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"Atlantique (et autres mers)" - Septembre 1943

 
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 10:47    Sujet du message: "Atlantique (et autres mers)" - Septembre 1943 Répondre en citant

Je suis sûr que vous aviez hâte de revoir le Tirpitz… Wink
Jon-Jon vous a exaucés.
Merci Jon-Jon (pour l'opération Citronnelle)



Septembre 1943
4 – La bataille de l’Atlantique (et de l’Arctique)
La Kriegsmarine utilise les grands moyens

1er septembre
Changement de propriétaire
Las Palmas
– L’Allemagne vend à l’Espagne le cargo Corrientes (4 498 GRT), endommagé en mai 1940 par des nageurs de combat français commandés par l’EV Claude Péri.


2 au 5 septembre


6 septembre

Opération Citronnelle
Trondheim, 21h30
– Peu après le coucher du soleil, le cuirassé Tirpitz et le Panzerschiffe Admiral-Scheer appareillent, accompagnés des 6e, 7e et 8e Flottilles de destroyers (Z-14 Friedrich-Ihn, Z-15 Erich-Steinbrinck, Z-29 ; Z-32, Z-33, Z-37 ; Z-34, Z-38, Z-39). Ils quittent le fjord et mettent cap au nord. L’escadre est placée sous le commandement du vice-amiral Otto Ciliax. Le cuirassé embarque l’état-major et une compagnie de pionniers du 349. Infanterie Rgt (230. ID). Le reste du 1er Bataillon de ce régiment est réparti sur les autres navires. L'opération Zitronella (Citronnelle) est lancée.


7 septembre
Alerte au Tirpitz !
Scapa Flow
– Le départ du Tirpitz et de l’Admiral-Scheer est signalé par la résistance norvégienne dans la matinée. Serait-ce une riposte au débarquement sur les côtes de Provence ? Déjà ?
Quoi qu’il en soit, la Royal Navy décide de prendre cette information très au sérieux et de considérer que, comme le Bismarck et le Prinz Eugen naguère, les deux grands bâtiments vont se lancer dans l’Atlantique, où ils pourraient faire un massacre parmi les transports de troupes américains qui traversent chaque jour « the Pond ».
Les cuirassés Anson et Howe appareillent immédiatement, avec les croiseurs Norfolk et Belfast et dix destroyers. Ils vont être suivis par le porte-avions Furious, solidement encadré par les cuirassés Nelson et Rodney, plus une douzaine de destroyers. Tout ce monde va dresser un barrage entre l’Ecosse et le Groenland, en passant par les îles Féroé et l’Islande.


