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Texte intégral Asie-Pacifique Novembre 42
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1942 - Le Pacifique
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Jon-Jon



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MessagePosté le: Mar Nov 26, 2013 08:32    Sujet du message: Répondre en citant

Damn, c'est la carte initiale qui j'ai mise sur dropbox et pas celle avec les corrections... Voila qui est réglé. Pour les navires coulés à la suite des dégats subis à Savo, je vais y réfléchir.
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Anaxagore



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Messages: 7273

MessagePosté le: Mar Nov 26, 2013 08:43    Sujet du message: Répondre en citant

Je comprends pourquoi le cap espérance porte ce nom... Les marins doivent espérer y arriver... et encore plus en repartir.
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Jan 03, 2014 11:47    Sujet du message: Répondre en citant

Les ajouts ci-après sont dus à Parmenion. Ils complètent heureusement Novembre 42 (ouf).
Nous allons à présent nous concentrer sur Décembre.


15 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Alors que les CB du 6th Construction Batallion, enfin débarrassés des tirs de Pistol Pete, pensaient en avoir terminé avec la construction et la réfection de pistes d’aviation, leur chef, le Lt-commander Blundon, a un choc en recevant un mémo présentant un projet de transformation de Guadalcanal en base aérienne dont il ne soupçonnait pas l’ampleur ! Quatre nouvelles pistes sont prévues, deux à Kukum, destinées aux chasseurs, et deux autres à Koli Point, pour les bombardiers. Au mémo est joint l’ordre de commencer immédiatement la construction des deux premières pistes. En son for intérieur, Blundon s’inquiète de la capacité de son unité à exécuter cet ordre : près de la moitié de son effectif a déjà été évacuée sans être remplacée et les malades sont nombreux parmi ceux qui restent. Mais les ordres sont les ordres, et il ordonne à ses officiers de préparer l’inventaire du matériel nécessaire, de rassembler les bulldozers et autres camions disponibles et de les diriger vers Kukum.


17 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Red Beach
– Le lieutenant-colonel Twining ne sait pas trop sur quel pied danser lorsqu’il accueille le chef du service photographique de l’Office of Strategic Services (OSS) et son équipe sur le débarcadère de Red Beach. Ils sont arrivés à l’aube, en Catalina s’il vous plaît, à l’hydrobase de Tulagi, et deux vedettes néozélandaises leur ont fait traverser Ironbottom Sound.
Un gars de l’OSS sur Guadalcanal ! Et une célébrité, en plus, puisqu’il s’agit du commandant John Ford en personne, dont le dernier film, How Green Was My Valley, vient de recevoir cinq oscars (pour dix nominations), dont ceux de meilleur film et de meilleur réalisateur. Pourvu qu’il n’ait pas les mêmes exigences que les vedettes hollywoodiennes qui alimentaient régulièrement la presse à scandales avant la guerre ! Pourtant, Vandegrift a été très clair : « Occupez-vous en bien, Twining, c’est un bon gars, d’après ce que j’en ai entendu dire par Pearl. Il a créé la Naval Field Photographic Reserve dès 1940 et il a passé plusieurs semaines à Midway en juin dernier – alors que les Japs auraient pu y débarquer à tout moment – pour filmer les travaux de mise en défense de l’île ».
La Navy a chargé Ford de réaliser un documentaire à la gloire des Marines, afin d’entretenir le moral – et les recrutements – au pays. « Une noble tâche, songe le lieutenant-colonel en réprimant une grimace, mais que pourrais-je bien lui montrer ? L’hôpital ? Le cimetière ? » Une bonne nouvelle attend tout de même Twining. La seconde personnalité des médias auquel il devait servir de nounou, Stanley Lieber, rattaché, lui, au Signal Corps, n’est finalement pas du voyage.
Une heure plus tard, les préjugés de Twining n’ont pas résisté à la bonne humeur de Ford, qui se révèle aussi éloigné d’une diva de la Paramount que le bourbon peut l’être du saké. Quand le Marine laisse Ford et ses hommes s’installer dans leurs quartiers, il range précieusement dans son portefeuille une superbe dédicace du cinéaste.


