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Arctique, décembre 43
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 11:00    Sujet du message: Arctique, décembre 43 Répondre en citant

Eh non, je ne fais pas que proposer des jeux à la vente…


Décembre 1943
4 – La bataille de l’Atlantique (et d’autres mers)
Piège au Cap Nord

1er au 14 décembre


15 décembre

Le convoi PQ-17
Loch Ewe (Ecosse)
– Dix mois et neuf convois arctiques pour l’URSS se sont écoulés depuis l’affaire du convoi PQ-7 et la bataille de la Mer de Barents. Dans le même temps, deux fois plus de convois ont suivi sans trop d’incidents la route de la Mer Noire. Mais les convois arctiques restent utiles. Celui qui appareille aujourd’hui, le PQ-17, compte douze transports lourdement chargés (1) sous la houlette du commodore Melduish, le commandant de l’Empire Archer, alors que la plupart des convois ne dépassent pas dix cargos.
Pendant deux jours, l’escorte ne sera composée que de quelques bâtiments ASM. Puis, au large de l’Islande, elle sera complétée et en partie renouvelée, mais seulement par des bâtiments légers. Ils seront parfaits pour protéger le convoi contre des avions et des sous-marins, mais ne seraient pas très redoutables contre de grands bâtiments de surface, se dit le commodore Melduish alors que la côte d’Ecosse disparaît à l’arrière… En novembre, les X-crafts ont mis le Lützow hors de combat, mais ils ont raté le fauve le plus redoutable, le Tirpitz, ainsi que le croiseur lourd Seydlitz. Enfin ! Leurs Seigneuries ont, paraît-il, prévu une escadre de la Home Fleet pour couvrir son convoi. N’empêche, Melduish songe qu’il a une bonne idée de ce que doit ressentir la chèvre que les chasseurs de tigre attachent à un arbre !


16 décembre


17 décembre

Le convoi PQ-17
Océan Arctique
– Quatre heures. Seulement quatre heures de jour – si on peut parler de jour pour cette période de clarté relative, sous un ciel encombré de nuages où la visibilité est réduite à quelques nautiques. Le monde entier semble être un cloaque grisâtre dans lequel il est difficile de distinguer la mer du ciel. On a l’impression de naviguer dans cinquante nuances de gris !
Vers 11h00, l’escorte a été réorganisée comme prévu. Commandée par le Captain Robert St-Vincent Sherbrooke, un vétéran de la bataille de la mer de Barents, elle comprend à présent une douzaine de bâtiments variés. Cinq destroyers : l’Onslow (conducteur de flottille, classe O), le Huron (canadien, classe Tribal), l’Achates (classe A) et les Westcott et Whitehall (mais ces navires de classe W modifiée ont été convertis en escorteurs AA et ASM, ils n’ont plus de torpilles et ne dépassent pas 24 ou 25 nœuds). La frégate Cygnet (classe Black Swan modifiée). Les corvettes Honeysuckle, Oxlip et Poppy (classe Flower). Les sloops-dragueurs océaniques Bramble, Northern Gem et Seagull (classe Halcyon, avec équipement ASM). Enfin, malgré le fait que la météo soit normale pour l’hiver arctique, c’est à dire affreuse, il a été décidé de prévoir un porte-avions d’escorte, le Battler (classe Attacker), avec 10 Grumman Martlet et 8 Fairey Albacore.
Pourtant, le Battler n’est pas là depuis deux heures qu’il s’avère utile ! En effet, même dans cette espèce d’enfer gris, où l’on pourrait se croire à l’abri des curieux, la Luftwaffe a des espions… Un Dornier Do 24 du Seenotstaffel 5 survole tranquillement le convoi puis, n’en croyant sans doute pas ses yeux, refait un passage. Cette fois, il doit se rendre compte de son erreur en identifiant le Battler, mais il est trop tard – un Martlet est déjà sur sa piste et, malgré les nuages, réussit à le rattraper et à l’abattre. Hélas, le Do 24 a eu tout le temps de transmettre à qui de droit qu’un nouveau convoi était en train d’apporter aux Rouges du matériel fabriqué par les ploutocrates anglo-saxons.
Pas étonnant, gronde à part lui le commodore Melduish : avec le Battler, l’escorte compte treize bâtiments ! Treize ! Il n’y a donc personne qui sache compter, à l’Amirauté ?


