération destinée officiellement à protéger le flanc est de la Route de Birmanie et, si possible, à prêter assistance aux troupes franco-vietnamiennes défendant la région de Dien-Bien-Phu (notamment pour les aider à se ravitailler). Mais Tchang a “généreusement” donné le commandement de cette opération à son conseiller américain, le général Joseph Stilwell, qu’il méprise cordialement, en lui confiant quelques-unes des unités les plus mal équipées du Kuomintang et en le laissant libre de déterminer sa stratégie… en accord avec les Français. Jo Stilwell se retrouve ainsi dans une situation où il va vivre personnellement le manque de moyens qui est le quotidien des troupes chinoises. De fait, Geiju, où “Vinegar Joe” installe son QG en ce 21 mars, est situé loin au sud de Kunming, non loin de la frontière sino-indochinoise, c’est à dire loin de tout…
Composition de la Force Expéditionnaire Chinoise en Birmanie (FECB)
– Réserve d’état-major
36e Division* (général Li Chih-Peng) – En réserve au Yunnan.
88e Division* – Envoyée en mai 1942 défendre le sud du Yunnan contre les incursions de troupes japonaises venant d’Indochine.
2e Division de réserve – Envoyée en mai 1942 effectuer des actions de guérilla sur les arrières japonais le long de la frontière avec l’Indochine.
– 5e Corps (général Tu Yu-Ming)
22e Division (reconstituée) (général Liao Yao-Shiang) – 64e, 65e et 66e régiments.
96e Division (général Yu Shao) – 286e, 287e et 288e régiments.
– 6e Corps (général Kan Li-chu) – Entré en Birmanie dès février 1942
49e Division (général Peng Pi-sheng) – 145e, 146e et 147e régiments.
93e Division (général Lu Kuo-Chuan) – 277e, 278e et 279e régiments.
55e Division Provinciale (général Chen Mien-Wu) – 1er, 2e et 3e régiments.
1er Bataillon du 13e Rgt d’Artillerie.
Bataillons du Génie, du Train et des Transmissions.
– 66e Corps (général Ma Wei-Chi) – Utilisé dans le sud-ouest de la province du Guanxi. Détaché auprès de Stilwell à partir de mi-avril 1942, mais normalement indépendant et travaillant en coopération avec des éléments français venus du Vietnam.
28e Division (reconstituée) (général Liu Po-Lung) – 82e, 83e et 84e régiments.
29e Division (reconstituée) (général Ma Wei-chi) – 85e, 86e et 87e régiments.
38e Division (reconstituée)* (général Sun Li-jen) – 112e, 113e et 114e régiments.
1er Bataillon du 18e Rgt d’Artillerie.
Stilwell est extraordinairement peu à sa place à ce poste. Tout ce qui sera accompli sur le terrain le sera en réalité par son “adjoint” le général Lo Cho-Ying, en relation directe avec les forces françaises et leurs alliés locaux par l’intermédiaire du Lt-général Lin Wei. En revanche, Stilwell ne manquera pas de se faire mal voir des Français en réclamant à cor et à cris qu’ils se lancent dans des opérations dont ils n’ont absolument pas les moyens.
Mais la véritable mission confiée aux troupes de second rang composant la FECB sera brillamment exécutée : faire en sorte que Jo Stilwell exige l’envoi en Chine par Washington d’une grande quantité de matériel.
L’opération “Intercession” durera jusqu’au début du mois de juin.

Campagne de Malaisie
Singapour est à nouveau durement bombardée par des appareils de l’Armée japonaise. Les forces terrestres japonaises se regroupent autour de Johore, pendant que les unités du génie s’efforcent de remettre en état pour les appareils d’appui au sol de l’Armée les pistes soigneusement détruites par le génie britannique.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Au large de Nouméa, 12h40 – Le sous-marin Ro-32 réussit à se placer en bonne position pour tirer sur le ravitailleur d’hydravions USS Curtiss, escorté d’un seul dragueur de mines.
13h05 – Le sous-marin lance quatre torpilles à moins de 3 000 mètres. Ne laissant presque pas de sillage, les torpilles à oxygène passent inaperçues et le Curtiss est touché de plein fouet par deux d’entre elles. Il coule 12 minutes plus tard, emportant la moitié de ses 1 195 membres d’équipage. Le coup est sévère, car le navire apportait des pièces détachées et des équipements pour des hydravions PBY sur le point de s’installer à Nouméa.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie, 11h00 – Le Ro-67 a subi des avaries et a eu à affronter du gros temps, quand sa chance tourne enfin. Il attaque le cargo yougoslave Olga Topic (4 375 GRT, allant de Melbourne à Auckland pour compléter une cargaison de laine et de viande en boîte destinée à l’Angleterre). Une première torpille le rate, une deuxième le stoppe et une troisième le coule.


22 mars
Campagne d’Indonésie

Sumatra, 05h30 – Les quatre porte-avions du vice-amiral Nagumo lancent un raid majeur contre Palembang. La ville et l’aérodrome sont frappés à l’aube. En dépit d’une courageuse opposition des Hurricane de la RAF et de la RAAF, qui détruisent sept D3A1 et six A6M2 au prix de sept des leurs, les deux objectifs sont durement touchés.
08h50 – Les avions basés à Kuching attaquent à la fois Palembang (24 Ki-21 de l’Armée) et le terrain hollandais de Manopati (21 G4M1 escortés par 27 A6M2). Le raid sur Manopati détruit les derniers chasseurs B-339 et CW-21B du ML-KNIL.
09h00 – Le QG allié est informé de débarquements japonais à Sumatra, sur les plages de Telukbetang, au bord du détroit de la Sonde.
09h50 – Une formation combinée d’avions de transports japonais de l’Armée (54 Kawasaki Ki-56 et LO) et de la Marine (33 Nakajima L2D3) lâche environ 1 100 parachutistes autour du terrain de Palembang-II. Des troupes britanniques et hollandaises réagissent rapidement et chassent les parachutistes de l’aérodrome, mais ceux-ci parviennent à garder le contrôle des raffineries de Palembang.
10h00 – Couverte par la force du vice-amiral Ozawa, la 4e Force d’Attaque Surprise du contre-amiral Kubo débarque des troupes à Pangkapinank et dans l’estuaire du Musi, au nord-est de Palembang.


