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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mar Jan 14, 2020 17:39    Sujet du message: Répondre en citant

VII. La montée en puissance des communautés européennes (1993-2005).
1)L'Union Européenne après les Accords de Schengen, approfondissements et évolutions.
Le 3 Mars 1993 avait lieu la Fin des négociations d'adhésions de l'Autriche, de la Finlande et de la Suède, moins d'un mois avant que La Hongrie et la Pologne ne déposent une demande d'adhésion à l'Union Européenne les 31 Mars et 5 Avril. Moins de trois semaines plus tard, le 24 Avril avait lieu la signature de l'Accord de Corfou qui consacrait le cinquième élargissement de l'Union Européenne avec l'entré de l'Autriche, de la Finlande et de la Suède et ce la veille du jour ou la Yougoslavie signait l'acte d'adhésion à l'Union Européenne.
Quelques mois plus tard, le 12 Novembre 1993, devinrent visible d'autres conséquences des accords de Mons, lors d'un sommet européen commun CED/UE à Bonn. Les états membres des deux organisations se retrouvèrent pour signer l'acte de naissance de l'Agence Européenne de l'Armement (AEA). Cette agence commune avait pour but de gérer tous les programmes d'armements communs à au moins deux états membres, de monter des équipes de travails multinationales destiné à concevoir et mettre en œuvre des méthodes innovantes de conduites de programme, de consolider et développer la base industrielle et technologique européenne de défense, de veiller au respect du principe de "juste retour" industriel pour les états participants à un programme de l'agence, de promouvoir le principe de "préférence européenne" pour l'équipement des forces des états membres (2) et de faire la publicité des équipements conçus par elle. Le Directeur en serait nommé d'un commun accord entre CED et UE, et la structure serait cofinancé à part égales par les deux organisation. Par contre chaque programme piloté par l'Agence serait financé individuellement par les états impliqués. Un conseil de Surveillance formé par les ministres de la défense des états membres serait institué pour veiller sur l'agence et son bon fonctionnement, mais seul ceux qui participeraient à au moins un programme pourraient prendre la parole et voter. Deux semaines plus tard, les 27 et 28 Novembre, lors de référendums, les peuples Autrichiens, Finlandais et Suédois se prononcèrent en faveur de l'adhésion de leurs pays respectifs à l'Union Européenne. Les mêmes jours, les Yougoslaves votèrent en faveur de l'adhésion, premier pays de l'ancien bloc de l'Est à se rapprocher effectivement de l'Europe de l'ouest. Et à la fin de l'année, les 9 et 10 Décembre, lors du Conseil européen d'Essen en Allemagne, les quinze décidèrent de mettre en œuvre une stratégie de pré-adhésion en faveur des états liés à l'Union européenne par un accord européen, le tout visant à intégrer progressivement les acquis communautaires dans le droit des états concernés.
L'année commença le 1er Janvier 1994avec le cinquième élargissement de l'UE à travers l'adhésion de l'Autriche, la Finlande et la Suède. L'Europe des quinze devint l'Europe des Dix-huit. Deux semaines plus tard, le 17 Janvier eut lieu la signature de l'Accord ENFOPOL à Bruxelles, qui permit la constitution d'un groupe de travail mixte CED/UE avec les représentants des services policiers et judiciaires des états membres des deux organisations. Il s'agissait de mettre au point une réponse à la fois légale et technique au réseau américain ECHELON d'écoute et d'interception globale des communications, tant publiques que privées dont l'existence vient d'être découverte par les européens (3). Le 6 Mars, la Turquie signait un accord d'union douanière avec l'Union européenne, conformément à l'Accord d'Ankara de 1962 qui assurait à la Turquie un avenir européen. Mais l'adhésion pleine et entière ne vint qu'a la fin des années 2020 après la chute du régime islamofachiste Erdogan. Avec près de 70ans d'attentes, ce fut un record de lenteur, même pour l'Europe. Trois semaines après, le 29 Mars, il fut décidé lors du Sommet européen de Turin, de créer une Conférence Intergouvernementale chargée de réfléchir aux modifications à apporter au Traité de Maastricht, dont la mise en œuvre de certaines dispositions posait des problèmes et de préparer les futurs élargissements. Au cour de l'année, les 22 et 27 Juin, 13 Octobre, 24 Novembre, 8 et 13 Décembre, la Roumanie et la Slovaquie, la Lettonie, l'Estonie, la Lituanie et l'Islande déposèrent une demande d'adhésion à l'Union Européenne. Pendant la poursuite du processus d'élargissement, l'activité diplomatique se poursuivait, notamment dans ses aspects commerciaux. Au mois de Novembre, le 4 pour être précis eut lieu la signature sur l'Ile Maurice de la version révisée de la Convention de Lomé IV. Conclue à mi-parcours de sa période de validité de 10 ans, Lomé IV fut modifié pour tenir compte des changements intervenus dans les pays ACP, en Europe et sur la scène internationale. Dans le premier cas, il s'agissait des processus de démocratisation et des ajustements structurels, dans le second des élargissements et de l'attention croissante accordé aux PECO et du bassin méditerranéen, et dans le troisième de la signature de l'Accord de l'Uruguay Round. Les modifications furent de trois ordres. Le premier concernait le respect des droits de l'homme, les principes démocratiques et l'état de droit qui devenaient des piliers à part entière de la Convention. Les pays ACP qui ne remplissaient pas ces critères risquaient d'être suspendus de la Convention. Le second concernait le FED ou Fond Européen de Développement, dont le montant était désormais plafonné. Le troisième concernait l'introduction de la programmation par phase pour introduire plus de souplesse dans la gestion des économies et améliorer les performances des pays ACP. Une attention accrue fut portée à la coopération décentralisé sous la forme d'un partenariat actif impliquant des acteurs de la société civile.
L'année se termina avec une décision attenue. Les 16 et 17 Décembre, lors du Conseil européen de Madrid, les chefs d'états et de gouvernements de l'UE confirmèrent et précisèrent les orientations prises lors des conseils précédents. Les 17 Janvier et 10 Juin 1995 la république Tchèque et la Slovénie déposèrent une demande d'adhésion à l'Union européenne, confirmant le succès croissant du projet européen. Mais de temps après, le 16 Juin eut enfin lieu la fin de la Conférence Inter Gouvernementale lors du Conseil européen d'Amsterdam qui permit aux gouvernements et aux autorités européennes de faire le point sur le Traité de Maastricht et ses limites. Le Traité était une nouveauté à cette époque en ceci qu'il envisageait à terme une union politique d'Ordre étatique (4), avec un approfondissement institutionnel préalable à un élargissement vers les pays européens neutres ou ex-communistes. Plusieurs caractéristiques des nouvelles institutions étaient innovantes et améliorés par rapport à la situation antérieure, comme l'introduction de nouveaux champs de compétences (politique étrangère, défense, coopération policière et judiciaire), les attributions étatique de l'Union Européenne qui regroupaient dans un même ensemble des éléments autrefois séparés, la réforme de la gouvernance et le renforcement du parlement, et l'objectif d'une union monétaire après la création d'un marché unique. Mais en dépit de ses progrès majeurs, des problèmes sérieux étaient apparus dans la foulé de la mise en application du Traité. Il y avait des institutions déséquilibrés avec des compétences nouvelles soumises aux vetos des états, l'apparition d'un gouffre entre les attentes et les capacités réelles en matière de de Politique Etrangère et de Sécurité Communes, les plans d'intégrations monétaires qui se heurtaient aux crises économiques post-guerre froide, ainsi que l'apparition d'une crise de légitimité appelé déficit démocratique engendré par le manque d'intégration des populations dans le système politique européen. La Conférence Inter Gouvernementale présente donc plusieurs dizaines de propositions visant à rectifier les défauts apparus, propositions devant être examinés par les gouvernement qui donneront leur avis sous la forme d'un nouveaux texte quelques mois plus tard. Ce qui permis d'évacuer discrètement le conseil européen de la semaine suivante. Car les 21 et 22 Juin, lors du Conseil européen de Florence, le calendrier des négociations d'adhésion avec les Pays d'Europe Centrale et Orientale fut précisé pour les états membres mais sans que soit dévoilé les dates précises à la presse pour garder une marge de manœuvre en cas d'imprévu.
Quelques mois passèrent, et le 8 Octobre 1995 eut lieu la signature du Traité d'Amsterdam, modificatif de ceux de Rome et de Maastricht. Son objectif était de créer un espace de liberté, de sécurité et de justice, en mettant sur pieds une Coopération Judiciaire entre états membres et institutions européennes. Il s'agissait aussi de rectifier certains défauts apparus dans la mise en œuvre des Traités précédents. Comportant 314 articles et deux volets (Processus décisionnel et Domaines d'applications), il abordait de nombreuses questions restés jusque-là sans solutions satisfaisantes. Dans le domaine du processus décisionnel, il abordait le Principe de subsidiarité (qui permettait de privilégier le niveau inférieur d'un pouvoir de décision tant que le niveau supérieur ne pouvait agir plus efficacement), le parlement européen (dont les prérogatives furent augmentés en prévision des futurs élargissements, en insistant sur les transferts de compétences, l'intégration plutôt que la coopération, et la possibilité d'une Europe à plusieurs vitesses), le droit d'initiative (qui réaffirmait le monopole d'initiative de la commission européenne sur tous les sujets contenus dans les Traités européens dans le but de défendre l'intérêt général) et l'abstention constructive (qui permettait à un état de s'abstenir en motivant son geste), l'acte décisionnel européen concerné s'appliquerait quand même mais pas dans l'état qui ne le voulait pas. L'année s'acheva avec différents évènements autour de l'Accord de Schengen. Le 1er Décembre eut lieu la mise en application de la Convention de Schengen par l'Autriche et la Grèce, suivit le 19 Décembre par la ratification de la Convention d'application de l'Accord par le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Suède et l'Islande. Entretemps, du 2 au 18 décembre 1995. fut ratifié la Seconde convention de Naples relative à la coopération des douanes européennes (5) .