18 décembre
Le convoi PQ-17
Altafjord
– L’amiral Dönitz a décidé que la Kriegsmarine devait montrer au Führer que ses grands bâtiments n’étaient pas seulement un gaspillage d’acier et d’hommes. Certes, elle n’en a plus que deux, mais leur charge symbolique reste forte. Et alors que la Heer souffre mille morts sur le Front de l’Est, il serait inadmissible que le Tirpitz et le Seydlitz ne prennent pas part à la lutte. Le convoi repéré la veille devrait être une très bonne occasion de prouver leur valeur.
Dans un premier temps, les cinq sous-marins de la 13e Flottille qui croisent dans l’Arctique (tout ce que Dönitz a pu distraire de la lutte dans l’Atlantique) sont alertés. Les U-307, U-354, U-360, U-387 et U-636 vont se poster sur la route du convoi – très prévisible, surtout en cette saison.
Ensuite, dès que le convoi se trouvera à distance favorable d’Altafjord, l’opération Regenbogen (Arc-en-ciel) sera lancée. Le croiseur lourd Seydlitz et la 6e Flottille de Zerstörer (Z-14 Friedrich-Ihn, Z-15 Erich-Steinbrinck et Z-29) passeront derrière les transports et s’approcheront prudemment par le nord – prudemment, car il s’agit d’attirer l’escorte, sans risquer pour autant de prendre une torpille ! Le convoi tentera alors de s’échapper vers le sud, où l’attendront le Tirpitz en personne et son escorte (4e Flottille de Zerstörer : DD Z-23, Z-30, Z-31 et 7e Flottille de Zerstörer : DD Z-32, Z-33, Z-37). Le vice-amiral Otto Ciliax, à bord du Tirpitz, commandera l’ensemble.


19 décembre


20 décembre

Le convoi PQ-17
Arctique
– Pour l’instant, le seul véritable adversaire du convoi semble être l’Océan Glacial. Vers 00h30, le Jefferson Myers signale que la mer a rompu des saisines de caisses arrimées sur le pont. Il doit prendre la cape pour reprendre l’arrimage de la cargaison, il espère rallier sous peu…
A l’aube (ou ce qui en tient lieu), sans nouvelles du Jefferson Myers, Sherbrooke ordonne au sloop Seagull d’aller l’assister et le raccompagner… Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Seagull va parvenir à s’acquitter de sa mission et à rallier Mourmansk sans autres émotions… au contraire du reste du PQ-17.


21 décembre


22 décembre

Le convoi PQ-17
Arctique
– C’est maintenant le Daldorch qui signale qu’il est victime d’une avarie de machine et doit quitter le troupeau… Sans nouvelles au bout de quelques heures, Sherbrooke envoie le sloop Bramble retrouver la brebis égarée.


23 décembre
Le convoi PQ-17
Arctique
– Le terme du voyage semble tout proche – quatre jours – mais chacun, à bord des navires du convoi, sait que les derniers jours sont les plus dangereux. En effet, la banquise est descendue très au sud et le convoi est contraint de naviguer à une centaine de milles seulement du Cap Nord.
12h40 – Malgré les averses de neige qui gênent la visibilité, l’U-307 repère le convoi.
– Transmettez au BdU ! ordonne l’OberLt z. See Erich Krüger. Convoi 10 à 15 navires, route au 70, vitesse 12 nœuds, carreau AB 6388, escorte faible. Temps correct, quelques grains de neige. J’attaque.

Berlin, 14h00 – Dönitz en personne ordonne à Ciliax d’exécuter l’opération Regenbogen. Comme il en a reçu l’ordre, il tient au courant le QG d’Hitler. Mais comme il en a aussi reçu l’ordre, il précise à Ciliax : « Eviter tout contact avec une force supérieure. » Pas l’idéal pour tranquilliser un amiral !

Altafjord, 17h00 – La flotte allemande appareille. La flotte : un cuirassé, un croiseur lourd et neuf destroyers seulement… L’ombre de ce qu’elle était quatre ans plus tôt, mais le Reich s’est fait décidément trop d’ennemis.