18 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Devant les maigres résultats obtenus depuis trois jours par les 2e et 5e Régiments de Marines, Vandegrift ordonne de suspendre l’attaque. Si le front a toujours la forme d’une équerre, la branche nord-sud commence désormais juste à l’ouest de Pointe Cruz et vient successivement s’appuyer sur deux affluents de la Matanikau (à moins que l’un d’entre eux ne soit justement la Matanikau !). La branche ouest-est part toujours de la Matanikau (ou du cours d’eau ainsi étiqueté) pour rejoindre les flancs du Mont Austin, mais les positions dites de Galloping Horse et de Gifu sont à présent entre les mains des Marines. Cependant, le prix payé pour cette avance est lourd : 150 tués et le double de blessés. Si leurs pertes sont équivalentes, les Japonais ont tiré le meilleur parti de leurs positions fortifiées.
…..……
Sur grand écran – Malgré les attaques aériennes quotidiennes des Japonais, John Ford et son équipe ont commencé leur tournage. D’abord circonspects, les Marines se sont progressivement laissés apprivoiser. Il faut dire que Ford, loin de les censurer, les invite au contraire à évoquer leur quotidien, y compris dans ce qu’il a de moins agréable, et qu’il ne rechigne à filmer ni les conditions sanitaires précaires, ni les blessés les plus gravement touchés. Avec habileté, Ford parvient également à les faire parler des motifs de leur engagement, de leur fierté de servir dans le Corps et de la fraternité qui unit les Marines.
Mieux que personne, le cinéaste sait que la plupart des témoignages qu’il recueille seront coupés au montage ou censurés par les services de la Navy avant diffusion, mais il a également conscience de l’importance de rassembler et de conserver ces souvenirs. Ford est particulièrement impressionné par les récits des équipages des vedettes lance-torpilles, qui lui décrivent leurs chevauchées nocturnes contre leurs homologues japonais. Deux ans plus tard, il en tirera un film intitulé They were expendables, racontant les combats désespérés livrés dans les eaux de Guadalcanal, avec John Wayne et Robert Montgomery dans les rôles principaux.


19 novembre
Guadalcanal
– Epuisés, les 2e et 5e Rgt USMC passent le relais sur le front aux 7e et 8e Rgt (pour le 8e, c’est le baptême du feu).
Henderson Field – A l’aube, dans un grondement qui tranche avec les rugissements habituels des Wildcats et des Dauntless, les quatre moteurs d’un B-24 emportent le général Vandegrift vers Nouméa, où l’attendent trois jours de conférences avec l’amiral Halsey et un visiteur, le lieutenant-général Henry Arnold, Chief of the Army Air Corps. Vandegrift laisse temporairement le commandement au major-général John Marston. Celui-ci dirige depuis dix jours, sous ses ordres, les régiments de la 2e Division de Marines (2e, 6e et 8e Régiments – l’infanterie – et 10e Régiment – l’artillerie), tandis que le brigadier-général Louis Woods a remplacé Geiger à la tête de la Cactus Air Force depuis le 7 novembre. Alors que Guadalcanal et les Salomons s’éloignent sous les ailes de son appareil, Vandegrift se promet d’obtenir le remplacement de ses troupes, au moins des 1er, 2e et 5e Régiments, en ligne depuis plus de trois mois.
…..……
Cap Espérance – Apprenant l’interruption de l’offensive américaine, Kawagushi examine le déroulement de la bataille et arrive aux mêmes conclusions que Vandegrift : l’existence de fortifications en dur (ou ce qui en tient lieu localement) a considérablement simplifié la tâche de ses hommes, souvent trop épuisés, mal nourris ou malades pour assurer autre chose qu’une défense statique. Mais cela ne veut pas dire que ses troupes peuvent passer à la contre-offensive, et le général japonais en est bien conscient. Pour cela, il lui faut des renforts !


