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Juin 1943 sur le Front Russe
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DMZ



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MessagePosté le: Lun Aoû 13, 2018 17:05    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
3) Un grand classique ! Quand une proportion (la moitié, beaucoup, peu, 25 %…) désigne des éléments qui font l'action (ici des pièces qui sont battantes), l'adjectif peut (et c'est souvent préférable) s'accorder avec les éléments et non pas avec la proportion (ce sont les pièces qui font l'action, pas la moitié).


Oui mais je trouve qu'il est plus naturel de lire ça au singulier dans cette phrase précise (n'est-ce pas également la moitié de l'artillerie secondaire qui est battante côté terre ?)

D'ailleurs n'est-il pas écrit plus haut :
Citation:
Seule une trentaine d’hommes parvient jusqu’au lieu de débarquement prévu.

Wink

Bon, il y a aussi dans le même texte :
Citation:
Au soir, les deux camps font le bilan. Les mémorialistes de la Panzerwaffe reconnaîtront cinquante-trois chars mis hors de combat, dont la moitié ne seront pas réparables (essentiellement des Panzer III et des Leopard).

Et là, ça se justifie pleinement.

Je sais, je chipote...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Aoû 13, 2018 17:09    Sujet du message: Répondre en citant

En fait, la règle (si si, elle existe) dit que… c'est à l'auteur de choisir. Cool
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Casus Frankie

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DMZ



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MessagePosté le: Lun Aoû 13, 2018 17:48    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
En fait, la règle (si si, elle existe) dit que… c'est à l'auteur de choisir. Cool

Là, nous sommes parfaitement d'accord Very Happy
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Aoû 14, 2018 09:43    Sujet du message: Répondre en citant

Je m'étonne que personne n'ait demandé "et l'appendice 4 appelé dans le texte ?"


La Kriegsmarine de surface au 30 juin 1943
(non compris les dragueurs de mines et les escorteurs légers)

En Norvège

A Bergen, Trondheim ou Altafjord
– BB Tirpitz (vice-amiral Otto Ciliax)
– CA (Panzerschiff) Admiral Scheer (En partance pour la Norvège après réparations des avaries subies en Baltique)
– CA Seydlitz (En partance pour la Norvège après réparations des avaries subies en Baltique)
– 4e Flottille de destroyers : DD Z-23, Z-30, Z-31
– 6e Flottille de destroyers : DD Z-14 Friedrich-Ihn, Z-15 Erich-Steinbrinck, Z-29
– 7e Flottille de destroyers : DD Z-32, Z-33, Z-37
– 2e Flottille de torpilleurs : TB T-3, T-9, T-15, T-16

En Baltique
A Kiel, Gotenhafen (Gdynia) ou Memel
– CL Nürnberg (vice-amiral Oskar Kummetz)
– CL Leipzig [vitesse maximum réduite à 24 nœuds]
– 3e Flottille de destroyers : DD Z-6 Theodor-Riedel, Z-16 Friedrich-Eckoldt
– 1ère, 3e, 7e et 8e Flottilles de torpilleurs : TB T-7, T-8, T-11 ; T-17, T-18, T-20, T-21 ; T-25, T-26, T-27 ; T-22, T-23, T-24 [les six derniers sont des “torpilleurs d’escadre” proches de destroyers classiques]
– 1ère, 2e et 3e Flottilles de S-Boots

A Gotenhafen – Flottille destinée à l’entraînement
– Vieux cuirassés Schlesien et Schleswig-Holstein
– Croiseur léger Emden
– Torpilleurs T-1 et Möwe.

En Manche et Atlantique
– A Ostende ou à Dunkerque : 4e Flottille de torpilleurs : TB T-5, T-12, T-13 ; Jaguar
– A Ostende, à Dunkerque ou au Havre : 4e, 5e et 6e Flottilles de S-Boots
– Au Havre : 5e et 6e Flottilles de torpilleurs : TB T-2, T-4, T-14, T-19 ; Falke, Greiff, Kondor
– A Brest ou à La Pallice : 5e Flottille de destroyers : Z-5 Paul-Jakobi, Z-10 Hans-Lody, Z-20 Karl-Galster

En Méditerranée et mer Noire
Méditerranée occidentale
– 7e Flottille de S-Boots

Adriatique
– Bâtiments italiens de prise (voir Janvier 43-1, Appendice 1)

