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Texte intégral, Asie-Pacifique, Juillet 1942
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Auteur Message
Anaxagore



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MessagePosté le: Jeu Déc 06, 2012 23:55    Sujet du message: Répondre en citant

Et le vietnamien... je trouve un nom différent par carte Rolling Eyes
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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sting01



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Messages: 1452
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MessagePosté le: Ven Déc 07, 2012 03:31    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Et le vietnamien... je trouve un nom différent par carte Rolling Eyes


Le vietnamien est un cas different, similaire au Bahasa Malaya.

Ces deux langues ont eu leurs graphies (calligraphies?) changees par leurs propres lettres.

Donc normalement les seuls problmes devraient etre des liasons mal T'A propos (nom en deux mots ou en un seul; trait de liaison, espace separateur).

Cela est a rapproche de Pekin/ Beijing; ou de Sawasdi kreub/ Savadee Krah/ Sawadee Krub/ Sawadee Krap!
_________________
La can can-can, cancouillote,
c'est pas fait pour les francois.

Anscarides je suis ne,
heritier de la Comte je serai.
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Hendryk



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MessagePosté le: Ven Déc 07, 2012 06:19    Sujet du message: Répondre en citant

patrikev a écrit:
16 juillet
(...)
La guerre sino-japonaise
Campagne de Chekiang et Kiangsi – Les Japonais jouent leur dernier atout. La Marine Impériale débarque dix mille hommes à Wenchow et cette force avance bientôt vers l’intérieur des terres, désorganisant les arrières de la 3e Zone de Guerre.


Wenchow (transcription anglaise Wade), ce serait plutôt Wen-tcheou (École française d'Extrême-Orient) ou Wenzhou (Pinyin). Bon, la transcription des noms chinois est encore plus désespérante que celle des noms d'Europe de l'Est.

C'est bien le problème, faute d'utiliser le système standard, on se retrouve avec des orthographes multiples pour un même nom selon qu'on se base sur des sources francophones (EFEO) ou anglophones (Wade-Giles). Et si le lecteur, lui, n'est pas familier de ces sources, il n'a plus qu'à deviner, par exemple, que Foochow et Fuzhou sont un seul et même endroit--alors que le Shansi et le Shensi sont bel et bien deux provinces différentes.

Une solution, puisque tu évoques l'Europe de l'Est, serait de faire pareil et de mettre entre parenthèses, à côté du nom en pinyin, sa translitération "historique" la plus fréquente. Je peux m'en charger pour soulager Casus qui a déjà une productivité de moine bénédictin.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Déc 07, 2012 08:34    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
Une solution, puisque tu évoques l'Europe de l'Est, serait de faire pareil et de mettre entre parenthèses, à côté du nom en pinyin, sa translitération "historique" la plus fréquente. Je peux m'en charger pour soulager Casus qui a déjà une productivité de moine bénédictin.


Amen !
(et merci)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Déc 07, 2012 10:19    Sujet du message: Répondre en citant

25 juillet
Bataille de Singapour – III

Le repli des forces alliées de Johore dans l’île de Singapour s’achève sans incident majeur.
En face, les sept divisions d’infanterie et la brigade blindée sous les ordres de Yamashita commencent lentement à prendre position sur les rives du détroit de Johore pour préparer un nouvel assaut.

Campagne des Philippines
Baie de Manille
– Fort Drum se rend, ses provisions de nourriture totalement épuisées. Les Japonais peuvent enfin entrer et sortir librement de la baie. La campagne des Philippines semble terminée.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Quatre Whitley et trois Manchester de la RAAF attaquent Tenaru de nuit, causant quelques dommages mineurs.
………
Pacifique Sud-Ouest – Quatre G4M1 bombardent Brisbane, mais ne causent aucun dommage notable. Quatre autres attaquent Nouméa, mais sont obligés de se débarrasser de leurs bombes pour fuir, car il y a cette fois une patrouille de chasse qui fait bonne garde. Enfin, quatre Betty recherchent des navires alliés, mais sans résultat.
………
Sydney – Venant de Fremantle, l’hydravion Golden Horn (RAF X-8273) amerrit sans incident.

La guerre sino-japonaise
Campagne de Chekiang et Kiangsi
– L’une des attaques de la 13e Armée japonaise progresse de 15 km avant d’être arrêtée à Hang-Fang. Pendant ce temps, les forces d’Anami attaquent elles aussi en direction d’Hang-Fang, et sont elles aussi bloquées. Mais il s’agit d’une feinte : au même moment, Anami lance ses meilleures troupes vers le sud.


26 juillet
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Brisbane
– Quatre G4M1 venus de Tenaru bombardent à nouveau Brisbane. Ils touchent le centre-ville. Il y a peu de pertes humaines, mais la rupture d’une canalisation de gaz provoque un incendie qui, attisé par le vent, ravage quatre blocs d’immeubles.
………
Pacifique Sud-Ouest – Deux groupes de quatre G4M1 décollent de Tenaru, armés de bombes pour économiser les torpilles. En fin de matinée, l’un de ces groupes repère des navires américains, 200 nautiques à l’est de la Nouvelle-Calédonie. L’USS Brazos (un vieux pétrolier chargé de pétrole brut) est escorté par les DMS Sicard et Pruitt (de vieux “four-pipers” convertis en dragueurs). Les G4M1 les attaquent. Deux bombes touchent le Brazos, qui explose en geyser de flammes. Le Pruitt reçoit une bombe et trois autres le ratent de peu ; il stoppe, ses machines atteintes. Les deux navires sont abandonnés et sombreront dans la journée. Les pertes humaines sont très faibles, grâce au Sicard, qui récupère les naufragés.
Mais les Américains se sont énergiquement défendus, et deux G4M1 sont gravement endommagés. Ils ne peuvent rejoindre Tenaru et se posent en mer – des hydravions H6K réussiront à récupérer les équipages. Les deux autres Betty ont en réalité moins de chance. Les appels à l’aide des navires américains ont été entendus, et les bombardiers sont rattrapés par deux DB-73M2 de l’AB8, qui les abattent sans autre forme de procès. Les obus de 20 mm déchiquettent la structure fragile des bombardiers Mitsubishi et les deux avions s’écrasent en mer sans laisser le temps de sauter à leurs équipages.
Mais l’épisode du jour ne doit pas masquer que les G4M1 de Tenaru n’ont plus guère de cibles navales. Les navires alliés sont déroutés pour ne pas passer à moins de 1 300 nautiques de Tenaru, sauf s’il est impossible de l’éviter. Les navires obligés de se rendre dans cette zone choisissent une route minimisant leur temps de vulnérabilité et les DB-73M1/2 de l’AB8 patrouillent dans cette zone pour les protéger.
Néanmoins, la Marine japonaise a une bonne idée des mouvements des navires alliés dans cette zone. Ses avions ont pu constater que Nouméa est encombré de navires et que les Alliés concentrent dans la région des forces importantes. Cependant, l’état-major de la Marine Impériale en a conclu que ces forces préparaient la défense de la Nouvelle-Calédonie contre une future offensive japonaise (ce qui convient très bien aux Japonais, qui voient poindre la perspective d’une Bataille Décisive correspondant à leurs objectifs). Tout au plus certains envisagent-ils le risque d’un débarquement de commandos sur Guadalcanal. Les unités des troupes de la Marine qui défendent Tenaru sont alertées en conséquence. Les services de renseignements japonais excluent en tout cas toute action amphibie à grande échelle de la part des Alliés avant la fin de l’année 1942.