20 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Le général Kawagushi reçoit la confirmation de l’arrivée prochaine du gros de la 28e Division avec une joie tempérée par une longue pratique du Bushido… et par un séjour de trois mois sur Guadalcanal. L’échec des précédentes offensives lui a appris qu’il ne pouvait pas se fier à la seule supériorité individuelle du soldat japonais sur son homologue américain – supériorité dont lui-même commence à douter au vu des derniers combats, même s’il se refuse bien entendu à l’admettre publiquement. L’expérience lui a également enseigné que, sur Guadalcanal, la notion de “troupe fraîche” n’est valable que quelques jours : les moustiques, le climat et la mauvaise nourriture usent un régiment en deux semaines. Aussi prévoit-il d’attaquer rapidement, si possible une semaine après l’arrivée des renforts.
Après la perte d’une partie de sa ligne de défense à l’ouest du Mont Austin, ses meilleures chances de succès consistent à attaquer sur la Matanikau : coincées entre le fleuve et l’un de ses affluents, comme c’est le cas depuis leur dernière avancée, les troupes américaines ne pourront pas se dérober ; il suffira de percer à un endroit pour que le front des Marines s’effondre et qu’ils soient acculés à la Matanikau – et anéantis. Il est probable que Kawagushi sait bien que, lors des offensives précédentes, les Marines ont préféré se recroqueviller sur place plutôt que reculer, mais il écarte ce souci mineur. A-t-il conscience que les troupes visées par son offensive ne représentent qu’une fraction (moins d’un tiers, en fait) des troupes américaines présentes sur l’île ? C’est possible. Mais sans doute se contenterait-il d’un succès partiel !
Par ailleurs, Kawagushi ne néglige pas son flanc sud. Il ordonne que la position que les Américains appellent “Seahorse” (vue du ciel, elle ressemble vaguement à un hippocampe) soit fortifiée à la manière de Gifu, pour attirer l’attention des Marines et fournir un point d’appui solide dans le secteur. Les survivants du Groupement Oka et les restes de la 2e Division garniront ces fortifications, avec un bataillon de la 28e en soutien.


21 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Henderson Field
– Lorsque son appareil se pose, en milieu d’après-midi, avant de redécoller immédiatement vers Nouméa, Vandegrift est aux prises avec des sentiments contradictoires. Côté positif, il a enfin obtenu le remplacement de ses Marines par des troupes fraîches. Dans un délai d’un mois, les trois premiers régiments à avoir débarqué et leurs troupes de soutien devraient être relevés par la division Americal. Côté négatif, il n’a pas pu obtenir que Marston, le commandant de la 2e Division de Marines, prenne sa suite à la tête des troupes opérant sur Guadalcanal.
En mission d’inspection sur le théâtre du Pacifique Sud pour le compte du Président lui-même afin de préparer la grande conférence interalliée prévue pour la fin de l’année, Arnold a mis tout son poids dans la balance pour que l’Armée, en la personne du général Patch, actuel commandant de l’Americal, obtienne le commandement du futur XIVe corps. Cette entité devrait rassembler l’Americal, la 2e Division USMC et une seconde division de l’Armée, à choisir parmi celles basées à Pearl Harbour ou en formation sur la côte Ouest. Or, comme l’a brutalement rappelé Arnold, l’Armée et la Navy ont convenu, dès le début de la guerre du Pacifique, du principe selon lequel “celui qui fournit les troupes commande”. Et Arnold entend profiter de la campagne des Salomon pour mettre en avant Patch, un protégé du général Marshall, dans la perspective du futur débarquement en Europe – théâtre d’opération qu’il continue, avec une morgue certaine, de qualifier de « prioritaire » devant ses interlocuteurs.
Bien conscient que ses troupes sont arrivées au point de rupture, Vandegrift n’a eu d’autre solution que de sacrifier son adjoint. Pire, Marston étant plus ancien que Patch, Arnold estime nécessaire de lui faire rapidement quitter l’île, afin d’éviter tout conflit d’autorité ; il sera remplacé par le Brigadier général Alphonse DeCarre, l’actuel chef d’état-major de la 2e Division de Marines, auquel sera confié le commandement de toutes les unités de Marines rattachées au XIVe Corps. Pour faire passer la pilule, Vandegrift a suggéré que Marston soit placé à la tête de la 3e Division de Marines, actuellement en formation, et « qu’au moins une opération majeure lui soit confiée en 1943 » (Bougainville, Tarawa et Wake ont fait partie des objectifs cités lors de la réunion). Halsey s’est engagé à soutenir avec fermeté cette proposition auprès de Nimitz et de King. Reste à Vandegrift à faire accepter ce deal à son adjoint et ami – ce qui, songe-t-il en sautant sur le tarmac d’Henderson Field, risque de ne pas être la partie la plus agréable de sa journée…