(1) Ou Weaponry European Agency (WEA) en Anglais.
(2) Déjà en vigueur au sein de la CED depuis les origines ou presque.
(3) Peu désireux à cette époque de se brouiller avec les USA, les européens laissèrent les débats s'enliser dans toutes sortes de considérations éthiques et techniques jusqu'à abandonner au tournant de l'an 2000.
(4) Sans que le terme soit employé ouvertement pour ne pas heurter les eurosceptiques ou les partisans de l'action inter-gouvernementale.
(5) La première arrivant à échéance et devant être amélioré.
_________________
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Jan 26, 2020 17:22    Sujet du message: Répondre en citant

Voici les liens vers ce qui sera les différentes parties de mon œuvre! Comme çà, vous n'aurez pas à trop chercher si vous voulez lire quelque chose de précis.

Correspond au lien vers la page qui rassemble les différentes parties de mon travail préparatoire.
http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=805&postdays=0&postorder=asc&start=2490

Correspond au lien vers la page de couverture.
http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.phpt=2705&postdays=0&postorder=asc&start=0

Correspond au lien vers la page du sommaire et de l'avant-propos.
http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=15

Correspond au lien vers la page de l'introduction.
http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=30

Correspond au lien vers la page de la partie
http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=45
I) Des naissances difficiles dans une Europe convalescente (1946-1956), avec les sous-parties
..1) La CEE, une héritière de la CECA.

..2) De la seconde guerre mondiale à la rupture de la grande alliance.