Arctique, vers la même heure – L’U-307 vit ses derniers instants. Alors qu’il manœuvrait en surface pour gagner une position de tir favorable, il a été repéré au radar par le Whitehall, qui a sonné l’alarme et s’est précipité, ainsi que l’Onslow. Après deux longues heures de chasse et six grenadages, des bruits métalliques caractéristiques sont perçus au sonar et des débris variés remontent à la surface… Le PQ-17 a marqué le premier point.


24 décembre
Le convoi PQ-17
Arctique, 02h30
– Après avoir effectué une large boucle vers l’ouest pour éviter les sous-marins alliés à l’affût, le groupe du Tirpitz et celui du Seidlitz se séparent. Le temps est si affreux que les Allemands doivent renoncer à fournir une couverture aérienne à leurs navires – une consolation : les Anglais ne pourront pas non plus utiliser les avions de leur petit porte-avions.

03h00 – En réponse au message du PQ-17 signalant que le convoi a été attaqué – donc très certainement signalé – par un U-boot, Londres informe Sherbrooke que son escorte va être renforcée par les croiseurs Berwick et Cumberland, prépositionnés aux abords de l’île aux Ours. Ils devraient rejoindre le convoi « vers 11h00 ».

Groupe du Seydlitz, 08h24 – Les vigies du Z-29 aperçoivent des formes indistinctes par tribord avant, à la limite de visibilité. La proie est en vue !

PQ-17, 08h45 – La corvette Honeysuckle et le destroyer d’escorte Westcott signalent la présence de « deux navires inconnus au nord-nord-ouest, sans doute des destroyers ». Les renforts espérés seraient-ils en avance ? Ou s’agirait-il de navires soviétiques ?
Mais les deux – et bientôt trois – bâtiments en question ne répondent pas aux signaux de reconnaissance.

PQ-17, 09h05 – Les bâtiments inconnus ouvrent le feu ! Le Westcott et la petite Honeysuckle se dérobent immédiatement derrière un rideau de fumée. Sur l’Onslow, Sherbrooke ordonne : « Aux postes de combat ! Bâbord toute, vingt nœuds. Signalez au Huron et à l’Achates : “Flammes de départ de coups au 270. Trois destroyers repérés. Je mets le cap sur l’ennemi, ralliez moi.” »

PQ-17, 09h15 – Sur l’Onslow, on découvre avec horreur une puissante silhouette noire qui émerge d’un grain de neige. Dans ces mauvaises conditions de visibilité, il peut aussi bien s’agir du Tirpitz que du Seydlitz. Sherbrooke réagit immédiatement : « Mettez le cap sur lui. Ouvrez le feu dès que possible. Signalez à l’Amirauté : “Grand bâtiment suspect au 325, croiseur lourd ou cuirassé ; distance 8 nautiques, route au 140” et donnez notre position. »

KM Seydlitz, 09h20 – Le croiseur lourd et ses trois Zerstörer sont commandés par le contre-amiral Theodor Krancke. Il a ses ordres : pousser le convoi vers le Tirpitz en attirant l’escorte, sans prendre de risque. Quand il apprend que plusieurs destroyers ont mis le cap sur lui, il ordonne d’ouvrir le feu sur l’un d’eux, puis de se dérober si l’ennemi semble tenter une attaque à la torpille.

HMS Cumberland, 09h25 – Le contre-amiral Robert Burnett commande les croiseurs lourds britanniques, comme il commandait les croiseurs lors de l’affaire du Scharnhorst, en février. Il a entendu l’appel de Sherbrooke et fait transmettre qu’il arrive – grâce au relèvement gonio, il sait un peu mieux où se trouve le PQ-17. Mais ses deux croiseurs, accompagnés des destroyers Meteor et Milne, en ont encore pour deux heures…

HMS Achates, 09h30 – Comme les autres destroyers alliés, l’Achates a reconnu le Seydlitz. Mais il s’avère bientôt que c’est lui que les canonniers du croiseur ont choisi comme cible. Très vite, le petit bâtiment est encadré. Mais, comme le Huron et l’Onslow, il continue à foncer sur l’ennemi.