Mer Noire
– 8e Flottille de S-Boots

Navires en construction
(non compris les dragueurs de mines, les escorteurs légers [Schnelles Geleitboots, Kanonenboots] et les vedettes lance-torpilles)
– Les destroyers Z-34, Z-38 et Z-39, qui seront tous trois opérationnels en août, vont reformer la 8e Flottille.
– Les destroyers Z-35, Z-36 et Z-43 seront mis en service entre novembre 1943 et février 1944.
– Les torpilleurs d’escadre T-28, T-29, T-30 et T-31 seront mis en service aux mêmes dates.
………
- La construction des destroyers Z-44 à Z-47 et des torpilleurs T-32 à T-36, prévue pour 1944, sera annulée au profit de la construction d’U-Boots et d’escorteurs ASM légers. Il en sera de même pour les “Flottentorpedoboots 1940”, T-61 à T-84. La construction des Z-40, Z-41 et Z-42, plus proches de petits croiseurs, avait déjà été annulée.
- La construction du porte-avions Graf Zeppelin, reprise en mars, sera à nouveau annulée (cette fois définitivement) afin de concentrer les efforts sur les Elektroboote.
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loic
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MessagePosté le: Mer Aoû 15, 2018 15:27    Sujet du message: Répondre en citant

Pour les Chapaev, il semble que juste avant la guerre avait été prise la décision de renforcer leur armement, voir http://www.navypedia.org/ships/russia/ru_cr_chapaev.htm
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Jeu Sep 13, 2018 19:11    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Dans le PDF mis en ligne au 6 juin :

Citation:
Les trois croiseurs en ligne de file – Gorky, Kirov, Petropavlovsk
– sont précédés par les autres destroyers type 7/7U, Skoryi, Smertlivyi et Silnyi, et suivis par les type-30, Surovoj, Otverjdyonnyj, Odaryonnyi et Svirepoj.


Dans le PDF, les deux destroyers en rouge son en caractères plus petits que le reste du texte et ce à deux reprises.

@+
Alain
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Sep 13, 2018 19:23    Sujet du message: Répondre en citant

Bizarrerie présente sur la version Word; Je corrige, je transmettrai à Loïc.
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2019 12:19    Sujet du message: Répondre en citant

Comme promis, reprise du Front Russe !
Nous allons terminer le mois de JUIN 43, grâce à Ciders, aidé de Le Poireau.



11 juin 1943
Bataille de Courlande
Leningrad
– L’amiral Tributs est réveillé dans la nuit par un télex très sec du Kremlin. Staline contremande le rétrécissement de la tête de pont sur Roja, arguant de la faiblesse des moyens allemands et de l’assurance reçue de l’amiral Kouznetzov quant à la possibilité de la flotte de ravitailler les unités débarquées. En fait, Kouznetzov n’a pas eu d’autres choix que de contredire son subordonné face à la colère de Jdanov et de son homonyme du Parti, Alexeï Kouznetzov, contre à ce qu’ils considèrent comme un abandon d’une opération militaire judicieuse… parce que soutenue par eux. Il faut immédiatement engager de nouveaux moyens en artillerie et en aviation afin de soutenir les fusiliers-marins ! Conscient de la fragilité de sa situation personnelle depuis la bataille du détroit d’Irbe, Tributs ne peut que s’exécuter.
Très vite, les officiers d’intendance s’affairent dans toute la “ville de Lénine”. Pour affronter les chars lourds allemands, il faut des moyens adaptés. Mais où les trouver ? Prélever des T-50 dans les usines de la ville ne poserait pas de problèmes, mais une fois acheminés en Courlande, il faudrait prier très fort pour qu’ils ne soient pas anéantis dès leur arrivée. Et impossible de mettre la main sur des T-34 neufs, tous ceux sortant d’usine sont envoyés en priorité en Ukraine. Après des heures à courir en tous sens, Tributs se voit promettre une trentaine de T-34 sortis des ateliers de maintenance, une dizaine d’automoteurs d’artillerie SU-57 et autant de MKSU-57, ces derniers étant détournés du train devant les expédier à Kharkov sur ordre de Jdanov, sous le regard pudiquement détourné des unités locales du NKVD. Reste à trouver les navires pour les transporter.
De leur côté, les aviateurs de la Flotte de la Baltique exposent à leur commandement une idée originale. Plutôt que d’engager leurs avions à partir du continent ou des îles estoniennes, pourquoi ne pas construire des terrains directement autour de Roja ? Après tout, les avions soviétiques sont suffisamment rustiques pour opérer de pistes peu ou pas préparées. Aussitôt validée, l’idée est mise en application grâce… aux blessés regroupés près de la ville : puisqu’on ne peut pas les évacuer facilement, autant qu’ils se rendent utiles. En attendant, les premiers Iliouchine et Yakovlev se posent acrobatiquement sur les plages.
………
Courlande – De leur côté, les Allemands soufflent pour épargner leurs hommes et refaire leurs approvisionnements. Le général Erdmann comprend mal les intentions des Soviétiques et ne cesse d’être harcelé par ses supérieurs – qui lui commandent de ne pas épuiser ses forces – et par le HeeresGruppe Nord – qui lui intime d’en finir au plus vite pour pouvoir porter ses troupes vers la Dvina. Bien que les tirs en provenance du cuirassé échoué soient de moins en moins fréquents, ils n’en restent pas moins redoutables. Et la menace de l’aviation rouge pose de très nombreux problèmes dès que les Landsers sortent du couvert végétal. Autant renforcer ses positions en attendant mieux.

