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1940 - La France continue la guerre
 
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Saharage et fermeté, by Menon-Marec

 
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Aoû 07, 2009 14:26    Sujet du message: Saharage et fermeté, by Menon-Marec Répondre en citant

Apparemment, Menon-M a retrouvé des écrits oubliés de De Gaulle... Quoi qu'il en soit, oyez, oyez, après une suspension d'armes de cause bassement matérielle, Menon-Marec is back for good...


11 juin 1940
Paris.
06 h 30. Un capitaine manchot de l’état-major du général Héring tambourine à la porte de l’appartement privé du général Gamelin, avenue Foch. Il remet à l’ex généralissime une lettre de son patron qui l’informe de la décision du gouvernement de l’envoyer sur le champ en Afrique du nord par avion. L’appareil, un Dewoitine 338 qu’escorteront trois Morane, doit décoller d’Orly à 10 heures au plus tard. Il a été jugé impossible, au plus haut niveau, de prendre le risque que l’ancien commandant en chef soit capturé par les Allemands.
"Mon général, insiste le capitaine dont la vareuse s’orne de la barrette de la Croix de Guerre avec deux palmes, il faut que vos bagages et ceux de madame Gamelin, aussi légers que possible, soient prêts à 9 heures. Je passerai vous prendre. Mes respects, mon général". Le capitaine salue, main gauche au képi.
Au même moment, un sous-lieutenant accomplit une mission analogue auprès du commandant Petibon, ancien chef de cabinet de Gamelin.

* * *


12 juin 1940
Alger
Le général Gamelin et son épouse, ainsi que le commandant Petibon, ont passé la nuit à l’hôtel Aletti. À 11 heures du matin, un Caudron Goéland décollant de Maison-Blanche emmène l’ancien généralissime et sa femme à Biskra, “la Porte du Désert”. Deux chambres et une salle de bain formant suite ont été réquisitionnées pour eux à l’hôtel Transatlantique : Gamelin est le premier des généraux vaincus à faire l’objet d’une mesure de “saharage”. Encore le général de Gaulle, qui lui demeure reconnaissant de l’avoir nommé au commandement de la 4e DCR en dépit des cinq galons qu’il portait alors1, a-t-il commandé qu’un traitement de faveur soit réservé à l’ex généralissime2.
Convoqué pour sa part à l’état-major de la Région militaire, le commandant Petibon apprend qu’il est nommé à la tête d’un bataillon de renfort du 4e Zouaves, à Tunis, qu’il doit rejoindre dès le lendemain. On ne lui révèle pas que ce bataillon, en cours de formation, ne se compose pour le moment que d’un adjudant en retraite depuis 1929 rappelé au service vu les circonstances, de deux sergents, dont un ancien des Joyeux, de huit caporaux et d’une vingtaine de soldats au plus. En attendant mieux, l’armement se borne à des mousquetons Gras ressortis des dépôts aux fins d’instruction, deux FM Chauchat dénués de munitions et trois caisses de grenades entreposées fin 1919 dans une réserve de La Goulette.

Marseille
Le Journal Officiel publie un décret signé Albert Lebrun, élevant le vice-amiral Castex aux rang et appellation d’amiral, avec effet rétroactif au 1er septembre 1938. Avec ses cinq étoiles, Castex se trouve sur le même plan que ses deux homologues au sein de l’EMGDN, les généraux Doumenc et Mouchard.
Le JO, dont l’essentiel des personnels ont quitté Paris l’avant-veille, a été tiré pour la première fois sur les presses de Midi Rouge, l’ex-quotidien communiste du sud de la France, sous séquestre depuis octobre 1939, qui ont été mises à sa disposition.