..3) La CED, un enfant naturel de la guerre civile chinoise.


http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=60
Correspond au lien vers la sous-partie
..4) Un premier âge chaotique et mouvementé.
, et la première moitié de la
..5) La crise du canal de suez en 1956, entre fin d'une époque et renouveau (1ère partie)

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=75
.
Correspond au lien vers la sous-partie
..5)La crise du canal de suez en 1956, entre fin d'une époque et renouveau (2ème partie)


http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=90
II). Des premiers pas compliqués sur la scène internationale (1956-1962).
..1. Une construction politico-économique qui progresse.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=120
Correspond au lien vers la sous partie
..2. Une CED qui se transforme et s'adapte.
..3. Dans un climat de tensions croissantes.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=135
Correspond au lien vers la sous partie
..4. Un activisme européen croissant dans les ex-empires coloniaux.
.5. La crise des missiles Turcs, une épreuve de vérité euro-américaine.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=165
Correspond au lien vers la sous partie
III) Les approfondissements institutionnels et les innovations des années 60 (1963-1969).
..1. La fusion des exécutifs européen.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=195
Correspond au lien vers la sous partie
..2. La crise de la Politique Agricole Commune.
..3. La question des armements de la CED.
..4. L'affaire du Biaffra et la guerre des six jours.(La guerre du Biafra)

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=210
Correspond au lien vers la sous partie
..4. L'affaire du Biaffra et la guerre des six jours.(La guerre des six jours)

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=225
Correspond au lien vers la partie
IV). La crise de croissance des années 1970 (1970-1979).
..1). De nouveaux élargissements pour les communautés européennes.
..2). Une démocratisation des parlements européens.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=240
Correspond au lien vers les sous parties
..3). Les réponses aux difficultés économiques des années 70.
..4) . L'affirmation identitaire et territoriale de la CED.
..5). Action en zone grises, la guerre du Ramadan et le cas Iranien.

www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=255
Correspond au lien vers la grande partie V
V). Affirmation et prise de conscience d'une communauté (1980-1984).
..1). L'acte unique européen, la grande mise à jour institutionnelle.
..2). La CED devient un acteur politique majeur grâce au dossier israélien.
..3). La guerre des malouines et le retour des européens dans le concert des grandes puissances. (1ère partie)

www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=270
www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=285
Correspond à la deuxième partie de
..3). La guerre des malouines et le retour des européens dans le concert des grandes puissances. (2nde partie)

www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=300
Correspond au lien vers la grande partie VI
VI. Le Grand réveil des européens (1984-1993).
..1) Vers l'Espace Schengen et l'Union Européenne.
..2) La grande réforme de la CED du tournant de la guerre froide .

www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=315
..3) L'affaire libyenne entre punition et coercition.


..4) Vers la fin du conflit israélo-palestinien.

VII. La montée en puissance des communautés européennes (1993-2005).
1)L'Union Européenne après les Accords de Schengen, approfondissements et évolutions.
2) Vers l'Euro, la monnaie unique européenne.
3) Un second Traité de Rome un demi-siècle après le Premier.
4) L'après guerre froide de la CED entre réformes et élargissements.
5) La CED gendarme de l'Afrique et les évènements rwandais.
6) Les paix israélo-palestiniennes et israélo-arabes.

VIII. Des tensions croissantes entre UE et CED (2006-2015).

IX. Vers la fusion entre communautés (2016-2024)

X. Depuis l'unification européenne (2024-2034).
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MessagePosté le: Jeu Jan 30, 2020 18:14    Sujet du message: Répondre en citant