27 juillet
Bataille de Singapour – IV
Baie de Kuching
– L’escadre de l’amiral Kondo (qui patientait à Kuching depuis trois semaines) appareille pour une opération de réduction des défenses de Singapour. Le commandement de l’Armée impériale a en effet promis que la deuxième offensive contre Singapour, retardée à plusieurs reprises, allait enfin commencer.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Guadalcanal
– Dans la nuit, six Whitley et quatre Manchester de la RAAF attaquent Tenaru et, pour la première fois, Tulagi. Deux bombes frappent une réserve d’essence près de Tanimbogo, provoquant un incendie qui détruit la moitié du carburant entreposé là dans des barils. L’un des Manchester est perdu en raison d’un incendie de moteur au-dessus de la Nouvelle-Calédonie, mais l’équipage peut sauter et tous les hommes sont sauvés.
Pendant le raid, un PBY-5 français effectue une mission de “reniflage radar” pour identifier l’équipement de la station japonaise opérant à Guadalcanal.

Nouméa – Quatre G4M1 de Tenaru, à nouveau détectés tardivement, attaquent le port quelques minutes après l’aube, profitant de la brume matinale qui empêche le décollage des P-40 de l’AC-20. Mais cette même brume masque les cibles des bombardiers, et ils n’infligent aucun dommage.
En fin de matinée, l’hydravion transportant le général Martial Valin et les officiers de sa commission d’enquête arrive en Nouvelle-Calédonie.

Pacifique Sud-Ouest – Un hydravion japonais repère des transports alliés, mais les bombardiers envoyés les attaquer ne les trouvent pas. En contrepartie, les hydravions de reconnaissance japonais échappent aux patrouilles des DB-73M1/2 français.

Brisbane – Quatre G4M1 attaquent Brisbane. Ils ne causent que de légers dommages et sont pour la première fois pris pour cibles par quelques canons de DCA.
Ce même jour est marqué à Brisbane par un événement discret, mais d’une bien plus grande importance que le harcèlement japonais. Le contre-amiral Charles A. Lockwood, commandant des sous-marins de l’US Navy dans le Pacifique Sud-Ouest, reçoit un long message radio du Bureau des Munitions de la Navy (Bureau of Ordnance) selon lequel : « (…) le réglage en profondeur des torpilles semble défectueux et tend à être excessif. Lors d’essais récents, il a été constaté que des torpilles filaient dix pieds plus profond que ce qui était souhaité. Le dispositif d’anti-contre-explosion [évitant le dérèglement du gyroscope en cas d’explosion dans le secteur] est erratique et son inactivation est autorisée à la discrétion du commandant du sous-marin. »
Ce message confirme les craintes exprimées par la plupart des officiers sous-mariniers américains depuis le début de la guerre. Ainsi, dès le mois de décembre 1941, le commandant du Sargo (Lt-Commander T.D. Jacobs), qui avait constaté la non-explosion de treize (!) torpilles, avait expérimenté des modifications du réglage de la profondeur. De plus, il avait débranché le détecteur d’influence magnétique. L’appareil était censé déclencher l’explosion d’une torpille passant sous la quille du navire visé, et provoquer alors des dommages bien plus importants que son explosion au contact du flanc de la coque. Mais cela obligeait à régler les torpilles pour une course en profondeur.
De nombreuses discussions entre sous-mariniers américains, anglais et français, à Fremantle ou à Brisbane, avaient convaincu les premiers qu’il y avait « quelque chose de pourri au royaume de nos torpilles » selon l’expression du contre-amiral Lockwood. Finalement, le 20 et le 21 juin, le Captain Fife, à Brisbane, avait tiré des torpilles contre un filet de pêche cible spécial, et observé que ces torpilles filaient vraiment trop profondément.
Dans son rapport envoyé avec l’approbation de Lockwood à Pearl Harbour, et qui devait aboutir sur le bureau de l’amiral King, le Captain Fife ajoutait : « Les sous-marins français opérant d’Australie Orientale [Brisbane] ne sont pas plus modernes que nos plus récents sous-marins océaniques. Dans une certaine mesure, ils sont équivalents à nos classe Perch d’avant-guerre. Leurs torpilles, qu’elles soient d’origine française ou qu’il s’agisse de Mk-VIII anglaises adaptées aux dimensions françaises, ne peuvent être considérées comme plus évoluées que celles qu’utilisent nos propres sous-marins océaniques. Dès lors, il serait erroné de supposer que les résultats obtenus par les sous-marins de nos alliés sont le fruit d’une supériorité technique quelconque sur nos meilleurs matériels.
Les commandants français sont extrêmement agressifs et fréquemment prêts à s’approcher à très courte distance avant de tirer, mais c’est aussi le cas de nos propres officiers. Cependant, les équipages français sont tous très entraînés et utilisent le tir en gerbe. Ils méprisent ouvertement tous les dispositifs de mise à feu trop complexes et se fient à la fusée de percussion.
Si l’expérience du combat peut rendre compte au début de l’utilisation de meilleures tactiques, on ne peut échapper à la conclusion que les torpilles de nos alliés sont bien plus fiables que les nôtres. Cette supériorité ne peut être liée uniquement à un réglage de profondeur défectueux, même si ce facteur est certainement responsable d’au moins 50% des échecs dont nos sous-marins ont souffert jusqu’à présent. Si on ne peut écarter le fait qu’un entretien défectueux, dans les très dures conditions du combat, ait pu provoquer un mauvais rendement de certaines torpilles, la fiabilité du détecteur d’influence magnétique est aujourd’hui mise en doute par tous les commandants de sous-marins du Southwest Pacific Command. »
Malheureusement, le Bureau of Ordnance, tout en acceptant les résultats des tests de réglage de profondeur conduits à Brisbane, reste réticent à admettre la seconde conclusion du Captain Fife. Le détecteur d’influence magnétique est encore considéré comme l’un des secrets les plus importants de l’US Navy.