22 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Entouré de son état-major et des colonels qui commandent les huit régiments de Marines sous ses ordres, Vandegrift présente le compte-rendu de son escapade néo-calédonienne (et distribue quelques douceurs, bourbon, cigarettes, très appréciées pour motiver les troupes et qu’il a rapportées). Tous complimentent Martson pour sa nomination à la tête de la 3e Division de Marines. Ce dernier fait bonne figure : Halsey ayant respecté sa parole avec diligence, un message personnel de Nimitz et quelques garanties du commandant en chef du Pacifique, arrivés le matin même, y ont contribué. Les officiers des 1er, 2e, 5e et 11e Régiments reçoivent avec un plaisir non dissimulé la nouvelle de leur prochaine relève. Faute de disposer d’un calendrier précis de leur retrait, Vandegrift leur demande cependant de ne pas diffuser la nouvelle (inutile de causer de faux espoirs si, par malchance, le séjour sur l’île devait être prolongé) ; il s’en chargera lui-même dès qu’il disposera d’un planning définitif pour toutes les unités devant être relevées. Néanmoins, les mines réjouies des colonels concernés ne tarderont pas à faire des émules chez leurs subordonnés.
Le front ayant été très calme pendant ces trois jours, ni Martson, ni DeCarre n’ont grand’chose à apprendre à Vandegrift, à l’exception… d’une demande d’interview de John Ford !


23 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Enfin, les Marines reçoivent du renfort ! Il ne s’agit pas de l’arrivée des troupes de l’US Army, véritable arlésienne au sein du Corps (l’évocation des troupes de l’Armée devant une assemblée de Marines suscite, en général, des commentaires parmi lesquels « Toujours prêts, jamais là » et « Toujours d’accord pour occuper le terrain conquis par les Marines » peuvent être considérés comme les plus aimables), mais du premier chien entraîné au combat à arriver sur l’île, précédé d’un mémo de six pages sur son emploi, signé du colonel Buckley, de l’état-major de la 1re Division ! Il n’est bien entendu pas question d’envoyer le brave toutou sauter à la gorge des Japonais, mais de l’utiliser pour monter la garde, en particulier de nuit. Il est affecté d’autorité au 3e Bataillon du 7e Régiment, sous la responsabilité personnelle de son commandant, le lieutenant-colonel Williams.
En l’absence du maître-chien censé accompagner l’animal (il s’est cassé la cheville à l’entrainement en Nouvelle-Calédonie quelques jours plus tôt), Williams en est réduit à lancer un appel à volontaires, même s’il est bien conscient que la perspective de passer plusieurs nuits en première ligne n’est pas propice aux vocations... Finalement pourvu d’un compagnon humain, Puller (ainsi baptisé parce qu’il gueule aussi fort et aussi longtemps que le colonel du même nom) monte en ligne le soir même. Il passe la nuit à aboyer, entraînant le déclenchement de tant de tirs inutiles (la zone est vide de Japonais, ainsi que le montrera la patrouille envoyée inspecter les lieux le lendemain matin), qu’il est renvoyé à l’arrière dès les premières lueurs de l’aube. Pas rancuniers, les Marines l’adoptent quand même. Il poursuivra sa carrière comme mascotte du bataillon, avec lequel il terminera la guerre du Pacifique.