Opération Dvina-Niémen
Riga
– L’arrivée jugée imminente de l’Armée Rouge dans la ville provoque une très grande appréhension parmi la population civile, suscitant des réactions tranchées. Certains habitants cherchent à fuir. D’autres se mettent discrètement en quête de preuves attestant leur soutien indéfectible au Parti communiste. Quelques-uns se réjouissent, espérant une libération prochaine. Mais d’autres, en revanche, font le choix inverse. Dans son journal, von Kuchler signale que des policiers et d’anciens militaires lettons se sont spontanément présentés à la Feldgendarmerie de Riga pour proposer leur aide. Bien qu’une telle demande soit éminemment suspecte et que lui donner suite soit fort peu politiquement correct, les besoins sont tels que le chef du HeeresGruppe Nord acceptera ces propositions.
Les jours suivants, plusieurs dizaines de Lettons seront ainsi envoyés sur les arrières immédiats du front pour creuser des tranchées ou assurer diverses besognes auxiliaires. Rapportée à Berlin, cette mesure fera grincer des dents chez les tenants de l’orthodoxie nazie (la Wehrmacht, main dans la main avec des sous-hommes ?), mais sera aussi mise en avant par les partisans du recours à des auxiliaires est-européens.

Contre la 18. Armee – L’échec (partiel) du débarquement à Kurmeraage ne laisse pas d’autre choix aux Soviétiques que de pousser frontalement contre le XXVI. ArmeeKorps. Popov se montre cassant : il faut engager les chars du 12e Corps Blindé pour enfoncer définitivement la porte et se ruer jusqu’à Riga, distante de soixante-dix kilomètres. Butkov s’insurge : les rares layons sont trop bien défendus et l’unique route carrossable est sous le feu nourri des antichars et des automoteurs allemands. Mais l’ordre du commandant du Front est impératif.
Les chars soviétiques s’avancent donc avec l’infanterie de la 1ère Armée entre Kurmeraage et Lemzal, pour le même résultat que la veille. Vidant leurs réserves et leurs casiers d’obus, les défenseurs désorganisent d’entrée chaque assaut. A la nuit tombée, tandis que les cris des blessés se font encore entendre dans les bois, Kourkine et Butkov fulminent contre l’inconséquence de Popov tandis que Lindemann et von Leyser respirent. Mais leurs hommes sont épuisés et le manque de munitions est de plus en plus criant. Tenir plus longtemps risque d’être très difficile.
………
A Wolmar, la garnison subit une nouvelle série d’attaques de la part de la 4e Armée de Gusev. Utilisant les panzers de Rodt comme défense mobile, les éléments de la 96. ID et les hommes de la 1. Luftwaffen-Feld-Division s’accrochent à une ville ruinée par les bombardements d’artillerie et les raids de la 13e Armée aérienne. Bloquée à Valga par une arrière-garde allemande (là aussi renforcée par quelques civils lettons très motivés), la 7e Armée soviétique tente de contourner l’obstacle pour assister les hommes de Gusev.
En manœuvrant autour de la ville, Krutikov s’affaiblit momentanément et offre ses flancs à des contre-attaques. Heureusement pour lui, Lindemann n’a pas les moyens de mener une telle opération : le gros de ses moyens est déjà retranché entre Stacklen et Smilten et il doit en outre se préoccuper de la progression de la 42e Armée vers Smilten. Faute d’effectifs, Lindemann ne peut mener qu’une seule attaque à la fois sans dégarnir sa précieuse ligne d’arrêt et Hitler a exigé que la 42e Armée soit assaillie. Sur la rivière Rauza, entre Rauza et Mezamuiza [Mežmuiža], des éléments des 32. et 254. ID s’infiltrent entre les marais et les chantiers forestiers pour tendre des embuscades aux avant-gardes adverses. Surpris, les Soviétiques se reprennent bien vite sous l’impulsion du général Morozov, qui ordonne un arrêt de l’avancée et fait remonter ses gros vers l’avant, tout en cherchant des possibilités de déborder les petits groupes embusqués.