Pearl Harbour – Les “croiseurs sous-marins” USS Argonaut, USS Nautilus et MN Surcouf commencent à s’entraîner à des assauts amphibies avec le 2e Raider Battalion du Lt-Col. Evans F. Carlsons, USMC. Il est prévu de confier aux trois gros submersibles une diversion stratégique dans les îles Gilbert.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Buna (côte nord de la Papouasie/Nouvelle-Guinée) – Des transports japonais débarquent plusieurs milliers d’hommes en préparation d’une offensive vers Port-Moresby à travers la chaîne Owen Stanley.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Au large de la côte est de l’Australie, 12h15
(opération Oni, phase 3c) – Le Ro-65, embusqué tout près de la côte, attaque un cargo et son escorteur au large de Newcastle peu après qu’ils aient quitté le port, en eaux peu profondes. Il tire une salve de six torpilles à 3 200 mètres. Le Sontay (8 917 GRT, à moitié rempli de charbon, allant de Newcastle à Brisbane, où il doit charger de la farine à destination de Nouméa) est touché par deux torpilles, l’une au milieu, l’autre à l’avant. La proue brisée, il stoppe. L’aviso qui l’escorte échappe à une torpille qui passe sous sa coque.
Le Sontay, très gravement endommagé, s’échoue à Stockton Beach ; il est irréparable. Il n’y cependant pas eu de pertes humaines.
Au lieu de s’échapper vers le large, le Ro-65 se rapproche encore de la côte et va se poser sur le fond. Cette tactique se montre efficace, car l’aviso, bientôt rejoint par un avion, le recherche vers le large. Le sous-marin s’échappe dans la nuit et, n’ayant plus de torpilles, repart vers Kwajalein.
(D’après Research for Australian Official Histories, 1949, notes de Mr Norman)

Opération Roundshot (Boulet) / Falconet (Fauconneau) (voir annexe C B3)
Port-Blair (îles Andaman)
– Les 72 hommes du commando français du colonel d’Astier de la Vigerie, stationnés dans les Andaman depuis l’annulation de l’opération Coucou, qu’ils devaient effectuer dans le cadre de Pedestal, embarquent avec 11 éclaireurs indigènes sur le mouilleur de mines rapide HMS Manxman pour l’île d’Elphinstone. Cette île, située par 12°85 Nord et 98°06 Est et connue dans la région sous le nom de Thayawthadangyi Kyun, fait partie de l’archipel Mergui. Elle a été choisie par les agents du SOE britannique pour y créer une base secrète afin de recueillir des renseignements sur les forces et les mouvements japonais dans la région et d’établir des liens d’amitié avec la population locale, connue sous le nom de “Mergui Sea Gypsies”, les Gitans de la Mer de Mergui. Une fois créé un réseau d’observateurs côtiers, le commando et ses nouveaux alliés seront prêts à soutenir les opérations offensives dans la région, prévues pour 1943.
L’odyssée du commando sera racontée par l’un de ses membres, ancien soldat dans une unité blindée de la Campagne de France, Jean-Marie de Beaucorps, dans la seconde partie de ses mémoires (Soldat de Plomb et Soldat de Jade, Ed. Michalon, 1998 et 2000).


28 juillet
La bataille de Singapour – IV
Singapour
– La 2e Flotte du vice-amiral Nobutake Kondo arrive ce matin à 150 km à l’est de l’île. La 4e Division de Porte-avions (CVL Junyo et Ryujo , contre-amiral Kakuji Kakuta) et la 2e Division de Cuirassés (BB Yamashiro et Hyuga) sont accompagnées par la 4e Division de Croiseurs : CA Atago (amiral) et Chokai et couvertes par un écran (CL Abukuma (amiral), DD Akebono, Nenohi, Sazanami, Ushio, Wakaba, Hatsuharu et Hatsushimo, contre-amiral Sentaro Omori).
Les appareils des deux porte-avions commencent à s’en prendre aux batteries côtières et aux entrepôts. Les deux raids lancés ce jour-là se heurtent à une DCA très dense, qui abat trois D3A1 et deux A6M2.

Pacifique Sud-Ouest
Brisbane
– Deux G4M1 de Tenaru mènent un raid nocturne de harcèlement qui ne cause que de légers dommages.
………
Nouméa – Dans la nuit, 14 G4M1 de Tenaru attaquent la zone d’entrepôts située près du port de Nouméa, provoquant plusieurs incendies. Certains bâtiments ne sont que des leurres, mais plusieurs entrepôts ont bien été touchés, dont un dépôt de munitions qui est perdu. On commence alors à disperser les grandes quantités de ravitaillement accumulées dans le secteur.
Un G4M1 a été abattu par la DCA, mais cela ne suffira évidemment pas à dissuader les attaquants. Il est décidé qu’en cas de besoin (alerte radar), les DB-73/M2 de l’AB8, aidés par les projecteurs, pourront jouer les chasseurs de nuit, en attendant l’arrivée d’appareils spécialisés.
………
Guadalcanal – Quatre Whitley et deux Manchester de la RAAF, avec deux B-17 de l’USAAF, attaquent Guadalcanal. Deux A6M2 sont endommagés à Tenaru.
Après les raids de la nuit, en tenant compte des pertes définitives et des avions endommagés et réparés, il en reste à Tenaru 14 Zéro opérationnels.
………
Iles Koro (Fidji) – Les navires amphibies de l’amiral Turner commencent une répétition du débarquement sur Guadalcanal, sous la protection de la TF-61 du vice-amiral Frank Fletcher, qui comprend les CV USS Saratoga, Enterprise et Wasp.
Les plans initiaux prévoyaient qu’à cette même période, le Renown et des croiseurs lourds effectueraient un raid de bombardement contre les positions japonaises de Guadalcanal. Ce raid est annulé : une opération diurne semble trop risquée, compte tenu du fait que les porte-avions doivent couvrir les forces amphibies et ne sont donc pas disponibles pour protéger une force de bombardement. Une opération nocturne est elle aussi écartée, car elle ne semble pas dénuée de risques lors des phases d’approche et de repli. Mais les Japonais de Tenaru ne perdent rien pour attendre.


29 juillet
Bataille de Singapour – IV

A l’aube, les porte-avions de Kondo reprennent leurs attaques. Deux raids visent les batteries côtières, un des entrepôts de Singapour. Deux nouveaux D3A1 sont abattus par la DCA.

Campagne du Pacifique Sud
Brisbane
– Nouveau raid nocturne de harcèlement par deux G4M1 de Tenaru (l’ensemble de ces raids sera baptisé par les journaux australiens, avec une exagération non négligeable, “the Brisbane Blitz”). Trois CAC Boomerang tentent d’intercepter les bombardiers à la lumière des projecteurs, mais sans succès. L’un s’écrase même en se posant, sans mal pour le pilote.
………
Guadalcanal – La même nuit, deux Whitley et deux Manchester harcèlent Tenaru dans la nuit, sans grand résultat.
Plus efficaces sont les quatre DB-73M1 de l’AB8 qui ont ravitaillé à Efaté (Port-Vila), décollé dans la nuit, parcouru les 200 derniers km à basse altitude pour échapper au radar japonais et attaquent à l’aube. Chaque avion ne porte que huit bombes de 50 kg DT2, car une partie de la soute est occupée par un réservoir supplémentaire. Le raid surprend les Japonais ; les bombes détruisent deux A6M2 et un G4M1 et endommagent d’autres avions. Un L3Y1 de liaison (un bombardier G3M1 modifié pour le transport), qui se prépare à décoller, est détruit par les mitrailleuses des attaquants.
………
Pacifique Sud-Ouest – Les patrouilles d’hydravions H8K basés à Rabaul et H6K basés à Tulagi et d’avions G4M basés à Tenaru se poursuivent sans désemparer, mais elles ne repèrent plus grand-monde. L’effet sur le trafic maritime allié dans la région est hors de proportion avec les forces japonaises déployées. Un gros hydravion H8K est repéré par deux DB-73M2 français, mais réussit à s’échapper dans les nuages.
………
Nouméa – La Commission d’enquête française sur la désastreuse attaque japonaise de La Tontouta commence à entendre les officiers responsables.