23 mars
Campagne d’Indonésie

Sumatra – Dans la nuit, les parachutistes japonais ont été acculés autour des raffineries. Cependant, le bruit que des troupes japonaises avancent vers Palembang par la rivière Musi provoque une certaine panique et les unités alliées quittent la ville vers midi. A la nuit, les forces japonaises contrôlent la région. Lorsque la nouvelle se répand, la résistance sur la côte sud-est de Sumatra, qui tenait jusqu’alors solidement, s’effondre, tandis que les unités alliées tentent de fuir vers la côte ouest.
Au nord de Sumatra, les porte-avions de Nagumo lancent un raid massif contre l’île de Sabang. Arrivant à l’abri des montagnes, les attaquants échappent à la détection par le radar local, qui ne donne l’alerte qu’au moment où l’ennemi est à moins de 20 nautiques, et la défense est prise au dépourvu. Six Hurricane et sept Manchester sont détruits au sol (plus trois Hurricane en vol, qui venaient de décoller), tandis que les installations de ravitaillement en carburant sont durement touchées, malgré une DCA puissante et bien organisée, qui abat trois Val, un Kate et deux Zéro.
Un nouveau raid est effectué à 14h50, et se heurte cette fois à une patrouille de six Hurricane. Les chasseurs alliés, quoique très inférieurs en nombre, abattent deux Val et deux Zéro, en perdant trois appareils.
………
Détroits de Karimata – Opérant maintenant de Port-Blair, le sous-marin HMS Unique (Lt A.F. Collett) s’approche des navires japonais qui débarquent des troupes dans l’estuaire du Musi. D’une gerbe de torpilles, il coule un transport et le chasseur de sous-marins CH-10.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Côte est de la Nouvelle-Guinée (Papouasie) – Des forces japonaises venues de Rabaul débarquent à Lae et à Salamaua, dans le golfe de Huon (sur la côte nord-est de la Nouvelle-Guinée, loin au nord de Port-Moresby, à la racine de la “queue” ou partie est de la grande île). De nombreux petits groupes de New Guinea Volunteer Rifles (NGVR), de policiers locaux et de civils fuient et se lancent à pied dans d’épiques voyages à travers l’île.
L’amiral W. Brown, qui a quitté Nouméa la veille avec les CV Wasp et Lexington pour couvrir un important convoi, décide, avec l’accord de l’amiral King, de se dérouter vers la Papouasie pour « attaquer l’ennemi ». Les deux porte-avions sont bientôt rejoints par celui de l’amiral F. Fletcher, l’USS Yorktown.

Au large de Nouméa, 22h00 – Le Ro-32, ayant passé toute la journée près des récifs, est récompensé par la vue de nombreux navires sortant du lagon et tire quatre torpilles vers le plus gros bâtiment, à moins de 2 000 mètres. Deux au moins touchent. Tandis que le sous-marin réussit à s’échapper sans difficulté, le transport de troupes de l’US Army Catlin (24 289 GRT, ex-Washington des US Lines) coule vers minuit sans que l’on ait pu l’échouer. Par bonheur, le navire était vide et les pertes humaines sont minimes. C’est l’un des plus gros navires coulés par les sous-marins de la Marine Impériale durant la guerre.
N’ayant plus que deux torpilles, le Ro-32 retourne selon ses ordres à Kwajalein, où il arrivera le 5 avril. Son unique patrouille offensive (il ne servira plus qu’à l’entraînement) a prouvé la fiabilité des torpilles Type-97 dans des sous-marins normaux. Mais les Japonais ne pourront guère en avoir l’utilité pratique.


24 mars
La Flotte Combinée attaque Port-Blair

Océan Indien – A l’aube, 36 D3A1 escortés par 27 A6M2, lancés par les porte-avions de Nagumo, attaquent Port-Blair, dans les îles Andaman. Ils sont interceptés par six Vickers type 355 (cette version à flotteurs du Spitfire rappelle que le “Spit” est dérivé de l’hydravion de course Supermarine S6B ; les type 355 sont en général désignés “Floatfire”). Mais ces élégants hydravions, écrasés sous le nombre, perdent cinq des leurs dans le combat avec les Zéro, dont trois sont abattus. Le porte-hydravions Commandant-Teste, gravement endommagé, doit être échoué, et deux petits cargos sont détruits dans la rade.

Campagne d’Indonésie
Sumatra – De Palembang, les troupes japonaises commencent à avancer vers Medan, au nord.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie, 21h00 – Le Ro-66 attaque le convoi OG8 au large de Broken Bay. C’est un convoi “double”, dix navires marchands escortés par le yacht Adele (288 GRT, 12 nœuds, un 6-livres), le dragueur de mines auxiliaire (AMS) Orara (1297 GRT, 16 nœuds, un 4-pouces, 12 grenades ASM), l’AMS Geraldton (mis en service depuis peu et doté d’un équipage improvisé) et le DE Moresby (en fait un vieil aviso), chef d’escorte.
Le Ro-66 pénètre l’écran et lance une salve de quatre torpilles, touchant deux transports. Le Lochmonar (9 412 GRT, Royal Mail Line, allant de Liverpool à Brisbane avec des véhicules militaires et des pièces détachées) est frappé en plein milieu, prend feu et coule trois heures plus tard au large de Lion Island dans 70 mètres d’eau. Un second navire, le reefer moderne Port Alma (8 400 GRT, Port Line, allant de Liverpool à Brisbane avec des camions militaires) est touché à l’étrave, mais l’équipage réussit à contrôler la voie d’eau et le navire parvient à gagner Broken Bay, escorté par l’Adele.
Le Geraldton aperçoit le sous-marin en surface et l’attaque, le forçant à plonger. Cependant, son équipage est novice dans l’art du grenadage. L’escorteur reste dans la zone, lâchant une grenade de temps en temps, pendant que le Moresby et l’Orara conduisent le convoi vers le nord. Puis, le Moresby vient prendre le relais tandis que le Geraldton rejoint le convoi.