2) Vers l'Euro, la monnaie unique européenne.
Le 30 Octobre 1995, la Grande-Bretagne annonçait qu'elle participerait à l'Euro mais pas à n'importe quel prix. Pour Londres, la future monnaie et la banque centrale qui la contrôlera devraient avoir les mêmes rôles et les mêmes prérogatives que les monnaies et banques centrales traditionnelles. Ce qui promettait de heurter l'Allemagne qui avait des conceptions très conservatrices et très restrictives en la matière.
Néanmoins, quelques mois plus tard le 12 Mars 1996, le Conseil européen de Vienne établissait la liste des pays éligibles à l'Euro. Avaient été retenus quatorze pays dont faisaient parti, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la France, la Finlande, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni et la Suède. La Norvège, qui ne souhaitait pas adhérer à l'Euro immédiatement n'était pas du nombre, de même que l'Albanie et la Bulgarie qui ne correspondaient pas à tous les critères d'adhésion. Quand à la Grèce, elle était tellement loin des critères exigés qu'elle était tout simplement hors-course (1). Le 1er Juin eut lieu la création de la Banque Centrale Européenne, dont le siège fut situé à Francfort-sur-le Main en Allemagne (2). Le rôle de la BCE était premièrement d'assurer l'émission de la monnaie fiduciaire et de fixer les taux d'intérêt, deuxièmement de superviser le fonctionnement des marchés financiers, d'assurer le respect de la réglementation du risque des institutions financières, et troisièmement de servir de préteur en dernier ressort en cas de crise systémique. Ses objectifs étaient d'assurer la stabilité des prix, des taux d'intérêts à long terme peu élevés, et un taux d'emploi élevé. Les instruments à disposition de la BCE étaient la fixation des taux directeurs, la fixation des niveaux de réserves obligatoires, les opérations d'Open Market, les interventions sur les marchés des changes et la gestion des réserves d'Or. Elle devait être administré par un Conseil des gouverneurs ou seraient représentés tous les états ayant adopté l'Euro, lequel conseil était théoriquement indépendant mais dont les membres répondaient individuellement devant leur gouvernement national et le Conseil des Ministres Européens des Finances ou les décisions étaient prises à la majorité absolue. Pour en parvenir à ce résultat, il avait fallut des mois de dures négociations entre états européens, les allemands se montrant particulièrement rétif à accepter l'idée que la monnaie unique ne soit pas De Fait un Super-Mark géré par une Euro-Bundesbank avec des critères, des missions et des moyens d'actions restrictifs. Néanmoins, la lourdeur du cout financier et les effets économiques négatifs de la réunification de l'Allemagne avaient eu raison de la résistance du gouvernement de Bonn. Lequel avait finit par craindre d'être mis à l'écart de la gouvernance d'une zone économique d'intérêt majeur pour la RFA. Deux semaines plus tard, les 15 et 16 Juin avait lieu le début des discussions entre l'UE et les Pays d'Europe Centrale et Orientale candidats à l'entrée dans l'Union Européenne dont le principe même de leur future adhésion était considéré comme acquis. Le restant de l'année fut plutôt calme pour l'Union Européenne, qui se rappelait qu'il y avait eu les 2 et 3 Mai la seconde réforme majeure de la PAC et de la PIC. Sur le principe, il s'agissait de baisser les prix garantis afin de les rapprocher des cours/prix mondiaux et de compenser cette baisse par une hausse des aides directes aux agriculteurs et aux industriels. Il fallait aussi rendre les politiques économiques européennes compatibles avec les règles de l'Organisation Mondiale du Commerce. C'était le début de la réorientation de l'économie européenne vers une politique plus favorable à l'environnement avec l'instauration de mesures agricoles et industrielles cofinancés avec les gouvernements. Le résultat en serait une baisse des stocks européens, et une hausse du soutien au développement rural et des PMI/PME européennes. De même, un accord financier fut trouvé afin de préparer les futurs élargissements vers les PECO, à savoir que les sommes consacrés à la Politique Agricole Commune et à la Politique Industrielle Commune ne pourraient dépasser 70% du budget de l'UE à partager de manière égale entre la PAC et la PIC.
Dès le début de l'année suivante, le 1er Janvier 1997 fut crée la Zone Euro, appelé aussi Eurozone, et qui rassemblait officiellement les quatorze pays devant avoir l'Euro comme monnaie unique. En étaient membres l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark l'Espagne, la Finlande, la France, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni et la Suède. Néanmoins, il faudrait attendre encore trois ans avant de pouvoir assister à la mise en circulation de la version fiduciaire de la monnaie. Si pour l'Euro, il n'y eu plus d'autres évènements cette année-là, les 29 et 30 Mars, il y eu le Conseil européen de Tirana. Le premier jour fut consacré au lancement des négociations d'adhésion à l'Union Européenne des pays de la première vague des candidats à l'élargissement de l'UE. Etaient concernés Chypre, l'Estonie, la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque et la Slovénie. Le deuxième jour fut consacré à la signature d'un accord sur l'Agenda 2000 qui était le programme économique factuel de l'UE, et qui visait à assurer le développement européen futur tout en essayant de respecter l'environnement. Concrètement pour l'agriculture, il s'agissait de faire baisser les prix des produits, d'effectuer un unique versement de prime à l'hectare et de redistribuer les aides au développement rural. Pour l'industrie, il s'agissait de maintenir bas les prix des matière premières, de ne verser plus qu'une prime par entreprise et de redéployer les aides vers les PME/PMI. Un trimestre après, les 3 et 4 Juin eut lieu le conseil européen de Gjyrokastër ou fut décidé qu'un conseil européen se réunirait au début de 1998 pour régler les questions institutionnelles restés en suspens lors du Conseil européen de Hambourg. Plus tard dans le mois, le 21 Juin, les ministres des affaires étrangères des états membres de l'UE décidèrent lors du sommet interministériel de Bruxelles, de créer un processus de stabilisation et d'association en faveur de la Yougoslavie afin de servir de cadre aux relations entre l'Union Européenne et ce pays en vue d'une future adhésion du royaume. A la fin de l'année, les 10 et 11 Décembre, le conseil européen de Madrid vit la prise de la décision d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et Malte qui devaient commencer en Février 1998. La Turquie se vit reconnaître le statut de pays candidat à l'adhésion ayant la vocation çà adhérer à terme à l'UE. Toutefois, aucune date n'était fixé pour le début des négociations d'adhésion avec Ankara. De même, il fut décidé qu'à l'avenir les négociations d'adhésions seraient différenciés, c'est à dire qu'elles progresseraient selon le rythme des progrès propre à chaque état candidat. Afin d'aider les candidats furent mis en place trois instruments financiers de pré-adhésion, les programmes PHARE, ISPA et SEPARD. Le premier instrument était le Programme d'aide communautaire aux pays d'Europe centrale et orientale (qui devait aider à la restructuration économique et politique massive des PECO), le second devait oeuvrer à la cohésion économique et sociale (essentiellement dans les domaines environnementaux et des transports), le dernier concernant le développement agricole/industriel (à travers un soutien technique, matériel, humain et administratifs).
