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Le crépuscule de l'U-bootwaffe
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Andrew



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MessagePosté le: Jeu Avr 21, 2016 21:13    Sujet du message: Répondre en citant

Oui il est vrai que les jeux de mots sont plus drôles en français qu'en anglais mais de toute façon c'est une série française mais je connais quand même car j'avais acheté le premier album quand j'étais en visite à Paris en 1995 et j'ai trouvé cela fort drôle et un exemple de l'humour français (que je ne comprends pas toujours d'ailleurs,différences culturelles sans doute) mais cette série n'est pas populaire chez nous car très peu d'albums sont traduits en anglais américain (mais elles sont toutes traduits en anglais britannique) et il n'y a qu'une maison d'édition (britannique par ailleurs) qui publie les albums aux USA,pour ceux en français je dois les acheter ou les faire venir du Québec mais cela coûte assez cher.
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Merlock



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MessagePosté le: Jeu Avr 21, 2016 22:04    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Oui, bien sûr... un des albums d'Asterix dont l'humour passe le plus mal en Anglais.


Détrompe-toi: j'ai une version en anglais (britannique) de l'album et l'adaptation est tout simplement magnifique, le traducteur s'est surpassé. En le lisant, j'étais dehors avec mes esprits, un peu, quoi.


Mais je crois que nous nous égarons...
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"Le journalisme moderne... justifie son existence grâce au grand principe darwinien de la survivance du plus vulgaire." (Oscar Wilde).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Avr 22, 2016 12:48    Sujet du message: Répondre en citant

Ci-après, la première partie d'une annexe de Fantasque, qui complète bien la précédente (et sous réserves d'observations de Loïc, notamment).

L’autre guerre sous-marine
Les sous-marins soviétiques contre la Kriegsmarine

D’après l’article publié sous ce titre par la Revue d’Histoire des Armées (2002, n°2, pp. 18-26) sous la signature de Capdevau (pseudonyme cachant un officier de haut rang de la Marine Nationale féru d’histoire de la Seconde Guerre Mondiale).

Si la Bataille de l’Atlantique vient d’abord à l’esprit quand on évoque la guerre sous-marine dans l’hémisphère européen, on oublie souvent la lutte acharnée livrée pendant deux ans à la Kriegsmarine – et justement à sa flotte sous-marine – par les submersibles soviétiques. Lutte qui se termina par une victoire, certes coûteuse mais réelle, des sous-marins de Staline.

I – Les “Loups Rouges” de la Baltique
Dix-huit mois avant le début du conflit germano-soviétique, la situation des sous-marins de la Flotte soviétique de la Baltique était peu enviable. Dès le début de 1941, l’amiral Koutzetsov et l’amiral Tributs, parfaitement au fait des graves déficiences techniques et humaines de la flotte sous-marine de la Baltique, s’attelèrent à la mise en place de modifications importantes dans les plans d’entraînement. A la veille de l’attaque allemande, ils avaient réussi à améliorer fortement le niveau de préparation et de cohésion de leurs forces sous-marines. Les patrouilles offensives et les missions de minage menées par les sous-marins soviétiques dès les premiers jours du conflit purent ainsi être efficaces – non en termes de tonnage coulé, mais en terme de paralysie des activités des activités allemandes dans la Baltique. Or, celle-ci était, jusqu’au 17 mai 1942, un secteur d’entraînement idéal et une voie de communication protégée, notamment pour le trafic de minerai de fer entre Lulea (Suède) et l’Allemagne.

