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demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
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MessagePosté le: Sam Sep 01, 2018 12:04    Sujet du message: Répondre en citant

Hum, effectivement le jeune Mikhis est un engagé de l'ELAS promit à un grand avenir dans la musique Cool
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Imberator



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Messages: 2121
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MessagePosté le: Sam Sep 01, 2018 12:07    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
J’avais beau estimer le général Montgomery et mes supérieurs, je ne me sentais pas vraiment pas à l’aise pour participer à des réjouissances au milieu des ruines d’une cité fantomatique et sinistre.

Un pas de trop ?
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Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
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Casus Frankie
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Messages: 9352
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MessagePosté le: Sam Sep 01, 2018 12:09    Sujet du message: Répondre en citant

Encore une fois merci aux lecteurs-correcteurs. Smile
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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demolitiondan



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Messages: 1062
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MessagePosté le: Sam Sep 01, 2018 13:10    Sujet du message: Répondre en citant

En plus Théodorakis aura plus de temps pour composer : pas de déportation, pas d'enterrement vivant ...
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C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Kirishima



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Messages: 130

MessagePosté le: Sam Sep 01, 2018 13:48    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
L’Histoire jugera
Un diplomate satisfait et un Premier grognon
10, Downing street
– Churchill [...] s’est réveillé affamé dès 08h45 et, après quelques whisky-soda en guise d’early morning tea, il s’est fait servir un breakfast roboratif :

Au nom de la vraisemblance historique, Churchill a détaillé ses habitudes alcooliques au majordome de Roosevelt en Décembre 41 : "a tumbler of sherry in my room before breakfast, a couple glasses of scotch and soda before lunch and French champagne and ninety-year-old brandy before I go to sleep at night".
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Archibald



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Messages: 2028

MessagePosté le: Sam Sep 01, 2018 17:06    Sujet du message: Répondre en citant

"an apple a day
keep the doctor away "
Et Churchill ajouta
"Yeah, if you aim well"

Ce qu'on pourrait traduire par
"Une pomme par journée
tiens le médecin éloigné"
A quoi Churchill ajoute
"a condition de bien viser"

Laughing
_________________
Surely you can't be serious !
I'm serious, and don't call me Shirley.

Conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine
http://www.caea.info/index.php?lang=fr
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houps



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Messages: 366

MessagePosté le: Dim Sep 02, 2018 19:28    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
Citation:
J’avais beau estimer le général Montgomery et mes supérieurs, je ne me sentais pas vraiment pas à l’aise pour participer à des réjouissances au milieu des ruines d’une cité fantomatique et sinistre.

Un pas de trop ?


Manquent juste deux virgules et un déplacement:
J’avais beau estimer le général Montgomery et mes supérieurs, je ne me sentais pas à l’aise, vraiment pas, pour participer à des réjouissances au milieu des ruines d’une cité fantomatique et sinistre.
_________________
Timeo danaos et dona ferentes
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Oct 17, 2018 14:26    Sujet du message: Répondre en citant

La campagne de Grèce et des Balkans (suite)

26 septembre

Retour au pays…
Macédoine
– Revenant de Bulgarie, la 19. PanzerGrenadierDivision, toujours accompagnée des Hornisse du 93. schwere Panzerjäger abteilung, arrive dans la soirée à Oudovo. Elle a donc frôlé la 1ère Armée de Nikolov, qui a obliqué vers le nord-est (et la Bulgarie) à hauteur de Negotino. Les Bulgares rentrent donc au pays par Radovish, laissant la Macédoine aux bons soins des seuls Allemands. Les unités alliées, en pleine réorganisation, ne réagissent pas.