Opération Fauconneau / Falconet
Ile d’Elphinstone (Thayawthadangyi Kyun), côte est de la Malaisie
– « Vers minuit, les opérations de débarquement commencent. Une petite centaine d’hommes, du matériel… C’est vite fait. A 02h15, le Manxman repart vers Port-Blair comme s’il avait le feu au derrière. Et voilà. Nous sommes perdus au milieu de nulle part, dans une île au nom si imprononçable que ses colonisateurs anglais lui en ont donné un autre, et où les ennemis les plus proches sont des moustiques porteurs de malaria. Pourtant, La Vigerie en est sûr : ici, un petit groupe décidé peut changer la face de la guerre ! » (J.M. de Beaucorps, op. cit.)


30 juillet
Campagne de Birmanie
Londres
– Après quelques tractations entre Belges, Britanniques, Français et Australiens, la décision est finalement prise de déployer deux brigades de la Force Publique en Birmanie, pour contribuer à la protection de la route vers la Chine. Hormis la Birmanie, le climat et son expérience du combat de jungle auraient pu faire de la Nouvelle-Guinée une bonne destination pour la Force Publique, mais il aurait fallu établir une base arrière en Australie et la politique raciale du gouvernement australien était incompatible avec un tel déploiement (le ministère Curtin n’est pas prêt à accepter de la Belgique ce qu’il admet déjà difficilement de la part de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis).
Les forces congolaises viendront de Madagascar, dont la défense sera reprise par des unités françaises récemment recrutées sur place ou transférées d’Afrique Orientale, ou directement du Congo. C’est près de 15 000 hommes que le Congo Belge envoie ainsi vers l’un des champs de bataille les plus éprouvants de la Seconde Guerre Mondiale.

Bataille de Singapour – IV
Les avions de Kondo effectuent trois nouveaux raids contre Singapour, ciblant l’artillerie côtière et des postes de commandement. Toujours très dense, la DCA abat deux D3A1 et un B5N2.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Les troupes débarquées à Salamaua par le Saigon Maru se sont mises immédiatement en route vers Wau, par la vallée de la Bulolo. La Force Kanga, bien incapable de les arrêter, se replie vers Winima, au début de la piste de Bulldog (qui enjambe la chaîne Owen Stanley jusqu’à la côte sud). Wau est incendié et ses habitants s’enfuient pour la plupart avec la Force Kanga.
Sept B-17 basés à Port-Moresby vont bombarder les concentrations japonaises à Buna et Gona (sur la côte nord-est de la Nouvelle-Guinée, très au sud-est de Lae et Salamaua), mais ils sont repérés par radar, ce qui permet à neuf Zéro de les attendre. Deux bombardiers sont abattus et deux autres endommagés, en échange de deux Zéro détruits.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Brisbane
– Selon un rapport de l’Allied Joint Intelligence Unit, les forces terrestres japonaises à Guadalcanal sont de 4 000 à 5 000 hommes. A Tulagi, l’estimation est d’environ 1 500 hommes.
Ces évaluations ne sont pas fausses, mais elles incluent les unités d’ouvriers (dont beaucoup sont coréens) et les personnels au sol de l’aviation et de l’unité de vedettes lance-torpilles.
………
Nouméa – La Commission Valin siège dès le début de la matinée. Elle entend le contre-amiral Thierry d’Argenlieu juste avant midi. Après une courte pause entre 13h30 et 14h30, elle se réunit à nouveau, puis clôt ses travaux à 16h30 en annonçant à tous les officiers supérieurs convoqués devant elle qu’aucun manquement au devoir n’a été relevé, que les mesures de défense prises étaient convenables considérant la situation matérielle actuelle, mais que la qualité de la coopération entre les diverses forces alliées en Nouvelle-Calédonie est très loin d’être satisfaisante.
………
La nuit suivante, douze G4M1 attaquent la ville et la zone portuaire, sans causer de gros dommages. Mais les Japonais ont reçu en renfort de Truk, par Rabaul, huit autres G4M1 armés de mines magnétiques. Ces appareils lâchent dans la rade leurs engins, dont les détonateurs ont été fournis par les Allemands au début de l’année. C’est la première fois que de telles armes sont utilisées en opérations dans le Pacifique. Elles vont provoquer une grave désorganisation des activités du port. En une semaine, six cargos seront sévèrement endommagés par ces mines, le choc de l’explosion sous la coque brisant les pieds et les bâtis en fonte de leurs machines. Ces bateaux sont irréparables sur place.
Cinq DB-73M2 décollent durant l’attaque, mais ne peuvent rattraper les bombardiers. Trois tentent de grimper pour intercepter les G4M1 qui bombardent la ville, mais ceux-ci volent à 2 0000 pieds et ont le temps de s’enfuir. Les deux autres perdent dans les nuages et la nuit les avions qui ont attaqué la rade.
Le général Martial Valin, qui a assisté au raid, demande personnellement à Alger l’envoi à Nouméa de Beaufighter chasseurs de nuit. Le jour suivant, il demandera aussi l’envoi d’un Wellington spécialisé dans la lutte contre les mines magnétiques.

Guadalcanal – Trois Whitley de la RAAF attaquent Tenaru. Ils ne font, comme d’habitude, que peu de dégâts.
Trois DB-73M1 français attaquent Tulagi à l’aube, après une nouvelle escale à Efaté. Ils incendient un dépôt d’essence et détruisent deux hydravions (un A6M2-N de chasse et un Aichi H9A ASM), mais ils sont surpris par deux A6M2 en patrouille. Un DB-73M1 (l’avion n°6) s’écrase dans Indispensable Strait ; un autre (le n°3), très endommagé, doit se poser sur le ventre à Efaté.

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Au large de la côte est de l’Australie, 03h00
(opération Oni, phase 3c) – Alors que le temps dans la région de l’île de Gabo est toujours aussi mauvais, l’I-6 attaque un gros cargo. Il lance deux torpilles, mais rate sa cible, qui ne s’aperçoit même pas de l’attaque.
(D’après Research for Australian Official Histories, 1949, notes de Mr Norman)

Bonnes manières diplomatiques en temps de guerre
Yokohama
– Le personnel diplomatique britannique au Japon, dont l’ambassadeur, Sir Robert Craigie, ainsi que quelques civils, embarquent à bord du MS Tatuta Maru pour Lourenço Marques. Le navire fera escale à Saigon pour récupérer une petite centaine de Français d’Indochine. Il s’agit notamment de gros propriétaires terriens qui n’ont pas voulu ou pas pu prendre le maquis et dont le gouvernement d’occupation japonais veut se débarrasser au plus vite, alors même que leurs sympathies iraient plutôt à l’équipe Laval qu’au gouvernement d’Alger !


