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L'Italie en 1944 (par Patzekiller)
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Sep 21, 2018 19:05    Sujet du message: Répondre en citant

ben en ce qui concerne l'italie, les alliés réfléchissent aussi en terme de "comment barrer la route aux communistes?"
bref comme otl un chapeau sera mis assez rapidement sur certains aspects des activités italiennes/hommes, avec la reconnaissance officielle de leur gouvernement

quant aux effectifs qui sont largement plus conséquents qu'otl, on voit le rapport de force qu'il faut avoir chez les ritals, simplement pour forcer le teuton à reculer
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le poireau



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MessagePosté le: Ven Sep 21, 2018 21:35    Sujet du message: Re: L'Italie en Mars 1944 Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

13 mars
La campagne d’Italie
Tout va très bien, mein Führer
Bologne
– Une réunion se tient à l’état-major de Kesselring pour tirer les enseignements de la défaite de Borgo, et peu s’en fut qu’on ne la considère comme une victoire.
La cuvette était indéfendable, d’autant plus que certains secteurs avaient déjà été pris par les Français lors de l’avance alliée vers Florence à la fin de l’été dernier. La Gottenstellung avait donc dans ce secteur une certaine fragilité. Il a fallu également que les Italiens engagent pas moins de six divisions, soit deux corps d’armée, appuyés par les Français et les Américains, contre la 356. ID et le 110. IR de la 112. ID. La résistance de ces unités et l’intervention de la 29. PG Division (dans un secteur peu propice aux manœuvres mécanisées) sont plutôt des victoires tactiques. La retraite a été parfaitement exécutée, en dépit des pertes subies (mais personne n’insiste sur ce point) et les nouvelles positions sur la deuxième ligne de la Gottenstellung sont saines.
Le rapport envoyé à l’OKW validera les conclusions d’Albert Kesselring : ce recul devait arriver à un moment ou à un autre et la 356. ID a en réalité livré un combat défensif victorieux face à deux corps alliés.


Kesselring peut bien plastronner, à ce stade de la guerre la simple existence du front italien avantage les alliés !
Car il fixe une fraction non négligeable des forces allemandes dans un contexte de pénurie croissante des moyens de la Wehrmacht.

C'est de moins en moins vrai côté allié ; on voit par exemple comment la montée en ligne de nouvelles troupes italiennes permet de libérer des forces américaines et françaises pour le bien plus essentiel front français.

Les troupes de Kesselring peuvent bien défendre victorieusement la ligne Gothique, pendant ce temps elles ne sont pas en Normandie ou sur la Vistule, là où le sort de la guerre se joue vraiment !

Toujours la tendance des allemands à ne voir la situation militaire que sous un angle étroitement tactique et à en ignorer la réalité stratégique.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Ven Sep 21, 2018 21:50    Sujet du message: Répondre en citant

Belle analyse le poireau, très juste et... encore une fois les Allemands ne comprennent pas comment gagner une guerre (ou la perdre d'ailleurs). Je pense que cette attitude s'explique surtout par le cloisonnement de la société nazie où il n'y a pas UNE armée du Reich mais une succession de coteries rivales qui essayent de prouver qu'elles sont meilleurs, plus capables que leurs rivales, pour obtenir l'attention du führer et... tout ce qui va avec :promotion, renforts, voire cadeaux.
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le poireau



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MessagePosté le: Ven Sep 21, 2018 22:35    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Belle analyse le poireau, très juste et... encore une fois les Allemands ne comprennent pas comment gagner une guerre (ou la perdre d'ailleurs). Je pense que cette attitude s'explique surtout par le cloisonnement de la société nazie où il n'y a pas UNE armée du Reich mais une succession de coteries rivales qui essayent de prouver qu'elles sont meilleurs, plus capables que leurs rivales, pour obtenir l'attention du führer et... tout ce qui va avec :promotion, renforts, voire cadeaux.


Oh, les nazis ont incontestablement joué un rôle en idéologisant à outrance les objectifs stratégico-politiques du conflit ; sans compter en effet la pagaille née de la compétition entre les institutions du Reich savamment orchestré par Hitler au nom de sa vision du darwinisme social.

