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Texte intégral Asie-Pacifique Octobre 42
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2013 10:49    Sujet du message: Répondre en citant

18 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– L’arrière-garde japonaise venant de Wairopi s’arrête et fait front au carrefour d’Isuvita, où la piste Wairopi-Buna croise celle d’Awala à Oro Bay. Trois cents Japonais s’opposent aux attaques de plus en plus puissantes de la 21e Brigade AIF. Encore une fois, l’aviation japonaise intervient énergiquement, ce qui inquiète beaucoup le général Vasey. L’ennemi domine en effet largement l’espace aérien et la RAAF ne peut faire mieux qu’une simple apparition dans la journée.

Campagne d’Indochine
Laos
– Alors que la 7e Division continue à progresser sur la piste principale, le 11e Régiment thaïlandais se dirige vers le Mékong. Les deux unités doivent se retrouver à Louang-Prabang.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.
………
Ironbottom Sound – Huit barges de transport, chargée de 120 tonnes de ravitaillement en tout et escortées par deux barges blindées, vont approvisionner les troupes japonaises sur Guadalcanal. Cette formation est interceptée par les MTB PT-39, 60 et 61. Celles-ci lancent des torpilles vers les barges, qu’elles ont prises pour de petits transports classiques, et les ratent – avec leur fond plat, les barges sont presque invulnérables aux torpilles. S’ensuit un duel d’artillerie légère dans lequel les barges blindées, mieux armées et bien plus blindées, prennent l’avantage. La PT-39, touchée par un obus de 57 mm, a plusieurs morts, et les trois vedettes se replient vers Tulagi. A 01h30, les barges atteignent leur destination et déchargent leur cargaison, puis retournent à leurs positions camouflées à Lambi Bay.
Pendant ce temps, les transports alliés achèvent leur déchargement à Tetere. La flotte s’éloigne peu avant l’aube. Alertées, les vedettes d’Iishi ont tenté d’intervenir, mais n’ont pu tromper la vigilance de l’écran et se sont contentées de couler deux petites vedettes malchanceuses et le minuscule dragueur auxiliaire HMNZS Futurist (234 GRT). Cela n’empêche pas l’opération d’être un grand succès. Les forces alliées sur Guadalcanal sont maintenant plus nombreuses et bien mieux ravitaillées, en munitions, viande, fruits… et bière.

Fremantle – Les Task-Forces 34.1 et 34.2 de l’US Navy et l’Escadre Française du Pacifique arrivent en Australie, ayant traversé l’Océan Indien sans incident. Les hommes vont bénéficier de deux jours de repos.


19 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Kokoda
– La RAAF lance dès l’aube contre Isuvita un raid relativement puissant, qui prend apparemment de court la chasse japonaise. Pour la première fois, des Vengeance de l’Armée de l’Air y participent, leurs cocardes dûment corrigées à la mode locale : le rouge en a été effacé, pour éviter toute confusion avec les soleils japonais.
Peu après, les Japonais se replient jusqu’à ce qui sera dénommé la Ligne des Marais, près de la côte nord de la Nouvelle-Guinée.
C’est la fin de la campagne de la Piste de Kokoda. Près de trois mois se sont écoulés depuis le débarquement japonais à Gona et la victoire australienne est décisive : l’ennemi a été refoulé jusqu’à la côte nord.
………
Les raisons de la défaite de l’Armée Impériale sont diverses.
D’abord, les Japonais ont dispersé leurs ressources limitées en infanterie sur plusieurs théâtres d’opération : Wau, Kokoda, Milne Bay et Guadalcanal. En Nouvelle-Guinée, leur supériorité globale navale et aérienne n’a pu compenser leur infériorité numérique dans une jungle montagneuse (elle culmine à plus de 4 000 mètres !) où le terrain lui-même semble dévorer les hommes. Leurs troupes ont vite perdu leur élan et ont rencontré un ennemi très adaptable, capable d’absorber le premier choc avec des forces relativement novices, puis d’acheminer des unités mieux entraînées pour la riposte. L’Armée japonaise a engagé environ 6 000 hommes dans le nord de la Nouvelle-Guinée et en a perdu la moitié, en combat ou de maladies. Le 144e Régiment a été renforcé, ce qui lui permettra de résister durant les semaines suivantes, mais les Japonais n’avanceront plus d’un pouce dans la région.
En face, les Australiens ont engagé dans la campagne de Kokoda une brigade de l’AMF et deux de l’AIF. Les forces de l’AMF, censées être de second rang, ont encaissé le choc et arrêté les Japonais, au prix de leur propre destruction. Les pertes ont été lourdes – 2 000 hommes en tout. La campagne a démontré que les exigences de la guerre dans une jungle montagneuse étaient hors normes : extrême robustesse, adaptabilité individuelle – y compris rapidité de réaction et clarté d’esprit en attaque comme en défense, courage au plus haut degré… Même avec ces qualités, les contraintes physiques et mentales subies par les hommes ont été extraordinaires. Enfin, cette campagne a aussi fait découvrir un type de ravitaillement entièrement nouveau, associant la forme de ravitaillement la plus innovante, les avions de transport, à la plus ancienne, les porteurs.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Le génie américain ouvre une piste entre Aola et Tetere. Elle ne permet encore que le passage de petits véhicules, qui s’embourbent souvent, mais c’est un début.
………
Iles Salomon – Les Japonais continuent de ravitailler Guadalcanal par des convois de petits bateaux, à partir de leurs bases arrières où de plus gros navires apportent carburant, nourriture, munitions et matériel, repartant chargés de bois de palmier, de copra, de phosphate… Un convoi de ravitaillement est intercepté par les PT-37, 60 et 61. Cette fois, ce sont quatre transports de 200 GRT (d’ex-bateaux de pêche) qui reviennent de Lambi Bay. Les MTB lancent quatre torpilles, coulent un transport et décrochent. Après l’échec de la veille, ce succès réconforte les équipages.


