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Le Destin d'une Princesse
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 09:04    Sujet du message: Le Destin d'une Princesse Répondre en citant

Non, ce n'est pas "Point de vue - Images du Monde"… Mais grâce à Démolition Dan, nous avons enfin la fin de l'histoire de la séduisante Mafalda de Savoie, que nous avions laissée en décembre 1942, bloquée dans un train à la frontière austro-italienne…


19 décembre 1942
Le destin d’une princesse
Lienz
– La princesse Mafalda quitte la ville autrichienne aux aurores dans une confortable Fiat 2800. Elle a passé la nuit à Lienz après avoir reçu un message de Berlin, qui lui a été remis en mains propres par le SS-Hauptsturmführer Karl Hass. Ce dernier s’est présenté hier au poste frontière alors que les douaniers, malgré la proverbiale efficacité de la bureaucratie du Grand Reich, n’arrivaient décidément pas à retrouver son laissez-passer. Le document (à en-tête de l’OKH !) invitait la princesse à accompagner Herr Hass à Munich pour « une démarche importante relative à votre mari », le landgrave Philippe de Hesse-Cassel. Ayant laissé ses enfants en Italie, Mafalda de Savoie a accepté, non sans quelques réticences, de suivre l’homme en noir.
A l’arrière de la berline, Mafalda est assaillie d’inquiétudes et de sombres pressentiments. Elle n’a évidemment pas confiance en ce vilain corbeau aux yeux froids, qui a même osé s’asseoir à côté d’elle sur la banquette arrière au lieu de monter à l’avant. Mais elle n’a guère le choix. De surcroît, dans les circonstances présentes, il lui parait inutile de contrarier les Allemands. Que risque-t-elle au fond ? Elle fait partie de la famille royale qui dirige le principal allié européen du Reich ! Toutefois, ce n’est pas le cas de son époux, et la noblesse allemande n’est visiblement plus en odeur de sainteté auprès des nazis. Philippe aurait-il fait une bêtise ? Ou lui est-il arrivé un… accident ? Après la mort subite de Boris III, ce ne serait pas tellement étonnant…
Malgré le tourment de son âme, Mafalda s’efforce d’ignorer le visage souriant mais figé de son accompagnateur et de ne penser qu’à son mari… Et elle l’ignore, mais ce dernier est déjà très loin de l’Autriche, en route pour rencontrer Hitler en personne.
………
« Philippe de Hesse-Cassel (1896-1980) : membre éminent de la noblesse germanique, fils de Fréderic-Charles de Hesse-Cassel – en théorie, roi de Finlande – et de Marguerite de Prusse, la sœur du Kaiser Guillaume II. Héritier du Landgrave de Hesse et proche de la famille royale d’Angleterre (et notamment d’Edouard VIII), il épouse Mafalda de Savoie en 1925, devenant ainsi le gendre de Victor-Emmanuel III. Cette union conclue au mépris de l’animosité traditionnelle entre protestantisme allemand et catholicisme italien, causa un grand déplaisir du Vatican. Le couple aura quatre enfants : Maurice, Henri, Othon et Elizabeth.
Cette idylle idéale – un mariage d’amour dans la haute noblesse ! – n’empêche pas que des divergences d’opinions apparaissent rapidement entre les deux époux quand Philippe de Hesse-Cassel contribue à favoriser l’émergence du nazisme. Membre éminent des SA et proche d’Hermann Göring, il devient au début des années Trente un très actif agent d’influence du Parti national-socialiste auprès de la noblesse allemande. Sa position privilégiée dans les cercles du pouvoir en Allemagne comme en Italie lui permet par ailleurs de nouer de nombreux contacts diplomatiques utiles au Reich, sans même évoquer ses multiples démarches auprès d’Edouard VIII d’Angleterre. Enfin, nous passerons sur son rôle dans les confiscations d’œuvres d’art pour le futur musée de Linz et dans la mise en place d’un centre d’euthanasie pour handicapés mentaux à Hadamar.
Ses sympathies pro-nazies bien documentées ne le sauvent pas lorsque l’Italie bascule à la fin de 1942, après l’arrestation de Mussolini sur l’ordre du roi d’Italie, son beau-père. Considérant les Hesse comme suspects de complicité dans la chute du Duce, Hitler décide d’interner Philippe au Berghof, après un long interrogatoire qu’il mène personnellement et selon les termes de son “Décret concernant les hommes internationaux”. De fait, ce décret actait la fin de la présence des princes dans le Parti nazi, l’armée ou la fonction publique. Désormais en disgrâce, comme nombre de membres de la noblesse allemande, Philippe ne peut rien faire pour aider son épouse Mafalda dans les épreuves qu’elle subira. Finalement, en mars 1943, il est déporté au camp de Flossenbürg, sous un régime dont il convient de préciser qu’il tenait plus de l’isolement que de la maltraitance.
Après la capitulation du Reich, Philippe de Hesse-Cassel est accusé de complicité dans la politique agressive du régime nazi, évitant de justesse une inculpation pour crime contre l’Humanité. Durant tout son procès, il prétendra maladroitement n’avoir été qu’un simple messager – une position que l’on peut qualifier d’hypocrite. Finalement libéré après quelques années de prison, il reprend son métier de décorateur de villas de prestige et de gérant d’hôtels de luxe. Il meurt à Rome en 1980, dans la discrétion mais sans son épouse. »
(Robert Stan Pratsky – Dictionnaire de la Seconde Guerre Mondiale en Méditerranée, Flammarion, 2008)