Mais pour ce qui est des militaires allemands, le mal est bien plus ancien...
C'est à partir d'après la guerre franco-allemande de 1870-71 que la pensée militaire allemande commence à confondre stratégie et tactique.
Le problème est par exemple flagrant pendant la 1re guerre mondiale, avec des chefs comme Schlieffen, Molkte le jeune ou Ludendorff, qui sont bien plus des tacticiens techniciens de la guerre que de réels stratèges.
Et le processus se finalise dans l'entre-deux guerres avec le triomphe de l'esprit "grande tactique", où la différence entre tactique et stratégie est réduite à une question d'échelle !
Les militaires se focalisent ainsi de façon obsessionnelle sur la manière de gagner des batailles (et même une seule bataille : la bataille décisive !) et en oublient la manière de gagner une guerre !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Sep 22, 2018 15:00    Sujet du message: Répondre en citant

15 mars
La campagne de Méditerranée
Un U-boot de moins
Mer Adriatique
– Le Liberator "S for Snowhite" est en patrouille depuis quatre heures au dessus de l’Adriatique lorsque l’opérateur radar demande une inflexion de cap pour vérifier un écho suspect. Très rapidement, l’écho grandit, trahissant un navire en surface – sans doute un sous-marin – et un sillage ne tarde pas à être aperçu. Le quadrimoteur pique vers la mer tandis qu’en soute, les charges sont armées.
Les veilleurs dans le kiosque du UIT-13 (ex-Gorgo) ont repéré l’avion. Aussitôt, une plongée rapide est ordonnée, ainsi qu’un changement de cap immédiat.
A bord du "S-Snowhite", les pilotes ont vu plonger le submersible – certainement ennemi, d’après les infos tactiques. En pareil cas, on peut prévoir un changement de cap, et il faut prendre un pari avant de larguer les charges de profondeur. Le pilote, le f/o sud-africain Bob Klette, fait son choix, puis largue les charges réglées à profondeur croissante. Des explosions sont notées sans résultat visible. L’équipage du "S-Snowhite" relatera l’incident dans son rapport, sans plus, mais l’UIT-13 ne reparaîtra plus.
Il faudra attendre les années 90 pour que le célèbre réalisateur James Cameron, au cours du tournage d’un documentaire National Geographic sur la guerre en Méditerranée, retrouve l’épave, portant une déchirure sur son arrière. Bob Klette, habitant alors en Italie, fut amené sur place par hélicoptère pour une série d’interviews et la mise à l’eau d’une gerbe, rendant un dernier hommage aux disparus.


16 mars
La campagne d’Italie
Les canons du Commonwealth
Front italien
– Les Canadiens de la 1ère Division reçoivent des renforts. Son artillerie est maintenant au niveau de celle d’un groupe de corps d’armée (AGRA dans la nomenclature britannique). En fait, les Britanniques, tout en faisant des gestes politiques envers les Sud-Africains et les Canadiens, sont en train, après le cuisant échec de décembre, de muscler considérablement leur 8e Armée.


17 mars
La campagne d’Italie
RAS
Front italien
– Rien à signaler en dehors des habituels échanges de tirs, reconnaissances et accrochages de patrouille.


18 mars
La campagne d’Italie
Renforts aériens
Pescara
– Les habitants de la ville lèvent la tête ce matin pour voir arriver de nombreux bimoteurs inhabituels. Les nouveaux venus sont les Sud-Africains des Sqn 24 et 25 SAAF, volants sur B-26 Marauder. Les commerçants de la ville vont donc devoir se mettre à l’afrikaans, en plus de l’anglais.


19 mars
La campagne d’Italie
Maîtrise du ciel
Vénétie
– La RAF et ses sœurs du Commonwealth sont sorties en force pour une nouvelle mission Circus. Le score est à nouveau sans équivoque : les JG 27 et JG 77 perdent vingt appareils, contre seulement huit aux Alliés. Le capitaine Wykeham-Barnes (Sqn 73) et le lieutenant Albert Sachs (Sqn 7 SAAF) obtiennent un doublé, tandis que les victoires du capitaine Rosie McKenzie et du Sqn Leader Neville Duke font monter leurs compteurs à respectivement 19 et 27 unités.


