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Janvier 44 - Balkans et Hongrie
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Mar Avr 23, 2019 11:42    Sujet du message: Répondre en citant

n'avais je point lu quelque part sur le forum que la yougoslavie post seconde guerre mondiale serait une monarchie avec un gouvernement communiste…. remarquez que c'est original!!!
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Avr 23, 2019 13:04    Sujet du message: Répondre en citant

C'est plus ou moins ca qui est prévu Will. Reste à déterminer la place et la légitimité du roi par contre.
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Hendryk



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MessagePosté le: Mar Avr 23, 2019 16:36    Sujet du message: Répondre en citant

La situation des Croates, aussi bien ceux du gouvernement royal que ceux de l'Etat indépendant, va devenir encore plus délicate quand les Alliés apprendront l'existence du camp de Jasenovac. Comme indiqué plus haut, le secret n'a pas encore percé, mais ce n'est qu'une question de temps.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Avr 23, 2019 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

Pareil pour Cisik, le camp spécial pour les enfants des oustachis. Et je te laisse imaginer le bouzin si d'aventure c'était Brasic qui ouvrait la grille. Pas de spoil .. de toute façon le raton laveur n'a pas encore simulé la suite.
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Hardric62



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MessagePosté le: Mar Avr 23, 2019 17:52    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai la nette impression que pour ministres Croates loyalistes au pouvoir royal, le cauchemar éveillé va être particulièrement atroce... C'est à se demander comment Tito va lui-même tirer son épingle du jeu (Croate, donc certains voudront sans doute faire certains rapprochements très réducteurs au gouvernement... et la formulation de Staline montre qu'il aimerait se passer de devoir composer avec un communiste hérétique en Yougoslavie si c'était possible).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 10:29    Sujet du message: Répondre en citant

18 janvier
La campagne des Balkans
Migrations contraintes
Podgorica (Monténégro)
– Les préparatifs allemands se poursuivent sous un ciel plombé, dans lequel nul avion allié ne passe. Avec une satisfaction non dissimulée, quoique teintée d’une légère inquiétude, Hellmuth Felmy quitte son QG – installé dans l’hôtel de ville – pour rejoindre Rudolf Lüters à Sarajevo. Il est en effet prévu que le chef du LXVIII. Armee-Korps prenne le relais de celui du XV. Gebirgs-Armee-Korps dans la seule cité jugée toute à la fois d’importance et à peu près sûre en Bosnie-Herzégovine.
Les divisions croates seront bientôt arrivées ou relevées. Il n’y a donc aucune raison d’attendre plus longtemps – au contraire, il convient même de profiter de la trêve inespérée que constitue ce mois de janvier. En montant dans sa voiture “Type 320”, Felmy sait déjà qu’on ne le regrettera guère ici. Mais lui ne regrettera pas non plus ce trou perdu, pas davantage que l’Albanie en vérité ! Et puis, les Monténégrins et autres collectivistes auront très vite l’occasion de comparer les mansuétudes respectives des soldats aryens et oustachis – la première est fort limitée, mais on cherche encore la seconde. Le convoi démarre, laissant la pauvre ville livrée au silence, au froid et à la neige…