Et retour au calme…
Albanie
– Sur le front albanais, la situation est désormais bien figée autour de la rivière Mat. Sous l’influence conjuguée des unités militaires alliées (qui peuvent détacher d’importants éléments pour sécuriser leurs arrières) et des mouvements politiques (qui coopèrent désormais tous à peu près), la situation dans le pays est revenue à une forme de calme. L’interruption « momentanée » des livraisons d’armes aux Partisans y est sûrement pour quelque chose. Et il se murmure dans les milieux les mieux informés que Monty échafauderait de nouveaux plans, sans même attendre la fin sa tournée d’inspection dans le nord. Des plans nécessitant beaucoup de matériels et de ravitaillement (qui fait toujours défaut) et dans lesquels l’Albanie n’est pas vraiment prioritaire…

En apparence !
Nea Santa (QG du XIIIth Corps)
– En effet, le général Montgomery a bien d’autres soucis que Tirana. Comme souvent, les périodes de repos sur le front sont celles des activités les plus intenses à l’arrière. Or, le chef du 18e Groupe d’Armées alliées reçoit aujourd’hui des représentants de plusieurs nations dont les forces se trouvent près de Salonique, qui ont tous leurs doléances… Enchaînant, diplomatie oblige, par moins de trois réunions dans la matinée, Monty accueille successivement le général grec Panagiotis Spiliotopoulos, accompagné d’un représentant du gouvernement Venizélos, puis les généraux yougoslaves Brasic et Mihailovitch, et enfin le général australien John D. Lavarack, accompagné de son supérieur Richard O’Connor et de son collègue Brian Horrocks. Tous ont demandé une entrevue et tous viennent avec d’amicales suggestions, au grand agacement du taciturne Britannique.
Les Grecs, après avoir tant gêné ses opérations à Salonique (du point de vue de Montgomery au moins), apportent un cordial message de félicitations du roi Georges II, qui se conclut par « le vif espoir que la libération de la Thrace soit encore plus rapide » ! Remerciant d’un ton parfaitement neutre ses interlocuteurs, Montgomery ne peut s’empêcher de souffler que cette libération dépend avant tout de contingences opérationnelles complexes et contrariantes auxquelles les Hellènes ne sont pas totalement étrangers. On en reste évidemment là.
Les Serbes sont encore plus directs, les limites imposées par leur subordination étant naturellement contrebalancées par leur franchise traditionnelle. Ils sollicitent l’honneur de prendre la tête de l’inévitable offensive destinée à libérer leur patrie. En effet, il leur paraît évident que la vallée du Varda où ils sont stationnés ne saurait être qu’un point de départ. Du reste, ne conduit-elle pas directement au cœur de la Yougoslavie ? Enfin, les rapports mentionnant le retour imminent de la 1. PanzerDivision de Kruger en Serbie inquiètent au plus haut point le gouvernement de Pierre II – tout le monde sait à quel point la PanzerWaffe à la main lourde en matière de maintien de l’ordre… Le jeune roi aurait appelé personnellement Anthony Eden pour faire part de sa « préoccupation quant au sort de ses sujets, menacés des pires exactions d’un ennemi en déroute mais auquel les troupes alliées ne s’opposent pas sur le territoire yougoslave. » Un sérieux appel du pied.
Enfin, les généraux de la 8th Army présentent à leur chef un rapport préoccupant. D’abord, Lavarack fournit un état précis des pertes subies par l’ANZAC lors du siège de Salonique. Il conclut en indiquant qu’il a besoin d’au moins deux semaines pour refaire ses forces avant de pouvoir participer de nouveau à une action offensive majeure. Cependant, souligne O’Connor, ce délai s’entend évidemment à condition que le ravitaillement soit conforme aux besoins. Or, c’est loin d’être le cas dans la région ! Brian Horrocks fait chorus : les unités de son XIIIth Corps sont à l’extrême limite de leurs possibilités et incapables d’attaquer à nouveau sans « une nette amélioration des conditions d’approvisionnement ». Au surplus, la 51th Highlands Infantry Division a elle aussi subi des pertes non négligeables lors de la prise du grand port. La 4th Indian Division, appuyée par la 32nd Army Tank Brigade, est donc la seule force prête à avancer en Thrace – à condition bien sûr que ses lignes de ravitaillement soient sécurisées. Montgomery est déjà au courant de tout ceci, dans les grandes lignes, et la répétition de ces données ne peut que l’exaspérer. Toutefois, il faut se rendre à l’évidence : le 18e GAA est bel et bien coincé, alors même que les forces de l’Axe en Thrace et Macédoine lui sont très inférieures, selon tous les renseignements.
A présent seul dans son bureau, le général britannique décide de convoquer rapidement le colonel Cantrebry, du Supply Service. Cet homme fait bien son travail – et c’est précisément ce qui le rend, parfois, terriblement agaçant. Mais avec son aide, Monty espère pouvoir faire mûrir une nouvelle idée pour surmonter ses difficultés…