En 1998, il n'y eu pas d'activités en rapport avec la monnaie unique au sein de l'UE, mais elle n'en fut pas moins animé. Les 14 et 15 Février 1998, il y eu deux évènements distincts. Le 14, il y eu le début d'une Conférence intergouvernementale pour la réforme des institutions européennes qui prépara le prochain élargissement et prendrait fin au Conseil européen de Rome. Le 15, lors du Conseil européen de Paris débutèrent les négociations d'adhésion avec la deuxième vague de pays candidats à l'entrée dans l'UE post-guerre froide comprenant la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et Malte. Le mois suivant, les 23 & 24 Mars, lors du Conseil européen de Paris fut adopté la Stratégie de Paris qui visait à mettre en œuvre une stratégie de développement économique devant faire de l'Union Européenne l'économie de la connaissance la plus compétitive et dynamique du monde d'ici à 2008 capable d'une croissance économique durable accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale. Les moyens d'actions tenaient à la réalisation d'une série de réformes globales et interdépendantes menés conjointement par les différents gouvernements européens et devant permettre trois choses. Premièrement, cela devait permettre de préparer la transition vers une société et une économie fondé sur la connaissance aux moyens de politiques répondant mieux aux besoins de la société de l'information et de la recherche et développement , ainsi que par l'accélération des réformes structurelles pour renforcer la compétitivité et l'innovation et par l'achèvement du marché intérieur. Deuxièmement, elle devait permettre la modernisation du model social européen en investissant dans les ressources humaines et en luttant contre l'exclusion. Et troisièmement, cela devait rendre possible l'entretien des conditions d'une évolutions saine de l'économie et les perspectives de croissance favorables en dosant judicieusement les politiques macroéconomiques. Afin de donner une solide assises financière à l'Agenda 2008, les états membres de l'UE décidèrent de créer le Groupe BEI en réunissant dans une même structure la Banque Européenne d'Investissement et le Fond européen d'investissement. Il s'agit de rassembler tous les moyens d'investissements de l'UE et de favoriser le capital risque pour les PME/PMI ce que seul le FEI pouvait faire avant. Néanmoins, cela n'avait pas été sans difficultés car il y avait eu un désaccord sur la méthode à employer. Certains états, groupés autour de la France, du Royaume-Uni et du Benelux étaient favorables à la méthode communautaire (contraignante) tandis que d'autres groupés autour de l'Allemagne, de l'Italie et des pays scandinaves étaient favorables à la méthode ouverte de coordination (non-contraignante). Les premiers craignant une dispersion des efforts et des moyens, les seconds des empiètements sur leur souveraineté. De fait, mis en minorité les partisans de la méthode communautaire avaient du s'incliner. L'importance de l'évènement fut telle qu'elle éclipsa ce qui advint deux jours après, le 26 Mars en Grèce eut lieu la suppression des contrôles des personnes aux frontières aériennes et maritimes intérieures de l'Union Européenne conformément aux accords de Schengen. Les affaires furent assez calmes jusqu'à la fin de l'année, mais le 16 Novembre, la Suisse fit savoir qu'elle renonçait à l'idée adhérer à l'UE mais qu'elle souhaitait malgré tout se rapprocher de celle-ci, notamment par le biais de traités bilatéraux techniques (3). Et le 7 Décembre, lors du sommet européen de Caserte fut prise la décision de réduire au minimum les modalités de changements institutionnels dans l'Union Européenne nécessaires dans la perspective du prochain élargissement. Il fut également décidé de créer une feuille de route pour encadrer l'achèvement des négociations d'adhésions prévues pour le mois de Juillet 2000.
Au premier jour de l'année, le 1er Janvier 1999, la Grèce se vit refuser l'entré dans l'Euro en raison de son considérable éloignement des critères d'adhésions et de sa duplicité. Les autres membres de la zone Euro ne pouvaient accepter une menace contre la crédibilité de la nouvelle monnaie à cause d'un pays qui ne faisait aucun effort véritable et truquait ses comptes publics, ainsi que ses statistiques officielles. Les faits avaient été révélé par l'European Intelligence Service de la CED qui menait une enquête sur le blanchiment de l'argent du terrorisme et avait découvert la situation fortuitement (4). La Bulgarie et l'Albanie reçurent par contre des encouragements pour soutenir leurs efforts de réformes et d'adaptations en vue d'adhérer à la monnaie unique. Dès mois plus tard, le 1 Septembre, les pièces et les billets de l'Euro commencèrent à être livrés dans les banques. Les chéquiers en Euros commençant eux à être délivrés au public. Le restant de l'année avait très occupé pour l'Europe, avec notamment le 26 Février, la signature du Traité de Nice qui visait à fixer les principes et modalités d'évolutions du système institutionnel européen en vue des futurs élargissements de l'UE vers les PECO. En effet, les modalités de prise de décision institutionnelles devaient être adaptés, à travers une nouvelle répartition des voix des différents états au Conseil Européen, un nouveau calcul de la majorité qualifié, ainsi qu'un dédoublement du parlement européen en deux chambres. La menace de paralysie des institutions était ainsi écarté. La majorité qualifié était désormais celle des triples deux-tiers, les 2/3 des voix, représentant les 2/3 des états, rassemblant les 2/3 de la population de l'UE. La minorité de blocage était fixé à 30% des voix, sans critère de nombre d'états ou de population. Le Parlement européen était désormais doté de deux chambres, la chambre basse restant à Bruxelles sous le nom de Chambre des Peuples, la Chambre haute devant s'installer à Strasbourg sous le nom de Chambre des Etats. La première chambre restait élue sur la base d'un scrutin de liste à la proportionnelle, tandis que les parlementaires de la seconde étaient élus en nombre identique pour chaque pays membre. Les insuffisance du Traité sont telles aux yeux de ses promoteurs qu'une révision était programmé dans celui-ci. Ce qui fit quelque peu passer la déception du 4 Mars ou les électeurs suisses votèrent NON à un référendum visant à permettre l'accélération de la procédure d'adhésion de leur pays à l'UE. Le 9 Avril, l'Union Européenne et la Yougoslavie signèrent un Accord de stabilisation et d'association qui permit de reconnaître au royaume yougoslave le statut de Pays candidat à l'adhésion.