Machinations serbes
Palais Blanc (domaine royal de Dedinje, Belgrade)
– Dans la maison ravagée des Karađorđević, le roi Pierre II réunit autour de la grande table de la salle de réception ses plus proches conseillers et son Premier ministre Slobodan Jovanović pour évoquer la suite des opérations. Pierre considère ce dernier comme un homme à la fois sûr et agaçant, authentique patriote et vétéran des guerres balkaniques mais aussi profondément convaincu que l’avenir des slaves du Sud reste dans l’union totale et égalitaire, malgré les circonstances présentes. Cet éminent juriste a fort à faire face à son jeune souverain, qui l’interroge longuement sur les possibilités de déchoir de leurs droits civiques certains de ses sujets – enfin, certains citoyens yougoslaves… – et sur la possibilité de mettre en place pour eux des tribunaux militaires d’exception. Jovanović sait bien à qui Pierre pense, mais il choisit prudemment de lui répondre uniquement sur le plan technique.
– Comme vous le savez, Sire, la constitution du royaume yougoslave date de 1931 – elle reste à ce jour le seul texte légal de référence, bien qu’ayant été imposée par Alexandre 1er lors de sa période de… règne d’exception. Et malgré les circonstances… complexes qui ont conduit à déposer le régent Paul, il faut bien admettre qu’elle est toujours en application aujourd’hui : le parlement existe, le roi est légitime, le royaume tient debout. Comme la France de 1940 réfugiée en Algérie ! fait remarquer Slobodan Jovanović, dans une comparaison qui n’arrache pas le début d’un sourire au souverain.
Le roi est donc le garant des pouvoirs exécutifs, qu’il exerce par l’intermédiaire de ses ministres responsables, comme le précise l’article 27. Il sanctionne puis promulgue les lois, nomme les fonctionnaires et confère les grades militaires, tout en étant le chef des forces armées (selon l’article 29). Quant aux tribunaux militaires que Pierre suggère, « ils sont certes indépendants et ne sont assujettis à aucune autorité, mais ils jugent selon la loi » – c’est l’article 109.
Toutefois, avec une diplomatie subtile, Jovanović rappelle par ailleurs Pierre à ses obligations : « L’article 29 précise également que Votre Majesté est à tout moment le gardien de l’unité nationale et de l’intégrité de l’Etat. C’est sur cette base que son action sera jugée conforme à la constitution. J’attire aussi l’attention de Votre Majesté sur l’article 4 : il n’existe dans tout le royaume qu'une seule nationalité. Tous les citoyens sont égaux devant la loi. Enfin, je ne ferai pas l’affront à Votre Majesté de Lui rappeler les principes de non-rétroactivité des peines et d’interdiction du bannissement des individus – ou de leur déportation en l’absence de décision judiciaire. Ce sont les articles 8 et 9. En somme, ce qu’évoque Votre Majesté se heurte à une succession d’obstacles juridiques qui la rendent en l’état impossible. »
– Je vois. Je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de régner vraiment sur la terre de Yougoslavie. Sitôt mon accession au trône, les Allemands m’en ont chassé… Et la situation a bien évolué depuis 1941 ! Pour aujourd’hui, et même si j’ai évidemment eu tout le temps d’y réfléchir en Angleterre, je souhaiterais avoir votre conseil, Monsieur le Premier ministre, sur les suites politiques à donner à l’heureuse libération d’une grande partie de notre pays.
– Une première étape pourrait être de convoquer la représentation nationale en session extraordinaire à Belgrade, comme l’article 32 vous y autorise.

A ces mots, Pierre ne peut réprimer un soupir de dépit : « Je doute, hélas, que tous puissent ou souhaitent nous rejoindre ! Le quorum se situe bien à un tiers de votants, n’est-ce pas ? »
– Article 71, pour les députés comme pour les sénateurs. J’ai pris la liberté de lancer des investigations pour tenter de retrouver la trace de ces derniers, qui ont pour beaucoup disparu depuis 1941, que ce soit sous les coups ennemis, dans le maquis ou…
– Ou auprès de Pavelic ! Soyons francs, Monsieur le Premier ministre : la situation exige des mesures radicales. Nous pouvons attendre que vos gendarmes – du moins ceux qui ont survécus – battent la campagne pour retrouver chaque sénateur ! Surtout quand ce dernier s’est rallié à l’ennemi !
– En ce cas, que suggère Sa Majesté ?
– Il nous faut gouverner exclusivement par décret, jusqu’à nouvel ordre. Selon l’article 116 – vous voyez, Monsieur le Premier ministre, moi aussi j’ai étudié notre constitution. Nous sommes bien dans une situation de guerre, et les intérêts publics sont gravement menacés ?
– Certes, et nous avons déjà gouverné ainsi. Mais cela ne doit pas nous dispenser de réunir au plus tôt la représentation nationale – faute de quoi Sa Majesté s’expose à ce que les textes promulgués soient frappés ultérieurement de nullité.
– Nous verrons ce qu’en pensera la nouvelle chambre – il y aura des élections à la fin du conflit. Ce sera donc elle qui jugera mes actes – elle et l’Histoire.