25 mars
Océan Indien – A l’aube, les porte-avions de Nagumo attaquent à nouveau Sabang, avec 29 D3A1 et 18 B5N2 escortés par 27 A6M2. Ce raid, suivant celui du 23, est très destructeur pour les installations de l’aérodrome. Cependant, la DCA est très précise et quatre D3A1, un B5N2 et deux A6M2 sont abattus en attaquant le terrain. Considérant le total des pertes de ses groupes aériens, le vice-amiral ordonne à ses vaisseaux de se retirer vers Kendari.

Campagne d’Indochine
Dien-Bien-Phu – La base Epervier s’est peu à peu renforcée. Ce jour-là, c’est une formation alliée tri-nationale qui en décolle : 33 bombardiers (18 Martin-167 français du GB II/62 et 15 Vultee V-11 chinois), escortés par 48 chasseurs (16 Hawk-81 français des GC I et II/40, 16 Hawk-81 des squadrons Hell’s Angels et Panda Bear de l’AVG et 16 Hawk-75A5 chinois ). Cette puissante formation attaque les terrains japonais autour d’Hoa Binh et d’Hanoï. Vingt-six avions sont détruits au sol, tandis que quatre Ki-43 et six Ki-27 sont abattus en combat aérien en échange de deux chasseurs français, un américain et deux chinois. Ce raid est un coup sévère porté à la puissance aérienne japonaise dans le nord de l’Indochine.

Campagne de Malaisie
Singapour – La cité et le port de Keppel sont bombardés à deux reprises par les avions de la Marine japonaise basés à Kuching. La première fois, 15 G3M2 endommagent l’une des centrales électriques de Singapour. Le second bombardement, effectué par 18 G4M1, est relativement inefficace.

Campagne d’Indonésie
Sumatra – Les troupes japonaises progressant vers Medan sont arrêtées par les lignes de défense des forces hollandaises et du Commonwealth.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Orientale de l’Australie, 00h30 – Au bout de deux heures de recherches, le Moresby obtient enfin un contact Asdic stable et effectue deux grenadages. Le second endommage sérieusement le Ro-66. Celui-ci se pose sur le fond par 80 mètres de profondeur, mais est obligé de faire fonctionner ses pompes pour évacuer l’eau qui s’infiltre par des fissures dans la salle des machines. Le bruit des pompes est détecté par les hydrophones du Moresby, qui effectue un nouveau grenadage d’après les relèvements fournis. Le sous-marin est à nouveau endommagé et les voies d’eau s’aggravent. Son commandant décide alors de combattre en surface, puis ordonne de chasser partout… Vers 01h00, son dernier message, en clair, sera capté par le I-6 et par la base de Rabaul : « Deux transports de 10 000 tonnes torpillés et coulés. Sommes endommagés par grenadage. Combattrons en surface pour éliminer l’ennemi. Avons encore deux torpilles. Vive l’Empereur. »
00h55 – Le Ro-66 fait soudainement surface à moins de 150 mètres à bâbord arrière du Moresby, et « nous commençons à nous battre dans la nuit comme deux chiens furieux » racontera Scott Clement, le second de l’aviso.
« Sur le Moresby, des acclamations saluent la gerbe d’écume signalant que l’ennemi invisible émerge. « Enfin ! » grogne le capitaine Douglas McIntyre. « La barre à bâbord, toute! Machines, donnez-moi le maximum ! » Alors que l’escorteur change brutalement de cap, le sous-marin, où les hommes se hâtent de mettre en batterie le canon de 75 mm, pivote pour présenter la proue à son adversaire. Le Moresby n’a pas fini son virage. « Zéro la barre ! ordonne tout à coup McIntyre, les yeux rivés à ses jumelles. Machines, réduisez à demi-puissance, mais soyez prêts à me redonner tout ce que vous pouvez ! » L’aviso reste quelques instants tourné de trois-quarts vers son adversaire, puis : « Bâbord toute ! Machines, allez-y à fond ! » Et peu après : « Zéro la barre ! » L’aviso présente enfin la proue au sous-marin. Cinq secondes plus tard, la vigie hurle : « Torpilles droit devant ! » Dans un silence total, tous les hommes présents sur le pont regardent, hypnotisés, deux sillages blanchâtres qui viennent lécher la coque du Moresby, l’un à bâbord, l’autre à tribord. « Mais pourquoi a-t-il fait une pause avant de présenter la proue ? » souffle un jeune enseigne à Scott Clement. « Pour que l’autre se croie en bonne position et crache son venin, tiens ! » sourit Clement, qui n’en mène pourtant pas large…
Le Moresby n’a qu’un 4 pouces à l’avant, un 12 livres à l’arrière et quatre mitrailleuses lourdes. Le Ro-66 a son 75 et deux mitrailleuses légères – le combat est équilibré, car le sous-marin est une cible plus petite, d’autant plus difficile à atteindre que seule une lune indécise éclaire la scène. Les torpilles évitées, le Moresby s’élance pour éperonner le sous-marin, mais ce dernier, montrant une maniabilité étonnante, esquive, tout en l’arrosant d’obus. En quelques minutes, six obus de 75 touchent l’aviso, sans cependant lui faire grand mal : explosant à l’impact, cinq ouvrent de larges trous dans la coque, au dessus de la ligne de flottaison, le sixième détruisant le 12 livres et allumant un petit incendie derrière la cheminée. Les deux bâtiments se tournent littéralement autour à moins de cent mètres, et les mitrailleuses de 0,5 pouce du Moresby emportent la décision, tuant ou blessant tous les servants du canon du sous-marin ainsi que la plupart des hommes dans le kiosque, tandis que les Australiens n’ont que deux morts et trois blessés.
A 01h20, le Moresby s’éloigne juste assez pour permettre à son 4 pouces de tirer. A l’inclinaison minimum, le canon place en peu de temps deux obus à la base du kiosque et un autre en plein sur le canon du sous-marin. « Ils sont cuits, décide McIntyre. On y retourne ! » Cette fois, en effet, le Moresby éperonne bel et bien le Ro-66 juste au niveau du kiosque, sa proue dessinée à l’ancienne s’enfonçant profondément dans le flanc de son ennemi. Mais les Japonais ont prévu le coup et une demi-douzaine d’hommes, sautant du kiosque qui domine alors la plage avant de l’aviso, se jettent à l’abordage, armés de couteaux et de pistolets, sous la conduite du commandant du sous-marin, l’épée au poing !
Ils tombent d’abord sur les servants du 4 pouces, tandis que retentit sur le Moresby un appel oublié : « Repoussez les abordeurs ! » Manquant d’armes individuelles, les Australiens ont le dessous, jusqu’à ce que l’officier artilleur se jette dans la mêlée. Le vieil aviso dispose d’un lot de sabres d’abordage destinés à l’exercice, et Jack Thompson devient une légende dans la flotte australienne en menant quatre hommes au combat, sabre au poing, en défiant l’officier japonais et son épée et en l’abattant d’un coup de taille sauvage. Seuls deux Japonais survivent, gravement blessés, pendant que le Ro-66 coule corps et biens. » (M. K. Worster, L’Australie assiégée – Les opérations sous-marines japonaises contre l’Australie, 1942-1945, Melbourne University Press, 1955)
Cet épisode rocambolesque, outre qu’il vaut à Jack Thompson d’être surnommé “Errol Flynn”, confirme aux responsables australiens la validité du système des convois… et permet à l’équipage du Moresby d’apprendre, grâce aux prisonniers, que leur ancien adversaire dans cette région est le sous-marin du commandant Yoritomo Sato, dont la speakerine de Radio-Tokyo, la fameuse “ Rose de Tokyo ”, chante les louanges depuis qu’il a pris à l’abordage un pétrolier allié.