31 juillet
Bataille de Singapour – IV

Les porte-avions de Kondo lancent deux nouveaux raids contre Singapour, ses batteries côtières et ses postes de commandement. Ils y perdent un D3A1 et un A6M2. En fin de journée, ayant consommé presque toutes les bombes de son arsenal (et perdu en tout trois A6M2, huit D3A1 et un B5N2), l’escadre repart vers Kuching pour ravitailler.

Campagne de Nouvelle-Guinée
Piste de Bulldog
– La piste de Bulldog (Bulldog track) court de Wau à Bulldog, d’où des canoës peuvent descendre le Lakekamu jusqu’à la côte sud, à 250 km environ au nord-ouest de Port Moresby. La campagne qui se va dérouler pour le contrôle de cet “axe” sera une copie en réduction des combats de la piste de Kokoda, car les forces engagées sont bien plus réduites.
La région n’est qu’une masse compacte de montagnes escarpées atteignant en moyenne 2 000 à 2 500 mètres et couvertes d’une jungle primitive . Les pistes sont très grossières et les distances sont mesurées en temps de marche, considérant un Européen accoutumé au climat, en bonne forme physique et peu chargé. C’est pourquoi “une heure de marche” peut facilement vouloir dire 2 à 4 heures pour un soldat lourdement chargé. En cas de mouvement tactique, à courte distance de l’ennemi, ce temps peut encore être doublé, ou quadruplé. Pour des hommes malades ou affamés, “une heure de marche” peut signifier des jours d’un voyage infernal. C’est là que des forces microscopiques par rapport à celles qui s’affrontent au même moment devant Smolensk vont livrer un combat au moins aussi acharné, et d’une importance stratégique sans commune mesure avec le nombre des combattants.
A ce moment, la Force Kanga compte environ 600 hommes, mais 300 seulement sont en état de combattre. En dehors des NGVR (New Guinea Volunteers Rifles) et de la 2/5e Compagnie Indépendante, on y trouve des soldats venus de onze autres unités, recrutés pour diverses fonctions spécialisées. L’ensemble forme un groupe surtout capable de missions de reconnaissance. Pour l’instant, sa tâche principale est d’évacuer ses 300 malades et une centaine de civils vers Bulldog.
En face, la Force Horito, qui entre dans les ruines de Wau, est composée de 750 soldats de l’Armée japonaise. Il s’agit là aussi d’une unité composite qui a été reformée à Palau après l’invasion de Bornéo, avec quelques cadres entourés de renforts arrivés du Japon, dont leur chef, le commandant Horito. Elle est légèrement équipée.

Campagne du Pacifique Sud
Pacifique Sud-Ouest
– Deux DB-73M2 prennent sur le fait un H6K4 pistant un convoi de troupes se dirigeant vers Port-Vila. Ils expédient rapidement le gros hydravion.
………
Ile Koro (Fidji) – Le vice-amiral Ghormley et le contre-amiral Turner étudient les leçons des entraînements au débarquement des jours précédents. Ayant apprécié ses équipements de communication et l’espace offert par ses locaux, Turner décide de faire du croiseur Jeanne-d’Arc le navire amiral de sa force amphibie.
………
Nouméa – Le contre-amiral McCain (US Navy) rencontre le général Valin (AdA), le contre-amiral d’Argenlieu (MN) et l’Air Commodore Lucas (RAAF) pour discuter de la sécurité aérienne de la toute prochaine opération Watchtower. L’AC Lucas a des nouvelles fraîches, et il est accompagné.
– Gentlemen, nos techniciens venus spécialement d’Angleterre sont déjà parvenus à des conclusions très intéressantes. Je cède la parole au Professeur… je veux dire, au Captain Archer, RAF.
L’officier en question est un homme maigre d’âge moyen qui, même en uniforme, semble toujours en blouse de laboratoire. Il ne paraît nullement impressionné par les galons de ses auditeurs (qu’il ne voit peut-être même pas).
– Gentlemen, la similitude entre les signatures des radars japonais et celles de radars allemands bien connus est évidente. Il est probable que la plupart des radars auxquels nous avons affaire par ici sont venus d’Allemagne, ou sont des copies fidèles de radars allemands. Il faut donc faire porter nos efforts sur les bandes de 70 à 200 MHz et de 450 à 600 MHz. Les signaux radars sur la première de ces bandes peuvent être facilement détectés avec des radios UHF/VHF à peine modifiées. Les signaux sur l’autre bande peuvent être détectés avec des équipements plus spécifiques, tels que ceux que nous avons apportés d’Angleterre sur le Golden Horn. Nous sommes déjà en train d’équiper quelques Whitley de la RAAF pour cela. Si vous le désirez, nous pouvons aussi équiper environ les deux tiers des PBY américains et français qui opèrent dans le secteur.
– Bien entendu, répond aussitôt McCain. Mais si ces détecteurs peuvent repérer les signaux radars des nouvelles bases japonaises, peuvent-ils aussi repérer les navires portant de tels radars ?
– Nous l’espérons bien ! Mieux encore : il faut faire passer cette information aux groupes aériens de vos porte-avions. En effet, même un avion aussi petit qu’un F4F ou un SBD, et bien sûr le nouveau TBF Avenger, peut détecter un radar opérant sur la bande des 70 à 150 MHz.
Ces nouvelles donnent à penser aux généraux et amiraux alliés. Dans l’après-midi, ils décident de se détendre un peu…
« Le 31 juillet, alors que j’achève tranquillement de cicatriser mes brûlures dans ma chambre d’hôpital, en contant gentiment fleurette à Anne-Marie, le Dr Richard (le médecin qui m’a rendu figure humaine) déboule tout d’un coup dans la chambre, la moustache vibrant d’excitation : « Le général qui est arrivé de Paris… euh, d’Alger, il est là ! Et le Moine… je veux dire, l’Amiral aussi, et même des amiraux américains ! Ils viennent vous voir ! » Comme il n’y a personne dans la pièce en dehors de votre serviteur et de sa douce infirmière, je suppose qu’il s’adresse à moi. En effet, quelques minutes plus tard, le général Valin lui-même fait son entrée, suivi de l’amiral d’Argenlieu, de l’amiral McCain et d’une foule d’officiers d’ordonnance, en blanc des marins ou bleu des aviateurs, rivalisant de galons d’or et de médailles rutilantes.
Après quelques mots courtois sur l’état de mes blessures de guerre (« Merci mon général, ça va beaucoup mieux » – je me sens un peu ridicule, après tout, c’était une sorte de grand coup de soleil), sur mes performances d’as de l’Aéronavale (« Merci mon général, 18 victoires exactement mon général » – mais Danny Potter en a 21, grrr) et même sur mon rôle de représentant de la Chasse Française auprès des Américains (« Merci mon général, je fais de mon mieux » – je ne suis pas près de remettre mon sac sur un porte-avions, moi), le général en vient à l’objet de sa visite. Un officier lui passe une petite boîte, il se campe au garde à vous devant moi et déclare avec l’assurance que donne un entraînement régulier : « Lieutenant de vaisseau Lagadec, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Chevalier de la Légion d’Honneur. » Et d’épingler le ruban rouge sur ma chemisette d’hôpital. Je reste bouche bée, recevant les félicitations d’un machinal hochement de tête, mais ma stupéfaction ne s'arrête pas là. L’amiral McCain s’avance et me sort un petit speech en français, manifestement appris pour l’occasion, où il me félicite de mes actions en Mer de Corail et m’annonce qu’en reconnaissance des blessures reçues sous la bannière étoilée, le gouvernement des Etats-Unis est heureux de me décerner la Purple Heart. Nouvelle médaille, nouvelles félicitations, et en me souhaitant bon rétablissement, le groupe quitte ma chambre.
… Sauf l’amiral d’Argenlieu, qui n’a pipé mot de toute la cérémonie et n’a pas exactement l’air de rayonner de bonheur : après tout, c’est lui mon supérieur légitime et Valin a court-circuité sa chaîne de commandement. « Bravo, Lagadec… » dit-il d’une voix qui fait tomber la température ambiante de dix degrés. « Vous avez l’air d’aller mieux, je vois que vous êtes bien soigné… » ajoute-t-il en lorgnant vers Anne-Marie, qui tente désespérément de disparaître dans un coin de la chambre. « Exact, Amiral. Je me sens très bien, Amiral ! » – je bombe le torse, au garde-à-vous. « Hé bien c’est parfait. Je me suis laissé dire que l’AC-20, qui nous est arrivée il y a quelques jours, avait besoin de bras. Je veux dire, de pilotes expérimentés. Comme vous ! Vous ne verrez donc pas d’objection, je pense, à vous présenter à l’officier qui la commande, disons… demain à la première heure ? Même si cela signifie la fin de vos… vacances… sous pavillon américain. » C’est l’œil fixé sur la ligne bleue du Caillou que je réponds : « A vos ordres, Amiral, demain à la première heure ! » Il sort, semant dans son sillage quelques cristaux de glace.
Bien sûr, je comprends aujourd’hui pourquoi on m’a décoré ce jour-là : besoin de rassurer l’opinion sur la compétence de la chasse alliée, nécessité d’affirmer que l’alliance franco-américaine n’est pas un vain mot… Mais ce soir du 31, sur mon lit d’hôpital, avec mes médailles – l’anglaise, la française et l’américaine – j’aurais pu abattre tout seul tous les Zéro de Nouméa à Tokyo, puis balayer la Luftwaffe dans la foulée. J’en oubliais même de m’apercevoir qu’Anne-Marie faisait la tête. J’allais revoler ! Quand je pense que D’Argenlieu croyait que c’était une punition… »
(Yvon Lagadec, op. cit.)