20 décembre
Le destin d’une princesse
Munich
– La Gestapo de la capitale bavaroise s’est installée dans l’ancien palais des Wittelsbach, 18 Brienner Strasse. Le luxe des locaux n’empêche pas la princesse Mafalda de s’impatienter en attendant une entrevue qui ne vient pas. D’une cordialité suspecte, les fonctionnaires qui l’ont accueillie lui ont fait savoir que son mari avait été convoqué auprès du Führer et qu’il la rejoindrait « sitôt son Devoir accompli ». Mafalda, bien que traitée correctement par ses hôtes, ne sent pas à l’aise et ne s’habitue pas à la présence irritante et même angoissante de l’Hauptsturmführer Hass. Il faut dire que, tout comme ses cousins bulgares, la princesse n’a jamais aimé les nazis. Et c’est réciproque… Malgré de grands efforts, Philippe n’a pas pu lui cacher les termes employés par Herr Goebbels à son sujet : « la pire p… de toute la maison royale italienne » ! Son époux a tenté de justifier « ces menus débordements destinés à un peuple imbécile qu’il faut bien contrôler », mais ce sont là des propos qu’une dame – et surtout une très noble dame – ne peut guère pardonner ! Finalement, Mafalda a été invitée à taire ses convictions, pour le bien de tous. Elle se console en songeant que pour Hitler, elle est « la charogne la plus noire de la maison royale d’Italie » – ce qu’elle prend comme un compliment : « Peut-être le plus beau de mes titres », songe-t-elle. Même sa belle-sœur Marie-José de Belgique n’a pas été ainsi insultée, c’est dire !
A présent, elle est seule comme une sirène parmi des requins… Pour cacher son angoisse, elle garde un port altier, mais elle regrette à présent de n’avoir pas écouté sa sœur la tsarine Ioanna : « Les Allemands sont des traîtres et des barbares, reste avec nous ! » Invitée ou otage, la princesse ne maîtrise plus vraiment son destin.


25 décembre
Le destin d’une princesse
Munich
– Après plusieurs jours passés dans une chambre – une cellule, plutôt – au troisième étage du Hoff, sous un régime alternant isolement et entrevues tendues avec des SS de haut rang sur ses « activités subversives », Mafalda apprend le retournement de l’Italie par le biais de ses geôliers. Le SS-Sturmbannführer Oswald Schäfer, un ancien des Einsatzgruppen qui a déjà sévi en Biélorussie, est si furieux qu’il laisse échapper que les Alliés ont déjà mis la main sur Rome !
Mafalda a l’imprudence de se permettre un sourire, et Schäfer considère alors qu’il n’a guère plus de raisons de prendre des gants avec cette traîtresse qu’avec les Cocos et les Youpins biélorusses ! Aux insultes succèdent très vite les coups. Après un dernier interrogatoire musclé, la princesse est jetée dans un camion en direction de Berlin. Essuyant le sang qui coule de sa pommette fendue, la noble dame se dit que, décidément, l’opéra-bouffe Falstaff de Verdi évoqué par l’officier des gardes-frontières six jours plus tôt était un programme plus attrayant.