8 septembre
Opération Citronnelle
Spitzberg
– Après moins de deux jours de navigation prudente, le Tirpitz et sa suite approchent de leurs objectifs par l’ouest. L’escadre ralentit avant de pénétrer dans l’Isfjord, en direction de Barentsburg et de Longyearbyen (la capitale de l’île principale, Svalbard), où se trouvent les stations météo et radio.
………
« Territoire norvégien situé à environ 78° de latitude Nord, soit à plus de 600 km du point le plus septentrional de la Norvège continentale, le Spitzberg n’avait pas été occupé par les Allemands lors de la conquête du pays en 1940. Le premier contact des habitants (un peu plus de 2 000 à l’époque, concentrés dans les petites villes minières de l’Isfjord) avec la Wehrmacht n’intervint que le 20 avril 1941, et à la demande des autorités locales : un incendie s’étant déclaré dans la mine de charbon de Longyearbyen, un Heinkel 111 parti de Banak vint parachuter du matériel de lutte contre le feu (vêtements d’amiante, extincteurs et appareils respiratoires). Un second vol de secours fut organisé le lendemain. Le système de parachutage étant défectueux, le pilote, Rudolf Schütze, prit alors le risque de poser son appareil sur la banquise devant la ville. Malgré les nombreux vols déjà effectués au dessus de l’archipel par les appareils des Wetterkundungsstaffeln (prévisions météo), ce fut le premier atterrissage d’un appareil allemand au Spitzberg.
Le territoire resta ensuite à l’écart de la guerre jusqu’à l’invasion de l’URSS par l’Allemagne et aux premiers convois vers Mourmansk. Peu désireuses de voir le Spitzberg transformé en base avancée pour la Luftwaffe et les U-Boots, les autorités anglaises, russes et norvégiennes prirent la décision de l’occuper militairement et d’évacuer les habitants. Après une reconnaissance en force fin juillet 1942, la Royal Navy exécuta en août l’opération Gauntlet : prise de contrôle des stations radio et météorologiques et évacuation des habitants vers l’Angleterre (pour les Norvégiens) ou la Russie (pour les mineurs de Barentsburg) (1).
Sous le commandement de l’Amiral Vian, une escadre composée des croiseurs Norfolk et Suffolk, de trois destroyers (Inglefield, Matchless et Meteor) et du transport de troupes Empress of Canada appareilla de Scapa Flow le 19 août et, après un détour par l’Islande, atteignit le Spitzberg le 25. Cinq cents soldats canadiens, accompagnés de sapeurs anglais et d’une compagnie de soldats norvégiens, débarquèrent de l’Empress of Canada pour mettre hors service les installations minières. Pendant ce temps, le transport, escorté par le Suffolk et deux destroyers, faisait un aller-retour vers Mourmansk pour y déposer les mineurs russes (plus ou moins ravis de rejoindre la Patrie du Socialisme). Le 1er septembre, les quatre navires étaient de retour. Deux jours plus tard, toute l’escadre mit le cap vers l’Ecosse, après avoir détruit les appareils météorologiques du cap Linné. Pendant toute l’opération, celle-ci avait consciencieusement envoyé de faux messages météo signalant un épais brouillard, pour décourager les vols de reconnaissance de la Luftwaffe.
Les navires britanniques laissaient sur place une garnison norvégienne équivalant à une compagnie : 95 hommes à Barentsburg, avec deux canons de 100 mm, une batterie anti-aérienne (trois Bofors de 40 mm et trois mitrailleuses lourdes) et… 24 chiens de traîneau, tandis que Longyearbyen était occupée par 53 soldats. Cette force impressionnante, disposant de deux petits patrouilleurs de 32 pieds, était placée sous le commandement du Lt-colonel Einar Sverdrup.
Dès les 5 et 6 septembre 1942, les vols météorologiques allemands signalèrent l’incendie des dépôts de pétrole et de charbon et l’abandon apparent des zones habitées. La Luftwaffe tenta de tirer parti de l’évacuation du Spitzberg en montant l’opération Bansö (pour Banak – Spitsbergen – Oya). Le 25 septembre, une petite équipe était déposée par un Ju 52 escorté par deux Ju 88 dans la vallée d’Adventdalen (au sud de Longyearbyen). Commandée par le scientifique D. W. Etienne, cette équipe installa une station météo camouflée dans une hutte de trappeurs. Curieusement, quelques jours plus tard, la Kriegsmarine déposait sa propre équipe météo dans le nord de l’archipel, pour y créer la station météo Knospe. La station Bansö, rapidement détectée par les vols de reconnaissance alliés, dut être évacuée en octobre. En revanche, installée loin dans le nord, Knospe put opérer tout l’hiver sans interférence et fut évacuée comme prévu fin mars 1943. »

(J. Jonathan, Les convois de Mourmansk et la guerre dans l’Arctique, Marabout Université, Bruxelles)