20 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Port Moresby
– Avec son bulletin de victoire dans la campagne de Kokoda, Vasey envoie à Wavell plusieurs requêtes, dont la plus instante est sans doute celle d’un avion de transport simple, fiable, solide et bon marché, capable d’emporter des charges inhabituelles et très manœuvrable au sol, sur des pistes rudimentaires. Le résultat sera l’envoi en Australie de nombreux Armstrong-Whitworth AW-41 Albemarle. Ce bombardier bimoteur transformé en transport correspond en effet parfaitement aux exigences de la Nouvelle-Guinée. Certes, le C-47 est au-dessus de toute critique, des forces aériennes impériales comme de toutes les autres forces alliées, mais il ne peut tout simplement pas faire des choses que l’Albemarle réussit, comme se poser sur certaines pistes et y décharger très rapidement.

Région de Milne Bay – Les 7e et 15e Brigades AMF, épuisées et décimées, sont remplacées sur le front par la 4e Brigade AMF et le 126e RI-US. La 10e Brigade a reçu pour tâche d’apprendre à opérer avec les transports amphibies Mk X. Elle sera en pointe de l’attaque à travers les lignes et sur les arrières des Japonais, pendant que le 126e devra fixer les Japonais sur leurs positions de défense pendant cette attaque.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Un convoi de quatre caboteurs japonais de 830 GRT dépose sur Guadalcanal, à Kanimbobo, 2 200 tonnes de ravitaillement – nourriture et munitions pour les armes légères et les canons de 70 et de 75 mm.

Au large de Kavieng – Un convoi de trois grands transports et deux escorteurs est attaqué par un sous-marin allié. Le cargo Sumiyoshi Maru (2 100 GRT) est coulé et le Chôkô Maru (6 783 GRT) est gravement endommagé. Le Ch-22 et l’escorteur ASM tout neuf Ishigaki contre-attaquent et signalent avoir coulé l’agresseur. Ils ont probablement détruit le sous-marin américain S-44.

Campagne d’Indochine
Saigon
– M. Kuriyama, secrétaire général de la représentation japonaise, annonce le retour du prince Cuong De, descendant direct de l’empereur Gia Long. Depuis 1933, le prince, exilé au Japon, préside la Viêt-Nam Phuc Quoc Dong Minh Hoi ou V.N.P.Q.D.M.H. (Ligue pour la Restauration Nationale du Viêt-Nam). A cette occasion, il propose aux petites formations politiques chinoises et vietnamiennes anti-françaises, donc tolérées par les Japonais, de les incorporer à la Ligue. Elles accepteront toutes, avec un enthousiasme souvent de façade, car elles n’ont pas vraiment le choix ! D’autant plus que – c’est un secret de polichinelle – les cotisations des membres iront directement dans la poche des officiers japonais…


21 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Milne Bay
– Peu après minuit, deux MTB hollandaises entrent dans Milne Bay par le sud et déposent des coastwatchers sur la côte du Détroit de Chine, puis continuent plus avant dans la baie. A 02h25, elles se heurtent à une paire de chasseurs de sous-marins de classe Cha en patrouille. Une énergique petite action s’ensuit, les quatre petits navires se mitraillant abondamment. Les Hollandais jugent les “Cha” trop petits pour pouvoir être torpillés, mais, à grand renfort de rafales de mitrailleuses et de canons de 20, ils finissent par tailler en pièces l’un de leurs adversaires et par forcer l’autre à battre en retraite sans prendre eux-mêmes trop de coups.
Pendant ce temps, l’un des Walrus de la RAAF survole la baie, mais il perd le contact avec les vedettes dès le début de l’action navale. Il explore alors le rivage et, sur la rive est de Swinger Bay (aujourd’hui Stringer Bay), il tombe sur l’hydrobase aménagée par les Japonais. Apercevant plusieurs appareils mouillés dans une crique abritée à l’ouest de Rabi, le gros biplan passe à l’attaque, préservé par la nuit de la DCA. Il y a là trois E7K-2 (Alf) et deux F1M-2 (Pete) de reconnaissance et servitude. Le Walrus largue six bombes de cent livres, qui détruisent deux des E7K-2.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal, 02h40
– Alertées par des reconnaissances, deux vedettes américaines patrouillent sur la côte. Elles interceptent et coulent une barge isolée, avant d’être contre-attaquées par deux des vedettes d’Iishi, les G-352 et G-353. Inférieures en puissance de feu, les MTB américaines souffrent. La PT-46 est très gravement endommagée par des obus de 40 mm et de 25 mm avant que les deux vedettes ne puissent se dégager, grâce à leur vitesse supérieure. La PT-46 est irréparable, elle sera cannibalisée pour entretenir les autres.
Constatant que les petits bâtiments japonais sont très bien armés, les Américains décident d’enlever les grenades ASM et deux des quatre tubes lance-torpilles de leurs trois autres MTB. Ils pourront ainsi les équiper d’un 20 mm et de deux .50 supplémentaires, ce qui fera plus que doubler leur “artillerie”. Les armes nécessaires, récupérées sur des navires coulés, foisonnent à Tulagi.