Pierre joint les mains devant lui, mais ce n’est pas pour une prière : « J’aurai besoin du soutien de chaque membre du gouvernement, Monsieur le Premier ministre. Cela fait déjà un mois que nous n’avons pas réuni le conseil : quel est son état d’esprit ? »
Une clameur faite de serments de fidélité et de protestations de patriotisme s’élève alors dans la salle – au sein de ce concert, Slobodan Jovanović ne joue pas la partition la plus sonore. Et lorsque le calme revient, il doit finir par admettre que « Certains d’entre nous ressentent parfois un malaise … »
Pierre II se penche un peu en avant, comme pour mieux entendre : « Un malaise, Monsieur le Premier ministre ? »
– En effet. Depuis que les terribles événements survenus dans les régions libérées ont été portés à notre connaissance, plusieurs personnalités de notre cabinet expriment une forme de réticence envers les ministres les plus liés aux traîtres… ou envers les plus incrédules devant l’énormité des crimes perpétrés. Je m’attache évidemment à maintenir l’unité du gouvernement – nous devons rester forts en pareille circonstances. Et puis, chaque membre de notre équipe, qu’il soit serbe, slovène, bosniaque, monténégrin, macédonien… ou même croate… Bref ! Chacun sait, dans le fond, qu’il est dans son intérêt que toute la Nation soit représentée au gouvernement.
– Vous craignez donc une crise gouvernementale en cas de remaniement ?
– En effet – les relations entre les membres dont je parle sont devenues très froides et très distantes. Mais elles subsistent, c’est l’essentiel.
– Je comprends. Mais vous admettrez qu’en ces temps tragiques, je m’attache davantage à sauver notre Royaume qu’à ménager les susceptibilités de chacun. Nous vivons des heures sombres, la tâche à accomplir est immense ! Je ne peux pas gouverner avec une équipe aussi désorganisée. Aussi, je vous annonce dès à présent que j’envisage certains changements – sans pour autant contraindre personne au départ. Le premier d’entre eux sera la formation d’un cabinet restreint, exclusivement composé de vous-même, du général Petar Živković et de Monsieur Momčilo Ninčić. Pour l’instant, du moins. Ce cabinet aura pour tâche de mettre en œuvre des actions éminemment nécessaires au bien de l’Etat, mais qui devront être conduites dans le plus grand secret.
– Je remercie Sa Majesté de sa confiance – mais puis-je demander dès à présent quel est son projet ?
– Chaque chose en son temps, cher ami. Ce projet a cependant déjà un nom : Mač pravde.

Glaive de Justice… Un nom prometteur et terrible à la fois. Jovanović frissonne intérieurement, mais s’incline cérémonieusement avant de prendre congé – comme il vient justement de le dire, il est souvent plus utile d’être dans la machine plutôt qu’en dehors.

L’orgueil d’un amiral
L’oncle d’Amérique
Washington DC
– Britanniques et Français ne sont pas les seuls à avoir été sollicités par les services de Jenő Ghyczy de Ghicz. Celui-ci place beaucoup d’espoir dans une intercession des Américains, qui semblent fort compréhensifs. Ainsi, Tibor Eckhart, l’ancien ambassadeur de Hongrie à Washington, est désormais de nouveau accrédité au Département d’Etat ! Le député et ancien président de la Ligue Révisionniste doit représenter les intérêts de son pays dans les difficiles négociations qui s’annoncent. Une reprise de contact spectaculaire, dont Cordell Hull n’a pas daigné informer ses alliés européens !
Le retour d’Eckhart ne doit toutefois pas tout aux efforts du gouvernement Kállay. Otto de Habsbourg, le prince autrichien en exil, a sollicité directement – et obtenu – une entrevue auprès du président Roosevelt pour sensibiliser ce dernier à la situation délicate de son ancien royaume. Et il a même dépêché de sa propre initiative son frère cadet Louis-Charles à Lisbonne, afin d’assister le baron Andor Wodianer. Il semble bien que les aristocrates hongrois, moins anglophiles que le régent mais tout aussi antisocialistes, envisagent désormais de jouer les Etats-Unis contre l’Angleterre, si d’aventure cette dernière s’avérait trop dure en affaires.
Après tout, les Etats-Unis n’ont pas de réels reproches à faire à Budapest – comme le leur a précisé autrefois le Régent, leurs pays ne sont même pas vraiment en guerre ! Et puis, le pays du capitalisme et de la liberté d’entreprendre ne risque pas de s’entendre durablement avec le totalitarisme collectiviste de Moscou, n’est-ce pas ? Quant aux Hongrois, ils n’ont aucune envie de s’en prendre aux Américains !
………
« L’entrée en guerre du Royaume de Hongrie contre les Alliés fut la conséquence logique de l’alignement du pays sur l’Axe, mais ne fut pas pour autant appréciée par l’opinion publique magyare. Cette dernière, désireuse avant tout de voir le traité du Trianon révisé aux dépens des voisins de la Hongrie, ne parvint jamais à imaginer quel gain le pays pouvait tirer d’un conflit avec une nation aussi lointaine que les Etats-Unis. On la comprend – et la molle propagande du régime sur ce sujet n’y put jamais grand-chose. En témoigne cette plaisanterie féroce, qui courait dans les rues de Budapest tout au long de l’année 1942 et prétendait décrire l’échange entre l’ambassadeur hongrois à Washington, venu annoncer le conflit, et le responsable du Département d’Etat chargé de le recevoir. Ce dernier, peu familier de l’Europe Centrale, interroge alors son visiteur :
– La Hongrie est-elle une République ?
– Non Monsieur, c’est un Royaume.
– Vous avez donc un roi ?
– Non, mais nous avons un amiral.
– Vous avez donc une flotte ?
– Non, car nous n’avons pas d’accès à la mer.
– Ah… Mais avez-vous des revendications ?
– Oui.
– Envers les Etats-Unis ?
– Non.
– Envers l’Angleterre alors, ou envers la France ?
– Ni l’une ni l’autre.
– La Russie peut-être ?
– Encore moins.
– Alors envers qui avez-vous des griefs ?
– La Roumanie.
– Donc vous allez entrer en guerre contre eux ?
– Non Monsieur, nous sommes alliés contre tous les pays que vous avez cités !