21 janvier 1943
Le destin d’une princesse
Berlin
– Mafalda de Savoie vient de passer près d’un mois de détention et de mauvais traitements dans les geôles de la Niederkirchnerstrasse. Elle est extraite une dernière fois de sa cellule pour être conduite devant Heinrich Müller en personne. Avec le regard amusé de celui qui soupèse un instant un bibelot avant de le briser, l’homme au crâne partiellement rasé annonce : « Frau von Weber – car vous répondrez désormais à ce nom – le Führer a finalement décidé d’être magnanime et d’épargner votre misérable vie, malgré la trahison de votre mari et de votre chien de père. On m’ordonne de ne pas vous tuer, ce que j’aurais pourtant fait avec plaisir. Mais rien n’exige que nous vous offrions la vie de château à laquelle un parasite social comme vous est habitué ! Je vous ai donc arrangé un séjour dans un endroit où vous aurez l’occasion de réfléchir. Le coin est charmant, il s’appelle Buchenwald ! »
La princesse sera transférée par camion dans la soirée.


23 janvier
Le destin d’une princesse
Camp de Buchenwald
– Le bâtiment n°15 du camp de concentration est un bâtiment un peu isolé, à l’écart des autres blocs cellulaires, mais tout proche de l’usine de munitions de la Deutsche Ausrüstung Werke. Entre les barreaux d’une fenêtre, “Frau von Weber” observe la macabre agitation de l’usine de mort en compagnie de deux de ses compagnons de détention, le président de l’ancien groupe SPD au Reichstag et son épouse. De temps à autre, une alerte aérienne les contraints à se jeter dans la tranchée humide et puante qui sert d’abri. Qui sait si un jour une bombe ne risque pas de rater sa cible et de tomber sur leur misérable cabane ?
Malgré la misère, le froid et la fatigue, la princesse garde espoir et ne se plaint pas : sa nourriture est la meilleure du camp, c’est la même que celle des officiers ! Elle ne se prive pas de la partager avec ses codétenus encore moins chanceux.
Dieu merci, cette très relative considération lui a épargné le bordel du camp, une éventualité que le commandant Hermann Pister, un homme que l’on qualifiera d’énergique, a peut-être considérée, au vu de son charme – elle a à peine 40 ans et ses trois grossesses n’ont pas altéré sa beauté. Mafalda ne peut pas voir les jeunes femmes enfermées dans un chalet voisin, d’où elles ne sortent que pour être exposées aux appétits de ces Messieurs, mais elle les imagine sans peine. Son sort aurait donc pu être encore pire… Toutefois, la princesse garde espoir. Et une vision l’y incite : elle observe au loin les branches de l’arbre de Goethe, au milieu du camp – il faudra bien l’abattre un jour, et ce jour-là, le Reich tombera !
………
« Mafalda de Savoie (1902-1977) : membre de la famille royale italienne, très impliquée dans les arts et les actions caritatives, elle épouse le prince Philippe de Hesse-Cassel le 23 septembre 1925, ce qui la propulse sur la scène diplomatique. En contact par la force des choses avec le IIIe Reich, la princesse développe très vite une aversion au nazisme – ainsi, lors d’un diner donné en présence d’Hitler le 26 mars 1935, elle bousculera le plan de table pour quitter son mari, assis à la table du Führer, et s’assoir à côté d’Anthony Eden.
De plus en plus opposée à un conflit qu’elle sait inutile et destructeur pour l’Italie et pour la Bulgarie, où règne sa sœur Ioanna, Mafalda enchaîne les prises de positions courageuses mais dangereuses, pour être finalement arrêtée par la Gestapo le 20 décembre 1942, soit quelques jours avant le retournement de l’Italie. Après des périodes de détention à Munich et Berlin, elle est déportée à Buchenwald sous le pseudonyme de Frau von Weber, et détenue dans les conditions que l’on imagine. L’arrivée du prince Kyril de Preslav à la fin du mois de juin 1943 contribuera à entretenir sa volonté de vivre, les deux cousins communiquant par signes à travers les barbelés.
Par la suite, les raids sur les usines de munitions et d’armement voisines se répètent et s’intensifient, faisant craindre une erreur fatale aux prisonniers. Par bonheur, l’effondrement de 1944, puis la prise de contrôle rapide du camp par le Comité Clandestin des Intérêts Français de Frédéric-Henri Manhès permirent à la princesse de survivre à la guerre. En effet, durant les derniers jours du conflit, le CCIF cache et protège Mafalda de Savoie ainsi que Kyril de Preslav (parmi bien autres) des griffes de SS déterminés à jeter le maximum de personnes sur les routes – un beau symbole de fraternité franco-italienne, même si les Français du CCIF n’avaient certainement pas calculé un geste politique en sauvant “Frau von Weber”.
Malheureusement blessée par balle lors des ultimes échauffourées avant la prise de contrôle de Buchenwald par les troupes alliées, Mafalda est soignée et sauvée par le Docteur Meynadier, chirurgien et lui-même déporté, auquel nombre de ses camarades de malheur doivent la vie. Ce dernier déclarera notamment : « Avec Lansacq, nous étions pour ainsi dire les seuls médecins du camp. Ce n’est pas Schiedlausky, ce boucher SS, qui aurait fait ce que nous avons fait. Ce monstre était capable de pratiquer une amputation sans même poser un garrot sur le membre ! »
Finalement rapatriée en Italie en 1945, Mafalda passe le reste de sa vie à Rome auprès de ses enfants, à partager son expérience des geôles nazies, témoin infatigable de la barbarie qu’elle avait subie. Elle meurt en 1977 à Rome, sans son ex-mari Philippe de Hesse-Cassel – leur union n’ayant pas survécu à ce que ses anciens amis lui avaient fait subir. »
(Robert Stan Pratsky – Dictionnaire de la Seconde Guerre Mondiale en Méditerranée, Flammarion, 2008)
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JPBWEB



