Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

L'Espagne
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 15, 16, 17
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> Les pays neutres
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
requesens



Inscrit le: 11 Sep 2018
Messages: 483

MessagePosté le: Dim Avr 14, 2019 17:27    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:
Citation:
Sergent Garcia : Zorro


y a le chanteur aussi... "un poquito quemado"


C'est un groupe, non?
_________________
Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 9800
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 08:50    Sujet du message: Répondre en citant

Nous avons laissé nos héros déjeuner sur une terrasse à Cerbère, en 1948…
Souvenirs, souvenirs…



Cerbère, dans l’après-midi
– L’émotion et le vin aidant, les quatre hommes entonnèrent mezzo-voce des chants de la République.

El Ejército del Ebro,
rumba la rumba la rumba la,
El Ejército del Ebro,
rumba la rumba la rumba la
¡Ay Carmela! ¡Ay Carmela!
una noche el río pasó.
¡Ay Carmela! ¡Ay Carmela!

L’Armée de l’Ebre, une nuit traversa le fleuve…

Y a las tropas invasoras,
rumba la rumba la rumba la,
Y a las tropas invasoras,
rumba la rumba la rumba la,
buena paliza les dio.
¡Ay Carmela! ¡Ay Carmela!


Comme si le chant pouvait prolonger cet instant de retrouvailles. Et elle donna une bonne raclée aux troupes des envahisseurs…

El furor de los traidores,
rumba la rumba la rumba la,
El furor de los traidores,
rumba la rumba la rumba la,
lo descarga su aviación,
¡Ay Carmela! ¡Ay Carmela!


En écoutant et en racontant les récits de leurs batailles, ils se plaignaient souvent du soleil qui faisait pleurer leurs yeux. L’aviation des traîtres déversa leur fureur…

Pero nada pueden bombas,
rumba la rumba la rumba la,
Pero nada pueden bombas,
rumba la rumba la rumba la,
donde sobra corazón,
¡Ay Carmela! ¡Ay Carmela!


Il se faisait tard, mais aucun d’entre eux ne voulait partir. Mais les bombes ne peuvent rien là où il y a du cœur…

Contra ataques muy rabiosos,
rumba la rumba la rumba la,
Contra ataques muy rabiosos,
rumba la rumba la rumba la,
deberemos resistir,
¡Ay Carmela! ¡Ay Carmela!


Que faire maintenant ? A des contre-attaques enragées nous devrons résister…

Pero igual que combatimos,
rumba la rumba la rumba la,
Pero igual que combatimos,
rumba la rumba la rumba la,
prometemos combatir,
¡Ay Carmela! ¡Ay Carmela!