Fremantle – L’Escadre Française du Pacifique et les Task-Forces 34.1 et 34.2 partent pour Sydney, de l’autre côté de l’Australie.

Campagne d’Indochine
Laos
– La 7e Division japonaise arrive devant Louang-Prabang et, miracle, les Thaïlandais sont exacts au rendez-vous ! Ils ne sont plus qu’à quelques kilomètres au sud de la ville.
Face à ces troupes, les restes d’unités battues et refoulées au début de l’année : le 3e Bataillon de Tirailleurs Laotiens, le 1er Régiment de Tirailleurs Annamites, le 4e Régiment de Volontaires Vietnamiens, plus quelques guerriers Hmong qui ont échangé leurs arbalètes pour de vieux fusils Lebel et un groupe de Français faisant office de compagnie d’armes lourdes, avec une douzaine de mitrailleuses, cinq ou six mortiers de 80 mm, trois canons de 75 mm et deux automitrailleuses (ou du moins, des engins improvisés décorés de ce nom). La plupart de ces combattants portent des uniformes dépareillés, certains arborent même le pyjama noir des Vietnamiens. Toutes ces unités – qui n’ont jamais prétendu être des troupes d’élite – sont loin d’être à plein effectif et les Nippo-Thaïlandais, qui bénéficient d’un armement bien supérieur, sont aussi en nette supériorité numérique.
Seul avantage des défenseurs : cela fait des mois qu’ils fortifient la ville. Une ceinture de tranchées renforcée de bunkers construits avec les moyens locaux l’entoure de toutes parts.
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raven 03



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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2013 14:51    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour,
dernier paragraphe
à propos des mortiers de 80 mm de la compagnie lourde...

faute de frappe ou pas ???

amicalement
yvan
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2013 14:57    Sujet du message: Répondre en citant

Non, ce n'est pas une faute de frappe. Il s'agit de débris de l'armée française. Ils ont encore un peu de matériel lourd.
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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raven 03



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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2013 15:07    Sujet du message: Répondre en citant

la question etait à propos du calibre des mortiers :80 ou 81 mm.???

je ne remets pas en cause l'equipement.
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chasseur de Vincennes



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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2013 17:39    Sujet du message: Répondre en citant

mortier Stokes-Brandt de 81 mm Mle 27/31
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sting01



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 01:24    Sujet du message: Répondre en citant

raven 03 a écrit:
bonjour,
dernier paragraphe
à propos des mortiers de 80 mm de la compagnie lourde...

faute de frappe ou pas ???

amicalement
yvan


L'ancien du 35eme se reveil sur la question des qualibres?
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La can can-can, cancouillote,
c'est pas fait pour les francois.

Anscarides je suis ne,
heritier de la Comte je serai.
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sting01



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 01:40    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai un petit probleme avec Luang Prabang, et sa defense :

Cette ville, contrairement a Vientiame, est une ville 'sacree' pour de nombreux Laotiens, il y a une concentration de temples et de palais incroyable. De plus, c'est le siege de la Royaute et a plus ou moins ete a l'abris tant de l'expensionisme vietiamien que du siamois.

Donc, ici est mon probleme, ou plus exactement l'alternative (et je ne vois pas vraiement la solution correcte) :

Ou les laotiens decident de faire un Camerone, matine (accent aigu) de Madrid sauce 'Dolores' (no pasaran ....), et donc la population civile se joint a un combat qui va eclipser Stalingrad par sa sauvagerie (il y a des siecles de haine entre Laotiens et Siamois) voire meme les campagnes vont se soulever , couper les arrieres des troupes japonaises et siamoises ...

Ou , comme il fut le cas pour Paris, Luang Prabang est evacue rapidement, la ville est declaree ouverte, pour la sauvegarde des batiments historiques, cela etatn organise par le clerge boudique, les moines ayant une authorite morale d'une importance difficilement comprehensible pour nous autres.