Yaourt bulgare
On recherche un Quisling
Sofia
– Poursuivant sa tentative de réforme de la vie politique bulgare, Adolf Beckerle entreprend de rechercher une figure politique aussi proche que possible du national-socialisme pour remplacer à terme le Premier ministre Bozhilov. En effet, il est clair que cette larve ne peut faire plus que gérer les affaires courantes. Quant à Marinov, qu’il destinait pourtant précisément à ce rôle, son manque d’enthousiasme à lui obéir le déçoit… Il ne représente guère qu’une solution par intérim. Faux comme tous les Slaves et leur traitre de Régent !
Mais le SS ne trouve décidément pas son bonheur à Sofia. Le souvenir de Boris III et de Kyril de Preslav est tenace – ils sont même devenus des martyrs pour la Nation. Et surtout, le pays ne dispose d’aucun mouvement d’extrême-droite organisé à même de transformer l’Etat. Pourtant, le temps presse pour l’Allemagne, qui risque d’avoir très vite besoin que son allié s’engage franchement à son côté !

Anguille sous roche
Stilida
– Le major-général Trifon Yordanov Trifonov s’est ouvert auprès de ses geôliers du sens caché du courrier mentionnant le “cousin” Dimitrov. Et ces derniers n’ont pas caché leur scepticisme, bien sûr dissimulé sous un flegme de bon aloi ! Comment prêter foi à une simple lettre, de surcroît adressée à un transfuge condamné à mort par ce même gouvernement qui prétend vouloir négocier ? Toutefois, les circonstances étant évidemment troublantes, les officiers anglais conviennent qu’il faudra étudier attentivement toute future missive. Une promesse qui ne leur coûte pas grand-chose…

Vers de nouveaux horizons
Salonique
« Karim est passé me chercher ce matin : je rentre à Nea Santa. Honteux de ma joyeuse inconduite de la veille, je parlais peu durant le trajet. Mais comme d’habitude, mon chauffeur faisait la conversation pour deux. J’appris donc que c’était les Australiens qui m’avaient ramené dans ma chambre, et qu’un des “peintres” maoris m’avait laissé un petit cadeau en gage de sympathie. Soupirant discrètement, j’espérai simplement que ce n’était pas la pitié qui avait inspiré ce geste ! Le bavard me remit alors le cadeau en question. C’était un pendentif représentant une sorte d’humanoïde grimaçant aux grands yeux ronds. « Il appelle ça un hei-tiki, ça porte chance, surtout pour avoir des enfants ! » s’esclaffa Karim. Je répondis que cela ne me concernait pas, n’étant pas marié. Je fus donc tenté de jeter l’objet… mais on ne refuse pas un cadeau, qui ferait un souvenir de guerre original si je ne le perdais pas avant la fin du conflit ! » (Capitaine Pierre Percay, op. cit.)


27 septembre
Le front balkanique connait une accalmie généralisée, alors que chaque camp réorganise ses unités. Hormis quelques activités de patrouilles, rien n’est à signaler.