La maturation accélérée des sous-marins de la Baltique
Qu’est-ce donc qui avait changé en moins d’un an et demi ?
Si les tactiques n’avaient pas changé, l’entraînement avait été considérablement amélioré. Ce qui évita sans doute les nombreuses pertes qui frappent inéluctablement les sous-marins mal entraînés.
Les graves lacunes encore observées en mai 1941 sur le plan matériel étaient en voie d’être comblées, qu’il s’agisse du manque de batteries pour les sous-marins ou de l’insuffisance des stocks de pièces de rechange, de torpilles – un tiers de la norme – et de mines – 15 % de la norme !
De nombreux équipements nouveaux avaient été mis en service sur la plupart des sous-marins de la flotte de la Baltique, dont la torpille électrique ET-80. Le système de lancement des torpilles sans émission de bulles faisait partie des équipements standards de tous les sous-marins. Le 17 mai fatidique, tous les sous-marins de la Baltique étaient aussi équipés d’un sonar passif Mars, capable de détecter des navires à une distance comprise entre 5 et 20 km (5 km pour le Mars-8, installé sur les sous-marins de la classe M, 20 km pour le Mars-16, installé sur les bâtiments des classes S et K). Cependant, pour que ce sonar puisse être utilisé, il fallait que les sous-marins demeurent pratiquement silencieux en plongée. Les ingénieurs de l’Institut de Recherche Navale de Leningrad avaient développé le très efficace système hydrostatique de contrôle d’immersion SPRUT-1, qui équipait au début des opérations la plupart des sous-marins de la flotte de la Baltique. Son intégration avec le système de mise à feu TAS-L était chose faite sur un tiers des bâtiments opérationnels.
Le nombre même des sous-marins opérationnels dans la flotte de la Baltique était nettement plus important qu'un an plus tôt, suite à la mise en service de bâtiments achevés au printemps 1941 et à la mise en état opérationnel de nombreux autres. Le 17 mai, cette flotte comportait 96 bâtiments (dont 82 opérationnels), contre 65 (dont 37 opérationnels) un an plus tôt.

Des bases efficaces et une modernisation rapide
La disponibilité des bases de cette nombreuse flotte était satisfaisante. Grâce aux forces de défense aérienne, elles étaient assez bien protégées contre les bombardements. Grâce au sacrifice des forces terrestres, elles ne risquèrent jamais de tomber aux mains des forces allemandes, qui ne furent jamais capables d’atteindre le golfe de Finlande. Grâce… à la diplomatie américaine, la Finlande demeura neutre et les Allemands n’eurent jamais la possibilité d’enfermer la flotte de la Baltique au fond du golfe de Finlande. L’accès à la Baltique resta toujours relativement facile, même l’hiver (en effet, la flottille de brise-glace pouvait toujours opérer, au moins de nuit).
Deux des trois chantiers navals spécialisés dans la construction de sous-marins (Marti et Ordzhonikidze) durent progressivement interrompre leur travail pour la Marine afin fabriquer des chars d’assaut et des canons automoteurs. Mais les autres arsenaux, chantiers navals et laboratoires de recherche de Leningrad purent fonctionner dans des conditions assez satisfaisantes – notamment grâce aux machines-outils américaines arrivées dans le cadre du plan Prêt-Bail – permettant un entretien correct des navires et la modernisation régulière de leurs équipements.
Le canal de la Mer Blanche (ou canal Staline) fonctionnant sans entraves, Leningrad était reliée aux bases de la Flotte du Nord (avec laquelle la Flotte de Baltique échangea un certain nombre de sous-marins) ainsi qu’aux chantiers navals situés loin à l’intérieur des terres (comme Krasnoye Sormovo, à Gorki, où les bâtiments commandés au titre du plan de 1940 furent achevés) et même à la Mer Caspienne (qui pouvait être utilisée sans risques pour l’entraînement).
Parallèlement, matériel et tactiques s’amélioraient.
Fin 1942-début 1943, l’Institut de Recherche Navale de Leningrad acheva la mise au point de la fusée de proximité magnétique pour les torpilles.
Un système de guidage acoustique passif avait été testé entre 1936 et 1939, mais il avait d’abord été essayé sur une torpille à propulsion classique, dont le bruit empêchait le système de guidage de fonctionner. Fin 1939, les ingénieurs soviétiques comprirent tout le potentiel de ce système sur une torpille à propulsion électrique comme l’ET-80. A la suite de l’introduction en grand nombre de ces torpilles et grâce aux informations fournies par les services de renseignement sur le développement des torpilles à guidage acoustique allemandes, la mise en service des premières torpilles électriques à guidage acoustique soviétiques devait intervenir à la fin de l’automne 1943. Ce furent les torpilles ET-80-I, le I signifiant Istrebitel’ny (Chasseur).
A la même époque, la coopération avec l’aviation navale, testée dès la fin de 1942, était entrée dans les mœurs. Les forces aériennes soviétiques commencèrent au printemps 1943 à pourchasser les navires ASM allemands opérant en mer Baltique. Ceux-ci ne furent pas tous coulés, loin de là, mais tous durent embarquer de nombreux canons anti-aériens, au détriment de leurs armes anti-sous-marines.