20 mars
La campagne d’Italie
Bingo, première
Vénétie
– La mission Circus de la veille, destinée à affaiblir la chasse adverse dans ce secteur, permet aujourd’hui le déclenchement d’un nouveau type de missions baptisées Bingo. La première de ce type est menée par les nouveaux venus que sont les Sqn 24 et 25 SAAF. Son objectif : le col du Brenner, pour gêner la logistique allemande. La gare de triage est bombardée, les voies endommagées et de nombreux wagons détruits. Les Marauder, protégés par les Spitfire du Sqn 92, rentrent sans perte. En effet, la JG 77 est aux abonnés absents, et la JG 27 a été efficacement leurrée, croyant à un raid sur Trieste et restant dans son secteur, en Istrie.


21 mars
La campagne d’Italie
Commandos en reconnaissance
Front italien
– Des mois sans grandes opérations ne signifient pas pour autant inaction, en particulier pour les hommes des commandos britanniques. En effet, ceux-ci continuent à mener des actions allant de la reconnaissance en profondeur dans les défenses de la ligne Gothique au muselage d’une position d’artillerie un peu trop irritante, en passant par des contacts avec la Résistance locale.
Aujourd’hui, la 1ère Compagnie du Commando n°3 doit reconnaître le col de Bocca Trabaria et jusqu’au village de Fonte Abeti. Ce secteur a été choisi car il est à la jonction de la 65. ID et de la 6. GbJg Division. Après deux jours de préparation pour sécuriser les itinéraires, la compagnie arrive de nuit sur ses positions de départ. Ses hommes peuvent observer la relève : une dizaine de camions Opel arrivent de Fonte Abeti, deux continuent vers le sud, sans doute pour relever les postes fortifiés le long de la route qui descend vers les positions de la 137e Infantry Brigade, les autres déchargent leurs fantassins et rembarquent la compagnie de garde. Le convoi s’ébranle dans l’autre sens une petite demi-heure plus tard, au retour des deux derniers véhicules. Puis le calme revient. Seule une douzaine d’Allemands sont restés à l’extérieur, allant et venant entre les diverses positions le long de crête. Les autres sont allés peu à peu se coucher dans une ambiance détendue, mêlant bavardages et dernières cigarettes. A l’écart, un peu en retrait, un petit bunker surmonté d’une antenne est faiblement éclairé : sans doute le poste de commandement où est assurée la permanence radio.
Devant pousser sa reconnaissance jusqu’au village en contrebas, le Lt-colonel Peter Young fait passer l’ordre de neutraliser en silence les sentinelles et bientôt, une douzaine de cadavres jonchent la position sans un coup de feu et sans un cri. Le Lt John Anderson sourit, il est plus que satisfait de la performance de sa section. Les commandos tiennent la position ; c’est le silence, plus aucun Allemand n’est en vue. Le seul témoin d’une activité ennemie reste la faible lumière qui filtre par la fenêtre du poste de commandement. L’occasion est trop belle : capturer un officier et s’emparer de documents confidentiels… mais il faut également neutraliser les cinquante ou soixante hommes dans les bunkers voisins, qui semblent dormir du sommeil du juste. Le capitaine Brian Butler met rapidement un plan au point : la première section s’occupera des trois casernements, qui doivent visiblement contenir une vingtaine d’hommes chacun : on ouvre (ou on défonce) la porte, on jette à l’intérieur un lot d’ananas (grenades défensives) sur les dormeurs et on cueille les survivants à la sortie à coup de Sten, avec la deuxième section en couverture. Pendant ce temps, la troisième section, menée par le Lt-colonel Young en personne, prendra le bunker de commandement. Les montres sont réglées, le top départ est fixé à minuit.