Opération Oni, ou le “siège” de l’Australie
Au large de la côte est de l’Australie, 15h30
(opération Oni, phase 3c) – L’I-6 repère un cargo isolé et commence à le pister.
18h00 – Comme le transport se silhouette sur le soleil couchant, le grand sous-marin tire ses deux dernières torpilles à 1 100 mètres. L’une au moins touche et le cargo explose, secouant durement l’I-6. Il s’agit de l’ex-bananier norvégien Viator (3 053 GRT, allant de Long Beach à Melbourne avec des moteurs et des pièces détachées d’avion, des chars et véhicules militaires et toutes sortes de munitions). Il n’y a aucun survivant et seul l’échouage d’épaves une semaine plus tard près d’Eden confirmera la perte du cargo aux autorités australiennes.
N’ayant plus de torpilles, l’I-6 met le cap sur Kwajalein.
(D’après Research for Australian Official Histories, 1949, notes de Mr Norman)

La guerre sino-japonaise
Campagne de Chekiang et Kiangsi
– Les forces de la 11e Armée japonaise isolées derrière les lignes chinoises réussissent à atteindre Jingde-Shan et à faire leur jonction avec la 13e Armée. Le général Anami n’a plus avec lui que 35 000 hommes, presque tous Japonais. Il a perdu environ 60 000 soldats – dont 40 000 Mandchous.
Ce nouvel et sanglant échec japonais, survenant alors même que plusieurs divisions ont été envoyées en Birmanie et en Malaisie, va permettre aux Alliés occidentaux d’insister énergiquement auprès de Tchang Kai-Chek pour la mise en œuvre des réformes de l’état chinois, sans risquer de se voir objecter la gravité de la situation militaire.


Avis aux amateurs : l'opération Fauconneau reste à écrire, de même que les aventures de la Force Publique en Birmanie...
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MessagePosté le: Ven Déc 07, 2012 13:49    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
’USS Brazos (un vieux pétrolier chargé de pétrole brut) est escorté par les DMS Sicard et Pruitt (de vieux “four-pipers” convertis en dragueurs). Les G4M1 les attaquent. Deux bombes touchent le Brazos, qui explose en geyser de flammes.

Généralement, le brut n'a pas cet effet-la. Il s'agit plutot de combustion lente, mais sans effet explosif.
Les cas d'explosion sont plutot associés soit à des vapeurs dans des pétroliers vides, soit à des carburants plus légers (gasoline, kérosene...)

Citation:
il en reste à Tenaru 14 Zéro opérationnels.

> "il reste à Tenaru..."
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MessagePosté le: Ven Déc 07, 2012 17:29    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Mescal, noté et corrigé.
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MessagePosté le: Sam Déc 08, 2012 11:42    Sujet du message: Répondre en citant

Appendice 1
Evolution des effectifs alliés et japonais en Malaisie et à Singapour
du 8 décembre 1941 au 1er juillet 1942


Forces initiales – Décembre 1941
Japonais : 150 000.
Alliés : 190 000.

Première partie – La route de Singapour (bataille des frontières ; bataille de Kedah et Perak ; bataille de Malaisie centrale ; 1ère bataille de Johore)
8 décembre 1941 au 31 mars 1942
– Pertes japonaises : 16 000 morts de toutes causes (dont 4 000 à l’hôpital)
30 000 malades et blessés ayant survécu (17 000 retournés en unité, 10 000 affectés à des missions secondaires, 3 000 invalides renvoyés au Japon)
Pertes en équipement lourd : 50 chars, 150 canons.
– Pertes alliées : 11 000 morts de toutes causes
52 000 malades et blessés (37 000 retournés en unité, 9 000 affectés à des missions secondaires, 6 000 invalides évacués)
6 000 indigènes retournés à leurs villages
50 000 hommes évacués pour diverses raisons (personnels techniques…)
Pertes en équipement lourd : 50 chars, 200 canons.
– Renforts japonais : 77 000 hommes.
– Renforts alliés : 35 000 hommes.
– Résultat net : 208 000 Japonais et 155 000 Alliés.