Il faudrait penser au retour, non ? Mais nous promettons de combattre demain tout comme nous combattons aujourd’hui.
………
– Nous vous accompagnons à la gare, prenons le bus.
Ils parlaient pour occuper le temps, comme pour profiter jusqu’à l’ultime seconde de ce moment. Les aînés entouraient de leurs bras les épaules du cadet. Quelques petits kilomètres d’une route sinueuse qui longeait la Méditerranée et ce fut la frontière.
– Pourquoi ne rentrez-vous pas maintenant en Espagne ? On ne fusille plus, dit Ramon.
– On ne fusille plus ! C’est heureux, il y a neuf ans que la guerre est finie et ils ont exécuté jusqu’au début de 1945. Mais de toute façon, je suis parti citoyen d’une république, je ne reviendrai que quand ce sera de nouveau une république. Mais toi, pourquoi ne viens-tu pas ici, en France ?
Ramon secoua la tête et fit un geste d’impuissance. Maintenant silencieux, les quatre se rendirent jusqu’au poste de contrôle français. Un peu plus loin, les derniers rayons du soleil faisaient naître des reflets sur les tricornes des gardes civils. Salvador les indiqua d’un geste : « Croyez-vous qu’ils aient entendus parler du colonel Escobar ou du général Aranguren ? Probablement pas, ils ont disparu dans la fosse commune de l’oubli, mais nous, nous devons faire vivre leur souvenir. Le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants. »
Ils marchèrent lentement jusqu’aux douaniers et gendarmes qui surveillaient les passages. Salvado et Ramon montrèrent leurs passeports, tandis que les deux autres restaient en arrière.
– Papiers… Pas de bagages ? Rien à déclarer ?
Un gendarme qui les avait entendu discuter en catalan s’était approché : « Vous ne partez pas, vous deux ? » Les deux frères avaient conservé en français un accent à couper au couteau, qui faisait plutôt couleur locale ici, en Catalogne nord, mais le gendarme, lui, n’était pas Catalan.
« Non ? Montrez-moi vos permis de séjour. »
Agusti le regarda par en-dessous et lui tendit sa carte d’identité.
– Ça, c’est la meilleure ! Regardez ces deux-là, ils ont des cartes d’identité presque neuves et ils parlent français comme une vache espagnole ! dit- le gendarme, ravi de son trait d’humour. Vous allez venir avec nous.
Son collègue regardait les documents avec attention : « Pff… Si c’est un faux c’est très bien fait ! »
Salvador, qui ne comprenait pas ce qui se passait, regrettait son Astra 6,35 et Ramon s’était approché de ses frères et regardait la scène, curieux et un peu anxieux.
Le premier militaire s’exclama, triomphant : « Des faux très bien faits ? Donc c’est une belle prise. Vous deux, vous venez avec nous. »
Agusti, bien plus petit que le gendarme, vint se planter sous son nez et articula, avec beaucoup moins d’accent espagnol, tout à coup : « Non, je ne crois pas, adjudant ! »
Il aurait giflé le pandore que celui-ci n’aurait pas rougi plus violemment : « Quoi, qu’est-ce que tu as dit ? »
– Vous m’avez bien entendu, et vous me dites “vous” ! On ne vous a pas appris le respect dû aux supérieurs, adjudant ? »

Tout en parlant, il porta la main à la poche de sa veste et en sortit son titre de démobilisation, qu’il mit sous les yeux du gendarme.
– Vous savez lire, au moins ?
A la ligne Corps était inscrit « 6e BMLE ».
A la colonne Grade, on lisait, calligraphié avec soin : « Capitaine ».

L’autre eut un hoquet et se figea au garde-à-vous : « Pardon mon capitaine, je ne pouvais pas savoir. Heu, mon capitaine, la 6e BMLE, c’est bien la Brunete ? »
Son camarade salua lui aussi, très raide.
Si Agusti riait intérieurement, les trois autres Espagnols (dont un autre Hispano-Français…) manifestaient un amusement plus visible.
– Ah, je vois que vous n’êtes pas complètement ignorant, adjudant. Et sachez que vous avez aussi devant vous un lieutenant et un sergents légionnaires, ajouta-t-il, fusionnant au passage sans hésiter les deux légions étrangères, la française et l’espagnole. Il précisa (à moitié…) : « De la 14e DBLE Ebro ! »
Le gendarme ouvrit de grands yeux : « Heu… Permission de remercier le lieutenant, mon capitaine. »
Agusti, curieux, sourit : « Permission accordée, adjudant ! »
– Merci, mon capitaine. Je voudrais vous remercier, mon lieutenant. Avec l’Ebro, vous nous avez sorti d’un foutu… d’une sale affaire, à Kumanovo.
– Vous étiez à Kumanovo ?
demanda Agusti, soudain radouci.
– Oui mon capitaine. Bataillon antichar de la 191e DIA.
– Alors ce n’est pas votre femme qui vous a fait cette balafre un jour où vous étiez rentré ivre ?
– Non mon capitaine, c’était un shrapnell boche.
– Ah. Eh bien vous voyez, adjudant, tout le monde peut se tromper… Souvenez-vous en !