24 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Le 14th Construction Batallion au grand complet débarque à la Pointe Koli. Sa mission : préparer une piste de secours pour les chasseurs, dite Carney Field. Elle sera achevée en deux semaines de dur labeur. Dès le 7 décembre, les travaux reprendront afin de la transformer en la première des deux pistes destinées aux bombardiers, longue de 6 500 pieds et large de 150.
…..……
Si les travaux menés à Koli Point vont se dérouler conformément aux plans de l’état-umajor, il n’en va pas de même à Kukum, où les travaux ne sont achevés qu’à 25 %. Blundon est bien obligé d’admettre que ses troupes, malgré leur moral intact, sont au bout du rouleau. Sur un effectif théorique de 800 hommes, le 6th CB n’en a plus que deux cents valides et sa productivité s’en ressent fortement. Aussi Blundon apprend-il avec soulagement que ses nombreuses mises en garde n’ont pas été vaines : son bataillon va enfin être relevé, le 1er décembre, soit dans une semaine, par le 1st Marine Aviation Engineers.
…..……
Le 6th CB n’est pas le seul à faire la fête ce soir-là. Dans l’après-midi, Vandegrift informe les intéressés du calendrier de leur départ : 1er décembre (5e Régiment), 13 décembre (1er Régiment) et 21 décembre (2e Régiment, les artilleurs du 11e et Vandegrift lui-même).


25 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Alors que les Marines du 5e Régiment commencent à se préparer à quitter l’île, Vandegrift, Martson et DeCarre se penchent sur les résultats en demi-teinte de la dernière offensive. Si les Marines ont enfin porté la ligne de front au-delà de Pointe Cruz, tout en sécurisant les abords du Mont Austin, les trois généraux ne peuvent réprimer une certaine déception au regard des effectifs théoriques engagés. Cependant, un regard aux tableaux d’effectifs réels, complété par les états d’entrée et de sortie de l’hôpital que vient de compiler son responsable, le Docteur Banner, afin de préparer l’évacuation des malades les plus atteints, leur fournit toutes les explications nécessaires. Depuis son arrivée sur Guadalcanal, la 1re Division a perdu près de 2 000 hommes du fait des Japonais (dont 600 tués), pertes en partie compensées par l’arrivée d’un complément de 400 hommes en octobre et en novembre. Mais, dans le même temps, elle a compté près de 8 600 malades !
Convoqué par Vandegrift, Banner explique qu’il lui est impossible de donner des chiffres plus précis : certaines victimes de la malaria et d’autres maladies tropicales se sont présentées plusieurs fois, à mesure que leur mal empirait ; d’autres ont été tuées après leur retour au combat. Haussant le ton, Banner signale que certains Marines lui ont rapporté avoir reçu l’ordre formel de ne pas se rendre à l’hôpital en dépit d’une fièvre très élevée. Vandegrift et ses adjoints ont toutes les peines du monde à le calmer et lui promettent de diligenter une enquête.
Après le départ du médecin, les trois généraux reprennent plus sereinement leur débriefing. L’état sanitaire catastrophique de la 1ère Division explique bien des choses, et rend son départ d’autant plus urgent qu’elle ne peut plus être considérée comme apte à l’offensive. Profitant de la période de calme qui semble se maintenir, Vandegrift ordonne immédiatement aux services médicaux d’examiner l’ensemble des hommes du 5e Régiment de Marines, présent depuis le mois d’août, puis de mener la même étude sur ceux du 8e Régiment, arrivé le 13 novembre dernier.


26 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Une pluie battante et continue empêche toute opération aérienne et tout mouvement de troupes. Mais cette douche ne suffit pas à calmer Vandegrift lorsqu’il apprend que les accusations lancées par Banner sont fondées : des officiers ont interdit à leurs hommes de se rendre à l’hôpital tant que leur fièvre ne dépassait pas les 103° F (soit 39,4° C). Certains ont même refusé de dispenser de patrouilles et de corvées des soldats dont la température dépassait 104° F ! Interrogés, les responsables reconnaissent leurs torts et mettent en avant, pour justifier leurs décisions, la nécessité impérative de garnir le front. Ils en sont quittes pour un sérieux remontage de bretelles, mais cet épisode confirme les craintes de Vandegrift sur l’état sanitaire critique de sa division.