Redéploiement
Macédoine
– La 19. PzG d’Irkens arrive à Guevgueliya, traversée de nuit 18 jours plus tôt. L’ambiance n’est pas meilleure qu’autrefois dans les rangs, mais on revient enfin en terrain connu. Demain, les positions d’Axioupoli seront atteintes. Nul doute que les hommes de la 104. Jäger, et d’abord leur chef Hartwig von Ludwiger, attendent avec impatience ce renfort qui leur permettra d’étoffer enfin leurs lignes. De fait, depuis le départ des Brandenburgers, cette division est seule pour tenir 30 kilomètres de front – ce qui représente une densité inférieure à un homme par mètre ! Heureusement que les Serbes se sont tenus tranquilles… ce qui ne laisse d’ailleurs pas d’étonner les Allemands.
………
Serbie – Les chars de Kruger traversent Nis dans une ambiance désagréable – personne n’est pressé de retourner à Belgrade. Et pourtant, ce n’est (théoriquement) pas le front ! Toutefois, les Panzers IV et Leopard ne rencontrent nulle opposition ou embuscade, défilant devant des maisons incendiées ou des corps empilés – les Tchetniks, mais aussi les milices croates et russes appelées en renfort, font du bon travail.


28 septembre
Un front pluvieux traverse le théâtre des opérations, prolongeant l’accalmie.

Redéploiement
Macédoine
– La 19. PzG Brandenburg arrive enfin à Axioupoli, au grand soulagement des Jägers, qui accueillent avec enthousiasme leurs camarades. Ils peuvent enfin respirer après plusieurs nuits d’incertitudes consécutives à la chute de Salonique. De fait, la situation de la 104. Jäger, coincée seule depuis deux semaines entre les lignes alliées et une Bulgarie neutre, voire hostile, n’était guère enviable.
Les deux régiments de Brandenburgers et les blindés du 201. StuG Abt [9 JagdPanzer IV, 9 StuG IV, 14 StuG III] et du 242. StuG Abt [9 JagdPanzer IV, 6 StuG IV, 9 StuG III] iront étoffer le dispositif en plaine, le profil plat des StuG facilitant une défense en embuscade. De plus, Joseph Irkens constitue une réserve mobile avec son Panzer Abt [27 Panzer IV G1/G2 et 16 Panzer III J] et les Hornisse du 93. schw Panzerjäger Abt. Mais le front reste décidément bien légèrement tenu.

Frustration
Vathylakkos
– Au quartier-général du 1er CA yougoslave, la frustration dans la troupe est au moins aussi palpable que de l’autre côté du front. Voilà bientôt un mois que les vaillants Serbes sont coincés dans cette minable vallée, à moins de 20 kilomètres de la frontière yougoslave, et avec presque personne en face ! Enfin, jusqu’à ce jour… la nouvelle du retour des blindés allemands a été accueillie avec consternation par les officiers de l’Armée Royale, dont les généraux Krstic et Stefanović. Devant leur chef Ilija Brasic, les deux hommes émettent le souhait très vif, le vœu… voire même font le serment… de profiter de la prochaine occasion, quoi qu’il puisse en coûter !

Retour au pays
Macédoine
– A peine soixante kilomètres plus au nord, mais à un massif d’intervalle, la 1ère Armée du major-général Asen Drobev Nikolov atteint Strumitsa dans la soirée. Encore un effort, et demain, les 22e et 27e Divisions seront enfin de retour au pays. Durant leur traversée de la Macédoine, elles ont été rejointes par de nombreux enfants perdus, conscrits de feu les 24e et 25e Divisions. Ceux-ci, toute honte bue, n’auront fait que devancer le mouvement…
………
Thrace – Informé par son gouvernement de l’arrivée imminente de la 1ère Armée, le major-général Hristov prépare le repli de sa 2e Armée, malgré les protestations de la 16e Division du colonel Strashimir Velchev – lequel flirte dangereusement avec l’insubordination alors qu’il évoque la multitude de colonnes de réfugiés slavophones quittant en catastrophe mais avec lenteur la région. Toutefois, et comme l’a écrit Foch sous d’autres cieux « en dernier ressort, commander c’est se faire obéir ». Et le nouveau supérieur du remuant colonel en a les moyens – les premiers abandons des positions autour du lac Koronia auront lieu cette nuit en direction de l’est, tout en étant bordé sur la frontière par les unités arrivant de Macédoine.