Les douaniers et les autres voyageurs les regardaient avec ahurissement – qui était ce petit homme, sec comme un coup de trique, que les gendarmes saluaient ainsi ?
Marcel intervint : « Nous avons fait notre boulot, à Kumanovo. Et les gars de la 191e aussi, adjudant… Quel est votre nom ? »
– Le Floch, mon lieutenant. J’étais caporal, à l’époque.
– Repos Messieurs,
conclut Agusti. Reprenez votre service. La prochaine fois, nous vous raconterons comment nous avons gagné nos décorations.
Une fois que les représentants de la maréchaussée, honteux mais soulagés, se furent éloignés, un vrai et grand fou-rire secoua le petit groupe. La vision des deux gaillards au garde-à-vous, bafouillant des excuses devant un Agusti inquisiteur avait été un grand moment.
Mais Ramon remarqua que Marcel riait un peu moins fort : « C’était… dur, à Ko… Kumanovo ? Et, heu, où était-ce ? »
Son frère soupira : « En Grèce, Ramon. La campagne de 41. Je me doute que la Vanguardia et la RNE [Radio Nacional de España] n’ont pas dû en parler… Tu sais, contrairement à ce qu’ont l’air de penser certains camarades du PCF, on s’est battu ailleurs que sur le front russe, pendant cette guerre ! » Il resta un moment silencieux, les yeux baissés, comme en prière. « Nous avons perdu du monde là-bas… »

***-***-***

8 mai 1941
Première campagne de Grèce
Kumanovo
– L’homme, au bord des larmes, tenait dans ses mains les rares morceaux identifiables de ce qui avait été sa guitare, écrasée par la chute d’une poutre. Il regardait autour de lui comme si tout cela n’était qu’une erreur et que sa vieille amie allait réapparaître.
– Allez Fosforito, ce n‘est rien, au moins tu as gardé tes bras, tu pourras jouer de nouveau.
Il secoua la tête : « Elle est avec moi depuis… depuis… bien avant la guerre, la nôtre, pas celle-ci. »
Ses amis lui tapotaient l’épaule en signe de soutien et lui murmuraient des paroles de réconfort, mais il continuait à murmurer : « C’est comme si j’avais perdu quelqu’un de ma famille… »
“Fosforito” Ramirez était un Andalou de Cordoue. Fils de mineur, il avait commencé à travailler sur le carreau à 9 ans, à 16 il descendait au fond. Malin, travailleur et habile, il était au bout de quelques années devenu artificier.
Sachant à peine lire et écrire, il s’était perfectionné au contact de syndicalistes qui dispensaient le dimanche des cours d’alphabétisation. En 1936, il avait mis ses connaissances pyrotechniques au service de la République en confectionnant des bombes et des grenades artisanales, dont la mise à feu par mèche lui avait valu le surnom de “Fosforito” (petite allumette).
Après avoir passé la frontière française, puis avoir participé au Grand Déménagement pour arriver en Algérie, il était maintenant en Grèce, ou peut-être en Yougoslavie, dans une ville dont personne n’avait jamais entendu parler : Kumanovo. Par contre, comme tous ses camarades de la 14e DBLE, il savait que vers elle marchaient les troupes allemandes, les mêmes dont l’aviation avait rasé Guernica, mitraillé les colonnes de civils fuyant Malaga et achevé la Catalogne, et lui et ses camarades les attendaient. Entre eux et les Allemands – seuls les plus politisés disaient « les Nazis », c’était maintenant une « cosa de sangre ».
Si Fosforito pleurait sa guitare, les autres hommes regardaient ce qui restait de la maison, heureusement vide, où ils avaient laissé leurs paquetages, transformée en un amas de ruines par un obus. « C’était du lourd ! – Du 150 ? – Au moins ! – Alors ça veut dire que le gros de leurs troupes est à moins de 20 kilomètres et que ce ne sont plus uniquement des avant-gardes que nous avons en face de nous. – Il faut en parler au lieutenant et nous organiser. »
Des mouvements divers parcoururent le groupe. Le lieutenant Philibert de la Motte appartenait à une famille de militaires qui servait la France depuis les racines de son arbre généalogique. Il avait intégré Saint-Cyr en 1939 et terminé sa formation à Cherchell, avant de demander la Légion par romantisme et atavisme familial – son père en avait fait autant, suivant les traces de son propre père, qui avait fait partie des premiers officiers de la Légion sous Napoléon III. De la Motte avait une vision “byronienne” de la guerre. Les plus jeunes de ses hommes le trouvaient très courageux, les plus expérimentés le pensaient inconscient, mais tous l’aimaient bien et faisaient de leur mieux pour le protéger.
– Que faisons-nous, sergent ?
Marcel Muntaner, sergent dans l’armée de la République espagnole, était caporal dans la Légion étrangère. Vétéran de nombreuses batailles, ou plutôt de nombreuses défaites, il était écouté par ses camarades.
– Que celui qui parle le mieux français aille informer le lieutenant que dans la crainte d’une attaque surprise de l’ennemi, nous avons été recueillir des informations. Ajoute qu’il ne s’agit que d’une reconnaissance et que nous serons vite de retour… Pas la peine de tout lui dire, il risquerait de nous suivre pour chercher la bagarre !
La chute fit rire l’assemblée. « Trouvons une carte et allons voir sur place. »
………
Un peu plus tard, De la Motte, Muntaner et le sergent Martinez, étaient regroupés autour d’un croquis du secteur.
– Nous avons vu des blindés arriver de là. [Les mains remplaçaient les mots manquants.] La route est mauvaise, ils vont avoir besoin d’un jour pour se déployer. Demain ils nous fixeront et après-demain ils attaqueront. Mais comme ils sont aussi de l’autre côté de la ville, ils vont arriver de l’est et de l’ouest en même temps. Une attaque en… [Nouveau geste des mains.]
– En tenaille ou en pince, caporal. Qu’en pensez-vous, sergent ?
Le sergent Martinez, pied-noir d’Oran, était bien d’origine hispanique mais, en dépit de son nom (qui lui avait valu son affectation), il ne parlait pas un mot d’espagnol ! De plus, il était farouchement de droite. Il avait applaudi à la victoire des nationalistes et n’éprouvait qu’antipathie pour ces Rouges, ces partageux, ces violeurs de religieuses. Il fallait que la France soit tombée bien bas ! D’abord la défaite et maintenant devoir se battre au côté de ces… bandits bolcheviques !
– Sergent ?
– Pardon mon lieutenant. Je pensais que le caporal devrait plutôt s’occuper de ses affaires et de celles de ses hommes et laisser faire ceux dont c’est le vrai métier.
– Donc, vous n’êtes pas d’accord avec lui ?
– Mon lieutenant, le caporal et une partie de sa section sont partis en reconnaissance, du moins c’est ce qu’ils disent, sans aucune autorisation. C’est de l’abandon de poste !
– Oui, oui, mais les blindés sergent ?
– C’était peut-être des nôtres, ou bien ceux des Grecs ou des Yougos !
– Allons, sergent, des chars grecs ou yougoslaves ? Si seulement !