Je vois mal une defence militaire a L.P. elle meme, alors que des positions fortes existent relativement pres de cette derniere (des mouvements de terrains entourent la cite).

Donc mon conseil a l'auteur est de choisir une de ces deux versions, certainement le facteur decisif etant l'axe de penetration des forces siamo-japonaises : si elles arrivent du Sud / Sud-Est, alors une defense des collines dans cette direction, puis de la ville elle meme, avec un echelon arriere sur l'autre rive est tre possible (cas Stalingrad). Mais dans le cas d'un axe de penetration Nord / Nord Ouest, le mieux est d'abandonner la ville, se replier sur les collines au Sud, et couper les troupes d'occupation de leurs bases arrieres (cas Paris), car la riviere n'offre qu'une protection illusoire et les populations civiles seraient decimees par des tirs d'artillerie directes.
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c'est pas fait pour les francois.

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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 07:45    Sujet du message: Répondre en citant

Ah... je ne l'avais pas vu comme cela... Confused
@ Casus, tu veux que je réécrive le texte de la bataille de Louang-Prabang en tenant compte des remarques de Sting ou tu préfères le faire ? Remarque : j'ai écris ce texte il y a plus d'un an et je ne sais plus très bien où je l'ai rangé.

Il faut savoir que j'écris tous mes textes avec -au mieux- un plan, une carte de la région... je ne connais absolument pas les lieux. Je ne suis jamais allé en Indochine. Donc, bien sûr, mes descriptions sont inventées. C'est pour ça que j'apprécie les interventions de Sting. je préfère que l'on me dise que ça ne marche pas comme ça AVANT la publication.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 09:39    Sujet du message: Répondre en citant

Et zut... dommage que Sting n'ai pas lu la première publication de ce récit...

Tant pis. @Anaxagore : je vais revoir le texte (j'archive !).
Apparemment (Anaxagore, merci de confirmer) les Japonais arrivent par le Sud-est, par la route n°13 sur les plans disponibles (à l'époque, c'était sûrement plus une piste qu'une route).
Les Thaïs manoeuvrent pour arriver par le sud-ouest, en longeant le Mékong.

En résumé, l'assaut va se heurter à une ligne de défense, mais les moines vont déclarer ouverte la ville elle-même.
Il me semble que l'essentiel du texte sera sauvegardé.
Je vais revoir ça, Sting nous dira s'il pense que ça tient debout.
_________________
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 10:01    Sujet du message: Répondre en citant

Voici déjà une réécriture du dernier paragraphe du 21 octobre.

Campagne d’Indochine
Laos
– La 7e Division japonaise arrive aux abords de Louang-Prabang et, miracle, les Thaïlandais sont exacts au rendez-vous ! Ils ne sont plus qu’à quelques kilomètres au sud de la ville.
Face à ces troupes, les restes d’unités battues et refoulées au début de l’année : le 3e Bataillon de Tirailleurs Laotiens, le 1er Régiment de Tirailleurs Annamites, le 4e Régiment de Volontaires Vietnamiens, plus quelques guerriers Hmong qui ont échangé leurs arbalètes pour de vieux fusils Lebel et un groupe de Français faisant office de compagnie d’armes lourdes, avec une douzaine de mitrailleuses, cinq ou six mortiers de 81 mm, trois canons de 75 mm et deux automitrailleuses (ou du moins, des engins improvisés décorés de ce nom). La plupart de ces combattants portent des uniformes dépareillés, certains arborent même le pyjama noir des Vietnamiens. Toutes ces unités – qui n’ont jamais prétendu être des troupes d’élite – sont loin d’être à plein effectif et les Nippo-Thaïlandais, qui bénéficient d’un armement bien supérieur, sont aussi en nette supériorité numérique. Seul avantage des défenseurs : cela fait des mois qu’ils se préparent. Plusieurs lignes de tranchées renforcées de bunkers construits avec les moyens locaux en défendent les accès.
Mais la ville elle-même pose un problème : ancienne capitale du Laos, elle abrite de nombreux palais et encore plus de temples bouddhistes, que le clergé local n’a aucune envie de voir détruits sous les bombes japonaises.
C’est pourquoi, au crépuscule, une forte délégation de moines en robes safran, accompagnés de représentants de la municipalité et d’un capitaine français portant un drapeau blanc, sort de la ville et se dirige vers les positions japonaises. Par bonheur, le Lt-général Nobory sait l’autorité considérable dont jouit le clergé bouddhiste. Quand les moines lui expliquent que Louang-Prabang elle-même est déclarée ville ouverte, même si les collines qui l’entourent seront défendues, il comprend qu’on lui offre le moyen d’échapper à ces combats de rue que tout général préparant l’attaque d’une ville appréhende. Il accepte donc de ne pas bombarder la cité et de respecter la vie de ses habitants, à condition que ses adversaires ne tentent pas de la transformer en forteresse.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 10:25    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Et zut... dommage que Sting n'ai pas lu la première publication de ce récit...