22 mars
La campagne d’Italie
Commandos au combat
Col de Bocca Trabaria
– Peu après minuit, tout se déroule vite et bien pour les hommes du Commando n°3, qui capturent une trentaine d’hommes dont beaucoup sont blessés plus ou moins gravement. L’opérateur radio du commando parvient à joindre le commandement de la 137e Brigade et le Lt-colonel Young fait son rapport. Il discute de la couverture de l’extraction de ses hommes et de leurs prisonniers (dont un major). Il signale aussi que la position sur le col est prise et que les lacets qui y mènent, bien que couverts par des nids de mitrailleuses et trois bunkers à tourelles, ne semblent pour l’instant défendus que par une vingtaine de fantassins. Le Lt-colonel Young a alors la surprise d’entendre qu’il lui faut tenir la position, on lui envoie des renforts !
Le temps pour la 137e Infantry Brigade de la 46e Infantry Division de mobiliser un bataillon pour rejoindre le col de Bocca Trabaria, il est déjà 06h00. Pendant ce temps, les commandos ont fait deux prisonniers supplémentaires, deux Landsers attirés par le bruit de la brève bataille et revenus des positions avancées pour voir ce qui se passait. Les commandos ont aussi tendu deux embuscades à des véhicules montant de Fonte Abeti, sans doute pour les mêmes raisons, ou à cause de la perte du contact radio avec la position.
Avec le lever du jour, les Britanniques savent donc qu’ils ne vont pas tarder à avoir de la compagnie. Ils savent aussi que l’attaque a débuté en bas : en témoigne le barrage d’artillerie sur les positions qui couvrent les lacets de la route, permettant au génie de s’avancer pour neutraliser les coupures. La défense est rapidement organisée. Deux sections se chargeront de tenir la ligne face à la contre-attaque allemande qui ne tardera pas. Ils ont pu au préalable redéployer un lot de mines et d’explosifs découvert sur place et apprendre le maniement d’une tourelle de Pz II couvrant la position. La 3e section descend le long de la route en sens inverse pour prendre les positions allemandes à revers, facilitant ainsi l’arrivée de la “cavalerie”.
La jonction avec les fantassins de la 137e Brigade se fait en milieu d’après-midi. Dans l’intervalle, les commandos ont repoussé deux contre-attaques allemandes et un barrage d’artillerie a infligé de lourdes pertes… aux prisonniers attachés à l’extérieur. Mais la 3e section a pris à revers deux positions fortifiées sur les derniers lacets, et les biffins arrivant d’en bas ont éliminé au canon la troisième. Le Lt-colonel Young et le capitaine Butler, tous deux blessés, sont fort satisfaits de voir arriver les renforts : les munitions commencent à manquer et la compagnie compte une dizaine de morts et trois fois plus de blessés.


23 mars
La campagne d’Italie
Commandos au combat
Col de Bocca Trabaria
– Le soulagement des commandos est de courte durée. Ils ont à peine eu le temps de souffler qu’ils reçoivent l’ordre d’aller, à 700 mètres vers l’est, occuper la cote 1 155, qui surplombe le col et flanque la position. Ils sont accompagnés par une section de mortier et une autre de mitrailleuses.
Les Allemands ont tenté de déborder le col dans la nuit, mais se sont pris les pieds dans le champ de mines rapidement déployé la veille, et complété depuis par le génie de la 46e Infantry Division. Dans la journée, les fantassins de la 137e Brigade ont également affaire à une attaque menée par des effectifs plus importants et soutenue par l’artillerie de la 65. ID. Les Mosquito du Sqn 227 bombardent Fonte Abieti (depuis longtemps déserté par ses habitants) et le bataillon britannique est renforcé par des automitrailleuses de l’échelon de reconnaissance de la division et soutenue par quelques pièces de 6 pdr montées en urgence jusqu’au col. Le Passo di Bocca Trabaria appartient maintenant aux Anglais.


24 mars
La campagne d’Italie
Grignotage
Col de Bocca Trabaria
– Devant le calme qui règne ce matin, des reconnaissances sont envoyées vers Fonte Abeti pour découvrir le village (presque) vide. Les hommes de la 137e Infantry Brigade ne tardent cependant pas à reprendre le contact avec les fantassins allemands, sur le relief suivant, moins de 500 mètres plus loin, où ils occupent d’autres positions fortifiées. Le travail est loin d’être fini.