L’histoire serait plus drôle si elle n’était pas rigoureusement exacte. Hélas, elle mena tout droit la Hongrie dans l’impasse de 1944, où le pays n’eut plus guère le cœur à rire. »
(Robert Stan Pratsky, Hongrie, Croatie et Slovaquie : les armées effacées, Perrin, 2008)


19 janvier
La campagne des Balkans
Migrations contraintes
Bijelo Polje (Monténégro)
– Les soldats de la 162. ID (Theodor Oberländer) arrivent enfin dans cette petite ville du Sandžak, région à cheval entre Serbie et Monténégro, qui connaît bien la guere – elle a encore été ravagée le mois dernier par l’opération Kugelblitz.
Aussitôt relevée, la 373. ID Tigar Divizija d’Emil Zellner ne perd pas de temps – en effet, elle a l’ordre de presser le pas pour s’assurer au plus tôt de Podgorica, qui n’est plus tenue à l’heure actuelle que par un régiment de la 100. Jäger renforcé de troupes de couverture. C’est suffisant, en l’absence de toute force alliée à l’horizon – mais c’est tout de même peu pour la région.
Les Croates lèvent donc le camp avec entrain pour quitter cette ville oubliée, mais pourtant fondée dans l’Antiquité, qu’ils ont copieusement pillée sans totalement la détruire. Ainsi, l’église orthodoxe Saint-Pierre, datant du XIIe siècle, a survécu. Les mauvaises langues diront que le temps a manqué à la “Division du Tigre”… Outragé et vandalisé, l’édifice connaitra heureusement une seconde vie après le conflit – ce qui ne sera pas le cas, hélas, de nombreux fidèles monténégrins.

Le retour du général Montgomery
Golfe de Gascogne
– Le B-17E Theresa Leta survole les flots avec toute la bruyante rapidité que lui permettent ses moteurs Wright R-1820-97 Cyclone. Ce n’est pas assez pour son illustre passager, qui regarde défiler avec agacement le paysage monotone, à peine ponctué de temps en temps par la vision d’un des Beaufighter d’escorte.
Car Montgomery n’a pas de temps à perdre. Il a beaucoup de choses à préparer pour le printemps prochain. Et depuis qu’il a eu la confirmation officielle de ce que Winston Churchill lui a soufflé lors de leur dîner d’il y a dix jours – à savoir le retournement probable et prochain de la Hongrie – son cerveau travaille bien plus vite que la mécanique yankee. La Bulgarie ne l’intéressait pas, c’est vrai. Mais une ouverture sur Budapest, ou plutôt sur le lac Balaton, lui offre par contre des perspectives inespérées vers Vienne.
Monty a donc préféré écourter de quelques jours ses vacances. Il n’est pas temps de se reposer alors que son objectif final paraît enfin en vue, et qu’il va devoir apprendre à collaborer avec ce Béthouart qu’on lui envoie. Ce n’est pas l’idéal – mais c’est mieux que rien… Comme ce fichu avion en fait.
Quelques mètres devant lui, dans le poste de pilotage, le capitaine Richard E. Evans pense plus ou moins la même chose de son rôle. On ne risque pas de se faire abattre par les Allemands, juste de s’écraser pour ne pas avoir voulu tenir compte de la météo. L’arrivée au Pirée est prévue demain, après une nuit passée à Gibraltar. Pas l’idéal, mais il y a pire [Signalons que Montgomery s’attachera toujours à traiter avec exigence mais respect son équipage, mentionnant à plusieurs reprises à ce dernier à quel point il était « honoré de se faire conduire par des aviateurs américains ».].