Yaourt bulgare
Perspectives incertaines
Sofia (palais royal)
– Le général Marinov camoufle avec soin ses doutes et ses craintes. Voilà maintenant presque une semaine qu’un ami (un véritable ami, du moins l’espère-t-il) a transmis une seconde lettre personnelle destinée à Trifonov par l’intermédiaire des services du palais royal et de l’ambassade soviétique – et il a sans doute fallu plus d’une pression amicale pour qu’elle soit (peut-être) remise à son destinataire. Il est évident que la réponse ne sera pas rapide, si elle arrive un jour !
Le général bulgare est donc à la merci d’une mauvaise interprétation, d’une erreur ou d’un retard – sans même évoquer la future stratégie alliée. Si les Anglais attaquaient la Bulgarie maintenant… Enfin – Audi, vide, tace si vis vivere disaient les Anciens – Ecoute, observe et tais-toi si tu veux vivre !
………
Sofia (ambassade du Reich) – L’Obergruppenführer Beckerle passe ses humeurs comme à l’accoutumée en dissertant longuement sur l’infériorité endémique des slaves et leur incapacité à s’intégrer à l’Ordre Nouveau. La preuve en est qu’il ne voit personne de confiance pour remplacer Marinov aux rênes de ce pays satellite. Cependant, même s’il continuera évidemment à chercher – sans trop y croire – l’Allemand paraît finalement s’accommoder de cette situation qui lui donne tous les pouvoirs, malgré ses doutes, pour le plus grand bénéfice du Reich. « L’ordre règne à Varsovie, l’ordre règne à Sofia ! » Toutefois, le général Bastien Sébastiani (un Français !) parlait en son temps de l’occupation russe…


29 septembre
Le temps se dégage au-dessus des lignes, alors que la température commence à baisser. Les combattants se calfeutrent d’autant plus dans leurs positions, dont ils ne sortent pas souvent.

Retour au pays
Bulgarie
– La 1ère Armée de Nikolov franchit enfin la frontière bulgare à Novo Konyarevo. Si les soldats ne reviennent pas en vainqueurs, du moins sont-ils vivants et entiers. La première ville d’importance est Pétritch, à une petite vingtaine de kilomètres – mais les deux divisions sont accueillies dès Strumeshnitsa par un comité de représentants du gouvernement et de l’état-major. Ces derniers souhaitent conférer en urgence avec le major-général Asen Drobev Nikolov sur l’attitude (et les capacités !) des « alliés germaniques ». L’armée fait halte aux abords du village, pour une courte pause. Elle repartira dans l’après-midi.
………
Macédoine – Dument informé de l’arrivée des hommes de Nikolov en territoire bulgare par les services de Beckerle, le général Dietl libère les 14e et 15e Divisions de feu la 5e Armée du major-général Nikola Mihailov Mihov. Ce dernier entame avec ses troupes la longue marche de Kumanovo vers Kyoustendil, en direction du nord-est …

Perplexité
Athènes
– De retour à Athènes en son QG de la place Syntagma, le général Montgomery est accueilli par des rapports indiquant que les troupes bulgares en Thrace se replient. Le Britannique reçoit cette nouvelle avec perplexité et prudence : les troupes allemandes ne viennent-elles pas de rétablir l’ordre à Sofia ? Dans ces conditions, pourquoi des unités “loyalistes”, donc pro-allemandes, normalement organisées et de surcroît encadrées par des Allemands céderaient-elle un terrain théoriquement annexé par la Bulgarie ? Pour le Britannique, cette manœuvre peut constituer soit un simple redéploiement… soit l’amorce de quelque chose de beaucoup plus significatif !