Tant pis. @Anaxagore : je vais revoir le texte (j'archive !).
Apparemment (Anaxagore, merci de confirmer) les Japonais arrivent par le Sud-est, par la route n°13 sur les plans disponibles (à l'époque, c'était sûrement plus une piste qu'une route).
Les Thaïs manoeuvrent pour arriver par le sud-ouest, en longeant le Mékong.

En résumé, l'assaut va se heurter à une ligne de défense, mais les moines vont déclarer ouverte la ville elle-même.
Il me semble que l'essentiel du texte sera sauvegardé.
Je vais revoir ça, Sting nous dira s'il pense que ça tient debout.


Les Japonais arrivent du sud-est, mais les Thaïlandais du sud-sud ouest
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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 10:35    Sujet du message: Répondre en citant

22 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Milne Bay
– Les Japonais continuent à lancer plusieurs attaques aériennes par jour contre les positions australiennes, mais le rythme et l’importance de ces attaques ont décru de moitié depuis quinze jours. En effet, ils ont du mal à utiliser leurs avions les plus lourds à partir du terrain de Turnbull et leurs difficultés se sont accrues à cause du bombardement du 7, dont ils n’ont pas encore récupéré. L’Armée japonaise décide finalement de replier ses Ki-21 (Sally) sur l’aérodrome de Rabaul.
Cependant, la Marine Impériale lance chaque jour de Rabaul contre Mullins Harbour un raid de 15 à 20 G4M (Betty) escortés de Zéro, démonstration de force qui ne laisse pas de vexer quelque peu les aviateurs de l’Armée.
L’état-major japonais choisit alors de renforcer la vingtaine de Ki-43 Hayabusa (Oscar) et les treize Ki-44 Shoki (Tojo) qui lui restent à Milne Bay avec une poignée de Ki-45 Toryu (Nick). Ces bimoteurs de chasse lourde et d’assaut, qui viennent d’entrer en service, vont se faire rapidement une redoutable réputation.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.
………
Iles Salomon – Au large de Rabaul, le grand cargo Onoe Maru reçoit deux torpilles, dont une n’explose pas. Sur le point de couler, il réussit cependant à gagner le port, pendant que les escorteurs pourchassent le sous-marin responsable, sans succès. C’est le Français Le Glorieux, qui rentre à Nouméa avec de légères avaries.

San Diego (Californie) – Le CA Duquesne arrive à l’arsenal. Le « héros français de Guadalcanal » (comme dit la presse locale), portant encore ses blessures visibles de tous, est accueilli en grande pompe, avec musique de la flotte, garde d’honneur et parterre d’amiraux sur le quai.
Il va subir pendant six mois des travaux portant principalement sur l’agrandissement des superstructures avant (qui seront capables d’accueillir un état-major combiné), la suppression de la catapulte et des installations pour hydravion, le remplacement de la grue et de la drome, la modification de l’artillerie, l’augmentation sensible des moyens de transmissions et de détection modernes ainsi que l’adaptation des infrastructures d’hébergement.