HMS Achates, 09h35 – Un obus de 203 mm provoque une sévère voie d’eau à l’avant qui lui fait perdre en vitesse, mais le destroyer continue de se diriger vers le Seydlitz, tout en tirant et en émettant de la fumée. En face, craignant une attaque à la torpille, le croiseur lourd change de cap et abat sur bâbord – le destroyer est sauvé, au moins provisoirement.

HMS Onslow, 09h48 – Le croiseur allemand a remis le cap sur le convoi et cette fois, c’est sur le chef d’escorte qu’il tire ! Malgré les zigzags du destroyer, son tir est redoutablement précis. Sherbrooke ordonne alors au convoi d’infléchir son cap vers le sud-est.

HMS Onslow, 10h00 – Le destroyer est touché à trois reprises. Gravement endommagé, deux de ses pièces de 4,7 pouces détruites, il doit tenter de décrocher, bien qu’il soit incapable de donner plus de 15 nœuds. A bord, 47 hommes sont tués ou blessés ; Sherbrooke lui-même est grièvement atteint.

(à suivre demain)

Note
1- Ballot, Calobre, Chester Valley, Daldorch, Dover Hill, Empire Archer, Empire Emerald, Jefferson Myers, John H. B. Latrobe, Pontfield, Ralph Waldo Emerson, Vermont.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)


Dernière édition par Casus Frankie le Sam Juin 10, 2017 13:58; édité 1 fois
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Anaxagore



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Messages: 7262

MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 11:49    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
On a l’impression de naviguer dans cinquante nuances de gris !

Bah, pour naviguer en Artique en hiver, faut être maso Laughing
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Merlock



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Messages: 1090

MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 12:53    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Citation:
On a l’impression de naviguer dans cinquante nuances de gris !

Bah, pour naviguer en Artique en hiver, faut être maso Laughing


Ah ça! Le vent arctique, ça vous fouette.
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"Le journalisme moderne... justifie son existence grâce au grand principe darwinien de la survivance du plus vulgaire." (Oscar Wilde).
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Imberator



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Messages: 2750
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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 14:28    Sujet du message: Répondre en citant

Merlock a écrit:
Anaxagore a écrit:
Citation:
On a l’impression de naviguer dans cinquante nuances de gris !

Bah, pour naviguer en Artique en hiver, faut être maso Laughing


Ah ça! Le vent arctique, ça vous fouette.

Incorrigibles !!! Very Happy
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Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
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loic
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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

A cette date, le commandant de l'U-307 est plutôt l’OberLt z. See der Reserve Friedrich-Georg Herrle
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 17:03    Sujet du message: Répondre en citant

Exact, j'ai confondu 43 et 44.
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Casus Frankie

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Etienne



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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 17:29    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Le monde entier semble être un cloaque grisâtre dans lequel il est difficile de distinguer la mer du ciel.


ça me fait bizarre, "le monde entier".
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 17:45    Sujet du message: Répondre en citant

Si j'en crois un témoin, c'est l'impression qu'on a… "Le monde" seulement te plairait mieux ?
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Casus Frankie

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Etienne



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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 18:06    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, c'est déjà plus restrictif sans l'être vraiment.

On peut toujours dire "notre monde", et s'apparenter à un quartier ou une région, que "entier", ça englobe la planète!
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 18:14    Sujet du message: Répondre en citant

Etienne a écrit:
Oui, c'est déjà plus restrictif sans l'être vraiment.

On peut toujours dire "notre monde", et s'apparenter à un quartier ou une région, que "entier", ça englobe la planète!