30 septembre
Alors que l’affrontement se poursuit en France, où les Alliés libèrent Montpellier, la pause se prolonge sur le secteur gréco-balkanique. Les deux camps se réorganisent et tentent de reconstituer leurs stocks.

Retour au pays
Bulgarie
– La 1ère Armée bulgare traverse sans joie et rapidement la ville de Pétrich, où elle récupère les moyens de transport et des réserves de munitions rassemblés à grand peine par les services du général Marinov. Pas de pause pour ces forçats qui marchent depuis six jours – il convient de border au plus vite le repli de la 2e Armée et l’évacuation de la Thrace ! La 27e Division prend position au col de Kulata. Quant à la 22e Division, elle oblique au nord, vers Simitli, afin de couvrir la route de Bansko et de Khadjidimovo. Mais pour tenir Koprivlen et la route de Drama, il faudra attendre que les autres unités reviennent de Macédoine.
………
Thrace – La 2e Armée, bien informée de ces mouvements, est arrivée aux abords sud de la plaine de Serres, sur un axe Strymoniko-Nigrita. Elle devra continuer de se retirer peu à peu vers l’est et Drama, mais une fois la route de Bulgarie verrouillée.
L’ancienne armée de Stoychev fait donc une halte bienvenue à l’abri des reliefs, avant de traverser une vaste plaine favorable à un encerclement. Et les hommes de la 16e Division vont pouvoir profiter de l’occasion pour avertir tous leurs frères bulgares de la mer Blanche que l’armée nationale ne pourra bientôt plus rien pour eux. Des émissaires plus ou moins officiels sont ainsi envoyés dans les municipalités de Serres, Drama, Kavala, Xanthi et même jusqu’à Alexandroúpoli. Certains mettront un ou deux jours à arriver – mais partout la même nouvelle déclenchera la panique : « Les Grecs vont revenir ! »

Perplexité
Athènes
– Le général Montgomery soupèse les conséquences du repli bulgare – pour lui, a priori, il ne peut s’agir que d’un ajustement tactique, voire d’un recul destiné à l’appâter. Les blindés allemands ne sont-ils pas revenus à Axioupoli, peut-être à l’affut d’un mauvais coup vers Salonique avec l’appui des forces de Roumanie ? Compte tenu de l’importance vitale pour l’avenir de ce port, où des travaux de restaurations titanesques sont en cours, il lui paraît impossible de prendre le moindre pari sur l’avenir pour aller libérer… Xanthi ou Drama ?
N’en déplaise au roi Georges II, le XIIIth Corps se contentera donc de border les replis bulgares, en observant une distance de sécurité d’une dizaine de kilomètres, afin de rester à l’abri de toute contre-attaque. Quant au 1er CA yougoslave, il sera renforcé par les troupes de l’ANZAC, qui iront se positionner en second échelon. Enfin, les 6th et 10th Armoured Division de Gairdner et Gatehouse resteront autour d’Agios Athanasios, impressionnante réserve blindée que l’on pourra faire donner à tout moment. Les ordres partent dans la journée et seront rapidement exécutés – on n’a plus vraiment besoin des Australiens à Salonique. Toutefois, sans le savoir, Monty accomplit les vœux des Bulgares et de leur chef, le sagace Marinov.