27 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Après les mauvaises nouvelles sanitaires de la veille, Vandegrift accuse le coup lorsque Nouméa l’informe de l’arrivée prochaine d’un convoi japonais. Si la Navy et la Cactus Air Force ne parviennent pas à envoyer ces navires par le fond (déjà très encombré, il est vrai, aux abords de l’île), il faut prévoir une offensive nippone aux alentours de la mi-décembre, au moment du départ programmé du 1er Régiment. Si Vandegrift ne crache pas sur la relève que fourniront les trois régiments de l’AmeriCal, il a bien conscience qu’il se prépare à échanger deux régiments diminués, mais aguerris (les 5e et 1er Marines) contre deux formations qui n’ont jamais connu le feu et dont il craint qu’elles ne souffrent de la transition entre la Nouvelle-Calédonie, où elles sont stationnées depuis le printemps, et Guadalcanal… À cela s’ajoute le relatif manque d’expérience du 8e Régiment de Marines, qui tient le secteur du front le plus susceptible de subir l’assaut des troupes du Mikado...
Néanmoins, Vandegrift n’a pas d’autre solution que de poursuivre la relève de la 1re Division selon le planning communiqué le 24 novembre : la reporter risquerait d’avoir de sérieuses conséquences sur le moral de la division. En son for intérieur, le général enrage contre les auteurs des fuites qui l’ont conduit à annoncer cette relève bien plus tôt qu’il ne l’aurait souhaité. Par chance, l’artillerie de Del Valle ne doit rembarquer que le 21 décembre. Afin de parer à toute éventualité, il ordonne au 8e Régiment d’accélérer les travaux de retranchement autour de Pointe Cruz.


28 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Le bombardement nocturne des croiseurs japonais est tout juste parvenu à réveiller les Marines, qui en ont vu d’autres. Dès le lever du soleil, les hommes du 6th CB comblent les trous de la piste avec célérité et même un soupçon de mélancolie : c’est, espèrent-ils, la dernière fois qu’ils remblayent Henderson Field ! Si les dégâts sont négligeables (seuls deux avions se révèleront irrécupérables et iront grossir le stock de pièces détachées du groupe Cactus), le bombardement fait tout de même une victime, John Ford en personne, atteint à la cuisse par un éclat alors qu’il courait, en pyjama, vers une tranchée. Salué par une haie d’honneur de Marines, le réalisateur sera évacué le 1er décembre, au petit matin.
En fin de journée, l’équipe du Dr Banner remet à Vandegrift les résultats de l’examen des hommes des 5e et 8e Régiments de Marines. Alors que Vandegrift les félicite, avec une pointe d’étonnement, pour la rapidité avec laquelle ils ont exécuté ses ordres, Banner répond, pince sans rire, qu’ils n’ont aucun mérite, une grande partie de ces deux unités se trouvant déjà dans les différents dispensaires de l’île. Le général découvre alors que 40 % des survivants du 5e sont inaptes au combat, pour cause de maladie ou de malnutrition. Quant au 8e, il a déjà perdu 15 % de ses effectifs en deux semaines, sans avoir livré d’engagement majeur. Secoué par ces chiffres, Vandegrift les transmet toutes affaires cessantes à Halsey et à Patch, avec un message demandant à ce dernier d’insister auprès de ses hommes sur le respect des consignes de lutte contre la malaria.


29 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Vandegrift reçoit copie d’un message de King à Nimitz : c’est finalement la 25e Division d’Infanterie, actuellement stationnée à Pearl Harbour et initialement destinée à partir en Australie, qui viendra compléter le futur XIVe Corps. Son arrivée sur Guadalcanal est prévue à partir de la dernière semaine de décembre. Elle relèvera successivement les 7e, 6e et 8e Régiments de Marines.