Nobles ambitions et basse cuisine
Marseille
– De ses locaux “intérimaires” du quai de la Joliette, Léon Blum, ministre des Affaires Etrangères de la République française, répond officiellement à la proposition de Pierre II Karađorđević afférente à « un éventuel soutien financier permettant la réouverture rapide des arsenaux royaux et de l’usine d’aviation Rogozarski ». Derrière un impeccable vernis diplomatique, Blum convient d’abord fort courtoisement de « l’intérêt certain de l’opération pour le royaume de Yougoslavie » (quoique moins certain pour la victoire contre le Reich). Mais c’est pour signifier aussitôt après, « à regret, que les conditions actuelles du conflit et l’étendue des ravages subis par nos deux Nations ne permettent pas d’investir conjointement des sommes aussi importantes, un rapide retour sur investissement en termes industriels comme en termes financiers ne semblant pas envisageable. Ce triste état de fait, que nous déplorons autant que Sa Majesté, sera toutefois amené à évoluer aussitôt que l’Allemagne… »
Bref : ce projet ne parait pas assez utile pour être urgent. Avec dépit, Pierre II ne peut que maudire ces Français qui, décidément, semblent bien moins à même qu’autrefois de saisir les perches qu’on leur tend. Au train où vont les choses, les relations entre les deux pays risquent donc de s’altérer dans les mois qui viennent. Non qu’il faille prévoir une vraie tension – mais plutôt un net refroidissement. Et il ne faudra donc pas que la France se montre curieuse en plus d’être mesquine.

De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Premières étincelles
Belgrade
– « Les jours passaient et se ressemblaient dans les ruines animées de la capitale yougoslave. Toujours la même inaction, la même hostilité latente, le même climat froid et humide… S’occuper devenait impératif : une troupe qui s’ennuie est une troupe qui flanche.
Or, j’avais justement une troupe dont il convenait que je m’occupe. Pas la meilleure ni la plus fiable de toutes, loin de là, mais c’était néanmoins la mienne. Saisissant de toute mon autorité Augagneur et Dennoyeur, je me lançai donc dans une véritable inspection de détail de mon escouade : tenues, équipements, coiffure… tout y passa. Puis, une fois assuré de l’allure impeccable de mes hommes, nous partîmes en patrouille dans la campagne, pour procéder à des exercices physiques et de tir. La performance de mes soudards avait beau avoir été relativement convenable à Crveni Krst, ce n’était pas une raison pour ne pas tenter de s’améliorer. La suffisance est l’ennemie de l’excellence – l’armée française ne le savait que trop bien depuis 1940.
Alors que nous étions en pleine campagne, sur la route de Slanci, je fit procéder à des tirs sur cibles fixes. Les résultats étaient satisfaisants, sans plus – Augagneur faisait forte impression avec son PM. Dennoyeur, avec ses lunettes rondes, paraissait plus maladroit. Mais le meilleur tireur – et cela ne laissait pas de m’inquiéter – était bien l’Alsacien Rodolphe, qui faisait mouche à chaque coup avec son MAS 40. Il allait falloir que j’évite de trop lui tourner le dos, à ce lascar ! Juste derrière lui, les lauriers du second revenaient à l’Africain Jean, lui aussi au fusil automatique. Il avait (bien entendu) une vue d’Aigle !
Hélas, cet entrainement causa un incident excessivement désagréable, dont je me serais bien passé. Alors que nous mettions en place de nouvelles cibles parmi les arbres, nous fûmes tout à coup assourdis par le fracas d’armes qui n’étaient pas les nôtres ! On mitraillait juste à côté de nous, depuis des couverts, et plus ou moins dans notre direction. Par réflexe – et, j’y insiste, comme tout professionnel qui se respecte – nous nous jetâmes à terre, prêts à riposter. Or, ce n’étaient pas les Boches, mais bien le capitaine Lazović, qui se mit à ironiser en ricanant, avec sa troupe hilare, sur les qualités militaires indéniables et le courage de notre Armée. Je me redressai immédiatement, de fort mauvaise humeur, en époussetant la terre de mon treillis, pour lui demander ce que signifiait cette bruyante mascarade. « Nous faisons comme vous, mon capitaine. Nous nous entraînons… pour plus tard. Nos adversaires sont nombreux, vous savez, peut-être plus que les vôtres en vérité. » Et sur ce, le groupe de miliciens prit congé, sous le regard courroucé de la plupart de mes hommes, en s’excusant vaguement pour « ne pas nous avoir vus ».
Il ne fallait pas se leurrer – cette prétendue mésaventure était une agression, destinée à nous intimider, peut-être même à provoquer un accident qui permettrait mon renvoi. Inutile de protester auprès de Vranješević, évidemment. Il me faudrait donc – là aussi – couvrir mes arrières. »