En Juin eurent plusieurs évènements, dont le 8, lors du référendum en Irlande sur la ratification du Traité de Nice, les irlandais votèrent OUI à une courte majorité, puis les 15 et 16, au Conseil de Dublin, il fut décidé d'étendre la Stratégie de Paris à l'environnement et au développement durable. Le gros morceau fut néanmoins pour le 23 Juin au rayon diplomatie avec la Signature à Cotonou, capitale économique du Bénin, de l'Accord de Cotonou entre l'Union Européenne et les pays ACP (Afrique, Caraibes et Pacifique) afin de remplacer la Convention de Lomé qui arrivait à expiration. Conclu pour 20 ans et révisable tous les 5 ans, elle réunissait l'ensemble des 18 états membres de l'UE et la quatre-vingt dizaine de pays du groupe ACP, ce qui rassemblait près de 800 millions de personnes. L'Accord de Cotonou avait pour objectif de rétablir les équilibres macro-économiques, de développer le secteur privé, d'améliorer les services sociaux, de favoriser l'intégration régionale, de promouvoir l'égalité des chances hommes-femmes, de protéger l'environnement ainsi qu'abolir de progressive et réciproque les entraves aux échanges commerciaux. L'accord s'articule en 5 axes dont:
- 1. Conformément aux prescriptions de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), il visait désormais prioritairement à intégrer les pays ACP dans l'économie mondiale en libéralisant les échanges. L'accord mettait un terme au Stabex et au Sysmin, mécanismes de stabilisation des prix qui garantissait les recettes des exportations des pays ACP pour les produits agricoles et miniers, du moins sous la forme qui était la leur depuis les années 70.
- 2. L'aide n'était plus automatique et dépendait de la réalisation de performances dans de multiples domaines (réformes institutionnelles, utilisation des ressources, réduction de la pauvreté, mesures de développement durable,...). Chaque pays disposait d'une enveloppe qui couvrait l'aide programmé sur la base d'une stratégie de coopération nationale. L'aide était ainsi conditionné.
- 3. La lutte contre la pauvreté, objectif central de l'accord, mêlait les dimensions politiques (coopération régionale), économiques (développement du secteur privé, réformes structurelles et sectorielles), sociales (jeunes, égalités des chances), culturelles et environnementales de chaque pays
- 4. Les populations concernés devaient être informées et consultées afin d'accroitre la participation des acteurs économiques, sociaux et associatifs locaux à la mise en ouvre des projets.
- 5. Un "dialogue politique" était prévu sur toutes les questions d'intérêts mutuel, aussi bien au niveau national, régional ou du groupe des pays ACP. Des procédures étaient institués en cas de violation des droits de l'homme ou de corruption, notamment la suspension de l'aide.
Et en plus de ses 5 Axes, l'Union Européenne avait insisté pour que dans le cadre de sa politique d'immigration, il soit inséré dans l'accord une clause spéciale qui obligeait les états ACP a mettre sur pied des accords de réadmission de leurs ressortissants entrés illégalement en Europe. Trois institutions furent mises sur pied pour faire fonctionner les accords, le Conseil des Ministres, le Comité des Ambassadeurs et l'Assemblée parlementaire paritaire.
Trois mois plus tard, le 14 Novembre, la commission européenne proposait officiellement d'achever les négociations d'adhésions avec neufs PECO d'ici à la fin de l'an 2000 pour qu'ils puissent entrer dans l'Union Européenne en 2002 dès la fin des processus nationaux de ratification. Avant la fin de l'année, les états membres et les pays candidats concernés ( Chypre, Estonie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République Tchèque et Slovaquie) auraient tous donnés leur accord. La Yougoslavie ne pourrait pas faire parti du groupe concerné, sa candidature ayant été prise en compte trop tard. La fin de l'année fut marqué par une série de décisions les 14 et 15 Décembre, au Conseil européen de Tampere furent prises des décisions capitales pour l'avenir de l'UE. Dans le domaine de la Coopération policière fut acté la création du Mandat d'arrêt européen, une définition commune du terrorisme et un Système européen d'Identification des Visas (SIVE) qui était en fait une base de donnés biométrique pour les demandeurs de visa. Mais le plus important se trouvait dans la déclaration finale, bientôt appelée Déclaration de Tampere, ou fut convoqué la Convention sur l'avenir de l'Europe. Cette convention serait présidé par Valéry Giscard d'Estaing et compterait environ une centaine de membres titulaires qui devraient se réunir pour réfléchir à l'avenir de l'union et se mettre d'accord sur un texte qui sera soumis à l'approbation des gouvernements des états membres. Lesquels pourront signifier leur désaccord avec certaines dispositions et réécrire celles-ci avec l'approbation de leurs collègues. Le texte final approuvé par les gouvernements serait alors soumis à ratification dans chaque état membre. Les objectifs étaient d'abroger les Traités de Rome et de Maastricht pour les remplacer par un Traité unique instituant une nouvelle entité toujours appelée Union Européenne, et de doter celle-ci d'une véritable personnalité juridique.
Pour la construction européenne c'était un tournant majeur aussi bien au niveau méthodologique que politique. Au niveau de la méthode, la traditionnelle conférence intergouvernementale ayant montré ses limites depuis plusieurs années déjà, une assemblée d'un genre entièrement nouveau devait être réuni pour réfléchir à l'approfondissement de l'intégration européenne. Cette assemblée rassemblerait des représentants des états, du parlement européen, des parlements nationaux, de la Commission Européenne et de la société civile. Au niveau de la politique, la nouveauté tenait dans le fait qu'il n'était plus seulement question d'approfondir le champ des compétences de l'union mais aussi d'avoir une réflexion globale sur la démocratie européenne, son organisation et son avenir.
Le grand tournant pour l'Euro intervint toutefois au 1er Janvier 2000 avec la mise en circulation des pièces et les billets en Euro au sein de la Zone Euro. Les monnaies nationales pourraient continuer à circuler jusqu'au 17 Février, après quoi elles n'auraient plus cour légal.