Deuxième partie – Première bataille de Singapour (et trêve de 10 jours)
1er avril au 14 mai 1942
– Pertes japonaises : 33 000 morts de toutes causes (dont 6 000 à l’hôpital)
40 000 malades et blessés ayant survécu (27 000 retournés en unité, 8 000 affectés à des missions secondaires, 5 000 invalides renvoyés au Japon)
Pertes en équipement lourd : 100 chars, 600 canons.
– Pertes alliées : 15 000 morts de toutes causes
36 000 malades et blessés (22 000 retournés en unité, 10 000 affectés à des missions secondaires, 4 000 invalides évacués)
Pertes en équipement lourd : 60 chars, 110 canons.
– Renforts japonais : 17 000 hommes.
– Renforts alliés : 6 000 hommes.
– Résultat net : 187 000 Japonais et 142 000 Alliés.

Troisième partie – 2e bataille de Johore
15 mai au 30 juin 1942
– Pertes japonaises : 9 000 morts de toutes causes (dont 1 000 à l’hôpital)
14 000 malades et blessés ayant survécu (10 000 retournés en unité, 2 000 affectés à des missions secondaires, 2 000 invalides renvoyés au Japon)
Pertes en équipement lourd : 30 chars, 150 canons.
– Pertes alliées : 3 000 morts de toutes causes
15 000 malades et blessés (10 000 retournés en unité, 4 000 affectés à des missions secondaires, 1 000 invalides évacués)
Pertes en équipement lourd : 40 chars, 60 canons.
– Renforts japonais : 27 000 hommes.
– Renforts alliés : 6 000 hommes.
– Résultat net : 203 000 Japonais et 144 000 Alliés.

Total des pertes du 8 décembre 1941 au 30 juin 1942
– Pertes japonaises : 58 000 morts de toutes causes (dont 11 000 à l’hôpital)
84 000 malades et blessés ayant survécu (54 000 retournés en unité, 20 000 affectés à des missions secondaires, 10 000 invalides renvoyés au Japon)
Pertes en équipement lourd : 180 chars, 900 canons.
– Pertes alliées : 29 000 morts de toutes causes
103 000 malades et blessés (69 000 retournés en unité, 23 000 affectés à des missions secondaires, 11 000 invalides évacués)
Pertes en équipement lourd : 150 chars, 370 canons.


Forces au 1er juillet 1942
Japonais : 203 000.
Alliés : 144 000.


Appendice 2
19 au 25 juillet 1942 – Le repli de Johore à Singapour


Commandement général de Malaisie – Johore (IIIe Corps Indien)
Instruction opérationnelle n° 4
Très Secret
Exemplaire n°1

19 juillet 1942

1. Il a été décidé que les troupes du Johore seront repliées par étapes sur l’île de Singapour.

2. Unités ennemies sur la ligne de front
(i) La Force Est fait toujours face à la Division de la Garde Impériale japonaise, sur la route côtière est.
(ii) La Force Principale est probablement opposée aux 9e, 27e et 56e Divisions japonaises, qui avancent le long de la voie ferrée et de la route principale nord-sud, au centre de la Péninsule.
(iii) La Force Ouest est probablement opposée aux 5e, 18e et 33e Divisions japonaises, qui avancent le long de la route côtière ouest.

3. La disposition de nos forces est aujourd’hui la suivante.
(i) Force Est
1 bataillon & 2 compagnies de la Dalforce observent les Japonais aux environs de la borne routière des 35 miles.
1 bataillon & 1 compagnie de la Dalforce sécurisent la route au nord de Kota Tinggi.
Un QG de Brigade et 5 bataillons sont à Kota Tinggi.
Le QG de la 21e Division Britannique, un QG de Brigade et 2 bataillons sont au sud de Kota Tinggi.
(ii) Force Principale
Les 9e & 11e Divisions Indiennes sont disposées sur la ligne Rengam-Simpang Rengam.
(iii) Force Ouest
Un QG de Brigade & 3 bataillons sont à Senggarang.
Un QG de Brigade & 3 bataillons sont dans la zone de Rengit.
Un QG de Brigade & 3 bataillons sont dans la zone de Benut.
Le QG de la 17e Division Indienne & 3 bataillons sont à Pontian Kechil.

4. Le IIIe Corps sera replié jusqu’à Singapour selon le calendrier ci-après.
IL NE FAUDRA PAS s’écarter de ce calendrier. La Note A précise les étapes du repli pour faciliter la coordination des colonnes.

5. Pour couvrir le repli final, deux têtes de pont, l’une intérieure, l’autre extérieure, seront établies afin de protéger la Jetée. Toutes précisions sur le commandement, les dispositions et la co-ordination de ces têtes de pont seront transmises séparément.

6. Route du repli final jusqu’à l’île de Singapour
La Force Principale risquant le plus d’être gênée par des encombrements routiers, ses itinéraires sont détaillés ci-après, respectivement pour la 11e Division Indienne et pour la 9e Division Indienne, jusqu’à la Jetée.(…)

7. La Force Principale sera vulnérable à un certain degré d’infiltration venant de l’ouest, en particulier :
(i) Par le Sungei Pontian, après le repli de la Force Ouest. D’où l’importance de respecter le calendrier de repli.
(ii) Par les routes et pistes menant vers Ayer Hitam Road à partir de la côte, et passant au nord de Pulai.
La 11e Division Indienne sécurisera le flanc ouest contre cette menace.

8. L’artillerie de campagne de la 9e Division Indienne rejoindra l’île de Singapour à 07h00 le 22 juillet, en laissant une batterie de 25 livres à Johore Bahru pour opérer avec le 155e Field Regiment Group, sous les ordres de la réserve d’artillerie du IIIe Corps Indien. Tout canon antichar en surplus devra aussi être retourné à la réserve d’artillerie du IIIe Corps.

9. Tous les transports et tout le matériel en surplus doivent être retournés sans délai sur l’île de Singapour.
Au fur et à mesure que le Corps se déplacera vers le sud, le front va se rétrécir, et pour autant que cela soit compatible avec la sécurité, les unités de transport et d’appui-feu devront être repliées sur Singapour. Les unités ne devront conserver qu’un nombre minimum de chenillettes. Tous les véhicules de troisième ligne, sauf ceux exigés pour le transport des troupes, devront être envoyés à Singapour en temps utile pour se trouver le 22 juillet à 07h30 à l’abri dans des zones de dispersion. Tous les véhicules de deuxième ligne devront être envoyés à Singapour en temps utile pour se trouver le 23 juillet à 07h30 à l’abri dans des zones de dispersion.

A.C.K.
Signé (illisible)
Colonel – G.S.O. 1, IIIe Corps Indien
Signé à 02h00 et remis en main propre.