Briare
S’il n’en a pas encore le titre, le général de Gaulle se comporte déjà comme le ministre de la Guerre qu’il est, au vrai, devenu depuis le renvoi de Weygand. Sa “Lettre du 12 juin”, glosée depuis à l’envi par les historiens et les spécialistes de la géopolitique, en apporte la preuve. Ce message est adressé à Huntziger, aux trois membres de l’EMGDN (Doumenc, Castex et Mouchard) et à Noguès. Des copies – « Des copies seulement, cela leur suffira bien » a lancé le Général à son secrétariat – sont adressées à Georges, Darlan et Houdemon. Des motocyclistes, au mépris des Hs-123 en maraude, apportent les missives à leurs destinataires. Noguès la recevra le soir même par le courrier quotidien Paris-Toulouse-Rabat. Le texte mérite d’en être cité dans son intégralité :
« Quelles que soient l’intelligence des chefs, la détermination des cadres et le courage de la troupe, outre l’abnégation de la population, il faut considérer la bataille de France, devrait-elle se poursuivre pendant quelques semaines, voire quelques mois, comme perdue. Mais si la France a perdu une bataille, faute de s’être prémunie à temps contre la surprise stratégique et l’innovation tactique, elle n’a pas perdu la guerre3.
L’Allemagne est une place assiégée depuis qu’elle s’est attaquée à la Pologne. Elle va, à l’évidence, chercher à se donner de l’air, à tenter des sorties, à donner des coups de boutoir. Mais il n’y a pas de stratégie obsidionale4. Hitler semble ignorer qu’il peut seulement durer, qu’il ne verra jamais que l’apparence de la victoire et que sa défaite est inéluctable. Pyrrhus, ne l’oublions pas, a volé de succès en succès jusqu’au désastre. La France, elle, doit, peut et veut aujourd’hui gagner la bataille de la Méditerranée.
« De quoi s’agit-il ? » nous aurait demandé le maréchal Foch. La réponse s’impose par sa simplicité. Le Pays conserve les ressources incommensurables de son Empire en Afrique et à Madagascar, en Asie et dans le Nouveau Monde, à commencer par celles de nos possessions5 du Maghreb. Nous disposons là d’hommes en nombre et de matériels qui n’ont pas donné. On commence déjà d’y débarquer les avions, les canons et les véhicules que nous procurent les ressources sans limites de l’industrie américaine. On y recevra bientôt les matières premières de toutes espèces de l’empire britannique.
L’AFN va jouer en quelque sorte, dans les mois à venir, le rôle d’une tête de pont à partir de laquelle nos armées, réorganisées, modernisées, dotées de moyens produits par nous, ou pour nous, en Amérique, partiront à la reconquête de notre Territoire. Encore faut-il que nous ayons pu y amener la meilleure part de nos troupes de Terre, y transférer le gros de notre aviation et y redéployer nos escadres. Il faudra tenir face à l’Allemand et à l’Italien aussi longtemps que nécessaire pour la mise en œuvre de ces vastes mouvements.
Mais ne redoutons pas de voir la Wehrmacht franchir la mer. Notre Marine Nationale et la Royal Navy, qui tiennent en respect les forces navales de l’Italie et annihilent ab initio tout projet d’action de l’Axe contre la Tunisie ou l’Égypte, sont en capacité d’interdire à quiconque d’intervenir à notre encontre entre les Dardanelles et les Colonnes d’Hercule.
Ne craignons pas non plus que l’Espagne, par quelque gratitude mal placée, ouvre ses routes, ses ports et ses aérodromes aux Allemands pour une attaque contre Gibraltar qui, dans la foulée, précèderait un débarquement au Maroc. L’Histoire a enseigné à Madrid qu’un grand pays doit obéir au devoir d’ingratitude si son honneur, son indépendance et son relèvement sont en jeu. Le patriotisme, le sens national et l’intelligence dicteront au général Franco de demeurer, quoi qu’il en ait par ailleurs, sur la réserve, dans l’expectative et, in fine, dans la neutralité. Cette situation ne présentera pour nous que des avantages.
La mission confiée au généralissime, à l’EMGDN et à leurs grands subordonnés de l’Armée, de la Marine et de l’Armée de l’Air, se résume à la sécheresse des directives de la feuille de route6 ici jointe en annexe. Aussi cruelles qu’elles puissent paraître hic et nunc, elles sont les seules qui puissent nous garantir de durer, favoriser notre redressement et, à terme, nous promettre la victoire.
Il va de soi que le Gouvernement ne décide pas de gaîté de cœur d’abandonner une part de nos armées en Métropole, de contraindre à la reddition, au bout du compte, certains de ceux qui les conduisent et de livrer des millions de civils à un régime d’occupation. Qu’on ne retienne ici que sa soumission, perinde ac cadaver, à l’intérêt supérieur de la Patrie.
Veuillez croire, mon général [amiral, pour Castex], à ma foi dans les destinées de la France et agréer les assurances de ma haute considération7. »
………
Intitulée Conduite à tenir dans les semaines à venir, la “feuille de route” du général de Gaulle fixe une politique qui ne laisse au haut commandement, dans une conception d’essence napoléonienne, que le choix des modalités d’exécution :
« – Freiner l’avance allemande de ligne d’arrêt en ligne d’arrêt, en mettant à profit tous les obstacles naturels et coupures. De ce point de vue, la géographie avantagera la défense puisque nous pourrons nous appuyer sur le Jura et les Alpes ainsi que sur le Massif central, alors même qu’il sera relativement aisé de verrouiller, au moins temporairement, la vallée du Rhône et l’isthme de Strabon. Il nous faut jusqu’au bout user l’ennemi et perturber ses lignes de communication déjà démesurément allongées.
– Tenir sans esprit de recul face aux Italiens sur la Position principale de Résistance, de la frontière suisse à Menton, quitte à “rabattre le volet” au fur et à mesure selon les cours d’eau, pour conserver notre liberté d’action dans l’axe rhodanien et préserver Toulon.
– Mettre fin sans délai à l’envoi en Métropole de renforts d’Afrique du Nord ou d’autres colonies. Le combat continuera d’être mené en France même avec les seules ressources qui s’y trouvaient à la date du 10 juin.
– Diriger immédiatement vers l’AFN les élèves et les instructeurs des écoles – tous grades et spécialités confondus – des trois Armées.
– Préparer l’évacuation vers l’Afrique du Nord, au fur et à mesure du raccourcissement de nos lignes de front, de tous les personnels indispensables à la reconstitution d’un noyau de forces terrestres qui ne saurait être inférieur à trente divisions8, toutes cuirassées, mécanisées ou motorisées, à l’exception de nos unités de montagne, dont l’organisation doit être étudiée dès à présent. Ce chiffre n’inclut pas les nécessaires éléments de souveraineté déjà sur place.
– Les commandants de régiment ou de bataillon, s’il le faut les chefs de compagnie ou d’escadron, devront veiller à n’emporter que les armes individuelles, les FM, les mortiers et, si possible, deux unités de feu.
– En vue de la manœuvre conjointe franco-britannique en préparation contre la Libye, transférer sur Alger ou sur Bône le maximum de chars Renault R-35 et d’AMD Panhard type AFN. Les autres modèles de blindés devront être abandonnés et sabordés en Métropole, à la seule exception des prototypes les plus avancés (chars B1 ter, Somua S-40 et Au-40, ARL 40, AMP Panhard, AMD Gendron-Somua, tracteurs Lorraine) qui doivent être immédiatement dirigés sur l’Afrique du Nord ou, à l’extrême rigueur, sur la Grande-Bretagne.
– Limiter l’évacuation des matériels de l’artillerie aux tubes modernes (type 105 L) ou modernisés (75 et 105 C sur pneus, 155 GPFT), aux antichars de 25 et surtout de 47, aux 25, 75 et 90 de DCA, aux munitions correspondantes et aux moyens de traction ad hoc.
– Évacuer l’ensemble des ressources de nos arsenaux et ports de l’Atlantique, et des machines et personnels des usines aéronautiques de cette zone. Tous les bâtiments, navires et bateaux en état de prendre la mer, même en remorque, en devront appareiller, soit pour nos principales bases d’Afrique (Oran, Casablanca, Dakar), soit vers les côtes britanniques. Les coques inachevées ou hors d’état de prendre la mer seront détruites ou sabordées. Il importe d’embarquer, sans souci de surcharge, toutes les réserves de munitions, de pièces de rechange et de combustible.
– Nos ports de Méditerranée devront rester ouverts jusqu’à la dernière seconde, de manière à permettre le départ d’un maximum d’hommes et de matériels.
– Préparer et mettre en œuvre aussi vite que les opérations le permettront le transport de l’ensemble des personnels techniques de l’Armée de l’Air et de leur matériel. Le personnel volant et les appareils en état de vol – bons de guerre ou non, en unités ou en établissement de réserve générale, voire pris à la sortie des usines – ne s’envoleront vers le sud qu’en tant que de besoin, en la seule fonction des nécessités du combat.
– Organiser dès aujourd’hui le départ en AFN des personnels et des machines de nos usines d’aviation et d’armement, avec les bleus d’étude et les plans de fabrication.
– Les ordres ci-dessus concernent les militaires polonais et tchèques qui servent dans nos armées. Après consultation et entente avec le général Denis, ils devront s’appliquer aussi aux unités belges, de même, en coopération avec le CGIS, qu’aux éléments britanniques qui se trouveraient mêlés aux nôtres. »
………
À la “feuille de route”, le général de Gaulle a ajouté une courte instruction, écrite de sa propre main, destinée au seul Huntziger :
« TRÈS SECRET.
Nos règlements interdisent la capitulation. Nos alliances proscrivent tout armistice. L’honneur et nos usages n’autorisent un chef à consentir à la reddition que lorsque tous ses moyens de combattre sont épuisés. Toute unité qui le pourra devra continuer la lutte derrière les lignes ennemies ou, à défaut, se disperser après démobilisation. Que chacun se souvienne qu’il n’est pire sort pour un combattant que la captivité. »