Yaourt bulgare
Sombres perspectives
Sofia (ambassade du Reich)
– Convoqué – c’est bien le terme – dans le bureau d'Adolf Beckerle, le général Marinov n’en mène pas large. Cette fois, il craint bien de devoir plier pour ne pas rompre.
Un sourire des plus faux prétendant adoucir un menton agressif, le robuste homme de la Ruhr toise son interlocuteur puis lance avec une cordialité affichée : « Mon cher général Marinov, voilà une dizaine de jours que nous travaillons ensemble. Jusqu’à présent, le Reich, et moi-même n’avons eu qu’à nous féliciter de la confiance et des espoirs que nous avons placés en vous. Je constate que la réorganisation de l’armée bulgare, menée sous votre patronage et avec notre plein soutien, avance bien. Nous pourrons bientôt compter sur l’appui de vos soldats pour la défense du nouvel Ordre européen face aux Juifs anglo-saxons, aux Français négrifiés, et certainement plus tard face aux Bolcheviks. Je tiens d’ailleurs à vous informer que je veille en personne à ce que l’on achève dans les meilleurs délais la mise sur pied de cette fameuse brigade blindée pour laquelle tant d’hommes volontaires ont déjà travaillé. Cette nouvelle unité, fer de lance d’une Bulgarie régénérée, généreusement formée et équipée par l’Allemagne, bien sûr, sera le fer de lance d’une Bulgarie régénérée ainsi qu’un symbole éclatant de l’engagement de votre nation pour la victoire finale ! »
Un instant de pause. Marinov se tient parfaitement neutre et impassible : pour l’instant, le “diplomate” a essentiellement étalé son influence et rappelé les faits. Un bon moyen d’affirmer que le rapport de forces est très défavorable au Bulgare. Et à cette salve d’autosatisfaction, il ne saurait y avoir qu’une suite…
« Toutefois, je constate à regret que cette collaboration entre le Reich et la Bulgarie ne semble pas devoir produire avant longtemps les effets que nous en espérions ! La remise en ordre du pays n’avance pas assez vite, général Marinov ! Et les Rouges sont déjà à nos portes, ainsi que leurs amis anglais ! Il vous faut faire preuve de plus de diligence et d’autorité ! »
Le tout sur un ton sans ambiguïté.
Voilà, c’était prévu. Marchant sur une fine ligne entre effacement et insubordination, le général bulgare argumente : « Evidemment, Herr Beckerle, je ne peux que comprendre votre déception. Je la partage : nous savons tous les deux que je ne peux raisonnablement être tenu responsable des errements d’autrefois, et encore moins du fait que les faibles moyens de mon pays ont été dilapidés puis jetés aux quatre vents dans une aventure imbécile. Vous êtes un soldat comme moi [une légère flatterie – la SS n’a jamais été une armée au sens strict du terme, et de toute façon Beckerle a fait presque toute sa carrière dans la police], vous savez la difficulté et le temps nécessaire pour bâtir une armée. Une armée fiable, cela va sans dire… »
Le SS se cale dans son fauteuil, détaillant son prudent contradicteur. Un léger sourire est sa première réponse. Puis : « Sans doute, sans doute… Mais dans ces conditions, que peut faire la Bulgarie pour prouver sa loyauté envers le Reich, général ? Loyauté dont nous avons eu encore très récemment de trop bonnes raisons de douter ! »
– Hé bien… je vous pose humblement la question, Herr Beckerle.