Une réelle efficacité tactique
L’effet cumulé de tous ces progrès sur le potentiel des sous-marins de la flotte de la Baltique fut bien évidemment considérable.
La flotte put maintenir une importante activité de patrouilles offensives. Durant les douze premiers mois de la guerre, près de 300 patrouilles furent accomplies (dont une dizaine dévolues au renseignement, incluant le débarquement d’agents derrière les lignes ennemies). Selon les Mémoires de l’amiral Tributs (version intégrale, Moscou, 1985), « si la guerre avait commencé un an plus tôt, il est douteux que nous aurions pu en faire plus d’une cinquantaine sur un an ! Et la situation aurait été encore bien pire si les Camarades de l’Armée avaient opposé une moins bonne résistance à l’assaut des Fascistes – la perte de la côte du golfe de Finlande aurait pratiquement étranglé notre Flotte. »
Selon Tributs, les sous-marins soviétiques détruisirent en Baltique, du 17 mai 1942 au 30 avril 1943, pas moins de 329 transports allemands. Ce chiffre énorme est sans doute excessif, mais après contrôle des sources des deux camps, ou du moins de ce qu’il en reste, un chiffre compris entre 185 et 205 paraît réaliste (et ce, sans tenir compte des pertes dues aux mines et aux attaques aériennes). Même en soustrayant les navires d’escorte et autres bâtiments de guerre (de surface et U-boots), la flotte de sous-marins de la Baltique avait sérieusement mis à mal le trafic naval allemand en mer Baltique.
Cette activité n’alla pas sans pertes. Du 17 mai 1942 au 30 avril 1943, 27 sous-marins furent perdus.
En compensation, la flotte des sous-marins de la Baltique allait recevoir en renfort 29 unités (plus un sous-marin expérimental) de l’automne 1942 à la fin 1943, dont 14 avant le 1er mai 1943. A cette date, la flotte de la Baltique comptait donc 69 sous-marins.

Des conséquences stratégiques considérables
Tous ces chiffres expliquent pourquoi la Kriegsmarine eut à faire face à une crise majeure dans la Baltique en 1942-1943. Les échanges de l’Allemagne avec la Finlande étant limités en raison de la neutralité de ce pays, les attaques soviétiques se portèrent en priorité sur le trafic avec la Suède. Les opérations de mouillage de mines suffirent pour en réduire très sensiblement le débit dès l’été 1942. De plus, le programme d’entraînement des U-boots de la Kriegsmarine fut bientôt lui aussi menacé. C’était d’ailleurs ce que craignait l’état-major de la Kriegsmarine dès le début de Barbarossa (Cf. V.Adm. F. Ruge (ed.), Die Sowjet-Russen als Gegner zur Zee. Analyse der Deutsch-Russischen Seekriegsoperationen in 2. Weltkrieg, US Army Europe, Historical division, Karlsruhe, 1955 – Vol. IIa, Soviet Submarine Arm). Les conséquences stratégiques furent au nombre de trois.

1 – La Kriegsmarine se trouva obligée de mettre en œuvre une campagne de lutte anti-sous-marine majeure dans la Baltique.
Au prix d’un effort désespéré (voir ci-après), les pertes dues aux sous-marins soviétiques purent être limitées en 1943, dans une certaine proportion. Néanmoins, d’août 1942 à décembre 1943, le programme d’entraînement des U-boots dans le sud de la Baltique ne dépassa jamais 50 % de son activité d’avant le déclenchement de Barbarossa. Et, du 1er janvier 1944 à la fin de la guerre, cette activité s’effondra littéralement.
De plus, l’effort allemand en Baltique réduisit le nombre de bâtiments d’escorte disponibles en Norvège, Mer du Nord et Manche. Et la Kriegsmarine se retrouva prise dans un étau. Elle devait en effet assurer l’escorte de convois le long de la côte norvégienne et en Mer du Nord. Les convois venant de Norvège jouaient notamment un grand rôle dans l’approvisionnement de l’Allemagne en minerai de fer – un rôle d’autant plus important que les convois venant de Suède étaient très gênés par les sous-marins soviétiques. Or, dès le début de 1943, la pression des Alliés le long des côtes de l’ouest de l’Europe se fit plus importante. Après l’effondrement de l’Italie, une partie des sous-marins français furent transférés en Grande-Bretagne (en dehors de ceux aptes à opérer dans le Pacifique). Les plus petits (ceux de 600 et 630 tonnes) firent du golfe de Gascogne un fructueux terrain de chasse. Au large de la Norvège, le très efficace sous-marin mouilleur de mines Rubis reçut l’aide de trois de ses frères, les Nautilus, Saphir et Turquoise. La Royal Navy put elle aussi redéployer certains de ses sous-marins au large de la Norvège au printemps 1943.
Ne pouvant se permettre de transférer ses moyens matériels et humains de la Norvège à la Baltique, la Kriegsmarine fut forcée d’augmenter fortement ses moyens ASM – ou du moins d’essayer. Tout en escortant les convois, les forces ASM allemandes cherchèrent également à bloquer les sous-marins soviétiques derrière un barrage de mines et de filets allant d’Oland à Gotland et Liepaja (Libau). Cette combinaison entre l’escorte et une barrière d’arrêt ne fut pas vraiment efficace, mais c’était la seule solution pour mettre à l’abri des interférences soviétiques une zone du sud de la Baltique assez vaste pour l’entraînement des sous-marins allemands.