Muntaner, qui suivait plus ou moins les échanges, fouilla dans sa musette et posa sur la carte une pochette dont dépassaient des feuilles : « Je l’ai pris sur le corps d’un motoriste qui n’a pas voulu freiner. Ça dit, je crois, qu’il est de la 9e Panzer. »
– Motocycliste, caporal…

Le silence s’installa tandis que le lieutenant feuilletait les documents. Muntaner savait que si c’était une tête chaude, il avait d’autres qualités – par exemple, il parlait allemand, ce qui pouvait être utile…
– Sergent, préparez les hommes pour demain avec le plein de munitions. C’est bien la 9e Panzer. Caporal, venez avec moi.
Ils trouvèrent le capitaine en compagnie du commandant. De la Motte posa la pochette sur la table : « Mon commandant, mon capitaine… Hannibal ad portas ! Enfin, je veux dire la 9e Panzer. Le caporal Muntaner a saisi ces documents lors d’une mission de reconnaissance. »
Le commandant feuilleta les papiers et poussa un léger soupir : « Indiquez-moi sur la carte l’endroit où vous avez trouvé cette pochette, caporal. »
– Nous l’avons récupérée à peu près ici, mon commandant.
– Récupérée ?
– Oui, sur un moto… motocycliste allemand
[Un regard en biais vers le lieutenant.] qui n’avait pas voulu freiner. Il devait croire qu’il pouvait passer parce qu’il était à deux ou trois cents mètres de nous.
– Et vous l’avez arrêté comment ?
– En lui mettant une balle dans la poitrine.