9 septembre
Opération Citronnelle
07h30, Cap Linné (Spitzberg)
– Bien que la station météo ait interrompu ses émissions depuis l’opération Gauntlet, un an plus tôt, les bâtiments sont toujours occupés par un petit détachement norvégien. Le cap Linné, à l’angle sud-ouest de l’embouchure de l’Isfjord, constitue en effet un excellent point d’observation. La vigie de service ce matin, Olaf Svensson, est fils de pêcheur de baleines et fier descendant des Vikings. Autant dire qu’il n’est pas du genre à avoir froid au yeux. Pourtant, lorsque l’escadre allemande surgit soudain es brumes du petit matin et s’encadre dans ses jumelles, il court à toute jambes vers le poste de commandement – c’est bien connu, la peur donne des ailes. « Chef ! Chef ! Un cuirassé allemand ! » Le sergent, arraché à son poêle, n’est pas convaincu : « Un cuirassé ? Je croyais que les Russes avaient emporté leur vodka avec eux ! » L’arrivée d’une seconde vigie, moins rapide à la course, sauve Olaf d’une punition. L’alerte est aussitôt transmise par radio à Barentsburg et Longyearbyen.
………
08h00, Barentsburg – La flotte allemande se présente devant Barentsburg et commence à la pilonner. Les quelques artilleurs norvégiens prennent courageusement pour cible les navires ennemis, mais leurs deux vieux 100 mm sont vite réduits au silence par deux ou trois salves de l’Admiral-Scheer. De leur côté, le Tirpitz et la 8e Flottille poursuivent en direction de Longyearbyen.
08h30, Barentsburg – Après une demi-heure de bombardement, la plus grande partie de la bourgade est en flammes. Les destroyers mettent alors le cap vers la rive pour débarquer leurs troupes, dont les embarcations sont cependant prises pour cibles par les Bofors et les mitrailleuses, restés camouflés jusque là. Ces armes infligent quelques pertes aux soldats allemands, mais malgré leur courage, leurs servants sont balayés en quelques minutes par les canons de 150 mm des destroyers.
La menace levée, l’infanterie allemande touche terre et engage le combat. Les éléments débarqués au centre prennent rapidement le dessus, s’emparent des bâtiments qui abritent le QG norvégien et capturent le Lt-colonel Sverdrup. Sur les flancs, les Allemands se heurtent à plus de résistance, mais sous la menace de l’artillerie navale, les soldats norvégiens se contentent d’un baroud d’honneur avant de se replier dans l’intérieur des terres.
09h10, Barentsburg – La localité est aux mains des Allemands. Les Norvégiens ont 8 morts et 40 prisonniers, pour 9 morts du côté des Allemands.
………
08h30, Grumantbyen – Le Tirpitz lâche au passage trois salves de ses tourelles principales sur ce minuscule village.
09h00, Longyearbyen – Les Z-34, Z-38 et Z-39 embouquent l’Adventfjord et s’immobilisent à quelques encablures du rivage. Plusieurs salves de leurs 150 mm précèdent le débarquement d’une compagnie du 349. IR. Les 53 soldats norvégiens qui défendent le secteur n’ont pas d’autre arme lourde qu’une mitrailleuse de 12,7 ! Après un bref et par trop inégal combat, ils se replient vers l’intérieur des terres par une étroite vallée, laissant dix morts sur le terrain. Sans chercher à les poursuivre, les Allemands, qui ont eu deux tués, commencent à incendier les bâtiments.
10h00 – Tout allant bien à Barentsburg, le Tirpitz suit la 8e Flottille jusqu’à Longyearbyen. Les pièces de 150 mm des destroyers ne pouvant déloger les soldats norvégiens repliés dans l’intérieur des terres, le cuirassé décide de donner à nouveau de la voix. Manque de coordination ou simple incompétence ? Les deux salves de 380 ne font que cribler d’éclats les troupes… allemandes, qui ont plusieurs blessés. De plus, les gros obus mettent le feu à une mine de charbon. Elle brûlera sans interruption jusqu’en 1952 !
11h00 – Echaudé par l’incident, l’amiral Ciliax décide que sa mission est accomplie. Les destroyers commencent à rembarquer les troupes mises à terre. Les Norvégiens survivants se contentent d’observer la scène de loin. Une heure plus tard, après une dernière salve du Tirpitz sur Barentsburg, l’escadre allemande se regroupe à l’embouchure de l’Isfjord et prend le chemin du retour. Pour éviter toute mauvaise rencontre, la flotte va commencer par piquer droit vers l’Altafjord, frôlant l’île aux Ours, avant de redescendre vers Trondheim en longeant la côte norvégienne. Elle regagnera sa base sans encombre.
………
Citronnelle : le bilan – En fin de journée, les pertes alliées s’élèvent à environ 20 tués et 50 prisonniers, dont le commandant des forces norvégiennes au Spitzberg. Les villages de Barentsburg, Grumantbyen et Longyearbyen sont en grande partie détruits. Les Allemands ont perdus une soixantaine d’hommes (12 morts et 46 blessés). Les Z-14 et Z-15 ont subis de légers dégâts. Enfin, pour ce qui sera les seuls tirs contre la terre de sa carrière, le Tirpitz a consommé 52 obus de 380 mm et 82 de 150 mm.


10 au 17 septembre


18 septembre

Un U-Boot au Labrador
Kiel
– L’U-537 (Kpt-lt Schrewe) prend la mer pour sa première mission. Ce Type-IXC embarque la Wetter-Funkgerät (“station radio-météo”) n° 26, commandée à Siemens fin 1941. Le Dr Kurt Sommermeyer, météorologiste, et son assistant, Walter Hildebrant, ont embarqué sur le sous-marin. Une fois à destination, ils devront installer la station météo, tout naturellement surnommée “Kurt”, lorsque le navire sera parvenu à destination.


19 au 22 septembre


23 septembre

Opération Citronnelle, épilogue (1)
Spitzberg
– L’Amirauté anglaise a vite compris que Zitronnella ne préludait pas à une occupation de l’archipel. Néanmoins, une certaine prudence s’impose avant de risquer des navires dans ces eaux. La première prise de contact avec les survivants norvégiens est donc le fait d’un sous-marin : parti de Greenock cinq jours plus tôt, le Seadog atteint aujourd’hui Barentsburg. Quelques officiers norvégiens menés par le capitaine O. R. Lund débarquent et prennent le commandement des troupes restantes. La station météo de Longyearbyen est aussitôt réactivée.