Contre la 16. Armee – Le calme tombe d’un seul coup autour du saillant de Rositten, désormais dégagé par les Allemands. Meretskov continue de profiter du délai laissé par Staline pour préparer ses troupes à la dure bataille qui va suivre et pour étudier en détail le dispositif adverse. Face à des blindés et des automoteurs nettement plus performants et bénéficiant de bonnes positions défensives, tout assaut direct ne mènerait qu’à de nouvelles déconvenues. Or, le commandant du 2e Front de la Baltique sait que tous les renforts en hommes et en matériels vont à Kiev et qu’il n’aura rien de plus que ce dont il dispose. Dans ces conditions, tout gaspillage est formellement exclu, ce que les commissaires politiques ne manqueront pas de rapporter, aux échelons inférieurs.
Meretskov dispose également d’un autre atout par rapport à Popov. La 27e Armée a établi une solide base à Rugāji. Instruit par les expériences passées de l’Armée Rouge, Berzarine entend se prémunir de toute menace sur ses flancs et conserver la ville. Il se tourne désormais vers la prochaine étape de son parcours.
Se basant sur leurs cartes, les officiers de la 16. Armee ont conclu en l’impossibilité pour une troupe significative de traverser la zone marécageuse entre Balvi et le lac Lubanas [lac Lubans]. Large de dix à quinze kilomètres en moyenne et parcouru par plusieurs canaux et cours d’eau orientés nord-sud, le secteur paraît suffisamment inaccessible pour ne pas attirer l’attention : en établissant deux points de blocage à Schwanenburg et Berzpils, les Soviétiques seront bloqués et ne pourront pas déboucher. Or, c’est très exactement ce que Berzarine entend réaliser : franchir les marais pour débouler ensuite sur Lubahn [Lubāna] puis Modohn [Madona]. La prise de ce carrefour routier et ferroviaire sur les arrières de la 16. Armee, à moins de trente kilomètres de la Dvina et autant de Jakobstadt, devrait porter un coup fatal à la cohésion de l’armée allemande en l’obligeant à faire une série de choix douloureux.
Dès l’aube, assistés par des forestiers et toutes les troupes du génie qu’ils ont pu trouver, les hommes de Berzarine entament la traversée du marais autour de la rivière Balupe. Les véhicules les moins lourds sont acheminés par une étroite piste forestière près du village de Nagil tandis que les autres sont soit laissés à Rugāji, soit démontés et expédiés en pièces détachées de l’autre côté, le tout sous une discrète mais attentive couverture de la 14e Armée aérienne.