26 mars
Campagne de Malaisie

Singapour – La DCA est un peu plus efficace que d’habitude lors des raids habituels contre la ville. Deux G3M2/3 sont abattus.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Mer des Salomons, 08h40 – Les porte-avions USS Wasp, Lexington et Yorktown, positionnés 45 nautiques au large de la côte sud de la Papouasie, lancent un groupe d’attaque de 152 avions. Ces appareils traversent la chaîne des montagnes Owen Stanley, guidés par le Commander W.B. Ault (du Lexington), dont l’avion survole le point le plus haut du col par lequel les attaquants doivent passer. C’est une vraie fête pour les appareils américains, qui ne perdent que deux des leurs, pendant qu’ils coulent un gros mouilleur de mines (le Tsugaru), trois transports (Tenyo Maru, Yokohama Maru et Kokai Maru) et le croiseur auxiliaire de 6 500 tonnes (transport converti) Kongo Maru. Le croiseur léger Yubari est endommagé. De retour à leurs porte-avions, les aviateurs réclament un second raid, mais l’amiral Brown n’ose pas risquer ses bateaux plus longtemps et se retire vers Nouméa.
Ce raid est considéré par les Américains comme « la première lueur d’espoir dans le Pacifique Sud » (Morrison), en même temps qu’un bon entraînement pour les groupes aériens des porte-avions.


27 mars
Campagne de Malaisie

Pendant que les bombardiers de la Marine basés à Kuching maintiennent leur programme de deux raids par jour contre Singapour, Penang est attaqué par quatorze D3A1 escortés par neuf A6M2. Le raid surprend le vieux destroyer britannique Thanet, qui reçoit trois bombes de 250 kg et coule aussitôt.
De son côté, l’Armée japonaise redéploie deux “Groupes spéciaux” d’appui au sol sur de petites pistes proches de Singapour.

Campagne d’Indonésie
Sumatra – Une fois réorganisées, les forces japonaises reprennent leur avance vers Medan.
Dans la soirée, au large de l’île Bangka, le sous-marin HMS Unbeaten coule un caboteur japonais.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie, 22h30 – Le Ro-65 croit apercevoir un petit bâtiment à 12 nautiques au nord-est de Newcastle, et lance deux torpilles. L’une explose après une course plus longue que prévu. Ne voyant plus le bateau visé, le Ro-65 revendique la destruction d’un cargo de 2 000 tonnes.
En fait, le commandant du sous-marin s’est trompé sur la taille du navire, comme sur son destin. Il s’agit du cargo moderne Hannington Court (5 449 GRT, Court Lines, allant seul de San Francisco à Newcastle, avec un chargement d’une grande importance constitué de machines-outils, de matériel de soudure et… de 2 000 tonnes de TNT brut ! La torpille qui l’a touché a gravement endommagé sa coque et allumé un incendie à l’arrière. Pourtant, le navire n’explose pas ! Le capitaine, Ambrose M. Crompton, réussit à convaincre son équipage, composé en majorité de “lascars” (indigènes du Pacifique), de combattre les flammes et de sauver le navire. En raison du risque d’explosion, il décide de ne pas entrer dans le port de Newcastle, tout proche. Après plusieurs heures d’efforts, en sachant que leur navire risque d’exploser à tout moment, les marins du Hannington Court réussissent à entrer dans Port Stephens, où le navire est échoué et sabordé pour éteindre l’incendie et prévenir l’explosion. Le chargement n’a pratiquement pas souffert : les explosifs occupent les cales inférieures et les autres sont restées hors d’eau. Pour cet exploit, le capitaine Crompton recevra la George Cross, et son équipage tout entier sera généreusement récompensé par le gouvernement australien, car les machines-outils étaient impatiemment attendues et un grave manque d’explosifs menaçait à ce moment de faire baisser la production de munitions. Le navire sera déchargé par des droghers (vapeurs fluviaux) et la cargaison transférée sur un train à Karuah. Le Hannington Court sera renfloué quelques mois plus tard.


28 mars
Port Blair (îles Andaman) – Dûment examiné par des ingénieurs navals français et britanniques, le porte-hydravions Commandant-Teste, sérieusement endommagé par les avions de Nagumo, est considéré comme irréparable. Il finira sa carrière à Port Blair, pour y être utilisé comme base pour les hydravions et les sous-marins. Ultime pied de nez du destin à l’homme qui avait été à l’origine de la création de l’Aéronavale et qui n’avait cessé de répéter que les avions, et non les hydravions, domineraient la mer…

Campagne de Malaisie
Penang est à nouveau attaqué par des bombardiers en piqué basés à terre de la Marine Impériale, qui s’en prennent surtout au trafic entre la petite île et Sumatra. Deux caboteurs nolisés par les autorités britanniques sont coulés.