24 au 30 septembre


Note
1- Le traité du Svalbard (1920) accordait à la Norvège la souveraineté sur ce territoire, mais en garantissant le droit à toutes les puissances signataires (Norvège, Etats-Unis, Royaume-Uni et Commonwealth, France, Danemark, Italie, Japon, Irlande et Suède) d’y mener librement des activités commerciales. La Russie y exploitait une mine de charbon à Barentsburg depuis le début du siècle, et cette activité ne fut pas remise en question. Notons que le traité interdisait également l’édification d’une base navale ou de fortifications et « l’usage de l’archipel à des fins militaires » (subtile nuance par rapport à une démilitarisation complète).


Dernière édition par Casus Frankie le Mar Mai 31, 2016 13:20; édité 1 fois
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dado



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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 12:48    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Jon-Jon, et merci Casus! Smile

9 septembre:
Citation:
Pourtant, lorsque l’escadre allemande surgit soudain es brumes du petit matin et s’encadre dans ses jumelles,

->surgit soudain des brumes



Citation:
La vigie de service ce matin, Olaf Svensson, est fils de pêcheur de baleines et fier descendant des Vikings. Autant dire qu’il n’est pas du genre à avoir froid au yeux. Pourtant, lorsque l’escadre allemande surgit soudain es brumes du petit matin et s’encadre dans ses jumelles, il court à toute jambes vers le poste de commandement – c’est bien connu, la peur donne des ailes.


Razz Suis-je le premier à avoir vu la référence à un des meilleurs albums de la série? Very Happy


Quel a été l'histoire OTL du Spitzberg? Ce raid FTL a-t-il eu lieu OTL?
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Wardog1



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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 12:54    Sujet du message: Répondre en citant

Bon bah pas le choix...appelez le cardinal!
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loic
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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 13:06    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo !

Deux coquilles :
- ne pas mettre de tiret entre Admiral et Scheer
- un ou deux italiques manquent pour des navires

Il faudrait élargir la réflexion.

Voici la chrono des événements OTL.

Juillet 41 : la force K de P. Vian (qui a été formée à la demande de l'URSS pour opérer dans l'Arctique) visite les Spitzberg pour se rendre compte de la situation, laisse un officier de liaison et rentre avec un cargo chargé de charbon et des volontaires norvégiens. À ce stade, les Allemands ne se sont rendus compte de rien.
Sur le chemin du retour, le 1er août, la force K passe par l'Ile aux Ours (Bear Island), détruit la station météo et évacue son personnel. C'est cette action qui va alerter les Allemands.

Septembre 1941 : opération Gauntlet. À noter que
- les navires qui font l'A/R sur Mourmansk ramènent 191 soldats français échappés des camps de prisonniers allemands qui ont été internés en URSS jusqu'à Barbarossa
- les Allemands détectent en effet l'opération grâce à une reconnaissance aérienne ; le convoi allié se sépare sur le chemin de retour, les destroyers escortent les transports vers l'Ecosse, tandis que les croiseurs vont affronter le convoi allemand et coulent le navire-école Bremse (qui escorte deux transports).

Fin 1941 : établissement de la station météo (une des premières) allemande Knospe.

Avril 42 : les Alliés lancent l'opération Fritham. Deux navires doivent débarquer 82 soldats norvégiens (et 3 officiers de liaison britanniques) à Barentsburg. Les deux navires sont coulés par des Fw-200 (20 mors, 15 blessés), mais les survivants arrivent à débarquer. Ils seront ravitaillés par la suite et aussi équipés en DCA, car les raids aériens allemands continuent.

Août 42 : évacuation (par sous-marin) de la station Knospe, car trop vulnérable aux raids alliés en l'absence de glace.

Septembre 43 : opération Citronnelle

Comment adapter ceci OTL ? Le timing de Citronnelle me semble bon, mais il manque des trucs avant.

L'établissement de la station Knospe telle que proposée me semble trop tardive, les Allemands en ont besoin pour contrer les convois alliés vers Mourmansk. Donc fin 1942 maxi.

Par ailleurs, les Allemands et les Alliés vont-ils continuer à ignorer ces îles pendant le report de Barbarossa ?
Toute action impliquant d'une façon ou d'une autre l'URSS devra attendre au minimum le printemps 1942 (rapprochement allié/URSS), compte-tenu des glaces arctiques.
Je ne vois pas trop la Royal Navy laisser à la Kriegsmarine la possibilité de disposer de stations météo très utiles pour les sous-marins.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

@ Dado : merci pour ta relecture toujours précise et utile.