12 juin 1943
Bataille de Courlande
Courlande
– Après une pause opérationnelle de vingt-quatre heures, Erdmann relance ses hommes à l’attaque. Rapidement, les avant-gardes allemandes rendent compte du mordant des défenseurs, toujours appuyés par l’artillerie navale et par une aviation étonnamment réactive.
………
Leningrad – Des fusiliers-marins fraîchement formés ainsi que les premiers MKSU-57 sont embarqués sur les navires qui avaient procédé au débarquement quelques jours plus tôt. Bien que la menace des grandes unités de la Kriegsmarine soit désormais écartée et que sa propre flotte ait été décimée, l’amiral Tributs lui affecte pour escorte la plupart des destroyers disponbles.
Trois destroyers de type 7 ou 7-U, les Skoryi, Storojevoy et Smertlivyi, et trois de type 30, les Otverjdyonnyj, Surovoj et Svirepoj, forment l’escorte de couverture. Cinq destroyers anciens, les Engel’s, Kalinin, Karl Marx, Lenine et Volodarskij (classe Novik) et cinq garde-côtes, les Yastreb, Oriol, Korchun, Zorkij, Bditel’nyj (classe Yastreb) accompagnent cinq grands escorteurs ASM, les BO-101, 103, 105, 106 et 107, et cinq patrouilleurs ASM, les MO-200, 204, 207, 501 et 502, et surtout dix caboteurs et quatre cargos de plus grande taille. Les Novik, les garde-côtes et les “BO” sont chargés d’hommes (200, 100 et 50 respectivement), de ravitaillement et de munitions. Chaque caboteur emporte un MKSU-57 et chaque cargo embarque deux T-34 et quatre “Ladoga tenders”, des péniches motorisées du lac Ladoga, reliées en deux paires par de larges portants bricolés à la hâte… Des ouvriers des chantiers de Leningrad ont même été embarqués pour achever et consolider les assemblages pendant la traversée ! Enfin, les petites G-5 de la 4e Division de vedettes lance-torpilles doivent éclairer le convoi et huit petits dragueurs de type T assurent la chasse aux mines.

