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1940 - La France continue la guerre
 
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Pendjari



Inscrit le: 06 Juin 2018
Messages: 278
Localisation: Nantes

MessagePosté le: Sam Nov 30, 2019 19:41    Sujet du message: Répondre en citant

Bon film, bon livre... et bonne musique car Metallica en a fait une chanson
_________________
"J'ai glissé Chef !"
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requesens



Inscrit le: 11 Sep 2018
Messages: 1023

MessagePosté le: Sam Nov 30, 2019 20:45    Sujet du message: Répondre en citant

Au sujet de film, l’infirmière du récit a-t-elle une ressemblance avec Santa Berger surnommée la Dolce Vienna?
Pour mémoire elle soigne James Coburn dans « croix de fer « . Heureux homme ... Wink
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“On va faire le trou normand. Le calva dissout les graisses, l'estomac se creuse, et y a plus qu'à continuer. »
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Anaxagore



Inscrit le: 02 Aoû 2010
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MessagePosté le: Dim Déc 01, 2019 10:44    Sujet du message: Répondre en citant

Effectivement.
Cela dit, je n'ai pas lu le livre, mais j'ai eu l'occasion de discuter avec quelqu'un qui a lu "La peau des hommes" de Willi Heinrich (récit inspiré d'une histoire vraie) et d'après lui la scène avec l'infirmière n'est pas dans le texte d'où a été tiré le film.
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Anaxagore



Inscrit le: 02 Aoû 2010
Messages: 7365

MessagePosté le: Mer Déc 11, 2019 15:15    Sujet du message: Répondre en citant

26 juillet

Le camion chargé d'hommes avance dans la poussière du chemin. À bord, des hommes aux visages marqués par les épreuves. Des silencieux occupés d'eux-mêmes, le cœur à la dérive entre des restes de rêves de jeunesse, un appétit de vie et une terreur du vécu.
Parmi eux, le sergent Rolf Steiner.
Dans son esprit se rejoue des scènes. Un visage de femme, son corps nus après l'amour... Et puis... Eva : " Avec ta blessure à la tête, je pourrais te faire reconnaître comme invalide, te renvoyer à l'arrière, à la maison..." La tentation de la paix. Pour le guerrier, le soldat, est la pire des épreuves. Imaginer que tout s'arrête, que tout revienne comme avant. Tous en rêvent. Certains y auraient cru... pas Steiner. Steiner : " La maison ? Je n'ai plus de maison. Personne ayant versé autant de sang que moi n'a une maison où retourner. Comment pourrais-je affronter les regards de ma famille alors que mes rêves sont remplis de sang. Que j'ai tué des innocents ? Participé à l'assaut de ville où vivaient des familles semblables à la mienne ?"
Alors Rolf Steiner est reparti vers le front, vers ses hommes... qu'il ne pouvait laisser seuls face à la mort. Quelque soit son destin... et il est assez réaliste pour se douter qu'il sera horrible... il ne peut vivre avec la culpabilité d'avoir échappé à l'enfer qu'il mérite en abandonnant ses hommes.
Le camion s'arrête. Un campement provisoire quelque part au milieu du néant. Les cartes ne montrent que des hameaux aux noms imprononçables, de vagues chemins défoncés pompeusement appelés "routes". Prés de celles-ci, des panneaux routiers en allemand indiquent des grandes villes : Stalingrad, Leningrad, Moscou, Berlin, Varsovie... qui pourraient aussi bien se trouver sur la Lune.
Quelque soit le lieu où il se trouve, il s'agit de son régiment. Il reconnait les tentes, les pièces de DCA, les canons de campagnes, les batteries de mortiers, les transports half-track, ce matériel usagé, sali de boue, les soldats aux uniformes fatigués. La reconnaissance est réciproque. Il se trouve immédiatement entouré d'une grappe d'hommes aux visages souriants. On l'étreint, on lui donne des bourrades dans le dos. Il répond de quelques mots. Tout se dilue dans une sensation rassurante de normalité, même les tirs d'artillerie que l'on entend et l'alerte d'attaque aérienne qui met fin à la réunion.
Il est de retour sur le front.