Campagne d’Indochine
Louang-Prabang (Laos), 06h00
– Par radio, Japonais et Thaïlandais s’entendent pour coordonner l’assaut de la ville. Les Japonais attaqueront par le sud-est et l’est à 08h00. A 10h00, les Thaïlandais attaqueront la ville par le sud-ouest, en longeant le Mékong.
08h00 – La bataille commence par un raid aérien. Six Kawasaki Ki-48 (Lily) du 3e Hikoshidan, puis trois Mitsubishi Ki-51 (Sonia) bombardent et mitraillent les premières lignes françaises. L’artillerie japonaise enchaîne sans temps mort, couvrant les positions des défenseurs d’un feu roulant d’obus de mortiers et de canons de tous calibres. Simultanément, les Type 97 de la 1ère Compagnie de chars gagnent lentement, sous le couvert de la végétation luxuriante, le point de départ de leur attaque.
08h30 – Les tirs de l’artillerie japonaise détruisent le bunker défendant l’entrée sud-est de la ville. A ce moment, l’infanterie commence à avancer au petit trot, profitant des coupures du terrain. Les hommes ont garni de feuilles le filet de leurs casques et ne portent que leur paquetage d’assaut, un léger boudin de toile en travers de la poitrine. Bien sûr, ils ont déjà mis baïonnette au canon.
Lorsque les premières troupes arrivent au contact, elles constatent que des rizières asséchées forment sur tout le secteur un glacis de deux cent mètres de profondeur et l’attaque se heurte à des tirs nourris d’armes automatiques. Sagement, le commandant du bataillon de tête suspend l’attaque et fait installer mortiers et mitrailleuses pendant qu’il décroche le téléphone de campagne qui l’a suivi. Sa demande de soutien est relayée auprès des trois Ki-51 venus relayer le premier groupe engagé. Les monomoteurs à train fixe assaillent aussitôt les tranchées, malgré les tirs de quelques mitrailleuses et d’un unique canon de 25 mm AA.
Pendant ce temps, à l’est de la ville, les tanks et les automitrailleuses avancent jusqu’aux maisons d’un ban (village laotien) que les défenseurs ont transformé en bastion avancé. Mitrailleuses et mortiers ne leurs font guère de mal aux véhicules, mais les fantassins qui les suivent ont de lourdes pertes. Pour les protéger, une automitrailleuse embrase une paillote, puis une autre, à coup d’obus incendiaires.
09h00 – Les Japonais sont toujours arrêtés par les premiers obstacles. On se bat au milieu du petit village, qui flambe de toute part et les pertes s’élèvent rapidement – un obus de mortier chanceux a même fait sauter la voiture du commandant Yosuka.
Plus au sud, ce n’est guère mieux, malgré le raid aérien. Le lieutenant-général Nobory lance alors les chars de la 2e Compagnie blindée dans les rizières pour soutenir l’infanterie, et réclame un nouveau raid aérien, mené par trois Ki-48. Trois chars légers s’avancent enfin au milieu des rizières, sans rencontrer d’opposition. Les bunkers ont été fracassés par l’artillerie, les tranchées sont remplies de cadavres hachés par les mitrailleuses des avions.
Sur leur droite, les blindés du premier groupe ont repris leur avance. Ils atteignent la ligne principale de résistance, mais, manquant de soutien d’artillerie, masquée par la fumée de l’incendie du village, ils sont contraints à une progression prudente. Il faut détruire chaque bunker, l’un après l’autre, avant que les fantassins se jettent dans les tranchées pour les nettoyer à la baïonnette.
Sur l’aile gauche japonaise, une compagnie d’infanterie pénètre dans une cocoteraie au pas de charge, malgré des tirs sporadiques. Trop confiants, ils avancent sans voir deux bunkers soigneusement camouflés et dont les mitrailleuses attendent le dernier instant avant de faucher les téméraires. Quelques tanks viennent à la rescousse, retardés par les cocotiers, mais ils ont toutes les peines du monde à détruire les fortifications, constituées de balles de latex ! Ils n’y parviendront qu’en tirant directement dans les embrasures, après une dizaine d’essais.
10h00 – Le lieutenant-général Nobory commence à s’inquiéter, car il est sans nouvelle de ses alliés thaïlandais, qui devraient pénétrer en ville par le sud. Néanmoins, les quelques armes lourdes des défenseurs sont éliminées une à une. Au sud-est, les Volontaires Vietnamiens sont peu à peu chassés de leurs retranchements par l’infanterie japonaise et à l’est, les Tirailleurs Annamites commencent à céder.
10h30 – La ville est presque prise. Les Vietnamiens et les quelques Français encore à peu près bien organisés décrochent vers le nord. La voie est libre pour les troupes japonaises.
11h00 – Les derniers défenseurs se débandent et abandonnent leurs positions pour tenter de s’enfuir. Beaucoup sont massacrés. Les Japonais feront moins de cent prisonniers – les consignes sont de ne pas s’encombrer de prisonniers blessés…
Comme promis, la ville elle-même n’est pas défendue et le général Nobory peut faire hisser le drapeau au Soleil levant sur Louang-Prabang.
C’est alors qu’il a enfin des nouvelles des Thaïlandais. Longeant le Mékong, ces derniers se sont retrouvés opposés au 3e Bataillon de Tirailleurs Laotiens. Face à leurs ennemis héréditaires et malgré leur infériorité numérique, les Laotiens se sont battus farouchement, défendant chaque buisson, chaque paillotte, chaque caillou. Ils ont été anéantis, mais les Thaïs ont perdu au moins autant d’hommes.


23 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Sydney
– Les vieux croiseurs légers HMS Danae et Dragon (contre-amiral Colvin) font escale en Australie pour un peu de repos, entraînement et rééquipement avant de partir pour Port Moresby. Les équipages britanniques s’inquiètent quelque peu devant l’attitude des ouvriers du chantier naval de la Royal Australian Navy, à Garden Island, qui semblent avoir une obsession : installer des mitrailleuses de .303 et de .50 ainsi que des canons Œrlikon de 20 mm dans tous les coins possibles. Leurs officiers sont encore plus troublés par les informations qu’ils reçoivent. L’un d’entre eux interroge l’amiral Colvin sur le ton de la plaisanterie : « Il semble que nos deux navires soient sur le point d’entamer le chapitre le plus passionnant de leur longue vie – mais aussi celui que l’on nous prédit être le plus court. » A sa grande inquiétude, Colvin hoche la tête…

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.
………
Ironbottom Sound – Peu après minuit, l’escadre de Tanaka (le croiseur léger Jintsu, réparé, et les six destroyers Fubuki, Hatsukaze, Hayashio, Kuroshio, Oyashio et Yukikaze) effectue un bombardement de harcèlement sur les positions alliées, faute de trouver un gibier plus intéressant en mer. Cette nuit-là, le sous-marin américain S-30 patrouille dans la zone. Alerté par la canonnade, il intervient et lance quatre torpilles, dont une frappe le destroyer Fubuki – comme par hasard, une adjonction récente à l’Escadre des Mers du Sud.
Pendant que le Jintsu assiste le blessé, les autres destroyers pourchassent le S-30. Au bout d’une heure et demie, le petit sous-marin est forcé de faire surface et aussitôt achevé au canon. Deux survivants réussissent à quitter l’épave ; ils seront recueillis le lendemain sur une plage par les Marines.
En revanche, Tanaka est obligé de faire couler le Fubuki, trop gravement touché pour être sauvé.