Notes de bas de page
1 Dans le tome 1 de ses Mémoires, le général de Gaulle continuera, sans ironie, de qualifier le général Gamelin de "grand chef".
2 Le général Corap sera laissé en Métropole ; les Allemands le feront prisonnier à Paris. Le général Freydenberg sera assigné à résidence à Ouarzazate dans une auberge sans eau courante.
3 Le général reprendra cette affirmation, sous une forme ramassée, dans son discours du 14 juin aujourd’hui entré dans l’Histoire.
4 Alors à la tête des chars de la 5e Armée, le colonel de Gaulle a proféré plusieurs fois cet aphorisme durant la Drôle de Guerre, selon le témoignage de Pierre Molaine dans son livre Le sang (Calmann-Lévy).
5 On notera que le général de Gaulle ignore – ou plutôt feint d’ignorer pour les besoins de sa démonstration – que le Maroc et la Tunisie, protectorats, ne sont pas des colonies.
6 Toute militaire, cette expression est appelée, on le sait, à faire fortune.
7 En choisissant cette formule de politesse parfaitement “civile” et en omettant le mot respect, traditionnel et réglementaire pour un militaire vis-à-vis de ses supérieurs hiérarchiques, le général de Gaulle veut sans doute signifier aux destinataires de sa lettre que ses fonctions au sein du Gouvernement le placent en dehors (si ce n’est au-dessus) de la hiérarchie. La lettre, à l’en-tête du ministère de la Défense, est d’ailleurs signée « Charles de Gaulle » sans autre mention.
8 Le général de Gaulle cède, lui aussi, aux illusions de l’époque – à moins qu’il n’estime nécessaire de remonter le moral du commandement.