30 novembre
Campagne du Pacifique Sud
Guadalcanal
– Pestant contre les « incapables de la Marine » après la perte de la moitié de ses renforts d’artillerie, Kawagushi ordonne aux unités qui viennent de débarquer de prendre immédiatement la route de la Matanikau, soit, dans l’ordre, le 28e Régiment de Reconnaissance, le 28e Régiment du Génie, les 30e et 36e Régiments d’Infanterie et le 28e Régiment d’Artillerie. Afin de préparer au mieux son offensive sans en trahir le lieu ni la date, il demande aux unités de reconnaissance, si besoin en lançant des coups de sonde, de rassembler autant d’informations que possible sur les positions des Marines, leurs plans de feu et la force de leurs unités, qu’il estime – ou qu’il espère – au moins aussi éprouvées que les siennes. Les chefs de batteries du 28e Régiment d’artillerie doivent se rendre en première ligne pour préparer l’installation et le camouflage de leurs pièces. Malgré les efforts de leurs camarades du Génie pour ouvrir de nouvelles pistes ou, tout simplement, pour remettre en état les pistes existantes, les servants, eux, apprennent à connaître l’enfer du transport d’artillerie sur l’île : en dessous, la boue, au dessus, les Airacobra en maraude, et entre les deux, des masses de métal rétives qu’il faut trimballer à la force des bras…
Plus au sud, Kawagushi note avec satisfaction l’avancement des travaux de fortification du Seahorse. Le transport du ciment et des matériaux nécessaires lui a coûté une compagnie entière du 3e Régiment, mais ces hommes déjà malades et épuisés n’auront aucune difficulté à garnir les bunkers qui poussent sur la colline – et à mourir pour l’Empereur.
Surpris par la difficulté qu’il a eue à se procurer ces matières premières indispensables, alors que l’Armée impériale est théoriquement à l’offensive (pour s’exonérer de tout soupçon de couardise, Kawagushi avait présenté sa commande comme destinée à « fortifier le littoral de Guadalcanal afin de repousser toute tentative de contre-attaque de l’ennemi qui sera bientôt rejeté à la mer »), le commandant en chef des troupes japonaises a fait jouer quelques relations à Rabaul. Il a ainsi découvert les travaux de mise en défense de Tarawa, lancés depuis plusieurs mois par Yamamoto, et est arrivé à une conclusion qui l’inquiète : la Marine a déjà tiré un trait sur Guadalcanal. Il en déduit que si son offensive ne connaît pas un succès incontestable, lui et ses hommes risquent fort de refaire vers l’ouest, sous les attaques des moustiques et des Américains, le chemin qu’ils tracent péniblement vers la Matanikau… Dans cette perspective – certes improbable, mais sait-on jamais… – la mise en défense du Seahorse prend un tout autre relief : avec cette épine dans leur flanc sud, les Américains ne pourront pas se permettre de se lancer trop vite vers l’ouest. Kawagushi décide donc d’y envoyer en renfort, au cas où, des éléments du 28e Régiment de Reconnaissance.
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Parmenion



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MessagePosté le: Ven Jan 03, 2014 12:09    Sujet du message: Répondre en citant

Un grand merci à Casus pour ses relectures, ses corrections et ses suggestions Very Happy
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loic
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MessagePosté le: Ven Jan 03, 2014 14:22    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Il a ainsi découvert les travaux de mise en défense de Tarawa, lancés depuis plusieurs mois par Yamamoto


Voir la chrono : l'opération de fortification de Tarawa est annoncée au 15 septembre et commence le 12 novembre.
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En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Jan 03, 2014 14:27    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Voir la chrono : l'opération de fortification de Tarawa est annoncée au 15 septembre et commence le 12 novembre.

On peut dire que l'annonce correspond au lancement... 2 mois et de mi avant donc. Mais ne chipotons pas et enlevons le "plusieurs mois".
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Casus Frankie

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Hendryk



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MessagePosté le: Ven Jan 03, 2014 22:17    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
La seconde personnalité des médias auquel il devait servir de nounou, Stanley Lieber, rattaché, lui, au Signal Corps, n’est finalement pas du voyage.

A 20 ans pas encore sonnés, c'est quand même un peu juste pour l'appeler une personnalité...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Jan 04, 2014 00:52    Sujet du message: Répondre en citant

Ben, c'est pour ça qu'il lui faut une nounou…
Enfin, oui, on ne peut pas parler de personnalité, bien qu'il soit déjà rédacteur en chef d'une maison d'édition de comics.
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MessagePosté le: Sam Jan 04, 2014 05:12    Sujet du message: Répondre en citant

Je signale juste que pour le paragraphe sur le 30 novembre, il est indiqué 28e Régiment d'Artillerie puis 28e Régiment d'artillerie sur la ligne suivante.
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Parmenion



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MessagePosté le: Sam Jan 04, 2014 13:39    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
Casus Frankie a écrit:
La seconde personnalité des médias auquel il devait servir de nounou, Stanley Lieber, rattaché, lui, au Signal Corps, n’est finalement pas du voyage.