(1) La vérité ne fut connue qu'au moment de la crise financière des années 2000, mais les services secrets européens avaient informé dès cette époque leurs maitres politiques qu'Athènes truquait les informations économiques envoyés à Bruxelles et que la Grèce était en réalité aussi déficitaire qu'endettée.
(2) Une compensation pour faire accepter aux allemands d'entrer dans la monnaie unique.
(3) Dont le résultat cumulé est aujourd'hui le même que celui d'une adhésion pleine et entière.
(4) Par le biais des banques chypriotes et leur liens avec le Panama.
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MessagePosté le: Jeu Fév 13, 2020 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

3) Un second Traité de Rome un demi-siècle après le Premier.
Les 14 et 15 Décembre 1999, au Conseil européen de Tampere furent prises des décisions capitales pour l'avenir de l'UE. Le plus important se trouvait dans la déclaration finale, dite Déclaration de Tampere, ou fut convoqué la Convention sur l'avenir de l'Europe. Cette convention serait présidé par Valéry Giscard d'Estaing et compterait environ une centaine de membres titulaires qui devraient se réunir pour réfléchir à l'avenir de l'union et se mettre d'accord sur un texte qui serait soumis à l'approbation des gouvernements des états membres. Lesquels pourraient signifier leur désaccord avec certaines dispositions et réécrire celles-ci avec l'approbation de leurs collègues. Le texte final approuvé par les gouvernements serait alors soumis à ratification dans chaque état membre. Les objectifs étaient d'abroger les Traités de Rome et de Maastricht pour les remplacer par un Traité unique instituant une nouvelle entité toujours appelée Union Européenne, et de doter celle-ci d'une véritable personnalité juridique.
Pour la construction européenne c'était un tournant majeur aussi bien au niveau méthodologique que politique. Au niveau de la méthode, la traditionnelle conférence intergouvernementale ayant montré ses limites depuis plusieurs années déjà, une assemblée d'un genre entièrement nouveau devait être réuni pour réfléchir à l'approfondissement de l'intégration européenne. Cette assemblée rassemblerait des représentants des états, du parlement européen, des parlements nationaux, de la Commission Européenne et de la société civile. Au niveau de la politique, la nouveauté tenait dans le fait qu'il n'était plus seulement question d'approfondir le champ des compétences de l'union mais aussi d'avoir une réflexion globale sur la démocratie européenne, son organisation et son avenir.
Deux mois et demi plus tard, le 28 Février 2000 eut lieu le début des travaux de la Convention sur l'avenir de l'Europe à Laeken, dans les murs du Château Royal prêté par la couronne de Belgique pour l'occasion. Le mandat de la Convention consistait à examiner les questions essentielles que soulèvaient le développement futur de l'union et de rechercher les différentes réponses possibles. Plusieurs axes de travails se présentaient aux membres de la convention.
-1/ La répartition des compétences entre Union Européenne et états-membres, et plus particulièrement la question du degré de fédéralisme.
-2/ Les réformes institutionnelles à mener, aussi bien conceptuelles que concrètes.
-3/ La forme exacte à donner au texte final pour le rendre acceptable par le plus grand nombre.
La Convention était composé de 153 membres, dont 27 personnes choisis par les gouvernements (pays candidats compris), de 54 parlementaires à raison de deux par pays représentants majorité au pouvoir et opposition, de 16 membres du parlement européen (deux pour chaque parti présent au parlement), de 2 membres de la commission européenne, de 54 membres de la société civile (universitaires, journalistes, intellectuels) à raison de deux par pays. Elle était présidé par Valéry Giscard D'Estaing, assisté par deux vice-présidents, Giuliano Amato (italien) et Jean-Luc Dehaene (belge). Et tout le monde avait le droit de vote, même les représentants des états encore non-membres dans un souci démocratique de plus grande représentativité.
Vers la fin de l'année, le 9 Octobre la Commission européenne recommanda que les négociations d'adhésions engagés se terminent avant la fin de l'année avec les pays qu'elle estimait près à adhérer début 2002. Les pays concernées étaient Chypre, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République Tchèque et la Slovaquie. La Yougoslavie n'était estimé par encore prête, les réformes faites depuis la demande d'adhésion étant estimés insuffisantes. Ce qui contribua les 24 et 25 Octobre, lors du Conseil européen de Bruxelles, à ce que les principaux obstacles à l'élargissement soient levés grâce à un compromis franco-britannico-allemand (1) sur la Politique Agricole et la Politique Industrielle Commune. A savoir que lors de la prochaine réforme, le montant des dépense globales resterait plafonné au niveau actuel, et plus précisément que le niveau des sommes consacrés à la PAC et à la PIC resterait inchangé. En conséquence, les Dix-huit approuvèrent la proposition de la Commission d'accepter neuf des pays candidats à l'adhésion. L'année se termina donc paisiblement les 12 et 13 Décembre avec le Conseil européen de Sofia, ou l'Union Européenne et les neufs pays candidats à l'adhésion admis à entrer dans l'union signèrent un accord sur les conditions économiques et financières de l'élargissement. Leur adhésion était prévue pour le 1er 2002. La décision d'ouvrir ou non des négociations d'adhésion avec la Turquie fut reporté à la fin 2002 en fonction des progrès d'Ankara dans ses réformes démocratiques.
Pour la construction, la date marquante suivante fut le 18 Juillet 2001 à Luxembourg, capitale du Grand-duché du même nom, ou le président de la Convention pour l'avenir de l'Europe Valéry Giscard D'Estaing, accompagné de ses deux vice-présidents Giuliano Amato et Jean-Luc Dehaene, remit au premier ministre Luxembourgeois Jean-Claude Juncker le projet complet d'un Traité instituant une Convention internationale refondatrice de l'Union Européenne. Hommage fut rendu à l'action des Italiens ayant participé à la convention et à leurs suppléants, dont l'action avait été décisive pour permettre l'achèvement des travaux d'une manière et dans des délais acceptables. Le projet avait soulevé nombre de questions dont plusieurs n'avaient pas encore trouvé de réponse satisfaisantes, à savoir la question du degré de fédéralisme, de l'égalité entre états membres, du droit de Véto, de l'audiovisuel, de la Politique agricole commune, de la Politique industrielle commune, des services publics, de l'exception culturelle, des rapports franco-allemands, des rapports franco-britanniques, des références aux valeurs chrétiennes, de la laicité. Ces questions devaient trouver une réponse au cour de la Conférence Inter gouvernementale qui est prévue à l'automne. Celle-ci vint à l'automne, le 4 Octobre avec le lancement officiel (2)de la Conférence Inter gouvernementale chargé de transformer le projet de la Convention pour l'avenir de l'Europe en un Traité européen acceptable pour tous. Néanmoins, les problèmes refirent parler d'eux avec le 4 Décembre l'annonce par Le premier ministre Luxembourgeois Jean-Claude Juncker aux membres de la Conférence intergouvernementale chargés de rédiger un traité refondateur de l'Union Européenne qu'il n'était pas parvenu à mettre au point un compromis entre état-membres et institutions européennes à propos du contenu du futur Traité. Ce serait donc vraisemblablement à la prochaine présidence du Conseil de le faire. Le restant de l'année n'avait pas été sans activité avec dès le 15 Janvier 2001, la base de donnée Eurodac, système automatisé de reconnaissance des empreintes digitales de l'ensemble des demandeurs d'asiles de l'UE, qui devenait opérationnelle (3). Trois jours plus tard, le 18 Janvier, le Traité de Paris instituant la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier arriva à échéance ce qui fit que la CECA cessait d'exister. Le rôle et les prérogatives de celle-ci étaient reprises par l'Union Européenne, même si depuis la création de l'UE la CECA n'était plus qu'une coquille vide, les deux entités ayant fusionné depuis longtemps. En Février, le 1er Février, le Traité de Nice entrait en vigueur tandis que le 23 Février, la Yougoslavie demandait officiellement l'ouverture des négociations d'adhésion à l'UE. En Mars, le 8 eut lieu à Malte, le premier référendum d'adhésion à l'Union Européenne des pays admis à entrer dans l'UE. Le résultat fut un Oui à hauteur de 53,6%. Suivraient la Hongrie (83,76% le 12 Avril), la Lituanie (89,92 % les 10 et 11 Mai), la Slovaquie (92,46% le 18 Mai), la Pologne (77,45 % les 7 et 8 Juin), la République Tchèque (89,66% les 13 et 14 Juin), Chypre (ratification parlementaire le 14 Juillet), Estonie (67% le 14 Septembre) et Lettonie (67% le 20 Septembre). En Avril, le 9 Au cour d'une séance extraordinaire du parlement européen, celui-ci vota l'adhésion de neuf pays supplémentaires (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie, République Tchèque), tandis que le 16, les dix-huit et les neufs candidats à l'adhésion signèrent à Lisbonne le Traité d'Adhésion à l'Union Européenne qui faisait passer l'UE de 18 à 27 membres. Et à la fin de l'année, le 1er Novembre, le Français Jean-Claude Trichet succèda au Néerlandais Wim Duissenberg à la Tête de la Banque Centrale Européenne, tandis que le 17, une directive européenne Mixte parlement/commission européenne fut voté et qui visait à faciliter la réutilisation des informations du secteur public. Elle déterminait aussi les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.