Campagne d’Indochine
Laos, le long du Mékong
– Depuis la veille, les Japonais poursuivent les survivants de la bataille de Louang-Prabang. Leurs avions d’observation leur ont permis de localiser plusieurs bandes pitoyables, et le QG, installé à Louang-Prabang, a pu prévoir la route qu’elles emprunteraient. C’est ainsi qu’une embuscade a été tendue à un groupe de deux cents Vietnamiens environ. Les fuyards, épuisés et ne se préoccupant pas de couvrir leurs flancs, n’ont pas la moindre chance. Les tirs des armes automatiques les plongent dans la panique et bien peu tentent de se défendre. Moins d’une dizaine d’hommes survivent au massacre.
A l’insu des Japonais, cette scène a eu pour témoin un petit groupe de survivants, bien mieux organisés. Ce sont des soldats du 1er Régiment de Tirailleurs Annamites : le lieutenant Jean-Louis Delyaen, l’adjudant Bui Pho Chi, le sergent Nam et six tirailleurs. Par malheur pour les Japonais, ces hommes sont d’une autre trempe que les paysans vietnamiens sans instruction militaire qu’ils viennent de tuer. Parti avec huit hommes de la vallée du Mékong, le lieutenant Delyaen arrivera à Dien-Bien-Phu deux mois plus tard avec soixante soldats et un palmarès de coups de main inégalé dans cette partie du monde. Il y a des hommes qu’il vaut mieux ne pas mettre en colère.


24 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Port Moresby
– Les Alliés créent une nouvelle task-force dont la mission est de ravitailler Mullins Harbour en passant les récifs côtiers. Ces navires sont immédiatement baptisés les Reef Runners (les Coureurs de Récifs), nom qui leur restera. Le navire amiral est le croiseur léger HMNZS Leander. La force comprend aussi les deux vieux croiseurs légers anglais HMS Danae et Dragon, quatre Américains, les deux destroyers USS Lardner et Walke et les transports rapides (APD) USS Rathburne et Talbot, le destroyer australien HMAS Vendetta, endommagé quelque temps plus tôt lors de la bataille du Détroit de Chine et réparé à la hâte (la RAN prévoit d’envoyer dès que possible deux destroyers de classe N), le vieux destroyer HMS Thracian (qui, après les dommages subis lors de la bataille du Détroit de Chine, ne peut plus donner que 23 nœuds) et un joyeux mélange de petits bateaux de tous types.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.


25 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Région de Milne Bay
– Quatre Ki-45 Toryu (Nick) attaquent un petit convoi repéré par un Ki-46 (Dinah) de reconnaissance dans une crique, 10 nautiques à l’est d’Amazon Bay. Ce convoi est composé du caboteur côtier Fly (190 GRT), du Puncuk Putih (un caboteur de l’archipel indonésien de 280 GRT), d’un prao à moteur de 50 tonnes et du dragueur de mines HMNZS South Sea. Celui-ci est un chalutier tout juste réquisitionné de 322 GRT, armé d’un vieux 4 pouces et de mitrailleuses. Il fait de son mieux pour gêner les avions japonais, mais c’est loin d’être suffisant. Les trois bateaux qu’il escorte ont un chargement varié, dont des barils de pétrole rangés sur le pont. Arrosés de balles et d’obus, ils sont vite en flammes et tous trois sont perdus.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Au terme de quinze jours d’un épouvantable calvaire pour les artilleurs et les ouvriers coréens qui les assistent, l’artillerie lourde japonaise est enfin en position. Six canons de 150 mm (les trois autres se sont perdus en route, deux renversés au bas d’un escarpement, le troisième avalé par un marécage). Ces six pièces ne tarderont pas à devenir fameuses chez les Marines sous le nom générique de Pistol Pete.

La guerre sino-japonaise
Campagne de Chekiang et Kiangsi (épilogue)

Près de trois mois après les affrontements principaux, les combats s’achèvent tout à fait.
A l’est, les forces chinoises ont réussi à repousser la 13e Armée jusqu’à Chao-Hsein et à contenir les unités débarquées à Wenchow dans une poche autour de ce port.
Au nord, les divisions du général Hsueh Yueh ayant dû retourner dans la région de Changsha pour éviter une attaque japonaise venue du Wuhan, les Chinois reculent de 50 km jusqu’à Chi-Jin, région de lacs et de marais facile à défendre.
Malgré ce repli, il est clair que l’offensive japonaise en Chekiang et Kiangsi a tourné à la catastrophe pour les attaquants. Les restes de la 11e Armée (35 000 hommes sur près de 100 000 deux mois plus tôt) ont été sauvés de justesse. Cette grande victoire des Chinois conforte considérablement le gouvernement de Tchang Kaï-Chek.