Walrus
Trieste
– Une nouvelle mission Walrus est couronnée de succès. Un raid composé de Banshee et de Beaufighter des Sqn 39, 89, 603 et 605 frappe la région de Trieste. Outre les vedettes SI-34, 44 et 45, coulées ou incendiée en tentant de s’échapper, le torpilleur TA-11 (ex-Daga), tout juste mis en service subit deux impacts directs de roquettes RP3 suivis d’un mitraillage consciencieux au 20 mm. Bien que toujours à flots, le navire n’est plus du tout opérationnel.
Plus inquiétant pour les Allemands : les pertes subies par les Schnellboote. Avec neuf unités survivantes seulement, il n’est presque plus question de parler de missions offensives loin au sud comme auparavant, et le sauvetage en mer des pilotes de la JG 27 ou la JG 77 abattus au-dessus de l’Adriatique commence à être compromis.


25 mars
La campagne d’Italie
RAS
Front italien
– Le calme est de retour. Les Allemands ont décidé de traiter par le dédain la perte d’un col mineur, dans un secteur secondaire du front.
A l’état-major de la 46e Infantry Division, on considère le coup de main réussi du commando comme une victoire et l’initiative du commandant de la 137e Brigade comme exemplaire. Mais certains se demandent si, en fin de compte, ce n’est pas une maladresse. Les Allemands se sont certes fait surprendre dans des dispositions inattentives, mais il faut prévoir qu’ils ne renouvelleront pas cette erreur. Le raid ne s’est finalement emparé que d’un petit col servant de sonnette d’alarme, mais il a attiré l’attention des défenseurs sur une faiblesse qu’ils vont s’empresser de corriger.


26 mars
La campagne d’Italie
As français
Front italien
– Les pilotes de l’EC 3 sont à l’honneur. Pas moins de dix pilotes effectuent des tonneaux lents au retour de la mission du jour.
Devant traiter des positions d’artillerie et autres fortifications de la 263. ID dans le secteur de Castagno D’Andrea en liaison avec la division brésilienne, le groupe des Percheron est assailli par une vingtaine de Fw 190, qui espèrent faire une boucherie. C’est compter sans la couverture haute, assurée par les GC I/3 et II/3 qui tombent du soleil, distribuent dragées et pruneaux et envoient au tapis dès la première passe cinq chasseurs allemands. Dans la bagarre qui suit, les Percheron, délestés de leurs charges, se joignent à la fête pour le plus grand désarroi des Allemands, qui ne tardent pas à rompre le combat avec cinq pertes de plus. Parmi les bénéficiaires de cette belle journée, on retrouve le commandant Papin Labazordière, les capitaines Gauthier, James, Blanck, Jeandet, Duval et le (de nouveau) capitaine Falco Sanmartin, qui ajoutent chacun une victoire à leur tableau de chasse.


27 mars
La campagne d’Italie
Strangle
Guerre aérienne
– Le 57e FG mène aujourd’hui une mission Strangle contre la ligne de chemin de fer et les déplacements routiers entre Ravenne et Rimini. Si la couverture haute, constituée des Spitfire Mk IX du Sqn 92, tient la JG 77 à l’écart, la Flak prélève son tribut avec quatre appareils abattus et plus d’une douzaine d’autre endommagés à des degrés divers. Le raid s’avère cependant payant puisqu’en plus de divers véhicules détruits, un convoi de wagons-citernes dissimulé sur une voie désaffectée et non repéré auparavant est attaqué dans l’improvisation la plus totale. Il est incendié : plusieurs centaines de milliers de litres d’essence partent en fumée et une immense colonne noire s’élève dans le ciel, visible à des kilomètres à la ronde.
Si l’aspect “interdiction” de Strangle connaît une réussite mitigée, ces missions ont porté des coups très lourds à la logistique allemande grâce à de simples décisions prises opportunément sur le terrain.