A l’est, du nouveau
Roumanie cobelligérante
– Après déjà trois jours passés de l’autre côté du Danube, Sir Godfrey Rhodes peut adresser à sa hiérarchie un premier rapport destiné à orienter les futurs travaux dirigés de Belgrade.
L’intuition du spécialiste canadien était bonne : les installations de Drobeta-Turnu Severin sont bel et bien aptes à accueillir le trafic allié. Certes, elles devront être améliorées – mais l’ensemble n’en reste pas moins sain en l’état, avec déjà plusieurs quais de déchargement. Tout cela n’a rien d’illogiques : après tout, cette cité figure parmi les vingt plus importantes de Roumanie et les voies ferrées y passent depuis le début du siècle.
Toutefois, l’obstacle principal reste bel et bien le Danube. Afin de franchir ce fleuve si tumultueux, Rhodes propose la mise en place d’un pont de bateaux, puis peut-être ultérieurement d’un pont fixe, entre Șimian et Mala Vrbica (près de Negotin, en Yougoslavie). A cet endroit, le Danube se scinde en deux bras autour d’une île – il n’y a donc que deux fois 135 yards de flots à franchir. De surcroit, les gorges du Danube sont relativement éloignées de ce point – on peut donc supposer que le courant y sera moins fort.
Satisfait de ses premières conclusions, Rhodes est d’ores et déjà descendu jusqu’à Craiova – la plus proche ville d’importance desservie par Drobeta-Turnu Severin vers le sud. Le Canadien cherche à présent un point de passage vers la Bulgarie…
Tout aussi satisfait, et sans attendre plus longtemps, le colonel Canterbry envoie une seconde équipe du génie à Mala Vrbica pour préparer la construction des points de passage – en n’oubliant évidemment pas de prévenir sa hiérarchie pour qu’elle effectue les démarches nécessaires.
Quant à la route entre Negotin et Belgrade, elle fait déjà l’objet d’une attention soutenue des Royal Engineers, lesquels constatent avec plaisir que la voie double reliant le port de Radujevac, sur le Danube, et la mine de Vrška Čuka (tout près de Zaječar) n’est pas détruite et ne demande qu’à être ré-exploitée. Certes, c’est là un chemin de fer à voie étroite, mais il peut néanmoins constituer une base permettant d’éviter de passer par les monts de Majdanpek – surtout en plein hiver. Finalement, que ce soit entre Negotin et Belgrade ou entre Zaječar et Belgrade, il n’y a plus qu’un peu moins de 125 miles à couvrir ! Une paille… Mais c’est toujours moins que de Skopje.