Opération Dvina-Niémen
Contre la 18. Armee
– Popov fulmine contre l’absence de progrès enregistrés sur la côte. Kourkine et Butkov sont des traîtres, tout juste bons à être fusillés ! On devrait pouvoir balayer aisément les restes de quelques divisions d’infanterie et une poignée d’automoteurs ! Voronov est plus tempéré, mais il doit subir les récriminations de la Stavka sur la stagnation sur cette partie du front. Heureusement qu’il est de meilleures nouvelles, plus à l’est.
A Valga, les survivants de l’arrière-garde allemande se réunissent une dernière fois face à leur chef, un vieux lieutenant-colonel de la 96. ID, qui leur tient un ultime discours. Un rescapé de la bataille dira dans ses mémoires : « Il nous a dit que nous avions perdu la bataille, mais que nous avions été de bons soldats, que nous avions tous fait notre devoir de soldats. Et qu’il était fier de nous. Que désormais nous pouvions rentrer dans nos lignes sans avoir honte d’avoir perdu, que la guerre n’était pas finie mais que nous en avions écrit une page parmi les plus belles. Ce jour-là, j’ai vu des vétérans blanchis sous le harnois pleurer comme des gosses. Après ça, nous avons encloué nos armes lourdes, nous avons pris nos paquetages désormais bien légers et nous sommes partis. J’ignore encore comment mais après trois jours de marche, nous avons rallié nos lignes. A notre arrivée, des hommes de l’Ordnungspolizei nous attendaient. Ils ont embarqué le colonel et ils nous ont passé un savon, en disant que nous étions des déserteurs et des couards, puis ils nous ont renvoyé au front. J’ignore ce qu’il est advenu du colonel, mais c’est ce jour-là que j’ai perdu confiance dans l’armée. »
L’évanouissement des défenseurs de Valga ne suscite que fort peu d’intérêt côté soviétique, la 7e Armée ayant déjà largement évité la ville le jour précédent. En revanche, il soulage Grusev dont la 4e Armée va pouvoir être couverte sur son flanc gauche et appuyée dans son investissement de Wolmar.
Sur place, Rodt et Nöldechen (commandant la 96. ID) avertissent Lindemann du danger : si la ville devait tomber, c’est toute la ligne défensive plus à l’est qui menacerait d’être tournée. Une autre hypothèse serait de voir progresser les armées soviétiques par la grande route menant à Wenden [Cesis], ce qui les rapprocherait de Segewold [Sigulda] et menacerait cette fois de tourner les arrières du XXVI. ArmeeKorps. Dans tous les cas, il faut prendre une décision : doit-on tenir ou prendre le risque d’être débordés ? Lindemann rend compte à von Kuchler avant de tourner son attention vers la Rauza, où la 42e Armée a fini par prendre la mesure de la contre-attaque allemande. Les contre-attaquants battent méthodiquement en retraite, mais alertent le chef de la 18. Armee sur la présence de nombreux chars en première ligne. C’est le 15e Corps Blindé soviétique du général Rudkin, dernière carte que s’apprête à jouer le 1er Front de la Baltique.
En fin de soirée, Lindemann recontacte von Kuchler. Avec trois armées plus un corps blindé prêts à tomber sur ses troupes épuisées, le risque est devenu bien trop grand. Il faut reculer en bon ordre vers Wenden, obtenir l’engagement de réserves blindées et préparer des positions de recueil pour la suite. Justement, une ligne géographique pourrait parfaitement convenir pour cela : pourquoi ne pas entamer la fortification de la rive nord de la Dvina ? Ce serait une position défensive idéale, inexpugnable et parfaite pour préparer les futures offensives à venir.
………
Contre la 16. Armee – Devant le manque d’allant apparent des Soviétiques, Busch se laisse convaincre de monter une attaque contre Rugāji. La 262. ID et les SS lettons sont engagés. Progressant vite sur un axe d’attaque étroit de part et d’autre de la route reliant Berzpils à Rugāji, les assaillants se rapprochent de leur objectif avec l’appui d’un brouillard matinal bienvenu. Mais les avant-postes soviétiques, bien que submergés, ont eu le temps de donner l’alerte. Berzarine supervisant l’avancée de ses hommes dans les marais, ses subordonnés improvisent. Quelques blindés abandonnés la veille sont vivement remis en service, tandis que les transmetteurs radio s’échinent à contacter les aviateurs. Les SS ont à cœur de venger leurs défaites des jours précédents et s’acharnent sous les tirs croisés des mortiers et les jets de grenades, mais l’arrivée des VVS siffle la fin de la partie et provoque la retraite des germano-baltes. Les Soviétiques ne les pourchassent pas. Timochenko déplorera publiquement ce manque d’initiative ; il tentera d’obtenir que la Stavka blâme Berzarine pour cet « échec », mais Staline ne donnera pas suite.
Plus à l’ouest, les opérations de franchissement se poursuivent dans des conditions difficiles. L’équivalent de deux divisions d’infanterie ainsi que plusieurs batteries d’artillerie (y compris des camions porteurs de lance-roquettes multiples) a traversé ou est sur le point de le faire. A peine de l’autre côté, tremblants de froids dans leurs uniformes trempés, les soldats soviétiques doivent aider ceux qui peinent en arrière, remonter leurs véhicules et remettre en état leurs armes avant de manger froid (la plupart des roulantes sont demeurées à Rugāji) et de dormir à la belle étoile, faute de tentes. La seule nouvelle réconfortante est l’absence totale de réaction de la Luftwaffe, dont le peu de moyens est bien insuffisant pour couvrir l’ensemble du ciel letton. Aveugle, Busch ne peut (et ne veut) pas se douter de la pénétration de la 27e Armée.
Un autre problème l’occupe à la mi-journée. Les deux corps blindés soviétiques à l’est de Rositten demeurant toujours inactifs, von Kuchler entend récupérer une partie de ses moyens blindés pour les engager ailleurs, au moins la division Wiking, dont on aurait le plus grand besoin. Le chef du XXVIII. ArmeeKorps, Herbert Loch, se récrie : si on lui retire tous ces chars, le saillant risque de devoir être abandonné. Ne pourrait-on pas lui laisser au moins les Hornisse et les SS ? Pris entre deux feux, Busch tergiverse. Mais le HeeresGruppe Nord tranche pour lui. La Wiking reçoit l’ordre de décrocher et de se rendre à Riga, où elle aura à prêter main forte aux défenseurs sur la côte et éventuellement à aider la 18. Armee à reculer, tandis que la 13. Panzer et les Hornisse demeureront sur place le temps d’y voir plus clair. Enfin, la 3. PanzerGrenadier ira panser ses plaies à Jakobstadt.


13 juin 1943
Bataille de Courlande
Courlande
– Bien que soutenus par des chars lourds, les hommes d’Erdmann ne sont pas en position de force. La plupart sont des marins ou des fantassins de la Luftwaffe, non rompus aux combats d’infanterie. Le soutien aérien soviétique, le mordant de l’infanterie navale débarquée et la pénurie de munitions pèsent sur leur efficacité. En face, s’ils ne disposent pas de chars, les fusiliers-marins ont au moins pour eux l’appui des Iliouchine Il-2 et l’arrivée régulière de bateaux de ravitaillement, qui passent de Saaremaa à la Courlande. Les gains de terrain se chiffrent en dizaines ou centaines de mètres.
A Moscou, Vassilievski suit avec attention les combats dans la poche. Les espoirs de percée vers Riga ou Ventspils paraissent désormais bien loin et il n’a même pas été possible de fixer d’importantes forces adverses loin de la Dvina. Mais il est tout à fait exclu d’abandonner le territoire libéré… là encore, pour des raisons politiques. Ce qui impose le maintien d’une ligne logistique entre Talinn et la poche. En espérant que les deux Fronts de la Baltique finissent par refouler leurs opposants, ce qui donnerait davantage d’utilité aux fusiliers-marins.