28 mars
La campagne d’Italie
Experten
Guerre aérienne
– Il ne se passe rien au sol, mais la guerre continue dans les airs. Aujourd’hui, avantage aux Allemands.
Le lieutenant Joachim Pichler réussit un doublé contre deux chasseurs du 14e FG. De son côté, l’Oberlt Reinert abat un B-24 : avec 112 victoires, il rejoint son camarade du I/JG 77, Johannes Steinhoff. Dans quelques semaines, le magazine Der Adler publiera une photo du second en train de serrer la main du premier à la descente de son chasseur, démontrant la saine émulation existant dans la Luftwaffe.


29 mars
La campagne d’Italie
Renforts aériens
Pescara
– Un nouveau squadron de bombardement vient embouteiller les pistes autour de la ville aujourd’hui. Il s’agit du Sqn 12 SAAF, sur Douglas A-20 Boston IIIA. Avec les trois squadrons sud-africains de bombardiers moyens basés à Pescara, la 8e Armée comble un manque en termes de bombardement diurne, puisqu’elle ne disposait jusque là que de Wellington de la RAF, n’opérant que de nuit et souvent au grand dam des civils italiens (et du gouvernement de Rome).


30 mars
La campagne d’Italie
Renforts aériens
Appui au sol
– Les renforts continuent d’arriver pour les Sud-Africains de la SAAF. Il s’agit aujourd’hui du Sqn 16 SAAF, opérant sur Banshee. Les squadrons de Pretoria consacrés à l’appui au sol ont désormais abandonné leurs trop petits et trop vulnérables Hurribombers. Les mêmes 4 x 20 mm sont maintenant emportés par deux moteurs, ce qui donne à l’appareil de meilleures chances face à la DCA et réduit les pertes.


31 mars
La campagne d’Italie
RAS
Front italien
– Le calme règne d’une côte à l’autre.
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le poireau



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MessagePosté le: Sam Sep 22, 2018 19:00    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

16 mars
La campagne d’Italie
Les canons du Commonwealth
Front italien
– Les Canadiens de la 1ère Division reçoivent des renforts. Son artillerie est maintenant au niveau de celle d’un groupe de corps d’armée (AGRA dans la nomenclature britannique). En fait, les Britanniques, tout en faisant des gestes politiques envers les Sud-Africains et les Canadiens, sont en train, après le cuisant échec de décembre, de muscler considérablement leur 8e Armée.

29 mars
La campagne d’Italie
Renforts aériens
Pescara
– Un nouveau squadron de bombardement vient embouteiller les pistes autour de la ville aujourd’hui. Il s’agit du Sqn 12 SAAF, sur Douglas A-20 Boston IIIA. Avec les trois squadrons sud-africains de bombardiers moyens basés à Pescara, la 8e Armée comble un manque en termes de bombardement diurne, puisqu’elle ne disposait jusque là que de Wellington de la RAF, n’opérant que de nuit et souvent au grand dam des civils italiens (et du gouvernement de Rome).


Attention : 1ère Armée en FTL !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Sep 22, 2018 19:47    Sujet du message: Répondre en citant

Argh, la distraction guette à chaque détour de phrase !
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loic
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MessagePosté le: Sam Sep 22, 2018 20:21    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
A bord du "S-Snowhite", les pilotes ont vu plonger le submersible – certainement ennemi, d’après les infos tactiques.


Un peu maladroit : je propose "d'après les renseignements reçus lors de la préparation de la mission".
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MessagePosté le: Dim Sep 23, 2018 13:57    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
Le corps de bataille cobelligérant a atteint une taille non négligeable et les Italiens se comportent plus que respectablement au front. Cela pourrait-il modifier au moins marginalement l'attitude quelque peu condescendante des alliés à leur encontre ?


Peut être au niveau des soldats qui sont avec eux sur le front mais il y aura toujours la légende comme quoi les italiens foutent le camp dès qu'ils commencent à entendre les balles siffler à leurs oreilles et les blagues comme "Un char italien est difficile à conduire car il y a 4 marches arrières et 1 marche avant "
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Sep 23, 2018 14:54    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Un peu maladroit : je propose "d'après les renseignements reçus lors de la préparation de la mission".


OK.
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