Opération C
Kuching (Bornéo) – A la demande de l’état-major de la Flotte Combinée, deux sous-marins partent vers l’Océan Indien pour reconnaître les côtes est de l’Inde et de Ceylan et la région des Maldives. C’est le début de l’opération C. Les submersibles engagés sont deux type J-3, les I-7 et I-8 (de grands bâtiments disposant d’un hydravion).
Cette opération, quelque peu atypique par rapport à la doctrine d’utilisation de l’arme sous-marine japonaise, a été décidée en réponse à une suggestion allemande : la Kriegsmarine aimerait en effet voir les Alliés disperser leur effort anti-sous-marin en dehors de l’atlantique et de la Méditerranée. Il s’agit d’une mission de reconnaissance avant une opération plus importante dans l’Océan Indien, qui sera l’opération D.

Campagne des Philippines
Bataan – Il y a encore sur la presqu’île 72 000 soldats alliés et environ 3 000 non-combattants. Mais seuls 27 000 combattants sont à peu près en bonne santé ; les autres sont blessés ou accablés par la malaria, la dysenterie… et surtout par la faim. C’est alors que le général MacArthur, pour la première fois depuis que la bataille a commencé, visite Bataan. Quittant Corregidor, il inspecte la ligne Bagac-Orion, avant que quiconque à l’état-major soit averti de sa présence (voir Annexe C B2).


29 mars
Campagne d’Indonésie

Sumatra – Les troupes japonaises attaquent Medan toute la journée, mais sont repoussées par les défenseurs hollandais et du Commonwealth. Des avions de l’Armée japonaise bombardent par deux fois la ville, provoquant de graves dégâts. Au crépuscule, les Japonais reprennent leur attaque, tentant de déborder les positions alliées.

Mer de Savou – Alors que la flotte du vice-amiral Nagumo rentre en mer de Savou, se dirigeant vers Kendari, elle est attaquée par le sous-marin USS Permit, qui lance une salve de quatre torpilles à moyenne portée. Une torpille touche le porte-avions Akagi en plein milieu… mais n’explose pas. Deux destroyers japonais soumettent alors le Permit à 90 minutes de grenadage, mais le submersible s’en tire avec de légers dommages. « Nous étions bien plus affectés par la frustration que par le grenadage, témoignera son commandant. Nous étions sûrs qu’au moins une de nos torpilles avait dû toucher, mais aucune n’avait explosé ! »
Peu de temps après, au large de Timor, la chance est encore du côté de l’escadre japonaise. Le sous-marin français La Créole lance lui aussi quatre torpilles, mais il est trop loin et toutes manquent leurs cibles.


30 mars
Campagne de Malaisie

Singapour – Des bombardiers moyens de la Marine attaquent la cité, incendiant des entrepôts près du port. De son côté, le 2e Dokuritsu Sentai commence des vols de familiarisation au-dessus de Singapour. Il se familiarise aussi brutalement avec la DCA de l’île, lorsqu’un de ses Ki-36 est abattu par un 40 mm Bofors.
Durant toute la journée, lord Gort fait la tournée des unités du Commonwealth sur la côte nord. Il fait comprendre à tous ceux qui en douteraient encore qu’un assaut ennemi de grande envergure est à prévoir sous peu, mais qu’il n’a pas la moindre intention d’offrir aux Japonais la reddition de Singapour.

Campagne d’Indonésie
Sumatra – Après avoir combattu toute la nuit, les troupes hollandaises et du Commonwealth abandonnent Medan aux Japonais et se replient vers le nord de l’île.

Célèbes – Alors que l’escadre japonaise atteint Kendari (sur la côte est de Célèbes), c’est un récif de corail qui réussit ce que deux sous-marins alliés ont raté la veille : il cause des dégâts assez importants au Kaga. Après un bilan rapide, il apparaît qu’en raison d’une voie d’eau, la vitesse du grand porte-avions est réduite à 18 nœuds, au mieux. C’est donc à vitesse un peu réduite que la Flotte combinée va rentrer au Japon, où elle parviendra le 5 avril en fin de journée.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie, 13h00 – Le Ro-64 aperçoit au sud de Brisbane un important convoi, cap au sud. Incapable, en plongée, de se mettre en position de tir (il ne dépasse pas les 6 nœuds), il a la chance de découvrir un traînard, moins de cinq nautiques derrière le gros du troupeau. Ce gros navire a droit à quatre torpilles. Une seule touche, mais cela suffit pour couler le Grec Mount Taurus (6 696 GRT, Atlanticos Steamship Co, allant de Brisbane à Liverpool avec du sucre). Celui-ci n’avait pu se maintenir à poste dans le convoi en raison d’un fatal problème de machines. Mais cet épisode sera aussi fatal à… certains sous-marins japonais.
En effet, le naufrage a été filmé par un Dornier hollandais qui escorte le convoi et réalise un film destiné à l’entraînement des avions de patrouille maritime. Le pilote de l’avion voit le périscope du Ro-64 et effectue un bombardement précis, mais les vieilles petites bombes de 100 livres qu’il utilise n’explosent pas ou détonent en touchant l’eau. Devant ces images incontestables, la RAF va se voir obligée de fournir très vite des bombes anti-sous-marines de bonne qualité à la RAAF…


31 mars
Campagne de Malaisie

Des bombardiers en piqué D3A1 de la Marine basés à terre, escortés par des A6M2, attaquent à nouveau Penang. Deux vedettes Fairmile, les MGB-315 et 316, qui escortent un petit caboteur, sont mises hors de combat.
Singapour est aussi attaquée. La cité subit un bombardement meurtrier effectué par 36 bombardiers moyens de l’Armée.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Côte Est de l’Australie – Selon le plan pré-établi, tous les sous-marins japonais se dirigent vers leur point de rendez-vous, loin au large des côtes de Nouvelles-Galles du Sud. Cette procédure évite d’avoir recours à la radio.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 10:13    Sujet du message: Répondre en citant

Appendice 1
Les forces des Indes Orientales Néerlandaises
après la chute de Batavia