26 octobre
Campagne de Nouvelle-Guinée
Région de Milne Bay
– Jusqu’au début de novembre, les pluies sont encore plus denses que d’habitude sur la pointe est de la Nouvelle-Guinée. Les deux camps s’installent alors dans une sorte de routine. Les Japonais (quand le temps le permet) effectuent trois fois plus de sorties de bombardement que les Alliés, mais les deux camps peuvent ravitailler leurs forces. Les Alliés sont encore en retard, mais leur force d’infanterie grossit régulièrement, ainsi que son ravitaillement.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.

La guerre sino-japonaise
Les bombardiers US aux portes du Japon
Hong Kong
– A la stupéfaction des Japonais, la ville est bombardée par 12 B-25 de la China Air Task Force (CATF) escortés par 9 P-40 (1). Des Ki-43 de l’aviation de l’Armée Impériale abattent un B-25 et un P-40, perdant eux-mêmes deux appareils. Le raid a bien été détecté par radar, mais tardivement, et personne n’a envisagé que les appareils en question puissent être ennemis. Le bombardement touche la zone des quais, provoquant de gros dommages. Dans la nuit, neuf B-25 et trois B-17 tout juste arrivés en Chine attaquent à leur tour, visant les incendies allumés par le raid diurne.
Cette attaque, premier effort de la CATF contre les ports chinois, provoque une grande consternation dans l’Armée Impériale, qui va devoir déployer des Ki-44 sur les points les plus sensibles et renforcer l’entraînement des radaristes.
Ce qui inquiète le plus l’état-major japonais est qu’il se rend compte que des bombardiers lourds américains basés en Chine pourraient visiblement bombarder le Japon, quoique avec une charge de bombes réduite. Comment défendre l’Archipel contre de tels raids ? La construction d’un réseau radar pour détecter les raids et guider les intercepteurs est accélérée. La question des intercepteurs eux-mêmes est une autre affaire.


27 octobre
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Poursuite des activités de patrouilles.

Sydney – Les renforts franco-américains pour le Pacifique sont enfin à pied d’œuvre. Il s’agit de l’Escadre Française du Pacifique (BB Dunkerque et Strasbourg, CA Tourville, DD Le Hardi, Le Foudroyant, L’Adroit, Casque), de la Task-Force 34.1 (BB Indiana et Massachusetts, CL Columbia, DD Beatty, Cowie, Doran, Fitch, Forrest, Knight, Mervine, Quick) et de la Task-Force 34.2 (CVE-26 Sangamon (2), CVE-29 Santee (3), CVE-27 Suwanee (4) et leur écran : CL Cleveland et DD Bailey, Bancroft, Barton, McCalla, Meade, Murphy, Rodman, Fletcher, Jenkins, Nicholas, O’Bannon et Saufley) – soit quatre cuirassés, trois porte-avions d’escorte, un croiseur lourd, deux croiseurs légers et vingt-trois destroyers.



Notes
1-Rappelons que la CATF est une unité américaine qui se bat en Chine. La ROCAF (Republic of China Air Force) est la force aérienne chinoise, quoiqu’à la fin de 1942 au moins, la plupart de ses pilotes ne soient pas chinois (ils sont le plus souvent aussi américains que ceux de la CATF).
2- Avec la VGF-26 (12 F4F-4) et la VGS-26 (9 TBF-1 et 9 SBD-3).
3- Avec la VGF-29 (14 F4F-4) et la VGS-29 (8 TBF-1 et 9 SBD-3).
4- Avec la VGF-27 (16 F4F-4) et la VGS-27 (12 TBF-1).
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 11:17    Sujet du message: Répondre en citant

22 octobre, Louang Prabang 9h00

Le lieutenant-général Nobory lance alors les chars de la 2e Compagnie blindée dans les rizières pour soutenir l’infanterie, et réclame un nouveau raid aérien, qui sera mené par trois Ki-48.
(Dis comme ça, on n'a pas l'impression que Nobory a demandé précisément trois Ki-4Cool

26 octobre, Nouvelle Guinée
... mais les deux camps peuvent ravitailler leurs forces. Les Alliés sont encore en retard, mais leur force d’infanterie grossit régulièrement, ainsi que son ravitaillement.
(Répétition !)
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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 11:22    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour ,
une 'tite coquille dans l'ecriture du nom du lieutenant Delayen... ecrit Dalyaen (les 2 fois).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2013 12:03    Sujet du message: Répondre en citant

Merci à tous les deux.

J'attends surtout les observations de Sting, quand le décalage horaire nous les apportera...
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