Si j'ai bien compris, c'est l'impression que ça donne !
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Casus Frankie

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Etienne



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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 18:26    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, mais on peut être écrasé par l'atmosphère, et ça m'est arrivé, mais je n'ai jamais songé un seul instant que la planète était ainsi! ça m'a au contraire donné l'envie d'en sortir au plus tôt pour rejoindre une contrée plus riante

Le monde entier... Dans le cas d'une catastrophe nucléaire mondiale, ou d'un astéroïde géant qui fait péter le globe comme pour les dinosaures, pourquoi pas, mais là ce n'est jamais qu'un paysage arctique connu et reconnu comme tel. C'est trop puissant, à mon sens.
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FREGATON



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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2017 20:56    Sujet du message: Répondre en citant

Disons "tout semble être...." c'est suffisamment neutre sans être restrictif, (du genre "solennel sans être pesant" sans vouloir citer une comédie célèbre...)
Mais c'est vrai, faut l'avoir vécu pour ressentir une telle impression... Cool
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Juin 11, 2017 08:14    Sujet du message: Répondre en citant

La suite…
En remerciant ici chaleureusement pour leurs précieux conseils la Marine française et ses distingués représentants sur ce forum
Very Happy


HMS Howe, 10h22
« Enfin ! » Bien plus à l’est, le vice-amiral William Frederic Wake-Walker s’exclame de satisfaction. Le message qu’on vient de lui apporter indique seulement : « De Bramble – Engagé par Tirpitz ». Suivent les coordonnées.
– Le message a été répété trois fois et le Bramble a cessé d'émettre, Sir, dit l’officier radio.
Le sourire de Wake-Walker s’efface : « Le Bramble, c’est un classe Halcyon, n’est-ce pas ? »
– Oui, Sir.

Un canon de 4 pouces contre huit de 15 pouces. L’amiral grimace : « Nous mettons le cap sur l’ennemi avec l’Anson, le Kenya et les classe S [1]. Aussi vite que possible. Le Manchester, les deux croiseurs anti-aériens et les classe V [2] restent avec le Furious. Ses avions ne nous serviront à rien par ce temps, tant pis ! »
Son escadre – deux cuirassés, un porte-avions, six croiseurs (dont les Berwick et Cumberland) et douze destroyers – a été pré-positionnée plusieurs jours plus tôt au sud-est de l’île aux Ours pour jouer le rôle du chasseur embusqué. Avec, dans le rôle de l’appât, un convoi de douze transports (plus que la moyenne des convois de Mourmansk), assez faiblement escorté. Le piège tendu par la Royal Navy est en train de se refermer.

KM Seydlitz, 11h00 – Le croiseur lourd continue de jouer au chat et à la souris avec les escorteurs du convoi. En zigzaguant dans les averses de neige, il a de nouveau envoyé quelques bordées sur l’Achates, qu’il a laissé pour mort.

HMS Achates, 11h05 – Sur la passerelle du destroyer, le seul survivant est le jeune (25 ans) lieutenant de vaisseau Loftus Peyton-Jones, officier en second… « Cet endroit familier était méconnaissable, se souviendra Peyton-Jones bien des années plus tard. On ne voyait plus que des débris noircis de métal tordu d’où les restes des quelques rares objets encore identifiables émergeaient de façon grotesque. » Le navire est désemparé, l’une de ses chaufferies noyées, il a pris une gîte de près de 20°.

KM Seydlitz, 11h15 – Le croiseur lourd allemand n’a jusqu’ici subi que des dommages mineurs – les destroyers britanniques (et le canadien…) l’on touché à quatre reprises, mais leurs obus de 4,7 pouces n’ont été que des piqûres de moustique. Deux 20 mm et un 37 mm de DCA ont été détruits (sans pertes humaines – par un temps pareil, les servants sont à l’abri) et un affût de 10,5 cm a été endommagé. Mais l’amiral Krancke se méfie – il y a sûrement d’autres destroyers, et puis après tout, sa mission principale a réussi : attirer l’escorte et pousser le convoi vers le Tirpitz. Le Friedrich-Ihn, envoyé en éclaireur, vient de signaler qu’il apercevait une file de navires, évidemment des transports, cap non plus à l’est, mais au sud-sud-est. Droit dans la gueule du loup !
On critiquera souvent, par la suite, le comportement de Krancke. Mais, en plus des consignes de prudence extrême reçues de Berlin, il faut se souvenir qu’à cette époque de l’année et sous ces latitudes, la nuit quasi-perpétuelle, les brouillards givrants, les averses de neige voire les tempêtes font que la visibilité (aux appareils optiques) est plus que réduite : l’identification des protagonistes est très incertaine et le réglage des tirs d’artillerie est très aléatoire. Quant au radar, il est peu efficace à cause des averses de neige et du “retour de mer” dû à une mer agitée : les écrans affichent un grand brouillard d’échos souvent impossibles à identifier. Les communications radio sont très perturbées, donc sources d’erreurs et d’incompréhension des ordres donnés. Enfin, les dérobades, volontaires ou non, grâce aux averses ou aux bancs de brouillard font que les combats sont une succession de brefs échanges séparés par de longues minutes d’incertitude.