Non, tu n'es pas le premier à voir la référence (mais j'étais avantagé, étant le premier à lire le texte de Jon Jon).

@ Loïc : les Français libérés d'URSS ont pris FTL un autre navire (voir la rubrique Evasions).

@ Loïc : Tu écris "L'établissement de la station Knospe telle que proposée me semble trop tardive, les Allemands en ont besoin pour contrer les convois alliés vers Mourmansk. Donc fin 1942 maxi."
Mais Jon-Jon donne justement pour son établissement fin septembre 42 ! (même si le texte "Citronnelle" date de 43)

Pour le reste, évidement, on peut en ajouter…
Jon-Jon ?
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Jon-Jon



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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 14:08    Sujet du message: Répondre en citant

@ Dado: je plaide coupable Wink

L’opération Citronelle est parfaitement OTL, sauf pour la composition de la flotte allemande (l’Admiral Scheer remplace le Scharnhorst). Pour le reste, j’ai aussi repris le cours des évènements OTL mais en adaptant les dates au report de Barbarossa.

@ Loïc et Casus:

Citronelle et les stations météos me paraissent des affaires assez indépendantes l’une de l’autre.
Les stations clandestines terrestres semblent avoir été un pis-aller pour les allemands, mis en place après la perte de plusieurs navires météos en 1940 - 1941 du fait de la RN. Je n’ai pas vu de raisons d’accélérer le tempo FTL par rapport à celui OTL. Mais je suis ouvert à la discussion (j’ai commis un petit appendice sur le sujet, que je m’apprêtais justement à envoyer à Casus).
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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

Concernant les stations météos allemandes du Spitzberg, OTL, l'une d'elle fut la dernière garnison allemande à rentrer en allemagne à la fin de la guerre, en septembre 1945.
Barentzburg est toujours une bourgade russe, rassemblant de 600 à 800 personnes, principalement des mineurs, avec le personnel de support. La Russie, en préparation de la renégociation du traité de 1920, a récemment restauré les principaux batiments de Barentzburg (et installé un brasserie, toute neuve ....), et confirmé l'exploitation de la mine.
Hors sujet FTL, un peu au nord, à Ny-Alesund, on peut encore voir debout une curieuse structure métallique d'une trentaine de m de haut. Il s'agit d'un mat amarrage pour dirigeables, dernier vestige de l'aventure des Norge et Italia (ce dernier étant le sujet du film "la tente rouge").
pour plus d'infos sur l'aventure polaire des Norge et Italia : http://forum.aviationsmilitaires.net/viewtopic.php?f=46&t=4742&p=138883#p138883
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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 21:04    Sujet du message: Répondre en citant

Mea culpa pour Knospe, j'avais mal lu.

Concernant les prisonniers français (ou belges ou autres) en URSS, il y en aura probablement plus de 191. Je trouve le périple intéressant.
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MessagePosté le: Mar Mai 31, 2016 22:12    Sujet du message: Station météo sur Hopen Répondre en citant

Il semble bien que l'info sur la reddition en septembre de l'équipe météo de la Luftwaffe soit fausse selon l'article allemand du wiki :

https://de.wikipedia.org/wiki/Hopen

Elle aurait était récupéré en aout 1945 par un cargo norvégien

http://epic.awi.de/27707/1/Polarforsch1951_2_2.pdf
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MessagePosté le: Mer Juin 01, 2016 14:48    Sujet du message: Re: Station météo sur Hopen Répondre en citant

Collectionneur a écrit:
Il semble bien que l'info sur la reddition en septembre de l'équipe météo de la Luftwaffe soit fausse selon l'article allemand du wiki :

https://de.wikipedia.org/wiki/Hopen

Elle aurait était récupéré en aout 1945 par un cargo norvégien

http://epic.awi.de/27707/1/Polarforsch1951_2_2.pdf


Il ne s'agit pas de la station de Hopen, mais de celle de Haudegen, dont l'équipe ne fut récupérée que le 4 septembre par le navire norvégien Blassel.
La station de Hopen était située sur l'ile du même nom, bien au sud des principales iles du Svalbard. Celle de Haudegen était situé sur l'ile Nordaustlandet, à l'est de Sptisberg (à 80°04' nord ..... pas de soleil pendant 4 mois et demi en hivers .....)
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MessagePosté le: Jeu Juin 02, 2016 14:44    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo pour cet épisode.

Petite correction: 6 septembre, ligne 1: die Panzerschiffe est un pluriel; au singulier: das Panzerschiff.
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