20 janvier
La campagne des Balkans
Le retour du général Montgomery
Au-dessus du Péloponnèse
Theresa Leta continue sa route à travers les cieux gris de la Méditerranée, mais avec à son bord quelques passagers supplémentaires. En effet, le général Henry Maitland Wilson était lui aussi à Gibraltar avec ses collaborateurs, à la recherche d’un transport rapide – Monty a bien voulu lui offrir de partager son avion. L’imposant gaillard se porte toujours aussi bien – ne l’appelle-t-on pas “Jumbo”, sans d’ailleurs qu’il s’en offusque ? Freddie de Guincamp est là lui aussi. Il passe d’un poste à l’autre de l’avion avec sa traditionnelle diplomatie, du lumineux nez vitré jusqu’à la position du mitrailleur de queue, en passant bien sûr par la soute à bombes convertie en bureau – où Monty s’est retranché avec ses rapports.
Le voyage va bientôt s’achever, dans une ambiance bien meilleure qu’à l’allée. Wilson examine de bout en bout la Forteresse Volante, avec la curiosité d’un homme du métier. Il demande même à l’équipage d’essayer les armes de bord – ce que les aviateurs acceptent volontiers, il faut bien se détendre.
Alors que De Guincamp repasse une fois de plus dans le poste de pilotage, le Captain Evans ne peut s’empêcher de risquer une réflexion sur son chef : « il refuse obstinément de sourire, ça ne doit pas être drôle tous les jours de travailler avec lui ! » Avec une fidélité sincère, l’aide-de-camp défend son patron : « Oh, c’est un homme austère, c’est vrai. Mais il peut aussi être… comme dites-vous… Ah oui ! Un type des plus agréables, si les circonstances s’y prêtent. »
De Guincamp sort. Evans l’oublie vite : la jauge de pression d’huile du moteur n°3 le tracasse. Les pistons doivent être encrassés – il aurait fallu changer ce moteur à Gibraltar, mais ils n’avaient pas de pièces disponibles ! Tant pis, Evans met l’hélice en drapeau. Nul besoin de risquer de l’abîmer, on pourra toujours le redémarrer à l’approche d’Athènes pour obtenir la puissance de sécurité nécessaire à l’atterrissage. Son co-pilote, le lieutenant Johnson, lui demande : « On informe les passagers, pour la forme ? » La réponse est celle de bien des pilotes de ligne : « Inutile de les inquiéter pour rien. » Evans enclenche même le pilote automatique, laisse la main à son subordonné et va se dégourdir les jambes, pour discuter avec le si sympathique Wilson. Ce dernier est désormais aux postes de sabord – l’avion ne vole pas très haut, on peut y aller sans masque ni gants.
Alors qu’Evans traverse (il faut bien !) le “bureau” de Montgomery, le général lève les yeux de ses rapports pour s’interroger sur la présence du pilote de son avion dans son bureau – alors qu’avion et bureau sont en vol, aux dernières nouvelles. « Tiens, Captain Evans ! Aurait-on atterri sans que je m’en rende compte ? » Une boutade évidemment – Monty sait bien ce qu’est un copilote et se sent fort détendu, alors qu’on approche enfin du but. Sans se démonter, mais sans l’avoir mis au courant des petits ennuis de Theresa Leta, le pilote l’invite à le suivre dans le cockpit, pour qu’il puisse constater que le B-17 vole toujours droit. Ce que le Britannique accepte, contre toute attente !
Du coup, Johnson cède son siège à Montgomery, qui considère avec une curiosité presque enfantine le volant, le tableau de bord… le gris des nuages éparpillés dans un ciel plutôt clair… L’humeur du général se fait badine. Et Evans se retrouve bien vite à écouter son “boss” lui raconter ses campagnes de l’an dernier, de Sparte à Belgrade, lui faisant partager ses impressions sur Rommel comme sur les Albanais… Evans le laisse parler en souriant – finalement, De Guincamp n’avait pas tort…
Soudain, Monty lâche une exclamation d’effroi ! « Mais c’est arrêté, c'est arrêté ! Le moteur est arrêté, il ne tourne pas ! » L’Américain retient un juron, en constatant qu’il aurait dû informer son passager, qui à présent s’inquiète et montre même de légers signes de panique. Suit une longue et laborieuse explication concernant la tenue en vol du bombardier – à bout d’arguments, Evans ira jusqu’à prétendre que le B-17 est sur-motorisé avec ses quatre moteurs, que trois suffisent et que le quatrième sert exclusivement de réserve, pour permettre aux autres de se reposer !
Rien n’y fait – Monty est furieux d’avoir perdu son sang-froid, irrité par les explications embarrassées de son pilote, et il quitte avec fracas le poste de pilotage, maudissant tout à la fois la mécanique yankee, si peu fiable, ce cow-boy qui le prend pour un imbécile et (intérieurement) son propre et inadmissible manque de flegme ! Evans, resté seul à son poste, pousse un grand soupir…