2 – La Baltique apparut soudain à l’Amirauté britannique comme un nouveau théâtre d’opérations d’importance stratégique.
Leurs Seigneuries comprirent vite que les opérations soviétiques dans la Baltique ouvraient la possibilité d’une attaque contre la menace sous-marine allemande « dans son nid même » (Dudley Pound). La perspective d’interrompre le programme d’entraînement des sous-mariniers allemands était extrêmement attrayante, d’autant plus qu’elle pouvait se réaliser avec un investissement direct extrêmement limité de la part de la Royal Navy. Churchill, jamais en peine d’une formule marquante, surnomma même ces sous-marins les “Loups Rouges” !
Le gouvernement britannique engagea alors des négociations avec Staline, lui demandant « un effort maximum » de la Flotte du Drapeau Rouge en Mer Baltique, en lui proposant l’assistance technique gracieuse de la Royal Navy. Les gains espérés étant plus importants pour le Royaume-Uni que pour l’URSS, Staline pouvait négocier afin d’obtenir un maximum en fait d’assistance technique – il ne s’en priva pas.
Dès la fin de 1942, les Anglais livrèrent de nombreuses informations sur les technologies ASDIC et radar à la marine soviétique (les Russes leur livrèrent en échange les informations obtenues de diverses sources sur les radars allemands). Une petite flottille de sous-marins britanniques de la classe “S” (six unités) fut envoyée opérer en Baltique à partir de Kronstadt et Tallin, en passant par le canal de la Mer Blanche. Quant à la collaboration de la Flotte de Baltique avec les sous-marins de poche de la Royal Navy (X-crafts), elle est trop connue pour s’y arrêter ici.
Cette coopération, pour assez limitée qu’elle soit finalement restée, aida la marine soviétique à améliorer notablement ses tactiques et son efficacité, tandis que les sous-mariniers de la Royal Navy apprenaient à opérer sous la glace. A partir de mai-juin 1943, les contacts avec les Britanniques permirent aux Soviétiques de mieux faire face aux contre-mesures allemandes, dont l’impact fut amoindri, préservant l’efficacité de la flotte sous-marine de la Baltique en 1943 et 1944.
L’assistance britannique montra aussi son intérêt dans le domaine des mines. Les mines mouillées par les avions soviétiques furent améliorées. La combinaison de ces mines avec celles mouillées par des sous-marins accentuèrent la dangerosité des eaux de la Baltique pour les Allemands.
Sur le plan politique, Churchill accepta de soutenir les demandes de Staline aux Américains dans le cadre des transferts Prêt-Bail (ou du moins de ne pas leur faire obstacle). Il se serait aussi engagé à ne pas soulever la question des Pays Baltes après la guerre – mais on sait qu’il s’en est vigoureusement défendu dans ses Mémoires de Guerre et que, de toute façon, son successeur au 10, Downing Street ne devait pas se considérer comme lié par cet accord. Non que cela ait finalement eu beaucoup d’importance en pratique…