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 09:41    Sujet du message: Répondre en citant

A propos de destin de princesses, j’ai vu récemment sur Youtube un documentaire sur la princesse Alice de Battenberg, Princesse de Grèce et de Danemark, mère du Duc d’Edimbourg et belle-mère de la reine Elizabeth II.

Je ne connaissais que peu de chose sur sa vie tourmentée et tragique. Née au château de Windsor et morte au palais de Buckingham, je la prenais pour une simple foldingue royale, alors qu’en fait, sourde de naissance, si elle a bien eu de gros problèmes de santé mentale (elle a été enfermée dans un asile et soignée par Sigmund Freud en personne), la princesse Alice a eu des activités charitables très engagée au cours de deux guerres mondiales, et à Athènes de 1940 à 1945, ou elle s’est notamment distinguée au point de recevoir, à titre posthume, le titre de «Juste parmi les nations». Elle a fondé un ordre hospitalier de nonnes orthodoxes auquel elle a consacré ses dernières années et légué tous ses biens.

https://www.youtube.com/watch?v=rnbM0cGUTAU
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delta force



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 10:04    Sujet du message: Répondre en citant

pour mémoire en OTL la princesse Mafalda meurt en 1944.

La phase " passe le reste de sa vie à Rome auprès de ses enfants" semble indiquer qu'elle n'est pas concernée par les lois d'exil adoptées après l'abolition de la monarchie en Italie d'après-guerre (si j'ai bien suivi cette abolition est une constante entre OTL et FTL).


PS: sur l’Italie FTL je trouve un peu surprenant que Victor Emmanuel ait encore un rôle "actif" en 1943 (il me semble qu'il préside des prises d'armes ?). il me semblerait plus logique qu'il ait le même destin qu'OTL: pas d'abdication mais il fait Umberto lieutenant général du royaume).
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 10:26    Sujet du message: Répondre en citant

@ Delta Force : exact mais la guerre finit plus tôt - elle échappe à son destin OTL que je décrit en filigramme.

Pour les lois d'exil ... en tant qu'ancienne déporté, ne pourrait t'on faire une exception ? De surcroit son attitude anti-nazi donne du grain à moudre à son parti. Enfin, Philippe de Hesse a beaucoup plus de raisons d'être exilé - pourtant OTL comme FTL il est à Rome.

Enfin, je ne dis pas que Victor-Emmanuel a un role actif - juste que les allemands en veulent à Mafalda d'être la fille de son père !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 10:28    Sujet du message: Répondre en citant

delta force a écrit:
La phase " passe le reste de sa vie à Rome auprès de ses enfants" semble indiquer qu'elle n'est pas concernée par les lois d'exil adoptées après l'abolition de la monarchie en Italie d'après-guerre (si j'ai bien suivi cette abolition est une constante entre OTL et FTL).


Exact. J'ai pensé que les Républicains italiens auront considéré qu'exiler une survivante de Buchenwald n'était pas une bonne idée.