Courant 1941, le gouvernement des Indes Orientales Néerlandaises (l’Indonésie), siégeant à Batavia, avait approché le gouvernement français, à Alger, pour obtenir des conseils sur la façon dont un partenaire plus faible pouvait continuer à faire entendre sa voix et ne pas être réduit à jouer les utilités dans une alliance de pays plus puissants. Les entretiens débouchèrent sur une collaboration régulière. Les deux principaux conseils français étaient de veiller à conserver une capacité économique et fiscale et, surtout, un instrument militaire.
Le gouvernement royal hollandais, en exil à Londres, se joignit à ces conversations, mais il se fit carrément conseiller par Alger – par la bouche du général de Gaulle – de s’auto-dissoudre ou de fusionner avec le centre du pouvoir hollandais survivant, situé à Batavia. Après une amère controverse interne, les Hollandais de Londres n’eurent d’autre choix que de suivre ce conseil et d’unir leurs forces à celles de leurs compatriotes d’Indonésie.

La constitution de réserves économiques et financières
Des dispositions furent prises pour transférer l’ensemble du système bancaire d’Indonésie en Australie et en Inde. Les réserves d’or, d’argent et de diamant furent en secret emportées de Batavia à Bombay en novembre 1941. Elles totalisaient environ cent millions de livres sterling.
De plus, Batavia accepta le même déménagement de ses ressources naturelles que celui que les Français et les Anglais avaient appliqué dans leurs colonies d’Asie du Sud-Est.
Au 31 décembre 1941, les Hollandais avaient exporté suffisamment de pétrole pour remplir tous les réservoirs disponibles entre Le Cap et Tahiti, gagnant dans l’affaire environ cinquante millions de livres de réserves de crédit. Cette opération avait été rendue possible grâce à la fin des ventes au Japon (en raison de l’embargo décidé pour punir ce pays de son agression en Chine) et à la présence d’un surcroît de tonnage de pétroliers disponible dans la région. Une grande partie des réserves de crédit était constituée de produits pétroliers à forte valeur ajoutée, comme des huiles et autres lubrifiants, stockés à bon marché dans des barils de 5, 20 et 44 gallons.
D’importants tonnages de minerais tels que le wolfram (minerai de tungstène), de caoutchouc brut, d’indigo, d’épices, de bois précieux et d’huiles alimentaires furent aussi mis en réserve hors des Indes Néerlandaises courant décembre, utilisant, là encore, le tonnage marchand rendu disponible (notamment en navires de la KPM, mais aussi en bateaux français et anglais) par l’effondrement du commerce avec le Japon.
Finalement, des plans furent conçus – puis mis en œuvre, parfois sous les bombes – pour évacuer le plus possible de personnels civils. Ces décisions soulevèrent une réelle opposition des intéressés, car beaucoup de civils hollandais étaient persuadés que, dans les zones éventuellement occupées par les Japonais, même s’ils devraient être étroitement contrôlés et surveillés, la vie normale continuerait, plus ou moins comme en Hollande occupée par les Allemands. Au total, 120 000 civils (dont plus de la moitié de notables chinois et indonésiens qui, eux, ne se faisaient aucune illusion sur ce que serait leur vie sous l’occupation japonaise) purent être évacués. Les autres s’aperçurent vite que les occupants japonais étaient beaucoup moins “korrects” que les Allemands, même et surtout avec de bons Hollandais.

Le transfert des écoles militaires
Le flux d’équipement militaire prévu pour les forces hollandaises en 1942 apparaissait impossible à gérer avec les ressources de l’Indonésie. Les plus proches installations d’entraînement étaient en Australie. En octobre 1941, les écoles ci-après avaient été transférées dans la région de Brisbane, en dehors de quelques antennes locales. Quelques nouveaux services avaient aussi été développés, notamment des services d’entraînement technique et tactique pour l’Armée comme pour l’Aviation, afin de mettre les performances des personnels au niveau des exigences australiennes. L’ensemble des écoles fut placé sous le commandement du major-général Cox (auparavant commandant de la 2e Division du KNIL). Le 8 décembre 1941, il avait sous ses ordres dans la région de Brisbane environ 4 000 Hollandais (sans compter une compagnie d’infanterie de la Milice, à l’entraînement avec l’armée australienne).

– Ecoles des Forces Aériennes des Indes Néerlandaises
Ecole d’entraînement technique des ML-KNIL (aérodrome d’Andir, Bandœng, Java) et Ecole de pilotage de base des ML-KNIL (aérodrome de Kalidjati, près de Sœbang, Java) : 20 Koolhoven FK-51 et 40 Ryan STM-2 d’entraînement.
Ecole de transformation opérationnelle des ML-KNIL (aérodrome de Singosari, Malang, Java) : 6 Martin 139, 2 Hudson.
La mise en place en Australie des cadres de nouvelles formations fut adoptée pour s’assurer qu’il serait possible de faire appel aux ressources australiennes pour soutenir la mise en œuvre de matériel neuf de fabrication américaine. Ces dispositions accrurent considérablement la densité du trafic entre Brisbane et Java (aérodrome de Kalidjati). Pour y faire face, un Groupe de transport et d’entraînement à la navigation fut établi près de Brisbane, le Verkenningsafdeling 4 (VkA-4), avec 16 Lockheed 212 Lodestar (entraînement et transport) et 8 DC-3 (transport).
Un dépôt de matériel aérien fut aussi mis en place.

– Ecoles des Forces Aériennes de la Marine Royale Néerlandaise
Ecole de pilotage de la MLD (de Sœrabaya à Brisbane River) : 2 Dornier Do 24K-1 (utilisés pour l’entraînement avancé), 1 Fokker T-IVa (pour l’entraînement), 3 Fokker C-XIVW (entraînement), 40 Ryan STM (hydravions d’entraînement), 3 PBY Catalina.

– Ecoles de la KNIL (Armée des Indes Néerlandaises)
L’Armée reçut elle aussi l’ordre de créer des installations en Australie pour garantir la mise en œuvre des nouveaux équipements (et notamment des blindés) venant des Etats-Unis. Ces installations furent créées à Brisbane comme des unités de l’armée (rapportant directement au général Ter Poorten) sous la forme de trois nouveaux bataillons de dépôt (pour les blindés, l’artillerie et l’infanterie). Une Ecole d’entraînement et de transformation fut aussi créée, avec un service technique et un service tactique.