Dernière édition par Casus Frankie le Ven Aoû 07, 2009 15:04; édité 1 fois
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Aoû 07, 2009 14:27    Sujet du message: Répondre en citant

Et la devinette du soir :
Qui est le manchot ? d'oh!
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Casus Frankie

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dak69



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MessagePosté le: Ven Aoû 07, 2009 14:50    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Qui est le manchot ?


Je proposerai bien le commandant Pechkoff, mais il est trop gradé

Par contre, je sèche sur l'isthme de Strabon, à moins que ce soit ce qui sépare la Méditerranée de l'Atlantique !
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loic
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MessagePosté le: Ven Aoû 07, 2009 20:15    Sujet du message: Répondre en citant

Très très bien, mais prématuré à mon avis, surtout la mention de l'offensive contre la Libye. Même DG mettre quelques jours à arriver à cette conclusion.
Pour moi, cette lettre date au minimum du 14.
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En principe (moi) ...
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folc



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MessagePosté le: Ven Aoû 07, 2009 22:50    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Le général Freydenberg sera assigné à résidence à Ouarzazate dans une auberge sans eau courante.


De cette époque date sans doute l'expression "Ouarzazate et mourir...d'ennui"

Embarassed Ma seule excuse : c'est vendredi soir et ma fin de semaine a été fatigante...
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Menon-Marec



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MessagePosté le: Sam Aoû 08, 2009 08:49    Sujet du message: Ah, Libye! Répondre en citant

Bonjour à tous.
1) Le sous-lieutenant manchot de l'état-major d'Héring est de mon invention. Mais il m'a été inspiré par le sous-lieutenant Antoine François-Marsal, l'un des rares héros de l'équipée de la Warndt, premier officier décoré de la Légion d'Honneur de la guerre. C'était un ami de ma mère, outre un cousin très éloigné.
2) Les projets d'action contre la Libye datent de l'automne 1939. Weygand, en qualité de chef du TOMO, s'est, à ma connaissance, rendu deux fois au Caire pour discuter avec les Britanniques de la participation de certains de ses éléments - notamment ses chars. De son côté, l'état-major de Noguès y travaillait activement depuis le début de 1940, avec, me semble-t-il, un Kriegspiel en mars. À noter, d'ailleurs, que le dispositif adopté en Tunisie depuis la fin mai permettait de passer très vite d'une posture défensive à l'offensive. Il est non seulement normal mais naturel, pour ainsi dire, que De Gaulle, qui a bien dû y penser par lui-même, en soit au courant.
3) Je tiens d'autant plus à la date du 12 juin que je carbure sur une IPS d'Huntziger en date du 13.
Amts, ainsi que l'on écrit à l'Afp.
M-M.
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ladc51



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MessagePosté le: Jeu Aoû 13, 2009 21:41    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo c'est ingénieux et superbement écrit !

J'ai toujours un peu de mal devant le rythme effréné avec lequel DG impose ses vues sur l'organisation du haut commandement, ou plutôt devant le manque de resistance des cadres de l'armée, mais je dois reconnaitre que ça a de la gueule...
_________________
Laurent
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Aoû 13, 2009 23:11    Sujet du message: Répondre en citant

Si tu regardes bien, ladc, tu verras que les projets de CDG n'ont pas tous été réalisés !
Ce qui répond au moins en partie à ta réflexion.
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Casus Frankie

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