3 – Ces opérations dans la Baltique eurent un impact non négligeable sur les pays neutres de la région, en l’occurrence la Suède et la Finlande.
La Finlande était protégée dans une certaine mesure par l’influence des Etats-Unis, qui négociaient la modération de l’Union Soviétique en échange d’une ouverture supplémentaire des robinets du Prêt-Bail. Certains ont même affirmé que Roosevelt avait accepté d’abandonner les Pays Baltes à leur sort si l’URSS ne touchait plus à la Finlande. En fait, Staline avait rapidement compris qu’en acceptant la neutralité finlandaise et en ne changeant pas d’avis lorsque la guerre tourna définitivement en faveur de l’URSS, il pouvait obtenir des bénéfices politiques et économiques considérables… y compris une assistance technique discrète de la part des Suédois en métallurgie.
Du côté suédois justement, le transfert maritime de minerai de fer dans la Baltique, entre Lulea et Lübeck, étant sérieusement réduit, il fallut acheminer une partie du minerai de Kiruna jusqu’à Narvik. La ligne maritime entre Narvik et Hambourg acquit de plus en plus d’importance au fur et à mesure que les actions des sous-marins soviétiques gagnaient en puissance. Dans cette situation, la Suède commença à disposer d’une plus grande marge de manœuvre vis-à-vis de l’Allemagne qu’au début de la guerre. La perspective d’une guerre entre la Finlande et l’Union Soviétique étant écartée, le gouvernement suédois put rechercher un accord avec Moscou. Si une minorité de la population suédoise affichait des sentiments pro-allemands (deux à trois mille Suédois s’engagèrent dans les Waffen-SS), ce n’était en aucune manière le cas du gouvernement. Ce dernier finit par trouver un accord de coopération avec l’URSS, en s’appuyant sur la bienveillance des Alliés occidentaux et en particuliers des Britanniques et des Américains, comme le raconte dans ses Mémoires Gunnar Myrdal, qui fut (entre autres) ministre suédois du Commerce de 1945 à 1947.

(à suivre)[/i]
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dado



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MessagePosté le: Ven Avr 22, 2016 13:31    Sujet du message: Répondre en citant

Dans la partie "Des bases efficaces et une modernisation rapide ", il y a une petite coquille au 2ème paragraphe:
Citation:
Deux des trois chantiers navals spécialisés dans la construction de sous-marins (Marti et Ordzhonikidze) durent progressivement interrompre leur travail pour la Marine afin fabriquer des chars d’assaut et des canons automoteurs.

afin de fabriquer

Y aura-t-il aussi une partie comparative OTL/FTL (qui était particulièrement instructive)? Les changements sont apparemment encore plus nombreux que je le pensais (y compris politiques, entre l'URSS et évidemment la Finlande, mais aussi Suède, Royaume-Uni et USA).
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Imberator



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MessagePosté le: Ven Avr 22, 2016 15:33    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Les patrouilles offensives et les missions de minage menées par les sous-marins soviétiques dès les premiers jours du conflit purent ainsi être efficaces – non en termes de tonnage coulé, mais en terme de paralysie des activités des activités allemandes dans la Baltique.

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Avr 22, 2016 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

@ Dado, Imberator, : Merci.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Avr 26, 2016 11:08    Sujet du message: Répondre en citant

II – L’arroseur arrosé
La lutte des Allemands contre l’offensive sous-marine soviétique


Confrontée à une brutale augmentation de ses besoins en escorteurs ASM, la Kriegsmarine fut obligée faire feu de tout bois. Manquant d’escorteurs spécifiquement conçus pour cette tâche (le Flottenbegleiter conçu avant-guerre avait été un échec), elle dut en effet utiliser toute une variété de navires de petite taille, allemands ou de prise, de surface ou sous-marins. Elle accentua aussi son effort de développement de systèmes d’armes anti-sous-marins (détection et attaque).

Les nouveaux escorteurs : des dragueurs reconvertis aux navires innovants
1
– Destroyers et torpilleurs étaient trop peu nombreux et avaient trop d’autres tâches ; c’est pourquoi la première source de navires de lutte ASM fut la conversion de dragueurs de mines de tous tonnages.
Le M-Boot modèle 1940 était un peu trop lent (14 réels pour 16,8 nœuds théoriques) pour faire une bonne corvette ASM. En effet, les sous-marins soviétiques de la classe S (les “Stalinetz” de 1 000 tonnes) pouvaient atteindre 18,5 nœuds en surface et ceux, plus modernes, des dernières séries de la classe M (les petits “Malyoutka” côtiers de 250 tonnes) dépassaient les 15,5 nœuds.
– La Kriegsmarine fut donc obligée de remettre en production le M-Boot 1935/1939 (Mob), qui donnait près de 18 nœuds réels (pour 18,2 nœuds théoriques). Soixante-neuf bâtiments de ce type avaient déjà été construits. Dans le cadre de la « mobilisation industrielle intensive », 24 exemplaires supplémentaires purent être fabriqués, malgré une complexité bien plus grande que celle du modèle 1940. Lancé à l’automne 1942, ce programme fut par la suite modifié afin d’augmenter l’armement anti-aérien pour tenir compte de l’activité de plus en plus intense de l’aviation soviétique au-dessus de la Baltique.
– De plus grande taille, les R-Boots étaient les meilleurs des autres candidats pour des opérations ASM en Mer Baltique. La meilleure plate-forme était la série des R-301 (dont 12 unités avaient été construites). Le lancement d’une nouvelle série, baptisée R-501, fut décidé. Les R-501 utilisaient une machinerie similaire à celle des R-301, mais avec trois lignes d’arbre au lieu de deux.
Caractéristiques : Tonnage, 307 t – longueur totale, 49,20 m – largeur, 7,20 m – tirant d’eau, 2,16 m. Armement : 2 x 3,7 cm Flak L83 – 6 x 2 cm (un affût quadruple et un double) – 2 x tubes lance-torpilles de 533 mm – 2 x lance-grenades ASM. Vitesse : 24 nœuds.