HMS Cumberland, 11h28 – L’officier de tir du croiseur identifie avec certitude à vue l’écho apparu depuis une demi-heure sur le radar : c’est bien le Seydlitz ! La supériorité des radars britanniques est nette – malgré les mauvaises conditions météo, ils ont repéré l’ennemi alors que celui-ci ne se doute pas de la présence de l’escadre de Burnett.
Aussitôt, le Cumberland ouvre le feu.

KM Seydlitz, 11h30 – Le journal de bord du croiseur indique : « Tir d’artillerie venant du nord-est, sans doute d’autres escorteurs. Impossible d’identifier l’ennemi, l’observation vers le nord est difficile et le souffle de nos pièces gêne la passerelle. »

HMS Achates, 11h38 – Incapable d’étaler les voies d’eau causées par les obus allemands, le destroyer coule lentement. Il disparaît finalement après que la frégate Cygnet ait recueilli les survivants. Il va vite être vengé.

KM Seydlitz, 11h40 – En quelques minutes, deux coups au but ont brutalement détrompé Krancke. Le premier obus a provoqué une voie d’eau dans la chaufferie 3, qui est inondée ; il faut stopper la turbine tribord. Un autre obus a détruit le hangar aviation, allumant un incendie sérieux. Il y a cinq morts et 34 blessés.
Il est évident que le croiseur allemand n’a plus affaire à des destroyers. Il faut décrocher – mais la vitesse maximum tombe à 28 nœuds. Dans un premier temps, aidé par le mauvais temps, le Seydlitz parvient pourtant à rompre le combat. Cependant, les opérateurs radar du Cumberland le suivent à la trace.

HMS Berwick, 11h50 – Suivi par les destroyers Meteor et Milne, le croiseur a pris un peu de retard sur le Cumberland et se hâte de le rallier. Soudain, les vigies voient s’approcher un destroyer qui émet frénétiquement un code de reconnaissance au projecteur de Scott – mais ce n’est pas le bon. Pas de doute : c’est un Allemand !
De fait, il s’agit du Friedrich-Ihn, en train de revenir vers le Seydlitz et qui a sans doute pris le Berwick et les deux destroyers pour ses équipiers. Depuis plusieurs minutes, il est suivi par les opérateurs radar, qui ont transmis leurs données aux télémétristes tandis que les officiers de tir orientaient leurs télépointeurs et leurs pièces. Quand les trois Anglais ouvrent le feu avec un bel ensemble, leur tir est déjà réglé et en quelques minutes, le malheureux Zerstörer n’est plus qu’une épave en feu !

KM Tirpitz, 11h55 – Après la fausse alerte lors de l’épisode du Bramble et de son exécution, le cuirassé voit enfin arriver les cargos du convoi. Le premier aperçu au milieu des bancs de brouillard et des bourrasques de neige est le Calobre. Mais à peine la première salve est-elle partie qu’un rideau de fumée masque la cible. C’est le Westcott qui vient de s’interposer, alors qu’il n’a rigoureusement aucun moyen de faire le moindre mal au géant.
Ce dernier choisit alors de s’approcher – il n’avance que prudemment, mais il reste plus rapide que ses proies qui tentent de s’éloigner vers l’est. Ciliax ignore qu’à ce moment même, le gros écho qui représente son navire vient d’apparaître sur l’écran des opérateurs radar des deux cuirassés anglais.

HMS Howe, 12h23 – Une ombre plus épaisse et plus massive que les autres… Cette fois c’est lui ! Les deux cuirassés de la Royal Navy ouvrent le feu sur leur adversaire.