Opération Dvina-Dniepr
Contre la 18. Armee
– Sa droite irrémédiablement bloquée sur les côtes de la Baltique, Popov n’a plus d’autres options que d’espérer une percée à sa gauche, où les perspectives sont incontestablement meilleures. La poussée soviétique se déclenche sur trois axes : au nord-ouest, la 4e Armée maintient la pression sur Wolmar, malgré les efforts de la 22. Panzer pour empêcher tout contournement. Au nord-est, la 7e Armée atteint la ligne d’arrêt allemande entre Stacklen et Smiltene, ligne atteinte également par la 42e Armée et le 15e Corps Blindé à l’est.
Sa seule réserve mobile piégée à Wolmar, Lindemann voit sa précieuse ligne pressée par deux armées ennemies assistées d’un corps blindé. La Luftwaffe s’efforce de perturber l’avancée soviétique, mais la 13e Armée aérienne veille au grain. Von Kuchler ne peut que promettre l’arrivée d’ici quelques jours des SS de la Wiking, en espérant que le front ne se délite pas ailleurs et que le réseau de transport permette un acheminement rapide.
………
Contre la 16. Armee – Un nouvel effort contre Rugāji est brisé au bout de quelques heures. La 27e Armée est trop bien retranchée et les moyens allemands trop faibles pour aller au-delà. Rassuré sur ses arrières, Berzarine pousse son avant-garde vers l’ouest. En quarante-huit heures, les détachements les plus mobiles ont traversé la trentaine de kilomètres de bois et de marais qui séparaient Rugāji et Lubahn, où une garnison symbolique est vite éliminée sans même pouvoir donner l’alerte.
Alerté par son subordonné, Meretskov appelle Staline qui valide sa proposition : laisser Berzarine continuer jusqu’à Modahn avec les forces qu’il pourra rassembler afin de perturber l’équilibre du front adverse. Pour donner le maximum de chances à cette opération, le reste du 2e Front de la Baltique devra fixer l’attention de la 16. Armee à Rositten.
Le retour en force des 34e et 39e Armées ne surprend pas les défenseurs du saillant. Mais cette fois, les Soviétiques n’engagent pas leurs chars afin de ne pas fournir de cibles faciles aux chasseurs de chars adverses. Von der Chevallerie et Loch sont sommés par von Kuchler de tenir la zone avec ce qu’ils ont, puisqu’il est hors de question de rappeler la Wiking. En face, Lopatine et Zygin reçoivent pour consignes de ménager leurs forces : ils doivent retenir les défenseurs du saillant, non tenter de les anéantir. Quelqu’un d’autre s’en chargera.