………………………

Distribution
Force Est (QG de la 21e Division Britannique). Exemplaire n°1.
QG de la Force Principale. Exemplaire n°2.
Force Ouest (QG de la 17e Division Indienne). Exemplaire n°3.
Copie de réserve : exemplaire n°4.
Copie supplémentaire : exemplaire n°5.

………………………

Note A

– Nuit du 19 au 20 juillet 1942
Force Ouest : Senggarang.
Force Principale : borne des 432 miles sur la voie ferrée & pont routier sur le Sungei Benut.

– Nuit du 20 au 21 juillet 1942
Force Ouest : Benut.
Force Principale : borne des 437 miles sur la voie ferrée & borne routière 42.

– Nuit du 21 au 22 juillet 1942
Force Ouest : borne routière des 45 miles, entre Kg Pulai et Sebatang.

– Nuit du 22 au 23 juillet 1942
Force Ouest : P. Besar et P. Kechil.
Force Principale : Sedenak & borne routière 32.
Force Est : nord de Hajimod & Jambi-Limbong.

– Nuit du 23 au 24 juillet 1942
Force Ouest : zone à l’ouest de la borne routière 25 (Kg Peng Raja).
Force Principale : borne ferroviaire 450 & borne routière 25.
Force Est : Kota Tinggi.

– Nuit du 24 au 25 juillet 1942
Force Ouest : repli des arrière-gardes sur l’île de Singapour.
Force Principale : repli des arrière-gardes de la borne routière 20 sur l’île de Singapour, par la route locale à l’est de la voie ferrée de Senai.
Force Est : repli des arrière-gardes du nord d’Ulu Tiram sur l’île de Singapour.

…………

Note B

Devant la nécessité de respecter en pareil cas un secret absolu, nous ne produisons que cinq exemplaires de ce document. Ces derniers ne doivent être dupliqués ou reproduits en aucune façon et ne doivent pas être emportés en avant des QG destinataires.
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Flo-bert



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MessagePosté le: Sam Déc 08, 2012 12:56    Sujet du message: Répondre en citant

mescal a écrit:
Citation:
’USS Brazos (un vieux pétrolier chargé de pétrole brut) est escorté par les DMS Sicard et Pruitt (de vieux “four-pipers” convertis en dragueurs). Les G4M1 les attaquent. Deux bombes touchent le Brazos, qui explose en geyser de flammes.

Généralement, le brut n'a pas cet effet-la. Il s'agit plutot de combustion lente, mais sans effet explosif.
Les cas d'explosion sont plutot associés soit à des vapeurs dans des pétroliers vides, soit à des carburants plus légers (gasoline, kérosene...)


Oui, le pétrôle brut n'explose pas.
Du moins normalement.....
Cependant dans ce cas, il y aura dans un premier temps (quelques heures) un feu nourri : probablement une combustion très incomplète générant une importante chaleur et une fumée abondante et noire.
Au bout d'un certain temps, la combustion générera une onde de chaleur qui en atteignant la couche de boues au fond des cuves provoquera une vaporisation soudaine --> un boil-over.
L'explosion en résultant détruira à coup sûr le pétrolier et endommagera tout navire étant trop près à ce moment.
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MessagePosté le: Mar Déc 25, 2012 09:07    Sujet du message: Répondre en citant

il faut toutefois se pencher sur ce que les pays bas peuvent fournir, je ne les vois guere aller au dela de qq bataillons
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MessagePosté le: Mar Déc 25, 2012 10:32    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
il faut toutefois se pencher sur ce que les pays bas peuvent fournir, je ne les vois guere aller au dela de qq bataillons


Présentation détaillée ici, vers le bas de la page :
(Appendice 1
Les forces des Indes Orientales Néerlandaises
après la chute de Batavia )

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=1067&postdays=0&postorder=asc&start=15
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MessagePosté le: Mar Déc 25, 2012 13:50    Sujet du message: Répondre en citant

Discussion sur la Nouvelle-Calédonie et autres considérations locales déplacée ici.
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En principe (moi) ...
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MessagePosté le: Mar Déc 25, 2012 20:27    Sujet du message: Répondre en citant

je veux bien repondre dans le sujet dedié mais lorsque je clique sur repondre, je suis renvoyé sur la page d'acceuil Question

si j'ai bien compris l'annexe, les oranges pourront fournir 3 bn, un d'infanterie, un d'artillerie, et un de blindé. avec un EM et des services, ça doit faire à peut pres l'equivalent d'un regiment

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MessagePosté le: Mar Déc 25, 2012 23:29    Sujet du message: Répondre en citant

Euh...
En résumé : au moment de l'invasion, 35 000 hommes, dont beaucoup de conscrits à l'entraînement, dans les Indes Néerlandaises, 400 hommes de l'infanterie de marine, 4000 élèves-officiers ou sous-officiers en Australie.

12 à 20 000 hommes sont évacués. Gardons l'estimation basse, ajoutons la plupart des cadres en formation, cela donnera disons 15 ou 16 000 hommes (dont 2/3 ou 3/4 d'indigènes). Soit une Division de troupes coloniales qui opérera avec les Australiens.

L'infanterie de marine va se renforcer de quelques jeunes cadres et former un bataillon "d'élite" de 600 hommes (sans doute blancs à 90 ou 100 %). Ce bataillon pourrait très bien se retrouver dans une unité multinationale.
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MessagePosté le: Mer Déc 26, 2012 00:06    Sujet du message: Répondre en citant

Flo-bert a écrit:
mescal a écrit:
Citation:
’USS Brazos (un vieux pétrolier chargé de pétrole brut) est escorté par les DMS Sicard et Pruitt (de vieux “four-pipers” convertis en dragueurs). Les G4M1 les attaquent. Deux bombes touchent le Brazos, qui explose en geyser de flammes.

Généralement, le brut n'a pas cet effet-la. Il s'agit plutot de combustion lente, mais sans effet explosif.
Les cas d'explosion sont plutot associés soit à des vapeurs dans des pétroliers vides, soit à des carburants plus légers (gasoline, kérosene...)


Oui, le pétrôle brut n'explose pas.
Du moins normalement.....
Cependant dans ce cas, il y aura dans un premier temps (quelques heures) un feu nourri : probablement une combustion très incomplète générant une importante chaleur et une fumée abondante et noire.
Au bout d'un certain temps, la combustion générera une onde de chaleur qui en atteignant la couche de boues au fond des cuves provoquera une vaporisation soudaine --> un boil-over.
L'explosion en résultant détruira à coup sûr le pétrolier et endommagera tout navire étant trop près à ce moment.


A mitiger :

le brut est different celon le lieu d'extraction, certains etant plus leger que d;autres.

Cela fut la base du moteur M de Berliet (M comme magique) qui pouvait fonctionner avec du brut du sahara (ou alors si votre gbu tombait en panne seche en france, vous pouviez y mettre du Kiravi).
_________________
La can can-can, cancouillote,
c'est pas fait pour les francois.

Anscarides je suis ne,
heritier de la Comte je serai.
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