Pour le reste, les détails de la fin de la monarchie italienne sont encore à préciser.
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Casus Frankie

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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 10:48    Sujet du message: Répondre en citant

Par contre Casus, je me rend compte que l'on parle de 3 grossesses pour 4 enfants ... Very Happy
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delta force



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 10:55    Sujet du message: Répondre en citant

jumeaux ? Idea
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Wardog1



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 11:06    Sujet du message: Répondre en citant

Dans la FTL la monarchie n'est pas maintenu aprés la guerre?Ou alors je confond avec le travail du capitaine.
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Ne soyez pas trop sévère avec vos enfants, car c'est un peu de votre faute s'ils son c**

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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 11:36    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis perplexe, il me semblait avoir lu quelque part que le monarchie italienne survivait FTL.....
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bolero1000



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 12:15    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,
Casus Frankie a écrit:
delta force a écrit:
La phase " passe le reste de sa vie à Rome auprès de ses enfants" semble indiquer qu'elle n'est pas concernée par les lois d'exil adoptées après l'abolition de la monarchie en Italie d'après-guerre (si j'ai bien suivi cette abolition est une constante entre OTL et FTL).


Exact. J'ai pensé que les Républicains italiens auront considéré qu'exiler une survivante de Buchenwald n'était pas une bonne idée.

Pour le reste, les détails de la fin de la monarchie italienne sont encore à préciser.


Pas de problemes pour Mafalda a Rome apres la guerre, elle n'etait pas concerne par le XIII disposizione transitoria e finale della Costituizione.
Elle ne pouvait voter & se faire elire, mais pas d'exile:

"I membri e i discendenti di Casa Savoia non sono elettori e non possono ricoprire uffici pubblici nè cariche elettive. Agli ex re di Casa Savoia, alle loro consorti e ai loro discendenti maschi sono vietati l'ingresso e il soggiorno nel territorio nazionale. I beni, esistenti nel territorio nazionale, degli ex re di Casa Savoia, delle loro consorti e dei loro discendenti maschi, sono avocati allo Stato. I trasferimenti e le costituzioni di diritti reali sui beni stessi, che siano avvenuti dopo il 2 giugno 1946, sono nulli".

En sommaire:
- tous les Savoia ne peuvent pas voter/avoir des charges officiel/politique
- seulement les ex-rois & epouses + descendance masculine ne peuvent pas entrer/resider en Italie

Ciaoooooooooooo,
Luciano
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delta force



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 14:20    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
Je suis perplexe, il me semblait avoir lu quelque part que le monarchie italienne survivait FTL.....


chrono officielle décembre 1942 méditerranée journée du 25 décembre
"Mort de honte, Umberto obéit, une fois encore… Il avait pourtant raison : l’honneur des Savoie va définitivement sombrer dans l’affaire et la dynastie n’y résistera pas"

et note 4 (bas de page)

"Selon nombre de politologues, si Umberto était resté à Rome et avait couru la campagne à la recherche de son
épouse et de ses enfants, l’issue du référendum sur le maintien de la monarchie, après la guerre, aurait sans doute
été différente. Même (et surtout, diront quelques cyniques) si Umberto s’était fait tuer…"
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Archibald



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Messages: 2780

MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 14:22    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:

Pas de problemes pour Mafalda a Rome apres la guerre,


tant mieux pour elle !

[/quote]
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"Au fond, comme chef de l'État, deux choses lui avaient manqué : qu'il fût un chef ; qu'il y eût un État" (De Gaulle à propos d'Albert Lebrun, 1944).
...
"La Meuse, ça ne m'intéresse pas" Gamelin à Corap, mars 1940.
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solarien



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Messages: 1504
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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 16:42    Sujet du message: Répondre en citant

Je crois que si la monarchie italienne avait décider de mettre en avant une reine plutôt qu'un roi, l'Italie serait rester une monarchie parlementaire.

Dommage pour Umberto, il aurait fait un bon prince consort pour sa reine de femme, la seule digne de respect, non seulement des italiens mais surement des alliées, même des français, c'est peu dire.
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Anaxagore



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Messages: 7173

MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 18:00    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai toujours trouvé extraordinaire que le chêne de Goethe se soit retrouvé dans un camp de concentration. Après tout, Goethe a écris " Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes" Or, l'Allemagne hitlérienne a commencé par des autodafés avant de construire les fours crématoires... comme quoi...
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Maxime.ber



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MessagePosté le: Mar Sep 18, 2018 20:08    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
Je suis perplexe, il me semblait avoir lu quelque part que le monarchie italienne survivait FTL.....


Moi aussi !
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《 Ultimo Ratio Regium》
《Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vrai gloire, c'est de l'épargner》Louis XV à son fils
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