1- Comme souvent avec le Triumvirat européen à partir des années 1990.
2- En réalité, les discussions avaient commencés de manière informelle pratiquement dès la remise du rapport trois mois auparavant.
3- Et inspira dans les années suivantes, les fichiers européens des empreintes digitales et génétiques crées conjointement par les services de sécurités européens.
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MessagePosté le: Jeu Fév 13, 2020 18:20    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis toujours intrigué du sort de l'Albanie et de La Yougoslavie dans le travail du Capitaine Very Happy
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MessagePosté le: Sam Fév 15, 2020 10:51    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Je suis toujours intrigué du sort de l'Albanie et de La Yougoslavie dans le travail du Capitaine Very Happy


Pour l'Albanie, cela vient du fait qu'OTL la "conversion" au communisme a été organisé et soutenue depuis une Yougoslavie communiste. En FTL, avec un régime bizarroïde royalo-communiste dont les influences devraient se neutraliser mutuellement, une absence de guerre civile grecque, le soutien britannique/américain devrait permettre au Roi Zog de reposer son royal postérieur sur son trône. C'est pour cela que j'en fait un membre du camp occidental en FTL.
Pour la Yougoslavie, je reconnais que c'est plus flou mais je persiste à penser que la situation baroque FTL présente de plus intéressantes possibilités d'évolutions qu'OTL. Et de vrais chance de survies en FTL à la fin de la guerre froide, d'où mon obstination à maintenir l'unité du pays.
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MessagePosté le: Sam Fév 15, 2020 19:02    Sujet du message: Répondre en citant

Huuuuum ce que je dis n'engage que moi ! Mais dans l'ordre :
- Pour l'Albanie, n'oublie pas que le PCA est objectivement plus puissants que les ballistes et légalistes avec ou sans soutien. Imaginons une alliance entre les deux ... peut-être qu'ils peuvent l'emporter. Dans ce cas, le pays sera ravagé et Zog un roi de paille mis là pour faire plaisir. C'est un chef de clan, ne l'oubliez pas. Son clan est mort - il n'a plus aucun pouvoir. Tu aurait donc un état mafieux sous-développé aux portes de l'Europe (quoi "Ouais comme aujourd'hui ?"), qui serait paradoxalement facteur de déstabilisation.
- Sur la Yougoslavie. Ouais ... Tu aura lu comme moi que les croates et les serbes ont quelques raisons de se hair. Le seul espoir que je vois, c'est un retrait de Tito au début années 70 sous la pression de la 'Jeune Garde" de Zagreb, favorable à plus d'autonomie des Banats dans la Fédération. Vladimir Bakaric est un bon candidat - faudra par contre neutraliser Kardelj et sa constitution de la mort à 372 pages ...
Historiquement, Tito ne voulait pas céder le pouvoir - ce qui a d'ailleurs contribué à l'éclatement de la Youg après sa mort. Il n'a pas cessé de zigzager entre les tendances nationalistes/centralisatrices croates et serbes pour maintenir son pouvoir. S'il avait un accident ..mieux ...
Le 16 avril 1971, un oustachi a tué l'ambassadeur yougoslave en Suède - s'en est suivi une vague de répression terrible et une quasi-intervention de l'URSS ! Ca a tué dans l'oeuf l'évolution du régime. Si c'était un échec, et que Tito avait des soucis de santé, on pourrait espérer une transition vers un mode plus 'libéral', le tout sans la récession des années 70. Reste l'inconnue Pierre II - faudra bien s'assurer qu'il est mort lui ... Mais ne te leurre pas - si la Yougoslavie devait par miracle survivre, ca serait un état fédéral extrêmement lâche, presque comme l'Union Européenne avec une armée.

A toi de voir - n'y vois qu'une marque d'intéret stp.
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