2 – Désireux de disposer d’un navire mieux adapté à l’escorte ASM, l’état-major allemand décida la construction d’un nouveau modèle d’escorteur rapide, le Schnelles Geleitboot 1941. Inspiré du Kanonenboot 1938, ce navire en différait par un système de propulsion plus puissant, une DCA plus nombreuse et la possibilité d’emporter des mines. Au total, 24 navires furent commandés : les quatre premiers aux chantiers Stülcken, à Hambourg, les autres à des chantiers hollandais.
Le premier, le G-1, fut mis sur cale le 25 novembre 1942. Avant la fin de la guerre, quatre seulement avaient pu être achevés et les deux premiers (fabriqués à Hambourg) étaient opérationnels.

Caractéristiques : Tonnage, 1 794 t – longueur totale, 89,25 m – longueur à la flottaison, 84,00 m – largeur, 11,00 m – tirant d’eau, 3,81 m – équipage, 158 hommes. Armement : 4 x 10,5 cm Flak L45 – 8 x 3,7 cm Flak L83 – 8 x 2 cm MG – 50 x mines – 4 x lance-grenades ASM. Moteurs : trois Lentz à expansion entraînant trois hélices et développant au total 6 750 CV. Performances : Vitesse : 21 nœuds – distance franchissable : 6 000 nautiques à 20 nœuds.

3 – Le bâtiment de surface le plus original fut un dérivé du Geleitboot, dénommé Kanonenboot 1941. Malgré ce nom (= canonnière), cette classe était spécifiquement destinée au rôle de chasseur de sous-marins. Il possédait une caractéristique très innovante, devenue depuis systématique sur tous les bâtiments de ce genre – l’hélicoptère. Le Kanonenboot ne portait que deux canons de 10,5 cm, l’essentiel de son armement étant dirigé contre les sous-marins, avec au total six lance-grenades ASM et un hélicoptère Flettner Fl-282 Kolibri. Cet engin avait été essayé avec succès à partir d’un navire de guerre (le CL Köln, en 1941 et 1942). Il améliorait considérablement les capacités ASM du navire porteur.
La mobilisation industrielle intensive permit de mettre sur cale avant la fin de la guerre 12 à 16 (selon les sources) des 24 exemplaires commandés. Trois avaient pu être achevés à la fin de la guerre et un seul était opérationnel.
Par ailleurs, le lancement de leur construction, comme de celle des Schnelles Geleitboots, ne se fit qu’aux dépens de celle d’autres navires, notamment des destroyers et torpilleurs.

Caractéristiques : Tonnage, 1 825 t – longueur totale, 89,00 m – longueur à la flottaison, 84,00 m – largeur, 11,90 m – tirant d’eau, 3,50 m – équipage, 170 hommes. Armement : 2 x 10,5 cm Flak L65 – 12 x 2 cm (deux affûts quadruples et deux doubles) – 6 x lance-grenades ASM. Hélicoptère : 1 x Flettner Fl-282. Moteurs : trois Lentz à triple expansion entraînant trois hélices et développant au total 10 200 CV. Vitesse : 25 nœuds.