Le déménagement de la compagnie maritime KPM
La grande ligne de navigation KPM était dirigée de Batavia et avait d’importants bureaux à Durban. La KPM reçut l’ordre d’établir à Sydney un “miroir” de son quartier général de Batavia, afin de permettre une transition facile de l’administration et de la direction de la compagnie en cas de guerre. Cette mesure devait donner au gouvernement des Indes Néerlandaises le contrôle total de ses lignes de ravitaillement naval et une garantie de leur bonne administration pendant la guerre.

Les Forces Armées Royales des Indes Néerlandaises (KNIL)
Au 8 décembre 1941, les troupes de la KNIL totalisaient 1 000 officiers et 34 000 hommes, dont 25 000 “indigènes”.
La chute rapide de la partie orientale de l’Indonésie fut accompagnée de l’évacuation d’un certain nombre d’hommes vers les importantes structures logistiques de Brisbane. Chacun de ces groupes de survivants étant peu nombreux, mais l’ensemble représentait une force notable. Peu d’entre eux avaient pu faire grand-chose contre les troupes de la Marine ou de l’Armée japonaise, mais ils n’en avaient qu’un plus grand désir de revanche. Au total, on estime qu’à la chute de l’Indonésie, 12 000 à 20 000 hommes (hollandais et indonésiens), pour la plupart des conscrits peu entraînés, avaient été transférés en Australie.
En décembre 1941, 400 hommes de l’infanterie de marine se trouvaient à Sœrabaya, dans la caserne Gœbeng. Le 21 janvier, ils quittèrent Java. L’idée était d’envoyer 1 200 hommes aux Etats-Unis, pour y suivre un entraînement avec les Marines américains et former un bataillon blindé doté de 74 chars, destiné à servir avec l’US Marine Corps dans le Pacifique. Ce projet n’aboutit pas, mais six cents hommes finirent par être regroupés à Brisbane où ils formèrent un Bataillon d’Infanterie de Marine Coloniale après un bref entraînement avec des instructeurs de l’USMC.
Une quarantaine d’avions variés, dont un unique Glenn Martin, réussirent à rejoindre l’Australie, où se trouvait déjà un nombre substantiel d’autres avions hollandais récemment achetés. Environ 1 500 hommes des forces aériennes purent en faire autant.

La Marine Royale Néerlandaise
Après la fin de la campagne d’Indonésie, la marine hollandaise ne comptait plus que peu de navires.
Deux croiseurs légers : Tromp et Sumatra (ce dernier en reconstruction aux Etats-Unis).
Quatre destroyers : Evertsen, Van Ghent, Van Nes, Witte de With.
Les canonnières lourdes Flores et Soemba.
Le mouilleur de mines Prins van Oranje, en réparations à Sydney après avoir été touché par une bombe.
Le dragueur de mines Eland Dubois (dont la chaudière avait un urgent besoin de réparations).
Le ravitailleur d’hydravions Valk.
Le vieux garde-côtes cuirassé Soerabaia, modifié en navire d’entraînement et transportant toute l’école des officiers de la Marine Royale et les cadets.
L’ex-cargo de la KPM Swartenhondt (1924, 5 250 tonnes, 12,5 nœuds), transformé en navire d’entraînement et transportant les Ecoles des casernements de Goebeng (Sœrabaya).
L’ex-cargo de la KPM Nieuw Holland (1928, 11 006 tonnes, 15 nœuds), qui, après avoir amené de Bandoeng le personnel des écoles de la force aérienne, fut transformé en base flottante pour les sous-marins survivants.
Quatre vedettes rapides de classe TM-4. Ce sont de très petits navires (59 pieds de long – moins de 20 mètres – et 13 tonnes), légèrement armés (trois mitrailleuses légères), mais elles sont rapides (33 nœuds) et portent deux torpilles de 18 pouces.
………
Un petit convoi de bateaux inachevés avait pu être évacué de Sœrabaya avant l’arrivée des Japonais. Le Poolster (un petit navire de réparations) avait remorqué le mouilleur de mines / canonnière Ram, chargé des éléments nécessaires à son achèvement, tandis que les petits dragueurs Fakfak, Grissee et Garoet, bien qu’incomplets, avaient pu faire route par leurs propres moyens.
………
Dans le courant de 1942, ces unités furent rejointes par l’aviso Van Kinsbergen (1 700 t, 25 nœuds), qui servait dans les Caraïbes, et par le mouilleur de mines Willem van der Zaan (1 250 t, 15,5 nœuds), qui se trouvait dans l’Océan Indien.
………
L’ensemble représentait une force mineure, mais qui n’était pas ridicule si elle était concentrée. Les petits bâtiments formèrent une force d’escorte légère et de mouillage/dragage de mines, basée à Brisbane, à la grande satisfaction du gouvernement australien, désespérément à court de ce type de bateaux. Les deux croiseurs et les quatre destroyers, après rééquipement et modernisation rapides, constituèrent une petite escadre basée à Sydney. Ces unités furent par la suite renforcées par différents bâtiments (destroyers notamment) cédés par les Anglais ou les Américains et armés par les survivants des bâtiments coulés lors de l’invasion japonaise.
………
Sydney servit aussi de base à ce qui restait de la force sous-marine néerlandaise dans le Pacifique : au 1er février 1942, cinq sous-marins opérationnels (plus deux équipages complets, qui attendirent de longs mois des navires), regroupés autour du navire-base Nieuw Zeeland. Bourré de matériel rapporté de Sœrabaya, celui-ci collabora efficacement avec la base “Platypus” de la Royal Australian Navy.
Les cinq sous-marins formèrent la 2e Flottille de Sous-Marins de la Marine Royale Néerlandaise (la 1ère, basée en Grande-Bretagne, opérait en Europe). Il s’agissait des K-10, K-11, K-12, K-15 et O-19.
Rappelons ici le destin des autres sous-marins hollandais basés en Indonésie le 8 décembre 1941.
K-7, K-8, K-9, K-13 : perdus par bombardement à Sœrabaya.
K-14 : torpillé par un sous-marin japonais au large de Sœrabaya.
K-16, K-17 : coulés au large de Kuching.
K-18 : échoué devant Singapour.
O-16 : détruit par une mine devant Singapour.
O-20 : coulé en Mer de Chine Méridionale.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 11:34    Sujet du message: Répondre en citant

Je trouve qu'il vaudrait mieux dire (au 2 mars)

"Le pétrolier Pecos de l’US Navy..."
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 13:10    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore écrit :

Citation:
Je trouve qu'il vaudrait mieux dire (au 2 mars)

"Le pétrolier Pecos de l’US Navy..."