Passage de relais… ou de patate chaude
Athènes (GQG de la place Syntagma)
– Dans le bureau de Sylvestre Audet, Antoine Béthouart, nouveau général de corps d’armée et adjoint au chef du 18e GAA, passe en revue les dossiers en cours en compagnie de son prédécesseur.
Béthouart, bien qu’encore en uniforme des spahis marocains, est tout sauf un général “exotique”. Né dans le Jura d’un père conservateur des hypothèques, il est passé par le lycée Sainte-Geneviève et par Saint-Cyr (promotion “Fès” – la même que Juin et De Gaulle !) et a fait toute l’Autre Guerre dans l’infanterie : trois blessures, trois citations et Légion d’Honneur en prime. Surtout, c’est un habitué des tâches diplomatiques et de la région – après avoir été conseiller militaire en Finlande, il a dirigé la mission militaire française en Yougoslavie.
Il a aussi été l’un des rares généraux vainqueurs en Europe en 1940 (avec ses chasseurs alpins à Narvik), et récemment, il s’est encore montré brillant sur le sol français reconquis. Mais on a toutefois estimé, à Marseille, qu’il serait plus utile à gérer ses vieux amis de Belgrade, plutôt qu’à commander des troupes en France – les Yougoslaves montrent des signes palpables de tension, voire de nervosité.
Finalement, en écoutant Audet, Antoine Béthouart voit bien que la tâche la plus délicate dans les Balkans n’est pas forcément militaire. Elle est dans le fait d’obtenir la coopération entre des peuples et des mouvements politiques qui se détestent tous, ont tous des contentieux récents entre eux… et disposent tous de forces armées. Et puis il y a aussi les humeurs de Montgomery, dont il a déjà entendu parler, mais qu’il lui reste à découvrir en direct. Finalement, il lance à son prédécesseur : « Dites-moi, mon général, que pensez-vous vraiment des possibilités stratégiques offertes par ce théâtre ? Et des difficultés causées par le caractère international du 18e GAA ? »
Face à cette véritable invitation à la franchise, Audet ne se défile pas. Mais il ne souhaite pas non plus décourager son successeur. Il répond donc, le front haut : « Les progrès que nous avons faits l’année dernière suffisent à démontrer que la prochaine campagne est prometteuse. Vienne est à notre portée ! Toutefois, qu’il me soit permis de vous dire que la partie la plus importante et la plus difficile de votre travail sera politique ou diplomatique, et non militaire. Personnellement, je dois rejoindre Tirana pour prendre la place du général Dentz. L’Albanie n’a rien d’une villégiature, je peux vous l’assurer ! De plus, notre 2e Armée est bien davantage polono-serbo-tchèque que française. Eh bien, malgré tout, vous me voyez ravi d’y aller. C’est dire ! »
Béthouart fait la moue – où est-il tombé…
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Hardric62



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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 10:47    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
18 janvier




Les soldats de la 162. ID (Theodor Oberländer) arrivent enfin dans cette petite ville du Sandžak, région à cheval entre Serbie et Monténégro, qui connaît bien la [b]guere
– elle a encore été ravagée le mois dernier par l’opération Kugelblitz.


Il manque un 'r' ici.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 10:52    Sujet du message: Répondre en citant

Merci !
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Etienne



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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 10:58    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Alors que nous étions en pleine campagne, sur la route de Slanci, je fis procéder à des tirs sur cibles fixes.

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Tyler



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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 11:01    Sujet du message: Répondre en citant

La 162. ID c'est pas le général Oskar Von Niedermayer qui en assure le commandement ?
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houps



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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 11:14    Sujet du message: Répondre en citant

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..."vos gendarmes - du moins ceux qui ont survécu..."



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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 11:50    Sujet du message: Répondre en citant

Merci aux relecteurs.

Pour la 162. ID - exact, Oberländer ne commande qu'un de ses régiments, et en plus, celui qui s'est évaporé en Albanie.
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Hendryk



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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 12:29    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Il semble bien que les aristocrates hongrois, moins anglophiles que le régent mais tout aussi antisocialistes, envisagent désormais de jouer les Etats-Unis contre l’Angleterre, si d’aventure cette dernière s’avérait trop dure en affaires.
Après tout, les Etats-Unis n’ont pas de réels reproches à faire à Budapest – comme le leur a précisé autrefois le Régent, leurs pays ne sont même pas vraiment en guerre ! Et puis, le pays du capitalisme et de la liberté d’entreprendre ne risque pas de s’entendre durablement avec le totalitarisme collectiviste de Moscou, n’est-ce pas ?

C'est bien vu, d'autant plus que les Etats-Unis ont déjà parrainé la sortie de la guerre de la Finlande, ça leur donne donc une certaine expérience en la matière.
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Tyler



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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 13:02    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Merci aux relecteurs.

Pour la 162. ID - exact, Oberländer ne commande qu'un de ses régiments, et en plus, celui qui s'est évaporé en Albanie.


Après , ce que j'en lis c'est que Von Niedermayer, le "Lawrence allemand" a certes le grade de général et possède peut etre de nombreuses qualités organisationnelles, diplomatiques, etc... Mais n'est pas un "foudre de guerre".
cf sa fiche wiki.
Un remplacement par un autre général pourrait intervenir pendant cette période de "pause" dans les Balkans.
https://en.wikipedia.org/wiki/Oskar_von_Niedermayer
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 24, 2019 13:06    Sujet du message: Répondre en citant

Sans doute… mais pas par Oberländer !!
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