Les navires ASM saisis : une (trop) petite flottille de prise
1
– Différents petits bâtiments saisis dans les pays occupés par la Wehrmacht furent mis en service comme navires de lutte ASM. Cependant, aucun ne put être utilisé en Mer Baltique.
………
(i) L’escorteur rapide belge Artevelde fut achevé par les Allemands au chantier Wilton-Fijenoord (Schiedam) et mis en service comme “canonnière K-4” sous le nom de Lorelei. Ce bâtiment fut utilisé en opérations au large de la Norvège.
………
(ii) De manière analogue, les trois canonnières hollandaises capturées, étiquetées K-1, K-2 et K-3 par la Kriegsmarine, furent utilisées en Mer du Nord.
………
(iii) En France, les Allemands récupérèrent à Saint-Nazaire, Nantes et Lorient plusieurs navires en construction utilisables comme escorteurs.
– Quatre ravitailleurs d’hydravions de classe Sans-Souci, construits à Saint-Nazaire, furent mis en service fin 1942 ou début 1943 comme “escorteurs rapides” (Schnelles Geleitboot), malgré leurs 16 nœuds, après avoir été rebaptisés SG-1 Jupiter, SG-2 Saturn, SG-3 Uranus et SG-4 Merkur. Malgré une mauvaise tenue à la mer, ils furent équipés d’un hélicoptère Fl-282, ce qui permit de peaufiner le concept en attendant l’arrivée des Kanonenboots.
– Trois corvettes de classe Flower furent achevées à Saint-Nazaire et mises en service, sous les matricules PA-1 à PA-3, fin 1942 ou début 1943.
– Deux avisos de classe Chamois (avisos-dragueurs proches de ceux de la classe Elan mais dotés, contrairement à ces derniers, d’une teugue pour le service outre-mer) furent achevés à Nantes et deux autres à Lorient au début de 1943. Dotés d’une DCA renforcée, ils furent affectés à l’escorte des U-boots quittant leur port d’attache.


2 – Il était tentant pour les Allemands de s’emparer de navires à portée de leur main, ceux de la flotte danoise, qu’il était facile d’utiliser en Mer Baltique…
Ils avaient déjà saisi lors de l’invasion d’avril 1940 le vieux torpilleur Støren.
L’accord germano-danois de février 1941 prévoyait la livraison à l’Allemagne des six torpilleurs des classes Draggen et Glenten. Signé avec réticence par le gouvernement danois, ils furent livrés désarmés, mais bien vite remis en service par la Kriegsmarine. Ils furent bientôt indispensables pour l’entraînement des U-boots. Rééquipés en 1943 comme bâtiments légers de lutte ASM, ils ne furent utilisés comme tels qu’en 1944, car cela entraînait une dégradation de la qualité de l’entraînement des sous-marins allemands, à laquelle ne remédia que partiellement l’utilisation de navires civils.
Le gouvernement allemand accéléra la construction des deux torpilleurs de la classe Najaden, effectuées sous étroite surveillance militaire et, en partie, par des ouvriers non danois (prisonniers par exemple). Mis sur cales en juillet 1942, ces deux bâtiments furent lancés en mars 1943 et mis en service à la fin de l’année, sous des numéros d’identification allemands bien sûr, avec un armement donnant la priorité aux armes ASM et à la DCA.
Mais au début de 1943, quand la Kriegsmarine demanda aux autorités danoises de mettre à sa disposition d’autres navires de guerre, les Danois refusèrent tout net (la dégradation de la situation allemande les y encourageait !). Les tentatives effectuées le 7 mars pour capturer ces navires provoquèrent des actes de sabotage et de sabordage généralisés. En dehors de trois douzaines de chalutiers-patrouilleurs et autres petits navires, les Allemands ne purent récupérer (en général après avoir dû les renflouer) que six bâtiments pouvant servir d’escorteur ASM : les torpilleurs Hajen, Narhvalen et Sælen d’une part, les gros dragueurs Lindormen, Lougen et Laaland d'autre part.