L'abri provisoire est moins grand que celui qu'occupait Stransky avant l'offensive, mais Steiner y reconnait le même mélange de meubles dépareillés récupérés dans les ruines, de pliants militaires, et de bricolages produits par des soldats peu habiles.
Le capitaine se lève à son entrée, le visage peint d'un sourire incertain :
- Soyez le bienvenu, sergent.
Comme Steiner se plante à côté de la table bancale qui sert de bureau à Stransky, ce dernier désigne une chaise de la main :
- Je vous en prie, asseyez-vous.
Toujours sans un mot, le sergent se laisse tomber dans un siège, posant devant lui sa mitraillette russe. Son regard se fixe sur l'officier qui est de plus en plus nerveux.
- Cigarette ?
- Non, merci... que voulez-vous ?
Stransky inspire puis se lance :
- Je sais bien que nos relations ont débuté sur le mauvais pied. Mais... je pense qu'avec votre retour de l'hôpital, Steiner, c'est une bonne occasion de tout reprendre à zéro... ne croyez-vous pas ?
Le sergent se contente d'un grognement neutre.
Conscient de n'arriver à rien de cette manière, Stransky se réfugie dans une attitude plus conforme à sa position d'officier. Il pose un rapport tapé à la machine devant Steiner :
- J'ai été crédité de la réussite de l'offensive du 6 juillet grâce au rapport que j'ai adressé au colonel Brandt. Je vous ai indiqué comme témoin, ainsi que Triebig. Le lieutenant a déjà confirmé ma version dans son rapport, il me faut votre signature.
Un moment de lourd silence pèse. Stransky parcourt "son" rapport des yeux... vantant comment le capitaine Stransky a conduit l'attaque "héroïquement". Steiner sait qu'il n'a jamais quitté son abri... et le capitaine sait qu'il sait.
- Pourquoi ?
Stransky ne fait pas semblant de ne pas comprendre, sa voix prend un ton étranglé :
- Il me faut la Croix de Fer !
Steiner fixe alors son supérieur avec une expression qui est ce qui rapproche le plus de l'hébétude dans son visage d'habitude stoïque. Il arrache sa propre Croix de Fer de seconde classe, accrochée à sa vareuse et la regarde dans la paume de sa main :
- Ce n'est qu'un morceau de métal !
Méprisant, il la jette sur la table où elle atterrit avec un bruit sourd.
- Pour vous, peut-être ! Mais pour moi... Ma famille, ce sont des militaires couverts de gloire... et moi... comment pourrais-je rentrer chez moi et les regarder dans les yeux si je ne leur fait pas honneur ? !
Les deux hommes se regardent. Steiner, choqué, incapable de comprendre, Stransky presque implorant. On frappe et un soldat entre :
- Sergent Steiner, le colonel Brandt vous demande.
Rolf Steiner se lève et sort, laissant le rapport non signé et la Croix de Fer abandonnée sur la table. L'un laisse des choses sans valeur, et l'autre perd ce qu'il désire le plus.

Brandt et le capitaine Kiessel accueillent chaleureusement Steiner et le font asseoir à leur table. Quelque part, le sergent à l'impression qu'on lui rejoue sa récente rencontre avec un Stransky tout sucre tout miel.
Cela se confirme.
Le colonel lui demande si le capitaine Stransky lui a demandé de confirmer son rapport d'héroïsme et s'il l'a vraiment vu mené l'attaque contre les tranchées russes. Steiner secoue la tête.
- Le lieutenant Meyer conduisait l'assaut... et il en est mort. Stransky n'a jamais quitté son Q.G.
Le capitaine Kiessel écrase sa cigarette dans un cendrier débordant avec une énergie jubilatoire :
- Enfin, on peut attraper ce pourri. Avec un faux témoignage on peut le casser de son grade et le renvoyer !
Le colonel Brandt surenchérit d'un ton pédant de moralisateur :
- Je ne supporte pas que l'on veuille s'emparer de la gloire d'un officier mort au combat !
La gloire ?
Le cœur de Steiner rate un battement. La gloire ? Une fureur froide s'empare de lui sans que rien ne la reflète sur son visage. Il revoit son ami. Un homme qui soutenait ses subordonnés et ses supérieurs, un homme de parole. Et tout ce que Brandt regrette c'est qu'on veuille lui voler sa gloire ? Mais il s'en fout, Meyer, il est mort ! Il pourrit dans un trou alors qu'ils se gargarisent du mot "gloire" !
Brandt ou Stransky ?
Stransky ou Brandt ?
Quelle différence ?
Les deux officiers ont continué à parler. Ils demandent à ce qu'on apporte du papier et un stylo pour que Steiner puisse écrire un rapport.
- Non !
Le sergent s'est levé, il a ramassé sa mitraillette et marche vers la sortie de l'abri, laissant derrière lui le colonel et le capitaine estomaqués. Kiessel est le premier à réagir :
- Attendez ! Vous allez laisser Stransky s'en sortir ? Est-ce que vous réaliser qu'il ne va pas s'arrêter là dans sa stupide volonté d'avoir la Croix de fer ?
- Vous vous croyez tellement meilleur que lui alors que vous êtes seulement un peu plus décents ? Pour moi, vous êtes pareils... des foutus officiers qui n'avez que le mot "honneur" à la bouche et qui envoyez de pauvres gars crever au front pour ce foutu "honneur".
Blême de rage, le colonel Brandt bondit de sa chaise :
- Sortez Steiner, tant que je me contrôle encore !
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demolitiondan



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Messages: 2399
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MessagePosté le: Mer Déc 11, 2019 20:50    Sujet du message: Répondre en citant

Vanitas vanitatum, omnia vanitas !
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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JPBWEB



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Messages: 1991
Localisation: Thailande

MessagePosté le: Jeu Déc 12, 2019 07:28    Sujet du message: Répondre en citant

C'est aussi le ressort du film "The Blue Max", avec George Peppard, qui incarne le lieutenant Stachel, un roturier parvenu en 1918 a intégrer une escadrille de chasse de l'aviation impériale allemande. Son obsession est de gagner la prestigieuse croix 'Pour Le Mérite", octroyée par le Kaiser aux pilotes qui ont remporté 20 victoires, ce qui le conduit a se comporter avec bassesse, a mettre en danger la vie de ses équipiers et à se retrouver ostracisé par les autres officiers.
_________________
"L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer
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