Un ange – ou plutôt une créature ailée de couleur écarlate et dotée d’une fourche – traverse la pièce alors que le sourire de l’Allemand se fait carnassier : « Et je vous réponds, général ! Il y a un autre problème qui nous tient à cœur. Un problème simple à résoudre, mais dont la solution définitive a été sans cesse repoussée par l’influence délétère de ce chien dégénéré Kyril de Preslav. »
Puis, au cas où Marinov n’aurait pas compris : « Le problème juif ! »
Mais Marinov a compris.
Sortant une demi-heure plus tard de ce maudit bureau, le général Ivan Krastev Marinov est d’un vert léger, qui n’est pas sans rappeler la couleur de son uniforme. Le SS a été intraitable et semble avoir pris le temps de réfléchir au sujet – il avait réponse à tout. Manque d’effectifs et fiabilité douteuse des unités de police ? Aucune importance ! La 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se fera un plaisir de fournir les effectifs nécessaires. Et si besoin, Beckerle se fait fort d’obtenir des renforts de Berlin pour poursuivre cette mission dans tout le pays. Le pauvre général a pensé à prévenir ses concitoyens, mais cela lui sera évidemment impossible, du moins à grande échelle – un échec complet des rafles serait une preuve flagrante de sa duplicité. Beckerle a d’ailleurs rapidement évoqué les ratés d’opérations semblables lancées en France, mais surtout pour rappeler que les Français, eux, avaient un alibi : leurs services étaient désorganisés par les menées des “Africains”. Rien de tel en Bulgarie, le départ de quelques douzaines de « dignitaires pourris » ne saurait amoindrir l’efficacité de la police. Les concitoyens juifs du général, pour la plupart concentrés à Sofia et dans sa région, risquent donc gros. Protégés jusqu’à présent par le Régent, tous n’ont pas su disparaître lors de l’invasion allemande.
Quant aux Hébraïques de Thrace, assez nombreux… ce n’est déjà plus le problème de Marinov : Beckerle lui a appris que des détachements SS étaient déjà en route, pour « nettoyer le terrain » devant les unités bulgares en train de se replier. Improvisés sur le modèle des Einsatzgruppen, ces détachements exécuteront les jours suivants près de 2 500 personnes juives… ou supposées telles. En effet, dans la précipitation, les SS vont surtout opérer sur la base de renseignements approximatifs, parfois fournis par la population d’origine turque. Le tout alors que l’exode des Bulgares de la Mer Blanche favorise évidemment les règlements de compte inter-ethniques dans cette région où Turcs, Juifs et Slaves semblaient coexister plus ou moins harmonieusement avec la majorité grecque.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Oct 17, 2018 21:07    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Cette nouvelle unité, fer de lance d’une Bulgarie régénérée, généreusement formée et équipée par l’Allemagne, bien sûr, sera le fer de lance d’une Bulgarie régénérée ainsi qu’un symbole éclatant de l’engagement de votre nation pour la victoire finale ! »


Je crois qu'on a mélangé les versions Embarassed
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houps



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MessagePosté le: Mer Oct 17, 2018 22:07    Sujet du message: Répondre en citant

Comme qui dirait que cette proposition a eu un écho favorable... able ...able...
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Timeo danaos et dona ferentes
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Oct 18, 2018 00:28    Sujet du message: Répondre en citant

Bah, pour régénérer la Bulgarie, il fallait s'y prendre à deux fois, au moins !
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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loic
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Messages: 4260
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MessagePosté le: Jeu Oct 18, 2018 12:53    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
27 sept
Serbie – Les chars de Kruger traversent Nis dans une ambiance désagréable

Et du coup, que devient l'école de la Panzerwaffe de Nis ?

Citation:
30 sept
Et les hommes de la 16e Division vont pouvoir profiter de l’occasion pour avertir tous leurs frères bulgares de la mer Blanche que l’armée nationale ne pourra bientôt plus rien pour eux.
[...]
Le tout alors que l’exode des Bulgares de la Mer Blanche

Il faudrait préciser ce que "bulgares de la Mer Blanche" signifie.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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requesens



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Messages: 136

MessagePosté le: Jeu Oct 18, 2018 13:04    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Citation:

Le tout alors que l’exode des Bulgares de la Mer Blanche

Il faudrait préciser ce que "bulgares de la Mer Blanche" signifie.


Effectivement car la mer Blanche est près du cercle arctique, bien loin de la Bulgarie...
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Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
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De la Rochejacquelein



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MessagePosté le: Jeu Oct 18, 2018 16:26    Sujet du message: Répondre en citant

D'après ce que j'ai trouvé, la "mer blanche" pour les bulgares désigne la méditerranée, par opposition à la mer Noire
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Les mauvaises habitudes sont toujours celles des autres
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demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 1062
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MessagePosté le: Jeu Oct 18, 2018 16:28    Sujet du message: Répondre en citant

@Loic :
- nous avons mentionné qu'elle avait été déplacé en Hongrie pour raisons de sécurité,
- Mentionné au mois d'aout pour la description du dispositif bulgare - c'est passé dans le language commun (pour moi ! Laughing ). Effectivement, c'est la Méditerranée !
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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