Les trois officiers se regardèrent. « A trois cents mètres, sur un motard qui roulait ? Il faudra que vous nous racontiez cela. Merci caporal, vous pouvez disposer. »
Muntaner sorti, le commandant reprit la parole : « Demain, après-demain au plus tard, ils vont nous tomber dessus. Renforcez les positions, prévoyez des lignes de repli. Je vais chez Dentz. Comment cela se passe-t-il avec vos Espagnols, lieutenant ? »
– Ce n’est pas simple ! Au début, je les avais regroupés par région, les Castillans avec les Castillans, vous voyez ? Mais très vite, je me suis aperçu qu’un anarchiste catalan se sentait plus proche d’un anarchiste andalou que d’un communiste catalan. J’ai donc recomposé les groupes sur des critères politiques, mais mon problème est que personne ne souhaite être avec les communistes. Enfin, c’est la guerre et ce sont de bons soldats !
– Des soldats, je ne sais pas, mais de bons combattants, sûrement. Je les ai vus se battre en juillet l’an dernier et ils ont fait preuve d’un grand courage. Allez préparer vos hommes, lieutenant. Les prochains jours seront… difficiles.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 1449
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 09:19    Sujet du message: Répondre en citant

Il s'appellerait pas Nicolas, le gendarme Le Floch ?
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Anaxagore



Inscrit le: 02 Aoû 2010
Messages: 6903

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 09:24    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
requesens



Inscrit le: 11 Sep 2018
Messages: 483

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 09:41    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Il s'appellerait pas Nicolas, le gendarme Le Floch ?


J'ai trouvé que gendarme Le Floch sonnait mieux que gendarme Bourdieu. Quant à gendarme Sartine, vraiment non impossible... Laughing
_________________
Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Anaxagore



Inscrit le: 02 Aoû 2010
Messages: 6903

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 10:03    Sujet du message: Répondre en citant

Tu risquerais de bloquer le vieux-port !
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
requesens



Inscrit le: 11 Sep 2018
Messages: 483

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 10:11    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Tu risquerais de bloquer le vieux-port !

Tu ne penses pas si bien dire !.
De noblesse recente, il avait choisi pour ses armes " or à bande azur chargée de trois sardines d'argent". Belle ironie, non?
_________________
Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Anaxagore



Inscrit le: 02 Aoû 2010
Messages: 6903

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 11:30    Sujet du message: Répondre en citant

Tu ne connais pas l'anecdote ?
Sartine avait un yacht..; mais pas l'habilité pour le barrer correctement. En voulant entrer dans le vieux port de Marseille, il s'immobilisa entre les deux môles bloquant pendant plusieurs heures toute activité.

Moqueur, les Marseillais se gaussèrent de Sartine en disant qu'une sardine avait bloqué le vieux-port... depuis c'est passé en proverbe.
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 1449
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 12:05    Sujet du message: Répondre en citant

Au vu de son rôle sous Louis XVI, Sartine avait plutôt une frégate 3 mats dénommée 'La Furibonde', avec une figure féminine de votre choix en tête de proue. Moi c'est mon épouse.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 9800
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 12:12    Sujet du message: Répondre en citant

Selon mes sources, le navire en question était un bâtiment affrété par un riche commerçant de Marseille qui, soucieux de plaire au tout-puissant Sartine, l'avait baptisé le Sartine.
Manque de bol, échouage, rigolade des Marseillais et légère déformation : on est passé de "le Sartine a bloqué le port" à "la sardine a bloqué le port".
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Archibald



Inscrit le: 04 Aoû 2007
Messages: 2324

MessagePosté le: Mer Avr 17, 2019 18:09    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Selon mes sources, le navire en question était un bâtiment affrété par un riche commerçant de Marseille qui, soucieux de plaire au tout-puissant Sartine, l'avait baptisé le Sartine.
Manque de bol, échouage, rigolade des Marseillais et légère déformation : on est passé de "le Sartine a bloqué le port" à "la sardine a bloqué le port".


In-croy-a-ble. Alors ça viens de là cette histoire ? bonne mère...

Citation:
Quant à gendarme Sartine


c'est un cousin de Dame Tartine ? Arrow
_________________
Surely you can't be serious !
I'm serious, and don't call me Shirley.

Conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine
http://www.caea.info/index.php?lang=fr
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> Les pays neutres Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 15, 16, 17
Page 17 sur 17

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com