Le sous-marin anti-sous-marin : une innovation insuffisante
La supériorité aérienne de l’aviation soviétique au-dessus de la Baltique à partir de la seconde moitié de 1943 conduisit la Kriegsmarine à ne pas poursuivre dans l’impasse des forces ASM de surface, mais à développer un petit sous-marin chasseur-tueur (ce qu’on appelle aujourd’hui un sous-marin d’attaque). Ce bâtiment, capable de combattre en plongée, était équipé d’un sonar passif GHG capable de détecter les sous-marins ennemis transitant en surface.
Cependant, l’installation de ce dispositif encombrant sur un trop petit sous-marin aurait été problématique. Un déplacement minimal de 300 tonnes (en surface) fut considéré comme le minimum pour ce genre de sous-marins, armé de deux tubes lance-torpilles rechargeables une fois. Ce fut le Type-XXIII, le plus petit sous-marin capable de remplir un rôle côtier de manière satisfaisante : patrouilleur côtier en Mer du Nord et chasseur-tueur en Baltique.
Opérant au large du Golfe de Finlande, ces petits bâtiments devaient être beaucoup plus efficaces que le barrage de mines et de filets et 45 à 60 d’entre eux auraient pu rendre à l’Allemagne le contrôle de la Baltique (à condition aussi que les Soviétiques n’aient pas pris de contre-mesures efficaces). Mais le tout premier de ces submersibles ne fut mis en service qu’en mars 1944, et cinq à six mois d’entraînement étaient encore nécessaires.


Roquettes, sonar, radar… Des systèmes d’armes mal adaptés
L’armée allemande utilisait une vaste gamme de roquettes. En développer une pour la lutte ASM se révéla facile et le premier lance-roquettes adapté à cet usage fut mis en service sur les navires début 1943. Cependant, le “hedgehog allemand” resta d’un intérêt limité en l’absence d’un système de détection et de suivi des cibles précis.
En effet, si Kriegsmarine fut très active dans le développement des systèmes de détection, ce fut avec un succès inégal.

Le sonar allemand S-Gerät (Sonor Gerät) utilisé sur les destroyers et les torpilleurs n’était que d’une efficacité limitée (celui monté sur les croiseurs lourds semble avoir été plus perfectionné ou aurait bénéficié des meilleures possibilités offertes par une coque plus grande). L’installation du S-Gerät sur les destroyers semble s’être faite lentement, et la Kriegsmarine aurait eu des problèmes pour l’installation de ce dispositif sur ses plus petites unités. En fait, la technologie allemande en la matière se révéla plus adaptée aux sous-marins qu’aux navires de surface ASM.
Une des tactiques habituelles des sous-marins soviétiques était de se poser sur le fond en cas d’attaque (la Baltique est suffisamment peu profonde pour cela). Pour localiser avec précision un sous-marin sur le fond, puis pour l’attaquer avec des roquettes ASM, il fallait disposer d’un sonar à haute fréquence. Le principal fournisseur allemand de sonars (GEMA) orientait davantage ses développements sur des réseaux linéaires ou semi-linéaires, ce qui était cohérent avec les besoins des U-boots, auxquels il fallait un détecteur à longue distance. Le développement d’un sonar de type “projecteur” impliquait un changement de culture technologique chez GEMA, ce qui prit du temps. Un tel équipement ne fut pas installé avant 1944 et seulement en petit nombre.

– Les dragueurs de mines et les R-Boots utilisés dans le rôle ASM furent équipés du radar FuMo-71 (version navale du radar aéroporté FuG-202). Mais sa portée (6 000 m pour un gros cargo, 2 000 m pour un destroyer) n’était au mieux que de 1 000 m pour une cible aussi petite qu’un sous-marin en surface. Les navires de lutte ASM reçurent aussi des radars FuMo-29 et 61 comme ceux qui équipaient les sous-marins allemands, mais ces appareils n’étaient d’aucune utilité contre les sous-marins : destinés à la détection des avions, ils furent installés en raison de l’activité croissante de l’aviation soviétique.

– Du point de vue allemand, le système de détection le plus prometteur était une version embarquée du détecteur à infrarouges de défense côtière déployé dans la Manche en 1943. Sa portée initiale d’environ 3 000 mètres fut doublée, mais sa précision directionnelle restait faible. Il pouvait jouer le rôle de système d’alarme, mais non suivre avec précision un sous-marin en surface, et le taux de fausses alertes était important.
Un système actif de contrôle de tir à infrarouges dérivé de celui utilisé sur quelques chasseurs de nuit en 1941/1942 (Spanner) fut développé, mais sa fiabilité était médiocre et sa portée très limitée. Le premier système passif à infrarouges n’apparut que dans les dernières semaines de la guerre, en très peu d’exemplaires.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Avr 26, 2016 12:26    Sujet du message: Répondre en citant

Merci !
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MessagePosté le: Mar Avr 26, 2016 12:26    Sujet du message: Répondre en citant

1ère ligne:
Citation:
Confrontée à une brutale augmentation de ses besoins en escorteurs ASM, la Kriegsmarine fut obligée faire feu de tout bois.

fut obligée de faire feu
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