KM Tirpitz, 12h25 – L’alerte radar n’a précédé l’alerte des vigies que de quelques secondes. Il y a bien de grands bâtiments ennemis tout près… et ils ouvrent le feu ! Le temps que les vigies identifient deux cuirassés classe King George V et que la hauteur des gerbes confirme l’identification, Ciliax ordonne de mettre cap à l’ouest, le plus vite possible. Les destroyers doivent aider le Tirpitz à décrocher en courant sus à l’ennemi – au tour des Allemands de jouer le rôle de la souris.
…………
Deux combats navals vont alors se dérouler en même temps, mais à plusieurs dizaines de milles de distance. Tous deux vont avoir lieu dans des conditions météo très difficiles et vont opposer un navire allemand et son escorte à une force britannique plus puissante…

KM Seydlitz, entre 12h30 et 14h00 – Déjà endommagé, le croiseur est en bien plus mauvaise posture que le cuirassé. L’Erich-Steinbrinck et le Z-29 tentent d’intimider les croiseurs anglais en ébauchant une attaque à la torpille, mais d’une part, Burnett n’a pas les états d’âme (et surtout les consignes) qui ont bridé Krancke, et d’autre part, les Meteor et Milne font bonne garde. « L’amiral nous avait ordonné de faire du marquage individuel, comme au football, se souviendra un officier du Meteor. Nous, on avait pris le Boche de bâbord et le Milne le Boche de tribord, et on manœuvrait en miroir ! » Plusieurs torpilles sont lancées de part et d’autre, mais aucune ne trouve sa cible. Les quatre bâtiments sont légèrement endommagés par des obus.
Pendant ce temps, l’artillerie du Seydlitz est progressivement réduite au silence par une avalanche d’obus de 8 pouces, dont le tir, réglé avec l’aide du radar, est bien plus précis que celui des canons allemands. Les deux Anglais ont un contentieux à régler avec la Kriegsmarine : en décembre 1940, le Berwick a affronté seul le Hipper dans l’Atlantique et l’a repoussé, tandis que le Cumberland a raté de quelques heures l’affrontement avec le Graf Spee, en 1939.
A plusieurs reprises, le Seydlitz parvient à s’esquiver derrière un grain de neige, mais chaque fois le radar le retrouve et les obus anglais recommencent à tomber. Finalement, un obus, puis deux, puis trois percent le blindage de l’Allemand et mettent à mal le délicat appareil évaporatoire à très haute pression des machines du croiseur. Sa vitesse tombe de 28 à 15 nœuds, puis à 5 nœuds. Krancke ordonne alors aux deux Zerstörer de s’enfuir. Les croiseurs britanniques vont achever à la torpille leur adversaire réduit à l’impuissance. Les destroyers repêcheront environ 200 survivants.