Vive la république soviétique de Lettonie
Leningrad
– Le “Latvijas Komunistiskā partija” (Parti communiste de Lettonie) réunit ses principaux responsables en congrès dans l’ancienne capitale des tsars, sous l’œil attentif de la presse soviétique. Ordre a été donné aux principaux journaux d’URSS de couvrir l’événement, tandis que des caméras filment complaisamment les principaux orateurs applaudis avec vigueur par une assemblée bien fournie.
En réalité, si la réélection de Jānis Kalnbērziņš comme Premier secrétaire du Parti ne suscite aucune controverse (il était le seul candidat), l’enthousiasme général apparaît quelque peu forcé. Déjà peu nombreux avant l’offensive allemande, les militants communistes lettons sont pour beaucoup demeurés en Lettonie occupée ou n’ont pu se déplacer à Leningrad, à tel point qu’il a fallu faire appel à des ouvriers des usines de la ville pour remplir les sièges désespérément vides et donner l’illusion du nombre. Cela n’empêche pas la Pravda ou les actualités filmées de diffuser dans les jours qui suivent le mot d’ordre approuvé par Staline : la Lettonie fait partie intégrante du territoire soviétique, les Lettons le veulent et tout abandon d’une parcelle de l’Union n’est pas envisageable.
L’intérêt de Staline pour la Lettonie ne s’arrête pas là. Comme en Ukraine, le mouvement partisan n’a pas vraiment pu prendre sur place, la faute au manque criant de soutien populaire et au départ précipité de nombreux cadres à l’été 1942. Cependant, il est possible de jouer sur une autre corde. En piochant parmi les nombreux rescapés de la première campagne de Courlande, à l’été 1942, mélangés à d’authentiques Lettons en uniforme (il y en a peu mais il y en a quand même) et à quelques Komsomols, le GRU a pu constituer une unité “lettone”, la 308e Division d’Infanterie, placée sous le commandement d’Arturs Sproģis. Officiellement formée à l’hiver 1942, la division végétait dans un casernement d’Ivanovo quand l’attention de la Stavka s’est portée sur elle lors de la préparation de Dvina-Dniepr, ce qui vient à point nommé pour résoudre ses problèmes d’approvisionnement. Ses hommes dûment équipés, elle n’est pas pour autant envoyée au front, pour des raisons politiques : Staline entend l’employer essentiellement à des tâches de propagande. Mieux vaut attendre l’entrée de l’Armée Rouge à Riga. Déployer des Lettons dans la capitale lettone permettrait de réaliser un joli coup médiatique tout en coupant l’herbe sous le pied aux nombreux citoyens lettons encore favorables à l’indépendance et que le NKVD n’avait pas eu le temps de museler en 1941.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2019 15:02    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
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ciders



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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2019 15:30    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai renoncé à cette image depuis que j'ai vu cette série de documentaires historiques sur le Stalag 13. Vraiment n'importe quoi ces camps de prisonniers. Mr. Green
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fhaessig



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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2019 15:37    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Citation:
des fantassins de la Luftwaffe, non rompus aux combats d’infanterie.


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Lorsque j'entends les gens parler de l'organisation allemande ou de la rigueur germanique... je repense à la deuxième guerre mondiale... et je me marre.


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Archibald



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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2019 16:18    Sujet du message: Répondre en citant

fhaessig a écrit:
Anaxagore a écrit:
Citation:
des fantassins de la Luftwaffe, non rompus aux combats d’infanterie.


Rolling Eyes

Lorsque j'entends les gens parler de l'organisation allemande ou de la rigueur germanique... je repense à la deuxième guerre mondiale... et je me marre.


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Imberator



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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2019 16:54    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
En fait, Kouznetzov n’a pas eu d’autres choix que de contredire son subordonné face à la colère de Jdanov et de son homonyme du Parti, Alexeï Kouznetzov, contre à ce qu’ils considèrent comme un abandon d’une opération militaire judicieuse…


Citation:
Lindemann n’a pas les moyens de mener une telle opération : le gros de ses moyens est déjà retranché entre Stacklen et Smilten et il doit en outre se préoccuper de la progression de la 42e Armée vers Smilten.

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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2019 17:00    Sujet du message: Répondre en citant

"...Après des heures à courir en tous sens, Tributs se voit promettre une trentaine de T-34 sortis des ateliers de maintenance, une dizaine d’automoteurs d’artillerie SU-57 et autant de MKSU-57, ces derniers étant détournés du train devant les expédier à Kharkov sur ordre de Jdanov, sous le regard pudiquement détourné des unités locales du NKVD. Reste à trouver les navires pour les transporter...."

"ces derniers étant prélevés "(?)
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Imberator



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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2019 17:01    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Citation:
des fantassins de la Luftwaffe, non rompus aux combats d’infanterie.

Lorsque j'entends les gens parler de l'organisation allemande ou de la rigueur germanique... je repense à la deuxième guerre mondiale... et je me marre.

On peut se demander si ce n'est pas la nature formidablement brouillonne du régime nazi qui, presque à elle seule, est à l'origine de cette absence momentanée des réelles et historiquement constantes qualités d'organisation de nos voisins germaniques.

Il y a aussi le fait que la guerre est intervenue plus tôt que prévue, même du point de vue du calendrier hitlérien, et qu'ensuite les expédients se sont imposés, et plus encore quand le sort des armes a tourné à la défaveur des Allemands.
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