A 20 ans pas encore sonnés, c'est quand même un peu juste pour l'appeler une personnalité...


Pour Twining, qui n'a pas la moindre idée de l'identité de Lieber, ni même de son travail, c'est juste un planqué de l'arrière : "personnalité" était donc plutôt péjoratif.

Mais pour régler la question, je propose la rédaction suivante :
"Le second gars des médias auquel il devait servir de nounou, un certain Stanley Lieber, du Signal Corps, n'est finalement pas du voyage".
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patrikev



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MessagePosté le: Sam Jan 04, 2014 14:39    Sujet du message: Répondre en citant

Le commandement américain accordait beaucoup d'importance aux professionnels du cinéma et de la bande dessinée, importants pour le travail de propagande et de recrutement. Il paraît que l'état-major avait recruté un certain nombre de gagmen de Hollywood pour travailler sur les subterfuges et les circonstances inattendues. Stanley Lieber, je ne sais pas, il est peut-être un peu jeune pour être pris au sérieux.
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Parmenion



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MessagePosté le: Sam Jan 04, 2014 14:55    Sujet du message: Répondre en citant

Pour Stanley Lieber, aka Stan Lee, je précise que je n'ai rien inventé (hormis son envoi avorté à Guadalcanal). Voir sa notice sur Wikipédia (version anglaise, bien plus complète et exacte que la française) :

"Lee entered the United States Army in early 1942 and served stateside in the Signal Corps, writing manuals, training films, and slogans, and occasionally cartooning. His military classification, he says, was "playwright"; he adds that only nine men in the U.S. Army were given that tittle"

Il est démobilisé en 1945.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Jeu Mar 02, 2017 21:24    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

En suggestion, quelques lignes a rajouter au texte concernant Lagadec le 22 novembre :

Citation:
Ne te fais pas tuer et ne m’oublie pas, me dit Anne-Marie en m’embrassant une dernière fois. Mais elle n’avait pas l’air inquiète – et l’avenir démontra qu’elle aussi avait raison. »
Au moment où je vais embarquer à bord de l’avion qui doit me conduire à Pearl, le vaguemestre de l’AC 20 déboule sur le tarmac en criant « capitaine, capitaine… » et, à ma grande surprise, me donne une lettre.
Une fois installé à ma place, j’examine la missive et reconnait l’écriture de Marianne sur l’enveloppe. J’en suis d’autant plus surpris que c’est la seconde fois, depuis juillet 1940, que ma rousse amie abandonne le manche de son avion pour prendre la plume.
En quelques phrases, où percent son émotion et son chagrin, elle m’apprend la mort d’Henri Guillaumet dont l’avion, son PBY 5 El Cóndor, s’est écrasé lors d’un décollage à Tiaret le 20 octobre dernier.
Emu, je revois son sourire communicatif lorsque nous l’avions rencontré à Toulouse un lointain 16 juin 1940 et je ne peux m’empêcher de penser qu’il vient de rejoindre ses vieux compagnons de l’Aéropostale et en particulier son ami Jean (Mermoz) disparus avant lui. (Y. Lagadec, op. cit.)


@+
Alain
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mar 02, 2017 23:28    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Capu Rossu, je vais en faire bon usage.
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Casus Frankie

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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Sam Mar 04, 2017 08:14    Sujet du message: Répondre en citant

Pour le Dr Banner (Bruce ou David?), on ne pourrait pas rajouter un bout de texte dans lequel on dirait quelque chose comme "sous le coup de la colère, il devint vert de rage au point que certains crurent qu'il allait tripler de taille et se mettre à tout casser autour de lui"?
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"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
"Les gens se disent en genéral affamé de vérité, mais ils la trouvent rarement à leur goût lorsqu'on la leur sert". Tyrion Lannister.
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