KM Tirpitz, HMS Anson et Howe et leurs escortes, entre 12h30 et 18h00 – Le cuirassé allemand a mis le cap à l’ouest, mais il lui est difficile, dans ces conditions, d’utiliser ses deux tourelles avant. Réciproquement, les cuirassés de Wake-Walker ne peuvent faire tirer leurs tourelles arrière, mais cela leur laisse douze canons de 14 pouces contre quatre de 15 pouces. L’engagement se prolonge – comme du côté des croiseurs, les Anglais pistent l’ennemi au radar chaque fois que la météo le dérobe à leur vue, et le Tirpitz est incapable de semer franchement ses poursuivants, qui ne donnent qu’un ou deux nœuds de moins, avantage encore moindre sur cette mer très agitée.
A plusieurs reprises, le commandant du cuirassé demande à Ciliax d’accepter le combat, d’abattre d’un côté et de profiter de la surprise pour barrer le T d’un des deux poursuivants le temps de quelques salves au moins… « Et alors ? répond l’amiral. Vous espérez avoir la chance du Bismarck face au Hood ? Mais vous savez ce qui est arrivé au Bismarck ensuite ! » Et le Tirpitz continue à fuir dans la quasi-nuit arctique…
Les deux flottilles de Zerstörer se sont lancées en contre-attaque – après tout, les petits bâtiments sont à six contre six. Mais si la 4e Flottille (Z-23, Z-30, Z-31) ferraille sans résultat très net contre les Saumarez, Savage et Scourge, la 7e Flottille (Z-32, Z-33, Z-37) se heurte aux Scorpion, Stord… et Kenya. Lequel est un croiseur de classe Colony, dont les douze canons de 6 pouces à tir rapide secouent durement le Z-32. Sévèrement avarié, celui-ci est plus lent à se replier que ses deux équipiers et il est rattrapé par le Norvégien Stord, qui l’exécute à la torpille… puis continue à poursuivre les autres Allemands.
– Rappelez ce fou de Norvégien, s’exclame Wake-Walker, qui a suivi l’action, je comprends qu’il soit jaloux de ce qu’ont fait les Polonais contre le Scharnhorst, mais il ne va pas couler toute la Kriegsmarine à lui tout seul !
A regret, le Stord se replie – mais les Zerstörer vont se contenter par la suite de tendre des rideaux de fumée pour protéger le Tirpitz.
La poursuite se prolonge au total près de six heures. Malgré la neige et les rideaux de fumée, le cuirassé allemand est touché à cinq reprises.
- Un obus détruit la tourelle de 15 cm bâbord centre, déclenchant un violent incendie et nécessitant le noyage de la soute correspondante.
- Un deuxième frappe le grand mât (à l’arrière) dessus de la hune et le décapite, ce qui va sévèrement perturber les communications radio.
- Un troisième obus frappe la tourelle Caesar entre les deux canons, un peu en dessous. La tourelle se retrouve bloquée en rotation et les canons ne peuvent plus être manœuvrés en élévation, ce qui ne favorise pas la riposte allemande !
- Un quatrième frappe l’encorbellement au-dessus de la tourelle de 15 cm bâbord arrière. Il détruit une vedette sur son chantier et un affût double de 3,7 cm. Les débris de l’encorbellement bloquent la rotation de la tourelle (celle-ci est intacte, elle sera de nouveau opérationnelle après déblaiement des débris dans l’Altenfjord).
- Enfin, un cinquième obus frappe la base de la tour, détruisant le pivot du télépointeur tribord de la DCA et quelques locaux techniques.
En réponse, le Tirpitz ne peut placer que deux obus sur l’Anson. Il semble que ses artilleurs soient beaucoup plus gênés que les Anglais par la météo, car bien moins efficacement aidés par le radar de tir.
Le premier obus frappe à tribord avant, à hauteur des écubiers. Explosant sous le pont principal, il détruit les apparaux de mouillage, guindeaux et stoppeurs. Outre la déformation des cloisons du compartiment, il occasionne de graves avaries aux écubiers, qui devront être remplacés, et les chaînes des trois ancres, qui ne sont plus stoppées, se dévident jusqu’aux crocs d’étalingure, qui se rompent en bout de course ; les ancres sont perdues.
Plus important : vers 17h20, un coup heureux de la tourelle Dora (la Caesar est déjà hors d’action) détruit la cheminée arrière, obligeant à mettre bas les feux aux chaudières des chaufferies arrière. La vitesse tombe momentanément à 18 nœuds.
………
A 18h00, Wake-Walker décide de cesser la poursuite. Le Tirpitz s’éloigne de plus en plus, il est peu probable de pouvoir le rattraper et l’escadre n’est pas à l’abri d’un changement de temps qui pourrait permettre à la Luftwaffe de lancer des attaques le matin suivant. La bataille du PQ-17, ou bataille du Cap Nord, est finie.
Du moins, elle est finie du point de vue strictement naval. Mais elle va se prolonger au QG d’Hitler.


Notes
1- Les destroyers Saumarez, Savage, Scorpion, Scourge, Stord.
2- Les destroyers Hardy (II), Venus, Verulam, Vigilant, Virago.
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Casus Frankie

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MessagePosté le: Dim Juin 11, 2017 08:42    Sujet du message: Répondre en citant

Délicieux !
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Anaxagore



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MessagePosté le: Dim Juin 11, 2017 08:58    Sujet du message: Répondre en citant

11 h 15
Citation:
Quant au radar, il est peu efficace à cause des averses de neige et du “retour de mer” dû à une mer agitée :

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