On peut aussi dire : "Le pétrolier américain USS Pecos ...."

ce qui sous-entend qu'il s'agît d'un bâtiment de l'US Navy

@+
Alain
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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 22:49    Sujet du message: équivalences calibres français/anglais Répondre en citant

pour les Français franchouillards comme moi ne serait il pas possible de convertir les calibres anglais au système métrique,j'avoue avoir un mal fou à me faire une idée pour un canons de 16 inches mais alors quand on part dans l'armée de terre et qu'on se retrouve en pounds je suis complètement largué......
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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 22:59    Sujet du message: Répondre en citant

Argh, le piège ! Un 15 pouces n'est pas exactement un 380 mm, même si les obus sont compatibles...
Et ne parlons pas des calibres en livres.... Mais tout cela ne fait-il pas couleur locale, fait-il ?

Pensez un peu aux Japonais, Armée et Flotte irréconciliables, comme l'Armée était de formation allemande, elle utilisait des calibres en cm ou en mm, alors que la flotte, de formation british, utilisait des calibres en pouces....

Bienvenue tout de même, pcfd !
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MessagePosté le: Jeu Juil 19, 2012 23:10    Sujet du message: calibres Répondre en citant

je n'ai rien contre la couleur locale mais je trouve que ce serait sympa si à coté de ces (censuré) de (censuré) de calibres à la c.. de ses foutus anglais de mettre une correspondance même approximative (surtout pour les livres)
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MessagePosté le: Ven Juil 20, 2012 02:44    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Mais tout cela ne fait-il pas couleur locale, fait-il ?

Sur, il fait. Bonté! Plutôt choquant, n’est-il pas ? Mais gardez votre lèvre supérieure rigide, soyez un joyeux bon garçon. et toute cette sorte de choses, je dis !
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MessagePosté le: Ven Juil 20, 2012 02:50    Sujet du message: Re: calibres Répondre en citant

pcfd a écrit:
je n'ai rien contre la couleur locale mais je trouve que ce serait sympa si à coté de ces (censuré) de (censuré) de calibres à la c.. de ses foutus anglais de mettre une correspondance même approximative (surtout pour les livres)


Je n'y ai jamais rien compris non plus. Je suppose qu'il faut avoir un esprit anglo-saxon pour comprendre ce genre de choses.
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sting01



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MessagePosté le: Ven Juil 20, 2012 08:13    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
sting01 a écrit:
Il y a une phrase lors de l'attaque de Saigon qui est difficile a comprendre , car la confusion entre le verbe etre et le point cardinale est possible.


Peux-tu préciser à quelle date ? Merci.


Il y a plusieur occurences, mais a moins d'etre un parfiat idiot , confusion n'est pas possible.

Mais celle ci m'a trouble pour un moment :

6 février
Campagne d’Indochine
Cochinchine – Les troupes japonaises venant de l’ouest sont maintenant aux portes de Saigon. En revanche, le front est, à Bien Hoa, paraît stabilisé, car les unités japonaises manquent d’équipement lourd. De plus, les attaques de harcèlement effectuées le long de la route côtière par de petites unités indépendantes, composées d’hommes des tribus locales et de quelques Français, obligent le commandement japonais à organiser des unités de sécurité, réduisant le nombre d’hommes disponibles pour l’attaque de Bien Hoa.

Mon probleme etant un probleme visuel, j'avais manque la virgule apres le Est; donc je ne comprenais plus la phrase.

les autres occurences sont toutes de la forme :

Sur le front est,

donc sans erreur possible (meme pour les aveugles comme moi).
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Anscarides je suis ne,
heritier de la Comte je serai.
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Archibald



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MessagePosté le: Ven Juil 20, 2012 08:13    Sujet du message: Répondre en citant

vrai, les livres (pounds) c"'est parfois un cauchemar. J'ai toujours ce doute affreux entre l'américaine et la britannique.
On a envie de crier "pouce" et de leur mettre le "pied" au c... Arrow
Méthode de survie (par un fan du programme spatial qui vit quotidiennement ce cauchemar)
1- essayer de ce mettre dans la tete les références en métrique
1 pouce / inch : 2.54 cm
1 pied / foot : 30.3 cm
2 - raisonner en ordre de grandeur (100 pouces, 300 pouces etc.)
3- il y a des convertisseurs sur internet
4- et la calculatrice windows (un des rares trucs utiles de ce logiciel idiot)
5- au bout d'un moment le cerveau s'y habitue (si, si).

Pour les calibres de canons (pouces, donc * 2.54)
14 pouces = 356 mm
15 pouces = 381 mm
16 pouces = 406 mm
18 pouces = 456 mm
(et encore, ca ne tombe pas juste... il y a des poussières de millimètres qui se baladent ) Rolling Eyes
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...
"La Meuse, ça ne m'intéresse pas" Gamelin à Corap, mars 1940.
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MessagePosté le: Ven Juil 20, 2012 09:30    Sujet du message: Répondre en citant

Les calibres en pouce, ca va encore, mais en livres, c'est du delire. Je suppose que c'est une reference au poids de la munition, mais comment ca marche, je n'an ai aucune idee. Le fameux 25 Pounder de l'artillerie britanique etait un 90mm ou quelque chose comme ca, mais le 4 Pounder antichar etait je crois un 25mm ou a peu pres, et la plupart des chars etaient armes de 2 Pounders qui devaient bien faire du 45mm si ca se trouve. Va-t-en t'y retrouver...
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